Investir dans l’immobilier à Fier : le pari discret du marché albanais

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

L’immobilier en Albanie attire désormais l’attention des investisseurs européens à la recherche de rendements élevés et de prix encore abordables. Tirana, Saranda ou Vlore concentrent l’essentiel de la médiatisation… mais c’est souvent dans les villes moyennes comme Fier que se trouvent les opportunités les plus intéressantes en termes de rapport prix/rendement et de potentiel de rattrapage.

Bon à savoir :

Grâce à sa position centrale, ses nouvelles infrastructures et son économie diversifiée (industrie, services, agriculture), Fier attire l’attention, notamment de la diaspora albanaise. La ville offre des opportunités avec des prix encore bas, des surfaces généreuses et un marché en pleine construction, idéal pour un investissement à long terme.

Le contexte national : un marché albanais en plein boom

Pour comprendre pourquoi Investir dans l’immobilier à Fier a du sens aujourd’hui, il faut d’abord regarder le cadre national. L’Albanie est l’un des marchés résidentiels les plus dynamiques d’Europe. Les prix ont bondi d’environ 18 % sur douze mois au début de 2026, quand la moyenne européenne tournait autour de 3 à 4 %. Dans certaines zones côtières, des hausses annuelles de 25 à 58 % ont même été enregistrées en 2025.

160000

Prix moyen d’une maison de 100 m² en Albanie, soit environ 160 000 €, un niveau bien inférieur aux grands marchés méditerranéens.

Les projections restent haussières : les analystes tablent sur une progression nationale des prix de l’ordre de 7 à 12 % par an pour 2026, avec un cumul attendu de 30 à 45 % sur cinq ans et de 60 à 95 % sur dix ans. Dans ce mouvement, les grandes capitales régionales comme Tirana ont déjà encaissé une bonne partie de la hausse. Les villes de second rang – parmi lesquelles Fier – apparaissent alors comme la prochaine vague logique.

Attention :

Les investisseurs étrangers réalisent environ 24 % des transactions et le tourisme, qui pèse près de 20 % du PIB, voit ses arrivées doubler par rapport à l’avant-pandémie. L’ouverture de l’aéroport de Vlora en 2026 devrait accroître l’accessibilité du littoral et bénéficier aux villes de l’arrière-pays comme Fier.

Sur le plan macroéconomique, la croissance du PIB est attendue autour de 3,6 % en 2026. L’Albanie est membre de l’OTAN et candidate à l’Union européenne, avec un processus d’alignement juridique et réglementaire en cours. Pour un investisseur immobilier, cela signifie deux choses essentielles : un environnement globalement stable et un potentiel de revalorisation à mesure que le pays se rapproche des standards européens.

Fier dans ce puzzle : une ville moyenne en phase d’ascension

Les rapports disponibles sur le marché albanais citent Fier parmi les « villes moyennes et zones rurales » où le développement immobilier progresse. On y observe une montée en puissance des projets, motivée par deux facteurs principaux : la recherche d’alternatives abordables à Tirana et aux grandes villes côtières, et l’appétit de la diaspora pour des biens plus proches de leurs régions d’origine.

La ville a bénéficié récemment de nouveaux axes routiers de contournement (bypass) qui améliorent nettement l’accessibilité. À l’échelle d’un pays encore en phase de rattrapage infrastructurel, ces rénovations ne sont jamais anodines : l’expérience internationale montre que les projets de transport (rocades, autoroutes, liaisons rapides) se traduisent presque systématiquement par une revalorisation progressive des quartiers desservis. Fier profite aussi de nouvelles zones commerciales, avec l’ouverture de grands supermarchés, signe que le pouvoir d’achat local et la demande de services montent d’un cran.

Bon à savoir :

Contrairement aux stations balnéaires où les prix sont élevés et les bonnes affaires rares, la ville de Fier offre encore un large choix d’investissements : appartements en centre-ville, maisons de ville, villas en périphérie, terrains constructibles et grands locaux pour l’industrie ou la logistique.

Un marché varié : du petit appartement à l’entrepôt industriel

Les annonces recensées récemment à Fier dessinent un marché très hétérogène, mais précisément pour cela intéressant pour un investisseur :

appartements de 1 à 2 chambres dans le centre de Fier, avec des surfaces inhabituelles pour les standards occidentaux (souvent plus de 100 m²) ;

maisons individuelles et villas avec jardin en périphérie ou dans les villages proches (Vajkan, Sheq i Vogël, Sheq i Madhe, Ferras, Patos) ;

– terrains de taille moyenne pour une maison ou un petit projet ;

– très grands terrains agricoles ou industriels ;

– entrepôts, usines, bâtiments commerciaux, bar‑restaurants, petites unités hôtelières dans les environs.

Exemple :

Une photographie des biens effectivement mis en vente dans le district de Fier, incluant leurs surfaces et leurs prix, provenant d’annonces récentes, illustre concrètement le marché immobilier local.

Panorama des prix résidentiels autour de Fier

Voici quelques transactions ou offres représentatives pour les logements, toutes situées dans Fier ou dans sa périphérie immédiate :

Type de bienLocalisationSurface bâtie (m²)Surface terrain (m²)Prix demandé (€)
Appartement 1 chambreRue Skenderbeu, Fier5618 500
Villa 3 étages avec terrainVillage de Vajkan, Fier818500200 000
Villa 2 étagesQuartier Sheq i Vogël, Fier283,3300180 000
Villa avec jardinQuartier 16 Prilli, Fier195500230 000
Maison individuelleSheq i Madhe, Fier (petit lot)5420025 000
Maison individuelleSheq i Madhe, Fier (grand lot)9550035 000
Maison sur grand terrainPatos, district de Fier1205 00080 000
Maison sur terrain ruralFerras, district de Fier117,92 50055 000
Appartement 2+1+2 avec grande terrasseRue Aulona, Fier102,1– (veranda 100 m²)120 000
Appartement 2+1Lagjia 29 Nentori, Fier140110 000
Appartement 2+1+2Rue Skenderbeu, près d’ETC144190 000

En calculant grossièrement des prix au mètre carré, on obtient des ordres de grandeur parlants. L’appartement d’une chambre de 56 m² au centre de Fier affiché à 18 500 € revient à environ 330 €/m², très loin des 1 600 €/m² de la moyenne nationale. À l’inverse, certains grands appartements rénovés et bien situés, comme le 2+1+2 de 144 m² à 190 000 €, flirtent avec 1 300 €/m², se rapprochant des niveaux des villes plus recherchées.

Les maisons avec terrain en périphérie offrent, elles, un double levier : une surface bâtie exploitable tout de suite et un foncier potentiellement valorisable à moyen terme si les infrastructures continuent à se densifier autour de Fier.

L’atout caché de Fier : l’immobilier tertiaire et industriel

Pour un investisseur plus orienté « rendement pur » ou développement, le district de Fier se distingue aussi par ses actifs non résidentiels. Les annonces d’entrepôts, usines et terrains industriels y sont nombreuses, avec des surfaces qui n’ont rien à voir avec un simple investissement locatif d’appartement.

Quelques exemples illustrent l’ampleur de ces opportunités :

Type de bienLocalisationSurface construite (m²)Surface terrain (m²)Prix demandé (€)
Entrepôt industriel + terrainZone de Drize, Fier3 014,58 758,751 500 000
UsinePeriferia Fier13 000Non précisé
Terrain industrielPeriferia Fier9 586Non précisé
Très grand terrainPeriferia Fier508 060Non précisé
Grand terrain agricole/industrielPeriferia Fier172 100Non précisé
Commerce (bar‑restaurant)Fier, Brigada II6971 500 000
Immeuble 4 étages + terrainDistrict de Fier761,14 000550 000
Commerce (local)Fier (centre)1 000Non précisé
Commerce (local)Periferia Fier800Non précisé

Pour un investisseur habitué aux marchés d’Europe de l’Ouest, le ticket de 1,5 million d’euros pour un entrepôt de plus de 3 000 m² sur près d’un hectare de terrain apparaît compétitif, surtout dans un pays où l’économie industrielle et logistique est en croissance, dopée notamment par les projets d’infrastructures (ports, autoroutes, pipelines, rail).

Astuce :

L’essor du nouvel aéroport de Vlora et la modernisation des axes de transport en Albanie devraient renforcer la position de Fier en tant que nœud routier et logistique central. Les actifs industriels bien situés dans cette zone peuvent ainsi bénéficier d’une double revalorisation : une hausse générale des prix immobiliers et une augmentation spécifique de la demande pour des surfaces d’entrepôt ou de production.

Comparer Fier au reste de l’Albanie : prix, rendement, trajectoires

Les données nationales permettent de replacer Fier sur la carte des opportunités albanaises. Tirana, la capitale, affiche des loyers attractifs pour les investisseurs, avec des rendements bruts de 5 à 8 % dans les bons quartiers, mais les prix s’y sont déjà nettement tendus. Sur les côtes, Saranda, Ksamil ou Vlora ont connu des hausses à deux chiffres, tirées par le tourisme international et un stock de biens face mer limité.

Bon à savoir :

Le marché de Fier se distingue par son ancrage dans l’économie réelle, avec des prix au m² bas (330–600 €). Un loyer modeste sur un tel investissement peut générer un rendement brut théorique élevé, à condition qu’une demande locative stable (fonctionnaires, salariés locaux, étudiants) existe dans le quartier.

Sans chiffres de loyers spécifiques à Fier dans le corpus, on peut s’appuyer sur les rendements nationaux : 5 à 8 % à Tirana, davantage sur les côtes touristiques. Les villes de taille moyenne comme Shkoder ou Korça tournent autour de 5 à 7 % de rendement brut. Fier, par sa taille et son profil, a de bonnes chances de s’inscrire dans cette fourchette, voire de la dépasser pour les biens d’entrée de gamme très bon marché.

Un investisseur qui accepte de se positionner sur des quartiers moins centraux, ou sur des biens nécessitant des travaux, peut espérer un couple rendement/perspective de plus‑value plus favorable que dans les marchés déjà très arbitrés comme Tirana ou Saranda.

Cadre juridique et fiscal : ce que doit savoir un étranger qui vise Fier

Le régime albanais est globalement ouvert aux investisseurs étrangers. Pour Investir dans l’immobilier à Fier, les règles applicables sont les mêmes que dans le reste du pays.

Bon à savoir :

Les étrangers peuvent librement acheter des appartements, maisons et bâtiments commerciaux, sans seuil de prix minimum ni quotas par nationalité. Cependant, des restrictions existent pour les terres agricoles brutes, les parcelles non bâties et les terrains à moins de 200 mètres du rivage, qui ne peuvent généralement pas être détenus directement par un particulier étranger. Pour acquérir ces types de terrains, la solution légale habituelle est de créer une société de droit albanais (comme une SH.P.K.), entièrement détenue par des non-résidents.

Le processus d’achat passe par plusieurs étapes standardisées. Il faut d’abord obtenir un numéro fiscal albanais (NIPT), ouvrir un compte bancaire local et identifier le bien avec l’aide d’une agence et/ou d’un avocat. Un avant‑contrat ou contrat de réservation est souvent signé, assorti d’un dépôt de 5 à 10 % du prix (voire 30 à 40 % pour un projet sur plan). La due diligence est cruciale : vérification du titre de propriété au cadastre, absence de dettes ou d’hypothèques, conformité des permis de construire, contrôle des limites par rapport au plan cadastral.

Bon à savoir :

L’acte définitif de vente est signé devant notaire, rédigé en albanais. Il doit ensuite être enregistré au registre immobilier (Agence nationale du cadastre). Le certificat de propriété, délivré après cet enregistrement, constitue le seul document faisant foi vis-à-vis des tiers.

Du côté des coûts, l’Albanie affiche des frais de transaction parmi les plus bas d’Europe. Les postes principaux sont les suivants :

Type de coûtFourchette indicativeSupport habituel
Taxe de transfert de propriétéEnviron 2 à 4 % de la valeur déclaréeAcheteur
Honoraires de notaireEnviron 0,23 à 0,35 % + TVA, ou 300 à 800 €Acheteur
Frais de registreEnviron 85 à 150 €Acheteur
Honoraires d’avocat / due diligenceEnviron 500 à 1 500 €Acheteur
Commission d’agence immobilièreEn général 3 % vendeur / 1 % acheteur (négociable)Les deux
Coût de création de société (optionnel)500 à 1 500 € (si nécessaire pour l’achat de terrain)Investisseur

En régime d’exploitation, l’impôt sur le revenu locatif et la taxe sur les plus‑values sont généralement fixés à 15 %. La taxe foncière annuelle reste modérée, autour de 0,05 à 0,2 % de la valeur cadastrale, ce qui signifie qu’un bien résidentiel de 150 000 € coûtera souvent moins de 150 € de taxe foncière par an.

Financement, hypothèques et politique monétaire : quel levier possible à Fier ?

L’un des éléments à intégrer dans sa stratégie est le mode de financement. La Banque d’Albanie maintenait un taux directeur à 2,5 % au début de 2026, mais les crédits hypothécaires accordés aux particuliers en lek s’affichent dans une fourchette de 6 à 9 %. Le marché du crédit est en expansion : les prêts immobiliers ont progressé de 32 % au premier semestre 2025 par rapport à l’année précédente, ce qui témoigne d’une demande interne solide.

120000

Montant maximum des transactions immobilières modestes à Fier, souvent réalisées au comptant par les investisseurs étrangers en raison des restrictions de crédit.

Depuis juillet 2025, des plafonds de quotité de financement ont été introduits : 85 % pour une résidence principale en lek, 80 % pour une résidence secondaire. Cela encadre le levier disponible mais n’empêche pas le recours au crédit local pour un investisseur déjà implanté ou disposant de revenus sur place.

Un achat à Fier, compte tenu des prix plus bas qu’à Tirana, nécessite de toute façon un capital initial moindre. La question devient moins « puis‑je emprunter ? » que « quelle allocation de cash me procure le meilleur rendement ajusté au risque ? ».

Fier, terrain de jeu idéal pour la stratégie « acheter, rénover, louer »

Une caractéristique forte de l’Albanie dans son ensemble, et de Fier en particulier, est la présence d’un stock important de logements anciens nécessitant modernisation. Le conseil récurrent dans les guides d’investissement locaux est clair : les biens qui demandent des travaux s’achètent moins cher, et l’économie réalisée peut judicieusement être réinjectée dans la rénovation pour créer de la valeur.

Exemple :

À Fier, l’acquisition d’une petite maison de 54 m² avec 200 m² de terrain pour 25 000 € à Sheq i Madhe permet de financer une rénovation complète tout en restant bien en dessous du coût d’une construction neuve. De même, un appartement ancien en centre-ville, acheté à moins de 1 000 €/m², peut après travaux atteindre le confort recherché par les cadres locaux ou les familles de retour d’expatriation.

Cette stratégie est d’autant plus pertinente que la demande évolue : au niveau national, on observe un intérêt croissant pour les appartements bien agencés de 50–60 m² (configuration 1+1), pour les logements économes en énergie et pour les bâtiments bénéficiant de certifications environnementales. Le nombre de biens labellisés « verts » est d’ailleurs attendu en hausse de 15 % d’ici 2025.

Un investisseur capable d’apporter ce type de qualité à Fier peut se distinguer dans un marché encore très hétérogène, où beaucoup de biens ne répondent pas aux standards internationaux mais peuvent être remis à niveau avec un coût raisonnable.

Infrastructures : pourquoi suivre de près les projets autour de Fier

L’expérience internationale est sans appel : routes, ponts, métros, voies ferrées, améliorations des réseaux d’eau ou d’énergie entraînent à moyen terme une valorisation des secteurs concernés. Les cas de New York, Londres ou de nombreuses villes indiennes montrent que la simple annonce d’un projet majeur suffit souvent à enclencher un mouvement haussier sur les prix.

Bon à savoir :

Plusieurs grands chantiers structurants sont en cours ou prévus : la modernisation du port de Durrës, la réhabilitation de la ligne ferroviaire Durrës-Tirana, un nouveau tronçon ferroviaire vers l’aéroport, la construction des autoroutes Tirana-Elbasan et Arber Road, ainsi que le nouvel aéroport de Vlora. La ville de Fier, bien positionnée près de la côte et sur des axes routiers importants, bénéficiera de cette dynamique nationale.

Les nouveaux contournements de ville fluidifient le trafic, avec un double effet pour l’immobilier : meilleure qualité de vie dans certains quartiers libérés de la circulation, et hausse de la valeur des terrains et bâtiments situés à proximité des nouveaux échangeurs et bretelles. L’apparition de nouveaux supermarchés et de centres commerciaux à Fier est un autre indicateur d’une zone en phase d’équipement, où la demande de surfaces commerciales, de logements pour les employés et de services annexes monte en régime.

Pour un investisseur, la démarche rationnelle consiste à analyser les plans d’urbanisme, à repérer les zones où l’urbanisation va se densifier, et à viser les secteurs légèrement en avance sur la vague : ni complètement développés, ni encore délaissés. Fier offre justement ce type de configuration.

Risques et points de vigilance lorsqu’on regarde Fier

Investir dans l’immobilier à Fier ne se résume pas à acheter « parce que c’est pas cher ». Tous les risques classiques du marché albanais restent présents et doivent être gérés sérieusement.

Le premier risque tient à la qualité du titre de propriété. L’histoire foncière du pays, marquée par la période communiste, a généré des situations complexes : restitutions partielles, chevauchements de droits, constructions informelles. Sans un avocat expérimenté et une vérification rigoureuse du registre cadastral, l’acheteur s’expose à des contestations ultérieures.

Attention :

Dans un marché en cours de formalisation, il est fréquent de rencontrer des risques comme des constructions sans permis, des extensions illégales, un défaut de raccordement aux réseaux ou des servitudes non déclarées.

Les autorités albanaises ont engagé un processus de modernisation et de digitalisation de la cadastre, et l’Albanie a été retirée de la « liste grise » du GAFI en 2023, ce qui témoigne d’efforts en matière de transparence financière. Mais sur le terrain, notamment dans des villes moyennes comme Fier, la prudence reste de mise.

D’autres risques sont d’ordre économique : la population nationale tend à diminuer, même si des flux d’urbanisation compensent partiellement cette tendance dans certaines villes. La dépendance de l’économie au tourisme et aux transferts de la diaspora expose le pays à d’éventuels chocs externes. Enfin, la volatilité de la monnaie (lek) par rapport à l’euro constitue un paramètre à surveiller pour un investisseur étranger.

Comment s’y prendre concrètement pour investir à Fier

La clé, pour transformer les atouts potentiels de Fier en résultat concret, réside dans une approche structurée.

La première étape consiste à définir précisément son profil : recherche‑t‑on un placement patrimonial à long terme, une opération de rendement (location longue durée) ou un mix rendement plus‑value sur des biens à rénover ? Fier se prête assez bien aux deux premières stratégies, moins à la location saisonnière type Airbnb, qui reste concentrée sur les villes touristiques.

Astuce :

Pour réussir votre projet immobilier à Fier, il est indispensable de vous constituer un réseau de contacts locaux. Cela inclut les agences immobilières (même celles basées à Tirana mais actives dans tout le pays), les notaires, les avocats et les entrepreneurs en rénovation. La présence de grandes enseignes internationales et de réseaux bien implantés, comme Century 21 Albania, KW Albania ou Albania Property Group, facilite la prise de contact, bien qu’il soit important de noter que toutes ne sont pas spécialisées sur la ville de Fier spécifiquement.

L’investisseur devra également se familiariser avec les plateformes de petites annonces utilisées dans le pays (Shpi.al, MerrJep.al, Duashpi.al, Properstar, Indomio, Realting, etc.), qui donnent une bonne idée des prix affichés, des quartiers dynamiques et du type de biens réellement disponibles.

60

Plus de 60 % des agents immobiliers vendent au prix demandé ou avec une décote maximale de 5 %.

Le recours à un expert technique indépendant (ingénieur ou architecte) avant l’achat est fortement recommandé, surtout pour les maisons anciennes et les immeubles industriels. Beaucoup de constructions ont été réalisées à une époque où le contrôle de la qualité de bâti était moins strict.

Enfin, il est pertinent de prévoir dès le départ une enveloppe de travaux pour adapter le bien aux attentes de la demande locale : isolation, chauffage, salle de bains moderne, division éventuelle d’un grand appartement en deux unités plus petites, etc. À Fier, l’offre de logements parfaitement rénovés reste limitée, ce qui ouvre un espace pour les investisseurs capables de livrer un produit « clé en main » à un marché local de plus en plus exigeant.

Fier, une option complémentaire dans une stratégie albanaise globale

Pour un investisseur qui découvre l’Albanie, concentrer 100 % de son capital sur une seule ville comme Fier n’est pas forcément la meilleure approche. En revanche, intégrer Fier comme composante d’un portefeuille diversifié fait sens.

Une répartition typique pourrait associer :

Stratégies d’investissement immobilier en Albanie

Trois axes d’investissement complémentaires pour diversifier votre portefeuille et cibler différentes dynamiques de marché.

Capital et liquidité à Tirana

Investir dans un bien à Tirana, bénéficiant de la forte liquidité du marché et porté par la croissance économique soutenue de la capitale.

Rendement touristique sur la côte

Acquérir un appartement à vocation touristique sur la côte (Saranda, Vlora, Durres) pour capter la dynamique forte du secteur du tourisme.

Potentiel de rattrapage à Fier

Profiter des prix bas et du potentiel de plus-value en investissant dans un ou deux biens (logement ou actif industriel/commercial) à Fier.

Cette combinaison permet d’équilibrer rendement locatif, perspectives de plus‑value et diversification géographique. Fier joue alors le rôle de « valeur de fond de portefeuille », moins exposée aux effets de mode, mais susceptible de surprendre positivement à moyen terme si les infrastructures et l’activité économique continuent de s’y renforcer.

Conclusion : pourquoi regarder de près Fier aujourd’hui

Investir dans l’immobilier à Fier, c’est miser sur une ville qui ne fait pas encore la une des portails immobiliers internationaux, mais qui coche beaucoup de cases recherchées par les investisseurs avisés : accessibilité en amélioration, économie réelle en activité, prix d’entrée bas, diversité de l’offre (logement, commerces, industrie), appétit visible de la diaspora.

Bon à savoir :

Portée par un marché national dynamique, la région de Fier présente des opportunités d’investissement, notamment car les grandes métropoles et le littoral ont déjà connu de fortes revalorisations. Elle constitue une alternative pour les investisseurs prêts à se détourner des destinations les plus médiatisées. Cependant, cette opportunité requiert un important travail de terrain, une due diligence juridique et technique méticuleuse, et un horizon de détention à long terme.

Dans un pays où la propriété immobilière reste l’un des principaux vecteurs de construction de patrimoine, et où la croissance attendue sur cinq à dix ans demeure solide, Fier offre une porte d’entrée intéressante pour qui souhaite se positionner tôt sur une ville moyenne en mutation, avant que son potentiel ne soit pleinement intégré dans les prix.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Fier, en Albanie, pour rechercher du rendement locatif et une exposition à une économie en croissance. Budget alloué : 200 000 à 300 000 €, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés albanais (Tirana, Durrës, Vlora), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble résidentiel ou un petit ensemble d’appartements à Fier, ville en développement bénéficiant d’infrastructures énergétiques et industrielles, combinant un rendement locatif brut cible de 8 à 10 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 250 000 €. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, expert fiscal albanais), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou via société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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