Thiès est en train de changer de dimension. Longtemps perçue comme une ville de passage entre Dakar et l’intérieur du pays, elle s’impose désormais comme l’un des terrains de jeu les plus stratégiques pour les investisseurs immobiliers au Sénégal. Rendements locatifs élevés, prix d’entrée encore abordables, grands projets d’infrastructures, essor universitaire et industriel : tous les voyants sont au vert pour qui sait sélectionner les bons quartiers et mener une vraie due diligence.
Investir dans l’immobilier à Thiès devient « l’opération de la décennie ».
Investisseurs locaux et de la diaspora
Un marché plus rentable que Dakar, avec un ticket d’entrée plus bas
Thiès est aujourd’hui le deuxième pôle économique du pays. Située à environ 70 kilomètres de Dakar, elle profite à plein de l’étalement métropolitain de la capitale, devenue hors de prix pour une grande partie des ménages et des investisseurs.
Sur le plan strictement financier, le différentiel est frappant. Les données issues de Properstar et d’autres plateformes spécialisées montrent que le prix au mètre carré à Thiès est nettement inférieur à celui de Dakar, tout en offrant des rendements locatifs souvent supérieurs.
Prix au mètre carré : Thiès vs Dakar vs moyenne nationale
Les statistiques les plus récentes permettent de comparer clairement le positionnement de Thiès par rapport à Dakar et au reste du pays.
| Type de bien | Localisation | Médiane prix m² (XOF) | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Appartement | Thiès (ville) | 812 089 | Environ 37,8 % moins cher qu’à Dakar |
| Appartement | Région de Thiès | 800 197 | Légère différence avec la ville, tendance similaire |
| Appartement | Sénégal (national) | 1 042 323 | Thiès sous la moyenne nationale |
| Maison | Thiès (ville) | 875 851 | Légèrement sous la médiane nationale |
| Maison | Région de Thiès | 903 012 | Très proche de la médiane nationale |
| Maison | Sénégal (national) | 887 875 | Référence pays |
Pour un investisseur qui regarde où placer son capital dans le pays, le message est clair : à qualité comparable, l’appartement à Thiès coûte en moyenne beaucoup moins cher qu’à Dakar, alors que la dynamique de demande y est très soutenue.
Niveaux de prix des maisons et terrains
Si l’on zoome sur la région de Thiès, on voit se dessiner une gamme de prix assez large, qui ouvre le marché à des budgets variés.
| Actif | Prix moyen / fourchette (XOF) | Détails |
|---|---|---|
| Maison (région Thiès) | ≈ 197 000 000 | Surface moyenne proche de 950 m² |
| Maison 0–3 chambres | ≈ 147 000 000 | Segment familial standard |
| Maison ≥ 4 chambres | ≈ 286 000 000 | Grandes villas / haut de gamme local |
| Maison familiale « de qualité » à Thiès | 30 à 80 millions | Cible fréquente des classes moyennes et diaspora |
| Terrain (prix moyen) | ≈ 21,8 millions | Surfaces de 150 à 241 000 m² |
| Terrain aménagé à Thiès | 10 000 à 30 000 / m² | Selon le quartier |
| Terrain Thiès–Mbour (moyenne) | ≈ 35 000 / m² | Valeur de référence régionale |
| Terrain Bayakh | ≈ 16 000 / m² | Segment « opportuniste » |
| Terrain industriel | ≈ 25 000 / m² | Destiné aux projets productifs |
À titre de comparaison, à Dakar, un simple terrain se négocie souvent entre 100 000 et 200 000 francs CFA par mètre carré, et une maison « standard » démarre plutôt autour de 100 millions pour dépasser fréquemment 300 millions dans les quartiers recherchés. Autrement dit, investir dans l’immobilier à Thiès permet encore d’entrer sur le marché avec un capital 3 à 5 fois inférieur à celui nécessaire dans la capitale.
Une dynamique de prix contrastée, mais un fort potentiel de plus-value
Les tendances récentes montrent un marché en phase de rééquilibrage entre appartements et maisons.
D’après les données agrégées sur douze mois, le prix médian des appartements à Thiès a progressé d’environ 6 %, avant de connaître un léger recul de 1 % au dernier trimestre. Du côté des maisons, la correction est plus nette : –7 % sur un an, –3 % sur le dernier trimestre. Cela peut surprendre, dans un pays où les prix immobiliers augmentent en moyenne de 3 % à 7 % par an.
La baisse relative des prix des maisons s’explique par deux facteurs principaux : une offre renforcée grâce à de grands programmes immobiliers (comme Mbour 4, Espace Diobass et la future Nouvelle Ville), et un déplacement d’une partie de la demande vers les appartements, notamment de la part des étudiants, jeunes actifs et cadres travaillant dans les zones industrielles.
Pour un investisseur, cela crée une fenêtre intéressante : acheter dans un creux relatif des prix de maisons dans une ville où le potentiel de valorisation annuelle est estimé entre 8 % et 12 %, soit davantage que dans les quartiers déjà saturés de Dakar, où l’on parle plutôt de 5 % à 8 % selon les zones.
Prix au mètre carré des maisons selon le nombre de pièces
Les chiffres détaillés confirment que certaines typologies sont plus attractives que d’autres.
| Localisation | Nb de pièces maison | Médiane prix m² (XOF) |
|---|---|---|
| Région Thiès | 4 pièces | 947 609 |
| Région Thiès | 5 pièces | 915 055 |
| Région Thiès | 6 pièces | 949 541 |
| Région Thiès | 7 pièces | 666 022 |
| Région Thiès | 8 pièces | 888 780 |
| Ville de Thiès | 4 pièces | 919 034 |
| Ville de Thiès | 5 pièces | 912 981 |
| Ville de Thiès | 6 pièces | 859 043 |
| Ville de Thiès | 7 pièces | 699 328 |
| Ville de Thiès | 8 pièces | 909 730 |
On observe que les maisons de 7 pièces sont nettement moins chères au mètre carré, signe d’un segment un peu délaissé ou surdimensionné par rapport à la demande. À l’inverse, les surfaces de 4 à 6 pièces, adaptées aux familles urbaines et aux colocs étudiantes, se tiennent à des niveaux de prix similaires et restent recherchées.
Une ville portée par l’université, l’industrie et les infrastructures
Si la rentabilité et les prix sont attractifs, c’est aussi parce que Thiès s’appuie sur des moteurs économiques robustes et diversifiés.
Pôle universitaire en pleine croissance
Thiès est la deuxième région du pays en nombre d’établissements d’enseignement supérieur, derrière Dakar. On y recensait 17 institutions en 2023, dont 5 publiques. La population étudiante atteignait 11 281 inscrits la même année, soit une progression de plus de 17 % par rapport à l’année précédente.
Ce flux continu de nouveaux étudiants nourrit une demande soutenue pour des studios, F2, petits F3 et formules de colocation situés à proximité des campus et écoles. Pour les investisseurs qui visent le locatif meublé ou semi-meublé, ce segment offre un profil de vacance assez faible et des taux de rotation élevés, donc une bonne capacité d’ajustement des loyers.
Industrialisation et emplois qualifiés
Parallèlement, la région s’affirme comme un important bassin industriel. Le lancement d’un parc de 300 hectares à Thilmakha, dans le département de Tivaouane, et la montée en puissance de la zone de Sandiara, à proximité de l’aéroport AIBD et du port de Sendou, créent des milliers d’emplois annoncés dans des secteurs allant de la production de batteries à l’industrie laitière en passant par le tannage.
Les zones industrielles emploient ouvriers, techniciens et cadres, créant une demande pour des logements de standing moyen à bon, situés à proximité des transports en commun desservant Thiès et ses communes satellites.
L’un des atouts majeurs du marché locatif local est justement cette diversification de la clientèle : étudiants, jeunes actifs, salariés d’usine, encadrement intermédiaire, membres de la diaspora en séjour prolongé. Cette diversité tend à amortir les chocs économiques et à lisser les cycles.
Des rendements locatifs qui rivalisent avec l’international
Les chiffres de rentabilité parlent d’eux-mêmes. À Thiès, les rendements bruts annuels s’échelonnent généralement entre 8 % et 12 % selon le quartier et le type de bien. Cela dépasse largement la moyenne de nombreux marchés européens (où des métropoles comme Paris plafonnent souvent à 3 %–4 %) et se situe au niveau, voire au-dessus, de certains hubs africains réputés comme Casablanca ou Dakar.
Rendement locatif net estimé pour un appartement acheté 12 millions de FCFA et loué 175 000 FCFA par mois, après déduction des charges.
Thiès vs Dakar : comparaison des rendements
Les locations dans le centre de Dakar offrent des rendements bruts compris approximativement entre 6,3 % et 9 %. Thiès se positionne donc rarement en dessous de cette fourchette et la dépasse fréquemment sur certains segments (petits appartements proches des universités, logements pour cadres près des axes routiers, etc.).
Pour un investisseur international ou de la diaspora à la recherche de cash-flow positif, investir dans l’immobilier à Thiès constitue ainsi une alternative sérieuse à la capitale, avec un arbitrage clair : des prix d’acquisition moins élevés, des rendements comparables voire plus élevés, et un potentiel de revalorisation significatif grâce aux infrastructures en cours.
Une vague de projets structurants qui redessine la carte
Le véritable « game changer » pour Thiès se joue du côté des infrastructures et de l’urbanisme. Plusieurs projets majeurs, déjà engagés ou sur le point de l’être, vont profondément transformer l’accessibilité et l’attractivité de la ville.
TER, autoroute à péage et AIBD : le triangle des mobilités
Le Train Express Régional (TER) est au cœur de cette nouvelle géographie. Après l’ouverture du tronçon reliant Dakar à Diamniadio, puis à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), les études portent désormais sur l’extension du réseau jusqu’à Thiès et Mbour. Les autorités monétaires (BCEAO) soulignent d’ailleurs que ce type de projet constitue un levier durable de croissance.
Les zones à proximité des futures gares et de l’axe du TER sont déjà identifiées comme à fort potentiel : les projections évoquent des hausses de valeurs comprises entre 15 % et 30 % pour les biens bien situés dès l’annonce ou le démarrage concret des travaux.
L’autoroute à péage reliant Dakar à Thiès, couplée à la présence de l’aéroport AIBD, structure le triangle Dakar–Mbour–Thiès. Pour un investisseur, cela signifie qu’un locataire peut résider à Thiès tout en travaillant à Dakar, à l’aéroport ou dans une zone industrielle proche, élargissant ainsi considérablement la base potentielle de demande locative.
Nouvelle Ville de Thiès, Espace Diobass et Mbour 4
L’autre grande transformation se joue dans la planification urbaine. Le projet de « Nouvelle Ville de Thiès », situé sur l’axe Notto Diobass–Fandène–Keur Moussa, a été déclaré d’utilité publique par décret. Il vise à accueillir environ 800 000 habitants et plus de 110 000 logements. Il ne s’agit pas d’un simple lotissement, mais d’une véritable extension urbaine planifiée, avec logements, services, équipements publics et zones économiques.
Toujours dans la même logique, le programme « Espace Diobass », positionné près de la sortie d’autoroute de Thiès-Sud, prévoit la construction de 6 500 maisons individuelles. Ces programmes renforcent considérablement l’offre de logements formels dans des zones directement connectées aux grandes infrastructures.
Initiatives de développement urbain et logement portées par SO.Afri.Loge dans la région élargie.
Projet pilote visant la construction de 30 000 unités d’habitation, combinant logements sociaux, produits économiques pour la diaspora et habitat de gamme moyenne.
Thiès bénéficie directement de cette dynamique, Mbour faisant partie de la même région administrative, renforçant ainsi l’offre de logements.
Zones industrielles et « triangle de prospérité »
En parallèle, l’APIX et les autorités mettent en avant un « triangle de prospérité » articulé autour de trois pôles : l’aéroport et l’autoroute comme nœud de transport, les zones industrielles (Sandiara, Thilmakha) comme moteurs d’emplois, et les nouvelles villes comme réservoirs de logements.
À Thilmakha, un parc industriel de 300 hectares est officiellement lancé. À Sandiara, les investissements étrangers affluent pour des projets dans la transformation laitière, la fabrication de batteries ou encore le tannage. Ces parcs ne se contentent pas de générer des emplois ponctuels ; ils structurent une demande de logements à long terme pour des milliers de travailleurs et leurs familles.
Pour un investisseur, ces zones périphériques bien desservies constituent des cibles privilégiées pour l’achat de terrains ou de logements destinés aux salariés, à des loyers parfois plus abordables que dans le centre de Thiès, mais avec des taux d’occupation très élevés.
Où investir concrètement à Thiès et dans sa région ?
Comprendre les grands équilibres macro-économiques ne suffit pas. Pour investir dans l’immobilier à Thiès de façon pertinente, il faut regarder quartier par quartier et tenir compte de la typologie du bien, de la clientèle ciblée et du type de projet (location, revente, promotion, achat de terrain).
Quartiers urbains de Thiès
Plusieurs zones ressortent comme particulièrement intéressantes pour l’investissement locatif résidentiel.
| Zone / quartier | Positionnement principal | Niveau de prix / accessibilité |
|---|---|---|
| Thiès-Est | Résidentiel de bon standing | Prix au-dessus de la moyenne locale, clientèle solvable |
| Randoulène | Quartier recherché, mixte | Bon compromis prix / demande |
| Cité Leclerc | Proximité centre, prix modérés | Cible classes moyennes |
| Centre-ville | Accessibilité, services, commerces | Loyers dynamiques, vacance faible |
| Diamaguène | Plus abordable | Potentiel pour petits budgets |
| Thiès-Nord | Segment économique | Intéressant pour le locatif populaire |
Les quartiers Thiès-Est et Randoulène se prêtent bien à l’acquisition d’appartements ou maisons destinés à une clientèle de cadres, fonctionnaires, étudiants « premium » ou ménages de la diaspora exigeant un certain niveau de confort (climatisation, carrelage, bonne finition, proximité des axes).
Les secteurs comme Diamaguène et Thiès-Nord sont idéaux pour des stratégies axées sur le volume et un rendement brut élevé. Leur attractivité réside dans une combinaison de loyers modérés et d’une forte demande locative, permettant d’optimiser la rentabilité par la quantité plutôt que par la marge unitaire.
Communes satellites et axes stratégiques
Au-delà du périmètre urbain strict, plusieurs petites villes et villages profitent directement de la montée en puissance de Thiès et de ses infrastructures.
| Zone périurbaine / axe | Atouts pour l’investisseur |
|---|---|
| Khombole | Bénéficie de la modernisation des infrastructures |
| Pout | Situé sur un axe routier important, proche TER futur |
| Tivaouane | Ville religieuse, proximité zones industrielles |
| Mékhé | Connectée à la dynamique régionale |
| Triangle Pout–Bayakh–Keur Moussa | Accès RN2, autoroute, terrains attractifs |
| Keur Moussa | Offres de terrains avec facilités de paiement |
Le « triangle Pout–Bayakh–Keur Moussa » se distingue en particulier, avec des terrains proposés à des prix encore très bas dans certains secteurs (autour de 16 000 francs CFA/m² à Bayakh), et des plans de paiement étalés, parfois jusqu’à 36 mois à Keur Moussa. Pour les investisseurs patients misant sur l’effet TER et autoroute, ce type de parcelle peut générer des plus-values substantielles à moyen terme.
Stratégies types : location, terrains, revente
Le marché de Thiès permet d’envisager plusieurs stratégies, du petit placement locatif à la logique de réserve foncière.
1. Petit locatif étudiant ou jeunes actifs
C’est l’une des approches les plus simples et les plus rentables. Il s’agit d’acheter un studio, un F2 ou un petit F3 proche d’une université, d’une grande école ou d’un axe de transport, puis de le louer à un étudiant, une jeune famille ou un jeune salarié.
Rendement brut annuel potentiel supérieur à 10 % pouvant générer jusqu’à 8 800 euros de revenus selon les simulations de marché.
2. Résidentiel familial pour la diaspora
Pour les membres de la diaspora, l’objectif n’est pas toujours le rendement maximal, mais souvent un mix entre investissement patrimonial et usage personnel, avec parfois un hébergement des proches sur place. L’achat d’une maison de 30 à 80 millions de francs CFA dans un quartier comme Thiès-Est ou Randoulène peut remplir ce double rôle : résidence pour la famille lors des retours et location à l’année ou en medium stay le reste du temps.
Dans ce cas, la solidité du titre foncier, la qualité de la construction et la proximité d’équipements (écoles, commerce, mosquée/église, transport) priment souvent sur l’optimisation de chaque point de rendement.
3. Achat de terrains dans les zones d’expansion
Autour de Thiès, plusieurs projets structurants (Nouvelle Ville, Espace Diobass, parc industriels, future extension du TER) créent des zones de spéculation potentielle. Acheter un terrain aujourd’hui à 10 000–30 000 francs CFA/m² dans un périmètre bien ciblé, avec un vrai titre foncier et un accès aux réseaux (eau, électricité, voirie), peut aboutir, dans quelques années, à une revente avec une valorisation importante si la zone est effectivement urbanisée.
Cette stratégie exige davantage de patience, de veille urbanistique et de rigueur juridique, mais elle permet de profiter à plein de l’effet « infrastructures », très documenté dans d’autres grandes métropoles à travers le monde.
Un marché encore dominé par le foncier
Les chiffres d’annonces immobilières disponibles indiquent un déséquilibre marqué dans l’offre : environ 184 terrains à vendre contre 123 maisons et seulement 5 appartements dans la région de Thiès. Cela montre à quel point le marché en est encore à une phase où la terre brute et les parcelles à aménager sont prédominantes.
Pour un investisseur disposant de compétences en promotion ou en construction, ou capable de s’associer avec des opérateurs locaux, l’abondance de foncier disponible permet de monter des opérations de lotissement, de promotion résidentielle ou de petits ensembles locatifs, avec des coûts de départ encore compétitifs.
Coûts d’acquisition et fiscalité : ne pas les sous-estimer
Comme partout au Sénégal, l’achat d’un bien à Thiès ne se limite pas au prix affiché. Les frais de clôture sont significatifs et doivent impérativement être intégrés dans vos calculs de rentabilité.
En règle générale, les coûts supportés par l’acheteur se situent entre 16,75 % et 20,5 % de la valeur du bien. Ils se composent principalement des éléments suivants :
| Poste de coût | Fourchette indicative | Observations |
|---|---|---|
| Droits d’enregistrement / timbre | ~10 % (ou 5–10 %) | Plus gros poste, payé par l’acheteur |
| Taxe de conservation foncière (enregistrement) | 6 % | Pour l’inscription au registre foncier |
| Émoluments du notaire | 0,75 % à 4,5 % | Barème dégressif selon la valeur du bien |
| Honoraires juridiques divers | Variable | Avocat, conseil, vérifications |
| Frais annexes (topographie, certificats, etc.) | Variable | À prévoir dans la marge |
En plus de ces coûts initiaux, il faut prendre en compte :
L’investissement immobilier en France est soumis à plusieurs impôts : une taxe foncière annuelle (0,2% à 0,5% de la valeur de marché), un impôt sur les revenus locatifs (taux effectif d’environ 20%), et une fiscalité sur les plus-values en cas de revente, notamment pour les structures professionnelles. La TVA (18%) peut s’appliquer, sauf pour les locations résidentielles non meublées.
Ces éléments ne remettent pas en cause l’intérêt d’investir dans l’immobilier à Thiès, mais imposent de calibrer correctement ses projections financières.
Financement : taux élevés, préférence pour le cash
Le crédit immobilier existe au Sénégal, y compris pour les étrangers, mais il demeure coûteux. Les taux d’intérêt tournent autour de 8 % à 9 % l’an, voire un peu plus selon les banques et le profil, ce qui grève fortement la rentabilité si l’on ne dispose pas d’un apport conséquent.
Les acteurs comme Société Générale Sénégal, Ecobank ou Banque Atlantique proposent bien des hypothèques, mais il faut souvent s’attendre à :
Pour obtenir un crédit immobilier, il est généralement requis un apport personnel de 30 % à 50 % du prix du bien. Les durées de remboursement peuvent s’étendre jusqu’à 20 ans, mais les mensualités restent élevées comparées aux revenus locaux. Les banques accordent une préférence marquée aux biens disposant d’un Titre Foncier clair et incontestable.
Dans ce contexte, une grande partie des transactions restent réalisées comptant. Les investisseurs de la diaspora, dont le pouvoir d’achat est 3 à 5 fois supérieur en moyenne à celui des investisseurs locaux, occupent une place centrale sur ce segment.
Risques et due diligence : le Titre Foncier, ou rien
Le principal écueil du marché sénégalais, y compris à Thiès, tient à la question foncière. Les litiges autour des terrains représentent une part importante du contentieux judiciaire du pays, et les cas de ventes douteuses ne manquent pas.
Quelques principes simples permettent toutefois de réduire considérablement le risque :
Pour sécuriser un achat immobilier, il est crucial de n’acquérir que des biens couverts par un Titre Foncier officiellement enregistré. Il faut exiger et analyser un état des droits réels auprès de la DGID pour vérifier les propriétaires, hypothèques et servitudes. Il convient de se méfier des prix anormalement bas non justifiés, de refuser toute transaction sans passage obligatoire chez le notaire, et d’éviter les ventes impliquant une chaîne d’intermédiaires informels qui obscurcissent le dossier.
Un autre piège fréquent concerne l’achat de terrains non viabilisés, dépourvus de raccordement à l’eau, à l’électricité ou à un réseau d’assainissement, parfois en dehors de tout schéma directeur d’urbanisme. Avant de s’engager, il est indispensable de consulter les plans d’urbanisme en vigueur et de demander un certificat d’urbanisme pour connaître les règles applicables à la parcelle.
Nombre de titres fonciers délivrés par le service des impôts et des domaines de Thiès en moins de deux ans.
Une fenêtre de tir pour la diaspora et les investisseurs à moyen terme
Entre les projets d’infrastructures (extension du TER, consolidation du corridor AIBD–Thiès–Mbour, nouvelle ville, parcs industriels), la croissance étudiée et industrielle, et les niveaux de prix encore abordables, Thiès apparaît aujourd’hui comme l’un des marchés les plus prometteurs du pays.
Les analyses consacrées au marché sénégalais évoquent d’ailleurs une « fenêtre d’investissement historique » de 18 à 24 mois pour la diaspora, avant une probable accélération de la hausse des prix liée à l’entrée en service de certains grands projets et à l’afflux accru de capitaux.
Analyses du marché sénégalais
Pour ceux qui disposent de liquidités, investir dans l’immobilier à Thiès dès maintenant, que ce soit via un petit appartement locatif, une maison familiale de standing moyen ou un terrain bien placé dans une zone d’expansion, permet de se positionner en avance de cycle sur un marché appelé à jouer un rôle majeur dans l’économie sénégalaise.
Conclusion : Thiès, un pari raisonné plus qu’un simple « coup »
Tout porte à croire que Thiès ne se contentera plus d’être la ville carrefour entre Dakar et l’intérieur du pays. Entre la montée en gamme de son tissu universitaire, la création de nouvelles polarités urbaines, la croissance des zones industrielles et la connexion renforcée aux grands axes de transport, la ville se structure comme un véritable pôle métropolitain.
Pour réussir, l’investisseur doit allier une vision d’ensemble du marché à une approche rigoureuse sur le terrain. Cela implique de bien choisir son quartier, de vérifier scrupuleusement les titres de propriété, d’intégrer tous les coûts d’acquisition, de dimensionner correctement son projet locatif et de rester attentif aux annonces ainsi qu’aux calendriers des futures infrastructures.
Dans ces conditions, investir dans l’immobilier à Thiès n’a rien d’un pari hasardeux. C’est une stratégie de construction de patrimoine appuyée sur des fondamentaux solides, dans une ville encore sous-évaluée au regard de son rôle futur dans l’économie sénégalaise.
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Thiès, Sénégal, pour chercher du rendement locatif et une exposition au franc CFA. Budget alloué : 200 000 à 300 000 euros, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs marchés sénégalais (Dakar, Mbour, Saly), la stratégie retenue a consisté à cibler une maison individuelle ou un petit immeuble à Thiès, ville universitaire et carrefour routier en croissance, combinant un rendement locatif brut cible de 8 à 10 % « plus le rendement est grand, plus le risque est important » et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + finitions) d’environ 250 000 euros. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, conseil fiscal), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou via une société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps, afin d’intégrer cet actif dans sa stratégie patrimoniale globale.
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