S’installer en toute confiance : la sécurité à Antigua-et-Barbuda pour une expatriation sereine

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Antigua-et-Barbuda attire de plus en plus d’expatriés en quête de plages paradisiaques, de fiscalité douce et d’un mode de vie décontracté. Le pays jouit d’une réputation de destination paisible, souvent décrite comme l’un des États les plus stables et les plus sûrs des Caraïbes. Mais une expatriation sereine ne repose pas seulement sur des images de cartes postales : elle implique de comprendre les risques réels, les infrastructures de santé, les dispositifs de secours, le niveau de criminalité, l’exposition aux catastrophes naturelles et, de plus en plus, la cybersécurité.

Astuce :

Ce guide fournit une vue d’ensemble détaillée de la sécurité à Antigua-et-Barbuda. Il offre des conseils pratiques pour y vivre en toute confiance, adaptés aux profils de retraités, d’investisseurs, de travailleurs à distance ou de familles.

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Un pays globalement sûr, mais pas exempt de risques

Antigua-et-Barbuda se distingue dans la région par une combinaison rare : stabilité politique, criminalité relativement modérée et forte dépendance au tourisme. Les autorités savent que la sécurité des visiteurs et des résidents étrangers est un enjeu vital pour l’économie, ce qui se traduit par une attention particulière portée aux zones touristiques et aux quartiers où se concentrent les expatriés.

La criminalité violente reste globalement rare, en particulier dans les secteurs balnéaires et les communautés résidentielles prisées des étrangers. La plupart des incidents rapportés relèvent plutôt de la délinquance d’opportunité : vols à la tire, effractions, larcins sur la plage ou dans les véhicules laissés ouverts. Il n’existe pas, à ce jour, de schéma documenté de criminalité organisée visant spécifiquement les expatriés ou les touristes.

Bon à savoir :

Les statistiques officielles indiquent une augmentation ponctuelle de certains délits dans le pays. Il est donc nécessaire de conserver les mêmes réflexes de prudence que dans toute autre destination.

Lire les statistiques de criminalité sans paniquer

Les données disponibles montrent une image nuancée. Certaines années, les délits augmentent, d’autres enregistrent des baisses sensibles. Les expats ont donc intérêt à regarder les tendances sur plusieurs années plutôt que de se focaliser sur un chiffre isolé.

Voici un aperçu simplifié de l’évolution récente (toutes catégories confondues) :

Indicateur (période)Valeur / Évolution
Infractions totales 20243 602 (+5 % vs 2023 : 3 425)
Crimes enregistrés janv-août 20242 533
Crimes enregistrés janv-août 20252 163 (−14,6 % vs même période 2024)
Principal moteur de hausse 2024Vols et cambriolages
Homicides 2019Taux 2,4 pour 100 000 habitants
Homicides 2022Taux 10,7 pour 100 000 habitants
Homicides 2025Taux 6,5 pour 100 000 habitants

Les statistiques détaillées par type d’infraction montrent des évolutions contrastées :

Type d’infraction (janv-août)20242025Tendance
Effractions avec vol (Breaking & Larceny)600487En baisse
Vol simple (Larceny)771659En baisse
Dégradations (Malicious Damage)367288En baisse
Vol à main armée (Aggravated Robbery)2740En hausse
Tentative de vol à main armée712En hausse
Vol dans lieux religieux (Sacrilege)1724En hausse
Vol simple avec violence (Robbery)10372En baisse

Pour un expatrié, ces chiffres suggèrent deux choses essentielles. D’abord, les infractions les plus fréquentes restent d’ordre patrimonial, souvent évitables via des mesures simples (fermer les portes, ne pas laisser d’objets visibles dans les voitures, sécuriser sa maison). Ensuite, la vigilance doit être légèrement renforcée face aux vols avec violence, même si ceux-ci restent relativement peu nombreux et très localisés.

Touristes et expatriés : des cibles encore peu fréquentes

Les données spécifiques concernant les visiteurs et résidents étrangers confirment que les crimes visant directement cette population restent limités :

Crimes contre les touristesNombre déclaré
Année 202444
Janv-août 202523

Les infractions les plus courantes touchant les touristes et, par extension, les expatriés, sont le cambriolage, le vol simple et le vol avec violence. Il s’agit en majorité d’actes opportunistes : sac laissé sans surveillance sur une plage isolée, villa avec fenêtres ouvertes, portefeuilles visibles dans un véhicule.

Attention :

En réponse à une situation nécessitant une vigilance accrue, la police a intensifié ses patrouilles dans les zones stratégiques, créé des unités dédiées à la sécurité des visiteurs et augmenté le nombre de caméras de surveillance, notamment dans les quartiers touristiques, les marinas et aux abords des ports de croisière.

Où vivre en sécurité : cartographie pratique des quartiers

Le choix du quartier est l’une des décisions les plus structurantes pour une expatriation sereine. Antigua concentre l’essentiel des infrastructures, des services et des communautés d’expats, tandis que Barbuda reste beaucoup plus sauvage et faiblement peuplée, avec une criminalité quasi inexistante mais des services plus limités.

Communautés prisées et relativement sécurisées

Les quartiers résidentiels les plus populaires auprès des expatriés combinent accès aux commodités, présence de sécurité privée et qualité des constructions. Ils bénéficient aussi d’un meilleur éclairage, de routes en meilleur état et d’une réaction plus rapide des forces de l’ordre.

Parmi les zones particulièrement recherchées :

Zone / QuartierAtouts principaux pour la sécurité
Jolly HarbourGated community, marina, sécurité privée, forte présence expat
Cedar ValleyQuartier résidentiel calme, proche de St. John’s, golf
Hodges BayVillas haut de gamme, hôtels, sécurité renforcée
English Harbour / FalmouthCommunauté nautique internationale, présence policière accrue
Dickenson BayZone touristique, hôtels, éclairage et patrouilles

Les communautés fermées (gated communities) comme Jolly Harbour sont souvent considérées comme les plus sûres, grâce aux contrôles d’accès, aux rondes privées et au tissu communautaire soudé. Pour des expatriés retraités ou des familles, ce type d’environnement offre un compromis intéressant entre sécurité et vie sociale.

Secteurs à aborder avec prudence

Comme partout, certaines zones présentent davantage de risques, surtout la nuit. Les données de victimisation indiquent que la paroisse de Saint John (où se trouve la capitale) concentre une part importante des infractions, tandis que des zones plus touristiques comme Saint Mary sont moins touchées.

De manière générale, il est recommandé d’éviter après la tombée de la nuit :

Exemple :

À Antigua, il est conseillé d’éviter certains quartiers de St. John’s en dehors du cœur commercial, ainsi que des secteurs populaires comme Grays Farm ou The Point si vous n’êtes pas accompagné d’un local. Les plages isolées, telles que Darkwood Beach ou Half Moon Bay, peuvent présenter un risque lorsqu’elles sont désertes. Il est également recommandé d’être prudent aux abords du West Bus Station et dans quelques rues commerçantes comme Market Street aux heures tardives.

Ces recommandations ne signifient pas que ces zones soient interdites, mais plutôt qu’un expatrié nouvellement installé aura intérêt à les découvrir d’abord accompagné, et à privilégier taxis officiels ou transferts privés en soirée.

Santé et systèmes d’urgence : un maillon clé de la sécurité

La sécurité ne se résume pas à éviter la délinquance. Pour une expatriation sereine, il faut aussi s’assurer que, en cas de problème médical ou d’accident, vous aurez accès à des soins efficaces dans des délais raisonnables.

Un système de santé solide à l’échelle caribéenne

Antigua-et-Barbuda dispose d’une infrastructure médicale de bon niveau pour un petit État insulaire. Le pivot en est le Mount St. John’s Medical Centre (souvent appelé aussi Sir Lester Bird Medical Centre), un hôpital public de 185 lits basé à St. John’s. Il est considéré comme l’un des plus avancés technologiquement de la région et propose un large éventail de services : urgences, réanimation, maternité, chirurgie, imagerie, dialyse, néonatologie, physiothérapie ou encore banque du sang.

Le pays compte également :

25

Le réseau public de santé comprend 25 cliniques réparties en six districts pour garantir une proximité maximale.

Sur Barbuda, une petite antenne hospitalière d’environ huit lits et un dispensaire assurent les soins de base, mais les cas sérieux nécessitent souvent une évacuation vers Antigua.

Coût des soins et rôle de l’assurance

Le financement de la santé repose en partie sur la Medical Benefits Scheme (MBS), un système contributif alimenté par une cotisation de 7 % des salaires (partagée entre employeurs et employés). Les résidents légaux bénéficient ainsi d’un accès gratuit ou très subventionné aux soins de premier recours.

Pour les expatriés, le tableau est un peu différent :

les urgences sont généralement assurées pour tous, y compris les visiteurs,

mais les consultations, examens et hospitalisations hors urgence sont payants si vous n’êtes pas affilié au régime local,

les soins privés sont plus rapides et confortables, mais aussi plus coûteux.

Les ordres de grandeur relevés sont instructifs :

Type de dépense médicaleCoût approximatif (USD)
Consultation médecin publicMoins de 25
Consultation privée50 à 150
Assurance santé internationale (65 ans, plan complet)Environ 392 / mois
Assurance privée pour expat d’âge moyenEnviron 240 à 375 / mois (avec évacuation)
Dépense de santé par habitant (2021)923,41 par an
Part des dépenses de santé dans le PIBEnviron 3–3,4 %

Il est fortement recommandé aux expatriés de souscrire une assurance santé internationale couvrant non seulement les soins sur place, mais aussi l’évacuation médicale vers un centre de référence (Miami, Porto Rico, la Barbade…) pour les pathologies complexes, la chirurgie lourde ou certains traitements de pointe indisponibles localement.

Attention :

Plusieurs assureurs (Allianz Care, Cigna Global, Bupa, etc.) proposent des contrats. Avant de choisir, vérifiez impérativement : la couverture des maladies chroniques (diabète, hypertension, cancer), la prise en charge des évacuations sanitaires, les plafonds annuels et les franchises, les exclusions courantes (soins dentaires, maternité, santé mentale), et l’étendue du réseau de soins partenaires local.

Numéros d’urgence et fonctionnement des secours

En cas d’urgence, la rapidité et la clarté des appels aux secours peuvent faire la différence. Antigua-et-Barbuda utilise deux numéros d’urgence pour la police, les ambulances et les pompiers : 911 et 999. Les appels sont gratuits.

Lors d’un appel, il est crucial de rester aussi calme que possible et de fournir trois informations clés :

Signalement d’Urgence

Récapitulatif des informations essentielles à transmettre lors d’un appel aux services de secours.

Localisation

Adresse précise, repères visuels et nom du quartier où se trouve l’urgence.

Nature de l’Événement

Description de ce qui s’est passé : accident de la route, malaise, incendie, agression, etc.

Identité de l’Appelant

Nom et numéro de téléphone de la personne qui signale l’urgence, pour un rappel éventuel.

Les opérateurs sont formés pour accompagner les appelants parfois en état de choc et peuvent donner, si besoin, des instructions de premiers secours en attendant l’arrivée des intervenants (par exemple pour une réanimation cardio-pulmonaire). Il est important de ne pas raccrocher avant d’y être invité, sauf si votre sécurité personnelle est menacée.

Les services ambulanciers couvrent l’ensemble du territoire, mais les temps de réponse peuvent varier selon la localisation. En zone rurale ou sur Barbuda, se rendre soi-même au centre de santé le plus proche (ou être conduit par un voisin ou un taxi) reste parfois plus rapide, à condition que la situation le permette.

En complément, les expatriés ont intérêt à garder à portée de main, sous forme papier et dans le téléphone :

les coordonnées de leur médecin traitant ou de la clinique habituelle,

l’adresse et le numéro du Mount St. John’s Medical Centre,

les numéros de leur ambassade ou consulat de rattachement,

les contacts de leur assureur santé (numéro d’urgence 24/7).

Risques naturels : vivre dans un paradis exposé aux aléas climatiques

Si Antigua-et-Barbuda est l’un des pays les plus stables de la Caraïbe sur le plan politique et social, il figure aussi parmi les plus exposés au niveau mondial aux risques naturels. L’ensemble du territoire et de la population est vulnérable à plusieurs aléas majeurs : cyclones, inondations, sécheresses et séismes.

Une exposition multiple, structurante pour tout projet d’expatriation

Le pays est classé parmi les cinq États au monde les plus exposés à de multiples risques naturels, avec 100 % de la population et de la surface terrestre à portée d’au moins deux types de menaces. La faible superficie (environ 440 km²), le relief peu marqué et la concentration des infrastructures en zones côtières amplifient ces vulnérabilités : un seul ouragan de forte intensité peut affecter l’ensemble de l’archipel.

Les principaux aléas sont les suivants.

1. Les ouragans et tempêtes tropicales Ils constituent la menace la plus fréquente et la plus dévastatrice. Depuis 1950, onze tempêtes nommées ont traversé le pays dans un rayon de 40 km, dont huit ouragans, certains de catégorie 3 ou 4. L’ouragan Luis en 1995 aurait causé des dommages équivalents à environ deux tiers du PIB, ce qui illustre la puissance destructrice possible.

2. Les séismes Antigua-et-Barbuda se situe en zone sismique élevée (zone 4, facteur Z 0,75). Un séisme de magnitude 7,5 en 1974 a provoqué d’importants dégâts structurels. Même si les tremblements de terre destructeurs restent rares, leur probabilité ne peut être ignorée.

Bon à savoir :

Les ressources en eau douce sont limitées et dépendent des nappes phréatiques et de la collecte d’eau de pluie. Les sécheresses peuvent perturber la distribution d’eau potable, avec des impacts sur la santé publique et la vie quotidienne, particulièrement en dehors des grandes villes.

4. Les inondations et submersions marines Les fortes pluies associées aux tempêtes, combinées aux mauvaises capacités de drainage de certains quartiers et à la faible altitude du littoral, entraînent un risque significatif d’inondations, y compris à l’intérieur des terres. Les ondes de tempête et la houle cyclonique exposent les infrastructures côtières, y compris les marinas, les hôtels et de nombreux logements d’expats.

5. Les tsunamis Le risque reste plus hypothétique mais réel, notamment en lien avec la présence du volcan sous-marin Kick-’em-Jenny, situé plus au sud. Une de ses éruptions en 1939 a généré un tsunami de deux mètres. La capitale St. John’s a d’ailleurs été reconnue « Tsunami Ready » par l’UNESCO, signe d’un effort de préparation et de sensibilisation.

Pour un expatrié, l’enjeu n’est pas de fuir ces risques — ils font partie intégrante de la vie dans toute la Caraïbe — mais de s’y adapter en intégrant la dimension « résilience » dans le choix du logement, des assurances et des habitudes quotidiennes.

Saison cyclonique : comment se préparer concrètement

La saison officielle des ouragans dans l’Atlantique s’étend des premiers jours de juin à la fin novembre. Même si toutes les années ne connaissent pas d’impact direct, la prudence veut que toute personne résidant sur place, surtout si elle possède un bien immobilier, se dote d’un plan de préparation.

Astuce :

Les autorités, notamment la National Office of Disaster Services (NODS) et les services météorologiques, diffusent régulièrement des guides et des messages de prévention. Il est essentiel de se tenir informé et de suivre ces bonnes pratiques pour assurer sa sécurité.

constituer une réserve d’eau potable, de nourriture non périssable, de médicaments, de batteries, de bougies, de moyens d’éclairage, de radio à piles et de petit matériel de premiers secours,

– vérifier la solidité de la toiture, l’ancrage des panneaux solaires et fixer ou rentrer tout ce qui peut s’envoler autour de la maison (mobilier de jardin, objets décoratifs, poubelles),

– disposer d’un « go-bag » prêt, contenant documents importants (passeports, titres de propriété, contrat d’assurance), un peu de cash, vêtements, copies des ordonnances, chargeurs, trousse de secours,

– identifier à l’avance l’abri cyclonique le plus proche ou la pièce la plus sûre de votre habitation (pièce intérieure sans fenêtre, niveau bas mais non inondable),

– suivre les informations sur les radios locales (par exemple ABS Radio) et les comptes officiels de la NODS.

Après le passage d’un phénomène, il est conseillé de :

Attention :

Après une tempête, il est essentiel d’éviter les lignes électriques tombées, les zones inondées et les structures endommagées. Par précaution, faites bouillir l’eau du robinet jusqu’à nouvel avis des autorités. En cas de coupure de courant prolongée, vérifiez l’état des aliments dans votre réfrigérateur et votre congélateur.

Politiques publiques et cadre institutionnel

Pour appréhender la sécurité globale, il est utile de savoir comment le pays s’organise face aux catastrophes. Antigua-et-Barbuda s’est doté de lois spécifiques, notamment un Disaster Management Act, d’un National Disaster Management Plan et d’une agence dédiée, la NODS, qui coordonne la préparation, la réponse et la reconstruction.

Le pays fait aussi partie de dispositifs régionaux comme la Caribbean Disaster Emergency Management Agency (CDEMA) et participe à des mécanismes d’assurance mutuelle contre les catastrophes (CCRIF). De nombreux projets récents visent à renforcer les systèmes d’alerte précoce multirisque, à cartographier les zones vulnérables (écoles, hôpitaux, réseaux d’eau et d’énergie) et à améliorer les codes de construction pour renforcer la résistance des bâtiments.

Un expatrié qui investit dans l’immobilier a donc intérêt à se renseigner sur : la législation locale, la fiscalité applicable, les conditions d’achat et de location, les spécificités du marché immobilier et le financement possible.

l’année de construction et le respect supposé des normes anticycloniques,

– la localisation exacte du bien par rapport aux zones inondables ou très proches du littoral,

– la présence de générateurs, de réservoirs d’eau, de protections contre les vents (volets anti-ouragans, vitrages adaptés),

– l’existence d’un plan de continuité dans la communauté (notamment dans les résidences ou marinas).

Santé environnementale, eau et alimentation : sécurité au quotidien

La sécurité sanitaire ne s’arrête pas aux infrastructures de soins. Qualité de l’eau, hygiène des aliments, gestion des déchets et exposition aux vecteurs (moustiques) entrent directement en ligne de compte pour qui s’installe dans un État insulaire.

Eau potable : prudence raisonnable mais pas de panique

Antigua-et-Barbuda a longtemps souffert d’un déficit chronique en eau douce. Des efforts importants ont été faits, avec notamment l’ajout récent de capacités de désalinisation d’environ un million de gallons par jour et des améliorations marquées de la distribution, y compris à Barbuda, qui bénéficie désormais d’un service continu.

Néanmoins, certaines réalités persistent :

le réseau peut subir des coupures, surtout en période de sécheresse,

– la qualité de l’eau peut varier d’un quartier à l’autre,

– après un cyclone ou des inondations, les autorités recommandent généralement de faire bouillir l’eau par précaution.

Pour les expatriés, l’approche la plus pragmatique consiste à :

Astuce :

Pour garantir la qualité de l’eau de boisson, il est conseillé de consommer de l’eau en bouteille, au moins pendant les premiers mois. Si possible, l’installation d’un filtre domestique certifié pour l’eau du robinet est une bonne pratique. Il est également essentiel de vérifier les consignes officielles en cas de phénomène climatique majeur.

Les risques potentiels liés à une eau de mauvaise qualitémaladies diarrhéiques, contamination bactérienne ou chimique — sont bien documentés au niveau international. De bonnes pratiques (surveillance des réseaux, plans de sécurité sanitaire de l’eau, contrôle régulier) permettent de les contenir, mais la prudence individuelle reste de mise, surtout pour les personnes fragiles.

Alimentation et hygiène : une offre globalement fiable

La majorité des expatriés s’approvisionne dans les supermarchés et épiceries modernes de St. John’s et des zones touristiques, où les normes d’hygiène sont proches des standards nord-américains ou européens. Les restaurants des quartiers touristiques respectent généralement des niveaux de sécurité alimentaire satisfaisants.

Les principes internationaux de gestion de la sécurité sanitaire des aliments (HACCP, bonnes pratiques d’hygiène, contrôle des fournisseurs) servent de référence à de nombreux opérateurs, même si l’application peut être inégale dans les petites échoppes informelles.

Pour limiter les risques :

Bon à savoir :

Pour éviter les intoxications, privilégiez les établissements bien fréquentés avec une bonne rotation des produits. Veillez à la cuisson complète des viandes et poissons. Évitez les aliments sensibles comme les mayonnaises non réfrigérées ou les glaces artisanales douteuses dans des conditions d’hygiène incertaines. Méfiez-vous également des aliments restés longtemps à température ambiante sur les marchés.

Moustiques, chaleur et autres risques climatiques

Comme dans une grande partie des tropiques, Antigua-et-Barbuda est exposé à plusieurs maladies transmises par les moustiques : dengue, chikungunya, virus Zika. Le risque de paludisme ou de fièvre jaune est en revanche très faible, voire nul, mais certains vaccins peuvent être exigés si vous arrivez d’un pays à risque.

Pour se protéger :

utiliser des répulsifs adaptés,

porter des vêtements longs en début et fin de journée,

installer des moustiquaires, en particulier dans les chambres d’enfants,

éviter les eaux stagnantes autour du domicile (bacs, soucoupes, gouttières bouchées).

La chaleur et le rayonnement UV sont également à prendre au sérieux. Une hydratation suffisante, l’usage de crèmes solaires à indice élevé, le port de chapeaux et lunettes de soleil réduisent les risques de coups de chaleur et de cancers cutanés à long terme.

Sécurité routière : un point souvent sous-estimé

Pour de nombreux expatriés, la circulation représente, de fait, l’un des risques physiques les plus concrets du quotidien. Antigua-et-Barbuda n’échappe pas à un constat fréquent dans les pays touristiques : les routes ne sont pas toujours en parfait état, et les comportements de certains conducteurs peuvent surprendre.

Conduire à Antigua : ce qu’il faut savoir

Le pays roule à gauche, comme au Royaume-Uni. Les routes principales sont généralement asphaltées mais peuvent être truffées de nids-de-poule, avec un marquage au sol et une signalisation parfois insuffisants. Hors zones urbaines, l’éclairage public est rare, ce qui rend la conduite de nuit délicate, surtout pour un nouvel arrivant.

Plusieurs facteurs augmentent le risque d’accident :

Attention :

La conduite peut être rendue dangereuse par la présence de ralentisseurs non signalés, de virages serrés ou à visibilité réduite, de piétons marchant sur la chaussée en l’absence de trottoirs, d’animaux errants (chèvres, chiens, ânes, bétail) traversant la route, et de véhicules mal entretenus ou circulant très lentement.

Les limites de vitesse illustrent la prudence encouragée :

Type de zoneLimite de vitesse indicative
Hors agglomération40 mph (≈ 64 km/h)
Zones urbaines / agglomérations20 mph (≈ 32 km/h)
Certaines zones très denses10–15 mph

Le port de la ceinture est obligatoire pour tous les occupants. Les enfants de moins de sept ans doivent être installés dans un siège adapté. L’usage du téléphone au volant est interdit sans dispositif mains libres, et l’alcool au volant est sévèrement réprimé (seuil légal de 80 mg / 100 ml de sang).

Location de véhicule et permis

La plupart des expatriés optent pour la voiture, indispensable pour s’éloigner des zones urbaines. La location est très répandue, même si les tarifs restent plutôt élevés, surtout en haute saison touristique.

Pour conduire légalement, un visiteur ou un nouvel arrivant doit :

Bon à savoir :

Pour conduire légalement, vous devez avoir au moins 18 ans, présenter un permis de conduire valide de votre pays d’origine et obtenir un permis local temporaire (coûtant environ 20 USD et valable trois mois), généralement délivré par l’agence de location. En cas de contrôle, ayez toujours sur vous votre permis étranger, le permis local temporaire et votre passeport.

De nombreuses compagnies internationales ou locales sont présentes (Avis, Hertz, Budget, Drive-A-Matic, etc.). Il est vivement conseillé de souscrire des assurances complémentaires (dommages collision, responsabilité civile élargie, protection personnelle des occupants), compte tenu de l’état de certaines routes et de la conduite locale parfois imprévisible.

En cas d’accident, la règle importante est de ne pas déplacer le véhicule, d’appeler immédiatement la police et de ne pas reconnaître spontanément sa responsabilité avant la rédaction des constats officiels.

Cybersécurité : un risque sous le radar, surtout pour les expats connectés

La dimension numérique de la sécurité est trop souvent négligée lors d’un projet d’expatriation. Pourtant, les expatriés cumulent plusieurs facteurs de vulnérabilité : comptes bancaires dans plusieurs pays, démarches administratives en ligne, réseaux Wi-Fi publics fréquents, usage intensif de la messagerie et des réseaux sociaux pour garder le lien avec les proches.

Les études internationales rappellent qu’une attaque informatique se produit quelque part dans le monde toutes les 39 secondes, et que des centaines de milliers d’individus malveillants opèrent chaque jour en ligne, souvent avec de multiples identités. Les fraudeurs ciblent volontiers les étrangers fraîchement installés, perçus comme moins au fait des usages locaux et des signaux d’alerte.

Avant le départ : sécuriser ses appareils et ses comptes

Une partie importante de la prévention se joue avant même de poser le pied à Antigua-et-Barbuda. Les bonnes pratiques incluent :

Astuce :

Pour protéger vos données lors de déplacements, mettez systématiquement à jour vos systèmes d’exploitation, antivirus et applications. Activez le verrouillage automatique des smartphones et ordinateurs avec un mot de passe fort ou la biométrie. Sauvegardez régulièrement vos données importantes sur un support externe ou dans un cloud sécurisé. Activez la localisation des appareils (comme « Localiser mon iPhone ») et la possibilité d’effacer les données à distance. Désactivez le remplissage automatique des formulaires, notamment pour les mots de passe et les coordonnées bancaires. Activez l’authentification à deux facteurs sur les comptes sensibles (banques, email, réseaux sociaux). Informez votre banque de votre projet de mobilité internationale pour éviter des blocages suspects de cartes. Envisagez l’usage d’un VPN payant réputé, qui chiffrera le trafic et masquera l’adresse IP lorsque vous utiliserez des réseaux Wi-Fi publics.

Pour ceux qui voyagent souvent entre plusieurs pays, l’usage d’un téléphone « secondaire » ou d’un ordinateur de prêt, ne contenant que les données strictement nécessaires, peut réduire l’impact d’un vol ou d’une compromission.

Sur place : limiter l’usage des réseaux non sécurisés

Une fois installé à Antigua-et-Barbuda, les situations à risque sont typiques de tout séjour à l’étranger : connexions aux réseaux Wi-Fi des cafés, hôtels, aéroports, cybercafés, ou encore partage de chargeurs et de clés USB.

Astuce :

Quelques réflexes permettent de réduire fortement l’exposition aux risques ou nuisances évoqués.

éviter de se connecter à des comptes bancaires ou administratifs sur un Wi-Fi public non chiffré,

vérifier le nom exact d’un réseau Wi-Fi auprès du personnel pour éviter les points d’accès frauduleux,

– privilégier la connexion via un partage de connexion de son propre téléphone plutôt que le Wi-Fi public,

– désactiver le Bluetooth et le Wi-Fi quand ils ne sont pas utilisés,

– refuser tout appairage Bluetooth ou clé USB « cadeau » provenant de sources inconnues,

– se déconnecter systématiquement des comptes après utilisation, ne pas cliquer sur « se souvenir de moi » sur les appareils partagés,

– ne pas poster en temps réel des informations trop précises sur ses déplacements ou son domicile sur les réseaux sociaux.

Bon à savoir :

Le niveau de connectivité est globalement bon avec une couverture 4G généralisée et la fibre dans les zones urbaines. Cependant, les connexions peuvent être un peu plus lentes et plus chères que dans les grands centres occidentaux. Cette situation incite parfois à utiliser plus longtemps les Wi-Fi publics, renforçant ainsi l’importance de se protéger avec un VPN fiable.

Après un incident : réagir vite

Si vous suspectez qu’un appareil a été compromis (comportement inhabituel, pop-ups anormales, consommation de batterie ou de données excessive, connexions douteuses sur vos comptes), il est recommandé de :

couper immédiatement la connexion réseau de l’appareil (mode avion, Wi-Fi désactivé),

lancer une analyse complète avec un antivirus et un antimalware,

– changer tous vos mots de passe importants depuis un autre appareil sain,

– informer votre banque en cas de doute sur des accès frauduleux,

– consulter un technicien ou le service informatique de votre entreprise si l’appareil est professionnel.

Dans les cas extrêmes, une réinitialisation complète avec restauration depuis une sauvegarde antérieure peut s’avérer nécessaire.

Droit local, culture et cadre de vie : un aspect souvent négligé de la sécurité

Une grande partie des problèmes rencontrés par les étrangers à l’étranger ne tient pas à une hostilité particulière du pays d’accueil, mais à des incompréhensions juridiques et culturelles. Antigua-et-Barbuda, État de common law d’inspiration britannique, possède un système juridique relativement prévisible, mais certaines spécificités peuvent surprendre.

Connaître quelques règles clés pour éviter les ennuis

Plusieurs points méritent l’attention des expatriés :

Attention :

La possession, l’usage et le trafic de stupéfiants sont sévèrement punis, même pour de petites quantités. Le port de vêtements de camouflage est interdit aux civils. Le code de la route doit être strictement respecté, et en cas d’accident, il est obligatoire de prévenir la police sans déplacer les véhicules. Les actes homosexuels sont techniquement illégaux, et bien que rarement appliquée, cette loi reflète une société conservatrice où les démonstrations publiques d’affection peuvent susciter des réactions. Il est interdit de photographier les installations militaires, bâtiments officiels ou le personnel de sécurité sans autorisation.

Les infractions peuvent déboucher sur des amendes élevées, voire des peines d’emprisonnement ou des mesures d’éloignement. Une assurance juridique intégrée à votre assurance voyage ou expatrié peut être utile, tout comme l’identification, dès votre arrivée, d’un avocat local compétent en droit des étrangers, de l’immobilier et de l’immigration.

Intégration sociale et bien-être mental

Au-delà de la sécurité physique, la réussite d’une expatriation tient aussi à votre capacité à créer un réseau social, à comprendre les codes culturels et à gérer les inévitables épisodes de nostalgie ou de solitude. Les premières années sont souvent perçues comme une phase d’ajustement.

Antigua-et-Barbuda offre certains avantages indéniables de ce point de vue :

une langue officielle, l’anglais, qui facilite énormément l’intégration pour une grande partie des expatriés,

– une population réputée accueillante,

– une communauté étrangère diversifiée, composée surtout d’Américains, de Canadiens et de Britanniques,

– des clubs, événements et rassemblements réguliers, notamment autour de la voile, du golf, de la plongée, de la randonnée ou de la musique,

– un faible niveau de tension politique et sociale par rapport à certaines autres destinations régionales.

Investir du temps dans la vie locale — participation à des associations, bénévolat, événements culturels comme le carnaval d’Antigua — réduit les risques de repli sur soi dans une « bulle d’expats » et améliore votre sécurité indirectement, en vous donnant accès à des réseaux d’entraide et d’information.

Conclusion : Antigua-et-Barbuda, un compromis solide pour une expatriation sûre

Du point de vue de la sécurité, Antigua-et-Barbuda cumule plusieurs atouts rares pour un petit État insulaire : un niveau de criminalité généralement modéré, peu de criminalité organisée visible, une police présente dans les zones touristiques, un système de santé respectable pour la région, des institutions stables, une démocratie fonctionnelle et une économie fortement tournée vers un tourisme qui ne peut prospérer sans un minimum de sûreté.

Cela ne signifie pas pour autant que la vigilance puisse être abandonnée. Les expatriés doivent composer avec :

Attention :

Le contexte local présente des risques naturels élevés (cyclones, inondations, sécheresses, séismes), une augmentation ponctuelle de délits comme les vols avec violence, et une infrastructure routière parfois dégradée. Il faut également considérer des défis en cybersécurité mondiaux et des spécificités juridiques locales concernant les drogues, le camouflage, la conduite et la moralité publique.

En combinant des choix de résidence judicieux (quartiers sûrs, constructions solides, proximité des services de santé), une bonne préparation aux catastrophes naturelles, une assurance santé internationale solide, une hygiène de vie respectueuse de l’environnement tropical et des pratiques de cybersécurité rigoureuses, il est possible de profiter pleinement de la douceur de vivre d’Antigua-et-Barbuda avec un niveau de risque maîtrisé.

Bon à savoir :

L’archipel offre un cadre de vie globalement sûr et favorable, particulièrement adapté aux retraités, aux familles et aux travailleurs à distance. Aucun pays ne garantit une absence totale de dangers, mais la clé d’une expatriation sereine réside dans une bonne préparation et l’intégration de ces connaissances dans les réflexes du quotidien.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Antigua-et-Barbuda pour alléger sa fiscalité, diversifier ses investissements internationaux et conserver un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités de résidence, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, Caraïbes), la stratégie a ciblé Antigua-et-Barbuda pour son régime attractif pour les non-résidents, l’absence d’impôt sur la fortune et la possibilité de résidence par investissement (immobilier ou fonds souverain) dans un environnement dollar/Caribbean. La mission a couvert : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions France–Antigua), obtention de la résidence, détachement protection sociale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, family office) et ajustement patrimonial. L’accompagnement vise à générer des économies fiscales significatives, optimiser la transmission et sécuriser les risques de double imposition et de contrôle français.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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