Les soins de santé pour les expatriés aux îles Salomon

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer aux îles Salomon fait rêver : lagons turquoise, épaves de la Seconde Guerre mondiale, plongées spectaculaires, rythme de vie tranquille. Mais derrière cette carte postale se cache une réalité sanitaire complexe. Pour un expatrié, ignorer le fonctionnement du système de santé local ou sous-estimer les risques médicaux peut vite tourner à la catastrophe financière et humaine.

Bon à savoir :

Cet article fournit un guide pratique et réaliste sur le système de santé local, couvrant l’organisation des soins, la qualité des infrastructures, les risques infectieux, la disponibilité des médicaments, l’assurance santé obligatoire, les procédures d’évacuation médicale, la santé mentale et des conseils pour préparer son expatriation en toute connaissance de cause.

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Comprendre le contexte sanitaire des îles Salomon

Les îles Salomon forment un État indépendant de plus de 900 îles tropicales dans le Pacifique, avec une population dispersée de plusieurs centaines de milliers d’habitants. Le pays est classé à revenu intermédiaire inférieur, avec un niveau de développement humain moyen et un PIB par habitant relativement faible.

Cette géographie éclatée et ces ressources limitées façonnent profondément l’offre de soins. Le système de santé est supervisé par le Ministry of Health and Medical Services (MHMS) et repose sur une architecture théoriquement solide, mais très fragilisée par les contraintes de terrain.

Un système de santé en trois niveaux… sur le papier

Le dispositif de santé est officiellement organisé en trois niveaux :

Niveau de soinsLieux principauxRôle et services types
Soins primairesRural health clinics, community health centres, nurse aide postsMédecine générale de base, suivi mère-enfant, vaccinations, prévention
Soins secondairesHôpitaux provinciaux, area health centresChirurgie de base, hospitalisation, imagerie simple, maternité
Soins tertiairesNational Referral Hospital (NRH) à HoniaraCas complexes, spécialités, chirurgie plus lourde, référent national

En théorie, cet ensemble permet une couverture raisonnable de la population. En pratique, les moyens manquent cruellement : bâtiments vétustes, pénurie d’équipements, ruptures de stock de médicaments, absence de certains spécialistes et difficultés majeures d’accès depuis les îles reculées.

Un réseau de structures très inégal

Le pilier du système est le National Referral Hospital à Honiara, principal hôpital public, centre de référence et plus grand établissement du pays. Il dispose de plusieurs centaines de lits, regroupe la majorité des médecins, offre des services variés (médecine interne, chirurgie, maternité, pédiatrie, orthopédie, TB, ophtalmologie, ORL, urgences, laboratoire, pharmacie, imagerie simple, bloc opératoire).

Exemple :

Autour du centre national de santé, les Îles Salomon disposent d’un réseau d’hôpitaux provinciaux, notamment le Gizo Hospital (Province occidentale), le Kilu’ufi Hospital (Malaita), ainsi que ceux d’Auki, Lata, Buala, Kira Kira et l’Atoifi Adventist Hospital. Ces établissements assurent des services de santé de base, mais leurs capacités à prendre en charge des cas médicaux complexes restent limitées.

Pour les expatriés, il est important de comprendre que la qualité perçue des soins chute très vite dès qu’on s’éloigne de Honiara. De nombreux districts n’ont pas d’hôpital, certaines structures ne disposent d’aucun médecin, uniquement de personnel infirmier. Plusieurs centres n’ont pas d’eau courante fiable, d’électricité stable ou d’équipements fonctionnels.

Des ressources humaines sous forte pression

Le pays souffre d’une triple crise des ressources humaines : nombre insuffisant de professionnels qualifiés, répartition géographique très inégale, et fuite des compétences vers l’étranger ou le secteur privé.

Quelques repères chiffrés éclairent la situation

Ce nombre représente les indicateurs clés qui permettent de comprendre et d’analyser la situation présentée.

Indicateur (2021)Îles SalomonComparaison régionale
Médecins / 10 000 hab.2,4Fiji : 8,6 – Tonga : 9,46 – Samoa : 6,0
Infirmier·e·s & sages-femmes / 10 000 hab.17,8Fiji : 39,6 – Tonga : 45,4 – Kiribati : 38,2
Médecins (estimation historique)≈ 0,21 / 1 000 hab.Bien en dessous de nombreux pays du Pacifique

Plus de la moitié de la main-d’œuvre est concentrée à Honiara et au National Referral Hospital, laissant les provinces et zones rurales sous-dotées. Les postes en périphérie sont difficiles à pourvoir, en partie faute de logements adaptés pour le personnel et leurs familles. Beaucoup de professionnels expérimentés quittent le système pour des salaires plus élevés à l’étranger ou dans des entreprises privées (par exemple dans les mines).

La conséquence est simple pour un expatrié : même si l’architecture sanitaire semble structurée, la probabilité de trouver rapidement un médecin compétent dans une île reculée est faible. Dans les faits, les infirmiers et aides-soignants assurent l’essentiel des soins de première ligne.

Des équipements et médicaments chroniquement insuffisants

Un point central pour tout expatrié : même les structures de référence sont régulièrement à court de produits et de matériel. Des rapports signalent :

Attention :

Le système de santé fait face à des ruptures fréquentes de sang et à l’indisponibilité récurrente de médicaments de base (paracétamol, sels de réhydratation, antibiotiques). Il est également caractérisé par l’absence totale de scanner (CT) dans le pays et par des équipements de chirurgie ou d’imagerie vieillissants, mal entretenus, voire hors d’usage.

Une étude multi-pays publiée dans Lancet Regional Health – Western Pacific en 2024 montre que les pays à revenu intermédiaire inférieur de la région, dont les îles Salomon, ont la plus faible disponibilité moyenne de médicaments essentiels, autour de 59 % dans le secteur public et 57 % dans le privé pour les génériques au plus bas prix. Autrement dit, il est impossible de compter systématiquement sur la pharmacie locale pour un traitement chronique ou un produit spécifique.

Une autre étude sur le gaspillage de médicaments essentiels a mis en évidence des stocks périmés (ORS, vitamine A, albendazole) et une gestion de stock déficiente dans plusieurs structures. Pour un expatrié, cela signifie qu’un médicament disponible sur le papier peut en réalité être inutilisable ou tout simplement absent.

Les risques de santé spécifiques aux îles Salomon

Au-delà des limites structurelles du système, la situation épidémiologique locale doit être prise très au sérieux. L’Organisation mondiale de la santé considère que les maladies transmissibles représentent plus de la moitié des années de vie perdues dans le pays. Les îles Salomon cumulent maladies infectieuses tropicales, montée des pathologies chroniques et vulnérabilité au changement climatique.

Maladies infectieuses et pathologies tropicales

Les grands risques pour un expatrié sont clairement identifiés :

paludisme : endémie pratiquement sur tout le territoire, avec des parasites résistants à la chloroquine

dengue, Zika, chikungunya : transmissions par moustiques Aedes, très actives en climat tropical

– hépatites virales : fréquentes

– tuberculose : incidence significative, avec des cas nécessitant des traitements longs

– infections digestives : diarrhées, gastro-entérites, rotavirus, parasitoses intestinales

Astuce :

Dans les environnements tropicaux où les systèmes d’eau et d’assainissement peuvent être précaires, des précautions strictes sont nécessaires pour éviter les contaminations. Considérez l’eau du robinet comme non potable : faites-la bouillir ou assainissez-la avant toute consommation, y compris pour vous brosser les dents. Concernant les aliments, le lait n’étant pas systématiquement pasteurisé, il doit être bouilli. Peler les fruits, cuire les légumes, et bien cuire la viande et le poisson sont également des mesures essentielles pour une consommation sans risque.

Pour un expatrié, cela impose une vigilance quotidienne et une discipline stricte en matière d’hygiène alimentaire.

Maladies chroniques et « double fardeau »

Comme dans beaucoup de pays en transition, les îles Salomon affrontent une hausse marquée des maladies non transmissibles : diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, cancers, pathologies hépatiques et respiratoires. Le système sanitaire doit donc gérer à la fois les maladies infectieuses historiques et cette vague de pathologies chroniques.

Bon à savoir :

Les programmes de dépistage et de traitement, notamment pour l’hypertension, sont souvent insuffisants. Pour un expatrié déjà atteint d’une pathologie comme le diabète, l’hypertension ou une maladie cardiaque, il est crucial d’anticiper : établir un plan de soins avec un médecin dans un pays doté d’une bonne infrastructure médicale (ex. : Australie, Nouvelle-Zélande) et vérifier que son assurance santé couvre un suivi spécialisé et les éventuelles évacuations sanitaires.

Risques environnementaux et catastrophes naturelles

Les îles Salomon se situent sur la ceinture de feu du Pacifique et sont exposées à : des tremblements de terre et des éruptions volcaniques.

séismes et tsunamis

cyclones tropicaux

pluies diluviennes, inondations, glissements de terrain

Chaque épisode peut endommager les infrastructures sanitaires, perturber l’approvisionnement en médicaments, rendre les routes impraticables et saturer les hôpitaux. Pour un expatrié vivant sur une petite île ou en zone isolée, un cyclone majeur peut signifier plusieurs jours, voire semaines, avec un accès quasi nul aux soins.

Où et comment se faire soigner en tant qu’expatrié

La stratégie de recours aux soins d’un expatrié doit intégrer trois dimensions : le choix du lieu de résidence, la connaissance des structures disponibles et l’anticipation de l’évacuation en cas de problème sérieux.

Honiara : cœur du système et principale option pour les cas graves

La capitale concentre la majorité des moyens médicaux du pays. Le National Referral Hospital y assure la quasi-totalité des soins tertiaires disponibles aux îles Salomon : chirurgie plus complexe, spécialités, imagerie plus avancée, laboratoire plus complet.

Plusieurs cliniques privées existent à Honiara et sont souvent le premier réflexe des expatriés pour les problèmes courants. Elles proposent, selon les établissements, consultations de médecine générale, traitements du paludisme, examens gynécologiques, échographies, tests de dengue, bilans sanguins, médecine du travail, petite chirurgie, etc. Certaines disposent de médecins ayant une expérience internationale, parlent anglais et sont habituées à gérer des patients étrangers.

Cependant, même à Honiara :

Attention :

Les ruptures de stocks touchent tous les établissements, publics et privés. Certains examens et interventions spécialisés sont indisponibles. Il n’existe pas d’unité de soins intensifs conventionnelle ; les patients critiques sont traités dans des lits ordinaires. La prise en charge des urgences graves est limitée par un manque crucial de matériel (scanner, hémodialyse, antibiotiques à large spectre) et de personnel formé en réanimation.

Autrement dit, pour des affections simples (infection bénigne, plaie superficielle, paludisme non compliqué, consultation gynécologique ou pédiatrique banale), Honiara peut être suffisante. Pour une pathologie sévère (AVC, traumatisme crânien, sepsis, infarctus, chirurgie lourde, cancer), le cap à franchir est souvent celui de l’évacuation vers un pays tiers.

Dans les provinces : soins de base, peu de marge d’erreur

En dehors de Honiara, les hôpitaux provinciaux comme Gizo ou Kilu’ufi assurent des soins hospitaliers généraux : médecine interne, maternité, chirurgie de base, prise en charge d’urgences simples, TB, parfois imagerie rudimentaire.

Mais les chiffres et les rapports de terrain concordent : certaines provinces n’ont pas d’hôpital pleinement fonctionnel, certains établissements n’ont pas de médecin, les stocks de médicaments et de consommables sont irréguliers, les équipements (radiologie, bloc opératoire, laboratoire) sont incomplets ou en panne. Les centres de santé ruraux, assurés par des infirmiers, offrent des savoir-faire précieux, mais très limités pour les cas graves.

Un expatrié posté dans une île éloignée doit donc partir du principe suivant : pour tout événement sérieux, le seul recours acceptable sera un transfert à Honiara, puis éventuellement une évacuation internationale. Le temps de trajet en bateau ou petit avion, combiné à des conditions météo parfois difficiles, doit être intégré au calcul du risque.

Services d’urgence et ambulances : ne pas surestimer leurs capacités

Les numéros d’urgence sont en principe : 112 (Urgences médicales), 17 (Police), 18 (Pompiers).

ServiceNuméro principal
Ambulance médicale999 ou 111 (les deux sont mentionnés)
Police999
Pompiers / secours incendie988 (certaines sources)

Un service d’ambulance existe à Honiara, mais il est basé au National Referral Hospital, ne transporte que du matériel très basique et souffre comme le reste du système de ressources limitées. Les temps de réponse peuvent être longs et aléatoires, et l’ambulance ne remplace pas une équipe médicalisée de type SAMU.

Pour un expatrié, cela signifie :

ne pas compter sur l’ambulance pour une prise en charge ultra-rapide des urgences vitales

prévoir un plan B (transport privé, véhicule de l’entreprise, bateau rapide selon le contexte)

– connaître à l’avance les trajets et les temps nécessaires jusqu’à la structure de référence la plus proche

Médicaments : anticiper, stocker, se renseigner

L’une des grandes sources de stress pour les expatriés aux îles Salomon est l’accès aux médicaments, en particulier pour ceux qui vivent avec un traitement au long cours.

Une disponibilité limitée et inégale

Les études régionales sur l’accès aux médicaments essentiels montrent que les îles Salomon, comme les autres pays de revenu intermédiaire inférieur du Pacifique, souffrent d’une disponibilité moyenne faible dans les secteurs public et privé. Même des produits aussi élémentaires que les sels de réhydratation orale, certains antiparasitaires ou vitamines peuvent être manquants ou périmés dans les structures publiques.

Un système centralisé (National Medical Stores) et un logiciel de gestion (mSupply) existent, mais les problèmes de logistique, de gestion des stocks et de financement entraînent des ruptures régulières, surtout en zone rurale.

Bon à savoir :

Un expatrié ne doit jamais supposer qu’un médicament disponible en Europe, en Amérique du Nord ou en Australie le sera aussi aux îles Salomon, ni qu’il sera proposé sous la même forme ou avec la même qualité.

Réglementation, contrôles et importation personnelle

La régulation pharmaceutique relève de la Pharmacy and Poisons Board, instance rattachée au MHMS. Certaines substances peuvent avoir un statut différent de celui de votre pays d’origine, avec des restrictions spécifiques.

Les autorités douanières tolèrent l’importation de petites quantités de médicaments destinés à un usage personnel. Les recommandations pratiques sont claires :

conserver les médicaments dans les bagages à main

les laisser dans leur emballage d’origine, clairement étiqueté

voyager avec une ordonnance ou une copie de l’ordonnance

se munir d’une lettre explicative du médecin pour les traitements sensibles (antalgiques forts, psychotropes, insuline, etc.)

Bon à savoir :

Avant un long séjour ou une expatriation, consultez les informations du ministère des Finances et du Trésor, ainsi que l’ambassade ou le consulat de votre pays et les autorités locales pour connaître les exigences précises.

Stratégie pour les traitements chroniques

Si vous prenez un traitement au long cours (cardiologie, endocrinologie, psychiatrie, VIH, etc.), une double approche s’impose :

– 1. Avant le départ

– obtenir une réserve suffisante de médicaments (plusieurs mois, voire plus si possible légalement)

– demander à votre médecin un plan de secours (équivalents possibles, posologies, effets secondaires à surveiller)

– noter les dénominations communes internationales des produits, car les noms commerciaux varient

– 2. Sur place

identifier une structure et un médecin de référence à Honiara qui puisse suivre votre dossier, ajuster les doses ou proposer des alternatives

envisager des solutions de livraison de médicaments par des prestataires spécialisés (des entreprises comme EPS – Expatriate Prescription Services – opèrent sur certains marchés internationaux)

– garder en permanence une « trousse de survie médicamenteuse » pour les épisodes où l’approvisionnement local sera interrompu

La clé, pour un expatrié, est de considérer l’autonomie médicamenteuse comme un pilier de la sécurité sanitaire personnelle.

Assurance santé : une nécessité absolue, pas un luxe

Aux îles Salomon, les expatriés ne sont pas couverts par l’assurance santé publique locale, déjà très partielle pour les citoyens. Ils doivent impérativement recourir à une assurance privée, idéalement internationale.

Pourquoi l’assurance locale ne suffit pas

Même si les coûts directs dans les hôpitaux publics peuvent sembler faibles, plusieurs réalités s’imposent :

la qualité des soins et la disponibilité des prestations sont très variables

– les délais d’attente peuvent être importants

– de nombreux services spécialisés sont tout simplement inexistants

– l’absence de certains équipements (scanner, réanimation lourde, dialyse) rend le traitement in situ impossible pour de nombreuses situations graves

plusieurs dizaines de milliers

Le coût d’une évacuation médicale en cas de complication sérieuse, sans inclure les frais d’hospitalisation.

Sans assurance internationale couvrant l’évacuation, un expatrié s’expose à une ruine financière ou à renoncer à des soins vitaux.

Quelle assurance choisir et que vérifier

Plusieurs grands assureurs internationaux sont cités comme actifs ou adaptés pour les expatriés aux îles Salomon, tels que MSH International, April International, Cigna, Allianz, ou encore certains courtiers comme Pacific Prime pour comparer les offres.

Un contrat adapté à une expatriation aux îles Salomon doit intégrer plusieurs dimensions essentielles :

Élément à vérifierPourquoi c’est crucial aux îles Salomon
Hospitalisation & soins externesGarantir la prise en charge des consultations, analyses, imagerie, hospitalisations locales ou à l’étranger
Évacuation médicale d’urgenceIndispensable compte tenu du plateau technique limité sur place
Couverture régionaleAccès aux soins en Australie / Nouvelle-Zélande, voire en Asie, pour les cas complexes
Prise en charge des maladies chroniquesGestion des traitements au long cours, consultations spécialisées, bilans réguliers
Conditions sur les affections préexistantesComprendre délais de carence, exclusions, majorations de prime
Réseau de prestatairesAccès facilité à des hôpitaux et cliniques référencés, éventuellement avec tiers payant
Assistance 24/7Coordination des évacuations, conseils médicaux, orientation vers les bons centres
Processus de remboursementSimplicité de la procédure, délais, possibilité de gestion via une application

Un point majeur : il est fréquent que les établissements locaux exigent un paiement direct du patient, surtout en privé. Vous devrez alors avancer les frais puis demander un remboursement à l’assureur. Il est donc prudent de disposer d’une épargne d’urgence, en plus de l’assurance, pour gérer cet effet de décalage.

Types de contrats utiles

Pour un séjour durable, un simple contrat d’assurance voyage, souvent limité en durée et en couverture, est rarement suffisant. Il est plus adapté de souscrire :

Formules d’assurance santé internationale

Découvrez nos formules d’assurance santé annuelle et renouvelable, conçues pour vous accompagner lors de vos séjours à l’étranger.

Couverture internationale de base

Une police d’assurance santé annuelle et renouvelable, couvrant les soins médicaux dans plusieurs pays.

Options de couverture complémentaire

Une formule incluant des options sur mesure (maternité, dentaire, optique) selon votre profil et la durée de votre séjour.

Il est aussi conseillé d’examiner la portabilité du contrat en cas de changement ultérieur de pays, ce qui est courant dans les parcours d’expatriés.

Évacuations médicales : le filet de sécurité ultime

Les limites du système de santé local rendent l’évacuation médicale internationale incontournable dans la gestion des situations critiques. Plusieurs compagnies spécialisées opèrent dans la région Pacifique et peuvent intervenir pour les îles Salomon.

Ces sociétés fournissent des avions sanitaires équipés d’un matériel de soins intensifs et d’équipes spécialisées (urgentistes, anesthésistes, infirmiers de réanimation, etc.). Elles assurent généralement un service « lit à lit » : prise en charge du patient à l’hôpital local, transfert jusqu’à l’avion, transport aérien vers l’hôpital receveur, puis admission dans ce dernier.

Astuce :

Pour un expatrié, le point crucial n’est pas tant de connaître le nom de chaque opérateur téléphonique local que de s’assurer au préalable que la zone de résidence et de travail bénéficie d’une bonne couverture réseau pour les services mobiles et internet.

son contrat d’assurance couvre ces services

les conditions de déclenchement sont claires (nécessité médicale documentée, accord préalable, etc.)

l’assureur dispose d’un partenariat avec un ou plusieurs prestataires expérimentés dans le Pacifique

En cas d’urgence, c’est généralement l’assisteur (l’entité d’assistance de votre assurance) qui coordonne directement avec les opérateurs. L’essentiel, pour vous, est de savoir qui appeler en premier, de garder vos numéros d’assistance toujours accessibles et de pouvoir transmettre rapidement les documents médicaux de base.

Santé mentale et expatriation aux îles Salomon

Les aspects psychologiques de l’expatriation sont souvent sous-estimés, alors qu’ils peuvent être déterminants pour la réussite ou l’échec d’un séjour. L’isolement géographique, la barrière linguistique, les conditions de travail parfois difficiles, l’impression d’être très loin de tout, la confrontation à des maladies graves et à la misère peuvent peser lourd.

Bon à savoir :

Les îles Salomon disposent de très peu de services spécialisés en santé mentale pour les résidents comme pour les expatriés. Les structures psychiatriques et les psychologues formés sont rares. Une partie du soutien est assurée par des ONG, comme Empower Pacific, qui propose des services de counselling au National Referral Hospital pour des problématiques telles que la dépression, l’anxiété, le deuil ou le stress lié aux maladies chroniques.

Pour un expatrié, il est souvent plus réaliste de s’appuyer sur :

des plateformes de téléconsultation en santé mentale (thérapie en ligne avec des professionnels parlant sa langue maternelle)

des réseaux internationaux de thérapeutes spécialisés dans l’accompagnement des expatriés

– la prise en charge par l’assurance d’un certain nombre de séances de psychothérapie (à vérifier dans votre contrat)

La stratégie la plus efficace consiste à anticiper : identifier avant le départ des ressources de soutien psychologique (thérapeutes, plateformes, groupes de parole) et vérifier que la couverture d’assurance inclut un volet santé mentale (consultations de psychiatrie, psychothérapie, éventuellement médicaments).

Conseils pratiques pour les expatriés : mettre toutes les chances de son côté

S’expatrier aux îles Salomon ne signifie pas nécessairement s’exposer à un risque sanitaire intolérable, à condition de prendre des mesures de prévention et d’organisation rigoureuses.

Avant le départ : préparation médicale et administrative

Plusieurs actions doivent être engagées plusieurs semaines avant le départ :

Astuce :

Consultez un médecin ou un centre de médecine des voyages, idéalement 4 à 8 semaines avant votre voyage, pour actualiser vos vaccinations (hépatites A et B, typhoïde, tétanos-diphtérie-coqueluche, éventuellement rage, etc.) et discuter d’une prophylaxie antipaludique adaptée. Constituez une trousse médicale de base comprenant antipyrétiques, antidiarrhéiques, sels de réhydratation, désinfectants, pansements, répulsifs anti-moustiques avec DEET ou équivalent, et une moustiquaire imprégnée. Obtenez une réserve suffisante de vos traitements chroniques ainsi que les documents associés (ordonnances, lettre médicale détaillant diagnostic et protocole). Souscrivez une assurance santé internationale incluant l’évacuation médicale, en vérifiant attentivement toutes les clauses. Enfin, renseignez-vous sur les structures de soins disponibles à Honiara et dans votre future zone de résidence, notamment sur les cliniques privées susceptibles d’accueillir des expatriés.

Sur place : hygiène, prévention, réseau

Une fois installé, plusieurs réflexes quotidiens réduisent drastiquement les risques :

appliquer systématiquement les mesures de protection contre les moustiques : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires, gestion des eaux stagnantes

considérer l’eau potable comme suspecte et adopter la règle de la « bouillir, filtrer ou désinfecter »

– être très attentif à l’hygiène alimentaire (éviter les aliments crus douteux, les laits non bouillis, la glace d’origine inconnue)

– porter des chaussures à l’extérieur pour limiter le risque de parasitoses comme l’ankylostomiase

– éviter les contacts rapprochés avec les animaux (chiens, chats, chauves-souris) pour limiter le risque de morsures et d’infections

Parallèlement, il est utile de :

Attention :

Il est recommandé de se présenter rapidement à un médecin ou une clinique de confiance à Honiara pour établir un premier contact, même en bonne santé. Identifiez également les numéros d’urgence et l’itinéraire vers l’établissement de santé le plus proche. Envisagez un plan d’évacuation interne, incluant comment rejoindre Honiara depuis votre île, qui prévenir et comment organiser un transport rapide en cas de problème.

Gestion des situations d’urgence

En cas de fièvre, de symptômes respiratoires marqués, de douleurs abdominales intenses, de signes neurologiques (paralysie, troubles de la parole, convulsions), de douleur thoracique ou de traumatisme important, le réflexe doit être rapide :

1. contacter un médecin local ou une clinique privée si possible 2. avertir immédiatement l’assistance de votre assurance, qui pourra guider la prise en charge et préparer une éventuelle évacuation 3. si la situation semble critique et que les secours officiels sont trop lents, envisager un transport privé vers l’hôpital le plus proche en s’assurant au mieux de la sécurité du trajet

Il est important de garder à l’esprit que, dans certains scénarios, les premières heures sont décisives. Une bonne connaissance préalable de vos options peut faire gagner un temps précieux.

Conclusion : un environnement exigeant, gérable à condition d’être préparé

Les îles Salomon offrent un cadre de vie unique, entre nature préservée, culture insulaire riche et opportunités professionnelles spécifiques. Mais, sur le plan sanitaire, il s’agit d’un environnement exigeant, où les limites structurelles du système de santé ne laissent que peu de place à l’improvisation.

Pour un expatrié, les lignes de force à retenir sont claires :

Attention :

Le système de santé local, centré sur le National Referral Hospital et des structures rurales limitées, ne permet pas une prise en charge de niveau occidental. L’accès aux médicaments essentiels étant incertain, l’autonomie médicamenteuse est cruciale. Les risques infectieux (paludisme, maladies hydriques) nécessitent une prévention stricte. Une assurance santé internationale avec évacuation médicale est indispensable, et la santé mentale doit être intégrée à la préparation du projet d’expatriation aux îles Salomon.

Ceux qui acceptent ces contraintes, préparent soigneusement leur couverture médicale et adoptent une hygiène de vie adaptée peuvent profiter des îles Salomon dans des conditions de relative sécurité. Les autres s’exposent à dépendre d’un système surchargé et sous-équipé, loin des standards auxquels ils sont habitués.

La bonne nouvelle est que la plupart des risques identifiés sont prévisibles. À vous, en tant qu’expatrié ou futur expatrié, de transformer cette connaissance en plan d’action concret.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, pays d’Asie‑Pacifique), la stratégie retenue a consisté à cibler les Îles Salomon pour leur fiscalité personnelle modérée, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie sensiblement inférieur à la France et une diversification géographique hors UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du droit de séjour de longue durée, organisation de la protection sociale privée, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable anglophone) et restructuration patrimoniale internationale. Ce dispositif permet d’accéder à des économies fiscales significatives tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, double imposition, adaptation culturelle océanienne).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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