Géographie du pays en Arabie saoudite

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’étendant sur plus de deux millions de kilomètres carrés au cœur de la péninsule Arabique, l’Arabie saoudite est souvent résumée à une immense mer de sable. La réalité est bien plus complexe. Montagnes escarpées, hauts plateaux, volcans éteints, oasis luxuriantes, littoraux coralliens, bassins fossiles gorgés d’eau et mégaprojets côtiers redessinent une géographie à la fois rude et stratégique, située au carrefour de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe. Comprendre la géographie du pays en Arabie saoudite, c’est saisir comment un territoire à 95 % désertique a bâti une économie pétrolière mondiale, une agriculture sous haute technologie et aujourd’hui une politique de “verdissement” ambitieuse face au réchauffement climatique.

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Une position charnière au cœur de la péninsule

Le pays occupe environ 80 % de la péninsule Arabique, ce qui en fait le plus grand État de la région, le plus vaste du Moyen‑Orient et le cinquième d’Asie par la superficie. Ses frontières s’étirent entre les latitudes 16° 22’ 46’’ N et 32° 14’ 00’’ N, et les longitudes 34° 29’ 30’’ E et 55° 40’ 00’’ E. Le Tropique du Cancer traverse sa partie centrale, rappelant que la quasi‑totalité du territoire baigne dans les climats tropicaux arides.

Bon à savoir :

L’Arabie saoudite a une forme hexagonale irrégulière et partage ses frontières terrestres avec sept pays : la Jordanie, l’Irak, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis, Oman et le Yémen. Elle est également bordée par deux importantes façades maritimes : la mer Rouge à l’ouest et le golfe Arabo-Persique à l’est. Il est important de noter que certaines de ses frontières, en particulier avec les Émirats arabes unis, Oman et le Yémen, ne sont pas entièrement définies, en raison des difficultés historiques de délimitation dans les zones désertiques.

Un pays bi‑maritime, unique dans la région

Aucun autre État n’a à la fois un long littoral sur la mer Rouge et sur le golfe Arabo‑Persique. La longueur totale des côtes varie selon les sources entre 2 640 et près de 3 800 kilomètres, dont environ 2 600 km sur la mer Rouge (avec quelque 180 km sur le golfe d’Aqaba) et autour de 1 200 km le long du golfe.

Exemple :

La double ouverture maritime de l’Arabie Saoudite sur le golfe Persique et la mer Rouge lui confère un rôle géopolitique majeur. Cela implique des frontières maritimes complexes avec des pays comme l’Iran, Bahreïn, l’Égypte, le Soudan et l’Érythrée. Cette position offre un accès direct aux routes commerciales stratégiques de l’océan Indien via le détroit de Bab el‑Mandeb et le canal de Suez, justifiant l’importance de ports comme Jeddah et Dammam, et influençant la localisation de grands projets économiques tels que NEOM, le Red Sea Project ou la King Abdullah Economic City.

Un dispositif juridique encadre cette présence maritime : la zone de mer territoriale est fixée à 12 milles nautiques, complétée par une zone contiguë de 18 milles et une zone économique exclusive d’environ 228 600 km², dont près de 186 400 km² rien que pour la mer Rouge et le golfe d’Aqaba.

Deux grands mondes géologiques : bouclier et plateau

La géographie du pays en Arabie saoudite repose sur un socle géologique impressionnant. Tout le territoire se trouve sur la plaque arabique, détachée progressivement du continent africain par l’ouverture du rift de la mer Rouge. Ce processus, entamé à l’ère tertiaire, se poursuit aujourd’hui : la mer Rouge continue de s’élargir de quelques millimètres à quelques millimètres par an.

Le Bouclier arabe à l’ouest

À l’ouest, près d’un tiers du pays — environ 630 000 km² — est occupé par le Bouclier arabe. Il s’agit d’un ensemble de roches ignées et métamorphiques précambriennes, parfois âgées de plus d’un milliard d’années. Ce vieux socle forme les hautes terres occidentales, du nord au sud, où la montagne tombe abruptement vers la mer Rouge en un escarpement spectaculaire.

2000

Plus de 2 000 volcans éteints sont dénombrés dans cette zone géologique.

Le plateau sédimentaire à l’est

À l’est, les deux tiers restants — environ 1,32 million de km² — sont constitués de roches sédimentaires déposées du Paléozoïque au Cénozoïque. Ce “plateau arabe” renferme deux trésors : d’immenses aquifères profonds et les gisements d’hydrocarbures qui ont fait la fortune du pays. Les strates de grès, calcaires, dolomies et évaporites de cette partie orientale abritent les grands champs pétroliers et gaziers de l’Est, sur terre comme en mer.

C’est aussi là que prennent place les grands bassins aquifères fossiles, comme celui de Wasia, parfois décrits comme contenant plus d’eau que le volume même du golfe Arabo‑Persique. Cette eau, accumulée pendant les périodes pluvieuses du Pléistocène, est aujourd’hui “minée” à plus d’un kilomètre de profondeur pour l’irrigation et l’usage municipal.

Description géologique

Volcanisme et ligne Makkah–Madinah–Nufud

Le contact entre le rift de la mer Rouge et la plaque arabique a donné naissance à de vastes provinces volcaniques basaltiques. Entre 30 millions d’années et quelques centaines d’années avant notre ère, de puissives éruptions ont recouvert de lave de larges surfaces à l’ouest, créant l’un des plus grands ensembles d’alkali‑basalte au monde (environ 180 000 km²).

Une ligne volcanique remarquable, la Makkah–al‑Madinah–al‑Nufud, s’étend sur près de 900 km, alignant plusieurs harrat majeurs comme Harrat Khaybar ou Harrat Rahat, cette dernière couvrant à elle seule environ 20 000 km². Le volcan d’al‑Malsa, à la marge nord‑est de Harrat Rahat, est considéré comme l’un des plus actifs historiquement, avec une coulée de lave ayant frôlé Médine au XIIIe siècle.

Reliefs : des hautes montagnes aux plaines littorales

Quiconque survole l’Arabie saoudite distingue trois grands ensembles topographiques : les montagnes du bord occidental, le vaste plateau central, et les plaines côtières orientale et occidentale, auxquelles s’ajoutent les grands déserts de sable.

Les hautes terres de l’ouest : Sarawat, Hijaz et Midian

Le long de la mer Rouge se dresse un ruban montagneux continu, véritable “colonne vertébrale” du pays. On le subdivise généralement en trois ensembles :

– au sud, les monts Sarawat, dans les provinces d’Asir et de Jazan, qui culminent au‑delà de 3 000 m ;

– au centre, les monts du Hijaz, qui dominent la région de Makkah et Al Madinah ;

– au nord, les monts de Midian, proches du golfe d’Aqaba et intégrés en partie au périmètre du projet NEOM.

Le point culminant officiellement reconnu est Jabal as‑Sudah (ou Jabal Sawda) en Asir, avec une altitude comprise entre 3 015 et 3 133 m selon les mesures. Cette zone montagneuse méridionale, bien arrosée par les moussons estivales, contraste fortement avec le reste du pays par ses forêts de genévriers, ses cultures en terrasses et ses vallées encaissées.

Attention :

Plus au nord, les montagnes du Hijaz, bien qu’élevées (avec plusieurs sommets dépassant 2 000 m), sont plus sèches et abritent des villes emblématiques comme Makkah et Al Madinah sur leurs piémonts. Les monts de Midian, autour de Tabuk et du massif de Jabal al‑Lawz (2 549 m), constituent l’extrémité de ce système montagneux et sont souvent enneigés en hiver.

Le plateau central de Najd et l’escarpement du Tuwayq

À l’est des chaînes occidentales, le relief s’adoucit mais reste élevé : le plateau de Najd, parfois situé à plus de 1 000 m d’altitude, occupe une bonne partie du centre du pays. Sur ce plateau, le paysage alterne surfaces rocheuses, plaines de gravier, buttes tabulaires et alignements de vallées sèches.

Un relief emblématique domine la région de Riyadh : l’escarpement de Jabal Tuwayq, une longue crête calcaire en arc de cercle, haute de 100 à 250 m au‑dessus du plateau environnant, qui s’étire sur environ 800 à 1 200 km du nord au sud. Ses falaises, entaillées de canyons, abritent le site très photographié de l’“Edge of the World”. Les couches jurassiques de ce massif sont au cœur de la paléogéographie des hydrocarbures, et le Tuwayq a été choisi comme icône paysagère pour le projet de loisirs géant de Qiddiya.

Les massifs du nord du Najd

Au nord de la région du Najd, autour de Hail, des massifs montagneux spectaculaires ponctuent le plateau, abritant de grandes oasis.

Monts Aja

Point culminant du Najd avec une altitude de 1 544 mètres.

Monts Salma

Massif granitique atteignant 1 430 mètres d’altitude.

Grandes oasis

Comme celle de Hail, elles se sont développées dans ce décor granitique spectaculaire.

Les plaines de Tihamah et de la côte orientale

Entre la mer Rouge et le pied de l’escarpement occidental s’insère une bande littorale : la plaine de Tihamah. Longue de plus de mille kilomètres, elle reste généralement étroite (environ 60 à 65 km de large en moyenne), mais s’élargit par endroits, notamment près de Jeddah. On y trouve des plaines alluviales, des cordons littoraux, des plages sableuses et de vastes sabkhas (marais salés) peu propices à l’agriculture, mais qui accueillent des villes côtières clés, comme Jeddah, Yanbu ou Jazan.

Côté golfe Arabo‑Persique, la plaine orientale est plus large (environ 60 km), mais d’un relief très faible, couverte de sables, de graviers et de marécages salés. Elle est ponctuée de grandes oasis — Al‑Ahsa, Qatif — et de zones industrielles massives, notamment à Jubail et Ras Tanura. C’est dans ce couloir littoral que se concentrent les infrastructures pétrolières majeures et les grands ports de l’Est.

Déserts : un océan de sable aux visages multiples

Environ un tiers du pays est recouvert de formations sableuses continues, et jusqu’à deux tiers si l’on inclut les plaines de graviers et les zones semi‑désertiques. L’Arabie saoudite est par ailleurs le plus grand pays du monde dépourvu de rivières permanentes. Cette donnée résume la dureté de son environnement, mais aussi la capacité du pays à composer avec des ressources hydriques extrêmement limitées.

Le Rub’ al Khali, “quart vide” géant

Au sud‑est, le Rub’ al Khali — littéralement “quart vide” — est le plus vaste désert de sable d’un seul tenant de la planète. Il couvre environ 550 000 km² au total, dont quelque 430 000 km² à l’intérieur des frontières saoudiennes. Ses dunes, parfois hautes de plus de 200 m, s’étendent sur des centaines de kilomètres, quasiment dépourvues de végétation. Certaines portions n’enregistrent quasiment aucune précipitation pendant plusieurs années, voire une décennie.

Astuce :

Malgré son hyper-aridité, le désert du Rub’ al Khali recèle des richesses souterraines cruciales, dont le gigantesque champ pétrolier de Ghawar à sa marge et d’importants bassins d’eau fossile sous ses sables. Il abrite également des phénomènes géologiques uniques, comme le cratère d’impact météoritique de Wabar, remarquablement préservé au milieu des dunes.

Le Nafud et l’arc du Dahna

Au nord, un autre grand désert, An Nafud al‑Kabir, forme une mer de dunes rouges sur environ 55 000 à 65 000 km², à une altitude d’environ 1 000 m. Ses dunes linéaires et paraboliques, souvent hautes de plus de 30 m, alternent avec des massifs rocheux isolés. À ses marges, les plateaux de Hisma, al‑Hajrah et al‑Hamad annoncent l’entrée dans le grand désert syrien.

Lien géographique majeur, le désert d’Ad Dahna forme un couloir sablonneux en arc qui relie An Nafud au Rub’ al Khali sur plus de 1 200 km. Cette langue de dunes sépare le plateau de Najd des plateaux orientaux (Summan, Dibdibah) et joue un rôle de frontière naturelle entre les domaines centraux et orientaux du pays. Plus à l’est, le petit désert d’Al‑Jafurah, adossé à la côte, prolonge vers le golfe les sables du sud.

Hydrologie : un pays sans rivières permanentes

La géographie du pays en Arabie saoudite se caractérise par une rareté extrême de l’eau de surface. Aucun fleuve ou lac naturel permanent ne sillonne le territoire, ce qui fait de l’Arabie saoudite le plus vaste État de la planète sans cours d’eau pérenne.

Wadis, bassins et aquifères fossiles

Le réseau de drainage s’organise autour de milliers de wadis, ces lits de rivières saisonniers qui restent secs la plupart du temps mais peuvent se transformer en torrents dévastateurs lors des pluies orageuses. Parmi les plus importants :

Wadi ar‑Rummah, long de 510 à 600 km, qui traverse une bonne partie du centre du pays et est considéré comme la plus longue vallée de la péninsule ;

Wadi Hanifa, axe hydrologique historique de la région de Riyadh, aujourd’hui réhabilité comme espace vert et couloir d’écoulement ;

– Wadi ad‑Dawasir, comportant de vastes oasis agricoles en bordure du Rub’ al Khali ;

– Wadi Bishah, Wadi Tathlith, Wadi Ranyah ou encore Wadi Najran au sud‑ouest.

Bon à savoir :

Dans le nord, le bassin de Wadi as‑Sirhan est une vaste dépression qui s’enfonce jusqu’à 300 mètres sous les plateaux environnants. Cette formation géologique est considérée comme le vestige probable d’une ancienne mer intérieure.

Sous ces reliefs, deux grands types d’aquifères coexistent. À l’ouest, dans le Bouclier arabe, des nappes renouvelables mais limitées se rechargent chaque année (environ 2,8 milliards de m³ annuels). À l’est, de grands aquifères fossiles — Saq, Tabuk, Wajid, Wasia, Dammam, Umm Radmah, etc. — renferment des volumes d’eau non renouvelable hérités des périodes humides du Quaternaire. Leur exploitation intensive depuis les années 1970 a permis de verdir des pans entiers de désert, au prix d’une chute rapide des niveaux d’eau.

Un système de gestion de l’eau ultra‑technologique

Face à l’absence de rivières permanentes, le pays a multiplié les solutions d’ingénierie. Plus de 570 barrages captent les crues des wadis, une trentaine d’usines de dessalement le long de la mer Rouge et du golfe produisent plus de 5 millions de m³ d’eau douce par jour, et des réseaux de pompages profonds puisent dans les nappes fossiles.

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Pourcentage des surfaces irriguées en Arabie Saoudite qui utilisent l’eau souterraine comme source principale.

Pour améliorer l’efficacité de ce dispositif gourmand, l’Organisation saoudienne de l’irrigation (SIO) pilote un réseau de près de 1 957 km de canaux de distribution et 1 483 km de drainage. En 2023, elle a acheminé plus de 205 millions de m³ d’eau, dont 95 % d’eaux usées traitées, mais le rendement global de l’irrigation (environ 50 %) reste inférieur aux meilleures pratiques mondiales (jusqu’à 85 %). D’où les programmes de modernisation, comme le projet “Promoting Efficient Irrigation and Water Productivity Amongst Farmers” mené avec la FAO, et l’intégration croissante de l’irrigation goutte à goutte “intelligente” avec capteurs d’humidité et pilotage automatisé.

Un instantané des surfaces agricoles montre à quel point le pays a tenté de défier la contrainte hydrique :

Indicateur agricoleValeur (année de référence)
Superficie arable (1971)env. 1,4 million ha
Terres cultivées (1976)< 400 000 acres (~1 600 km²)
Terres cultivées (1993)> 8 millions acres (~32 000 km²)
Terres cultivées (2005)1 213 586 ha (–23 % vs 1992)
Superficie équipée pour l’irrigation1 348 696 ha

Cette montée en puissance puis ce repli illustrent la tension entre ambition agricole et épuisement frénétique des nappes fossiles.

Climat : chaleur extrême, pluies rares et contrastes régionaux

La quasi‑totalité du territoire saoudien est dominée par un climat désertique chaud (type BWh de Köppen), à l’exception de quelques poches de climat de steppe froide (BSk) et de climat montagnard subtropical dans le sud‑ouest. Les étés sont longs, brûlants et secs ; les hivers sont courts, relativement frais, parfois rigoureux au nord et en altitude.

Températures extrêmes et amplitude jour‑nuit

Dans l’intérieur, les températures estivales dépassent fréquemment 45 °C à l’ombre, et peuvent grimper jusqu’à 54–55 °C dans les déserts. Les nuits restent chaudes, mais l’amplitude jour‑nuit demeure importante, avec des chutes rapides après le coucher du soleil. En hiver, il n’est pas rare de voir le mercure descendre sous 0 °C dans le nord ou sur les hauts plateaux, avec un record de –12 °C relevé à Turaif.

Exemple :

Sur les côtes, comme à Jeddah, la chaleur est tempérée par l’humidité, avec des moyennes de 19 à 29 °C en janvier et de 27 à 38 °C en juillet, mais la sensation thermique est amplifiée par l’air saturé en vapeur d’eau. À l’intérieur des terres, comme à Riyadh, l’hiver (janvier) est plus frais, entre 8 et 20 °C, et l’été (juillet) plus chaud, avec des températures de 27 à 43 °C.

Pluies sporadiques, inondations soudaines

Les précipitations annuelles moyennes restent très faibles à l’échelle du pays, souvent inférieures à 100 mm par an, parfois à 50 mm dans les régions les plus arides. À Jeddah, on enregistre environ 50–65 mm par an, à Riyadh autour de 75–100 mm. Ces faibles totaux se concentrent sur quelques épisodes orageux, surtout entre novembre et mai. La violence des averses sur des sols secs et peu perméables provoque fréquemment des crues éclair dans les wadis et des inondations urbaines.

Bon à savoir :

Contrairement au reste de l’Arabie Saoudite, le sud-ouest (montagnes d’Asir et de Jazan) bénéficie d’un climat particulier. Le relief capte la mousson estivale de l’océan Indien, apportant des précipitations importantes (250 à plus de 500 mm par an), surtout entre mai et octobre. Cette humidité permet l’agriculture pluviale, des pâturages denses et la croissance de forêts (genévriers, acacias).

Plus au sud‑est, jusque dans le Rub’ al Khali, quelques pluies estivales d’origine moussonique peuvent survenir, tandis que le nord reçoit l’essentiel de ses précipitations hivernales par des perturbations venant de la Méditerranée.

Vents, poussières et tempêtes de sable

Les vents dominants, notamment le shamal du nord‑ouest, soulèvent régulièrement d’immenses quantités de poussière et de sable, réduisant brutalement la visibilité et perturbant les transports. Ces épisodes peuvent durer plusieurs jours, avec des vitesses de vent avoisinant 50 km/h. Les tempêtes de sable frontales, parfois qualifiées de “brown rollers”, peuvent s’étendre sur plus de 100 km de large.

Au printemps et au début de l’été, ces vents contribuent à remodeler les dunes et à transporter le sable sur de longues distances, ajoutant un défi supplémentaire à la gestion des infrastructures, des routes et des villes.

Biodiversité : faunes et flores d’un désert loin d’être vide

Malgré son image de terre désolée, l’Arabie saoudite abrite une biodiversité plus riche qu’on ne l’imagine. Cinq grandes écorégions terrestres se partagent le territoire : désert et semi‑désert tropical nubo‑sindien de la mer Rouge, désert arabique, désert côtier à brouillard de la péninsule, savanes de piémont du sud‑ouest et forêts montagnardes du sud‑ouest.

Une flore adaptée à la sécheresse

On recense environ 2 250 espèces de plantes à fleurs dans le pays, dont près de 250 endémiques. La plupart sont des espèces xérophytes, capables de survivre avec très peu d’eau, ou halophytes, tolérant les sols salés. La végétation dominante se compose de buissons bas, d’herbacées clairsemées, de tamaris sur les marges des oasis, et d’acacias dans les lits de wadis.

Exemple :

Dans les montagnes d’Asir, le climat frais et humide permet le développement de forêts de genévriers, de bosquets d’oliviers sauvages et de terrasses agricoles cultivées avec des céréales, des fruits ou du café. En contraste, dans les dunes de l’est, la végétation est adaptée à l’aridité, avec des graminées comme le *nasî* sur les pentes sableuses, et des euphorbes et buissons épineux dans les regs, les déserts de pierres.

Arbre emblématique, le palmier dattier (Phoenix dactylifera) structure les grands systèmes oasiens, notamment à Al‑Ahsa, Al‑Qassim ou Al‑Madinah. Il fournit l’ombre, le fruit, le bois, et symbolise à la fois la résilience et l’ingéniosité agricole des populations dans un milieu aride.

Faune terrestre et marine

Côté faune terrestre, la liste des espèces emblématiques en dit long sur la variété des milieux : léopard d’Arabie, loup d’Arabie, hyène rayée, mangouste, babouin, lièvre du Cap, chat des sables, gerbille, renard du désert. Plusieurs espèces ont été décimées par la chasse et la pression humaine — gazelles, oryx, guépard, lion asiatique — mais des programmes de réintroduction ou de protection ont permis à certains de revenir, comme l’oryx d’Arabie ou l’ibex nubien.

Les oiseaux sont nombreux, résidents ou migrateurs : faucons, aigles, buses, vautours, outardes, perdrix, gangas, flamants, hérons. Le faucon sacre, en particulier, est au cœur d’une tradition bédouine de fauconnerie, reconnue par l’UNESCO. Serpents venimeux, lézards variés (dont le gros varan et le “dab”, lézard à queue épaisse prisé dans la cuisine bédouine) complètent ce tableau.

1800

Les eaux saoudiennes abritent plus de 1 800 espèces de poissons, dont 44 espèces de requins.

Les littoraux, notamment en mer Rouge, sont aussi bordés de mangroves (Avicennia et Rhizophora) couvrant environ 200 km², essentielles pour la protection contre l’érosion, la filtration des eaux et comme nurseries pour de nombreuses espèces.

Aires protégées et défis environnementaux

Consciente de la fragilité de ces écosystèmes, l’Arabie saoudite a multiplié les aires protégées : réserves de Harrat al‑Harrah, At‑Tubayq, Jabal Aja, Farasan, escarpement de Raydah, Mahazat as‑Sayd, parcs nationaux en Asir, à Taif, à Al‑Baha, etc. Plus de 80 000 km² sont aujourd’hui protégés, soit un peu plus de 4 % du territoire.

Les menaces restent toutefois considérables : désertification accélérée par le surpâturage, l’urbanisation et l’extension agricoles ; pollution marine par les hydrocarbures, notamment après la guerre du Golfe ; destruction de l’habitat par les infrastructures ; stress hydrique chronique.

Le poids de la géographie dans l’agriculture et l’économie

La rugosité du relief, l’hyper‑aridité et l’absence de fleuves ont façonné un modèle économique singulier, d’abord centré sur le pastoralisme nomade et quelques oasis stratégiques, puis, à partir du XXe siècle, sur l’exploitation des hydrocarbures. La géographie du pays en Arabie saoudite continue de conditionner la distribution des populations, des cultures et des industries.

Oases, wadis et régions agricoles

Moins de 7 % du territoire est théoriquement cultivable. La répartition de ces terres agricoles suit la disponibilité de l’eau :

les grands systèmes oasiens de l’Est (Al‑Ahsa, Qatif, Hofuf) s’alimentent grâce à des nappes peu profondes et à des sources artésiennes ;

– les oasis de Najd (Buraydah, Unaizah, Riyadh, Al Kharj) reposent sur l’exploitation des wadis et des aquifères souterrains ;

– au nord, Al Jawf et Sakakah s’appuient sur Wadi as‑Sirhan et des nappes profondes ;

– au Hijaz et en Asir, des vallées plus arrosées et les terrasses des montagnes permettent des cultures pluviales et irriguées.

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Rang mondial atteint par l’Arabie saoudite parmi les exportateurs de blé dans les années 1980 grâce à l’irrigation par eau fossile.

Aujourd’hui, l’agriculture se concentre sur des productions moins gourmandes ou mieux intégrées aux marchés : dattes (dont le pays est le deuxième producteur mondial avec 1,3 million de tonnes), légumes, fruits, fourrages, aviculture, produits laitiers, poissons d’élevage. Certaines entreprises comme la société de développement agricole d’Al‑Jouf irriguent plus de 60 000 ha avec de l’eau dessalée, tandis que des centaines de serres high‑tech (plus de 200 rien que pour NADEC) produisent fruits et légumes en environnement contrôlé.

Technologies et “révolution verte sous serre”

Le contraste entre aridité extrême et ambition agricole a poussé le pays à devenir un laboratoire de l’agriculture en milieu hostile. L’essor de l’agriculture sous serre, de l’hydroponie et des fermes verticales permet de réduire fortement la consommation d’eau par kilogramme produit. Des partenariats, comme ceux conclus avec la société néerlandaise Van der Hoeven, importent des savoir‑faire en matière de serres climatisées, pilotées par des systèmes IoT, qui optimisent lumière, nutriments et irrigation.

Attention :

Des programmes comme la station Al‑Hikmah à Jazan développent des cultures tropicales pour les climats chauds et humides, tandis que la sélection génétique vise à créer des plantes tolérantes au sel et à la sécheresse pour une « néo‑domestication » de la flore locale.

Infrastructures hydrauliques et projets pilotes

De nombreux projets illustrent la façon dont la géographie dicte l’ingénierie hydraulique. Dans la région d’Al‑Ahsa, à Suwaidra, des réservoirs de 15 000 m³ sont construits pour sécuriser l’approvisionnement de vastes périmètres irrigués. Dans la région de Jazan, un barrage sur le wadi éponyme est relié à des stations de pompage et un réseau couvrant près de 10 000 ha. D’autres projets, dans l’Asir, visent à alimenter quatorze parcs et “villes agricoles” sur 41 000 ha, en s’appuyant sur les eaux de surface et les eaux recyclées.

Un tableau synthétique permet de visualiser quelques grandeurs clés liées à l’irrigation gérée par la SIO :

Indicateur (SIO – 2023)Valeur
Longueur du réseau d’irrigation1 957 km
Longueur du réseau de drainage1 483 km
Volume d’eau distribué205,571 millions m³
Part d’eaux traitées réutilisées95 %
Surface totale gérée29 736 ha
Surface effectivement irriguée7 421 ha
Efficience moyenne de l’irrigation~50 % (vs ~85 % meilleures pratiques)

Cette géographie agricole, très dépendante de l’ingénierie, reste vulnérable à l’épuisement des aquifères et aux aléas climatiques. Elle a d’ailleurs conduit le pays à acquérir des terres agricoles à l’étranger pour sécuriser une partie de sa sécurité alimentaire (États‑Unis, Argentine, Indonésie, Thaïlande, pays africains).

Villes, population et organisation du territoire

La géographie du pays en Arabie saoudite ne se limite pas aux reliefs et aux climats : elle façonne aussi la répartition des populations. Sur environ 35 millions d’habitants, la densité moyenne n’atteint qu’une quinzaine d’habitants au km², mais la réalité est celle d’un peuplement très concentré dans quelques régions.

Un territoire découpé en 13 régions, structuré par les côtes et les oasis

Depuis 1992, le pays est officiellement divisé en 13 provinces administratives, regroupées en cinq grandes régions de planification : centre (Riyadh), ouest (Hijaz), est, nord et sud‑ouest. Quatre d’entre elles structurent particulièrement l’occupation du sol :

Principales régions d’Arabie Saoudite

Présentation des principales divisions provinciales du Royaume, mettant en lumière leurs caractéristiques géographiques, démographiques et économiques.

Province de l’Est

La plus vaste région (540 000 km², 27% du territoire). Centre stratégique des hydrocarbures, abritant les grandes oasis d’Al-Ahsa et les ports industriels majeurs de Dammam et Jubail.

Province de Riyad

Cœur politique et administratif du pays (380 000 km², 19% du territoire). Caractérisée par un vaste espace de plateau.

Provinces de Makkah et Al Madinah

Piliers religieux et économiques du Royaume, situées sur la côte de la mer Rouge.

Provinces du Sud-Ouest

Regroupe les provinces montagneuses d’Asir, Jazan, Al-Baha et Najran. Plus petites en superficie mais les plus densément peuplées.

Jazan, par exemple, affiche la plus forte densité (plus de 100 habitants par km²) grâce à la combinaison d’un littoral poissonneux, de vallées fertiles et de montagnes bien arrosées. À l’inverse, la province des frontières du Nord plafonne à environ 3,5 hab/km².

Une urbanisation littorale et oasienne

En l’espace de quelques décennies, les nomades et semi‑nomades qui constituaient l’essentiel de la population jusque dans les années 1960 se sont massivement sédentarisés. Aujourd’hui, plus de 80 % des habitants vivent en ville, et l’urbanisation devrait atteindre autour de 97 % à l’horizon 2030 si les tendances se maintiennent.

Les principales concentrations se trouvent :

– sur la mer Rouge : Jeddah, Mecca, Medina, Yanbu, bientôt complétées par les pôles touristiques du Red Sea Project et les villes de NEOM ;

– dans l’intérieur : Riyadh, Hail, Buraydah, Unaizah, Al Kharj, sur les oasis et les vallées ;

– sur le golfe : Dammam, Dhahran, Al‑Khobar, Jubail, Al‑Hofuf (Al‑Ahsa).

Bon à savoir :

Les dix principaux centres urbains d’Arabie Saoudite (Riyad, Djeddah, La Mecque, Médine, Dammam, Hofuf, Taïf, Buraydah, Al-Khobar, Yanbu, Dhahran) regroupent la grande majorité de la population. Cette répartition suit étroitement la géographie physique du pays, s’établissant principalement le long des côtes, dans les couloirs de wadis et près des grands aquifères.

Pression sur les écosystèmes et planification urbaine

L’urbanisation accélérée a des effets directs sur l’environnement : consommation croissante d’eau (principalement dessalée ou pompée), émissions de CO₂, expansion des zones bâties au détriment des terres agricoles et des habitats naturels, pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations. Les municipalités doivent étendre sans cesse les réseaux d’eau, d’électricité, d’assainissement et de transport, sur des distances très importantes.

Pour maîtriser cette croissance, un ensemble de politiques d’aménagement est en cours. Le programme “Future Saudi Cities”, mené avec ONU‑Habitat, vise à promouvoir une urbanisation plus compacte, mieux connectée, et à limiter l’étalement urbain spéculatif. Des “laboratoires urbains” élaborent des diagnostics et des propositions pour 17 grandes villes, intégrant des indicateurs de prospérité urbaine, de mixité fonctionnelle, de mobilité, d’inclusion sociale et de genre.

La Saudi Green Initiative : reconfigurer le paysage à l’ère du climat

La géographie du pays en Arabie saoudite se joue désormais aussi dans un registre politique et environnemental. Confrontée à la désertification, à la dégradation des terres et à l’épuisement des nappes, l’Arabie saoudite a lancé une stratégie de transformation de ses paysages.

Planter 10 milliards d’arbres, restaurer 40 millions d’hectares

Lancée dans le cadre de Vision 2030, la Saudi Green Initiative (SGI) annonce des objectifs chiffrés vertigineux : 10 milliards d’arbres à planter, 40 millions d’hectares de terres dégradées à restaurer, 30 % du territoire à classer en aires protégées, 278 millions de tonnes de CO₂ en moins chaque année d’ici 2030, et 50 % de l’électricité d’origine renouvelable. L’initiative est adossée à un budget global d’environ 187 milliards de dollars, réparti entre programmes de reboisement, amélioration de la qualité de l’air, protection marine et littorale, économie circulaire du carbone et efficacité énergétique.

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Taux de survie atteint dans certaines plantations grâce à l’irrigation de précision et à la réhabilitation des sols.

Un levier de recomposition territoriale

Les effets attendus de cette “re‑géographie” sont multiples : réduction des températures locales dans les centres urbains par l’ombre et l’évapotranspiration, lutte contre l’érosion éolienne et hydrique, restauration des parcours pastoraux, fixation des dunes aux abords des infrastructures, amélioration de la qualité de l’air via une baisse annoncée de 70 % de la pollution dans les grandes villes comme Riyadh, Jeddah ou Dammam.

L’initiative s’articule avec des projets phares comme NEOM, dont la ville linéaire “The Line” se veut une vitrine de la planification en milieu désertique à faible empreinte, ou le Red Sea Project, pensé comme destination touristique “régénérative” où les récifs coralliens et mangroves doivent être protégés voire étendus.

Un tableau simplifié résume les principaux objectifs environnementaux de la Saudi Green Initiative :

Objectif SGI (horizon 2030)Cible annoncée
Arbres plantés10 milliards
Terres restaurées40 millions ha (≥ 74 millions ha réhabilités au total)
Part du territoire en aires protégées30 %
Réduction annuelle d’émissions de CO₂278 millions de tonnes
Part des renouvelables dans la production électrique50 %
Emplois verts créés (directs + indirects)~700 000

En parallèle, l’Arabie saoudite pilote l’initiative Middle East Green, qui prévoit 40 milliards d’arbres supplémentaires à l’échelle régionale, portant à 50 milliards le total ciblé pour le Moyen‑Orient, soit environ 5 % de l’objectif mondial de reboisement.

Institutions et coopération internationale

Pour coordonner ces efforts, le Centre national de développement de la végétation et de lutte contre la désertification (NCVC), rattaché au ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture (MEWA), joue un rôle de pivot. Il développe des outils comme un “Manuel de réhabilitation des terres”, une plateforme de suivi (Land Rehabilitation Watch) et un réseau de “living labs” expérimentant de nouvelles pratiques de gestion des pâturages, des zones humides, des mangroves ou des parcs nationaux.

12000000000

Il s’agit du montant, en dollars, promis pour la restauration des terres dans le cadre du ‘Riyadh Global Drought Resilience Partnership’ annoncé lors de la COP16.

Une géographie qui conditionne les ressources et l’avenir

La géographie du pays en Arabie saoudite, telle qu’elle se dessine à travers ses reliefs, ses déserts, ses littoraux et ses aquifères, explique largement sa trajectoire économique. Le plateau sédimentaire oriental, saturé de pétrole et de gaz, a permis l’essor fulgurant du royaume au XXe siècle. Les montagnes du sud‑ouest, mieux arrosées, ont conservé des pratiques agricoles anciennes et inspirent aujourd’hui des politiques de restauration des paysages. Les déserts immenses, longtemps considérés comme des espaces vides, deviennent autant de terrains d’expérimentation pour l’agriculture high‑tech, les méga‑villes futuristes ou les projets de captage d’énergies renouvelables.

Bon à savoir :

L’Arabie Saoudite fait face à des défis environnementaux majeurs : quasi-absence d’eau de surface, vulnérabilité des nappes fossiles, exposition aux tempêtes de sable, et fragilité des écosystèmes côtiers (récifs coralliens, mangroves) face au réchauffement et aux pollutions. La Vision 2030 et la Saudi Green Initiative visent à transformer ces contraintes en leviers de diversification économique, via le développement des mines, de l’hydrogène vert, du tourisme côtier, de l’agriculture contrôlée, des villes intelligentes et l’objectif de neutralité carbone à long terme.

Au fond, le visage de l’Arabie saoudite de demain se lira autant dans la forme de ses villes que dans la manière dont elle redessinera ses paysages. La géographie, loin d’être un décor figé, y est un acteur central — l’un des plus puissants, mais aussi l’un des plus exigeants.

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Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Émirats, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Arabie saoudite pour son environnement sans impôt sur le revenu pour les non-Saoudiens, absence d’impôt sur la fortune, dynamique de modernisation (Vision 2030) et coût de vie compétitif (Riyad ~30–40 % moins cher que Paris selon le niveau de vie recherché). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa de résidence longue durée et choix de la résidence principale, couverture santé locale et maintien de certains droits en France, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, conseil bilingue) et adaptation patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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