Le marché du travail aux îles Salomon : un terrain d’opportunités (très) particulier pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

À première vue, les îles Salomon évoquent surtout les lagons turquoise, les récifs coralliens et la vie au rythme des villages côtiers. Pourtant, derrière cette carte postale se cache un marché du travail bien plus dynamique et complexe qu’on ne l’imagine, avec de réelles opportunités pour les expatriés… à condition d’en comprendre les règles, les contraintes et les codes culturels.

Bon à savoir :

Le marché du travail aux îles Salomon est analysé à travers les données économiques récentes, les secteurs porteurs, les niveaux de salaire et les conditions de vie à Honiara. Il couvre également le cadre juridique pour y travailler (visas et permis) et les tendances émergentes comme le télétravail et les métiers du numérique.

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Panorama économique et marché de l’emploi

Les îles Salomon forment un archipel de près de 1 000 îles dans le Pacifique Sud, avec une population autour de 670 000 à 740 000 habitants selon les sources, largement dispersée dans des villages ruraux isolés. Plus de 80 % de la population vit de l’agriculture de subsistance, de la pêche et d’activités informelles. Le pays reste l’un des plus défavorisés économiquement du Pacifique, mais connaît une croissance régulière.

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Le PIB est estimé à environ 1,8 milliard de dollars américains, avec une croissance proche de 3 % par an et des projections d’accélération à partir de 2025.

Sur le papier, le taux de chômage est très faible, autour de 1,5 à 1,8 % selon les sources. En réalité, cette statistique masque un vaste secteur informel et un sous-emploi massif, en particulier chez les jeunes. Le taux de participation à la population active est très élevé (plus de 80 %), mais cela inclut une multitude de petits boulots, d’auto-emploi et de travaux non déclarés.

Astuce :

Pour un expatrié, le marché de l’emploi présente deux aspects. D’une part, la concurrence avec les travailleurs locaux est réglementée, les autorités protégeant prioritairement l’emploi national. D’autre part, de nombreux postes techniques ou de management restent difficiles à combler localement en raison d’un manque de profils qualifiés, ce qui crée des opportunités de recrutement international ciblé.

Quelques repères chiffrés

Le tableau suivant résume quelques indicateurs clés utiles pour situer le marché du travail aux îles Salomon.

IndicateurValeur approximative
Population totale~686 000 – 740 000 habitants
Taux de chômage officiel~1,5 % – 1,8 %
PIB (2023)~1,4 – 1,8 milliards USD
Part des services dans le PIB~60 %
Part de l’agriculture dans le PIB~35 %
Population active estimée~420 000 personnes
Salaire mensuel moyen (tous secteurs, net ou brut selon sources)~3 000 SBD (≈ 360 USD)
Coût de la vie pour un expat à Honiara (1 pers., avec loyer)~1 400 – 1 700 USD / mois

Ces chiffres montrent d’emblée un décalage majeur entre les revenus locaux et le coût de la vie à Honiara pour un expatrié, ce qui aura un impact direct sur la négociation salariale et le choix du mode de vie.

Quels secteurs recrutent des expatriés ?

Le marché du travail aux îles Salomon est très segmenté. La majorité de la population travaille dans l’agriculture, la pêche ou des emplois peu qualifiés, alors que les besoins en compétences avancées se concentrent dans quelques poches bien identifiées : administration, éducation, santé, projets d’aide internationale, tourisme et, de plus en plus, technologies de l’information.

Agriculture, pêche, foresterie : des secteurs dominants, mais peu pourvoyeurs d’emplois expatriés

L’agriculture est le pilier de l’économie : elle occupe plus des trois quarts de la main-d’œuvre et fournit environ 35 % du PIB. On y trouve la culture du cacao, du coprah, du palmier à huile, des projets émergents en élevage bovin ou riziculture. La pêche – notamment le thon – constitue un secteur clé, avec des flottilles étrangères opérant dans la zone économique exclusive du pays. La foresterie reste une source majeure de recettes d’exportation, même si la surexploitation pose des questions de durabilité.

Dans ces trois domaines, les emplois locaux sont largement dominants. Les expatriés y interviennent surtout au niveau de la direction de projets, de l’ingénierie spécialisée (gestion durable des forêts, aquaculture, traçabilité), du conseil et de la gestion de programmes financés par les bailleurs internationaux (Banque mondiale, ADB, ONU, etc.). Les postes sont relativement peu nombreux, mais souvent bien rémunérés pour s’aligner sur les standards des organisations internationales.

Tourisme et hôtellerie : un potentiel considérable, une demande réelle

Le tourisme reste encore largement sous-exploité par rapport à d’autres destinations du Pacifique comme Fidji ou Vanuatu. Les îles Salomon accueillent autour de 28 000 touristes par an, mais disposent d’atouts exceptionnels : sites de plongée de renommée mondiale, forêts tropicales intactes, culture mélanésienne riche.

Cette marge de progression se traduit déjà par une demande de profils expérimentés dans l’hôtellerie et les services touristiques. Les opportunités pour expatriés concernent notamment :

Exemple :

Les postes visés incluent la direction et la supervision de restaurants ou d’hôtels (Restaurant Supervisor, Hotel Manager), la gestion opérationnelle dans des établissements haut de gamme (comme le Pacific Casino Hotel à Honiara), le marketing touristique pour attirer les marchés internationaux, et l’accompagnement de projets de tourisme durable (guesthouses, éco-lodges), où un volontariat peut déboucher sur un emploi salarié.

Les packages proposés aux expatriés dans ce secteur incluent souvent un logement ou une allocation logement, une prise en charge partielle des déplacements, parfois une scolarité internationale pour les enfants et un accompagnement à l’installation (orientation, soutien administratif, initiation culturelle).

Éducation : entre coopération internationale et écoles privées

Historiquement, le système éducatif des îles Salomon a déjà fait largement appel à des enseignants expatriés, à l’époque du protectorat britannique comme plus récemment via des coopérations internationales. Aujourd’hui, la gouvernance de l’éducation est assurée par le ministère de l’Éducation et du Développement des Ressources humaines, avec un réseau d’écoles publiques et communautaires, mais aussi un petit nombre d’établissements privés et internationaux.

Pour un professeur expatrié, les opportunités les plus réalistes se trouvent dans :

les écoles internationales à Honiara, principalement Woodford International School, qui suit une combinaison de programme IB/PYP et de curriculum Cambridge, et accueille plus de 350 élèves ;

– des établissements privés en forte croissance comme New Hope Academy, qui développe progressivement une offre primaire et secondaire ambitieuse ;

– certains programmes de formation des enseignants, soutenus par des bailleurs ou des ONG.

Ces écoles recrutent régulièrement des enseignants anglophones avec expérience internationale, notamment dans les disciplines clés (maths, sciences, anglais, informatique). Les contrats peuvent inclure logement, assurance santé, billets d’avion, et parfois des conditions de congés plus favorables que la moyenne locale.

Santé : pénurie chronique… mais pas un eldorado sans partenariat institutionnel

Le système de santé, piloté par le ministère de la Santé et des Services médicaux, est structuré autour de l’Hôpital national de référence à Honiara, de quatre hôpitaux provinciaux principaux, et d’un réseau de centres de santé ruraux. La qualité des soins varie fortement entre la capitale et les zones reculées, beaucoup de structures fonctionnant avec des équipements vétustes et des ruptures de médicaments.

Attention :

Le pays fait face à une pénurie globale d’infirmiers, de médecins et de spécialistes, aggravée par une concentration du personnel à Honiara. Bien que la coopération avec Cuba ait permis de former de nombreux médecins, des déficits critiques subsistent dans les domaines du laboratoire, de la radiologie et des professions paramédicales spécialisées.

Pour un professionnel de santé expatrié, les opportunités existent mais s’inscrivent presque toujours dans des cadres structurés :

missions humanitaires ou de développement (OMS, ONU, ONG internationales) ;

assistance technique au ministère de la Santé (réforme de la gouvernance, renforcement de la qualité et de la sécurité des soins, télémédecine, systèmes d’information) ;

– éventuellement recrutement par des cliniques privées en ville, encore peu nombreuses.

Il est illusoire de penser venir “s’installer comme médecin” en freelance. Sans partenariat institutionnel ou contrat via une organisation reconnue, l’obtention de permis de travail en santé est très improbable.

Technologies de l’information : un secteur en pleine accélération

C’est probablement le domaine le plus prometteur pour les expatriés dans les années à venir. La tech représente déjà environ 8 % du PIB, avec une croissance annoncée à deux chiffres. Le gouvernement investit massivement dans les infrastructures numériques : câble sous-marin, déploiement de la 3G/4G et, à terme, 5G ; amélioration de la connectivité dans les provinces ; mise en place d’une stratégie nationale pour l’économie numérique et d’une politique de cybersécurité.

Plusieurs indicateurs illustrent ce décollage :

Perspectives du secteur technologique

Faits et projections clés sur l’emploi et les tendances dans le secteur tech.

Croissance de l’emploi tech

Le secteur projette une hausse de 15 % de l’emploi en 2025, avec une augmentation attendue de 25 % des postes tech dès 2024.

Demande des entreprises locales

39 % des entreprises locales déclarent vouloir recruter des profils techniques supplémentaires.

Transformation numérique publique

La transformation numérique de l’administration génère de nombreux projets dans les télécoms, les SI, la cybersécurité et les services en ligne.

Les entreprises locales de référence incluent notamment Our Telekom / Solomon Telekom, Satsol, Solomon IT Solutions ou encore Digitec Solutions. Des acteurs internationaux comme Google ou Huawei montrent également un intérêt pour le marché.

Dans ce contexte, les compétences suivantes sont très recherchées :

développement logiciel et web (backend, frontend, full stack) ;

administration réseaux et systèmes ;

cybersécurité (incident response, threat intelligence, sécurité cloud) ;

data analytics, bases de données SQL, Python ;

architecture cloud et DevOps ;

design UX/UI ;

ingénierie IA / machine learning (encore embryonnaire, mais en forte demande annoncée).

Les salaires dans la tech sont nettement supérieurs à la moyenne nationale.

Poste tech (annuel, en SBD)Fourchette indicative
IT Support Specialist (junior)60 000 – 120 000
Développeur logiciel / ingénieur85 000 – 120 000
Data analyst (débutant)~53 860
Data analyst (5–10 ans exp.)≥ 91 840
Spécialiste cybersécurité120 000 – 180 000
Architecte cloud / Full-stack senior100 000 – 200 000
DevOps / Ingénieur IA senior150 000 – 250 000
Administrateur réseau (expérimenté)jusqu’à 250 000

Pour un expatrié qualifié, ces rémunérations restent modestes comparées à celles de l’Australie ou de l’Europe, mais dépassent significativement le revenu moyen local et peuvent permettre un niveau de vie confortable à Honiara, surtout lorsque le package inclut logement et avantages.

Administration publique, projets de développement et consulting

Le secteur public est le plus grand employeur formel (plus de 20 000 agents). Il rémunère en moyenne environ 9 % de plus que le privé à poste équivalent. Toutefois, l’administration recrute peu d’expatriés en tant que fonctionnaires. Les étrangers interviennent plutôt comme experts techniques, consultants de court ou moyen terme, souvent payés sur financement externe (Banque mondiale, ONU, ADB, Union européenne…).

Les domaines demandant des compétences étrangères sont variés : réforme de la fonction publique, renforcement des systèmes fiscaux et financiers, gouvernance de la santé, éducation, gestion des risques climatiques, aménagement du territoire, régulation des télécoms, etc.

Salaires, pouvoir d’achat et écarts de rémunération

Les chiffres de rémunération aux îles Salomon doivent être lus avec prudence. Le salaire moyen national est estimé à environ 77 000 SBD par an, soit environ 3 000 SBD par mois (≈360 USD). Les extrêmes sont très marqués : certains postes de direction peuvent dépasser 300 000 SBD par an, alors que de nombreux travailleurs informels gagnent à peine de quoi couvrir leurs besoins essentiels.

Structure des salaires

Les données disponibles donnent l’image suivante :

Indicateur de salaire annuel (SBD)Montant approximatif
Salaire moyen~77 380
Salaire médian~69 180
25e percentile~41 700
75e percentile~189 300
Fourchette générale (brut mensuel)~5 147 à 15 848
Salaire minimum national~4 SBD / heure (ancienne réf.), porté dans d’autres sources à 8 SBD / heure

L’expérience et la formation ont un impact direct sur la rémunération. Un salarié avec 2 à 5 ans d’expérience gagne en moyenne 35 % de plus qu’un débutant ; au-delà de 10 ans, l’augmentation moyenne est d’environ 20 %, puis encore 15 % après 15 ans. Le niveau d’études compte également : un diplôme supérieur au lycée augmente le salaire d’environ 17 %, une licence de 25 % de plus qu’un diplôme, un master de 30 % au-dessus d’une licence, et un doctorat encore 22 % de plus qu’un master.

Secteur public vs privé, primes et avantages

Les agents de l’État gagnent en moyenne autour de 78 400 SBD par an, contre 72 120 SBD dans le secteur privé. Pourtant, seuls 31 % des salariés déclarent avoir reçu une prime au cours des douze derniers mois, généralement comprise entre 4 et 5 % du salaire annuel. Les primes les plus courantes sont liées à la performance individuelle, aux résultats de l’entreprise, à l’atteinte d’objectifs ou aux fêtes.

Bon à savoir :

Les secteurs les plus généreux en bonus sont la finance, l’architecture, la vente, le développement commercial et le marketing/publicité. Les primes sont plus modérées dans l’IT, la santé, l’assurance, le service client et les ressources humaines, et elles sont faibles dans la construction, le transport et l’hôtellerie.

En revanche, les avantages en nature peuvent peser lourd dans le package :

véhicule de fonction ou “perk car” offert par 64 % des organisations étudiées ;

– parking gratuit dans 80 % des cas ;

– couverture santé pour 64 % des entreprises ;

– contributions patronales au fonds de retraite national (SINPF) au-delà du minimum légal dans la moitié des organisations, avec une contribution médiane de 7,5 % du salaire de base ;

– prise en charge de l’éducation (subventions, remboursements) par 46 % des employeurs ;

– logement de fonction ou allocation logement, indemnités de transport, participation aux factures d’eau et d’électricité, parfois prêts à taux réduits.

Pour un expatrié, ces éléments sont essentiels pour compenser le coût de la vie à Honiara.

Coût de la vie à Honiara : un choc pour les budgets

Les données de coût de la vie montrent que Honiara est très chère à l’échelle locale. Pour un résident local, le salaire médian après impôt est estimé autour de 172 USD par mois, ce qui ne couvre qu’environ 0,1 mois de dépenses “type expatrié” à Honiara. Pour un étranger, les estimations se situent autour de 1 400 à plus de 2 000 USD par mois pour une personne seule, loyer compris, avec de fortes variations selon le niveau de confort.

Les ventilations typiques donnent un ordre de grandeur :

Poste de dépense mensuelle (1 pers.)Coût moyen estimé (USD)
Loyer + charges (studio / 1 chambre)~835
Alimentation~460
Transport~31
Internet (≥ 50 Mbps)~95
Restaurant peu cher (repas)~7
Dîner pour 2 dans resto moyen~45

Pour une famille de quatre personnes, le budget total moyen (loyer inclus) peut avoisiner 2 800 à 3 700 USD par mois. Les loyers des appartements de trois chambres au centre de Honiara peuvent grimper au-dessus de 1 100 USD, voire largement plus.

En clair : un salaire local “moyen” ne permet pas, pour un expatrié, de vivre dans les quartiers et standards généralement recherchés. D’où l’importance de viser des postes de niveau intermédiaire à senior, avec package complet.

Inégalités et écart hommes-femmes

Les données mettent aussi en lumière un écart salarial de genre modéré mais réel : en moyenne, les hommes gagnent autour de 77 100 SBD par an, contre 73 820 SBD pour les femmes, soit environ 4 % de différence tous métiers confondus. Les causes avancées sont classiques : normes culturelles, ségrégation professionnelle, sous-représentation des femmes aux postes de direction, interruptions de carrière liées aux responsabilités familiales.

Pour les expatriées, ce contexte se traduit moins par un différentiel direct – les grilles salariales des organisations internationales étant souvent plus égalitaires – que par une vigilance accrue à porter sur la sécurité, l’égalité de traitement et le climat de travail, en particulier dans des organisations locales peu habituées à la diversité.

Travailler légalement : permis de travail et visas

Le cadre juridique de l’emploi aux îles Salomon repose principalement sur le Labour Act et l’Employment Act. Pour les étrangers, le point central reste le permis de travail.

Permis de travail : un passage obligé

Toute personne qui n’est pas citoyenne des îles Salomon doit obtenir un permis de travail pour exercer une activité rémunérée dans le pays. Seules quelques catégories sont exemptées : fonctionnaires et diplomates étrangers, certains agents de gouvernements du Commonwealth, et les enfants de moins de 18 ans.

L’autorité compétente est la Division du Travail (Labour Division) au sein du ministère du Commerce, de l’Industrie, du Travail et de l’Immigration (MCILI). Le Commissaire au Travail évalue et délivre les permis. Une procédure séparée est ensuite menée auprès de la Division de l’Immigration pour le permis d’entrée et de résidence.

La philosophie du système est clairement protectionniste : les travailleurs étrangers ne doivent occuper que des postes pour lesquels il n’existe pas de candidats locaux qualifiés. Les employeurs doivent démontrer qu’ils ont cherché à recruter sur place avant d’engager un expatrié, et présenter un plan de “localisation” prévoyant la formation progressive de salariés salomonais pour reprendre le poste.

Processus et délais

La demande se fait au moyen d’un formulaire spécifique (Form 1 ou LAB IMM 14), accompagné des pièces justificatives et du paiement des frais. Sauf exception (renouvellement ou changement de statut pour un conjoint), le candidat doit se trouver hors du pays au moment de la première demande.

Pour un investisseur, des documents supplémentaires sont requis : certificat d’enregistrement d’investissement étranger, certificat d’immatriculation de la société, preuve qu’il est bien le représentant légal de l’investisseur, etc. Pour un salarié “classique”, il faut fournir :

contrat de travail ;

CV détaillé ;

– copies des diplômes et certificats ;

– au moins une lettre de recommandation récente ;

– copie de l’agrément d’investissement pour l’employeur (s’il s’agit d’un investisseur étranger) ;

– organigramme de l’entreprise ;

– programme de formation et de localisation des compétences locales ;

– certificat d’enregistrement de l’entreprise (si propriété 100 % locale).

Les délais annoncés peuvent être courts sur le papier (environ 7 jours pour les investisseurs, 14 jours pour les autres), mais d’autres sources font état de durées plus réalistes de 4 à 8 semaines pour le permis de travail, puis 2 à 4 semaines pour le permis d’entrée une fois le travail approuvé. Il est donc prudent d’anticiper largement plusieurs mois entre l’acceptation d’une offre d’emploi et la prise de poste effective.

Les frais de permis de travail varient selon la durée demandée :

Durée du permis de travailFrais d’approbation (SBD)
Moins de 3 mois150
3 à < 6 mois200
6 à < 8 mois350
8 à < 12 mois500
12 à < 15 mois650
15 à < 18 mois950
18 à < 20 mois1 000
20 à < 24 mois1 100
Frais de variation / recours500 (chacun)

Un permis fondé sur des informations inexactes ou incomplètes peut être annulé. Le non-respect des conditions (changement d’employeur non déclaré, dépassement de durée, activité non conforme) expose à un refus de renouvellement et à une obligation de quitter le territoire.

Visa de travail et séjour

Le permis de travail est lié à un visa de travail, souvent appelé Long-Term Employment Visa, généralement valable deux ans et renouvelable, avec entrées multiples. Ce visa comporte ses propres frais (par exemple 50 USD de frais d’administration eVisa et 450 USD de frais de demande selon certaines sources). Les documents exigés incluent :

Documents requis pour une demande de visa

Liste des pièces justificatives essentielles à fournir pour constituer un dossier de demande de visa complet.

Formulaire de demande

Formulaire officiel de demande de visa dûment rempli et signé.

Passeport en cours de validité

Copie du passeport dont la validité doit être d’au moins 6 mois.

Permis de travail

Copie d’un permis de travail valide dans le pays de destination.

Extrait de casier judiciaire

Document attestant de l’absence de condamnations pénales.

Certificat médical

Certificat médical attestant de la bonne santé du demandeur, si requis.

Acte de mariage

Copie de l’acte de mariage à fournir le cas échéant.

Lettre d’indemnité du sponsor

Lettre officielle de prise en charge financière de la part de l’employeur sponsor.

Les conjoints et enfants peuvent être parrainés en tant que dépendants, sous réserve de justifier du lien familial et de satisfaire aux exigences de santé et de moralité. En revanche, le statut de dépendant n’ouvre pas automatiquement le droit au travail : il faudra, là aussi, un permis spécifique.

Il n’existe pas de passerelle automatique entre permis de travail et résidence permanente. L’accès à un statut plus durable passe plutôt par des investissements importants ou une très longue contribution au pays, au cas par cas.

Conditions de travail, droit du travail et pratiques managériales

Le cadre légal du travail aux îles Salomon est structuré autour de plusieurs textes : Employment Act, Labour Act, Trade Disputes Act, Unfair Dismissal Act, Workman’s Compensation Act, Safety at Work Act, Trade Unions Act. Le droit du travail protège globalement les salariés, même si l’application est parfois inégale.

Durée du travail, heures supplémentaires et congés

Dans beaucoup de secteurs, la semaine standard est de 40 à 45 heures, souvent réparties sur cinq jours. La loi fixe un plafond et prévoit des modalités de paiement des heures supplémentaires :

150 % du taux horaire normal pour les heures supplémentaires en semaine ;

200 % pour le travail le week-end ;

– jusqu’à 250 % (ou selon accord spécifique) pour les jours fériés.

Les salariés ont droit à au moins une heure de pause par jour et à une période de repos continue de 24 heures par semaine, souvent le dimanche.

Les régimes de congés usuels sont les suivants :

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Nombre de jours ouvrables de congés annuels payés par an, à prendre dans les six mois suivant l’acquisition.

Les jours fériés incluent notamment le Nouvel An, les fêtes de Pâques, la fête de l’Indépendance et Noël. Ils sont chômés et payés, avec majoration en cas de travail exceptionnel.

Licenciement, indemnités et litiges

Les durées de préavis de licenciement varient selon l’ancienneté :

moins de 6 mois de service : 1 semaine ;

entre 6 mois et 2 ans : 2 semaines ;

entre 2 et 5 ans : 4 semaines ;

plus de 5 ans : 8 semaines.

Bon à savoir :

En cas de licenciement économique ou sans cause valable, une indemnité est généralement due, calculée sur la base de 2 à 4 semaines de salaire par année d’ancienneté. En cas de litige, la médiation par la Division du Travail est la première étape. Si aucun accord n’est trouvé, le conflit peut être porté devant la Labour Court.

Les obligations en matière de santé et de sécurité au travail sont définies par le Safety at Work Act. L’employeur doit fournir un environnement de travail sûr, des équipements adaptés et une formation aux risques. Pour le télétravail, même en l’absence de loi spécifique, ce devoir de protection reste applicable.

Protection sociale et fiscalité

Les employeurs doivent retenir l’impôt sur le revenu (PAYE) et le reverser chaque mois à l’administration fiscale. Le barème pour les résidents combine plusieurs tranches, de 0 % à 35 % au-delà de 60 000 SBD annuels. Les travailleurs étrangers sont, dans certains cas, soumis à un taux forfaitaire autour de 35 % ; les situations peuvent varier selon le statut fiscal et les conventions.

Les cotisations au fonds de retraite national (Solomon Islands National Provident Fund – SINPF) sont obligatoires : l’employeur contribue en général à hauteur de 7,5 %, le salarié de 5 %, soit 12,5 % au total. Beaucoup d’entreprises, surtout les grandes, vont au-delà du minimum légal en offrant des taux supérieurs, ce qui améliore la préparation à la retraite des salariés.

Vivre et travailler à Honiara : qualités de vie, défis et réalités

Pour la majorité des expatriés, Honiara sera la base principale, voire exclusive. La capitale concentre l’essentiel des emplois qualifiés, des infrastructures (hôpital national, université, administrations) et des services (banques, commerces, restauration).

La ville compte entre 65 000 et 85 000 habitants selon les sources. Elle est décrite comme peu dense, mais chère et dotée d’infrastructures incomplètes par rapport aux standards des grandes villes occidentales : routes souvent dégradées, offre de loisirs limitée, hôpitaux et écoles de qualité inégale en dehors de quelques institutions phares.

Qualité de vie : points forts et points faibles

Parmi les aspects positifs, on trouve :

un environnement naturel spectaculaire, avec un climat chaud toute l’année (autour de 27–28 °C) ;

– une très bonne qualité de l’air ;

une culture anglophone (anglais officiel, pidgin largement pratiqué) facilitant l’intégration des expatriés anglophones ;

– un rythme de vie plus lent, permettant en théorie un bon équilibre vie professionnelle / vie privée.

Les points plus difficiles à accepter pour certains expatriés sont tout aussi nombreux :

un coût de la vie élevé, surtout pour le logement, l’alimentation importée, les services et l’éducation internationale ;

– une connectivité Internet souvent lente et instable : des mesures indiquent une moyenne inférieure à 1 Mbps dans certains cas, même si les projets de câble sous-marin et de satellite performant doivent améliorer progressivement la situation ;

– des infrastructures de santé limitées : pour tout problème sérieux, une évacuation médicale vers l’Australie ou un autre pays est souvent nécessaire ;

– un sentiment d’insécurité variable : si le niveau général de criminalité est qualifié de “modéré”, les vols, cambriolages, agressions et harcèlement existent, en particulier la nuit et pour les femmes seules ;

– une tolérance sociale faible pour les minorités sexuelles (les actes homosexuels restent pénalisés), qui peut rendre la vie quotidienne difficile pour les personnes concernées.

Attention :

Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, l’archipel est exposé aux séismes, tsunamis, éruptions volcaniques et cyclones.

Santé, assurance et évacuation

Dans un pays où les hôpitaux manquent de matériel, de médicaments et de personnel spécialisé, il est fortement recommandé aux expatriés de souscrire une assurance santé internationale incluant l’évacuation médicale. Plusieurs assureurs globaux opèrent sur ce segment, comme MSH, April International, Cigna ou Allianz, souvent via des courtiers spécialisés pour expatriés.

Un contrat adapté doit couvrir : les obligations des parties, la durée du contrat, le montant des prestations, les conditions de résiliation, les modalités de règlement des litiges.

les soins courants sur place, y compris la consultation dans les rares cliniques privées ;

les hospitalisations d’urgence dans la capitale ;

– surtout, le rapatriement ou l’évacuation vers un plateau technique de niveau international (souvent en Australie) en cas de pathologie grave ou d’accident.

Étant donné le coût extrêmement élevé d’une telle évacuation et l’absence de couverture sociale locale pour les étrangers, juger que l’assurance est optionnelle serait prendre un risque financier et sanitaire majeur.

Télétravail, digital nomads et travail à distance depuis les îles Salomon

Une tendance récente attire aussi un certain profil d’expatriés : ceux qui travaillent déjà pour des employeurs étrangers en mode 100 % distant et cherchent un lieu de vie différent. Sur ce point, les îles Salomon occupent une position ambivalente.

D’un côté, l’engouement mondial pour le télétravail se traduit localement par un discours politique favorable à l’extension de la connectivité, à la création de hubs numériques et à la digitalisation des services publics. Des évaluations de “prêt numérique” ont été menées avec l’appui des Nations unies, débouchant sur la création d’une Digital Transformation Authority et sur une future stratégie numérique nationale.

D’un autre côté, le pays part de très loin :

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Environ un tiers de la population nationale a accès à Internet, révélant un important fossé numérique.

Pour un travailleur à distance, cela implique deux choses :

Astuce :

Avant de s’installer, il est indispensable de vérifier la qualité réelle de la connexion (débit, stabilité) dans le quartier envisagé à Honiara, et d’envisager des solutions de secours comme l’utilisation de deux opérateurs, une box 4G ou des batteries. Le choix de l’emplacement est déterminant : privilégiez les zones urbaines qui bénéficient des améliorations liées au câble sous-marin et aux partenariats satellites, sachant que de nombreuses îles resteront longtemps à la traîne.

Il n’existe pas, à ce jour, de loi spécifique sur le télétravail ou le “droit” au travail à domicile. Les règles générales du droit du travail (durée du travail, santé et sécurité, rémunération, licenciement) s’appliquent, mais la plupart des employeurs salomonais en sont encore au stade exploratoire sur le sujet.

Pour les digital nomads qui travaillent pour des entreprises étrangères sans contrat local, la question est d’abord migratoire : rester dans un cadre de visa touristique de courte durée, ou chercher un statut plus stable (par exemple via un permis de travail pour un employeur local ou une structure d’investissement) – les autorités n’ayant pas encore mis en place de “visa nomade” comme le font certains pays.

Culture d’affaires, réseaux expats et intégration

La réussite professionnelle d’un expatrié aux îles Salomon ne dépend pas seulement de ses compétences techniques, mais aussi de sa capacité à naviguer dans un environnement culturel où la relation prime sur la transaction.

Une culture d’affaires fortement relationnelle

Les relations de confiance sont au cœur du système. Les décisions importantes se prennent rarement de manière rapide et individualiste ; elles impliquent souvent des consultations avec des aînés, des chefs de communautés ou des membres influents du “wantok” – ce réseau socio-culturel basé sur la parenté, la langue et le village d’origine.

Dans la pratique, cela signifie que :

Bon à savoir :

Les réunions débutent généralement par des échanges informels avant d’aborder les sujets professionnels. Les négociations sont souvent longues et ne respectent pas toujours un agenda strict. Les engagements oraux ont une forte valeur symbolique, bien qu’il reste essentiel de formaliser les accords par des contrats écrits et clairs.

La communication est souvent indirecte, surtout pour exprimer un désaccord ou une critique. Le non-dit, le ton et le langage corporel revêtent une importance particulière. Un “oui” peut parfois signifier “je vous entends”, davantage que “j’accepte”.

Land, coutumes et projets : un écueil classique pour les étrangers

Plus de 85 % des terres du pays sont détenues selon des droits coutumiers par des clans ou des familles élargies. L’État n’en contrôle directement qu’une faible part. Obtenir un terrain pour un projet hôtelier, industriel ou agricole suppose donc de longues discussions avec des chefs coutumiers, des propriétaires traditionnels, des représentants communautaires.

Bon à savoir :

Négliger les intérêts locaux peut entraîner des blocages ou des conflits. Un accord solide, qui respecte ces intérêts et prévoit des retombées tangibles (emplois, infrastructures, partage de revenus), est essentiel pour établir une licence sociale durable et une base stable pour l’investisseur.

Réseaux d’expatriés et soutien sur place

Plusieurs communautés en ligne existent pour accompagner l’installation des expatriés à Honiara : groupes Facebook dédiés, réseaux comme InterNations pour la région Mélanésie, hubs de digital nomads, etc. On y trouve des conseils pratiques sur le logement, les écoles, les médecins, les loisirs, les prestataires de services, ainsi que des retours d’expérience précieux sur la vie quotidienne.

Ces réseaux servent aussi de point d’entrée dans le tissu professionnel local : rencontres avec des entrepreneurs, consultants, cadres d’ONG, responsables d’hôtels. Des événements comme le Honiara Innovation Summit offrent, de leur côté, des occasions de networking autour de l’entrepreneuriat, de la tech et de l’innovation sociale.

Comment approcher concrètement le marché du travail en tant qu’expatrié ?

Les opportunités existent, mais elles ne se présentent pas comme sur un marché du travail occidental. Quelques éléments réalistes pour structurer une démarche.

1. Viser les bons secteurs et le bon niveau de responsabilité

Les postes les plus ouverts aux expatriés se concentrent sur : les secteurs de la technologie, de la finance, de la santé et de l’enseignement.

les directions et encadrements dans l’hôtellerie, la restauration et le tourisme ;

les fonctions d’expertise technique dans la tech, l’ingénierie, les systèmes d’information, les télécoms, la cybersécurité ;

– l’enseignement dans les écoles internationales ou privées d’Honiara ;

– les postes d’experts auprès du gouvernement, via des bailleurs internationaux ;

– certaines spécialisations médicales ou paramédicales, intégrées dans des programmes internationaux.

Les postes de niveau junior ou intermédiaire purement opérationnels restent réservés, en principe, à des candidats locaux. Un expatrié a bien plus de chances en ciblant des fonctions managériales, à forte valeur ajoutée ou rares sur le marché local.

2. Utiliser les bons canaux

Le marché ne fonctionne pas principalement via les grandes plateformes globales de recrutement. Les approches les plus efficaces combinent :

Astuce :

Pour maximiser vos chances de trouver un emploi aux Îles Salomon, utilisez une combinaison de ressources numériques spécifiques. Consultez les sites de recherche d’emploi spécialisés dans l’hôtellerie et le tourisme, y compris ceux ciblant la région Pacifique. Explorez les portails des grandes organisations internationales, ONG et agences de développement actives dans le pays. Ne négligez pas les pages « Carrières » des principaux employeurs locaux comme les opérateurs télécoms, compagnies aériennes, ports, banques et entreprises IT. Enfin, activez le réseautage en ligne, notamment sur LinkedIn et dans les groupes d’expatriés, où circulent de nombreuses opportunités informelles.

Dans le domaine IT, soigner son CV pour qu’il soit lisible par les systèmes de suivi de candidatures (ATS), avec des mots-clés comme cloud computing, data analysis, Python, cybersecurity, est devenu important, même dans un marché encore en construction.

3. Anticiper la phase administrative

Une fois une offre obtenue, il est crucial de clarifier rapidement qui prend en charge les démarches de permis de travail et de visa, quels délais sont prévisibles, et quelles conditions particulières s’appliquent (visite médicale, casier judiciaire, traductions).

Il est également pertinent de discuter des aspects suivants avant signature :

prise en charge du logement (mise à disposition, allocation, durée) ;

couverture santé et assurance évacuation médicale ;

– scolarité des enfants (prise en charge partielle ou totale des frais de scolarité internationale) ;

– billets d’avion (arrivée, retours annuels) ;

– politique de congés et de rotation (notamment pour les postes en zones rurales).

4. Se préparer à la réalité du terrain

Même avec un bon package, la vie professionnelle aux îles Salomon suppose un réel effort d’adaptation : infrastructures moins fiables, lenteur administrative, lenteur parfois des échanges, incompréhensions culturelles possibles. En contrepartie, de nombreux expatriés décrivent une expérience humaine riche, un sens plus fort de la communauté et une opportunité rare de contribuer à des projets qui ont un impact direct sur la vie des populations.

Pour ceux qui disposent de compétences recherchées (IT, santé, gestion de projet, éducation internationale, hôtellerie haut de gamme) et sont prêts à accepter un environnement exigeant mais passionnant, le marché du travail aux îles Salomon peut offrir une aventure professionnelle et personnelle unique.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Îles Salomon, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Îles Salomon pour leur niveau d’imposition très modéré, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie sensiblement inférieur à celui de la France et une fiscalité favorable sur certains revenus de capitaux étrangers. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence locale, organisation de la couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, banque) et intégration patrimoniale globale. Ce type d’accompagnement permet de viser des économies fiscales >50% tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux, double imposition via convention, adaptation culturelle et insularité).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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