La sécurité en Micronésie : mode d’emploi pour une expatriation sereine

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Poser ses valises en Micronésie, c’est choisir un archipel paisible, à l’écart du tumulte du monde, mais aussi accepter un environnement isolé, exposé aux aléas climatiques et doté d’infrastructures limitées. Pour une expatriation sereine, la clé n’est pas de tout idéaliser, mais de bien comprendre les risques réels, leur ampleur et la façon de les gérer au quotidien.

Bon à savoir :

Ce guide synthétise les informations clés sur la sécurité en Micronésie, basées sur les données des gouvernements étrangers, des organisations internationales et les retours d’expérience. Il vise à vous aider à préparer votre installation avec lucidité, en évitant à la fois une anxiété excessive et une approche naïve.

Un pays globalement calme, mais hétérogène

La Micronésie, officiellement les États fédérés de Micronésie (FSM), est un État composé de quatre États principaux — Chuuk, Pohnpei, Yap et Kosrae — et de plus de 600 îles dispersées dans le Pacifique occidental. L’atmosphère générale est décrite comme paisible, détendue, avec un rythme de vie lent et une population globalement accueillante.

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Les États-Unis, le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni recommandent tous des précautions normales pour voyager en Micronésie.

Cela ne signifie pas pour autant que tout risque est absent. La réalité est nuancée : la criminalité reste modérée, mais varie d’un État à l’autre, la capacité de réponse des forces de l’ordre est limitée, la santé et les infrastructures connaissent de vraies fragilités, et les aléas naturels sont bien présents.

Pour se repérer, il est utile de garder en tête quelques grands contrastes entre les États.

Panorama comparatif des quatre États principaux

ÉtatProfil général de sécuritéCriminalité signaléeInfrastructures & services
PohnpeiGlobalement sûr, capitale politique et économique, Kolonia classée à faible menace par les USAPetits vols, cambriolages non violentsHôpital le plus moderne du pays (Pohnpei State Hospital), meilleures liaisons aériennes, infrastructures légèrement supérieures à la moyenne
KosraeTrès calme, population réduite, île réputée tranquilleCriminalité faible, quelques vols opportunistesHôpital d’État (Arthur Sigrah Memorial Hospital), infrastructures limitées mais ambiance rurale sûre
YapTradition forte, société conservatrice, climat de sécurité correctPetits délits, consommation de bétel associée à des risques de santé plutôt que de sécuritéHôpital d’État, quelques routes, réseau de bus limité, présence d’une chambre de décompression pour les plongeurs
ChuukPlus instable, épisodes de tensions politiques, incidents signalésTaux de criminalité nettement plus élevé, agressions, cambriolages fréquentsHôpital d’État, infrastructure plus fragile, recommandations d’extrême prudence, surtout à Weno après la tombée de la nuit

Comprendre ces différences aide à choisir son lieu d’expatriation, ou du moins à adapter son comportement selon l’île où l’on se trouve.

Criminalité : un risque surtout opportuniste, avec un point noir à Chuuk

Les autorités étrangères convergent : les crimes graves sont rares en Micronésie, et les violences ciblant les étrangers restent exceptionnelles. Le principal risque pour un expatrié tient aux délits opportunistes.

Les faits les plus courants sont les vols à la tire, les vols dans les véhicules ou sur les plages, la fauche de sacs laissés sans surveillance, ou encore les cambriolages de résidences, souvent sans confrontation directe. Ces actes touchent en priorité les personnes perçues comme plus aisées — donc souvent les expatriés.

La prudence vaut particulièrement à Chuuk, où le niveau de criminalité est nettement supérieur à celui de Yap, Pohnpei ou Kosrae. Des agressions, y compris contre des ressortissants étrangers, y ont été rapportées, et les autorités conseillent d’y faire preuve d’une vigilance accrue.

Même dans ce contexte, on parle beaucoup plus de vols et de rixes liées à l’alcool que de criminalité organisée s’attaquant aux expatriés. Le risque d’enlèvement est, par exemple, considéré comme très faible, et aucun indicateur spécifique n’est relevé à ce sujet.

Risques typiques pour les expatriés

En pratique, les situations problématiques auxquelles un expatrié risque d’être confronté ressemblent aux scénarios suivants : sac oublié sur une plage isolée et dérobé, cambriolage d’une maison mal sécurisée, altercation avec un individu ivre en sortie de bar, harcèlement verbal envers une femme seule la nuit.

Astuce :

Cela permet de calibrer les mesures à prendre : on parle davantage de bon sens de voyageur que de vivre sous tension permanente.

Femmes expatriées : prudence renforcée, surtout la nuit

Les rapports officiels soulignent que les femmes, surtout lorsqu’elles se déplacent seules, peuvent être davantage exposées au harcèlement verbal, voire à des agressions sexuelles, en particulier à Chuuk. Les agressions sexuelles et les violences domestiques sont, de surcroît, sous-déclarées en raison de stigmas culturels.

Les recommandations sont claires : éviter de marcher seule après la tombée de la nuit, surtout dans les zones peu éclairées ou isolées, privilégier les déplacements en groupe, adapter sa tenue aux normes locales de modestie (genoux et épaules couverts en dehors des plages et des hôtels touristiques), et éviter de se trouver en présence de personnes alcoolisées dans un contexte de fête prolongée.

Forces de l’ordre : présentes, mais sous-équipées

La police est bien présente dans chaque État, avec une structure nationale et des forces locales. Les autorités civiles gardent le contrôle des forces de l’ordre, et il n’existe pas de signalements systémiques d’abus policiers. En revanche, les moyens matériels sont limités : peu de véhicules, radios parfois défaillantes, enquêtes pénales menées avec des moyens techniques réduits (traces, empreintes, etc.).

Attention :

Le numéro d’urgence national est le 911, sauf dans l’État de Chuuk qui utilise un numéro spécifique. Une réponse rapide n’est pas garantie en dehors des horaires de bureau, bien que certains témoignages fassent état d’interventions rapides dans des situations personnelles.

En cas d’incident sérieux, les expatriés — notamment américains, australiens et canadiens — sont donc encouragés à contacter aussi leurs représentations diplomatiques, qui peuvent aider à faire remonter l’information et orienter dans les démarches.

Bonnes pratiques de sécurité au quotidien

Même dans un pays relativement sûr, une routine de sécurité simple permet d’éviter la majorité des problèmes : verrouiller systématiquement portes et fenêtres, garder passeport et documents importants dans un endroit sécurisé (coffre ou cache discrète), ne pas exhiber d’objets de grande valeur, éviter de se promener seul la nuit, surtout à Chuuk et dans les zones isolées, rester à distance des disputes entre locaux et ne jamais chercher à s’interposer, privilégier les taxis recommandés et négocier le prix avant de monter.

Appliquées avec constance, ces mesures transforment un environnement « globalement sûr mais imparfait » en cadre de vie confortable pour un expatrié.

Santé : un système de base, mais des limites à bien intégrer

Sur le plan sanitaire, la Micronésie n’est pas un désert médical, mais elle est loin d’offrir le niveau de soins de grandes villes occidentales. Chaque État dispose de son hôpital public, de quelques cliniques et centres de santé, et Pohnpei abrite l’établissement le plus moderne du pays.

Toutefois, l’ensemble du système souffre de sous-équipement, de manque de spécialistes, de ruptures de stock de médicaments et de capacités limitées en matière de soins lourds, de traumatologie ou de pathologies complexes. Les cas graves sont régulièrement évacués vers Guam, Hawaï ou les Philippines, via des programmes de référence médicale ou à l’initiative des patients eux-mêmes.

Niveau des équipements et accès aux soins

Les soins de base (consultations générales, prises en charge simples, petites urgences) sont généralement possibles, notamment dans les capitales d’États. Mais pour tout ce qui dépasse ce cadre — chirurgie spécialisée, cancérologie, cardiologie interventionnelle, réanimation avancée — il faut compter sur une prise en charge à l’étranger.

Attention :

Certains aspects spécifiques de la vie à l’étranger nécessitent une vigilance et une préparation particulières de la part de l’expatrié pour assurer une transition et une installation réussies.

Aspect de santéSituation en MicronésieConséquence pour un expatrié
Hôpitaux publicsUn par État, Pohnpei le mieux équipéSoins de base possibles, cas graves à évacuer
Secteur privéTrès limité, quelques cliniques, un hôpital privé à PohnpeiOffre supplémentaire mais capacités toujours restreintes
MédicamentsDisponibles mais risques de ruptures et de choix limitéApporter ses traitements chroniques en quantité suffisante
Soins dentairesPrésents mais basiques, ONG parfois mobiliséesPour des soins lourds, prévoir un retour au pays ou à l’étranger
Grossesse & NaissanceSuivi assuré, personnel qualifié présent à l’accouchementMais mortalité maternelle et infantile plus élevées que la moyenne régionale, grossesse sur place à bien évaluer

Beaucoup de familles expatriées choisissent de programmer les naissances hors Micronésie en raison de ces limites structurelles.

Assurance santé et évacuation : un impératif, pas une option

Pour un séjour de longue durée, il est fortement recommandé de souscrire une assurance santé internationale couvrant à la fois les frais médicaux locaux, mais surtout l’évacuation vers un pays tiers (Guam, Hawaï, Philippines, voire pays d’origine). Les évacuations sanitaires sont extrêmement coûteuses et peuvent prendre plusieurs jours à organiser, surtout en cas de conditions météorologiques défavorables.

Plusieurs assureurs spécialisés dans la couverture des expatriés proposent des contrats adaptés à ce type de contexte isolé. Le point clé, au-delà du plafond de remboursement, est la prise en charge logistique de l’évacuation et du rapatriement.

Maladies infectieuses et risques du quotidien

Le climat tropical et les infrastructures de base favorisent certaines pathologies, qu’il faut intégrer dans sa routine de prévention :

Bon à savoir :

Plusieurs maladies sont présentes en Micronésie. Les moustiques peuvent transmettre la dengue et le virus Zika, plus rarement le paludisme. Il est essentiel d’utiliser des répulsifs, des vêtements couvrants et des moustiquaires, et d’éliminer les eaux stagnantes. Les maladies liées à l’eau et à l’alimentation (diarrhées, hépatite A, parasites) sont également un risque : privilégiez l’eau en bouteille, bouillie ou filtrée, et soyez prudent avec la nourriture de rue. La tuberculose est plus fréquente qu’en Occident, notamment pour les professionnels de santé. Enfin, protégez-vous du soleil et de la chaleur pour éviter déshydratation, coups de chaleur et brûlures.

Un passage par un centre de médecine des voyages avant le départ, idéalement six semaines en amont, permet de mettre à jour vaccins (hépatites, typhoïde, rougeole, etc.) et de discuter des traitements préventifs éventuels.

Risques naturels : apprendre à vivre avec les typhons, séismes et tsunamis

La Micronésie se situe dans une zone à la fois cyclonique et sismique. Typhons, fortes pluies, inondations, glissements de terrain, sécheresses, séismes et tsunamis font partie des risques structurels, aggravés par le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer. Certaines îles basses peuvent être submergées lors de fortes houles ou de marées exceptionnelles.

Exemple :

L’archipel du Vanuatu, régulièrement frappé par des typhons meurtriers, des inondations, des sécheresses et des submersions marines, a mis en place un dispositif structuré de gestion des risques. Ce système comprend un Bureau national de l’environnement et de la gestion des urgences, des plans d’intervention détaillés et des comités de catastrophe aux niveaux national, étatique et municipal. Pour renforcer sa résilience, le pays s’appuie également sur des partenariats internationaux avec des acteurs comme les États-Unis, l’ONU et diverses organisations humanitaires.

Pour un expatrié, la question n’est pas de « fuir » ces risques, mais de s’y préparer sérieusement.

Culture de la préparation : penser en « 14 jours » plutôt qu’en 72 heures

En raison de l’isolement géographique et de la dépendance aux liaisons aériennes et maritimes, les autorités recommandent désormais aux ménages d’être autonomes au moins quatorze jours, et non plus seulement trois. L’idée est de pouvoir tenir en cas de coupure de chaîne d’approvisionnement ou de confinement prolongé après un cyclone ou une inondation.

Recommandations de préparation

Une série de gestes concrets pour se préparer à une situation d’urgence

Eau et nourriture

Constituer une réserve d’eau et conserver des aliments non périssables.

Santé et premiers secours

Disposer d’une trousse de premiers secours et de médicaments chroniques pour plusieurs semaines.

Documents importants

Conserver en lieu sûr copies de passeports, certificats de naissance, contrats d’assurance et numéros d’urgence.

Moyen d’information

Prévoir un moyen d’information fiable (radio à piles, téléphone satellite si possible).

Point de ralliement

Connaître le point de ralliement ou le refuge local en cas d’évacuation.

Typologie des aléas et conduite à tenir

Aléa principalParticularités en MicronésieRéflexes pour un expatrié
Typhons / fortes tempêtesSaison concentrée autour de la deuxième moitié de l’année, mais événements possibles en dehorsSuivre les bulletins météo, sécuriser la maison (toit, fenêtres), stocker eau et nourriture, respecter les ordres d’évacuation
SéismesPays situé dans une zone sismique active (ceinture de feu du Pacifique)Apprendre les réflexes de base (se couvrir, s’éloigner des vitrages, évacuer après les secousses vers un espace ouvert)
TsunamisPeuvent survenir en quelques minutes après un séisme sous-marinConnaître les itinéraires d’évacuation, s’éloigner immédiatement du rivage après un séisme important, suivre les consignes officielles
SécheressesTouchent surtout les atolls isolés, affectant l’eau potable et l’agriculturePrévoir réserves d’eau, suivre les recommandations de rationnement, adapter sa consommation
Submersion marine & houles extrêmesInondations temporaires d’atolls, attaques des côtes bassesÉviter de construire ou louer trop près du rivage sans protections, se renseigner sur l’historique local d’inondations

Les expatriés qui s’installent durablement ont intérêt à s’inspirer des guides locaux de préparation aux risques naturels, souvent élaborés avec l’appui d’universités et d’agences internationales. De nombreux outils pratiques — y compris des applications mobiles de la Croix-Rouge — permettent de se préparer étape par étape.

Infrastructures, transports et mobilité : sécurité sur des routes imparfaites

Les routes océaniques paradisiaques se paient souvent par des infrastructures modestes au sol. La Micronésie ne fait pas exception : si les centres urbains disposent de routes globalement correctes, avec un trafic relativement faible, une grande partie du réseau routier est étroite, mal entretenue, parfois non asphaltée, et dépourvue d’éclairage et de signalisation.

Les automobilistes locaux ne respectent pas toujours les règles de circulation, et la formation à la sécurité routière reste limitée. Les animaux errants, le bétail sur les routes, les piétons en bord d’accotement et les enfants jouant près de la chaussée font partie du paysage. La conduite devient particulièrement délicate la nuit ou sous fortes pluies.

Conduire ou se faire conduire ?

Pour un expatrié, la voiture de location ou personnelle est généralement le moyen le plus efficace de se déplacer, surtout à Pohnpei et Yap. Un permis de conduire international (ou local pour les résidents) est souvent nécessaire pour louer un véhicule.

Attention :

En ville, la circulation est modérée, mais la vigilance est requise en raison de l’état des routes et du manque d’clairage. En zone rurale, certains tronçons peuvent devenir impraticables après de fortes pluies.

Les taxis existent, mais leur qualité est variable : certains chauffeurs sont prudents, d’autres moins. Il est donc conseillé d’utiliser des taxis recommandés par des locaux de confiance, par son hôtel ou par d’autres expatriés, de convenir du prix avant le départ et d’éviter les trajets isolés de nuit.

Transports inter-îles et sécurité maritime

Les déplacements entre îles et États se font principalement par avion ou par bateau. Les vols intérieurs, opérés par quelques compagnies, sont souvent pleins et sujets à des aléas météorologiques. Les autorités canadiennes notent ne pas être en mesure de juger la conformité des compagnies locales aux normes de sécurité internationales.

Astuce :

Avant toute sortie en mer, renseignez-vous systématiquement sur les conditions météorologiques. Vérifiez que l’embarcation est équipée des dispositifs de sécurité de base (gilets de sauvetage, radio). Évitez les traversées nocturnes dans les zones peu ou mal balisées. Pour les excursions touristiques (plongée, snorkeling, sorties dans le lagon), soyez vigilant : ces activités ne sont pas toujours soumises à des normes strictes et la qualité des prestataires peut considérablement varier.

Baignade, plongée et risques en mer

Les plages de Micronésie sont rarement surveillées par des sauveteurs. Les courants de retour et les vagues puissantes dans les lagons côtiers peuvent surprendre même des nageurs expérimentés. Plusieurs noyades sont rapportées chaque année.

Pour les passionnés de plongée, en particulier dans le célèbre lagon de Chuuk, des précautions supplémentaires s’imposent : vérifier si la chambre de décompression locale est opérationnelle (il en existe à Chuuk, Yap et Pohnpei, mais les compétences pour traiter les accidents de plongée lourds restent limitées), s’assurer que son assurance couvre bien les activités de plongée et l’évacuation, et ne jamais plonger seul ou avec un opérateur douteux.

Un autre risque singulier réside dans les munitions non explosées de la Seconde Guerre mondiale, présentes dans certaines zones, y compris dans des ports comme celui de Yap. Il est illégal et dangereux de toucher ou de récupérer des objets issus d’épaves militaires — lois locales et bons sens convergent sur ce point.

Cadre légal, normes culturelles et vie sociale : sécurité rime avec respect

Se sentir en sécurité dans un pays, ce n’est pas seulement éviter les agressions ou les accidents ; c’est aussi comprendre les codes sociaux, éviter les malentendus culturels et se mouvoir dans le cadre légal local.

La Micronésie est juridiquement proche du modèle américain (Constitution, justice indépendante), mais avec un système judiciaire lent, parfois peu doté en personnels formés. Les infractions liées aux stupéfiants sont sévèrement réprimées, avec des peines de prison et de lourdes amendes, et l’ivresse sur la voie publique est passible de sanctions. Pour un expatrié, la tolérance zéro en matière de drogue — y compris pour des substances banalisées ailleurs — doit être une évidence.

Relations de genre, LGBTQ+ et conservatisme social

Les textes décrivent une société globalement conservatrice, où la modestie, la discrétion et le respect des aînés et des autorités sont des valeurs fortes. Les tenues trop courtes ou décolletées, les comportements perçus comme ostentatoires ou agressifs, ou les démonstrations d’affection appuyées en public peuvent susciter réprobation, voire réactions hostiles.

Attention :

Bien que les relations entre personnes de même sexe ne soient pas illégales et que des lois anti-discrimination existent, l’acceptation sociale reste limitée, en particulier dans les zones rurales. Des cas isolés de violences ont été rapportés. Il est conseillé aux voyageurs et expatriés LGBTQ+ de faire preuve de discrétion pour éviter tout risque d’incompréhension ou de rejet.

Normes de politesse et d’interaction

Dans la vie quotidienne, plusieurs règles implicites renforcent la qualité des relations avec les Micronésiens, et par ricochet la sécurité sociale et personnelle des expatriés. Il est apprécié de saluer avec douceur et sourire, de parler posément, de ne pas hausser la voix en public, de retirer ses chaussures en entrant dans une maison ou un bâtiment communautaire, de demander la permission avant de photographier des personnes ou des cérémonies, de s’asseoir modestement sans exposer ses jambes ou ses pieds vers autrui dans des contextes formels.

Bon à savoir :

Le contact visuel direct et insistant est souvent perçu comme agressif ou déplacé, tandis qu’un regard plus fuyant est un signe de respect. Dans de nombreux contextes, les décisions se prennent par consensus, ce qui rend les confrontations ouvertes malvenues.

En milieu professionnel, la hiérarchie est importante, les critiques publiques d’un supérieur étant mal perçues. La patience face aux délais, la flexibilité sur les horaires (« island time ») et la priorité donnée à la relation plutôt qu’au contrat écrit sont des clés pour évoluer sereinement.

Consulats, assurances et réseaux d’expatriés : votre filet de sécurité

La Micronésie n’héberge pas toutes les représentations consulaires de manière permanente, mais plusieurs pays assurent une couverture via des ambassades régionales ou des accords de partage.

Les États-Unis disposent d’une ambassade à Kolonia (Pohnpei), qui offre assistance consulaire à leurs citoyens, notamment en cas d’arrestation, d’accident ou de disparition. L’Australie maintient une ambassade à Pohnpei, qui représente également les intérêts canadiens au titre d’un accord bilatéral, et qui peut aider en cas d’urgence. D’autres nations s’appuient sur leurs réseaux dans le Pacifique (Guam, Hawaï, etc.) et sur des centres d’urgence 24h/24.

Bon à savoir :

Pour un expatrié, il est déterminant de s’inscrire dans les dispositifs d’enregistrement des voyageurs (comme le programme STEP pour les Américains) et de conserver soigneusement les numéros de téléphone de son ambassade ou de son consulat.

Les réseaux d’expatriés comme ressource sécurité

Au-delà des institutions, la communauté d’expatriés joue un rôle majeur pour la sécurité quotidienne. Des plateformes comme InterNations, Expat.com, mais aussi des groupes Facebook et des forums locaux permettent de partager des conseils très concrets : opérateurs de plongée sérieux, quartiers à éviter la nuit, médecins recommandés, taxis fiables, bonnes pratiques en cas de typhon ou de panne d’électricité.

Les témoignages d’expats déjà installés soulignent souvent à quel point ces réseaux facilitent l’intégration, cassent l’isolement et aident à gérer les « petits risques » du quotidien : arnaques bénignes, petits conflits de voisinage, malentendus culturels. Dans un environnement insulaire aux possibilités de loisirs limitées, ces rencontres sociales sont aussi un rempart contre la solitude, qui peut devenir un risque psycho-social pour certains.

Bilan : une destination sûre pour qui se prépare sérieusement

La Micronésie ne correspond pas à l’image d’un pays « dangereux » au sens où l’entendent beaucoup de voyageurs. Les taux de criminalité restent modestes, en particulier pour les crimes graves, le climat social est largement pacifique, les habitants sont décrits comme chaleureux, et il n’existe pas de menace terroriste locale identifiée. Le principal point noir sécuritaire reste l’État de Chuuk, où prudence et restrictions de déplacements s’imposent, surtout la nuit.

Attention :

L’archipel présente des vulnérabilités importantes pour un expatrié : un système de santé limité exigeant une assurance et un plan d’évacuation, une forte exposition aux risques climatiques et sismiques, des capacités réduites des forces de l’ordre et des secours, des infrastructures routières et maritimes à améliorer, ainsi que des services publics et un approvisionnement sujets à des interruptions périodiques.

Dans ce contexte, la sérénité ne vient pas de l’absence de risques, mais de la préparation. Une expatriation réussie en Micronésie repose sur quelques piliers simples : une bonne assurance incluant l’évacuation, une trousse d’urgence et des réserves pour faire face à une crise de quatorze jours, un logement sécurisé et adapté au climat, une intégration réelle dans le tissu local et expatrié, une compréhension fine des normes culturelles, et une vigilance quotidienne mesurée, sans paranoïa.

Pour celles et ceux qui acceptent cette réalité, Micronésie peut offrir ce qu’elle promet : une vie au rythme du Pacifique, dans un pays encore préservé, où l’on peut profiter de lagons exceptionnels, de forêts luxuriantes et d’une culture riche, sans vivre dans l’angoisse permanente. La sécurité y est d’abord une affaire de bon sens, de respect et de préparation — trois qualités qu’un expatrié a tout intérêt à garder dans ses bagages.

Description de la Micronésie pour les expatriés
Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa fiscalité, diversifier ses investissements vers l’Asie‑Pacifique et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Micronésie, Maurice, Thaïlande, Émirats), la stratégie retenue a consisté à cibler la Micronésie pour sa fiscalité modérée, l’absence d’impôt sur la fortune locale, un coût de vie inférieur à la France et un environnement dollarisé facilitant la gestion de portefeuilles en USD. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions internationales), obtention du droit de séjour de longue durée, organisation de l’assurance santé internationale, transfert de résidence bancaire et plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors France, centre des intérêts économiques), ainsi que l’intégration dans un réseau local francophone et anglophone pour sécuriser ses investissements et sa transmission.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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