Guide pratique pour obtenir le passeport du pays Wallis et Futuna

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Obtenir un passeport du pays Wallis et Futuna, cela signifie en réalité obtenir ou faire renouveler un passeport français, puisque le territoire est une collectivité d’outre‑mer de la République française. Derrière ce détail juridique se cache toutefois un ensemble de règles, de démarches et de spécificités locales qu’il vaut mieux comprendre avant de se lancer, que l’on soit résident de l’archipel, Wallisien ou Futunien installé à l’étranger, ou simple voyageur qui s’interroge sur les conditions d’entrée et de séjour.

Bon à savoir :

La demande, le renouvellement et l’utilisation d’un passeport pour Wallis et Futuna relèvent du cadre juridique français. Les démarches incluent le respect d’exigences spécifiques pour la photo d’identité, la prise en compte des liens avec les procédures de visa, et des formalités particulières pour les mineurs. Les formalités sur place dans le territoire sont également à anticiper.

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Comprendre le statut du pays Wallis et Futuna et ses conséquences sur le passeport

Wallis et Futuna est une collectivité d’outre‑mer française, perdue dans le Pacifique Sud, entre Fidji et Samoa. Juridiquement, le territoire fait pleinement partie de la République française. Cela a une conséquence directe : il n’existe pas de « passeport national » distinct pour le pays Wallis et Futuna. Les habitants qui possèdent la nationalité française détiennent un passeport français, identique à celui délivré en métropole.

Astuce :

Le passeport français, qu’il soit délivré à Mata-Utu, à Paris ou dans un consulat à l’étranger, est un document unique offrant les mêmes droits. Il permet les voyages internationaux, assure la protection consulaire française et garantit la libre circulation au sein de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et en Suisse.

Le territoire ayant son propre cadre administratif local, certaines démarches ou interlocuteurs peuvent toutefois varier. Les certificats d’état civil, par exemple, sont délivrés par les tribunaux de première instance de l’archipel, et certaines procédures (comme l’obtention de documents d’archives ou de preuves d’état civil) se gèrent directement à Wallis et Futuna ou via Nouméa pour ce qui concerne les cas judiciaires lourds.

Le passeport français comme document de référence

Le passeport délivré aux ressortissants français du pays Wallis et Futuna est le passeport biométrique standard de la République française. Sa couverture bordeaux affiche les mentions « Union européenne » et « République française » avec l’emblème national et la mention « PASSEPORT ».

Il s’agit d’un document biométrique comportant une puce électronique intégrée. Cette puce contient les données d’état civil, la photo numérisée et les empreintes digitales du titulaire. Le tout doit répondre aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI / ICAO) et aux standards techniques ISO/IEC applicables aux documents de voyage lisibles par machine.

Durée de validité et catégories d’âge

La durée de validité dépend de l’âge du demandeur au moment de la délivrance. Ce point est crucial pour anticiper les renouvellements, en particulier si l’on réside loin d’un consulat ou de l’archipel.

Durées de validité et caractéristiques

Résumé des principales durées de validité et caractéristiques des documents et services administratifs.

Passeport

Valable 10 ans pour les majeurs et 5 ans pour les mineurs. Document biométrique requis pour voyager hors de l’Union européenne.

Carte nationale d’identité (CNI)

Valable 10 ans pour les majeurs et 5 ans pour les mineurs. Permet de voyager dans les pays de l’Union européenne.

Permis de conduire

Valable 15 ans pour les permis délivrés après 2013. Passeport du format carte de crédit avec photo numérique.

Carte Vitale

Pas de date d’expiration formelle, mais nécessite une mise à jour régulière des données (tous les 5 ans recommandés).

Carte de séjour

Durée variable selon le titre : temporaire (1 an), pluriannuelle (2 à 4 ans) ou permanente (10 ans).

Passeport biométrique

Contient une puce électronique avec données personnelles et empreintes digitales. Durée identique au passeport classique.

Catégorie d’âge du titulaireDurée de validité du passeportCaractère du document
18 ans et plus10 ansPasseport biométrique standard
Moins de 18 ans5 ansPasseport biométrique standard

Les ressortissants doivent donc penser à renouveler leur document suffisamment tôt, en tenant compte des délais administratifs et de la distance avec le lieu de dépôt du dossier.

Autorité compétente pour délivrer le passeport

Sur le plan national, l’autorité de délivrance est le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères (ancien ministère des Affaires étrangères et du Développement international), via les préfectures, mairies équipées et postes consulaires.

Exemple :

Pour les Français ayant des liens avec le territoire de Wallis-et-Futuna, plusieurs situations peuvent se présenter. Ces cas de figure concernent par exemple les ressortissants originaires de ce territoire, ceux y résidant, ou ayant des attaches familiales ou patrimoniales, et illustrent la diversité des statuts et des relations administratives avec la métropole.

Résidents sur place : les renseignements et certaines démarches préparatoires peuvent passer par la préfecture du territoire, les tribunaux de première instance ou les services d’état civil locaux.

Résidents à l’étranger : la demande ou le renouvellement s’effectuent auprès de l’ambassade ou du consulat de France compétent pour le pays de résidence.

– Personnes de passage : en cas de perte ou de vol à l’étranger, la représentation diplomatique française la plus proche (ou, à défaut, un autre consulat d’un État membre de l’UE) peut délivrer un document provisoire ou de remplacement.

Qui a droit à un passeport du pays Wallis et Futuna (passeport français) ?

Pour obtenir un passeport du pays Wallis et Futuna, il faut d’abord détenir la nationalité française. Le passeport n’est jamais un instrument d’accès à la citoyenneté, mais la preuve de celle‑ci.

Nationalité française et lien avec Wallis et Futuna

Les habitants de l’archipel qui sont citoyens français ont les mêmes droits à un passeport que tout autre Français. Les règles générales de la nationalité française s’appliquent :

Attention :

La nationalité française peut être acquise principalement par filiation (droit du sang), par naturalisation après une période de résidence légale et une démonstration d’intégration, ou dans le cadre de dispositions particulières liées à l’histoire de certains territoires français.

Des textes mentionnent des situations particulières dans lesquelles une personne peut revendiquer la nationalité française si un parent est né dans un territoire anciennement français avant certains changements de statut, mais ces cas restent techniques et ne garantissent pas une reconnaissance automatique. Si le parent n’a jamais été formellement reconnu français par les autorités, la demande de nationalité du descendant a plus de chances d’être rejetée. Pour ce type de situation, il est recommandé de consulter un consulat ou un avocat spécialisé.

Procédure générale pour obtenir la nationalité (vue d’ensemble)

Pour les étrangers qui n’ont pas la nationalité française mais résident en France ou dans ses territoires, la naturalisation reste la voie classique :

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C’est la durée minimale, en années, de résidence régulière requise pour déposer une demande de naturalisation française, sous réserve de conditions d’intégration.

Ce processus se gère auprès de l’administration française (préfectures, services de naturalisation) et non spécifiquement auprès des autorités de Wallis et Futuna. Une fois la nationalité obtenue, la personne peut alors demander un passeport français selon la procédure habituelle.

Les démarches pour demander ou renouveler un passeport

Une fois la nationalité établie, la démarche de demande ou de renouvellement suit un schéma assez uniforme, que l’on vive dans le pays Wallis et Futuna ou à l’autre bout du monde.

Dossier de demande : pièces à réunir

Le dossier de demande de passeport comporte toujours plusieurs éléments de base :

Preuve de nationalité française (carte nationale d’identité valide, certificat de nationalité française, acte de naissance français avec mentions, etc.).

Ancien passeport, en cas de renouvellement.

– Photographies d’identité aux normes biométriques françaises.

– Formulaire de demande dûment rempli et signé.

– Timbres fiscaux correspondant au coût du passeport.

Bon à savoir :

La liste des documents nécessaires peut légèrement varier si vous êtes en métropole, dans une collectivité d’outre-mer ou à l’étranger. Cependant, l’objectif reste le même : permettre à l’administration de vérifier votre identité, votre nationalité et votre état civil.

Coût du passeport et validité

Pour les passeports français, les droits de timbre ont un montant indicatif qui dépend de l’âge du titulaire. Les montants fréquemment cités sont les suivants :

Tranche d’âgeValidité du passeportMontant approximatif du droit de timbre
18 ans et plus10 ansEnviron 86 €
15 à 17 ans5 ansEnviron 42 €
Moins de 15 ans5 ansEnviron 17 €

Ces tarifs peuvent être adaptés selon le lieu d’émission (outre‑mer, consulat) ou les modalités (paiement en devise locale, conversion, éventuels surcoûts), mais donnent un ordre de grandeur très fiable.

Dépôt de la demande : en France, dans le pays Wallis et Futuna ou à l’étranger

Le lieu où l’on dépose sa demande dépend du lieu de résidence :

Résidence en France (métropole ou outre‑mer) : on se rend dans une mairie équipée ou un autre point d’accueil prévu par l’État (préfecture, sous‑préfecture, etc.).

Résidence dans le pays Wallis et Futuna : on passe par les services de l’État présents sur le territoire (préfecture, éventuellement gendarmerie ou tribunal pour certaines démarches d’état civil) qui centralisent les demandes.

Résidence à l’étranger : le demandeur doit contacter l’ambassade ou le consulat de France compétent pour son pays.

Dans tous les cas, le principe reste le même : prendre rendez‑vous lorsque c’est imposé, déposer physiquement le dossier et, le cas échéant, fournir sur place les empreintes digitales.

Délais et renouvellement anticipé

Les délais de délivrance varient selon les périodes de l’année, la localisation et la charge des services. Il est conseillé de lancer la demande de renouvellement plusieurs mois avant la date d’expiration, en particulier si l’on vit loin d’un poste consulaire ou si l’on prévoit de nombreux déplacements.

Pour les voyages internationaux, il est généralement recommandé de détenir un passeport encore valide au moins trois mois après la date prévue de retour, certaines compagnies aériennes ou pays exigeant même six mois de validité résiduelle.

Obtenir un passeport pour un enfant à Wallis et Futuna

Les règles pour les mineurs méritent une attention particulière, car elles sont plus strictes que pour les adultes, notamment en matière de présence des parents et de preuve d’autorité parentale.

Rôle des parents ou tuteurs légaux

Pour un enfant de moins de 18 ans, la demande doit être faite : par ses parents ou son tuteur légal.

– Par les parents ou le(s) tuteur(s) légal(aux) ayant l’autorité parentale.

– Avec la présence obligatoire de l’enfant au moment du dépôt.

– Avec la présence de l’enfant de plus de 12 ans au moment de la remise du passeport.

Bon à savoir :

Les autorités exigent généralement la signature des deux parents. Une exception est possible si un parent a la garde exclusive ou si une décision judiciaire attribue l’autorité à une seule personne. Dans ce cas, le parent présent doit fournir les documents justificatifs appropriés, tels qu’un jugement ou un acte notarié.

Documents d’état civil à fournir

Pour un enfant né dans le pays Wallis et Futuna, les documents d’état civil sont généralement délivrés par le tribunal de première instance dont dépend le lieu de naissance. Il existe plusieurs types de documents qui peuvent être requis :

Type de documentDénomination en françaisAutorité émettrice principale
Acte de naissance (extrait)Extrait d’acte de naissanceTribunal de première instance – greffe de l’état civil central
Acte de naissance (copie intégrale)Copie intégrale de l’acte de naissanceMême autorité, avec mentions marginales (mariage, divorce…)
Acte de mariageExtrait de l’acte de mariage ou Certificat de célébration de mariageTribunal de première instance du lieu de mariage
Acte de décèsActe de décèsTribunal de première instance, notamment à Mata-Utu
Jugement de divorceJugement de divorceTribunal de première instance ayant prononcé la séparation

Ces documents peuvent parfois être demandés par courrier, à condition de fournir toutes les informations nécessaires (noms complets des parents, dates, etc.). Certains services facturent des frais pour la délivrance ou la copie de ces actes.

Photos d’identité : des normes très strictes

Un grand nombre de demandes de passeport sont retardées ou refusées à cause de photos non conformes. Pour éviter cet écueil, il est essentiel de maîtriser les règles, qui se basent sur les normes internationales OACI et les standards français.

Format physique et cadrage

La photo doit respecter un ensemble de contraintes précises :

Dimensions physiques : 35 mm de largeur sur 45 mm de hauteur.

Taille du visage : entre 32 mm et 36 mm depuis le bas du menton jusqu’au sommet du crâne (hors cheveux).

Cadrage : plan rapproché de la tête et du haut des épaules, visage centré, orientation de face, sans inclinaison.

La photographie doit être récente (moins de six mois) et ressemblante le jour du dépôt comme le jour du retrait du passeport.

Fond, expression et accessoires

La photo doit répondre à plusieurs exigences de présentation :

Astuce :

Pour une photo d’identité valide, privilégiez un fond uni et clair (blanc, blanc cassé, bleu ou gris très clair selon les référentiels), uniforme, sans ombres ni motifs. Adoptez une expression neutre, la bouche fermée et le regard droit vers l’objectif. Assurez-vous que le visage est entièrement dégagé : les cheveux ne doivent pas cacher les yeux, les oreilles doivent être visibles, et aucun objet ou personne ne doit apparaître. La tête doit être nue, sauf pour des motifs religieux ou médicaux avérés, mais le visage doit rester pleinement visible du menton au front et d’une oreille à l’autre.

Concernant les lunettes, la règle est devenue très restrictive :

– Les lunettes sont en principe déconseillées.

– Si elles ne peuvent être retirées pour raison médicale, des conditions s’appliquent : pas de monture épaisse, pas de reflet, pas de verres teintés, yeux parfaitement visibles.

Qualité technique et fichier numérique

Les photos doivent également respecter des contraintes techniques :

Bon à savoir :

La photo doit être nette, bien exposée et sans grain ou pixels visibles. Le contraste doit être suffisant et la couleur de peau reproduite fidèlement. Numériquement, elle doit être au format JPEG, avec une résolution d’environ 300 DPI, une taille minimale (ex: 240×320 pixels) et un poids maximal souvent limité à 120 Ko pour les dépôts en ligne.

Un cliché retouché (filtres beauté, suppression artificielle de rides, modification des traits) ou présentant un effet yeux rouges sera systématiquement refusé.

Où faire prendre la photo dans le pays Wallis et Futuna ?

Dans certaines divisions territoriales françaises du Pacifique, dont Wallis et Futuna, il est prévu que le demandeur puisse se faire prendre en photo directement au guichet dans les bureaux d’enregistrement, lorsque l’offre de photographes professionnels est insuffisante. Les ambassades et consulats français sont également en mesure de réaliser la prise de vue numérique.

Il convient de se renseigner auprès de la préfecture ou des services compétents du territoire pour savoir si ce service est effectivement proposé au moment de la demande.

Conditions d’entrée et de séjour dans le pays Wallis et Futuna avec un passeport

Même si l’on parle de « passeport du pays Wallis et Futuna », il faut distinguer deux choses : le document de voyage (passeport français pour les citoyens, passeport national pour les étrangers) et les règles d’entrée sur le territoire.

Passeport, carte d’identité et validité

Pour se rendre dans le pays Wallis et Futuna, les règles sont alignées sur celles de la France :

Les citoyens français peuvent entrer avec un passeport ou une simple carte nationale d’identité en cours de validité.

Les autres voyageurs doivent présenter un passeport valable, typiquement :

– Délivré depuis moins de 10 ans.

– Valide au moins trois mois après la date prévue de départ, certaines sources recommandant six mois pour plus de sécurité.

– Comportant au moins deux pages vierges pour les tampons d’entrée et de sortie.

Attention :

Un passeport déclaré perdu ou volé et ensuite utilisé expose son porteur à un refus d’entrée. Il est donc crucial de signaler rapidement toute perte ou vol pour faire annuler le document.

Visa ou pas visa ?

Le pays Wallis et Futuna suit les mêmes règles de visas que la France pour les courts séjours, même si le territoire n’est pas dans l’espace Schengen. Pour un grand nombre de nationalités, notamment européennes, aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique ou professionnel de moins de 90 jours.

Pour d’autres pays, y compris certains États africains ou océaniens, il peut être nécessaire de demander un visa préalable. La référence officielle reste le portail France‑Visas, qui permet de :

Vérifier si l’on est dispensé ou non de visa pour Wallis et Futuna.

Déterminer le type de visa requis (court séjour, long séjour, travail, étude, etc.).

– Remplir le formulaire en ligne et prendre rendez-vous dans un consulat ou un centre externalisé.

Bon à savoir :

Les délais de traitement varient selon la durée du séjour. Pour un court séjour, prévoyez au minimum quelques jours ouvrés, et davantage pour un long séjour. Il est recommandé de déposer votre demande plusieurs semaines avant votre départ, particulièrement pendant la haute saison (de décembre à février).

Exigences complémentaires à l’arrivée

Le passeport et le visa (lorsqu’il est exigé) ne sont pas les seules conditions d’entrée. Les autorités peuvent demander :

Une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel, attestation d’hébergement).

Un billet de retour ou de continuation du voyage.

– La preuve de moyens de subsistance suffisants.

– Une assurance de voyage couvrant au minimum 30 000 € de soins médicaux, sauf pour les citoyens français qui bénéficient du système local.

– Le remplissage d’une carte d’arrivée passager pour les services de douane et d’immigration.

De plus, les voyageurs en provenance de pays où la fièvre jaune est endémique doivent présenter un certificat de vaccination contre cette maladie.

Perte, vol ou renouvellement en urgence du passeport

La gestion d’un passeport perdu ou volé est un sujet particulièrement sensible pour les personnes résidant loin des grands centres consulaires, comme dans le pays Wallis et Futuna ou dans certaines îles du Pacifique.

Que faire en cas de perte ou de vol à l’étranger ?

Si un ressortissant de Wallis et Futuna perd son passeport dans un autre pays du Pacifique, la marche à suivre est classique :

Bon à savoir :

Si votre passeport est perdu ou volé à l’étranger, vous devez suivre quatre étapes essentielles : déclarer la perte ou le vol à la police locale pour obtenir un procès-verbal, contacter l’ambassade ou le consulat de France le plus proche pour signaler la situation, leur fournir tout document d’identité disponible, une photo et le procès-verbal de police, et enfin, obtenir un nouveau passeport ou un document de voyage temporaire (passeport d’urgence ou laissez-passer) pour pouvoir rentrer en France ou dans votre pays de résidence.

Dans certains cas, si la France n’a pas de représentation sur place, un autre consulat d’un État de l’Union européenne peut assister le citoyen français, en vertu de la citoyenneté européenne.

Renouvellement anticipé et validité minimale

Pour éviter de se retrouver bloqué avec un document trop proche de l’expiration, il est recommandé d’anticiper le renouvellement environ six mois avant la date de fin de validité, surtout si l’on prévoit des voyages dans des pays exigeant une longue validité résiduelle, ou si l’on vit loin d’une préfecture ou d’un poste consulaire.

Voyage international avec un passeport du pays Wallis et Futuna

Une fois le passeport en poche, reste à l’utiliser pour voyager hors de l’archipel. Les habitants de Wallis et Futuna qui sont citoyens français bénéficient du même niveau de liberté de circulation que les autres Français.

Puissance du passeport français

Le passeport français figure régulièrement parmi les plus puissants au monde en termes de nombre de destinations accessibles sans visa ou avec visa à l’arrivée. Selon les années et les indices (Henley Passport Index, etc.), il donne visa‑free ou visa‑on‑arrival vers près de 190 pays et territoires, classant la France dans le haut du tableau international.

Ce niveau d’accès inclut :

Tous les États membres de l’Union européenne.

Une grande partie de l’Europe non‑UE (Suisse, Norvège, etc.).

De nombreuses destinations en Amérique, Asie et Océanie (avec parfois une simple autorisation électronique préalable).

En plus de ces facilités de visas, la nationalité française confère un autre avantage de taille : la liberté de s’installer et de travailler dans n’importe quel pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et en Suisse.

Particularités pour les binationaux

Les habitants du pays Wallis et Futuna qui possèdent une double nationalité doivent veiller à voyager avec le passeport approprié selon les règles du pays de destination. Au retour vers la France, il est généralement conseillé d’utiliser le passeport français pour faciliter les formalités de réadmission sur le territoire.

Liens entre passeport, services publics et vie quotidienne à Wallis et Futuna

Même si le passeport reste un document de voyage, il s’inscrit dans un écosystème administratif plus large. Comprendre le fonctionnement de certains services sur place peut aider à gérer plus efficacement les démarches (paiement, envoi de documents, correspondance avec les tribunaux, etc.).

Banques, paiements et frais

La monnaie officielle sur l’archipel est le franc Pacifique (XPF), lié à l’euro par un taux fixe :

MonnaieTaux de référence
1 €119,3317 XPF

La principale banque de détail est la Banque de Wallis et Futuna (BWF), filiale de BNP Paribas Nouvelle-Calédonie. Elle dispose de guichets automatiques à Wallis (notamment au centre commercial Fenuarama de Mata-Utu et au bureau de poste de Mata-Utu) et à Futuna (près du bureau de poste de Leava). Les cartes Visa et MasterCard sont acceptées à ces distributeurs et dans un certain nombre de commerces, même si le paiement par carte n’est pas généralisé.

Bon à savoir :

Ces informations sont utiles pour anticiper et régler les frais liés à des démarches officielles, comme les déplacements pour déposer un dossier ou l’envoi de courriers recommandés vers des institutions telles qu’un tribunal ou une préfecture.

Poste, télécommunications et échanges avec l’administration

Le Service des Postes et Télécommunications (SPT) gère la poste et la téléphonie. Il n’existe pas de livraison à domicile : chacun dispose d’une boîte postale, ce qui conditionne la manière dont on reçoit les documents officiels (actes d’état civil, convocations, etc.).

Bon à savoir :

Le réseau mobile 4G « Manuia », opéré par le SPT, est disponible. Les cartes SIM s’achètent dans les bureaux du SPT, comme à Mata-Utu. Cet accès mobile et l’internet haut débit par fibre optique sur l’archipel sont essentiels pour effectuer en ligne des démarches administratives, telles que les demandes de passeport ou de visa via les plateformes officielles comme France‑Visas.

Santé, sécurité et scolarité

L’Agence de Santé (ADS) garantit la gratuité des soins pour les résidents, avec deux hôpitaux principaux (Sia à Wallis, Kaleveleve à Futuna). En cas de problème de santé ou d’accident à l’étranger, le passeport permet aux ressortissants de bénéficier de l’assistance consulaire française, y compris pour organiser un rapatriement si nécessaire.

La scolarité est gratuite jusqu’au baccalauréat, ce qui implique que de nombreux jeunes partent ensuite poursuivre leurs études en métropole ou ailleurs. Pour ces déplacements, le passeport devient indispensable, en particulier si l’établissement se trouve hors du territoire français.

Préparer un voyage depuis ou vers le pays Wallis et Futuna

Comprendre comment rejoindre l’archipel aide à mieux anticiper la nécessité d’un passeport valide, de visas éventuels et de documents de transit dans les pays de correspondance.

Liaisons aériennes et formalités

L’accès principal se fait par voie aérienne. La compagnie Aircalin (Air Calédonie International) est la seule à desservir le territoire :

– Les vols internationaux atterrissent à l’aéroport de Hihifo à Wallis.

– Les principales correspondances se font depuis Nouméa (Nouvelle‑Calédonie) et Nadi (Fidji).

– Le trajet depuis la France métropolitaine impose plusieurs correspondances, souvent via l’Asie (Tokyo ou Séoul), puis Nouméa, puis Wallis, pour un temps de voyage total d’environ 30 heures.

Attention :

Les voyageurs doivent vérifier les exigences spécifiques (autorisation électronique, visa de transit, validité minimale du passeport) pour chaque pays de transit. Les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement en cas de non-conformité des documents.

Déplacements inter‑îles

Entre Wallis et Futuna, de petits avions Twin Otter opérés par Aircalin assurent les liaisons :

Deux rotations par jour, six jours sur sept (hors dimanche).

Durée du vol : environ 50 minutes.

Réservation via des agences locales comme Wallis Voyages et SB Travel, aucune vente en ligne.

Là encore, un passeport ou une carte d’identité peut être demandé à l’embarquement, même s’il s’agit d’un vol intérieur dans un territoire français, ne serait‑ce que pour des raisons de sécurité ou de vérification de dossiers auprès des compagnies d’assurance ou des autorités.

Synthèse : étapes clés pour obtenir un passeport du pays Wallis et Futuna

Pour conclure ce guide, il est utile de résumer la logique globale de la démarche, tout en gardant à l’esprit que l’intitulé « passeport du pays Wallis et Futuna » renvoie en pratique au passeport français.

Un schéma simplifié pourrait être présenté ainsi :

ÉtapeContenuPoints de vigilance
1. Vérifier sa nationalitéS’assurer d’être citoyen français (par filiation, naturalisation ou cas particuliers)En cas de doute, consulter un consulat ou un spécialiste de la nationalité
2. Rassembler les actes d’état civilActes de naissance, de mariage, jugements de divorce, etc. délivrés par les tribunaux de Wallis et Futuna ou métropolitainsVeiller à disposer de copies intégrales récentes avec mentions marginales
3. Préparer les photosFaire réaliser des photos conformes aux normes françaises (35 x 45 mm, fond uni, visage neutre…)Refuser les retouches et filtres, vérifier l’exposition et la netteté
4. Constituer le dossierRemplir le formulaire, rassembler preuves de nationalité, ancien passeport, timbres fiscauxPour les mineurs, intégrer autorisations parentales et justificatifs de garde
5. Déposer en personneSe présenter au guichet compétent (préfecture, mairie équipée, consulat) avec le mineur si besoinRespecter les rendez‑vous et apporter tous les originaux demandés
6. Retirer le passeportRécupérer le document lorsque l’on est averti de sa disponibilitéLes enfants de plus de 12 ans doivent être présents pour la remise

Une fois ces étapes franchies, le titulaire dispose d’un document lui permettant non seulement de se déplacer entre la métropole et le pays Wallis et Futuna, mais aussi de voyager dans la quasi‑totalité du globe avec un niveau de liberté exceptionnel, propre au passeport français.

Attention :

En cas de perte, de vol ou de suspicion d’usage frauduleux de votre passeport, il est impératif de le signaler immédiatement à la police locale et aux autorités françaises compétentes.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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