Les sports populaires à pratiquer au Pérou : du ballon rond aux vagues du Pacifique

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Le Pérou est connu pour le Machu Picchu, ses marchés andins et sa cuisine inventive. Mais dès qu’on regarde les terrains vagues des quartiers populaires, les plages de la côte pacifique ou les plateaux d’altitude, une autre facette saute aux yeux : c’est un pays qui vit de et par le sport. Football, volley, surf, course à pied, sports d’aventure ou disciplines plus confidentielles, l’offre est immense pour qui veut pratiquer, pas seulement regarder.

Cet article propose un tour d’horizon des sports les plus populaires à pratiquer au Pérou, en s’appuyant sur des données de recherche, sur l’histoire sportive du pays et sur la géographie exceptionnelle qui façonne les habitudes physiques des Péruviens.

Football : pratiquer la passion nationale

Impossible d’aborder les sports à pratiquer au Pérou sans commencer par le football. Ce n’est pas seulement le sport le plus populaire : c’est un marqueur d’identité, un langage commun entre la côte, la sierra et la selva.

Dans la rue, dans les villages andins comme dans les quartiers de Lima, le foot se pratique partout. On estime à environ 2,5 millions le nombre de pratiquants dans le pays, ce qui donne une idée de l’ampleur du phénomène. Les « pichangas », ces matchs improvisés sur des terrains poussiéreux ou des cages dessinées sur un mur d’école, structurent une partie de la vie sociale.

Où et comment jouer au Pérou

Pour un voyageur ou un expatrié, il est étonnamment facile de se joindre à un match. Les terrains municipaux, les complexes de quartier et même les plateaux multisports construits pour les Jeux Panaméricains sont très utilisés. La plupart des villes disposent de synthétiques loués à l’heure, où les équipes d’amis se retrouvent le soir.

77

Un sondage récent indique que plus de 77 % de la population péruvienne s’intéresse à la Coupe du monde de football.

L’attrait ne se limite pas à la télévision. Les clubs de quartier et les ligues amateurs fonctionnent comme de véritables pépinières. S’y ajoute une culture ultra très ancrée, avec des « barras » qui, malgré leurs dérives violentes, maintiennent une énergie hors normes autour du ballon.

Football pratiqué à différentes altitudes

L’originalité du Pérou, c’est aussi la pratique du football en altitude. Cusco, Arequipa ou Puno disposent de stades à plus de 3 000 mètres, ce qui change la façon de jouer. Pour les locaux, grandir en courant sur ces plateaux forge une capacité d’effort particulière. Pour un visiteur, jouer un simple match peut devenir une expérience sportive à part entière, à condition de respecter une phase d’acclimatation.

Exemple :

L’étude PERU MIGRANT illustre l’écart d’activité physique entre zones rurales andines et urbaines. Elle révèle que seulement 2,2 % des résidents ruraux avaient une faible activité physique, contre près de 40 % des habitants urbains de Lima. Le football, souvent pratiqué en plein air en altitude, fait partie intégrante de ce mode de vie plus actif en milieu rural.

Volley-ball : le sport collectif le plus accessible après le foot

Si le football domine chez les hommes, le volley-ball est le sport collectif emblématique pour de nombreuses femmes péruviennes. Introduit au début du XXᵉ siècle par des éducateurs américains, il s’est rapidement diffusé dans les cours d’école et les parcs de Lima, au point d’être surnommé dans les années 1930 « le sport des cuisinières » parce qu’il était très pratiqué par les employées domestiques sur leur temps libre.

Une tradition forte… et toujours vivante

La sélection féminine de volley a marqué l’histoire en remportant une médaile d’argent aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 et en multipliant les podiums continentaux (de nombreux titres sud-américains, plusieurs médailles mondiales). Cette réussite a eu un effet d’entraînement durable : on estime autour d’un million le nombre de pratiquantes dans le pays.

Bon à savoir :

Le volley-ball est un sport très accessible au Pérou. Il se pratique dans un cadre formel (écoles, universités, clubs privés comme Regatas Lima ou Peerless) et de manière informelle sur les terrains de quartier. De nombreuses cours urbaines sont déjà tracées pour ce sport, facilitant son accès à tous ceux qui souhaitent y jouer.

Pourquoi le volley est si simple à pratiquer au Pérou

Plusieurs facteurs expliquent cette popularité pratique. D’abord, l’équipement de base est minimal : un ballon, un filet parfois improvisé, et c’est parti. Ensuite, les politiques éducatives ont accordé une place non négligeable à l’éducation physique. Dans certains contextes scolaires, les cours de sport durent deux à trois heures par semaine, et le volley fait partie du menu standard, au même titre que le foot ou le basket.

Astuce :

Dans les villes d’altitude comme Junín (au-dessus de 4 000 m), les études indiquent que le football et le volley sont les sports les plus pratiqués par les enfants, à la fois à l’école et en club. Cette combinaison crée une culture sportive locale où ces deux disciplines sont les plus accessibles et faciles à adopter, même pour un visiteur souhaitant participer à une séance de jeu ou s’inscrire à un entraînement occasionnel.

Basket-ball : un sport urbain en plein renouveau

Le basket n’a pas le même ancrage historique que le foot ou le volley au Pérou, mais il dispose d’une base solide, surtout dans les grandes villes. Introduit vers les années 1930, il a connu un âge d’or régional jusqu’au milieu des années 1970, quand la sélection masculine figurait parmi les meilleures d’Amérique du Sud.

Attention :

Malgré un rôle discret de l’équipe nationale, le basket reste très pratiqué par environ 500 000 Péruviens, notamment le soir dans les playgrounds et salles des grandes villes comme Lima, Arequipa, Trujillo et Chiclayo, particulièrement dans les quartiers de classe moyenne.

Pour quelqu’un qui souhaite pratiquer au Pérou, le basket offre une porte d’entrée simple : de nombreux clubs municipaux donnent accès à des entraînements, et les universités alignent leurs propres équipes. Le matériel utilisé dans les écoles de Junín en dit long : ballons de basket, cônes, tapis de gymnastique ou bancs montrent que cette discipline fait partie de la panoplie standard des cours d’éducation physique.

Surf : l’autre sport “national” le long des 3 000 km de côte

S’il existe un sport qui colle parfaitement à la géographie du pays, c’est bien le surf. Avec plus de 3 000 kilomètres de côte pacifique, un climat majoritairement sec et un régime de houle généreux, le littoral péruvien est un immense terrain de jeu pour les surfeurs.

Une côte parmi les plus riches du monde pour le surf

La diversité des spots est stupéfiante. Au nord, des villes comme Máncora, Lobitos, Pacasmayo ou Chicama attirent des surfeurs de tous niveaux. Chicama (Puerto Malabrigo) est réputée pour offrir l’une des gauches les plus longues du monde, où certains surfeurs enchaînent des rides de plusieurs centaines de mètres, voire davantage. Cabo Blanco est connue pour ses vagues tubulaires puissantes qui rappellent Pipeline à Hawaii, tandis que Vichayito ou Punta Sal proposent des conditions plus douces pour les moins expérimentés.

Autour de Lima et sur la côte centrale, des spots comme Punta Hermosa, Punta Rocas, Pico Alto, La Herradura ou encore les plages de Miraflores (Waikiki, Redondo, La Pampilla) permettent de surfer toute l’année. Au sud, Punta Rocas est suffisamment régulière et technique pour avoir accueilli des compétitions internationales.

Conditions de surf au Pérou

Un environnement exceptionnel créé par la rencontre du courant de Humboldt, d’un relief côtier varié et des houles du Pacifique.

Stabilité remarquable

La combinaison unique du courant froid de Humboldt, du relief côtier varié et des houles du Pacifique sud ou nord crée des conditions de surf très stables.

Hiver austral pour experts

Pendant l’hiver austral, les houles du sud sont les plus puissantes, offrant des conditions idéales pour les surfeurs avancés.

Été calme pour débutants

La période estivale, plus calme, est parfaitement adaptée à l’initiation et à l’apprentissage du surf.

Un sport de plus en plus pratiqué

On estime à environ 100 000 le nombre d’adeptes du surf au Pérou, mais la courbe est clairement ascendante. Entre 2019 et 2021, le nombre de surfeurs licenciés a augmenté d’environ 30 %. La Fédération péruvienne de surf (FENTA) encadre un écosystème désormais structuré : écoles de surf, camps, centres d’entraînement de haut niveau comme celui de Punta Rocas, compétitions nationales.

Cette montée en puissance s’appuie aussi sur un patrimoine ancien. Dans la région de Trujillo, à Huanchaco, des pêcheurs utilisent encore des « caballitos de totora », ces embarcations en roseau qui glissent sur les vagues depuis plusieurs millénaires. Certains y voient une des formes les plus anciennes de surf au monde, bien avant l’essor hawaïen du XXᵉ siècle.

Les succès internationaux confortent cette image. Felipe Pomar fut champion du monde en 1965, Sofía Mulánovich a conquis le titre mondial féminin en 2004, et d’autres noms comme Cristóbal de Col ou Piccolo Clemente ont brillé en longboard. Le Pérou a accueilli le championnat du monde de surf en 1965, puis les World Surfing Games de l’ISA à plusieurs reprises.

Pérou, pays de surf

Surf et tourisme : une pratique qui pèse économiquement

Le surf n’est pas qu’un loisir local : c’est un moteur du tourisme sportif. Des études de marché estiment que le tourisme sportif représentait environ 300 millions de dollars pour l’économie péruvienne en 2021, avec un taux de croissance prévisionnel de 8 % par an. Au sein de ce segment, les sports d’aventure – surf inclus – auraient généré plus de 150 millions de dollars, avec une progression annuelle proche de 10 %.

Pour un pratiquant étranger, l’offre est large : camps tout compris à Máncora, cours pour débutants sur la Costa Verde de Lima, séjours orientés « gros swell » à Pico Alto. Les déplacements s’effectuent principalement par bus le long de la Panaméricaine, ou par avion jusqu’à des aéroports régionaux comme Talara ou Tumbes pour le nord, Trujillo pour le centre-nord.

Un élément à garder en tête : la majorité des spots près des grandes villes, surtout autour de Lima et de Máncora, peuvent être bondés, et la pollution de l’eau est un sujet dans certains secteurs urbains. De plus en plus d’initiatives – comme la certification environnementale de certaines écoles de surf – visent à rendre cette pratique plus durable et plus sûre.

Course à pied, trail et marathon : profiter de l’altitude

Le Pérou fait rêver les randonneurs. Mais au-delà de la marche, la course à pied et le trail running prennent une place grandissante. L’essor des marathons urbains, combiné à l’immensité des sentiers andins, en fait une destination de choix pour courir.

Une tradition de fond et de longue distance

L’athlétisme, au sens large, compte plusieurs centaines de milliers de passionnés. La course de fond a gagné du terrain depuis les années 1970, et des athlètes comme Gladys Tejeda ou Inés Melchor ont donné un visage médiatique à cette pratique. La première a établi un record national du marathon aux Jeux panaméricains de Lima, tandis que la seconde s’est illustrée en longues distances sur la scène internationale.

Côté événements, la Maratón de Lima est devenue un rendez-vous majeur, attirant des milliers de coureurs locaux et étrangers. D’autres épreuves, comme l’Ultra Trail Cordillera Blanca ou des courses dans la Cordillère Vilcabamba, exploitent les paysages montagnards.

Altitude : un laboratoire à ciel ouvert pour la course

Les recherches menées au Pérou sur les effets de l’altitude ont largement documenté les adaptations physiologiques à la vie au-dessus de 2 400 mètres. L’augmentation des globules rouges, l’amélioration de l’utilisation de l’oxygène et la densification des capillaires sont autant de mécanismes observés dans les populations andines, notamment chez les Quechuas.

Bon à savoir :

Les coureurs bénéficient de l’altitude de deux manières. Les habitants des hautes régions comme Junín (plus de 4000 m) développent naturellement une grande capacité d’effort grâce à leurs activités quotidiennes exigeantes. Les athlètes venant de zones plus basses peuvent quant à eux utiliser des séjours en altitude pour des stratégies d’entraînement spécifiques, comme « vivre en haut, s’entraîner en haut » ou « vivre en haut, s’entraîner en bas ».

Les études réalisées à Junín auprès d’enfants de 6 à 11 ans ont montré des évolutions contrastées de la condition physique sur dix ans : amélioration de la force de préhension et de la souplesse chez les filles, mais baisse des performances au saut en longueur chez les deux sexes. Ces résultats traduisent un environnement où l’altitude reste la même, mais où les modes de vie se sédentarisent progressivement, surtout en ville.

Pour un coureur de passage, s’entraîner à Cusco, Huaraz, Puno ou sur l’Altiplano est donc à la fois stimulant et exigeant. L’important est de prévoir plusieurs jours d’acclimatation et de rester prudent face aux risques de mal aigu des montagnes.

Cyclisme : route, VTT et déplacements du quotidien

Le cyclisme occupe une place particulière au Pérou, à cheval entre le sport et le transport. Plus de 1,5 million de personnes seraient des « amateurs de vélo », qu’il s’agisse de rouler pour le plaisir, pour le travail ou en compétition.

Exemple :

Dans les zones urbaines, le vélo est de plus en plus perçu comme une solution à la congestion du trafic automobile, malgré un réseau de pistes cyclables encore restreint. Parallèlement, des événements sportifs tels que la Vuelta al Perú contribuent à populariser la pratique du cyclisme. En milieu naturel, notamment en montagne, le VTT s’est développé comme une activité complémentaire à la randonnée pédestre.

Dans la région de Cusco, de nombreuses agences proposent des descentes en VTT sur d’anciens chemins incas, passant par des sites comme Moray, les salines de Maras ou la vallée de l’Urubamba. Dans la Cordillère Blanche, des itinéraires relient les villages de la vallée du Callejón de Huaylas à des points de vue spectaculaires. Les routes sinueuses, les cols à plus de 4 000 mètres et les pistes caillouteuses demandent un bon niveau technique, mais l’expérience est unique.

Taekwondo, boxe, rugby : les autres sports populaires à pratiquer

Au-delà du trio football–volley–surf, le Pérou offre un éventail de disciplines où la pratique est déjà bien installée.

Le taekwondo, introduit dans les années 1970, compte environ 100 000 pratiquants. Des maîtres coréens et péruviens ont structuré un réseau de clubs universitaires et privés, avec un palmarès honorable en compétitions internationales. Pour un pratiquant étranger, participer à un entraînement dans un « dojang » de Lima ou Arequipa permet de mesurer l’implantation de cet art martial.

300000

La boxe compte environ 300 000 amateurs en France, une discipline populaire dans les quartiers.

Le rugby, lui, reste un sport en croissance, surtout à Lima. Introduit dans les milieux universitaires, il fédère désormais environ 50 000 passionnés. Des championnats nationaux structurent la pratique, et la sélection a commencé à se faire une place dans les tournois continentaux. Pour un joueur de passage, certains clubs sont ouverts aux entraînements temporaires, une bonne occasion de découvrir une communauté souvent très accueillante.

Sports d’aventure : tirer parti d’un pays “3D”

La géographie péruvienne est un cadeau permanent pour les amateurs de sports de plein air. Trois grandes régions structurent les possibilités : la côte pacifique, la cordillère des Andes et l’Amazonie.

Sur la côte, en plus du surf, le sandboard est devenu une attraction phare. À Huacachina, oasis entourée de dunes géantes près d’Ica, on dévale les pentes en planche avant de remonter en buggy. Dans la réserve de Paracas ou autour de Chilca, d’autres champs de dunes permettent de pratiquer ce sport accessible, souvent proposé en fin d’après-midi pour profiter des lumières du coucher de soleil.

Astuce :

En montagne, au-delà des itinéraires de trek et d’alpinisme renommés (comme le Chemin de l’Inca, le Salkantay Trek, la boucle de l’Ausangate ou le circuit de Huayhuash), il est possible d’insérer des segments plus sportifs pour varier les expériences. Pour les plus entraînés, cela peut inclure des sections courues, des variantes en VTT sur certaines portions du Qhapaq Ñan, ou même des ascensions techniques de sommets comme le Huascarán, l’Alpamayo ou le Chopicalqui pour les alpinistes confirmés.

Dans la catégorie des sports de rivière, le Pérou se distingue aussi. Des fleuves comme l’Apurímac ou certains tronçons de l’Urubamba font partie des meilleurs parcours de rafting en eaux vives du monde, avec des rapides de classe IV à V. Des sections plus calmes accueillent les débutants, notamment dans la Vallée sacrée des Incas. En Amazonie, la pagaie prend le relais sur des rivières comme le Tambopata, où la pratique du kayak peut se combiner à l’observation de la faune.

Exemples de liens entre géographie et sports pratiqués

Le tableau ci-dessous illustre, de manière synthétique, comment les trois grandes régions naturelles du pays se prêtent à des sports différents.

RégionCaractéristiques clésSports particulièrement pratiqués
Côte pacifiqueDésert côtier, houles régulières, falaisesSurf, sandboard, parapente, plongée
AndesAltitude élevée, sommets, canyons profondsTrekking, trail, escalade, alpinisme, VTT, cyclisme sur route
AmazonieForêts denses, rivières largesKayak, rafting (sections adaptées), observation de la faune, randonnées en jungle

Pour un sportif, cette diversité implique de réfléchir en termes d’itinéraire multi-activités : surfer à Lima, faire un trek et courir en altitude à Cusco, puis partir en kayak dans la jungle de Tambopata au cours du même voyage n’a rien d’irréaliste.

Villes actives, villes sédentaires : le contraste urbain–rural

Les recherches menées ces dernières années au Pérou ne se limitent pas aux sports de haut niveau ; elles documentent aussi l’activité physique quotidienne. Plusieurs études éclairent la manière dont on bouge selon qu’on vit à la campagne ou en ville, et ces résultats parlent directement des possibilités de pratique sportive.

18

La vie citadine multiplie par près de 18 le risque d’inactivité physique par rapport à la vie rurale, selon l’étude PERU MIGRANT.

Une autre enquête menée à Puno, sur les rives du lac Titicaca, va dans le même sens. Les habitants des campagnes y marchent en moyenne plus longtemps chaque jour (2,58 heures quotidiennes, 6,49 jours par semaine) que ceux de la ville (1,57 heure, 5,79 jours). Ils dépensent aussi davantage de calories. Cette différence d’activité se traduit sur la balance : l’obésité touche 26,4 % des citadins de Puno, contre 10,8 % des ruraux, et l’indice de masse corporelle moyen est nettement plus élevé en ville.

Bon à savoir :

Les zones rurales (Andes, Amazonie) sont propices aux activités d’endurance (marche, vélo, travaux agricoles). Dans les grandes villes comme Lima ou Arequipa, malgré des infrastructures modernes (stades, piscines, parcs), la forte sédentarisation et l’usage de la voiture limitent la pratique sportive.

Infrastructures et grands événements : ce que cela change pour les pratiquants

Les grands événements internationaux ont accéléré la modernisation sportive du pays. L’organisation des Jeux panaméricains de Lima a requis un investissement public de l’ordre d’un milliard de dollars et a laissé en héritage plus de dix complexes sportifs de haut niveau, dont la rénovation du village sportif de Videna, des piscines, des vélodromes, des pistes d’athlétisme ou encore des skateparks.

Bon à savoir :

Au-delà des retombées économiques (PIB, emplois, tourisme), les installations des Jeux ont un impact concret sur la pratique sportive. Elles servent de lieux d’entraînement pour les clubs et les sélections, et sont parfois accessibles au public. Des quartiers comme Villa El Salvador ou Villa María ont ainsi été dotés de nouveaux centres sportifs, élargissant l’offre d’activités : basket en salle, gymnastique, BMX ou patinage.

Pour les visiteurs sportifs, cette montée en gamme se traduit par une plus grande facilité à trouver des infrastructures aux standards internationaux : pistes d’athlétisme homologuées, piscines olympiques, skateparks modernes, salles de musculation bien équipées. Combinée avec le potentiel naturel (mer, montagne, jungle), cette offre renforce le positionnement du pays comme destination de sport–tourisme.

Femmes, enfants, inclusion : qui pratique vraiment ?

Les données disponibles montrent que les grands sports populaires – surtout le football – restent marqués par un biais masculin. Dans certaines recherches à l’échelle latino-américaine, on constate un fossé de genre en matière d’activité physique, les hommes étant plus actifs que les femmes. Le Pérou ne fait pas exception, même si le volley féminin, le taekwondo ou le surf commencent à rééquilibrer la donne.

L’histoire du volley illustre bien le rôle des femmes dans le sport péruvien. D’anciennes internationales comme Gaby Pérez del Solar, Cenaida Uribe ou Leyla Chihuán ont même fait carrière en politique après leur retraite sportive, ce qui montre à quel point la performance féminine peut être intégrée à la vie publique.

Attention :

Une étude à Junín révèle que, malgré une activité physique encore élevée en altitude, les performances motrices des enfants se dégradent sur certains tests (saut, course). Ce déclin, lié à l’impact des écrans et des transports motorisés même en zones rurales, souligne le rôle crucial de la pratique sportive organisée à l’école et en club pour maintenir une bonne condition physique chez les jeunes.

Du côté des personnes en situation de handicap, la recherche souligne un manque de programmes inclusifs et une faible visibilité des parasports. Si les Jeux Parapanaméricains ont mis en lumière certaines disciplines, l’offre au quotidien reste limitée, surtout hors des grandes villes.

Sports traditionnels et disciplines « typiquement » péruviennes

Parler de sports à pratiquer au Pérou ne se limite pas aux disciplines olympiques ou mondialisées. Plusieurs activités locales participent de l’identité sportive du pays.

La paleta frontón, par exemple, est un sport de raquette né au Pérou dans la première moitié du XXᵉ siècle. Il se joue sur un fronton, avec une raquette pleine et une balle en caoutchouc, un peu à mi-chemin entre le squash et la pelote. Très répandue dans les clubs de Lima, cette discipline est simple à essayer pour un joueur habitué au tennis ou au padel.

Exemple :

Le jeu de sapo est un loisir de bar qui consiste à lancer des jetons métalliques en visant des ouvertures sur un plateau, la plus prestigieuse étant la gueule d’un crapaud en métal. Souvent pratiqué lors de fêtes, marchés ou dans les tavernes, ce jeu exigeant en adresse possède des racines culturelles profondes dans les Andes.

L’équitation sur chevaux de race Paso péruvien constitue une autre spécialité. Ces montures au pas extrêmement doux sont présentées lors de concours et de fêtes, notamment sur la côte nord. Si l’on parle moins de sport de haut niveau que de tradition équestre, la pratique reste physique et requiert un réel savoir-faire.

Enfin, même si elles sont controversées, les corridas et les combats de coqs restent des spectacles très présents dans certaines régions, souvent associés à des paris et à des rassemblements festifs. Ils participent du paysage sportif et ludique, même s’ils posent des questions éthiques croissantes.

Entre culture, recherche et pratique : ce que signifie “faire du sport” au Pérou

Les études menées sur l’activité physique au Pérou dessinent un tableau contrasté. D’un côté, les zones rurales andines affichent des niveaux de mouvement très élevés – marche quotidienne, travaux agricoles, déplacements à pied – qui dépassent de loin les recommandations internationales. De l’autre, les grandes villes voient monter le temps passé assis, avec des taux d’inactivité préoccupants, comme le montrent les chiffres de Lima ou d’Arequipa où plus de la moitié des adultes n’atteignent pas les seuils recommandés.

Bon à savoir :

Pratiquer un sport populaire (football, volley, basket, surf, course à pied, vélo) est un moyen efficace de lutter contre la sédentarisation. Une étude (PERU MIGRANT) montre qu’une faible activité physique augmente le risque d’obésité, bien que d’autres indicateurs comme la tension artérielle ne soient pas toujours directement corrélés.

Pour un visiteur, entrer dans cet univers revient à expérimenter différentes couches de la société péruvienne. Jouer une pichanga dans un quartier de Lima, surfer à Punta Hermosa, courir en altitude à Cusco, descendre un canyon en rafting ou simplement assister à un match de volley sur une place andine offre autant de portes d’entrée vers la culture locale.

L’offre sportive du Pérou n’est pas qu’un catalogue de disciplines ; elle est intimement liée à l’histoire du pays, à ses migrations internes, à ses contrastes sociaux et à ses paysages. C’est ce qui fait de la pratique sportive, pour les Péruviens comme pour ceux qui viennent s’y essayer, une expérience à la fois physique et culturelle.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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