La Géographie du pays en Tanzanie est l’une des plus spectaculaires et contrastées du continent africain. Entre la neige éternelle du Kilimandjaro, les savanes du Serengeti, les plateaux semi-arides de l’intérieur, les forêts montagnardes et les plages de l’océan Indien, le territoire concentre à lui seul les principaux milieux de l’Afrique de l’Est. Comprendre cette mosaïque de reliefs, de climats, d’écosystèmes et d’occupations humaines est indispensable pour saisir les enjeux agricoles, environnementaux et économiques qui traversent aujourd’hui le pays.
Un géant d’Afrique orientale
La Géographie du pays en Tanzanie se déploie sur un vaste espace de près de 947 300 km², dont environ 885 800 km² de terres émergées et plus de 61 000 km² couverts par les eaux intérieures. À l’échelle mondiale, il s’agit du 31ᵉ plus grand pays, et du 13ᵉ en Afrique. Le territoire est légèrement plus petit que l’Égypte, mais dépasse le Nigeria en superficie.
Sur le plan régional, la Tanzanie occupe une position charnière dans la région des Grands Lacs africains, à la jonction de l’Afrique de l’Est et, pour sa partie sud‑ouest, de l’Afrique australe. Ses coordonnées géographiques tournent autour de 6° sud et 35° est, juste au-dessous de l’équateur, ce qui explique son climat globalement tropical, fortement modulé par l’altitude.
La Tanzanie partage des frontières terrestres de 3 861 km avec huit pays voisins.
Cette importance spatiale n’est pas qu’une donnée cartographique abstraite. Elle influe sur tout le reste : diversité des climats, multiplicité des bassins fluviaux, répartition inégale de la population, et richesse exceptionnelle en ressources naturelles.
Découpage administratif et grands ensembles régionaux
La Géographie du pays en Tanzanie s’inscrit aussi dans une organisation politique et administrative fine. Le territoire est découpé en 31 régions, dont 25 sur le continent et 5 pour l’archipel de Zanzibar (trois sur l’île principale d’Unguja et deux sur Pemba). Ces régions sont à leur tour subdivisées en districts, divisions, wards puis villages ou quartiers.
Ce maillage accompagne une géographie fortement contrastée entre :
– la façade maritime, dominée par Dar es Salaam, ancien centre politique devenu capitale économique et grand port de l’océan Indien ;
– le centre, organisé autour de Dodoma, capitale politique située au cœur d’un plateau semi‑aride ;
– les grands lacs de l’ouest et du nord, où s’alignent Mwanza sur les rives du lac Victoria et Kigoma sur celles du lac Tanganyika ;
– les hauts plateaux du sud‑ouest, autour de Mbeya et des Southern Highlands ;
– l’archipel de Zanzibar et les autres îles côtières, qui prolongent la géographie continentale dans le domaine maritime.
Reliefs, plateaux et grandes ruptures du paysage
La première clé pour lire la Géographie du pays en Tanzanie est le relief. Le pays est un authentique puzzle de plaines côtières, de plateaux intérieurs, de chaînes de montagnes et de fossés tectoniques.
La plaine littorale de l’océan Indien
Au contact de l’océan Indien, une plaine côtière relativement étroite s’étire du Kenya jusqu’à la frontière mozambicaine. Chaude et humide, elle abrite des mangroves, des plages sableuses, des récifs coralliens et une frange agricole où dominent noix de coco, manioc, riz et cultures de rente comme le cashew.
Dar es Salaam, Tanga, Mtwara ou Lindi se répartissent le long de ce ruban littoral, auquel vient se greffer l’archipel de Zanzibar et les îles de Mafia ou Songo Songo. Le littoral forme une porte d’entrée maritime stratégique : Dar es Salaam concentre environ 90 % du fret du pays, et plusieurs ports secondaires assurent la liaison entre le continent et les îles.
Le vaste plateau central
En retrait du littoral, la Géographie du pays en Tanzanie bascule brutalement vers un vaste plateau intérieur, partie de l’immense plateau d’Afrique de l’Est. Cette surface dominante, située entre 900 et 1 500 mètres d’altitude, couvre la quasi-totalité des régions centrales et occidentales. Elle est faite de savanes, de miombo woodlands et de terres cultivables, mais aussi de zones semi‑arides où les précipitations deviennent aléatoires.
Les régions de Dodoma, Tabora et Singida illustrent un plateau au peuplement peu dense, contrastant avec les zones lacustres ou côtières. Ce relief n’est pas uniforme : il est découpé par d’importants réseaux fluviaux (Rufiji, Ruaha, Malagarasi) et par les branches du Rift est-africain.
Les montagnes du nord et du sud
La Géographie du pays en Tanzanie se complexifie dans les zones montagneuses du nord‑est et du sud‑ouest.
Au nord‑est, le paysage est dominé par les volcans géants que sont le Kilimandjaro (5 895 m) et le Meru (4 562 m), entourés de chaînes anciennes comme les Usambara, Pare, Uluguru, Nguru, Udzungwa, regroupées dans ce qu’on appelle les Eastern Arc Mountains. Ces massifs, vieux de plus de 100 millions d’années pour certains, sont mondialement connus pour leur biodiversité exceptionnelle et leur taux d’endémisme. Leurs sols volcaniques figurent parmi les plus fertiles du pays, expliquant la forte densité humaine autour de Moshi, Arusha ou dans les hautes terres de Kagera et du Kilimanjaro.
Au sud-ouest de la Tanzanie, la région des Southern Highlands se caractérise par une succession de massifs (Mbeya Range, Kipengere, Poroto, Umalila, Rungwe) et de plateaux élevés comme Ufipa ou Kitulo, culminant autour de 2 500 mètres. La combinaison de l’altitude, du volcanisme et d’une forte pluviométrie y soutient une agriculture dynamique (maïs, thé, café, horticulture). Ces conditions créent également des paysages de prairies d’altitude remarquables, notamment sur le plateau de Kitulo, surnommé le « jardin de Dieu ».
Le théâtre du Rift et ses caldeiras
La Géographie du pays en Tanzanie est profondément marquée par le système du Grand Rift est‑africain, qui traverse le pays du nord au sud. Deux grandes branches le composent :
– à l’est, le Gregory Rift longe le pied du plateau et structure la région d’Arusha, les lacs Manyara, Natron, Eyasi et la zone des Crater Highlands ;
– à l’ouest, le Rift Albertin s’aligne le long des lacs Tanganyika et Rukwa, formant un couloir de fossés profonds bordés de hautes falaises.
Dans cette région, l’activité volcanique historique a laissé de nombreuses caldeiras et cônes actifs ou éteints, dont la spectaculaire Ngorongoro Crater, plus grande caldeira volcanique intacte au monde, et Ol Doinyo Lengai, seul volcan au monde à émettre une lave de type natrocarbonatite.
Le jeu combiné du Rift, des montagnes et des plateaux explique que la Géographie du pays en Tanzanie concentre à la fois le point culminant du continent africain, au sommet du Kilimandjaro, et l’un de ses points les plus bas, le fond du lac Tanganyika, à plus de 640 mètres sous le niveau de la mer.
Lacs, fleuves et bassins hydrographiques
La Géographie du pays en Tanzanie ne se comprend pas sans son réseau lacustre et fluvial. Environ 6 % de la surface nationale est occupée par l’eau, soit plus de 61 500 km², dont la majeure partie par trois Grands Lacs qui font du pays un pivot hydrologique majeur pour l’Afrique centrale et de l’Est.
Les grands lacs : réservoirs continentaux
Trois des plus grands lacs africains bordent ou pénètrent la Tanzanie : Victoria au nord, Tanganyika à l’ouest, Nyasa (ou Malawi) au sud‑ouest. Ils assurent des fonctions écologiques, économiques et géopolitiques essentielles.
| Lac | Superficie totale (km²) | Profondeur max. (m) | Partagé avec | Particularités majeures |
|---|---|---|---|---|
| Victoria | ≈ 68 800 | ≈ 41 (moyenne) | Kenya, Ouganda | Plus grand lac d’Afrique, source du Nil (bras blanc) |
| Tanganyika | ≈ 32 900 | 1 433 | RDC, Burundi, Zambie | 2ᵉ lac le plus profond du monde, 16 % de l’eau douce de surface terrestre |
| Nyasa/Malawi | ≈ 29 600 | ≈ 700 | Malawi, Mozambique | 3ᵉ lac africain, lac très riche en espèces de cichlidés |
Le lac Victoria, dont la moitié sud se trouve en Tanzanie, structure fortement la région de Mwanza, Musoma, Bukoba et Geita. La pêche y constitue une activité vitale et le lac joue un rôle dans le bassin du Nil en drainant une partie du nord du pays.
Situé dans la branche occidentale du Rift, à la frontière de la RDC, du Burundi et de la Zambie, le lac Tanganyika est remarquable par sa profondeur et son ancienneté (9 à 13 millions d’années). Il abrite une biodiversité exceptionnelle avec plus de 250 espèces de poissons, souvent endémiques. Le lac est également un pilier économique, supportant des activités de pêche, de navigation (notamment avec le ferry MV Liemba) et de tourisme, en particulier autour des parcs nationaux de Gombe Stream et Mahale.
Plus au sud, le lac Nyasa/Malawi borde la région de Ruvuma et les Southern Highlands. Il est célèbre pour la diversité inégalée de ses cichlidés (plus de 1 000 espèces), et une partie de ses rives est classée en parc national côté malawite, inscrit au patrimoine mondial.
Outre ces trois géants, de nombreux lacs plus petits couvrent la Géographie du pays en Tanzanie : lacs Natron et Eyasi (salés, endoréiques), Manyara (soda, inscrit dans un parc national), Rukwa (endoreïc, alcalin), Jipe, Babati, Chala, Burigi ou Balangida. Leur fonctionnement hydrologique est étroitement lié au Rift et à la variabilité des pluies.
Des fleuves tournés vers trois océans
La singularité de la Géographie du pays en Tanzanie tient aussi au fait que ses cours d’eau alimentent trois grands systèmes fluviaux africains : celui du Nil, celui du Congo et celui du Zambèze, en plus des fleuves côtiers qui se jettent directement dans l’océan Indien.
Plusieurs grands bassins se superposent :
La Tanzanie est drainée par quatre principaux systèmes fluviaux, chacun s’écoulant vers une destination distincte. À l’est, plusieurs fleuves côtiers (Pangani, Wami, Ruvu, Rufiji, Matandu, Mbwemkuru, Ruvuma) se jettent directement dans l’océan Indien. Au nord, des rivières, dont la Kagera (considérée comme une source lointaine du Nil Blanc), alimentent le lac Victoria et donc le bassin du Nil. À l’ouest, des cours d’eau comme le Malagarasi et le Kalambo se déversent dans le lac Tanganyika, dont les eaux rejoignent ensuite le fleuve Congo via la Lukuga. Au sud-ouest enfin, des affluents alimentent le lac Nyasa (Malawi), dont l’émissaire, le Shire, conduit les eaux vers le Zambèze.
Parmi ces cours d’eau, certains jouent un rôle d’ossature géographique :
– le Rufiji, plus grand fleuve entièrement tanzanien, long d’environ 600 km, traverse le sud du pays jusqu’à l’océan. Son delta accueille la plus vaste mangrove d’Afrique de l’Est et ses affluents (Kilombero, Luwegu, Great Ruaha) drainent une large part du plateau central ;
– le Ruvuma, long d’environ 800 km, forme une portion de la frontière avec le Mozambique et illustre l’importance des fleuves frontaliers. Son bassin fait l’objet d’une gestion conjointe via des autorités de bassin ;
– le Pangani et le Ruvu alimentent l’approvisionnement en eau des zones densément peuplées du nord‑est et de la côte, notamment pour Dar es Salaam.
La Géographie du pays en Tanzanie est ainsi un maillage complexe de bassins versants, où l’eau douce est abondante à l’échelle nationale (environ 96 km³ de ressources renouvelables), mais distribuée de façon inéquale dans l’espace et le temps.
Climat : un tropical modulé par l’altitude et le relief
La position du pays juste au sud de l’équateur lui confère un climat globalement tropical. Cependant, la Géographie du pays en Tanzanie montre combien ce schéma simple se nuance dès que l’on tient compte de l’altitude, du relief et de la position par rapport aux grands lacs et à l’océan.
Grands types de climats
Les spécialistes distinguent quatre grandes zones climatiques :
– une plaine côtière chaude et humide, du littoral continental à l’archipel de Zanzibar ;
– un plateau central semi‑aride, chaud et sec une grande partie de l’année ;
– des régions lacustres à forte pluviométrie autour des lacs Victoria, Tanganyika et Nyasa ;
– des hautes terres tempérées dans les montagnes du nord et du sud.
Selon la classification de Köppen‑Geiger, environ 84 % du territoire se trouvent en climat tropical de savane (Aw), 6,9 % en climat semi‑aride (BS) et 9 % en climat subtropical de haute altitude à hiver sec (Cw). En pratique, la plupart des habitants vivent donc en milieu de savane tropicale, avec une saison humide et une saison sèche bien marquées.
Températures : la loi de l’altitude
Les températures moyennes restent relativement stables au fil des mois du fait de la faible amplitude saisonnière propre aux régions proches de l’équateur. La variation se fait plutôt selon l’altitude et la saison des pluies.
Dans les régions d’Arusha, Mbeya, Iringa, sur le plateau de Kitulo et dans les Crater Highlands, les températures varient généralement entre 10 et 20 °C. Les journées y sont agréablement tempérées, tandis que les nuits sont fraîches, pouvant être froides durant l’hiver austral.
Sur le reste du territoire, les moyennes descendent rarement en dessous de 20 °C. La période la plus chaude, de novembre à février, présente des valeurs typiques de 25 à 31 °C, avec un maximum moyen autour de 30 °C entre novembre et mars. La saison la plus fraîche, de mai à août, voit les moyennes chuter vers 15 à 20 °C, avec un minimum moyen d’environ 21 °C de juin à octobre.
Les contrastes sont nets entre :
La Tanzanie présente une grande diversité climatique, influencée par son relief et sa géographie.
Températures autour de 26°C en moyenne, avec une humidité souvent comprise entre 50 et 80%.
Climat plus sec avec une chaleur marquée en saison sèche, mais des nuits pouvant être fraîches.
Forêts de nuages, landes alpines et, au sommet du Kilimandjaro, un climat de type polaire.
Les pluies : un pays à deux régimes
La Géographie du pays en Tanzanie est divisée en deux grands régimes pluviométriques, suivant le va-et-vient de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) au-dessus de l’Afrique de l’Est.
Dans le nord et l’est, de la région du lac Victoria jusqu’à la côte, le climat est dit bimodal : deux saisons pluvieuses rythment l’année.
– les « petites pluies », ou Vuli, tombent d’octobre à décembre ;
– les « grandes pluies », ou Masika, s’étendent de mars à mai, avec les précipitations les plus intenses.
Dans le sud, le centre et l’ouest, le régime est unimodal, avec une seule saison des pluies, le Musumi, de novembre à avril ou mai, suivie d’une longue saison sèche.
En moyenne, le pays reçoit environ 1 071 mm de pluie par an, mais les disparités régionales sont très fortes : moins de 500 mm par an dans certaines zones du plateau central et de la steppe masaï, plus de 2 500 mm sur certaines pentes exposées des Southern Highlands ou du pourtour du lac Nyasa. La côte reçoit généralement entre 1 000 et 1 500 mm, Zanzibar pouvant dépasser 1 600 à 1 900 mm annuels selon les îles.
Une mosaïque d’écosystèmes et de sols
La Géographie du pays en Tanzanie fait coexister savanes, forêts, montagnes, zones humides, lacs alcalins, récifs coralliens et mangroves, ce qui en fait un véritable laboratoire de biodiversité.
Biomes terrestres : des savanes aux forêts de montagne
Les savanes herbeuses et arbustives dominent le paysage, en particulier sur le plateau central et une partie des basses terres. C’est le royaume des acacias, baobabs, termitières géantes, zèbres, gnous, éléphants, lions, léopards et autres espèces emblématiques que l’on retrouve dans le Serengeti, Ruaha, Tarangire ou Selous.
Les miombo woodlands, formations boisées à Brachystegia et autres légumineuses, recouvrent de vastes surfaces des régions occidental et méridionale. Elles jouent un rôle crucial pour les communautés rurales (bois de feu, charbon, pâturages) mais subissent une pression croissante.
Les forêts des massifs des Eastern Arc et des Southern Highlands en Tanzanie illustrent une biodiversité remarquable avec de nombreuses espèces endémiques. On y trouve notamment des primates comme les colobes, les mangabeys et les chimpanzés (parc national de Gombe et de Mahale), ainsi qu’une avifaune unique et une flore caractéristique telle que des orchidées, des lobélies géantes et des séneçons arborescents.
Sur le Kilimandjaro, la Géographie du pays en Tanzanie donne à voir, le long d’un même versant, une succession quasi pédagogique de zones écologiques : savane sèche au pied, forêt tropicale de montagne entre 1 800 et 2 800 m, lande et steppe d’altitude au‑delà, désert froid entre 4 000 et 5 000 m, et enfin un sommet à climat de haute montagne glaciaire, jadis recouvert d’une puissante calotte de glace aujourd’hui en recul spectaculaire.
Le littoral, lui, aligne des mangroves, des plages sableuses et des forêts littorales, tandis que les récifs coralliens au large des côtes de Pwani, Tanga, Lindi, Mtwara et de Zanzibar abritent une faune marine variée : tortues, dauphins, requins-baleines, raies mantas, poissons récifaux.
Sols et potentialités agricoles
Les sols tanzaniens reflètent cette diversité. Les zones volcaniques du nord (Arusha, Kilimanjaro) et du sud‑ouest (Mbeya, plateau de Kitulo) disposent de sols profonds et fertiles, particulièrement favorables aux cultures intensives (café, bananeraies, horticulture). Le littoral repose sur des sables légers, souvent pauvres et acides, adaptés aux cultures de cocotier, manioc ou cashew.
| Grande zone pédologique | Localisation principale | Caractéristiques agronomiques principales |
|---|---|---|
| Sols volcaniques | Kilimanjaro, Arusha, Southern Highlands | Très fertiles, adaptés aux cultures intensives |
| Sols sableux légers | Bande côtière, Pwani, Tanga, Lindi, Mtwara | Drainants, souvent pauvres, sensibles à la sécheresse |
| Sols granitiques/gneissiques | Centre et ouest (Mwanza, Tabora, Singida) | Fertilité variable, sujets à l’érosion |
| Sols rouges du plateau central | Dodoma, Singida, Morogoro intérieur | Bon potentiel sous bonne gestion, mais vulnérables à la dégradation |
| Sols ferrallitiques (ironstone) | Extrême ouest (Kagera, Kigoma, Sumbawanga) | Difficiles à travailler, moins adaptés sans intrants |
| Vertisols noirs (mbuga) | Dépressions et plaines inondables diverses | Très fertiles mais difficiles en saison des pluies |
Le potentiel agricole est considérable : environ 44 millions d’hectares seraient aptes à l’agriculture, mais seulement un peu plus de 10 millions sont effectivement cultivés, soit à peine 23 %. L’irrigation reste limitée : à peine 0,4 million d’hectares bénéficient d’ouvrages modernes, contre un potentiel estimé à près de 29,4 millions d’hectares. En pratique, l’agriculture est majoritairement pluviale, fortement exposée aux aléas climatiques.
Près de la moitié des terres étaient déjà considérées comme dégradées en 2012.
Une puissance agricole structurée par l’espace rural
La Géographie du pays en Tanzanie reste largement rurale. Plus de 70 % des habitants vivent à la campagne, et l’agriculture constitue le pilier de l’économie, représentant autour de 27 à 29 % du PIB, 75 % des exportations et 75 % de l’emploi.
Un espace rural dominant
Sur les 94,5 millions d’hectares de terres, près de 886 550 km² sont classés comme ruraux, contre à peine 3 400 km² d’espaces urbains. La densité de population varie énormément, de 1 habitant/km² dans certaines zones arides à plus de 50 hab./km² dans les hautes terres agricoles, et plus de 3 000 hab./km² dans la région métropolitaine de Dar es Salaam.
Le nombre de petites exploitations agricoles, cultivées par 19 millions de personnes, domine le secteur agricole du pays.
| Indicateur agricole clé | Valeur approximative |
|---|---|
| Part de l’agriculture dans le PIB | 27–29 % |
| Part dans les exportations | ≈ 75 % |
| Emploi agricole | ≈ 75 % de la population active |
| Exploitations familiales | 3,7 millions |
| Surface moyenne d’une petite exploitation | 0,9 – 3 ha |
| Superficie cultivée | ≈ 10,1 millions ha |
| Femmes dans la main‑d’œuvre agricole | Majoritaires |
Les systèmes de production sont très diversifiés selon les agro‑écosystèmes : café‑bananier et horticulture dans les zones volcaniques d’altitude (Kilimanjaro, Arusha, Kagera), maïs‑légumineuses dans de vastes portions du plateau, systèmes riz‑canne à sucre dans les plaines irriguées, cultures de plantation (thé, café, cashew, coton, sisal) dans des ceintures spécialisées, pastoralisme et agro‑pastoralisme dans les zones semi‑arides de Dodoma, Singida ou la steppe masaï.
Cultures et dynamiques spatiales
Les cultures vivrières dominent l’occupation des terres cultivées : environ 85 % des surfaces agricoles annuelles sont consacrées à l’alimentation du pays.
Production de maïs en tonnes en 2018, la culture la plus importante parmi les cultures de base listées.
Côté cultures de rente, la carte agricole met en scène le café (dans les hautes terres humides), le coton (zones lacustres et Sukumaland), le cashew (basse côte méridionale), le tabac, le sisal, le thé, les clous de girofle (Zanzibar et Pemba), ainsi que les cultures horticoles, oléagineuses, d’épices et de fleurs.
Cette organisation spatiale, très liée à la Géographie du pays en Tanzanie, conditionne les flux commerciaux internes (maïs et riz des plaines intérieures vers les villes côtières, café et thé d’altitude exportés par les ports, etc.) et influence les vulnérabilités régionales face aux sécheresses, inondations ou variations des cours mondiaux.
Une biodiversité d’exception protégée par un vaste réseau d’aires naturelles
La Géographie du pays en Tanzanie se double d’un des plus impressionnants systèmes d’aires protégées au monde. Environ un tiers du territoire national bénéficie d’un statut de protection, et près de 44 % des terres seraient classées au titre de la conservation de la faune et de la flore.
Un maillage de parcs, réserves et zones marines
Le pays compte 21 à 22 parcs nationaux selon les sources, de nombreuses réserves de chasse, des aires de conservation, des réserves forestières, et plusieurs parcs marins et réserves côtières. L’ensemble représente plus de 361 000 km² d’aires terrestres protégées et plus de 7 000 km² en milieu marin.
| Type d’aire protégée | Superficie approximative | Part du territoire |
|---|---|---|
| Parcs nationaux (21–22) | ≈ 99 300 km² | ≈ 15 % des terres |
| Aires terrestres protégées totales | ≈ 361 600 km² | ≈ 38 % des terres |
| Aires marines protégées | ≈ 7 300 km² | ≈ 3 % des eaux territoriales |
Ce réseau inclut quatre sites naturels inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : Serengeti, Ngorongoro, Selous (dont une large partie constitue aujourd’hui le parc national Nyerere) et le parc du Kilimandjaro.
La Tanzanie possède un réseau étendu de parcs nationaux et d’aires marines qui représentent tous les écosystèmes du pays : savanes (Serengeti, Tarangire), forêts (Gombe, Mahale), montagnes (Ngorongoro, Arusha), lacs (Manyara, Rubondo) et zones marines (Mafia Island, Menai Bay à Zanzibar). Cette diversité inclut également des parcs moins connus comme Ruaha, Katavi, Mikumi, Udzungwa, Saadani, Burigi-Chato, Mkomazi, Saanane et Nyerere.
Une biodiversité sous pression
La richesse biologique est considérable : le pays abriterait au moins 14 500 espèces recensées, dont une part importante de plantes (54 % des espèces identifiées), plus d’un tiers des espèces végétales africaines, et près de 20 % des grands mammifères du continent. Des espèces emblématiques comme le renard volant de Pemba, certains colobes rouges des Udzungwa ou de nombreuses espèces de cichlidés lacustres sont endémiques.
La biodiversité est gravement menacée, avec 49 espèces d’oiseaux, 40 de mammifères, 176 de poissons et 631 de plantes supérieures classées comme étant en danger. Les principales pressions sont la déforestation, la conversion agricole non durable, le braconnage, les espèces invasives, la pollution, la dégradation des bassins versants et les effets du changement climatique, incluant la modification des régimes de pluie, le réchauffement des eaux et le recul des glaciers du Kilimandjaro.
Face à ces défis, la Tanzanie s’est engagée dans plusieurs initiatives internationales (Convention sur la diversité biologique, Ramsar, CITES, climat, désertification) et s’est donné pour objectif, dans le cadre du programme de neutralité en matière de dégradation des terres, de restaurer plus de 5,2 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées.
Une géographie humaine contrastée et en forte croissance
La Géographie du pays en Tanzanie se lit aussi dans ses chiffres démographiques. Avec plus de 60 millions d’habitants lors du recensement de 2022, et des projections dépassant déjà les 70 millions pour le milieu des années 2020, le pays est le plus peuplé du monde situé entièrement au sud de l’équateur, et le 5ᵉ d’Afrique.
Une répartition très inégale
Malgré sa vaste superficie, la population tanzanienne se concentre dans quelques zones : régions côtières, pourtour du lac Victoria, hautes terres fertiles du nord (Arusha, Kilimanjaro) et du sud‑ouest (Mbeya, Iringa). Le plateau central et certaines zones arides restent largement sous‑peuplés.
C’est la densité de population en habitants par km² dans la métropole de Dar es Salaam, la plus élevée de Tanzanie.
Le pays s’urbanise rapidement : près de 35 à 40 % de la population vivrait désormais en ville, contre plus de 90 % en milieu rural dans les années 1960. Dar es Salaam, Mwanza, Arusha, Dodoma, Mbeya, Morogoro, Tanga et Zanzibar City figurent parmi les principaux centres urbains, même si l’essentiel du territoire reste façonné par les paysages ruraux.
Une population jeune et en expansion
La structure par âge montre une population très jeune : plus de 42 à 45 % des habitants ont moins de 15 ans, la médiane d’âge se situant autour de 17 à 18 ans. La fécondité demeure élevée (environ 4,5 enfants par femme), bien qu’en baisse par rapport aux niveaux des années 1960, où elle dépassait 7 enfants par femme.
La géographie de la Tanzanie est en pleine transformation sous l’effet combiné de la croissance démographique, de l’urbanisation, des migrations internes et de la diversification économique (tourisme, mines, gaz naturel, industrie). Cette dynamique amplifie les pressions sur les ressources naturelles et les infrastructures, notamment sur les terres, les forêts, l’eau et les systèmes urbains.
Entre ressources naturelles et risques environnementaux
La Géographie du pays en Tanzanie s’accompagne d’un sous-sol riche : hydropower, charbon, or, diamants, tanzanite, phosphates, fer, nickel, gaz naturel (Songo Songo, Mnazi Bay), pétrole offshore, sans oublier des rentes forestières importantes. Ces ressources contribuent à plus de 7 % du PIB via les « natural resources rents », principalement par les forêts et l’extraction minière.
Mais les atouts naturels s’accompagnent de vulnérabilités marquées :
La région est confrontée à un ensemble de risques naturels et de dégradations environnementales : inondations sur le plateau central en saison des pluies, sécheresses répétées dans les zones semi-arides affectant l’agriculture et l’élevage, un risque volcanique limité autour de l’Ol Doinyo Lengai et du Meru, ainsi que l’érosion des sols, la désertification et la salinisation de certaines zones irriguées. La dégradation des écosystèmes côtiers (récifs coralliens et mangroves) expose également les littoraux à l’érosion et aux tempêtes.
La Géographie du pays en Tanzanie se situe donc au cœur d’une tension : d’un côté, une diversité d’écosystèmes et de ressources qui en font un territoire clé pour le développement économique et la conservation mondiale ; de l’autre, des pressions démographiques, foncières et climatiques qui fragilisent son équilibre écologique.
Une géographie en mouvement
Au terme de ce parcours, la Géographie du pays en Tanzanie apparaît comme un système en mouvement permanent. Le Kilimandjaro perd ses glaciers sous l’effet du réchauffement, la savane du Serengeti reste le théâtre d’une migration annuelle de plus de 1,5 million de gnous et zèbres, les mangroves du Rufiji amortissent les chocs climatiques, les hauts plateaux du Mbeya se densifient sous la poussée démographique, et les villes côtières s’étendent le long d’un littoral déjà vulnérable à la montée des eaux.
Pour inscrire sa géographie dans une trajectoire durable, la Tanzanie agit sur plusieurs leviers : les choix d’aménagement, de protection et d’utilisation des terres, la gestion des bassins versants, le développement de l’irrigation et une urbanisation maîtrisée. Le pays a déjà commencé à mettre en œuvre ces orientations à travers des politiques foncières, des plans d’action contre la désertification, des programmes de développement agricole et d’importants efforts de conservation.
Reste à savoir comment cette Géographie du pays en Tanzanie, à la fois force et fragilité, sera négociée par les générations futures, et si le pays parviendra à concilier croissance démographique, valorisation de ses ressources naturelles et préservation des paysages qui font aujourd’hui sa singularité au sein du continent africain.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et découvrir l’Afrique de l’Est, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tanzanie, Île Maurice, Émirats, Portugal), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tanzanie pour son régime d’imposition avantageux pour les non‑résidents, son coût de vie nettement inférieur à la France (Dar es Salaam beaucoup moins chère que Paris), et ses opportunités d’investissement immobilier et touristique (locations saisonnières à Zanzibar, projets hôteliers, safaris). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence (visa long séjour, permis de résidence), détachement ou affiliation à une couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, agent immobilier, comptable anglophone) et intégration patrimoniale globale.
Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.
Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.
Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.