Entre forêts tropicales, plages sauvages, récifs coralliens et héritage colonial, Trinité et Tobago condensent en deux îles une diversité étonnante de paysages et d’expériences. Loin de l’image de destination « resort all inclusive » standardisée, le pays garde de larges zones relativement préservées du tourisme de masse, où l’on vient autant pour la nature que pour les rencontres et la culture créole.
Pour découvrir les sites incontournables, il faut s’aventurer hors des sentiers battus : emprunter des routes sinueuses, quitter les grandes villes, prendre le bateau vers les récifs ou marcher en forêt humide. Ces efforts sont récompensés par l’accès à des plages quasi désertes, l’observation de tortues marines pondant sur la plage, d’oiseaux rares dans la canopée, ainsi que par la visite de forts restaurés, de temples hindous en bord de mer et de quartiers animés aux rythmes du steelpan et de la soca.
Les plages emblématiques de Trinité
Trinité, la plus grande des deux îles, offre un littoral contrasté entre côte caraïbe assez calme et façade atlantique plus sauvage. Les amateurs de baignade tranquille comme les surfeurs y trouvent leur compte, souvent sur des plages encore fréquentées en majorité par les locaux.
Maracas Beach, la carte postale (et le bake and shark)
Sur la côte nord de Trinité, Maracas Beach reste la plage la plus connue du pays. Depuis Port of Spain, la route de la côte nord s’enfonce dans les montagnes de la Northern Range, grimpe, tourne sans cesse puis redescend vers la mer. Environ une trentaine de minutes suffisent pour rejoindre la baie depuis la capitale, mais le trajet fait déjà partie de l’expérience, avec un arrêt quasi obligatoire au Maracas Lookout, point de vue panoramique sur la côte et les reliefs couverts de forêt.
En contrebas, Maracas déroule un long croissant de sable blanc et doré bordé de cocotiers, avec en toile de fond les pentes densément forestières. Les vagues restent généralement modérées, ce qui permet de se baigner sans difficulté, tandis que des sauveteurs surveillent la plage aux heures de pointe. Les infrastructures sont relativement complètes pour une plage caribéenne : douches, toilettes, cabines pour se changer, quelques points WiFi, stands de boissons et surtout la spécialité locale, le fameux « bake and shark », sandwich de pain frit garni de poisson pané (originellement requin), assaisonné de sauces et crudités au choix.
Bien que très animé et non secret, notamment le week-end, Maracas reste un passage obligé grâce à son mélange unique de paysage spectaculaire et d’ambiance populaire.
Las Cuevas Bay, la voisine plus tranquille
À une dizaine de minutes de route plus à l’est, toujours sur la côte nord, Las Cuevas Bay offre une alternative plus paisible à Maracas. La plage forme un large fer à cheval naturellement abrité du vent, ce qui limite la houle et rend la baignade plus sûre pour les familles. Le nom, hérité de l’espagnol, rappelle la présence de petites grottes le long du rivage.
Le sable y est tout aussi fin, la végétation tout aussi dense à l’arrière-plan, mais l’atmosphère est nettement plus calme. Des postes de sauveteurs, des vestiaires et quelques snacks assurent le confort de base, et la plage a reçu la certification environnementale internationale Pavillon Bleu, gage d’une gestion soignée de l’eau et des déchets.
Pour qui cherche une grande plage équipée sans la foule de Maracas, Las Cuevas figure clairement parmi les incontournables.
Blanchisseuse et Grande Riviere, aux portes de la nature
Plus à l’est, la côte nord devient progressivement plus sauvage. Blanchisseuse, accessible par une route qui traverse les montagnes, concentre plusieurs petites plages à l’embouchure de rivières. Celle située là où la Marianne River rejoint la mer est particulièrement intéressante : on y combine baignade en eau douce et salée, observation d’oiseaux (dont des perroquets) et balades en kayak. Des sentiers forestiers mènent vers des cascades comme Three Pools, une succession de bassins naturels prisés des randonneurs.
L’infrastructure de la région reste volontairement limitée, ce qui participe au charme de l’endroit. Quelques villages alentour proposent des hébergements simples et de la restauration, dans une ambiance très locale.
Encore plus au nord-est, Grande Riviere s’est fait un nom à l’échelle internationale comme l’un des principaux sites de ponte des tortues luth, la plus grande tortue marine au monde et une espèce menacée. Entre mars et août, les femelles viennent enfouir leurs œufs dans le sable de la plage. L’activité, autrefois fortement braconnée, est désormais strictement encadrée par une organisation communautaire, la Grande Riviere Environmental Awareness Trust (GREAT), qui forme des guides locaux et organise des sorties d’observation nocturnes. La même région abrite également un oiseau rarissime, le Piping-guan de Trinité, espèce endémique de l’île.
Grande Riviere illustre bien la manière dont la destination mise sur le tourisme de nature comme outil de conservation, ce qui en fait un site emblématique au-delà de sa seule plage.
Les longues plages de l’est : Manzanilla et Mayaro
Changement radical d’ambiance sur la côte atlantique. Manzanilla Beach, longue bande de sable doré bordée d’interminables alignements de cocotiers, est mentionnée comme la plus longue plage de Trinité. Ici, les vagues venues de l’Atlantique sont puissantes, ce qui attire quelques surfeurs mais impose la prudence aux baigneurs. Le décor reste spectaculaire et propice aux promenades ou à la contemplation, même si les installations touristiques sont réduites au minimum.
Située sur la côte sud-est de Trinité, la plage de Mayaro offre un long ruban de sable doré propice à la marche, au kayak ou au farniente. Des sauveteurs y indiquent les zones de baignade les plus sûres en raison de courants variables. Sa fréquentation est majoritairement locale, les circuits touristiques internationaux y étant rares en raison d’un équipement limité.
Les petites criques de Chaguaramas et la péninsule ouest
À l’ouest de Port of Spain, la péninsule de Chaguaramas combine base nautique, reliefs verdoyants et petites plages. Chaguaramas Beach, parfois appelée Chagville, se trouve au bout de Tucker Valley Road. Il s’agit d’une petite anse d’une centaine de mètres, adossée à la forêt tropicale, avec une eau profonde mais généralement très calme, parfaite pour nager ou faire du snorkeling.
À proximité, un parcours de tyrolienne traverse la canopée, et le secteur accueille aussi un musée militaire retraçant l’histoire des bases américaines et britanniques dans la région. L’ensemble de la zone est géré comme parc du patrimoine national, avec sentiers (dont la fameuse Bamboo Cathedral, allée naturelle de bambous), vestiges militaires et points de vue.
Pour un aperçu rapide de la nature côtière trinidadienne sans trop s’éloigner de la capitale, Chaguaramas est une étape de choix.
Les plages et lagons mythiques de Tobago
Si Trinité séduit autant par ses montagnes que par ses côtes, Tobago se présente pour beaucoup comme l’île balnéaire par excellence. Les eaux y sont réputées particulièrement claires, les récifs coralliens abondants et plusieurs plages figurent régulièrement dans les classements caribéens.
Pigeon Point Heritage Park, l’icône carte postale
À l’extrémité sud‑ouest de Tobago, près de Crown Point et de l’aéroport ANR Robinson, Pigeon Point Beach concentre tous les clichés positifs des Caraïbes : sable blanc, eau turquoise peu profonde, cocotiers et surtout un ponton en bois coiffé d’un toit en chaume, souvent présenté comme l’un des ponts les plus photographiés du monde.
La plage se trouve au cœur du Pigeon Point Heritage Park, un site payant (environ 20 TTD, soit 3 USD) doté de bars de plage, de restaurants, de douches, de toilettes et d’un service de sauveteurs. Le lagon est protégé par le Buccoo Reef, ce qui explique la douceur de la mer, idéale pour la baignade, le snorkeling, le kayak ou même le windsurf.
Pigeon Point sert aussi de point de départ aux excursions en bateau à fond de verre vers Buccoo Reef, le Nylon Pool et No Man’s Land. Pour de nombreux voyageurs, c’est la première image de Tobago à la descente de l’avion, l’aéroport se trouvant à seulement quelques minutes de route.
Store Bay, la plage vivante aux portes des bateaux
Toujours à Crown Point, Store Bay mise plus sur l’animation que sur le cadre « carte postale » de Pigeon Point. La plage elle‑même affiche un sable fin doré et une eau limpide, propice à la nage, avec là encore une surveillance de sauveteurs et des douches et toilettes (parfois payantes).
Store Bay se distingue par son ambiance animée de village de vacances, avec des stands de nourriture, des échoppes de souvenirs et des départs réguliers pour des excursions en bateau à fond de verre vers Buccoo Reef et Nylon Pool. Située près de nombreux hébergements et de l’aéroport, elle est souvent très fréquentée et représente la facette la plus festive et accessible de Tobago.
Englishman’s Bay, Castara et l’ouest préservé
En s’éloignant de Crown Point vers le nord le long de la côte sous le vent, le paysage se fait plus vallonné, la route serpente entre forêt et mer, et les plages gagnent en tranquillité.
Englishman’s Bay, accessible par une route étroite qui descend de la route du Nord (Northside Road), est souvent citée comme l’une des plus belles plages de l’île. La baie dessine un croissant quasi parfait de sable poudreux, bordé de forêt tropicale. Un petit cours d’eau d’eau douce se jette dans la mer, créant un paysage très photogénique. Un récif corallien au large permet de faire du snorkeling de bonne qualité, et une simple structure sur la plage, le restaurant Eula’s, sert rotis, poissons frais et plats créoles. Les installations se limitent à quelques sanitaires et un snack, ce qui contribue à l’aspect préservé du site.
Un peu plus au sud, le village de Castara s’articule autour de deux anses, Big Bay et Little Bay, aux eaux calmes et claires. Ici, la vie de pêche s’observe au quotidien, avec des filets tirés depuis la plage (« pulling seine ») et des feux de camp occasionnels. Quelques petits bars et restaurants, ainsi que des hébergements intégrés dans la pente, permettent de s’immerger dans une version très authentique de Tobago, entre baignade, snorkeling simple et observation de la vie locale.
De Bloody Bay à Pirate’s Bay, le nord sauvage
En poursuivant la route vers le nord, on atteint Bloody Bay, large plage tranquille au sable doré et à l’eau claire, dotée de douches, toilettes, bar de plage, parking et présence de sauveteurs. Malgré ces commodités, elle reste peu fréquentée, ce qui en fait un excellent spot pour ceux qui veulent de l’espace.
Encore plus au nord‑est, la petite ville de Charlotteville marque l’entrée dans une Tobago très peu touristique. Au-dessus de Man O’ War Bay, un ancien poste de batteries, Campbelton Battery, sert aujourd’hui de belvédère aménagé avec gazebo, offrant un panorama complet sur la baie et la côte environnante.
Guide touristique de Tobago
Depuis Charlotteville, une piste et 157 marches mènent à Pirate’s Bay, une crique quasiment intacte, accessible aussi par bateau. L’absence totale de services participe à l’impression de bout du monde. Ce décor sauvage a séduit le cinéma : la baie a servi de décor au film « Robinson Crusoé » en 1954. Pour les voyageurs, elle représente le cliché absolu de la crique secrète caraïbe.
Mount Irvine, Stonehaven et Turtle Beach : surf, tortues et couchers de soleil
Sur la façade ouest, Mount Irvine Bay illustre bien la diversité des usages du littoral tobagonien. La baie est scindée en deux par un promontoire rocheux. D’un côté, une plage affiliée à l’hôtel Mount Irvine Beach Hotel mais ouverte au public, avec bar de plage, transats et infrastructures. De l’autre, une portion plus brute appréciée des surfeurs lorsque la houle s’y prête. Des récifs riches en coraux se trouvent à quelques coups de palmes, ce qui en fait un site apprécié des snorkeleurs.
Cette vaste plage de sable doré, généralement calme, est idéale pour de longues marches et offre de beaux couchers de soleil. On y trouve des restaurants comme Waves à son extrémité nord. Une vigilance est nécessaire car il n’y a pas de sauveteurs.
Juste à côté, Great Courland Bay, plus connue sous le nom de Turtle Beach, accueille chaque année, entre mars et août, la ponte de tortues luth. Des sorties encadrées permettent d’observer ces animaux spectaculaires de manière respectueuse. Le Starfish Tobago Resort, situé sur la baie, facilite l’accès à cette expérience unique pour les clients.
Lagons, récifs et plages familiales autour de Crown Point
La zone de Crown Point ne se réduit pas à Pigeon Point et Store Bay. Swallow’s Beach se déploie sur une longue section depuis Bago’s Bar jusqu’à Pigeon Point, avec une mer généralement peu profonde, calme et d’un bleu intense. La présence de coraux nécessite toutefois des chaussures d’eau. Des kayaks transparents y sont proposés, permettant d’admirer les fonds sans même plonger.
Coconut Bay, baie artificielle créée pour l’hôtel Coco Reef Resort & Spa, est réservée aux clients ou détenteurs de pass à la journée. Une digue protège complètement l’anse, créant un plan d’eau parfaitement lisse, particulièrement apprécié des familles avec enfants.
Non loin de là, Canoe Bay, plage privée accessible moyennant un droit d’entrée, est souvent décrite comme la plus calme et la plus peu profonde de Tobago, un bassin naturel idéal pour les très jeunes enfants. Cabanes de plage, bar, zone de pique‑nique et installations sanitaires en font un site balnéaire très confortable.
Enfin, Sandy Point Beach, située à l’extrémité de la piste de l’aéroport, est un ruban de sable plutôt dédié à l’observation des oiseaux et des couchers de soleil qu’à la baignade, l’accès y étant plus rudimentaire et l’eau moins adaptée.
Récifs coralliens, lagons et excursions en mer
Au‑delà des plages, ce sont les récifs et lagons qui font de Tobago l’une des meilleures destinations de snorkeling et de plongée de la Caraïbe.
Buccoo Reef, Nylon Pool et No Man’s Land
Le Buccoo Reef, classé parc marin protégé depuis les années 1970, s’étend au large de la côte sud‑ouest de Tobago. Nourri par des courants riches en nutriments liés notamment au débouché de l’Orénoque, il abrite une grande diversité de coraux (plus de 300 espèces recensées dans les eaux tobagoniennes) et une faune marine abondante, des poissons tropicaux classiques aux tortues et raies.
Des excursions au départ de Pigeon Point et Store Bay permettent de découvrir le récif corallien sans masque. Les sorties combinent généralement l’observation des coraux, une halte au Nylon Pool (une vaste piscine naturelle sur un banc de sable) et une escale à No Man’s Land, une langue de sable uniquement accessible par bateau ou à pied depuis Buccoo Beach. C’est un lieu idéal pour pique-niquer et se baigner dans une eau chaude et peu profonde.
Plongée et snorkeling sur les deux façades de Tobago
La topographie sous-marine de Tobago varie fortement entre côte caraïbe, plus abritée, et côte atlantique, plus exposée et soumise à des courants parfois forts. Cette configuration, conjuguée aux apports nutritifs des fleuves sud‑américains, a permis le développement de récifs remarquablement vivants, où la taille des coraux et des poissons surprend souvent les plongeurs.
On recense plus de 40 sites de plongée bien identifiés autour de l’île, certains guides en listant même plus de 50. Côté Caraïbe, des sites comme Kariwak Reef, Mount Irvine Wall ou Arnos Vale conviennent particulièrement bien au snorkeling et à la plongée débutante, avec des fonds modérés et une excellente visibilité. Le récif de Kariwak, près de Store Bay, est typique de ces jardins coralliens faciles d’accès.
La visibilité maximale en mètres pour la plongée autour de Tobago, pouvant décliner entre juillet et décembre.
Parmi les sites particuliers figure l’épave du M/V Maverick, ancien ferry de 350 pieds coulé volontairement en 1997 pour créer un récif artificiel. Posée à une trentaine de mètres, elle attire des bancs de poissons et constitue un classique des plongées de niveau intermédiaire.
La plongée est organisée par de nombreux clubs, souvent affiliés aux fédérations PADI, NAUI ou SSI, et la plupart sont membres de l’Association of Tobago Dive Operators. Parmi eux, on trouve Undersea Tobago, Tobago Dive Experience, Extra Divers, Black Rock Divers, Tobago Reef Masters, Ocean Experience et l’ERIC à Charlotteville. Pour la sécurité, une chambre hyperbare opérationnelle 24h/24 est disponible à Roxborough.
Little Tobago et Goat Island : sanctuaire marin et oiseaux de mer
Au large de Speyside, Little Tobago et Goat Island combinent intérêt marin et ornithologique. Little Tobago, parfois surnommée Bird of Paradise Island, est une île inhabitée classée sanctuaire de faune depuis 1924. Elle abrite une forêt sèche et surtout d’importantes colonies d’oiseaux marins : frégates magnifiques, fous à pieds rouges, paille‑en‑queue à bec rouge, noddis bruns, sternes fuligineuses ou bridées, pétrels, etc. Les paille‑en‑queue à bec rouge nichent de novembre à mars, période particulièrement propice à l’observation.
Autour des îlots, les récifs permettent de combiner la visite ornithologique avec du snorkeling, ce qui en fait une excursion particulièrement complète. Le trajet en bateau depuis Speyside prend une vingtaine de minutes.
Forêts, cascades et réserves naturelles
Au‑delà du littoral, Trinité et Tobago séduisent de nombreux voyageurs pour leurs forêts tropicales et zones humides, véritables paradis pour les randonneurs, ornithologues et amoureux de la faune.
Tobago Main Ridge Forest Reserve, la forêt protégée depuis 1776
Au centre de Tobago, la Main Ridge Forest Reserve s’étire comme une colonne vertébrale verte d’est en ouest. Cette réserve est souvent présentée comme la plus ancienne forêt tropicale protégée au monde, son statut remontant à 1776, et comme la plus ancienne réserve naturelle de l’hémisphère occidental. Elle est aujourd’hui reconnue par l’UNESCO.
La réserve abrite plus de 220 espèces d’oiseaux, 12 à 16 espèces de mammifères, une vingtaine de serpents non venimeux et une quinzaine de lézards, sans compter une profusion d’insectes, d’orchidées et de fougères. Des sentiers aménagés, comme le Gilpin Trace – considéré comme le plus ancien et le plus célèbre – permettent de découvrir cette biodiversité. On y observe notamment le rarissime colibri sabre‑à‑queue des Tobago, redécouvert en 1974 alors qu’on le croyait disparu, ainsi que des manakins, jacobins à collier blanc, tyrans fuscous et des variétés de trogons.
Les randonnées se font généralement accompagnées de guides locaux expérimentés, ce qui augmente fortement les chances d’observation.
Caroni et Nariva : mangroves et marais de Trinité
Sur l’île de Trinité, la nature s’exprime surtout par des mangroves et marais côtiers spectaculaires. Le Caroni Swamp, vaste zone humide de près de 60 km² au sud de Port of Spain, est protégé et inscrit sur la liste Ramsar depuis 1996. Les bateaux se faufilent dans un labyrinthe de canaux bordés de palétuviers où vivent caïmans, boas de marais, crabes et plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux.
Découvrez le spectacle naturel offert par l’un des oiseaux nationaux, l’Ibis Rouge, lors de son retour au perchoir au crépuscule.
L’Ibis Rouge, ou Scarlet Ibis, est l’un des deux oiseaux nationaux du pays, reconnaissable à son plumage écarlate flamboyant.
En fin de journée, des milliers d’ibis viennent se percher dans les mangroves, créant un contraste saisissant entre le rouge vif et le vert sombre.
Les sorties sont encadrées par des guides spécialisés, souvent issus de familles engagées depuis des décennies dans la protection de cet écosystème.
Plus à l’est, le Nariva Swamp représente la plus grande zone de marais d’eau douce de Trinité. Cette mosaïque de savanes humides, marécages, mangroves et forêts abrite plus de 200 espèces d’oiseaux, dont les aras bleu et or et les aras à ventre rouge, ainsi que des lamantins, caïmans, anacondas, boas constricteurs et plusieurs espèces de singes (hurleurs rouges, capucins). Le site, lui aussi classé Ramsar, est le principal refuge des lamantins de Trinité.
Asa Wright Nature Centre, Yerette et autres refuges pour oiseaux
Dans la vallée d’Arima, sur les pentes de la Northern Range de Trinité, l’Asa Wright Nature Centre est une ancienne plantation transformée dès 1967 en centre de recherche et lodge naturaliste. Sur plus de 1 500 acres de forêt tropicale, l’établissement recense au moins 166 espèces d’oiseaux, du toucan aux oropendolas à crête, en passant par divers rapaces et colibris. Depuis la terrasse de la maison principale, on observe des dizaines d’espèces qui viennent se nourrir aux abreuvoirs, ce qui en fait une étape mythique pour les passionnés d’ornithologie.
Le centre abrite la grotte de Dunston, où vit une colonie de guacharos (oiseaux nocturnes cavernicoles). Ces oiseaux peuvent être observés lors de visites guidées, qui nécessitent une bonne condition physique.
Toujours dans la Northern Range, Yerette – surnommé la Maison des Colibris – est un jardin privé à Maracas Valley dédié à ces oiseaux miniatures. Jusqu’à 15 espèces de colibris y ont été observées. La visite, sur réservation, permet de les voir de très près autour de dizaines de mangeoires, avec en prime des explications didactiques sur leur biologie.
Plusieurs sites à Tobago sont dédiés à l’observation et à la conservation des oiseaux. Le Grafton Caledonia Bird & Wildlife Sanctuary est un ancien domaine cacaoyer transformé en refuge après un cyclone. L’Adventure Farm and Nature Reserve et le Corbin Local Wildlife Park proposent également des expériences nature. Ce dernier associe une forêt de 20 acres, un verger et abrite des animaux sauvages comme des agoutis, des caïmans et des oiseaux menacés dans le cadre d’un projet de conservation soutenu par une fondation.
Cascades, gorges et sommets
Les amateurs de randonnée trouveront aussi leur bonheur dans les nombreuses cascades et gorges de Trinité. L’Avocat Waterfall, chute d’environ 30 mètres entourée de forêt primaire, se rejoint après une marche de 30 minutes à plus d’une heure selon le point de départ (village d’Avocat ou pont de Blanchisseuse). Des bassins naturels invitent à la baignade.
Plusieurs autres chutes – Rio Seco, Blue Basin, Turure Water Steps, Maracas Waterfall, Zorro – jalonnent les pentes de la Northern Range, souvent accessibles par des sentiers balisés. Des gorges comme Guanapo offrent un mélange de marche aquatique et de nage dans des couloirs rocheux spectaculaires.
Les randonneurs aguerris peuvent s’attaquer aux plus hauts sommets de Trinité : El Cerro del Aripo, point culminant du pays, ou El Tucuche, second sommet, dont les sommets abritent parfois de véritables forêts de nuages et des formations végétales dites « elfine woodlands ».
Sur Tobago, la chute d’Argyle, la plus haute de l’île avec environ 54 mètres de dénivelé sur trois paliers, se trouve en bordure de la Main Ridge Forest Reserve, près de Roxborough. Un sentier d’un quart d’heure mène à la première vasque, puis des passages supplémentaires, plus physiques, permettent d’atteindre les niveaux supérieurs.
Histoire, forts et patrimoine bâti
Au‑delà des paysages naturels, une bonne partie du charme de Trinité et Tobago tient à l’épaisseur de son histoire, coloniale, militaire, religieuse et architecturale.
Les forts de Tobago : bastions sur la mer
Tobago, longtemps âprement disputée par les puissances européennes, compte une série impressionnante de forts et batteries qui dominent toujours la mer.
Fort King George, sur les hauteurs de Scarborough, est le plus emblématique. Construit au XVIIIe siècle, superbement restauré, il offre une vue dominante sur l’Atlantique. On y parcourt les anciens baraquements d’officiers, le magasin à poudre, les cellules, une citerne et les canons d’origine, alignés face à la mer. Les jardins aux pelouses soignées servent régulièrement de décor à des mariages, séances photo ou pique‑niques, tandis que le Tobago Museum, installé dans l’enceinte, raconte l’histoire de l’île à travers artefacts, documents et objets du quotidien.
À Plymouth, Fort James – le plus vieux fort de Tobago – témoigne des premières implantations courlandaises (lettonnes) sur l’île. Rebaptisé, attaqué lors de rébellions d’esclaves puis détruit par les Français au XVIIIe siècle, il conserve aujourd’hui quelques canons pointés vers la mer et un terrain herbeux prisé pour les événements familiaux.
Non loin, Fort Granby, au-dessus de Studley Park, dominait autrefois l’ancienne capitale Georgetown depuis une falaise. Aujourd’hui, il ne subsiste quasiment qu’une tombe de soldat, mais le site offre un vaste point de vue côtier, un bar de plage et une aire de jeux pour enfants, transformant l’ancien bastion en lieu de détente.
À Black Rock, Fort Bennett occupe une avancée rocheuse avec vue plongeante sur Stonehaven Bay. Ancien poste militaire courlandais du XVIIe siècle, exploité ensuite par la milice locale, il conserve deux batteries de canons et a été aménagé avec bancs et gazebo, ce qui en fait un lieu très apprécié pour les cérémonies et photos de mariage.
À Crown Point, Fort Milford, initialement simple poste avancé construit par les Britanniques puis occupé par les Français, a été reconstruit au XIXe siècle. Ses six canons et ses jardins entretenus en font un excellent spot de fin de journée, surtout pour les couchers de soleil sur la mer des Caraïbes.
Enfin, Campbelton Battery, sur les hauteurs de Charlotteville, complète cet ensemble comme petit point de vue aménagé, avec deux canons tournés vers Man O’ War Bay et Hermitage Bay. Ici, l’histoire militaire se confond avec le plaisir d’une pause panoramique.
Fort George et les hauteurs de Port of Spain
Sur Trinité, Fort George domine la capitale depuis les collines du nord‑ouest, à environ 72 mètres au‑dessus du niveau de la mer. Construit en 1804 sous la direction du gouverneur britannique Sir Thomas Hislop, il devait défendre Port of Spain contre les attaques maritimes. Déclassé dès 1846, il reste pourtant un site majeur, avec canons, cachots, vestiges d’un sémaphore et surtout une vue spectaculaire sur le Golfe de Paria et la ville.
Le site abrite une station de signalisation érigée en 1802, attribuée au prince Kofi Nti, fils d’un roi ashanti déporté. Cet élément singulier rappelle le rôle des élites africaines dans l’histoire coloniale. Aujourd’hui, le lieu est apprécié tant par les habitants que par les visiteurs pour sa capacité à offrir une vue permettant de saisir la topographie de la capitale.
Magnificent Seven, temples hindous et bâtiments symboliques
Face au Queen’s Park Savannah, immense espace vert circulaire de Port of Spain, se dresse un alignement de sept grandes demeures du début du XXe siècle, connues sous le nom de « Magnificent Seven ». Chaque édifice affiche un style différent : Queen’s Royal College (ancien collège prestigieux, où étudia l’écrivain V.S. Naipaul), Hayes Court (résidence de l’évêque anglican), Mille Fleurs, Roomor/Ambard’s House (toujours maison privée), l’Archevêché catholique, Whitehall (ancien bureau du Premier ministre, promis à devenir Maison de Protocole) et surtout Killarney/Stollmeyer’s Castle, pastiche de château baronnial écossais inspiré de Balmoral et construit entre 1902 et 1904. Ce dernier, réquisitionné par les forces américaines pendant la Seconde Guerre mondiale et surnommé « The Castle », est désormais classé trésor national et utilisé pour des événements culturels.
Le Red House, actuel siège du Parlement dans le centre-ville, a été reconstruit après un incendie survenu lors des émeutes de l’eau en 1903. Des rénovations récentes ont mis au jour un ancien cimetière amérindien sur le site, contenant des restes et des objets datés entre 430 et 1400 après J.-C. Cette découverte souligne la profondeur de l’occupation humaine pré-coloniale de la zone.
Plus au centre de l’île de Trinité, le patrimoine religieux hindou prend le relais. Le Temple in the Sea, à Waterloo, fut édifié pendant 25 ans par Siewdass Sadhu, simple ouvrier, littéralement dans la mer du Golfe de Paria. Le gouvernement a finalement achevé la construction et l’a inauguré en 1994. Non loin, le Dattatreya Mandir d’Orange Field abrite une statue de Hanuman de 26 mètres, considérée comme l’une des plus hautes hors d’Inde, consacrée en 2003. Ces deux sites sont devenus des repères iconiques de la présence indo‑trinidadienne.
À cela s’ajoutent les grandes cathédrales chrétiennes de Port of Spain – catholique (Immaculée Conception) et anglicane (Holy Trinity), toutes deux du XIXe siècle – ainsi que des monastères comme Mount St Benedict, plus ancien monastère bénédictin des Caraïbes, perché sur les hauteurs de Tunapuna, doté de sentiers, d’un parc nature et d’une maison d’hôtes (Pax Guesthouse).
Expériences culturelles, fêtes et gastronomie
Impossible d’évoquer les sites emblématiques de Trinité et Tobago sans parler de l’atmosphère culturelle qui les entoure, tant les plages, les parcs et les rues sont habités par la musique, la cuisine et un irrésistible art de vivre.
Carnival, steelpan et « liming »
Trinité est mondialement connue pour son Carnaval, souvent considéré comme l’un des plus spectaculaires de la planète. Si les défilés principaux se déroulent à Port of Spain – autour du Queen’s Park Savannah, du Brian Lara Promenade et d’Independence Square – une bonne partie des préparatifs et répétitions irradie dans toute la ville : répétitions de steelbands dans les « panyards », concours de calypso, fêtes (« fetes ») sur Ariapita Avenue ou dans le quartier de St. James, surnommé « the city that never sleeps ».
De nombreux sites touristiques (Queen’s Park Savannah, NAPA, Naparima Bowl, etc.) deviennent des scènes ouvertes pendant les festivités. Même en dehors du carnaval, il est possible de ressentir l’importance de la culture musicale locale, par exemple en assistant à une répétition dans un ‘panyard’ comme le HADCO Phase II Pan Groove à Woodbrook ou en participant à une visite combinant street food et steelpan.
Sur Tobago, un Carnaval distinct a lieu en octobre, avec ses propres parades, complété par d’autres événements majeurs comme le Tobago Heritage Festival (mi‑juillet à début août), le Goat and Crab Race Festival à Pâques à Buccoo, ou encore le Blue Food Festival à Bloody Bay, célébrant les tubercules dits « blue food ». Les villages de pêcheurs comme Castara ou Parlatuvier animent aussi régulièrement des « harvest festivals » et fêtes patronales.
Au‑delà des grandes célébrations, la notion de « liming » – l’art de traîner, discuter et socialiser sans agenda précis – se vit partout, des marchés de Port of Spain aux bars de Castara, en passant par les soirées « Sunday School » de Buccoo, mélange de steelpan, DJ, grillades et rhum sur le front de mer.
Cuisine de rue et spécialités locales
Le pays se targue d’une gastronomie d’une richesse rare pour un si petit territoire, reflet de son histoire multiethnique (africaine, indienne, européenne, chinoise, moyen‑orientale).
Parmi les plats de rue incontournables, les « doubles » sont un sandwich composé de deux galettes de farine frites garnies de pois chiches au curry. On peut les déguster à toute heure à Debe, Curepe, Aranguez, ou dans des établissements renommés comme Dass Doubles Factory à El Socorro ou Sue’s Doubles à Tobago. Le soir, à Port of Spain, de nombreux vendeurs se rassemblent à Queen’s Park Savannah pour proposer, outre les doubles, d’autres spécialités comme les soups de maïs, les « pholourie » (beignets de pois), les aloo pies ou le shark and bake.
Sur les plages, Maracas reste indissociable du « bake and shark », sandwich de pain frit et de poisson pané servi avec salades et une panoplie de sauces (tamarind, ananas, ail, piments scorpion ou Moruga…). Des échoppes comme Richard’s Bake & Shark ou Sharon’s Bake and Shark sont devenues des institutions. À Tobago, c’est plutôt le « curried crab and dumplings » qui tient le rôle de plat signature, surtout à Buccoo et Store Bay.
Les marchés de Port of Spain et de Chaguanas, comme le Central Market, illustrent la richesse culinaire locale. On y trouve des fruits tropicaux, des légumes, des épices, ainsi que des spécialités comme le « chow » (salade de fruits épicée), des gâteaux à la noix de coco et des bonbons traditionnels au sésame ou à la mélasse.
Musées, salles de spectacle et parcs urbains
Pour compléter la découverte culturelle, plusieurs institutions méritent le détour. À Port of Spain, le National Museum and Art Gallery – même lorsqu’il est partiellement fermé pour rénovation – donne un aperçu de l’histoire du pays, de la période amérindienne à l’ère pétrolière, en passant par l’esclavage, l’engagisme indien et la naissance du steelpan.
Les salles de spectacle comme NAPA (Lord Kitchener Auditorium), SAPA à San Fernando ou Queen’s Hall accueillent concerts, pièces et festivals comme le Trinidad and Tobago Film Festival ou le Bocas Lit Fest. À Laventille, l’Angostura Museum and Barcant Butterfly Collection combine visite des installations de fabrication du bitter le plus célèbre au monde et une vaste collection de papillons.
À Scarborough, le Tobago Historical Museum, logé dans Fort King George, retrace l’histoire spécifique de la petite île, tandis que des musées plus spécialisés comme le Kimme Museum (dédié à l’artiste Luise Kimme) ou des parcs comme Genesis Nature Park & Art Gallery à Tobago complètent l’offre pour les curieux.
Données pratiques et synthèse des incontournables
Pour bien situer les différents lieux et comparer leurs atouts, quelques tableaux récapitulatifs sont utiles.
Plages majeures de Trinité et Tobago
| Plage / Baie | Île | Type de mer | Ambiance / Usage principal | Infrastructures principales |
|---|---|---|---|---|
| Maracas Beach | Trinité | Côte nord caraïbe | Très animée, emblématique, street food | Douches, WC, cabines, stands, sauveteurs, WiFi |
| Las Cuevas Bay | Trinité | Côte nord caraïbe | Calme, familiale, Pavillon Bleu | Vestiaires, sauveteurs, snacks |
| Manzanilla Beach | Trinité | Côte est Atlantique | Sauvage, longues promenades, surf | Peu d’équipements |
| Mayaro Beach | Trinité | Côte sud‑est | Balades, kayak, baignades surveillées | Sauveteurs sur zones spécifiques |
| Chaguaramas Beach | Trinité | Côte ouest | Petite plage calme, snorkelling, nature | Bar, accès facile, activités de tyrolienne |
| Pigeon Point Beach | Tobago | Côte sud‑ouest | Carte postale, très fréquentée, sports naut. | Entrée payante, bars, restaus, WC, sauveteurs |
| Store Bay | Tobago | Côte sud‑ouest | Animée, départ bateaux, street food | Sauveteurs, douches/WC, stands, boutiques |
| Englishman’s Bay | Tobago | Côte ouest | Séjour paisible, nature préservée | Petit resto, sanitaires limités |
| Castara Bay (Big/Little) | Tobago | Côte ouest | Village de pêche, baignade, snorkelling | Petits restos/bars, vestiaires |
| Bloody Bay | Tobago | Côte nord‑ouest | Très tranquille, paysage sauvage | Douches, WC, bar, sauveteurs |
| Pirate’s Bay | Tobago | Côte nord | Crique isolée, sans services | Aucun équipement, accès à pied ou bateau |
| Mount Irvine Bay | Tobago | Côte ouest | Surf, snorkelling, plage de resort | Bars, chaises longues, sauveteurs sur zone publique |
| Turtle Beach (Great Courland Bay) | Tobago | Côte ouest | Ponte de tortues, hôtel en bord de mer | Resort, accès plage, tours tortues encadrés |
| Swallow’s Beach | Tobago | Côte sud‑ouest | Baignade familiale, kayaks transparents | Bars et locations d’équipements |
| Canoe Bay | Tobago | Côte sud‑ouest | Très calme et peu profond, familiale | Entrée payante, cabanes, bar, sanitaires |
Réserves naturelles et sites d’observation de la faune
| Site | Île | Type d’écosystème | Espèces phares / Activités |
|---|---|---|---|
| Tobago Main Ridge Forest Reserve | Tobago | Forêt tropicale humide de montagne | Colibri sabre‑à‑queue, manakins, randonnées |
| Caroni Swamp & Bird Sanctuary | Trinité | Mangrove, marais salé | Ibis rouge, caïmans, balades en bateau |
| Nariva Swamp & Bush‑Bush Sanctuary | Trinité | Marais d’eau douce, mangroves | Lamantins, aras, singes, oiseaux aquatiques |
| Asa Wright Nature Centre | Trinité | Forêt de montagne, ancien domaine | Colibris, toucans, oilbirds, lodge naturaliste |
| Yerette (Home of the Hummingbird) | Trinité | Jardin privé | Jusqu’à 15 espèces de colibris |
| Grafton Caledonia Bird Sanctuary | Tobago | Ancien domaine cacaoyer | Oiseaux forestiers, motmots, nourrissage |
| Corbin Local Wildlife Park | Tobago | Forêt secondaire, verger | Agoutis, caïmans, oiseaux rares, reptiles |
| Bon Accord Lagoon & No Man’s Land | Tobago | Lagon, mangroves, banc de sable | Excursions bateau, baignade, bioluminescence |
| Turtle nesting beaches (Matura, Grande Riviere, Turtle Beach) | Trinité & Tobago | Plages de ponte | Observation nocturne des tortues luth encadrée |
Principaux forts et sites historiques
| Site | Île | Période principale | Particularités |
|---|---|---|---|
| Fort King George | Tobago | XVIIIe siècle | Fort restauré, musée de Tobago, vue Atlantique |
| Fort James | Tobago | XVIIe‑XVIIIe s. | Plus ancien fort de Tobago, vue sur la mer |
| Fort Bennett | Tobago | XVIIe siècle | Batteries de canons, gazebo, vue sur Stonehaven |
| Fort Milford | Tobago | XVIIIe‑XIXe s. | Six canons, jardins, couchers de soleil |
| Campbelton Battery | Tobago | XVIIIe siècle | Petit belvédère sur Charlotteville |
| Fort George | Trinité | Début XIXe siècle | Vue sur Port of Spain et Golfe de Paria |
| Magnificent Seven | Trinité | Début XXe siècle | Alignement de villas historiques autour du Savannah |
| Temple in the Sea | Trinité | XXe siècle | Temple hindou construit dans la mer |
| Hanuman Murti (Dattatreya Mandir) | Trinité | XXIe siècle (consécration 2003) | Statue de 26 m, symbole de la communauté indienne |
| Red House | Trinité | Début XXe siècle | Parlement, site archéologique amérindien |
Concilier découverte, sécurité et respect de l’environnement
Trinité et Tobago se présentent à la fois comme destination balnéaire, terrain de jeu pour naturalistes et laboratoire vivant de cohabitation culturelle. Pour profiter au mieux des sites incontournables, quelques éléments pratiques complètent ce panorama.
Le pays bénéficie d’un climat tropical avec une saison sèche marquée de décembre‑janvier à mai et une saison plus humide de juin à novembre. Pour la plage et la plongée, la période de janvier à avril offre des conditions particulièrement favorables, avec des mers souvent plus calmes et une meilleure visibilité sous l’eau. L’archipel se trouve en marge de la grande route des ouragans, mais peut connaître des épisodes de fortes pluies et des crues soudaines.
La circulation se fait à gauche. Les routes de montagne sont souvent étroites et sinueuses. La location de voiture est le moyen le plus flexible pour accéder aux sites reculés, comme les petites baies du nord de Tobago, les plages de l’est de Trinité ou les départs de randonnée. Pour les transports en commun, des bus publics et des « maxi‑taxis » (minibus) sont disponibles. Les taxis officiels sont identifiables par leur plaque d’immatriculation commençant par la lettre H.
Enfin, la protection de l’environnement constitue un enjeu central. Sur les plages de ponte des tortues, l’éclairage nocturne doit être contrôlé, les véhicules bannis du sable, et l’observation se fait strictement avec des guides accrédités. Sur les récifs, l’usage de crème solaire respectueuse des coraux est vivement recommandé, tout comme l’interdiction de prélever coquillages ou morceaux de corail. Dans les mangroves et marais, le respect des consignes des guides garantit à la fois la sécurité des visiteurs et celle de la faune.
Nombre d’espèces d’oiseaux répertoriées dans le pays, offrant une biodiversité exceptionnelle aux voyageurs.
Trinité et Tobago ne se résument donc ni à une seule plage ni à un seul événement. Les sites incontournables forment une constellation de lieux – baies, forêts, forts, temples, lagons – qui prennent tout leur sens dès lors qu’on les aborde avec curiosité, patience et un certain goût pour l’aventure douce. C’est à cette condition que l’archipel révèle pleinement ce qui fait sa singularité dans la Caraïbe : un mélange dense de nature brute et de culture vibrante, encore largement à l’abri du tourisme de masse.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer à Trinité-et-Tobago, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités migratoires, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations (Portugal, Panama, Maurice, Caraïbes anglophones), la stratégie retenue a consisté à cibler Trinité-et-Tobago pour sa fiscalité attractive sur les revenus de source étrangère, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie inférieur à la France et un environnement dollarisé (TTD/USD) facilitant les investissements internationaux. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR–TT), obtention du permis de résidence via investissement immobilier, transfert des comptes bancaires et réorganisation des flux de revenus, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), ainsi que la mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, agents immobiliers) pour intégrer son patrimoine et sécuriser la transmission.
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