L’envie de lancer un projet entrepreneurial à l’international attire de plus en plus d’expatriés, et la Tanzanie fait clairement partie des destinations qui montent. Croissance économique soutenue, position de hub logistique pour toute l’Afrique de l’Est, marché intérieur jeune et en expansion, secteurs porteurs allant de l’agriculture au numérique : le pays coche beaucoup de cases. Mais l’environnement réglementaire est dense, les procédures sont nombreuses, et certaines activités sont désormais réservées aux nationaux. Pour transformer une bonne idée en véritable entreprise en Tanzanie, il faut donc arriver très préparé.
Ce guide pratique pour expatriés détaille les étapes pour implanter une structure, choisir les statuts adaptés, bénéficier des incitations fiscales en vigueur et éviter les pièges administratifs et stratégiques, en s’appuyant sur les textes et dispositifs actuels.
Comprendre le cadre général : économie, opportunités et limites pour un expatrié
L’économie tanzanienne fait partie des plus dynamiques du continent. Les projections évoquent une croissance au‑delà de 5,7 % à moyen terme, avec des objectifs ambitieux en matière d’investissements étrangers directs. Les investissements approuvés ont déjà grimpé de 3,7 à plus de 10 milliards de dollars en quelques années, et le pays affiche l’un des taux de progression des IDE les plus élevés d’Afrique de l’Est.
Les moteurs sont connus : ressources minières (or, métaux critiques), tourisme de safari et de plage, grands chantiers d’infrastructures (chemin de fer à écartement standard, modernisation portuaire), énergie, agriculture et agro‑industrie, mais aussi une économie digitale en pleine ébullition, soutenue par la généralisation du mobile et la montée en puissance d’Internet.
Pour un expatrié, cela se traduit par des créneaux particulièrement porteurs dans des secteurs comme : l’informatique, la finance, le marketing digital, et les technologies de l’information.
– l’agro‑transformation et la logistique agricole
– les services numériques (plateformes, fintech, e‑commerce, EdTech, solutions logistiques)
– la production ou distribution d’énergies propres (solaire, mini‑réseaux, solutions de cuisson propre)
– l’hôtellerie, les lodges, les d’activités touristiques spécialisées
– la fabrication (notamment en zone économique spéciale ou en zone franche d’exportation)
– la santé, l’éducation et les services à forte valeur ajoutée.
Les ambitions sont grandes, mais le terrain n’est pas simple. Les études internationales soulignent :
Le développement des entreprises en Algérie est confronté à plusieurs obstacles majeurs : une bureaucratie lourde multipliant les contrôles, des infrastructures insuffisantes (électricité, transport, télécoms), un environnement réglementaire dense et changeant, et la persistance de certaines pratiques de corruption, notamment au niveau local, dans l’exécution des procédures.
À cela s’ajoute une évolution politique majeure pour les expatriés : un ordre réglementaire récent (Business Licensing – Prohibition of Business Activities for Non‑Citizens, 2025) réserve aux Tanzaniens toute une série de petits commerces et d’activités de proximité, comme les boutiques de quartier, les kiosques de mobile money, les salons de coiffure ou certaines fabrications artisanales à petite échelle. Y contrevenir expose à des amendes pouvant atteindre 10 millions de shillings, voire à une peine de prison et à la révocation de visa. Autrement dit, un expatrié ne peut plus venir « ouvrir une petite épicerie » ; il doit se positionner sur des segments à plus forte valeur ajoutée, généralement structurés en société.
Choisir la bonne forme juridique : filiale locale, succursale ou autre structure
Pour investir et s’installer durablement, l’outil juridique central reste la société de capitaux. Le droit des sociétés est encadré principalement par le Companies Act (Act No. 12 de 2002) pour le Mainland, et par une loi distincte pour Zanzibar. Dans la grande majorité des cas, un expatrié aura le choix entre :
– créer une société à responsabilité limitée de droit tanzanien (Private Limited Company)
– enregistrer une succursale (Branch) d’une société étrangère
– dans des cas plus spécifiques, ouvrir un bureau de représentation (Representative Office) à activité non commerciale.
Le tableau suivant synthétise les grandes caractéristiques des véhicules les plus utilisés par les expatriés.
| Forme | Personnalité juridique | Responsabilité | Utilisation principale | Points clés pour un expatrié |
|---|---|---|---|---|
| Société à responsabilité limitée (LLC) | Entité distincte | Limitée aux apports | Filiale opérationnelle locale | 2 actionnaires et 2 administrateurs minimum, capital modulable, peut être 100 % étrangère sauf secteurs restreints |
| Succursale de société étrangère | Pas d’entité distincte | Société mère responsable | Extension d’une entreprise existante | Soumise au droit tanzanien, nécessite certificat de conformité, profits taxés localement + taxe de remittance |
| Bureau de représentation | Activité non commerciale | Limitée aux engagements du siège | Études de marché, promotion | Interdiction de facturer localement, utile pour phase préparatoire |
| Entreprise individuelle / Partenariat | Non distincte (en général) | Illimitée pour les associés | Petits commerces, professions libérales, PME | Juridiquement possible mais très limité pour les non‑citoyens par l’ordre de 2025 |
La LLC est l’instrument de loin le plus utilisé par les investisseurs étrangers. Elle offre la séparation des patrimoines, la continuité en cas de décès d’un associé, la possibilité de structurer des joint‑ventures avec un partenaire local, et une bonne lisibilité pour les banques et autorités.
Le taux d’imposition des bénéfices d’une succursale en France, avant une taxe supplémentaire de 10% sur les dividendes.
Les entrepreneurs venus pour un projet philanthropique ou non lucratif peuvent quant à eux recourir à des structures de type société à garantie (Company limited by guarantee) ou ONG, mais ces cadres sont strictement encadrés : les revenus doivent être réinvestis dans l’objet social, et l’enregistrement passe par le Registrar of NGOs.
Les grandes étapes de création d’entreprise : du nom au compte bancaire
La Tanzanie a mis en place un système d’enregistrement en ligne (Online Registration System – ORS) géré par la Business Registration and Licensing Agency (BRELA). En pratique, la procédure comporte plusieurs blocs obligatoires successifs.
Réserver le nom et constituer la société
La première étape consiste à choisir et réserver la dénomination de la société via l’ORS de BRELA. Le nom doit être disponible et se terminer par « Limited ». Cette réservation prend en général un à deux jours.
Vient ensuite la préparation des statuts (Memorandum and Articles of Association) et le remplissage des formulaires légaux (Form 14a, 14b, etc.) qui détaillent :
– l’objet social
– la répartition du capital (aucun minima légal général, hormis dans certains secteurs réglementés)
– l’identité des administrateurs et associés (passeports pour les étrangers, numéros de TIN pour les directeurs, adresses, etc.)
– l’adresse du siège, qui doit être physique (les business entièrement « virtuels » sont interdits).
Forfait en dollars pour l’enregistrement d’une branche de société étrangère en Tanzanie, auquel s’ajoutent des frais supplémentaires par dépôt de document.
Le délai annoncé pour l’obtention du certificat d’incorporation oscille entre une semaine et une vingtaine de jours ouvrables, selon la complexité du dossier et la charge de travail de BRELA. Il n’existe pas en pratique de « shelf companies » ; chaque entité doit être créée ad hoc.
Enregistrer la société auprès du fisc et obtenir les premières licences
Une fois la société légalement constituée, la phase de « post‑incorporation » commence. Elle est incontournable avant tout début d’activité réelle.
1. Immatriculation fiscale auprès de la Tanzania Revenue Authority (TRA), pour obtenir un Taxpayer Identification Number (TIN). Cette étape impose notamment que chaque directeur dispose lui aussi d’un TIN, ce qui peut nécessiter sa présence sur place pour la prise de données biométriques.
2. Enregistrement à la TVA (VAT) dès lors que le chiffre d’affaires projeté dépasse le seuil légal (100 à 200 millions de TZS selon la source et l’actualisation des textes). Certaines professions réglementées, comme les avocats et les comptables, doivent s’y inscrire même en deçà du seuil.
Pour exercer une activité commerciale en Tanzanie, il est nécessaire d’obtenir une Licence Générale de Commerce. Celle-ci est délivrée soit par le BRELA (Business Registrations and Licensing Agency), soit par l’autorité locale compétente (le Conseil Municipal) via le portail national business.go.tz. Si votre activité spécifique n’est pas clairement listée dans les catégories existantes, il est impératif d’engager un dialogue avec l’administration concernée afin de déterminer la classification et les procédures appropriées.
– 4. Inscriptions sociales et parafiscales dans les six mois :
– National Social Security Fund (NSSF) ou PSSSF, avec cotisation globale de 20 % du salaire brut (en pratique 10 % employeur, 10 % salarié)
– Workers Compensation Fund (WCF), contribution patronale autour de 0,5–0,6 % de la masse salariale
– enregistrement OSHA et obtention d’un certificat de sécurité au travail
– contribution pour le Skills and Development Levy si l’entreprise a au moins dix salariés
– paiement de la service levy (environ 0,25–0,3 % du chiffre d’affaires) à l’autorité locale.
5. Ouverture d’un compte bancaire professionnel dans une banque tanzanienne, étape indispensable notamment pour justifier du versement du capital social. Plusieurs banques majeures (CRDB, NMB, NBC, Absa, Exim, Equity, UBA, Bank of Baroda) proposent des offres dédiées aux diasporas et aux étrangers, avec services digitaux et gestionnaires de compte dédiés.
Le schéma suivant résume les principales obligations à la création.
| Étape clé | Autorité principale | Documents typiques requis |
|---|---|---|
| Réservation du nom | BRELA (ORS) | Formulaire en ligne, frais de réservation |
| Constitution (LLC) | BRELA | Statuts, formulaires 14a/14b, passeports, adresse locale, preuve de paiement des droits |
| Immatriculation fiscale | TRA | Certificat d’incorporation, statuts, passeports des directeurs, formulaires TRA |
| Licence de commerce | BRELA / Municipalité | Certificat d’incorporation, TIN, bail commercial, certificat de conformité incendie, parfois avis sanitaire |
| Inscriptions sociales (NSSF, WCF, OSHA) | NSSF, WCF, OSHA | Registre de paie, liste des employés, bail, plans des locaux |
| Ouverture de compte bancaire | Banque locale | Certificat d’incorporation, MEMARTS, TIN, pièces d’identité, preuve d’adresse |
Cette chronologie explique pourquoi on estime à 14 à 30 jours ouvrables le temps moyen nécessaire pour disposer d’une entreprise « opérationnelle » d’un point de vue administratif, hors licences sectorielles qui, elles, peuvent prendre beaucoup plus longtemps.
Investir en Tanzanie : seuils, certificats d’incitation et statuts stratégiques
Au‑delà de la simple constitution, les vrais gains pour un expatrié se jouent souvent sur le terrain des régimes d’incitation à l’investissement. Le cadre a été profondément remanié avec le Tanzania Investment Act No. 10 de 2022, qui remplace la loi de 1997.
Rôle central du Tanzania Investment Centre (TIC)
Le Tanzania Investment Centre (TIC) est le guichet principal pour les investisseurs de taille significative. Il a pour missions de :
– enregistrer les projets éligibles et délivrer des Certificates of Incentives
– opérer un « One Stop Facilitation Centre » pour coordonner délivrance de permis, licences et autorisations auprès des ministères et agences
– appuyer la recherche de terrains, notamment via un embryon de « land bank » recensant des parcelles destinées à l’investissement industriel ou agricole
– faciliter les relations avec les organisations professionnelles (TCCIA, CTI, TNBC, TPSF).
Les demandes de certificat d’incitation se font via le portail dédié https://onestopshop.tic.go.tz/ et nécessitent un dossier complet incluant statuts, business plan, preuves de financement, titres de bail et résolution du conseil d’administration. Un droit de facilitation d’environ 1 200 USD est requis, décomposé en frais pour le certificat et les formulaires. Le TIC prélève en outre 10% de majoration sur les frais facturés par les autres administrations dans le cadre du guichet unique.
Seuils d’investissement et statuts ouverts aux étrangers
La loi de 2022 distingue plusieurs niveaux, avec des exigences de capital différentes pour les nationaux et les investisseurs étrangers.
| Type de projet | Propriété | Investissement minimum pour enregistrement TIC* | Statut éventuel |
|---|---|---|---|
| Projet standard | Local | 100 000 USD (minimum légal TIC) | Certificat d’incitation |
| Projet standard | Étranger ou joint‑venture | 300 000 USD à 500 000 USD selon les sources | Certificat d’incitation |
| Projet stratégique | Local | 20 000 000 USD | Statut « Strategic Investor » |
| Projet stratégique | Étranger ou joint‑venture | 50 000 000 USD | Statut « Strategic Investor » |
| Projet spécial stratégique | Tous | 300 000 000 USD | Statut « Special Strategic Investor » |
À ne pas confondre avec les montants minimaux pour créer une entreprise « tout court » : le Companies Act n’impose qu’un plancher purement symbolique (l’équivalent d’une cinquantaine de dollars, voire un minimum légal de 20 001 TZS dans certaines sources). Les seuils ci‑dessus concernent l’accès aux incitations TIC.
Les grands projets peuvent prétendre aux statuts de « strategic » ou « special strategic » investment, avec à la clé des incitations fiscales et non fiscales renforcées, négociées avec la National Investment Steering Committee (NISC). Pour cela, il ne suffit pas de dépasser un certain montant ; il faut aussi répondre à des critères qualitatifs :
Pour être considéré comme stratégique, un projet d’investissement doit répondre à plusieurs critères cumulatifs. Il doit générer au moins 1 000 emplois locaux (1 500 pour un projet dit ‘spécial’), entraîner une augmentation notable des exportations (par exemple de +50 %), et permettre un transfert de technologies et le développement des compétences locales. De plus, le projet doit contribuer à l’approvisionnement du pays en biens ou services jugés essentiels pour son développement socio‑économique et être localisé dans des zones géographiques prioritaires définies par les autorités.
Les capitaux de ces projets doivent transiter par des institutions financières et d’assurance enregistrées en Tanzanie, ce qui permet au régulateur de suivre les flux.
Types d’incitations offertes
Les titulaires d’un certificat du TIC bénéficient de deux familles d’avantages : fiscaux et non fiscaux. Les incitations financières sont en général limitées à cinq ans, prolongeables sur demande, tandis que les mesures non monétaires peuvent courir sur toute la durée du projet.
Parmi les dispositifs majeurs :
La Tanzanie offre un cadre incitatif attractif pour les investisseurs, comprenant des mesures fiscales avantageuses et des garanties légales de stabilité.
Droits de douane réduits ou nuls sur les biens d’équipement (machines, ordinateurs, équipements hôteliers, etc.), les matières premières agricoles et pharmaceutiques, et certains véhicules en kit.
Exonération de TVA sur les biens d’investissement lorsque la TVA due par unité dépasse 20 millions de TZS et sous réserve de critères spécifiques.
Taux de TVA à 0% appliqué aux exportations, avec un mécanisme de drawback pour les droits de douane sur les matières premières incorporées.
Capital allowances généreux : 100% la première année pour le secteur agricole, et avantages pour les investissements industriels, miniers ou touristiques.
Garantie légale de transférabilité intégrale des bénéfices, dividendes et capitaux en devises via le système bancaire local.
Protection contre les changements défavorables de loi : les avantages liés au certificat d’investissement sont gelés pour une période de cinq ans après sa délivrance.
Les zones économiques spéciales (SEZ) et zones franches d’exportation (EPZ) ajoutent une couche supplémentaire d’avantages. Les entreprises qui exportent au moins 80 % de leur production peuvent, par exemple, bénéficier :
– d’une exonération totale d’impôt sur les sociétés pendant 10 ans (0 % de CIT)
– d’une exemption de retenue à la source sur dividendes, loyers et intérêts pour cette même période
– d’exonérations de TVA, droits de douane et taxes locales sur les intrants et équipements.
Les promoteurs de SEZ obtiennent de leur côté des vacances fiscales de 10 ans et des exonérations de droits sur leurs investissements en infrastructures.
Fiscalité des entreprises : ce que doit savoir un expatrié avant d’investir
Le régime fiscal tanzanien est à la fois relativement stable sur ses grands paramètres et complexe dans le détail. Le taux de base de l’impôt sur les sociétés est resté à 30 % de 2009 à 2025, sans variation. Mais des régimes spéciaux, des retenues à la source et des taxes additionnelles viennent vite compliquer le paysage.
Impôt sur les sociétés, pertes et impôt minimum
Toute société résidente (incorporée localement ou dont le centre de décision effectif est en Tanzanie) est imposable sur ses revenus mondiaux. Les sociétés non résidentes ne le sont que sur leurs revenus de source tanzanienne. Les succursales de sociétés étrangères sont taxées à 30 % de leurs profits locaux, avec un prélèvement additionnel de 10 % au moment où ces profits sont réputés « remises » à la maison mère (branch remittance tax).
Les amortissements comptables ne sont pas déductibles fiscalement ; la déduction se base sur des barèmes fiscaux par catégorie d’actifs. Les pertes fiscales peuvent être reportées indéfiniment, mais leur imputation peut être limitée. Un changement d’actionnariat de plus de 50 % en trois ans peut faire perdre le droit au report. Après quatre années consécutives de pertes, seule une partie des profits futurs (ex. 60-70 %) peut être absorbée par les déficits, le reste étant imposable.
Pour les sociétés qui accumulent des pertes, un impôt minimum alternatif (Alternative Minimum Tax) est prévu, calculé comme un pourcentage du chiffre d’affaires (0,5 % dans les dernières versions). Certaines activités (agriculture, santé, éducation) peuvent être temporairement exemptées.
Les entreprises doivent déposer des déclarations provisionnelles trimestrielles et verser leurs acomptes correspondants, puis déposer une liasse fiscale finale dans les six mois suivant la clôture de l’exercice. Le non‑respect de ces échéances entraîne des pénalités et intérêts de retard sensibles.
TVA et autres prélèvements indirects
La TVA standard sur le Mainland est de 18 %. Les exportations sont en principe à taux zéro, et toute une série de biens et services (produits de base agricoles, éducation, santé, loyers résidentiels) sont exonérés. Les entreprises dont l’activité est mixte (taxée et exonérée) ne récupèrent leur TVA sur intrants qu’au prorata.
Le seuil annuel de chiffre d’affaires pour l’immatriculation à la TVA en Tanzanie est généralement fixé à 200 millions de shillings.
Les relations avec l’extérieur exposent par ailleurs la société à : les risques de dépendance, les influences culturelles, les défis économiques, et les menaces sécuritaires.
– des droits de douane dans le cadre du tarif extérieur commun de la Communauté d’Afrique de l’Est (0 % pour les intrants, 10 % pour les biens semi‑finis, 25 % pour les biens finis)
– de nombreuses taxes spécifiques et accises sur les carburants, boissons, tabacs, véhicules, etc. (fuel levy, petroleum levy, railways development levy, etc.)
– un digital service tax de 2 % sur le chiffre d’affaires pour les prestataires non résidents de services électroniques.
Sur le plan social, l’employeur contribue à la fois aux caisses de sécurité sociale (part patronale), au prélèvement pour le Workers Compensation Fund et au Skills Development Levy.
Retenues à la source et conventions fiscales
L’essentiel des flux sortants (dividendes, intérêts, redevances, prestations de services) est soumis à des retenues à la source. À titre indicatif :
Taux général de retenue à la source sur les dividendes versés à un non-résident en Tanzanie.
La Tanzanie a signé des conventions de non‑double imposition avec plusieurs pays (notamment Danemark, Inde, Italie, Norvège, Suède, Finlande, Kenya, Ouganda, Zambie, etc.), ce qui permet parfois de réduire ces taux sous réserve de satisfaire aux conditions de résidence fiscale et de substance de la contrepartie étrangère.
Enfin, le pays s’est doté de règles de prix de transfert strictes : toute entreprise appartenant à un groupe multinational devra produire une documentation démontrant que ses transactions intragroupe sont conclues à des conditions de pleine concurrence. Au‑delà de 10 milliards de shillings de transactions intragroupe, cette documentation doit être formellement déposée avec la déclaration d’impôt annuelle, sous peine de pénalités significatives.
Travailler et résider légalement : permis Classe A, B et C pour expatriés
Créer une société en Tanzanie ne suffit pas pour y travailler personnellement en tant qu’expatrié. Le régime d’immigration est très structuré et repose sur une articulation entre permis de travail (Work Permit) et permis de résidence (Residence Permit), géré via un système en ligne (OWAIS / e‑Permit) par le Ministère du Travail et le Département de l’Immigration.
Les grandes catégories de permis de résidence
Trois types de permis de résidence structurent l’accueil des non‑citoyens :
– Classe A : pour les investisseurs et chefs d’entreprise (actionnaires, directeurs investissant dans des secteurs productifs)
– Classe B : pour les salariés étrangers hautement qualifiés, employés par une société ou institution enregistrée en Tanzanie
– Classe C : pour d’autres catégories (missionnaires, étudiants, volontaires, retraités, chercheurs, personnes accompagnant des procédures judiciaires, etc.).
En pratique, un expatrié entrepreneur qui détient des parts et dirige sa propre structure sollicite un permis Classe A, tandis que ses cadres étrangers recrutés pour des fonctions spécifiques demanderont des permis Classe B.
Conditions et procédure pour un investisseur (Classe A)
Le permis Classe A cible les personnes capables de mobiliser un capital substantiel et de gérer un projet d’investissement dans des domaines comme l’industrie, l’agriculture de grande échelle, la forêt, la pêche, les services sociaux, le tourisme ou encore les mines. La logique est claire : la Tanzanie veut attirer des profils d’investisseurs plutôt que des individus venant chercher un emploi.
Les grandes pièces demandées incluent : les pièces de rechange, les équipements lourds, et les composants électroniques.
– une demande en ligne dûment remplie, accompagnée d’une lettre d’introduction
– un permis de travail délivré par le Ministère du Travail (sauf cas particuliers)
– un passeport valable au moins six mois, accompagné de photos d’identité
– le certificat d’incorporation ou de conformité de la société, ses statuts, une copie de l’extrait du registre des sociétés, la licence de commerce et le certificat de clearance fiscale
– les certificats fiscaux (TIN, TVA si applicable)
– un bail commercial ou certificat d’occupation pour attester des locaux de l’entreprise
– une preuve du capital investi ou disponible (relevés bancaires, états financiers, liste des actifs de la société).
Pour une première demande ne passant pas par les dispositifs TIC, les autorités exigent souvent que l’investisseur démontre qu’il dispose d’au moins 300 000 dollars en actifs ou liquidités. Les textes prévoient aussi que le capital minimal de la société ne soit pas inférieur à ce qu’exige la loi sur l’investissement, selon la nature du projet.
Frais totaux pour un investisseur non ressortissant d’Afrique de l’Est, incluant droit de traitement et frais de facilitation.
Le permis est généralement délivré pour une durée initiale de un à deux ans, renouvelable. La demande doit, en principe, être introduite et approuvée alors que le demandeur se trouve hors de Tanzanie, sauf exceptions très encadrées (par exemple certains retraités ou personnes finalisant des démarches d’affaires déjà entamées).
Conditions et procédure pour un employé expatrié (Classe B)
Le permis Classe B concerne les salariés qui occupent des postes de spécialistes, managers, enseignants, chercheurs, etc., dans une entreprise ou institution locale. Il répond à une double logique : combler un déficit de compétences tout en incitant fortement les entreprises à privilégier des nationaux.
Les conditions générales comprennent :
– une demande sur formulaire TIF 1, accompagnée d’une lettre de l’employeur
– la preuve que l’entreprise est en règle (certificat d’incorporation, licence, certificats fiscaux, bail, organigramme)
– le contrat de travail, avec clause claire de rapatriement à la fin du contrat
– le CV du candidat et ses diplômes
– le cas échéant, les certificats d’inscription à l’ordre ou au board professionnel concerné (médecins, ingénieurs, comptables, enseignants, pilotes, etc.)
– la traduction certifiée en anglais ou kiswahili des documents rédigés dans d’autres langues.
Les frais pour le permis de travail sont d’environ 2 050 dollars (550 dollars pour les citoyens de la Communauté d’Afrique de l’Est). Le permis est lié à un employeur spécifique : tout changement nécessite une nouvelle demande de permis. Durant cette transition, un « Special Pass » peut être délivré temporairement.
Les employeurs ont l’obligation de signaler au Département de l’Immigration la fin d’un contrat pour un détenteur de permis B dans un délai déterminé, sous peine de sanction.
Permis pour conjoints, enfants et autres catégories (Classe C et passes)
Les conjoints et enfants de moins de 18 ans peuvent être ajoutés comme « dépendants » sur un permis principal, moyennant le paiement de re‑entry passes individuels. Les enfants scolarisés doivent en pratique demander un permis étudiant de Classe C, même s’ils sont rattachés à un parent.
Le permis Classe C couvre un large éventail de profils : volontaires d’ONG, missionnaires, retraités, chercheurs, personnes en long séjour pour motif médical ou accompagnant une procédure judiciaire. Les pièces varient selon la sous‑catégorie (lettre de l’ONG, preuves de revenus de retraite, autorisation de l’organisme de recherche COSTECH, certificat d’ordination, etc.), avec des frais généralement autour de 550 dollars via le système en ligne.
Des titres de séjour ou passes spéciaux complètent ce dispositif : Special Pass (600 dollars), Dependant Pass (500 dollars), Visitors Pass (200 dollars), Re‑entry Pass (50 dollars).
L’ensemble des demandes se fait via les portails officiels (www.kazi.go.tz et www.immigration.go.tz), intégrés à un système d’échanges électroniques de documents et notifications par e‑mail.
Accès au foncier, zones économiques, secteurs réglementés : les contraintes spécifiques
L’une des difficultés pratiques pour un expatrié qui veut investir en Tanzanie réside dans l’accès à la terre. Le principe constitutionnel de souveraineté permanente sur les ressources naturelles a été renforcé par des textes particuliers, notamment pour les mines et hydrocarbures. Les étrangers ne peuvent généralement pas détenir directement de droits fonciers libres ; ils obtiennent des « Derivative Rights » via le TIC, qui concèdent l’usage de parcelles préalablement identifiées et converties en « general land ».
En théorie, le TIC tient un registre de terres disponibles (« land bank ») pour les projets industriels et agricoles. Dans la pratique, ce mécanisme reste partiellement opérationnel, et les investisseurs étrangers se heurtent fréquemment à de longues procédures pour :
Pour acquérir un terrain en Ouganda, il faut d’abord identifier un terrain adéquat, souvent sur du « village land ». Ensuite, il est nécessaire de négocier avec les autorités villageoises et locales, puis de faire convertir ce terrain en « general land ». Enfin, il faut obtenir les droits dérivés d’occupation pour finaliser l’acquisition.
Les délais et coûts associés à cette étape doivent donc être intégrés très tôt dans le business plan.
Parallèlement, de nombreux secteurs exigent des licences spécifiques délivrées par des régulateurs spécialisés :
– Bank of Tanzania (banques, microfinance, certains fintech)
– Tanzania Communications Regulatory Authority (télécoms, radiodiffusion)
– Mining Commission (exploration, extraction, trading de minerais)
– Energy and Water Utilities Regulatory Authority (petrole, gaz, eau, utilities)
– Tanzania Tourist Board ou Ministère du Tourisme (hôtels, tours opérateurs)
– National Council for Technical Education, Ministère de l’Éducation (établissements de formation)
– Crop boards et Ministère de l’Agriculture (production et export de certaines cultures).
Dans le secteur minier tanzanien, les licences de petite mine (Primary Mining Licences) sont exclusivement réservées aux citoyens et aux sociétés 100% nationales. L’exportation de minerais bruts est restreinte et soumise à une obligation de traitement local. Toutes les transactions commerciales doivent passer par des centres d’échanges agréés. Pour les expatriés, des opportunités existent via des joint-ventures avec un partenaire local, ou en se concentrant sur les activités de traitement, de logistique ou de services.
Dans les médias, la loi impose au moins 51 % de capital local dans les maisons de presse, et tout changement d’actionnariat étranger doit être approuvé par le Director of Information Services.
Dans les zones économiques spéciales ou franchises d’exportation, l’autorité dédiée (EPZA/TISEZA) délivre des licences spécifiques ; pour un projet entièrement étranger, les investissements minimaux peuvent atteindre 5 millions de dollars, contre 1 million pour un projet local.
Banques, financement et gestion de trésorerie pour un entrepreneur expatrié
Pour piloter les flux financiers de son entreprise en Tanzanie, un expatrié a intérêt à combiner un compte corporate local avec des outils adaptés à sa situation internationale.
Plusieurs grandes banques tanzaniennes ciblent explicitement la diaspora et les étrangers :
Présentation des principales banques en Tanzanie offrant des services financiers adaptés aux besoins des non-résidents et de la diaspora, incluant comptes multidevises, crédits, placements et assurances.
Compte « Tanzanite » multidevise et prêts « Jijenge » pour la construction ou l’achat de biens immobiliers.
Cartes Visa avec avantages et taux préférentiels pour les prêts personnels, immobiliers ou automobiles.
Portail digital pour l’ouverture de compte et proposition d’assurance vie associée.
Offre « Twiga Diaspora Banking » : comptes (TZS, USD, EUR, GBP), placements (obligations, fonds, actions), prêts hypothécaires avec assurances décès et rapatriement.
Ensemble offrant des comptes pour non‑résidents, des solutions de crédit et de gestion de patrimoine.
Le tableau ci‑dessous illustre quelques éléments typiques à anticiper lors de l’ouverture d’un compte en tant qu’étranger.
| Exigence fréquente | Détail |
|---|---|
| Pièce d’identité | Passeport en cours de validité, parfois permis de résidence ou visa de long séjour |
| Justificatif de domicile | Facture de services publics, contrat de location, attestation de résidence |
| Dépôt initial | Variable selon la banque et le type de compte (par exemple 100 USD pour certains comptes en devises) |
| Références | Lettre d’un employeur, d’une banque ou d’une institution réputée, selon les cas |
| Procédure | Formulaires à remplir en agence, parfois complétés par un pré‑dépôt de documents en ligne |
Pour les besoins de paiements internationaux ou d’e‑commerce, des solutions comme PayPal, Payoneer, ou l’intégration avec des plateformes de paiement locales peuvent compléter le dispositif, sachant que leur activation est souvent plus facile depuis le pays d’origine de l’expatrié que depuis la Tanzanie.
L’accès au crédit reste un défi pour les PME, notamment en l’absence de garanties réelles. Les banques exigent généralement des sûretés (hypothèques, nantissements) et appliquent des taux reflétant leur perception du risque.
– présenter un business plan très structuré
– bâtir un historique de flux réguliers sur le compte
– se constituer un réseau (investisseurs privés, fonds, programmes publics de soutien aux PME)
– envisager des solutions de capital‑investissement ou de joint‑venture.
Culture d’affaires et stratégie d’implantation : la dimension invisible mais décisive
Au‑delà des textes, réussir en Tanzanie suppose une compréhension fine de la culture locale des affaires. Le pays conjugue modernité urbaine et traditions fortement ancrées.
Dans de nombreux contextes économiques, les relations interpersonnelles constituent le fondement des affaires. Il est courant et essentiel de consacrer du temps à la « socialisation » (discussions sur la famille, la santé, les voyages) avant d’aborder les aspects contractuels ou financiers. Cette approche demande patience et respect. La communication doit être polie et souvent indirecte ; un refus direct est rare, et un désaccord s’exprime typiquement par des formulations nuancées. Un style pressé ou agressif est généralement contre-productif et peut nuire à la construction d’une relation de confiance.
Le rapport au temps est flexible : les réunions commencent parfois en retard, les décisions se prennent de manière collégiale et hiérarchique, avec consultation de plusieurs niveaux de management, voire du cercle familial dans le cas de sociétés à capitaux familiaux. Dans l’administration, l’obtention de certaines autorisations peut être longue, même avec les systèmes en ligne destinés à accélérer les procédures.
Pour un expatrié, quelques réflexes sont précieux :
Pour réussir votre implantation en Tanzanie, il est conseillé de recruter un ou plusieurs collaborateurs locaux maîtrisant l’écosystème administratif et culturel. Apprendre quelques expressions de base en swahili est également très apprécié et facilite les relations. L’adhésion à des chambres de commerce, associations sectorielles ou clubs de dirigeants permet de développer votre réseau. Enfin, une documentation rigoureuse de toutes les démarches est essentielle pour se prémunir contre d’éventuels litiges réglementaires ou fiscaux.
La multiplication des inspections – fiscales, sanitaires, de sécurité, etc. – est une réalité à anticiper. L’entreprise doit maintenir ses registres à jour (registre des actionnaires, des décisions des organes sociaux, inventaire des biens, rapports annuels, déclarations de bénéficiaires effectifs sur le portail UBO, etc.) et déclarer rapidement tout changement (directeurs, adresse, capital) à BRELA.
Pièges majeurs et conseils pratiques pour un expatrié entrepreneur
De nombreux échecs de projets portés par des membres de la diaspora ou des investisseurs étrangers tiennent moins à la viabilité de l’idée qu’à une sous‑estimation des contraintes locales. Plusieurs points reviennent régulièrement :
– Manque de recherche de marché : ne pas étudier la capacité réelle de paiement, les habitudes de consommation, la concurrence informelle, les préférences culturelles, mène souvent à un positionnement inadapté (prix trop élevés, offre mal calibrée).
– Violation involontaire de restrictions sectorielles : investir dans un petit commerce de détail, un salon de coiffure ou un kiosque de mobile money est en pratique interdit aux non‑citoyens depuis l’Ordre de 2025, avec des risques pénaux. Il faut donc viser des activités de niveau PME/ETI, de services spécialisés, ou des projets industriels et de transformation.
S’associer avec un partenaire local sans due diligence approfondie (solvabilité, réputation, historique judiciaire, alignement des visions) est risqué. Il est indispensable de rédiger une convention d’actionnaires détaillée pour encadrer les apports, la gouvernance, les conditions de sortie, la résolution des conflits, et pour intégrer les éventuelles restrictions foncières ou sectorielles.
– Sous‑budgetisation : croire que la Tanzanie permet de créer une entreprise « pour presque rien » est illusoire dès qu’on sort de la micro‑activité. Entre loyers, véhicules, salaires, procédures légales, et imprévus d’infrastructure (groupes électrogènes, solutions d’eau ou Internet alternatives), il est prudent de prévoir au moins 10 000 dollars pour le démarrage opérationnel, hors investissement lourd. Disposer d’une autre source de revenu pour financer sa vie quotidienne le temps que l’entreprise atteigne son point mort est souvent salutaire.
Travailler sans permis adéquat ou changer d’employeur sans régularisation expose à des sanctions sévères (amende, expulsion, interdiction de territoire). Il est impératif de synchroniser le calendrier de création de société, l’obtention des licences et les démarches de résidence.
– Confusion entre business plan et réalité fiscale : beaucoup d’expatriés s’appuient sur des modèles financiers inspirés d’autres pays sans intégrer la multiplicité des taxes tanzaniennes (impôt sur les sociétés, TVA, retenues à la source, levies locales, contributions sociales, AMT, pénalités en cas de retard, etc.). Un passage par un cabinet fiscal local est rarement du luxe.
En parallèle, le pays offre des garde‑fous intéressants pour les investisseurs : appartenance à MIGA et ICSID, droit de recourir à l’arbitrage international pour certains litiges, accords bilatéraux d’investissement, protection contre une nationalisation non compensée. La loi de 2022 a même réaffirmé la possibilité de régler les différends avec l’État ou le TIC devant des instances arbitrales internationales, alors que des textes plus anciens sur la souveraineté des ressources naturelles restreignaient cette voie dans le secteur extractif.
En conclusion : la Tanzanie, un terrain d’opportunités pour expatriés structurés
Créer son entreprise en Tanzanie en tant qu’expatrié est tout sauf un parcours improvisé. Entre la dualité Mainland/Zanzibar, les restrictions sur les petits commerces, l’empilement des licences sectorielles et l’épaisseur des règles fiscales, les erreurs de départ se payent cher. Mais pour un entrepreneur bien préparé, capable de structurer un projet solide, de mobiliser les bons montants de capital, de viser les secteurs alignés avec les priorités du pays (agro‑industrie, transformation, énergie, digital, logistique, tourisme structuré, santé, éducation), et de respecter scrupuleusement les procédures, le cadre tanzanien est favorable.
La clé réside dans une approche combinant :
Une implantation réussie en Tanzanie repose sur cinq piliers : une rigueur juridique et fiscale (BRELA, TIC, TRA, autorités sectorielles, conseils locaux), une compréhension fine de la culture d’affaires (patience, relations personnelles, respect des hiérarchies), un choix stratégique du véhicule d’investissement (LLC locale, joint-venture, SEZ/EPZ, projet stratégique), une gestion active des permis de travail et de résidence pour les équipes étrangères, et un ancrage dans l’écosystème local (banques, réseaux d’affaires, plateformes de visibilité, partenariats).
Ceux qui abordent le pays en ce sens, avec une vision de long terme, un ancrage local fort et une vraie valeur ajoutée pour l’économie tanzanienne, peuvent y construire des entreprises durables et rentables, au cœur d’une région en pleine recomposition économique.
Un chef d’entreprise français de 45 ans, expérimenté, avec un patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaitait diversifier ses activités en créant une société en Tanzanie pour optimiser sa fiscalité africaine et développer une activité de holding ou de services numériques (IT/tourisme de safari).
Budget alloué : 50000 à 100000 euros, couvrant capital initial, frais de création et mise en place opérationnelle, sans recours au crédit. Après analyse de plusieurs juridictions africaines (Maurice, Rwanda, Tanzanie), la stratégie retenue a consisté à opter pour une Limited Company (Ltd), forme la plus courante et flexible pour les non‑résidents, avec un IS à 30% mais des régimes incitatifs en zones spéciales d’investissement, combinant sécurité juridique et accès à l’EAC (East African Community). La mission a inclus : sélection du secteur porteur (IT, immobilier touristique, services aux lodges), vérification du nom et rédaction des statuts en anglais, dépôt du capital sur un compte bancaire tanzanien, enregistrement auprès du BRELA en 7‑15 jours, demande de TIN/VAT, mise en relation avec un réseau local (avocat, comptable, domiciliation ~2000‑3000 €/an) et choix de la structure (gérant français ou local).
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