Voyager aux îles Salomon, ce chapelet de près de mille îles posé dans le Pacifique, ne ressemble à aucun autre déplacement. Ici, le bus est souvent une camionnette privée, le « bateau-bus » relie les villages mieux que la route, et l’avion sert à la fois de taxi collectif et d’ambulance en cas d’urgence. Pour un visiteur, comprendre comment fonctionne ce système très particulier est la clé pour se déplacer sans stress, sans se ruiner, et en restant en sécurité.
Les transports en commun dans cet archipel sont fortement conditionnés par le contexte géographique et climatique. Le pays, peu équipé en routes, dépend essentiellement des liaisons maritimes. Il est également vulnérable aux cyclones et aux inondations. Son réseau de transport est actuellement en cours de transformation progressive.
Comprendre le contexte : un archipel où le bateau est roi
Les îles Salomon comptent environ 994 îles, dont six grandes îles principales et des centaines de petites îles habitées. Près de 85 % de la population vit dans des zones rurales souvent isolées, parfois sans route, et la plupart des déplacements se font par mer.
Le réseau routier des Îles Salomon s’étend sur environ 1 360 à 1 523 kilomètres, dont seule une petite portion est goudronnée.
La comparaison entre routes, ports et aéroports montre bien la logique de mobilité du pays.
| Infrastructures nationales | Nombre / longueur estimée | Particularités clés |
|---|---|---|
| Longueur totale des routes | 1 360–1 523 km | 33–184 km seulement goudronnés |
| Routes privées de plantation | ~800 km | Non intégrées au réseau public |
| Aéroports | 36 | 1 seul avec piste goudronnée (Honiara) |
| Héliports | 3 | Pour accès difficile ou urgence |
| Ports internationaux | 2 (Honiara, Noro) | Ports gérés par l’Autorité portuaire |
| Jetties / rampes communautaires | >91 | Cruciaux pour les bateaux locaux |
Dans ce contexte, parler de « transports en commun » aux îles Salomon revient à combiner plusieurs modes : bus et minibus à Honiara, taxis et pick-up collectifs, ferries inter-îles, pirogues motorisées utilisées comme bus maritimes, et petites liaisons aériennes intérieures assurées par la compagnie nationale.
Se déplacer à Honiara : minibus, taxis et marche sous contraintes
Honiara, capitale située sur l’île de Guadalcanal, concentre une grande partie des véhicules du pays. On y estime plus de 10 000 véhicules pour environ 70 000 à 78 000 habitants, soit un taux de motorisation élevé pour une ville où l’unique axe routier principal longe la côte et se retrouve saturé aux heures de pointe.
Le réseau de minibus : la colonne vertébrale des transports urbains
Le principal transport collectif à Honiara repose sur des minibus et fourgonnettes privés, souvent appelés « public buses », « route taxis » ou « bush taxis ». Ce ne sont pas des bus municipaux au sens classique, mais une multitude de petits opérateurs privés qui roulent sur des itinéraires relativement fixes.
Ces minibus empruntent les grandes artères de la ville, s’arrêtent à la demande, et se hèlent simplement en faisant signe au bord de la route. Le système est simple dans son principe, mais déroutant pour un nouveau venu, car les arrêts ne sont pas vraiment matérialisés et les horaires quasi inexistants.
D’un point de vue budgétaire, ces minibus sont la solution la plus économique pour sillonner la ville.
| Caractéristique des minibus à Honiara | Détail |
|---|---|
| Propriétaire | Opérateurs privés (non régulés strictement) |
| Tarif courant dans le centre | ~3 SBD par trajet (proposition de hausse jusqu’à 5 SBD) |
| Mode de paiement | Espèces, en dollars des îles Salomon (SBD), petites coupures |
| Horaires typiques | De l’aube à environ 18h–19h |
| Réseau | Axes principaux de Honiara uniquement |
| Confort | Très basique, souvent bondé aux heures de pointe |
Les plaintes des usagers se concentrent sur la fiabilité : longues attentes, véhicules surchargés, offre insuffisante aux heures de pointe. Le réseau est décrit comme « peu développé » et « peu fiable », mais il reste incontournable pour se déplacer à petit budget.
En 2025, une coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a été lancée. Elle vise à améliorer la gestion des transports urbains et à instaurer un système de bus plus sûr et plus pratique, laissant espérer une meilleure organisation à moyen terme.
Taxis : plus confortables, mais plus chers
À Honiara, les taxis sont omniprésents et constituent souvent le moyen le plus simple, surtout pour un visiteur, de rejoindre un hôtel, l’aéroport ou un quartier précis. Ils peuvent être hélés dans la rue, mais les autorités comme les ambassades recommandent plutôt de les réserver via un hôtel ou un opérateur de confiance, afin d’éviter les arnaques et de s’assurer du sérieux du conducteur.
En théorie, certains taxis sont équipés de compteurs. En pratique, il est fréquent qu’ils ne soient pas utilisés. La règle d’or est donc de négocier le tarif avant de monter à bord. Les indications disponibles permettent d’avoir quelques repères de prix.
| Indicateur de tarif taxi à Honiara (ordre de grandeur) | Montant indiqué |
|---|---|
| Tarif de départ (course normale) | ~10 SBD |
| Prix conseillé par km | ~10 SBD/km (certains sites donnent bien plus, mais 10 SBD est souvent cité comme repère « juste ») |
| Estimation course 5 km hôtel → aéroport | ~49 SBD |
| Aéroport → centre de Honiara | ~137–149 SBD selon le point exact |
| Attente 1 heure | ~100 SBD |
Les prix peuvent grimper la nuit, pendant les vacances ou en cas de forte demande. Certains guides rapportent des écarts énormes d’estimation pour 1 km (jusqu’à 100 SBD), ce qui illustre surtout l’absence de régulation stricte et la nécessité d’accord préalable sur le prix.
Une compagnie connue qui se concentre sur la desserte de l’aéroport international, joignable au +677-36-563.
Honiara Airport Taxi
Marcher et pédaler : possible, mais pas idéal
Honiara est relativement compacte, et il est tout à fait envisageable de découvrir le centre-ville à pied, de rejoindre le marché central, quelques musées, commerces et restaurants. Mais plusieurs éléments rendent la marche moins confortable qu’il n’y paraît.
D’abord, la ville est étirée le long de la côte et grimpe sur des collines, ce qui oblige parfois à de longues distances sous un climat chaud et humide. Ensuite, les trottoirs sont rares ou encombrés (arbres, véhicules garés, mobilier urbain), peu adaptés aux personnes à mobilité réduite, et souvent incompatibles avec les normes internationales d’accessibilité.
La situation est encore plus problématique pour les personnes handicapées. Un audit mené par la Banque mondiale et le Pacific Disability Forum montre que les infrastructures piétonnes ne respectent généralement pas les standards d’accessibilité, au point que de nombreuses personnes handicapées préfèrent rester chez elles plutôt que d’affronter l’espace public.
Le vélo souffre des mêmes handicaps : absence de pistes cyclables, chaussées dégradées, circulation dense, relief vallonné, et chaleur accablante. Le vélo est davantage perçu comme un outil d’aventure ou de loisir ponctuel que comme un vrai mode de transport quotidien.
Au-delà de Honiara : routes limitées, pick-up collectifs et voiture de location
En dehors de la capitale, les îles Salomon offrent quelques axes routiers plus développés, notamment sur Guadalcanal, Malaita et Makira. Mais même là, beaucoup de sections restent non revêtues, parsemées de nids-de-poule, parfois coupées par des ponts endommagés ou emportés par les crues.
Sur l’ensemble du pays, on estime qu’environ 58 % seulement de la population rurale a accès à une route praticable. Cela se traduit par des réalités très différentes d’une province à l’autre.
| Province / zone | Part du réseau routier national | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Guadalcanal + Malaita | 59–65 % des routes | Meilleure desserte, mais routes souvent dégradées |
| Reste du pays | 35–41 % | Zones parfois sans route, dépendantes du bateau |
| Ruralité globale | ~85 % de la population | Villages isolés, accès souvent multimodal (marche + bateau) |
Minibus ruraux, camions ouverts et « trailers »
Là où il n’existe pas de véritable réseau de minibus, les habitants utilisent des camions à plateau ouverts aménagés avec des bancs en bois, des remorques tirées par des pick-up, ou des camionnettes transformées en transports collectifs informels. Le principe reste similaire à celui de Honiara : on monte et on descend à la demande, on paie à bord, et les horaires sont approximatifs.
Les tarifs de transport sont généralement plus élevés en zone rurale qu’en ville, en raison des distances plus longues et de l’usure accrue des véhicules sur ces routes. Il est fortement conseillé d’avoir sur soi des petites coupures en dollars des Îles Salomon (SBD), car les chauffeurs n’ont pas toujours la monnaie nécessaire pour rendre.
Location de voiture et conduite
Pour les voyageurs qui ont un peu d’expérience de la conduite dans des conditions difficiles, la location d’une voiture peut offrir une belle liberté, notamment pour explorer Guadalcanal au départ de Honiara. Des agences internationales (Avis, Budget) et locales sont présentes, principalement à l’aéroport.
Pour louer une voiture à Chypre, un permis de conduire valide est requis, avec un permis international recommandé et généralement accepté pour une durée maximale de quatre mois. La conduite s’effectue à gauche. Les conducteurs doivent être prudents sur des routes souvent étroites, sinueuses, mal entretenues et mal éclairées. La nuit, la vigilance est particulièrement nécessaire en raison des nids-de-poule, de la présence de piétons et d’animaux, ainsi que de véhicules insuffisamment ou mal éclairés.
Les accidents sont fréquents, alimentés par une certaine désinvolture envers le code de la route, des vitesses parfois inadaptées, et une maintenance insuffisante des véhicules. Après un accident, la loi impose de rester sur place jusqu’à l’arrivée de la police ou, si la situation semble dangereuse, de se diriger vers le commissariat le plus proche.
La mer comme réseau de bus : ferries, cargos mixtes et pirogues collectives
Dans un pays où près de 1 000 îles s’étendent sur près de 2 000 kilomètres, la mer joue le rôle d’autoroute principale. Pour relier les capitales provinciales et les grandes îles entre elles, les ferries et cargos mixtes assurent l’essentiel des déplacements « en commun ».
Ferries réguliers : relier Honiara aux provinces
Depuis Honiara, des liaisons régulières existent vers la plupart des provinces. On trouve notamment des services vers Auki (Malaita), Tulagi (province centrale), Gizo via Marovo (Western Province), mais aussi vers d’autres îles par un réseau de cargos mixtes transportant à la fois passagers et marchandises.
Plusieurs compagnies privées alimentent ce marché :
| Compagnie / bateau | Liaison principale / zone desservie | Capacité approximative |
|---|---|---|
| Pelican Shipping Limited | Honiara – Auki / Gizo (via Marovo) | MV Pelican Express ~300 passagers sur certaines lignes |
| Fair West Shipping Ltd | Lignes interprovinciales | Capacité variable |
| Franjti Shipping Ltd | Lignes domestiques | N/C |
| Marina Shipping | Lignes diverses | Marina II : ~248 passagers |
| Auki Express | Honiara – Auki | ~194 passagers |
| Fair Lady / Fair Glory | Lignes majeures (plusieurs provinces) | ~472 passagers chacune |
Les horaires de ces bateaux dépendent des jours de la semaine et de la demande. À titre d’illustration, Auki Express propose plusieurs rotations quotidiennes entre Honiara et Auki (par exemple un départ à 7h00, un retour à 10h30, puis un autre service à 16h00), mais la fiabilité n’est pas totale : retards, annulations ou modifications de dernière minute ne sont pas rares.
Un aller entre Honiara et Gizo à bord de certains navires peut durer environ 12 heures. Un transfert rapide entre Munda et Gizo en bateau rapide (environ 50 km) prend quant à lui deux heures environ.
Le bateau se distingue comme une solution de transport particulièrement abordable, offrant des avantages financiers significatifs pour différents types de voyageurs.
Les tarifs restent nettement inférieurs à ceux des vols intérieurs, permettant des économies substantielles.
Ce mode de transport est largement adopté par les résidents locaux pour leurs déplacements réguliers.
Une alternative parfaite pour les voyageurs souhaitant maîtriser leurs dépenses de transport.
Pirogues motorisées et dinghies : le « bus » des villages
Sur les trajets plus courts, notamment entre villages, lagons et petites îles, ce sont les dinghies à moteur hors-bord qui jouent le rôle de transports en commun. Les habitants paient un tarif par « secteur » parcouru, souvent négocié ou connu localement.
Pour un visiteur, ces embarcations représentent à la fois un moyen d’atteindre des zones reculées et une expérience typique de la vie quotidienne aux îles Salomon. Il faut toutefois veiller à la sécurité : les normes officielles existent, mais ne sont pas toujours appliquées. Un gilet de sauvetage personnel est fortement recommandé, et il ne faut pas hésiter à renoncer à embarquer si le bateau semble manifestement surchargé ou en mauvais état.
Pour des excursions particulières (plongée, snorkeling, visite d’îlots), des charters à la journée sont possibles. Le tarif courant pour la location d’un bateau à la journée tourne autour de 1 500 SBD, souvent sans le carburant, ce qui peut vite augmenter la note.
Franchises maritimes : subventionner le « service public » de la mer
Pour les îles les plus isolées, où la rentabilité commerciale des lignes est insuffisante, le gouvernement a mis en place un dispositif original : le Franchise Shipping Scheme (FSS). Il s’agit d’un système de subventions publiques versées à des opérateurs privés pour qu’ils desservent régulièrement certaines routes jugées essentielles.
Parmi les routes bénéficiant de ce dispositif, on retrouve par exemple :
| Route FSS subventionnée | Zone desservie / objectif |
|---|---|
| Route 3 | Île de Sikaiana (très isolée) |
| Route 5 | Province de Rennell et Bellona |
| Route 6 | Côte « weather coast » de Makira |
D’autres routes vers Temotu, Ontong Java, Ndai, les Shortland Islands ou la côte exposée de Guadalcanal sont à l’étude. Les opérateurs doivent remplir des critères stricts (capacité minimale du navire, au moins un an d’expérience, conformité totale avec la réglementation de sûreté maritime). Ce système vise à rompre l’isolement, faciliter les échanges commerciaux, acheminer services publics et produits de base, et renforcer la cohésion entre communautés.
Sécurité en mer : un enjeu majeur
Les transports maritimes aux îles Salomon restent exposés à des risques : surcharge de passagers, maintenance parfois insuffisante des navires, météo changeante, manque de contrôles stricts. Les autorités et les pays partenaires (Australie, Banque asiatique de développement, Banque mondiale) investissent dans la modernisation des quais, la réhabilitation des ports, et l’amélioration des normes de sécurité.
Néanmoins, plusieurs recommandations pratiques restent valables pour tout passager :
– éviter d’embarquer sur un ferry manifestement surchargé ;
– vérifier la présence de gilets de sauvetage et sorties de secours accessibles ;
– emporter son propre gilet si l’on doit multiplier les trajets en mer ;
– surveiller les prévisions météo, particulièrement entre novembre et avril (saison des cyclones et fortes pluies).
L’avion comme « bus longue distance » entre îles
Le transport aérien joue un rôle complémentaire au bateau : plus cher, mais beaucoup plus rapide, et parfois indispensable pour les urgences médicales ou les déplacements officiels.
Le pays compte au total 36 aéroports, dont un seul – Honiara International (Henderson) – possède une piste goudronnée. Les 35 autres ont des pistes enherbées, en terre ou en gravier, de longueurs variables, parfois très courtes.
La compagnie nationale Solomon Airlines opère tous les vols domestiques, desservant environ 20 destinations depuis son hub à Honiara. Sur ces vols, la franchise bagage est limitée à 16 kg. Il est donc nécessaire de voyager léger ou de prévoir un paiement pour les excédents de bagages.
Pour un visiteur, l’avion peut s’apparenter à un transport en commun à l’échelle de l’archipel : les lignes régulières relient les chefs-lieux provinciaux comme Munda, Gizo (via Munda ou Seghe), Auki, Kirakira, etc. Les prix sont plus élevés que le bateau, mais les liaisons aériennes économisent des heures, voire des jours de trajet.
Politique de transport, accessibilité et transition écologique
Derrière le fonctionnement très empirique des transports en commun aux îles Salomon se cache un effort structuré de planification et d’investissements.
Le pays s’est doté d’un National Transport Plan (2017–2036), qui fixe les grandes priorités : réhabiliter routes, ponts et quais, garantir un entretien régulier, renforcer l’accessibilité des zones rurales, et rendre les infrastructures plus résistantes aux cyclones, inondations et séismes. Un Medium-Term Transport Action Plan complète cette stratégie sur des périodes plus courtes, en programmant des projets concrets.
Nombre de kilomètres de routes que le projet vise à remettre à niveau d’ici 2030.
La répartition de l’aide extérieure entre 2016 et 2022 illustre les priorités sectorielles :
| Type d’infrastructure financée | Part de l’aide au transport (2016–2022) |
|---|---|
| Routes | ~53 % |
| Aéroports | ~38 % |
| Ports | ~8 % |
| Autres (dont rail, études) | ~1 % |
Parallèlement, les îles Salomon ont pris des engagements climatiques ambitieux. Le secteur des transports représente plus de la moitié des émissions de CO₂ du pays, avec la route en principal contributeur. Le pays vise une réduction significative de ses émissions d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050. Une feuille de route pour l’e‑mobilité a été publiée, envisageant l’introduction progressive de bus et petits camions électriques. Mais des obstacles importants demeurent : coût d’achat élevé, accès à l’électricité encore limité (environ 20 % des ménages), absence d’infrastructures de recharge.
Note de la France sur l’indice de préparation à la mobilité électrique, reflétant une volonté politique mais des infrastructures encore à développer.
Sur le volet accessibilité, des directives ont été intégrées dans les plans d’action pour que les nouveaux projets routiers incluent des équipements adaptés aux personnes handicapées : abaissés de trottoirs, revêtements tactiles, passages piétons mieux conçus. Un rapport spécifique recommande aussi de développer des services de transport point à point (par exemple des taxis ou minibus adaptés) pour rompre l’isolement des personnes à mobilité réduite.
Conseils pratiques pour utiliser les transports en commun aux îles Salomon
Même si le système peut sembler déroutant, il reste possible d’utiliser efficacement les transports en commun, à condition de respecter quelques principes simples, surtout pour un voyageur francophone qui découvre le pays.
Sur le plan budgétaire, les études de coûts de voyage estiment qu’un séjour moyen implique environ 17 USD par jour pour les déplacements locaux, dans une fourchette globale de budget quotidien entre 82 et 246 USD (hébergement, repas, activités compris). Utiliser les minibus et ferries plutôt que les taxis et vols intérieurs permet de rester sur la partie basse de cette fourchette.
Argent et paiement
Les transports collectifs fonctionnent quasi exclusivement en espèces. La monnaie locale est le dollar des îles Salomon (SBD). La plupart des bus, dinghies, taxis et petits bateaux n’acceptent ni cartes bancaires, ni paiements mobiles.
Il est essentiel de retirer suffisamment de cash à Honiara, Gizo, Munda ou Auki, car aucun retrait n’est possible dans les villages et petites îles. Les billets de 5, 10 et 20 SBD sont particulièrement utiles pour régler les petits trajets (minibus, dinghy, courte course en taxi).
Souplesse indispensable
Les transports publics fonctionnent avec une certaine dose d’improvisation. Les horaires de bus, de ferries et de vols intérieurs peuvent être modifiés selon les conditions météo, la demande ou les problèmes techniques.
Il est recommandé de :
– prévoir toujours une marge de sécurité entre deux correspondances importantes ;
– vérifier les informations directement auprès des compagnies ou des autorités portuaires ;
– recourir à des agences locales ou à votre hébergement pour confirmer les départs de bateaux ou de vols.
Sécurité et choix du mode de transport
Les transports aux îles Salomon sont en général sûrs si l’on respecte des règles de prudence élémentaires. Les principaux risques concernent :
Les déplacements peuvent présenter des risques importants, notamment dus à la surcharge des ferries et des pirogues, à l’état parfois douteux des véhicules routiers, à la qualité des routes et à l’absence d’éclairage la nuit. Il convient également d’être vigilant face aux vols à la tire dans les bus bondés, particulièrement autour du marché central de Honiara.
Il est prudent d’éviter de se déplacer seul à pied la nuit, de privilégier les taxis recommandés par l’hôtel, et de garder ses effets personnels près de soi dans les transports collectifs.
Sur mer, ne pas monter à bord d’un navire qui semble visiblement surchargé ou mal entretenu reste le meilleur réflexe, même si tous les locaux le font. Mieux vaut attendre la rotation suivante qu’exposer sa sécurité.
Transports et expérience du pays : ce que la mobilité dit des îles Salomon
Utiliser les transports en commun aux îles Salomon, ce n’est pas seulement se déplacer d’un point A à un point B. C’est aussi observer de près la vie quotidienne, les solidarités communautaires, l’importance du « wantok » (réseau de proches de même langue ou même région), ou encore la puissance du « kastom », ce système coutumier qui régule encore l’accès à la terre et à la mer.
Dans un minibus surchargé, dans la file d’embarquement d’un ferry de nuit ou à bord d’un petit dinghy traversant un lagon, les conversations, les rires, les échanges de paniers de fruits ou de sacs de riz racontent autant le pays que les paysages de jungle et de lagons.
Le système de transport, avec ses limites, ses retards et ses bricolages, reflète la réalité d’un État insulaire en développement, marqué par son histoire (guerre civile, désastres naturels), mais soutenu par une série de projets internationaux pour moderniser ses infrastructures sans en perdre l’âme.
Pour un voyageur, accepter cette part d’imprévu, préparer un minimum ses trajets, et s’appuyer sur les conseils des habitants permet de transformer ces contraintes logistiques en une partie intégrante – et souvent mémorable – de l’expérience des îles Salomon.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Îles Salomon, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Îles Salomon pour leur fiscalité territoriale (imposition limitée aux revenus de source locale), absence d’impôt sur la fortune, coût de vie inférieur à la France et environnement anglophone favorisant les opportunités d’investissement en Océanie. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un permis de résidence via investissement local, organisation de la couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable anglophone) et intégration patrimoniale internationale (analyse et restructuration si nécessaire), en veillant aux conventions fiscales applicables.
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