Le coût de la vie en Tanzanie pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Tanzanie pour y travailler, entreprendre ou télétravailler fait de plus en plus rêver. Entre plages de l’océan Indien, parcs nationaux mythiques et ambiance urbaine bouillonnante à Dar es Salaam, le pays attire une nouvelle génération d’expatriés. Mais derrière la carte postale, une question domine : combien cela coûte-t-il vraiment de vivre en Tanzanie pour un étranger, seul ou en famille ?

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Le coût de la vie en Thaïlande, logement compris, est en moyenne inférieur de 63 % à celui des États‑Unis.

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Comprendre le niveau général des prix

Pour se situer, la Tanzanie figure au 145ᵉ rang sur 197 pays en termes de coût de la vie, bien en dessous de la moyenne mondiale. Le coût moyen pour une personne seule, logement inclus, tourne autour de 709 $ par mois, et environ 1 806 $ pour une famille de quatre. Sans loyer, on descend à 393 $ pour une personne et 1 315 $ pour une famille.

En équivalent local, certaines estimations parlent de 1,98 million de shillings tanzaniens (TSh) par mois pour une personne seule, et un peu plus de 5,17 millions TSh pour une famille de quatre. Ces montants correspondent à un mode de vie « confortable local + quelques standards expats » dans une grande ville.

Bon à savoir :

Le salaire net mensuel local moyen est d’environ 229 $, soit 94 % de moins qu’aux États-Unis. Le coût de la vie représente environ 3,1 fois ce salaire, créant une forte pression sur la classe moyenne locale. Un expatrié payé en devise étrangère peut donc se sentir rapidement à l’aise.

Un expatrié qui vise un niveau de vie de classe moyenne supérieure peut compter qu’environ 12 000 $ par an (environ 1 000 $ par mois) suffisent pour bien vivre seul en Tanzanie, à condition de ne pas viser les écoles internationales haut de gamme ni les villas les plus luxueuses.

Logement : le poste qui fait toute la différence

Le logement est l’élément qui creuse le plus les écarts entre expatriés. On trouve en Tanzanie pour aussi bien des studios simples à 150 $ que des villas de standing à plus de 3 000 $ par mois.

L’écart entre grandes villes, îles touristiques et villes secondaires

Les grandes villes structurent le marché :

Dar es Salaam domine largement le marché locatif, avec de forts contrastes entre quartiers.

Zanzibar a un profil très touristique, avec une forte prime sur les logements de courte durée, surtout en bord de mer.

– Arusha, Dodoma, Mwanza ou Moshi restent en moyenne 30–40 % moins chères que Dar es Salaam pour les loyers classiques.

– Les centres régionaux et petites villes constituent les marchés les plus abordables.

Exemple :

À l’intérieur de la Tanzanie, les écarts avec les métropoles d’Afrique de l’Est sont significatifs : vivre à Dar es Salaam coûte environ 17 % de moins qu’à Nairobi, et Zanzibar environ 13 % de moins que la capitale kényane. Par rapport à certaines villes européennes, comme Aarau en Suisse, Dar es Salaam peut être jusqu’à 45 % moins chère.

Fourchettes de loyers pour les appartements

Sur l’ensemble du pays, on retrouve des fourchettes assez stables, qui servent de repères utiles à un expat qui arrive.

Type de logementLocalisationFourchette indicative (USD / mois)
StudioCentre de Dar es Salaam300 – 350
StudioBanlieue de Dar es Salaam200 – 275
1 chambreCentre (Tanzanie, toutes villes)300 – 600
1 chambreHors centre150 – 350
2 chambresQuartiers prime à Dar700 – 900
2 chambresQuartiers standard à Dar500 – 650
3 chambresVille, centre (Tanzanie)700 – 1 500
3 chambresHors centre (Tanzanie)400 – 800

En pratique, les moyennes se situent vers 372 $ pour un 1‑chambre en centre‑ville, et 866 $ pour un 3‑chambres en centre. Les versions « économiques » tournent plutôt autour de 191 $ (1‑chambre) et 439 $ (3‑chambres).

Un témoignage d’expatriée à Dar es Salaam illustre cette réalité : elle a commencé dans un studio Airbnb à 300–400 $ par mois, puis a trouvé un luxueux 3‑chambres en front de mer avec piscine à 600 $ en 2020, passé autour de 800 $ quelques années plus tard. On voit là l’effet d’une montée des loyers : globalement, les prix locatifs ont augmenté de 20–23 % depuis 2020, avec une progression d’environ 7 % par an sur 2024‑2025.

Villas, maisons individuelles et standing expat

Pour les familles ou cadres qui recherchent jardin, sécurité et confort occidental, il faut changer d’échelle. À Dar es Salaam, certains quartiers premium concentrent la clientèle expatriée : Masaki, Oyster Bay, Upanga, Msasani. On y trouve :

Loyers mensuels à Maurice

Aperçu des fourchettes de loyers pour différents types de logements à l’île Maurice, en dollars américains.

Villas et maisons (quartiers prime)

Loyer mensuel entre 1 200 et 2 000 $.

Appartements 3 chambres (banlieue)

Loyer mensuel entre 1 200 et 2 000 $.

Villas de luxe

Loyer mensuel entre 2 000 et 3 200 $.

Villas de luxe en front de mer

Loyer mensuel entre 2 800 et 3 200 $.

Les expatriés salariés par des multinationales, ONG ou organismes internationaux paient souvent dans une fourchette de 1 000 à 3 000 $ de loyer mensuel, prise en partie en charge par leur employeur. Les professionnels locaux aisés restent plutôt entre 350 et 700 $, et les étudiants autour de 300–450 $.

À l’autre extrémité du spectre, un logement très basique en banlieue de Dar peut descendre à 150 $ par mois. Pour un expat solo peu exigeant, vivre dans un quartier plus « local » permet de réduire fortement le budget.

Loyers au mètre carré : à quoi s’attendre ?

Pour les profils investisseurs et pour comparer à d’autres pays, les loyers s’expriment aussi au mètre carré.

Type / zoneLoyer mensuel (USD / m²)
Appart. centre Dar es Salaam10 – 27
Appart. banlieue Dar es Salaam8 – 21
Appart. centre Zanzibar25 – 35
Appart. villes secondaires6 – 15
Immeubles mixtes centres régionaux4 – 10
Locaux commerciaux prime15 – 25
Bureaux commerciaux banlieue8 – 15

En résumé, un 80 m² en centre de Dar coûtera typiquement entre 800 et 2 000 $, selon le standing et l’état du marché. À Zanzibar, la prime touristique renchérit nettement le mètre carré en plein centre.

Charges, factures et frais annexes : un poste à ne pas sous‑estimer

Beaucoup de nouveaux arrivants surestiment le coût du loyer… et sous‑estiment les charges. Or, en Tanzanie pour, l’électricité, l’eau, Internet et les frais de gestion peuvent ajouter 25 à 35 % au loyer de base.

Électricité, eau, gaz : combien prévoir ?

Les estimations convergent sur quelques repères simples :

– Pour un appartement d’environ 85 m², les charges de base (électricité, eau, ordures, parfois gaz) tournent autour de 55–65 $ par mois dans les scénarios moyens.

– La facture d’un foyer seul est souvent estimée autour de 50 $, celle d’une famille plutôt 70–80 $.

– À Dar es Salaam, un couple dans un 2‑chambres climatisé peut payer 80 $ et plus d’électricité, la clim étant le poste le plus énergivore.

– Dans une grande villa de 4 chambres avec générateur, on dépasse facilement les 400 $ par mois en combinant électricité réseau et diesel.

À l’inverse, dans des villes plus fraîches comme Moshi ou dans des logements simples sans climatisation, certains ménages rapportent des factures combinées (électricité, gaz, eau) autour de 15 $ mensuels.

Internet et téléphonie : la vraie facture de la vie connectée

Si la data reste bon marché comparée à l’Occident, une consommation intensive (télétravail, streaming, famille connectée) peut vite gonfler la note.

38–40

Il s’agit du coût mensuel moyen observé pour un abonnement internet fixe (fibre ou ADSL) avec un débit d’environ 50–60 Mbps et des données illimitées.

Certaines familles expatriées à Dar es Salaam rapportent des factures mobiles élevées : jusqu’à 120 $ par mois en utilisant essentiellement des forfaits data sur téléphone et partage de connexion plutôt qu’un routeur fixe. D’autres préfèrent un gros forfait internet domestique, parfois facturé près de 350 000 TSh (environ 150 $) pour un volume de plus de 160 Go.

Frais de copropriété, gestion, assurance : le cas des résidences modernes

Les appartements récents avec services (sécurité, gardiennage, piscine, salle de sport, générateur) s’accompagnent de frais souvent sous-estimés.

Astuce :

Lors de l’investissement locatif, prévoyez des frais mensuels et annuels : frais de maintenance (20-80 $/mois, jusqu’à 120 $ pour le luxe), charges de copropriété (200-600 $/mois en résidences haut de gamme), assistance gestion (5-10 % du loyer annuel) et assurance habitation (80-200 $/an selon la couverture).

Imaginons un expat qui loue un appartement à 600 $ mensuels dans une résidence avec services. Une fois ajoutés Internet (40 $), les charges (70 $), les frais de maintenance (60 $) et quelques taxes locales, la facture globale peut approcher 780–800 $ par mois. Ce n’est pas anecdotique : dans beaucoup de cas, ces frais représentent 25 à 35 % du loyer de base.

Taxation des loyers (si vous achetez ou investissez)

Pour ceux qui envisagent d’acheter un bien pour le louer, ou de sous‑louer leur logement, la fiscalité est également à intégrer :

– Un prélèvement à la source de 10 % s’applique sur les revenus locatifs bruts.

– Des taxes et frais réduisent généralement le revenu locatif net de 2–4 % pour le résidentiel et 3–6 % pour le commercial.

– Les locations de courte durée de type touristique supportent une taxe assimilée à une « taxe hôtelière » de 1,5 à 5 % du chiffre d’affaires.

– La TVA à 16 % touche les prestations de gestion, plateformes et certains services associés.

Pour un expat locataire, ces taxes sont rarement facturées explicitement, mais se reflètent dans le niveau de loyer ou des charges.

Acheter un bien en tant qu’expatrié : coûts, contraintes et rendement

La Tanzanie pour attire de plus en plus d’investisseurs, y compris parmi les expatriés déjà installés. Le marché immobilier est en hausse, avec une appréciation des prix estimée à 20–23 % ces cinq dernières années à Dar es Salaam. Mais il faut bien comprendre le cadre légal : la propriété foncière est très encadrée, et les étrangers ne peuvent pas posséder directement le sol, seulement des droits d’occupation (leases) de longue durée, jusqu’à 99 ans.

Prix au mètre carré : Dar es Salaam vs Zanzibar

Les prix sont très variables selon la ville et le quartier, mais les ordres de grandeur suivants donnent une bonne idée.

Zone / quartierPrix d’achat (USD / m²)
Dar es Salaam – fourchette globale600 – 1 800
Dar – Masaki / Oyster Bay1 400 – 1 800
Dar – Upanga1 000 – 1 400
Dar – City Center~1 200
Dar – Mikocheni / Sinza800 – 1 200
Dar – Mbezi Beach~625
Dar – Kigamboni600 – 1 000
Zanzibar City Center~3 700
Moyenne appart. centre (Tanzanie)~1 321
Maison en banlieue, moyenne~3 950

Zanzibar illustre le poids du tourisme international : un mètre carré en centre de Stone Town peut dépasser 3 700 $, soit deux à trois fois plus que dans les meilleurs quartiers de Dar es Salaam.

Coûts d’acquisition : bien au‑delà du prix affiché

Au prix affiché du bien, il faut ajouter toute une série de frais qui portent le coût total de transaction à +9 à +14 % environ :

Commission d’agent : 5 à 10 %,

Frais de notaire : 3 %,

Droit de timbre : 1 %,

Frais d’enregistrement : 0,25 %,

Honoraires juridiques : 1 à 2 %,

Évaluation professionnelle : ~0,1 %.

Attention :

Pour un appartement à 100 000 $, le coût final, incluant les frais annexes, se situe généralement entre 109 000 et 114 000 $. À cela, il faut ajouter un budget de 2 000 à 8 000 $ pour l’ameublement initial nécessaire afin de rendre le logement habitable selon les standards expatriés, en plus d’éventuels travaux.

Rendement locatif : des chiffres séduisants mais variables

Les rendements bruts annoncés en Tanzanie pour sont attractifs : entre 5 % et 12 % selon le type de bien et l’usage (résidentiel vs saisonnier). En net, après charges et impôts, la fourchette se situe généralement entre 4 et 9 %.

Les données disponibles montrent par exemple :

9–10

Le rendement brut moyen récent des locations courte durée en zone côtière et d’affaires en Tanzanie.

Certains quartiers se démarquent :

Localisation / typeRendement net estimé
Masaki / Oyster Bay (2–3 BR)5 – 7 %
Mikocheni / Sinza (2 BR)6 – 9 %
Mbezi Beach (maison 3 BR)6 – 8 %
Upanga (1–2 BR)5 – 8 %
Kigamboni (studio / 1 BR)7 – 9 %
Dar City Center (studio)6 – 8 %
Zanzibar City (2 BR touristique)8 – 12 %

Pour un expatrié qui envisage d’acheter son propre logement, ces chiffres signifient qu’en cas de départ, une mise en location peut générer un revenu correct, à condition de bien gérer le taux d’occupation. Les résidences bien situées et correctement gérées atteignent 85–90 % d’occupation sur l’année, quand la moyenne des appartements centraux oscille parfois avec des vacants de 15–20 %.

La contrainte majeure reste le financement : les taux de crédit hypothécaire sont élevés (autour de 15–17 % par an pour les locaux, parfois plus de 17,5 % sur 20 ans). La plupart des banques demandent en outre un apport conséquent pour les étrangers, et la structure juridique (droit d’occupation, sociétés locales) exige un bon accompagnement juridique.

Se nourrir en Tanzaniepour : abordable, à condition d’éviter la dépendance aux importations

L’alimentation est souvent l’un des points positifs évoqués par les expatriés : beaucoup de produits de base sont bon marché, surtout sur les marchés locaux, et la cuisine tanzanienne à base de riz, ugali, haricots, légumes et volailles reste très abordable.

Budget mensuel nourriture : repères pour un expat

Les données agrégées donnent des fourchettes assez claires pour une personne seule :

– En achetant principalement sur les marchés locaux : 80 à 150 $ par mois.

– En se fournissant surtout dans les supermarchés : 120 à 250 $ par mois.

– Les estimations moyennes « expat classique » tournent autour de 100 à 235 $ pour une personne, et 618 $ pour une famille de quatre.

100

Budget mensuel en dollars d’une expatriée pour sa nourriture personnelle à Dar es Salaam, en cuisinant principalement avec des produits locaux.

Prix des produits de base : du marché au supermarché

Pour se faire une idée concrète, voici quelques prix moyens récurrents, exprimés en dollars.

Produit (env. 1 kg ou équivalent)Prix moyen (USD)
Riz (1 kg)~1,08
Pommes de terre (1 kg)~0,94
Tomates (1 kg)~0,89
Oignons (1 kg)~1,37
Bananes (1 kg)~0,93
Oranges (1 kg)~1,06
Pommes (1 kg)~2,42
Œufs (12)~2,22
Lait (1 L)~1,15
Pain (0,5 kg)~0,84
Blanc de poulet (1 kg)~5,54
Bœuf (1 kg, morceau pour bifteck)~4,50
Fromage local (1 kg)~9,83

Les comparaisons internationales montrent des écarts spectaculaires : par rapport aux États‑Unis, le pain, le riz, la viande ou les produits laitiers sont souvent 50 à 80 % moins chers. En revanche, certains produits transformés ou très occidentalisés (céréales importées, fromages européens, chocolat de marque) peuvent être aussi chers, voire plus.

Dans un supermarché haut de gamme de Dar es Salaam, un pot de Nutella peut dépasser 8 800 TSh, un petit paquet de biscuits importés 7 500–10 000 TSh, une bouteille d’huile d’olive jusqu’à 41 000 TSh, quand l’huile de cuisson locale coûte beaucoup moins. Dans la durée, un expat qui privilégie les produits importés pour reproduire exactement son alimentation d’origine verra rapidement son budget grimper vers le haut de la fourchette (200–250 $ mensuels par personne).

Manger à l’extérieur : bon marché en local, raisonnable en mode « expat »

L’autre bonne surprise pour un étranger est le coût très accessible des repas au restaurant, à condition de ne pas multiplier les adresses ultra‑touristiques.

Coût de la restauration à Hô Chi Minh-Ville

Guide des prix moyens pour un repas, afin de vous aider à budgétiser vos dépenses quotidiennes pendant votre séjour.

Petit restaurant local

Un repas typique et savoureux vous coûtera entre 2 et 5 $.

Déjeuner en quartier d’affaires

Un menu simple pour le déjeuner est généralement autour de 3 à 3,5 $.

Fast-food international

Pour un repas dans une chaîne comme McDonald’s, comptez entre 7 et 9 $.

Restaurant moyen gamme (dîner)

Un dîner de 3 plats pour deux personnes se situe dans une fourchette de 20 à 40 $.

Restaurant occidental à la carte

Un repas par personne dans ce type d’établissement coûte entre 10 et 20 $.

Deux chiffres donnent une bonne idée de la différence avec un pays comme les États‑Unis : un repas « cheap » est en moyenne 86 % moins cher en Tanzanie, un dîner pour deux dans un restaurant de niveau moyen près de 72 % moins cher. Un cappuccino dans un café moderne coûte environ 2 $, très loin des tarifs nord‑américains.

En revanche, dans les zones très fréquentées par les expats (Masaki, Oyster Bay, Zanzibar, certains hôtels ou lodges de safari), les prix peuvent se rapprocher des standards internationaux, notamment pour l’alcool importé, les cocktails sinueux et les vins étrangers.

Transports : ultra‑abordables au quotidien, plus coûteux pour les voitures

Pour les déplacements urbains de base, la Tanzanie est l’un des pays les plus économiques que l’on puisse imaginer pour un expat.

Transports publics et petits trajets

Les transports en commun sont massivement utilisés par la population locale, et leurs tarifs restent extrêmement bas.

Ticket de bus local : environ 0,30 $ (quelques centaines de shillings), jusqu’à 0,70 $ sur certains trajets.

Abonnement mensuel transports en commun : autour de 15–16 $.

– Ces deux postes sont respectivement environ 88 et 87 % moins chers qu’aux États‑Unis.

Bon à savoir :

Les Bajaj (tricycles), pikipiki et boda boda (motos) sont des moyens de transport omniprésents et très bon marché. Un trajet court, par exemple pour aller au supermarché ou à l’école, coûte généralement entre 0,70 et 1 $ (parfois moins dans les villes secondaires). De nombreux expatriés les utilisent pour éviter les embouteillages et les difficultés de stationnement.

Les taxis « classiques » ou via application (équivalents de Bolt/Taxify) restent eux aussi très bon marché :

Prise en charge : environ 1–1,5 $.

Tarif au kilomètre : autour de 0,5 $.

Course de 8 km : l’ordre de grandeur de 13–14 $ est mentionné, mais dans la pratique des témoignages, les trajets de 30 minutes intra‑urbains coûtent plutôt 8 à 9 $.

Coût de l’essence et de la voiture personnelle

Le carburant, paradoxalement, est plus cher que dans certains pays occidentaux : autour de 1 à 1,2 $ le litre, soit environ 29 % plus cher que la moyenne américaine. Pour un conducteur qui fait beaucoup de kilomètres, ça pèse vite dans le budget.

42000000

Une Volkswagen Golf 1.4 TSI peut coûter plus de 42 millions de shillings en Tanzanie, illustrant le coût élevé de l’importation de véhicules.

Pour la majorité des expatriés, surtout en ville, il est souvent plus rationnel de compter sur les taxis, les services avec chauffeur et les transports en commun, à moins de devoir se déplacer régulièrement en dehors des zones urbanisées (où un 4×4 devient presque indispensable).

En moyenne, les données indiquent un budget transport de l’ordre de 100 $ par mois pour une personne seule, et environ 287 $ pour une famille de quatre (en combinant bus, taxis, essence, éventuellement location ponctuelle de véhicule).

Santé et assurance : poste stratégique pour les expatriés

Le système de santé tanzanien est en développement, mais reste en‑deçà des standards occidentaux et sud‑africains. Pour un expatrié, la question n’est pas de savoir s’il faut une assurance privée, mais laquelle et à quel niveau de couverture.

Coût des soins privés sur place

Les grandes villes (Dar es Salaam, Arusha, Moshi, Zanzibar) abritent des cliniques privées et des hôpitaux de bon niveau pour la médecine générale, certains examens et actes courants. Les prix, vus depuis l’Europe ou l’Amérique du Nord, semblent très modérés :

100 à 500

C’est le coût en dollars par jour d’une hospitalisation dans une clinique privée en Tanzanie, variant selon le niveau de l’établissement et les soins.

Globalement, les dépenses de santé sont évaluées comme environ 40 % plus faibles qu’au Kenya, et les assurances locales 35 % moins chères, mais la qualité varie fortement entre établissements.

Prix de l’assurance santé privée

Pour obtenir un accès facilité à ces structures et se couvrir en cas de problème grave, il est recommandé aux expatriés de souscrire une assurance santé privée, locale ou internationale. Les ordres de grandeur sont les suivants :

300

Le coût mensuel minimum d’une assurance santé internationale pour un expatrié seul, incluant couverture régionale ou mondiale et évacuation.

Les plans locaux type NHIF offrent une couverture de base, mais sont pensés en priorité pour les résidents tanzaniens. Beaucoup d’expats combinent donc une assurance locale pour les soins de routine et une couverture internationale pour les hospitalisations lourdes, évacuations et traitements spécialisés à l’étranger (Kenya, Afrique du Sud, voire Europe ou Moyen‑Orient).

Impact sur le budget mensuel

Pour un expatrié moyen, on peut retenir qu’un budget mensuel santé raisonnable se situera entre 70 $ (assurance modeste + consultations ponctuelles) et 300 $ (assurance internationale solide). Pour une famille avec enfants, ce poste peut facilement dépasser 400–500 $ mensuels si l’on vise un haut niveau de sécurité médicale.

Scolarité et garde d’enfants : le vrai choc pour les familles

Pour les familles expatriées, le coût de la vie en Tanzanie pour bascule dès qu’on aborde la question de l’éducation. Les écoles publiques locales sont gratuites ou quasi gratuites, mais leur niveau et leurs infrastructures ne correspondent généralement pas aux attentes des familles internationales. La quasi‑totalité des parents expats se tourne donc vers les écoles privées tanzaniennes ou, plus souvent encore, vers les écoles internationales.

Écoles internationales : un coût proche des standards mondiaux

Les chiffres sont sans appel :

15000

Le coût annuel maximum pour un enfant dans une école internationale en Tanzanie, avec des structures premium pouvant dépasser ce montant.

En moyenne, les bases de données de coût de la vie donnent pour une école primaire internationale une dépense de l’ordre de 7 800 à plus de 14 000 $ par an. Comparé aux États‑Unis, ces frais restent environ 65 % moins chers, mais ils représentent un montant colossal rapporté au coût de la vie locale.

400

C’est le montant mensuel fréquemment cité pour les frais de crèche ou maternelle privée, largement supérieur au salaire moyen local.

Effet sur un budget familial expat

Pour une famille de deux adultes et deux enfants scolarisés dans une école internationale de milieu de gamme, la scolarité seule peut facilement représenter 15 000 à 25 000 $ par an, soit 1 250 à plus de 2 000 $ par mois. C’est souvent plus que la totalité du coût de la vie « hors école » de la famille, ce qui explique pourquoi les packages d’expatriation incluent fréquemment une indemnité éducation.

Sans cette prise en charge par l’employeur, une famille doit recalculer son projet : soit choisir des écoles privées tanzaniennes moins chères (500 à 2 000 $ l’an, mais curriculums locaux), soit accepter de consacrer une large part du revenu à l’éducation.

Loisirs, sorties et style de vie : du low‑cost au luxe accessible

Sur la plupart des postes « style de vie », la Tanzaniepour reste très avantageuse pour un expat payé en devises fortes.

Quelques repères :

66-70

C’est le coût mensuel moyen d’un abonnement à une salle de sport en Ouganda, un poste parfois plus élevé qu’ailleurs pour un service équivalent.

Sur ces aspects, la vie est très agréable pour un expatrié qui sait mixer les adresses locales et quelques plaisirs « expats ». Il devient possible de sortir régulièrement, de faire du sport en club, voire de s’offrir des escapades safari ponctuelles sans pulvériser son budget global.

Budgets types : à combien revient vraiment une vie d’expat ?

En croisant les données chiffrées et les témoignages, on peut dégager trois grands profils de budgets pour une personne seule, puis pour une famille.

Pour une personne seule

On peut distinguer trois niveaux.

Niveau de vieBudget mensuel estimé (USD)Profil type
Budget serré500 – 800Chambre ou petit appart modeste, restos locaux, peu de loisirs
Confort « middle class »1 000 – 1 5001‑chambre correct, sorties régulières, assurance santé correcte
Style de vie « luxe »3 000+Grand appart ou villa, restos fréquents, safaris, voyages

Le chiffre de 1 000 $ par mois, régulièrement cité, permet par exemple de louer un 1‑chambre hors centre, de bien manger, de se déplacer aisément, et de payer une assurance santé locale correcte. À 1 500 $, on ajoute davantage de loisirs, éventuellement une voiture, un logement mieux situé, ou un début de constitution d’épargne.

Pour une famille de quatre

Les estimations globales (1 806 $ par mois, logement inclus) correspondent plutôt à une famille qui ne met pas les enfants en école internationale haut de gamme, ou qui vit dans une ville secondaire avec un niveau d’exigence modéré.

Exemple :

Pour une famille occidentale avec des enfants scolarisés dans une école internationale située dans une grande ville, un budget plus réaliste doit être envisagé. Ce budget doit prendre en compte les frais de scolarité élevés de ce type d’établissement, ainsi que le coût de la vie généralement plus important dans une grande métropole.

Logement (3‑chambres correct, hors top quartiers) : 700–1 500 $.

– Charges + Internet : 150–250 $.

– Nourriture : 500–700 $.

– Transports : 250–300 $.

– Santé (assurance + consultations) : 250–400 $.

École internationale (2 enfants, fourchette moyenne) : 1 500–2 000 $.

– Loisirs, vêtements, imprévus : 300–500 $.

On approche facilement 3 500 à 5 000 $ par mois pour un confort expat « complet ». La partie correspondant à l’école explique à elle seule la différence avec les 1 800 $ théoriques annoncés pour une famille « standardisée » dans les bases de données.

Comparer avec les pays voisins : la place de la Tanzaniepour en Afrique de l’Est

Les comparaisons avec le Kenya, voisin majeur, sont particulièrement parlantes. Selon les sources, les chiffres varient, mais plusieurs points se dégagent.

22,5

Le coût de la vie en Tanzanie, hors logement, peut être jusqu’à 22,5 % moins élevé qu’au Kenya selon certains paniers de consommation.

Pour un expatrié qui compare une offre de poste à Nairobi et une à Dar es Salaam, le différentiel de coût de la vie n’est donc pas colossal, mais la Tanzanie conserve un léger avantage financier hors scolarité. La forte stabilité politique et un coût de la vie plus bas que de nombreuses capitales africaines en font un choix cohérent pour qui veut rester en Afrique de l’Est.

En résumé : ce que doit vraiment anticiper un expatrié

Vivre en Tanzanie peut revenir très peu cher ou assez cher, selon ce que l’on met derrière le mot « confort ». Quelques constantes se dégagent toutefois.

Astuce :

Pour un célibataire, un budget mensuel de 1 000 à 1 500 $ permet un très bon niveau de vie, y compris à Dar es Salaam. Pour une famille, les coûts de base (logement, nourriture, transports, santé) sont maîtrisables, mais la scolarité internationale peut considérablement augmenter le budget. Les transports quotidiens sont bon marché, tandis que posséder une voiture (assurance, essence) représente un luxe relatif. Attention aux charges cachées : les factures d’électricité, générateur, climatisation et frais de copropriété peuvent majorer de 25 à 35 % le loyer annoncé. Les expatriés rémunérés en devise forte bénéficient d’un rapport avantageux, leur revenu étant souvent 4 à 5 fois supérieur au salaire local moyen, pour un coût de la vie inférieur à celui de leur pays d’origine.

En se renseignant en amont, en choisissant judicieusement sa ville, son quartier et son type d’école, un expatrié peut ainsi profiter d’un cadre de vie agréable, d’une population globalement accueillante et d’un coût quotidien raisonnable, tout en gardant une marge financière confortable. La Tanzanie n’est pas seulement une destination de safari : c’est aussi un pays où, pour qui sait arbitrer entre luxe importé et intégration locale, la qualité de vie peut être excellente pour un budget largement inférieur aux grandes capitales du Nord.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tanzanie, Maurice, Émirats, Géorgie), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tanzanie pour son régime fiscal globalement modéré, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie très inférieur à celui de la France (Dar es Salaam nettement moins chère que Paris) et des opportunités d’investissements locatifs (tourisme, safari, littoral). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, conventions France–Tanzanie), obtention d’un permis de séjour avec achat ou location longue durée de résidence principale, détachement CNAS/CPAM ou assurance santé privée internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable anglophone) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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