Investir dans l’immobilier à Saint-Nazaire : le guide complet pour passer à l’action

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Saint-Nazaire s’est longtemps résumée, dans l’imaginaire collectif, à ses chantiers navals et à son grand port industriel. Pourtant, en une quinzaine d’années, la ville a profondément changé de visage. Entre reconquête du front de mer, montée en puissance des énergies marines, essor universitaire et grands projets urbains, elle est devenue l’un des marchés immobiliers les plus scrutés de la façade atlantique.

Bon à savoir :

Saint-Nazaire présente un intérêt pour l’investisseur grâce à une économie robuste, des prix d’accès encore abordables, des loyers en hausse et des rendements souvent supérieurs à ceux des grandes métropoles voisines comme Nantes ou La Baule. Cependant, ce potentiel s’accompagne de règles spécifiques à maîtriser, telles que le permis de louer, les contraintes énergétiques, la fiscalité locale et les risques côtiers, pour investir en toute sérénité.

Cet article propose un tour d’horizon complet du marché immobilier à Saint-Nazaire, avec un focus particulier sur l’investissement locatif, les quartiers clés, les rendements, la fiscalité et les risques à anticiper.

Sommaire de l'article masquer

Un territoire maritime en pleine mutation

Saint-Nazaire est une ville portuaire de Loire-Atlantique, au bord de l’Atlantique, à l’embouchure de la Loire. Avec plus de 70 000 habitants et un bassin de vie qui dépasse 150 000 personnes, elle se classe au quatrième rang des villes des Pays de la Loire, derrière Nantes, Angers et Le Mans.

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La superficie de la ville en kilomètres carrés, comprenant près de 20 km de littoral et une vingtaine de plages.

Historiquement détruite en grande partie pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Nazaire a été reconstruite dans les années 1950. Ce passé explique la présence de nombreux immeubles de cette période, aujourd’hui modernisés ou en cours de rénovation, qui constituent une base importante du parc locatif. Depuis une dizaine d’années, la ville a engagé une nouvelle phase de transformation : requalification de la ville-port, revalorisation de quartiers industriels (Méan-Penhoët, Petit Maroc, Plaisance, Trébale), développement d’écoquartiers comme la Chesnaie, et grands appels à projets « Ambition maritime et littorale ».

Ce mouvement urbain est soutenu par un positionnement clair : faire de Saint-Nazaire une ville portuaire innovante, verte, étudiante et attractive, et ne plus seulement une ville d’usines tournée vers son chantier naval.

Une économie solide qui sécurise la demande locative

Pour un investisseur, la première question est celle de la capacité du territoire à créer des emplois et à attirer des habitants. Sur ce plan, Saint-Nazaire coche beaucoup de cases.

Les piliers historiques demeurent extrêmement puissants. Les Chantiers de l’Atlantique emploient environ 3 000 personnes en direct et génèrent plus de 7 000 emplois induits. Ce site fait partie des rares chantiers au monde capables de construire des navires de plus de 300 mètres, comme le Queen Mary 2 ou de grands paquebots de croisière récents. Dans l’aéronautique, le site Airbus Atlantic rassemble environ 2 600 salariés spécialisés dans les fuselages. Le Grand Port Maritime Nantes Saint-Nazaire représente plus de 1 500 emplois directs dans la logistique, le transport maritime et la maintenance.

Attention :

L’industrie de Saint-Nazaire s’est diversifiée au-delà de la construction navale vers l’aéronautique, les énergies marines renouvelables, la mécanique et la logistique. Le parc éolien en mer et sa maintenance ont créé plusieurs centaines d’emplois. La ville accueille également de nombreuses PME et start-up dans le numérique et les services industriels. Avec plus de 20 % des actifs travaillant dans l’industrie, un taux bien supérieur à la moyenne nationale, cette diversification explique la résilience de l’emploi local.

Les chiffres de l’emploi confirment ce dynamisme. Entre 2020 et 2024, on estime qu’environ 8 000 emplois ont été créés dans la région nazairienne. Le nombre total de postes a progressé de l’ordre de 5 % en quelques années, avec un chômage inférieur à la moyenne nationale (entre 8 et 9 % selon les sources). Cette vitalité se traduit mécaniquement par une demande soutenue de logements pour les salariés des grands industriels, mais aussi pour la myriade de sous-traitants, intérimaires, consultants et cadres en mission.

Exemple :

Le pôle nazairien de l’Université de Nantes, qui regroupe l’IUT, Polytech, des formations de santé, l’AFPA et le GRETA, accueille environ 5 000 étudiants. L’IUT de Saint-Nazaire est particulièrement réputé dans plusieurs filières techniques, attirant un flux constant de jeunes adultes à la recherche de studios, T2 ou colocations. Cette population étudiante, dynamisée par le Conseil de la Vie Étudiante Nazairienne (CVEN), contribue significativement à la tension sur le marché locatif de la ville.

L’ensemble forme un socle sécurisant pour l’investisseur : une ville industrielle majeure de l’Ouest, portée par des secteurs exportateurs, des filières d’avenir (éolien offshore, énergies marines, numérique) et un pôle universitaire en croissance. Autant d’arguments qui limitent le risque de vacance et soutiennent les loyers dans la durée.

Un marché immobilier dynamique, encore abordable

Malgré ce dynamisme économique, Saint-Nazaire demeure largement plus accessible que les grandes métropoles régionales et la côte très prisée de La Baule ou Pornichet. Cette combinaison d’accessibilité et de rendement est l’une des clés de son attractivité pour les investisseurs.

Niveau des prix : un marché en hausse mais sous les métropoles

Les données les plus récentes indiquent un prix moyen d’environ 2 966 €/m² au 1ᵉʳ janvier 2026, selon l’indice FNAIM, soit un niveau globalement cohérent avec les nombreux chiffres tournant autour de 2 800 à 3 000 €/m² pour l’ancien. Sur cinq ans, les appartements et maisons ont vu leurs prix progresser d’environ 47 %, mais avec une phase récente de respiration : certaines sources évoquent un léger recul d’environ 1,7 % entre 2024 et 2025.

En pratique, les prix varient assez fortement selon le type de bien et le quartier. Le tableau suivant donne un ordre de grandeur des niveaux constatés début 2026 pour l’ancien (hors front de mer de prestige).

Type de bienPrix moyen (€/m²)Fourchette constatée (€/m²)
Appartement (global)~2 8851 918 – 3 727
Maison (global)~3 0882 041 – 3 973
Appartement T1~3 258
Appartement T2~3 098
Appartement T3~2 903
Appartement T4 et +~2 685
Maison T3~3 231
Maison T4~3 133
Maison T5~3 050
Maison T6 et +~3 034

À titre de comparaison, un appartement se négocie autour de 5 000 €/m² à Nantes et dépasse 10 000 €/m² à Paris. Sur la côte voisine, La Baule et Pornichet flirtent avec les 5 000 à 5 500 €/m² dans le neuf. Saint-Nazaire reste donc nettement en dessous, même si le neuf nazairien peut atteindre ou dépasser 4 500 €/m² sur les opérations les plus qualitatives (résidences neuves au Parc Paysager, au Jardin des Plantes ou sur le front de mer).

Astuce :

La ville se situe dans une zone encore abordable à l’échelle régionale, ce qui est particulièrement attractif pour les investisseurs provenant de marchés plus chers. Cette situation laisse entrevoir un potentiel de revalorisation à moyen terme, porté par la réalisation de projets urbains et la montée en gamme de certains secteurs.

Évolution des prix : hausse marquée, puis stabilisation

Les courbes de prix sur la dernière décennie racontent une histoire en deux temps. En avril 2009, le mètre carré moyen tournait autour de 2 400 €, déjà en dessous de la moyenne nationale de l’époque (environ 3 200 €/m²). Depuis, plusieurs phases haussières se sont succédé, avec un net coup d’accélérateur depuis 2020, dans le sillage de l’attrait renforcé pour les villes moyennes littorales après la crise sanitaire.

40 à 50

Sur les cinq dernières années, la hausse globale des prix de l’immobilier est de l’ordre de 40 à 50 % selon les segments.

Pour l’investisseur, cette trajectoire offre un double intérêt : une progression déjà réalisée qui valide l’attractivité du territoire, et une probabilité de stabilisation ou de croissance plus modérée à moyen terme, plutôt rassurante face au risque de bulle. Les prix restent, de surcroît, inférieurs à ceux de nombreuses villes de même rang sur la façade atlantique.

Des loyers en forte progression et une demande sous tension

Le deuxième pilier de la rentabilité à Saint-Nazaire est la dynamique des loyers. Le marché locatif est à la fois tendu et en pleine réévaluation.

Les données récentes font apparaître un loyer médian pour les appartements autour de 11 €/m², avec une fourchette de 7 à 18 €/m² selon la localisation, la surface et l’état du logement. Pour les maisons, la moyenne atteint environ 12,3 €/m², entre 9 et 16 €/m². Entre 2023 et 2025, les loyers auraient bondi d’environ 12 % sur une seule année, et les augmentations cumulées sur cinq ans atteignent plus de 20 % pour les plus petites surfaces.

Loyers médians des appartements

Niveaux médians observés pour les loyers des appartements (hors charges) sur les douze derniers mois.

Studio

Loyer médian pour un studio.

2 pièces

Loyer médian pour un appartement de 2 pièces.

3 pièces

Loyer médian pour un appartement de 3 pièces.

4 pièces ou plus

Loyer médian pour un appartement de 4 pièces et plus.

Type de logementLoyer médian (€/m²)Variation 1 anVariation 5 ans
T113+9,4 %+22,5 %
T211+1,8 %+10 %
T3 et +10+3,6 %+7,4 %

Cette tension se traduit dans les faits par des délais de location très courts : un logement bien situé et correctement présenté se loue souvent en quelques jours. Le taux de vacance reste limité, autour de 8,2 % de logements vides, ce qui est faible pour une ville de ce profil. Près de 50 % des habitants sont locataires, ce qui confirme l’importance du parc locatif dans le fonctionnement du marché.

300

C’est le nombre de logements neufs livrés sur une année récente, bien en deçà de l’objectif de 1 200 fixé par le Programme Local de l’Habitat.

Dans ce contexte, les formules de location meublée et les colocations tirent particulièrement leur épingle du jeu. Les biens meublés se louent en moyenne 15 à 20 % plus cher que les logements nus à surface équivalente. Les colocations bien calibrées (T3 ou T4 transformés pour accueillir 3 ou 4 chambres) dépassent fréquemment 7 % de rendement brut, voire plus dans certains quartiers à prix d’achat contenus.

Des rendements supérieurs aux grandes métropoles

L’un des arguments majeurs en faveur de Saint-Nazaire tient à la rentabilité. Le rendement locatif brut moyen est estimé autour de 5,5 à 6,4 %, avec des écarts significatifs selon les quartiers et les stratégies. Dans certains secteurs dits « quartiers rendement » comme La Bouletterie, Méan-Penhoët ou la Chesnaie, les prix d’achat plus bas (entre 2 000 et 2 400 €/m²) permettent d’atteindre régulièrement 6,5 à 8 % de rendement brut, parfois davantage pour des colocations ou des locations de courte durée (en zones autorisées).

2 à 3

Différentiel de rendement locatif brut en points de pourcentage en faveur de Saint-Nazaire par rapport à Nantes ou Paris.

On peut résumer les ordres de grandeur ainsi :

VillePrix moyen (€/m²)Rendement brut moyen
Saint-Nazaire~3 0005,5 – 6,5 % (jusqu’à 8 %)
Nantes~5 0003 – 5 %
Paris~10 0002 – 3 %

Le rendement net dépend bien sûr de la fiscalité choisie, des charges, des travaux et de la gestion, mais le point de départ est clairement en faveur de Saint-Nazaire. C’est d’autant plus vrai pour les investisseurs pouvant optimiser leur fiscalité en meublé (LMNP) ou en combinant rénovation et dispositifs type Denormandie.

Les quartiers où investir à Saint-Nazaire

La ville présente un paysage urbain contrasté, où coexistent front de mer haut de gamme, centre-ville commerçant, quartiers populaires en renouvellement et zones pavillonnaires calmes. Pour un investisseur, le choix du quartier conditionne à la fois le rendement et la perspective de valorisation.

Front de mer, Saint-Marc, Villès-Martin : le haut de gamme côtier

Le littoral urbanisé, notamment autour de Saint-Marc-sur-Mer, Villès-Martin ou du front de mer proche du Jardin des Plantes, concentre les prix les plus élevés de la ville. Les valeurs s’y situent généralement entre 3 800 et 4 500 €/m² pour l’ancien, voire davantage pour les villas de prestige avec vue mer. On y trouve beaucoup de maisons individuelles, parfois des villas Belle Époque, et de plus en plus de constructions contemporaines très lumineuses.

Ce secteur vise plutôt les investisseurs patrimoniaux qui privilégient la qualité d’emplacement et l’espoir de plus-value sur le long terme, ou la location saisonnière haut de gamme. Les rendements bruts y sont logiquement plus modestes que dans les quartiers populaires, mais la demande locative reste solide, en particulier pour les maisons familiales et les meublés proches des plages.

Centre-ville / Ville-Port / Hyper-centre : le cœur commerçant et étudiant

Le centre-ville, le secteur Ville-Port, l’hyper-centre autour du Jardin des Plantes ou de l’Hôtel de Ville offrent un compromis intéressant. Les prix tournent autour de 3 000 à 3 500 €/m², avec une forte demande de la part des jeunes actifs, des étudiants et des seniors qui recherchent la proximité des commerces, des transports (gare SNCF, bus STRAN), du littoral urbain et des équipements culturels (Théâtre Simone Veil, médiathèque, cinéma, Ruban Bleu, etc.).

Ce sont des zones privilégiées pour des investissements dans des studios et T2 meublés, mais aussi dans des T3-T4 adaptés à la colocation. La demande y est constante, y compris pour des locations à l’année comme pour du saisonnier urbain à proximité de la base sous-marine rénovée, des musées, des bars et des restaurants du front de mer.

Parmi les micro-secteurs très recherchés, le Jardin des Plantes se distingue par sa vue sur mer et sa cote élevée. Le quartier de la gare, au nord du centre, est également très dynamique, avec un tissu commercial dense et un projet de quartier d’affaires autour de la desserte TGV.

Quartiers « rendement » : Méan-Penhoët, La Bouletterie, Chesnaie

Pour les investisseurs en quête de rendement brut élevé, les quartiers classés comme « rendement » sont à regarder de près. Méan-Penhoët, La Bouletterie et la Chesnaie affichent des prix d’achat compris entre 2 000 et 2 400 €/m² en moyenne, nettement en dessous de la moyenne nazairienne. La contrepartie tient à une image parfois plus populaire et à la nécessité de bien sélectionner les immeubles (état, copropriété, voisinage).

Bon à savoir :

Dans certains secteurs, les rendements bruts peuvent atteindre 6,5 à 8 %, notamment pour des T3-T4 loués en colocation à des salariés de l’industrie ou à des apprentis. Ces biens se prêtent également à des rénovations énergétiques, permettant de bénéficier d’aides publiques et d’une future plus-value liée aux projets de renouvellement urbain.

Attention cependant à un point crucial : Méan-Penhoët, La Bouletterie et une partie de l’ancien centre-ville (République / Paquebot) sont soumis à un « permis de louer » obligatoire. Cela impose de déposer un dossier et d’obtenir une autorisation avant toute mise en location, sous peine d’amendes pouvant atteindre 5 000 € (et 15 000 € en cas de récidive). Le même esprit préside au « permis de diviser » dans certaines rues, destiné à limiter les divisions abusives en micro-logements.

Secteurs résidentiels et en développement : Parc Paysager, Immaculée, ouest de la ville

D’autres quartiers, plus résidentiels, offrent un bon compromis entre qualité de vie et rentabilité. Le Parc Paysager, grand poumon vert proche du centre, concentre de nombreux programmes neufs, souvent éligibles au Pinel, avec des m² autour de 4 300 à 4 800 €/m² dans les résidences les plus récentes. L’Immaculée, au nord, est réputé pour son cadre pavillonnaire et sa proximité avec de grandes zones commerciales.

Bon à savoir :

À l’ouest, de vastes aménagements créent de nouveaux quartiers mélangeant maisons et petits immeubles, avec équipements publics. Ces secteurs, proches des grands employeurs, attirent les familles désireuses d’une maison avec jardin. Ils sont adaptés à un investissement locatif de long terme (location nue ou meublée de qualité), avec une perspective de plus-value progressive.

Petit Maroc, base sous-marine, Ville-Port : les zones à fort potentiel

Autour de la base sous-marine rénovée, du quartier Petit Maroc et de la Ville-Port, la ville a lancé de grands projets « Ambition maritime et littorale ». On y voit émerger un pôle maritime national (centre de formation SNSM, maison de la mer, espaces événementiels et commerces), des logements neufs, des espaces de bureaux et une requalification des espaces publics.

Les prix y sont déjà plus élevés que dans les quartiers populaires, mais le potentiel de valorisation reste important à mesure que ces projets seront livrés. Pour un investisseur en quête de plus-value et d’un positionnement sur des actifs mixtes (logements, commerces, bureaux), ce secteur mérite une analyse fine.

Quels types de biens privilégier ?

La structure du parc nazairien se prête à plusieurs stratégies d’investissement, du studio étudiant à la maison familiale, en passant par la colocation ou la location meublée saisonnière.

Les statistiques montrent que près de la moitié des logements sont des appartements, issus pour beaucoup de la reconstruction des années 1950-1970. Les maisons représentent l’autre moitié du parc, avec un large éventail allant des petites maisons de ville aux villas littorales haut de gamme.

On peut dégager quelques grandes familles de produits intéressants pour l’investisseur :

Typologies de biens immobiliers à Saint-Nazaire

Panorama des différents types de logements adaptés à l’investissement locatif, classés par public cible et potentiel de rendement.

Studios & T2 en centre-ville

Idéaux pour étudiants et jeunes actifs dans les secteurs Ville-Port, gare ou proche campus. Parfaitement adaptés à la location meublée.

T3 & T4 en quartier ‘rendement’

À Méan-Penhoët, Bouletterie ou Chesnaie. Potentiel de transformation en colocation pour travailleurs de l’industrie, apprentis ou jeunes diplômés.

Appartements neufs (T2 à T4)

Dans les programmes récents (Parc Paysager, centre-ville, Saint-Marc). Bénéficient du dispositif Pinel en zone B1 et d’excellentes performances énergétiques.

Maisons individuelles en périphérie

Situées à l’ouest ou en périphérie, destinées à la location familiale. Offrent une bonne stabilité locative et un potentiel de valorisation à long terme.

Villas & maisons de caractère

Sur le front de mer ou à Saint-Marc-sur-Mer. Ciblent une clientèle patrimoniale pour de la location saisonnière haut de gamme ou des résidences secondaires.

La montée en puissance des usages hybrides (coliving, télétravail, résidences étudiantes privées, tiers-lieux) et la transformation d’anciens locaux industriels en lofts ou en logements atypiques complètent ces scénarios pour des investisseurs plus opportunistes.

Foncier, fiscalité locale et aides nationales : ce qu’il faut savoir

Investir à Saint-Nazaire, c’est aussi intégrer un environnement fiscal particulier, à la fois local (taxes foncières, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, CFE) et national (Pinel, Denormandie, LMNP, réformes à venir).

Taxe foncière : des bases à jour dès 2026

La taxe foncière est due chaque année par le propriétaire au 1ᵉʳ janvier, qu’il occupe ou non le bien. À Saint-Nazaire, le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties est passé autour de 38,45 % en 2022 à environ 41,10 % en 2023. S’y ajoutent des contributions intercommunales et la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères), qui a grimpé d’environ 10 % à 15 % sur la même période.

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Il s’agit de la hausse moyenne estimée de la taxe foncière par logement au niveau national, suite à la réforme programmée pour 2026.

Pour l’investisseur, il est donc indispensable d’intégrer la taxe foncière (et sa possible hausse future) dans les calculs de rentabilité nette. À ce jour, la charge annuelle équivaut souvent à un mois de loyer.

Taxes locales complémentaires : habitation résiduelle, Gemapi, CFE

La taxe d’habitation a été supprimée pour la résidence principale, mais reste due pour les résidences secondaires et certaines locations meublées touristiques. Le taux communal à Saint-Nazaire se situait autour de 13,31 % en 2023. Les propriétaires non-résidents ou ceux qui conservent un pied-à-terre sont particulièrement concernés.

S’y ajoute la taxe Gemapi, dédiée à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations. Elle représente une petite fraction des contributions locales mais fait sens dans une ville littorale exposée au risque de submersion et de montée du niveau de la mer.

5000

Seuil de chiffre d’affaires en dessous duquel une exonération de CFE peut s’appliquer pour les bailleurs en meublé.

Dispositifs nationaux : Pinel, Denormandie, LMNP, Malraux, etc.

Saint-Nazaire bénéficie d’un statut particulièrement intéressant pour les dispositifs nationaux d’investissement locatif :

Bon à savoir :

Plusieurs dispositifs fiscaux sont applicables à Saint-Nazaire pour l’investissement locatif. La loi Pinel en zone B1 concerne le neuf ou VEFA, avec des plafonds de loyer et de ressources, et offre une réduction d’impôt. La loi Denormandie, via le programme ‘Action Cœur de Ville’, s’applique à l’ancien à rénover (travaux ≥ 25% du coût) dans le centre-ville, avec des avantages fiscaux similaires au Pinel. Le régime LMNP (réel) est adapté pour les meublés (studios, T2, colocations), permettant un amortissement important. D’autres dispositifs (Censi-Bouvard, Malraux, Monuments Historiques) sont possibles pour des projets spécifiques de réhabilitation ou résidences services.

L’enjeu pour l’investisseur est de combiner intelligemment ces outils avec les spécificités locales : privilégier le Denormandie dans un immeuble ancien du centre en cours de revalorisation, utiliser la Pinel pour un T2 neuf dans une résidence bien située au Parc Paysager, ou préférer le LMNP réel pour un T3 acheté en dessous de 2 300 €/m² dans un quartier rendement et rénové de fond en comble.

Risques et contraintes : énergie, permis de louer, littoral

Un investissement réussi à Saint-Nazaire suppose aussi d’anticiper les risques et les contraintes propres à la ville.

Performance énergétique et interdictions de louer

Comme partout en France, les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont dans le viseur du législateur. Les augmentations de loyer sont déjà encadrées pour ces biens, et les logements les plus énergivores (au-delà de 420 kWh/m²) sont progressivement interdits à la location. Depuis 2025, un logement classé G au-dessus de ce seuil ne peut plus être proposé à la location.

Bon à savoir :

Une grande partie du parc immobilier de Saint-Nazaire, construit entre 1960 et 1980, présente une faible performance énergétique. Des travaux d’isolation, de remplacement des menuiseries, de ventilation ou de chauffage sont souvent nécessaires. Ces rénovations peuvent être financées en partie par des aides publiques comme MaPrimeRénov’, les éco-prêts à taux zéro ou la TVA à taux réduit. Elles permettent d’augmenter la valeur du bien et son potentiel de revenus locatifs.

On estime qu’un budget de rénovation moyen de 25 000 € peut permettre d’augmenter les loyers annuels de 2 000 à 3 000 € et de revaloriser le bien de 15 à 20 %. À Saint-Nazaire, où la base de prix est encore relativement basse, ce levier rénovation peut être particulièrement rentable, notamment dans les quartiers populaires promis à une requalification.

Permis de louer et permis de diviser

Pour lutter contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil, la CARENE et la ville ont instauré un « permis de louer » dans certains quartiers : Méan-Penhoët, La Bouletterie et une partie de l’ancien centre-ville autour de République / Paquebot. Avant toute mise en location, le propriétaire doit déposer un dossier et obtenir une autorisation, qui concourt à vérifier le respect des normes de décence et de salubrité. En cas de non-respect, l’amende peut atteindre 5 000 €, voire 15 000 € en cas de récidive.

Attention :

La création de plusieurs micro-logements par la division d’un grand bien est encadrée par un « permis de diviser ». Cette démarche administrative, essentielle pour les investisseurs, doit être anticipée pour éviter les divisions abusives.

Risques littoraux et corrosion

Saint-Nazaire est directement exposée aux risques côtiers : montée du niveau de la mer, tempêtes, submersions possibles dans certaines zones basses (Ville-Port, secteurs de front de mer). S’y ajoute un phénomène plus discret mais bien réel : la corrosion accélérée des matériaux par l’air salin, qui impose des choix adaptés (aciers inoxydables, peintures marines, entretien plus fréquent des façades et des garde-corps).

Pour un investisseur, cela signifie qu’il faut analyser précisément la situation du bien par rapport aux aléas naturels (plans de prévention des risques, altitude, proximité immédiate de l’eau) et intégrer dans le plan d’affaires un coût d’entretien un peu plus élevé pour les biens littoraux.

Saint-Nazaire et la location saisonnière : potentiel et encadrement

Le tourisme joue un rôle grandissant dans l’économie locale, même si la ville reste d’abord un pôle industriel. La proximité de La Baule, Pornichet, Guérande ou du parc naturel de Brière, combinée à la requalification du front de mer et à la base sous-marine transformée en pôle culturel et de loisirs, attire de plus en plus de visiteurs.

Bon à savoir :

Le marché est déjà bien développé avec plusieurs centaines d’annonces actives de type Airbnb. La majorité des locations sont des appartements entiers, principalement des T1 et T2. La clientèle est majoritairement française, avec une part significative de voyageurs allemands. Les taux d’occupation connaissent des pics saisonniers en été, tandis que la demande est plus régulière le reste de l’année, soutenue par les déplacements professionnels.

Les revenus mensuels médians pour ces locations tournent autour de 900 à 1 000 $, tandis que les meilleurs 10 % de biens peuvent dépasser largement 2 300 $ de revenus mensuels sur l’année glissante. Les rendements bruts associés, si l’on intègre une forte saisonnalité et des charges de gestion plus élevées, peuvent dépasser 8 ou 9 % dans les zones les plus demandées, notamment proches des plages, de la Ville-Port ou de la base sous-marine.

Bon à savoir :

La déclaration en mairie est obligatoire pour toute location touristique meublée. Bien que la réglementation locale soit actuellement moins stricte que dans les grandes villes touristiques, elle pourrait évoluer si le marché se déséquilibre. Pour investir prudemment, il est conseillé de se tenir informé des évolutions législatives locales et d’envisager une diversification des usages, comme une location mixte (étudiant/tourisme).

Comment bâtir une stratégie d’investissement à Saint-Nazaire ?

Au vu de l’ensemble de ces éléments, plusieurs profils de stratégies se dessinent pour investir à Saint-Nazaire.

Un investisseur prudent, en quête de stabilité et de revenus récurrents, pourra se tourner vers des T2 ou T3 de bonne qualité en centre-ville, Ville-Port, gare ou Parc Paysager, loués nus ou meublés à des couples, des jeunes actifs ou des familles. Le rendement brut avoisinera généralement 4,5 à 6 %, avec une vacance limitée et une revalorisation quasi certaine à moyen terme, portée par les projets urbains.

Astuce :

Pour maximiser la rentabilité d’un investissement locatif à Saint-Nazaire, orientez-vous vers des quartiers comme Méan-Penhoët, La Bouletterie ou la Chesnaie. La stratégie consiste à acquérir un bien à prix contenu (souvent en dessous de 2 400 €/m²), comme un immeuble à rénover ou un grand appartement transformable en colocation. En réalisant des travaux de rénovation énergétique et en optant pour le régime LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) réel, il est possible d’atteindre un rendement brut de 7 à 8 % et de réduire fortement l’impôt sur les revenus locatifs.

Un épargnant disposant d’une forte pression fiscale et soucieux de défiscaliser pourra considérer des programmes neufs éligibles au Pinel B1 ou au Denormandie dans le centre ancien. Même si le rendement brut y est un peu moins élevé, la réduction d’impôt et la qualité intrinsèque des logements (performances énergétiques, garanties décennales, attractivité pour les locataires) compensent en partie cet écart, avec des taux de remplissage très confortables.

Bon à savoir :

Pour un investissement patrimonial, il est conseillé de cibler des biens rares comme des maisons ou villas en front de mer (Saint-Marc-sur-Mer, Villès-Martin) ou de grandes demeures de caractère dans le centre-ville. Cette stratégie accepte des rendements bruts plus modestes pour miser sur la valeur de l’emplacement et une revalorisation à long terme.

Quel que soit le scénario choisi, quelques principes restent constants : analyser finement le quartier (prix, demande locative, projets urbains), anticiper l’impact des normes énergétiques sur les biens anciens, intégrer la fiscalité locale et les permis de louer/diviser dans le montage, et s’appuyer, si nécessaire, sur des professionnels locaux connaissant bien le marché nazairien.

Saint-Nazaire n’est plus seulement un « port de travail » mais une ville littorale qui s’affirme comme un marché immobilier à part entière, combinant rendement, perspectives de croissance et qualité de vie. Pour l’investisseur capable de regarder au-delà des clichés industriels, elle offre aujourd’hui un terrain de jeu parmi les plus prometteurs du Grand Ouest.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour chercher du rendement locatif et une exposition à un marché portuaire en développement. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs zones de la côte atlantique (La Baule, Pornic, Saint-Brévin), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement familial ou une petite maison proche du front de mer ou des pôles d’emploi (chantier naval, zone portuaire), combinant rendement locatif brut cible d’environ 5–6 % et potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 450 000 à 500 000 euros. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, expert-comptable), choix du mode de détention (direct, SCI) et définition d’un plan de diversification dans le temps, afin d’intégrer cet actif dans une stratégie patrimoniale globale maîtrisant les risques juridiques, fiscaux et locatifs.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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