Investir dans l’immobilier à La Rochelle : potentiel, chiffres et stratégies

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Entre Atlantique et centre‑ville historique, Investir dans l’immobilier à La Rochelle séduit de plus en plus d’investisseurs français et étrangers. Marché très tendu, rendements corrects, forte pression touristique, grands projets urbains et cadre de vie envié : tous les ingrédients d’une place « premium » sont réunis, mais avec des contraintes réglementaires et budgétaires qu’il faut bien maîtriser.

Bon à savoir :

Cet article fournit une analyse chiffrée et concrète des opportunités d’investissement immobilier à La Rochelle, couvrant les différents marchés locatifs : location nue, meublée longue durée et location saisonnière.

Sommaire de l'article masquer

Un marché tendu porté par la mer, le port et le tourisme

La Rochelle cumule plusieurs moteurs puissants pour l’immobilier. C’est une ville littorale de Nouvelle‑Aquitaine, préfecture de la Charente‑Maritime, située sur l’océan Atlantique. Surnommée « la Porte Océane » et parfois « la ville blanche », elle concentre activités portuaires, universitaires, touristiques et culturelles dans un périmètre relativement restreint.

62

Près de 62 % des habitants de la ville sont locataires, ce qui représente un taux de locataires très élevé.

La demande locative est dopée par plusieurs facteurs simultanés. D’abord, le tourisme : la ville attire chaque année autour de 4 millions de visiteurs, avec des pics saisonniers très marqués, et en 2023 près de 3 millions de personnes sont arrivées via la gare et l’aéroport. Ensuite, l’économie locale : La Pallice, seul grand port en eau profonde de la façade atlantique française, génère à lui seul près de 600 millions d’euros de retombées économiques et attire de nombreux salariés et entreprises. Enfin, l’université et les écoles supérieures créent un flux continu d’étudiants, notamment dans le quartier des Minimes.

Attention :

Le marché est officiellement décrit comme dynamique et très tendu, avec un nombre d’acheteurs dépassant de 13 % le nombre de biens disponibles. L’indice de tension atteint 10/10, entraînant un raccourcissement des délais de vente et une progression des prix plus rapide que la moyenne nationale.

Prix, loyers et rentabilités : ce que disent les chiffres

Pour Investir dans l’immobilier à La Rochelle, il est indispensable de bien poser le décor financier : combien coûte un bien, combien il se loue, et quelle rentabilité brute on peut raisonnablement viser.

Niveaux de prix : une ville chère mais encore en dessous des stars de la côte

Les données disponibles convergent vers un marché déjà haut de gamme mais encore plus abordable que Biarritz ou certains quartiers de Bordeaux. Selon les sources, le prix moyen au mètre carré oscille entre 4 400 et plus de 5 200 €/m², avec des pointes qui peuvent dépasser 7 000 voire 12 000 €/m² dans les emplacements les plus prestigieux.

On observe toutefois un gradient assez net entre appartements et maisons, et entre neuf et ancien.

Type de bien / segmentPrix médian ou moyen au m²*Fourchette observée (min – max)
Tous biens (médiane décembre 2025)≈ 5 226 €≈ 3 583 – 7 201 €
Appartements (moyenne)≈ 4 430 €≈ 2 639 – 6 222 €
Maisons (moyenne)≈ 4 584 €≈ 2 733 – 6 449 €
Ancien (médiane)≈ 4 812 €≈ 3 064 – 6 524 €
Neuf (médiane)≈ 5 480 €≈ 4 520 – 7 592 €
Appartements (médiane déc. 2025)≈ 5 330 €≈ 3 908 – 7 292 €
Maisons (médiane déc. 2025)≈ 4 474 €≈ 2 907 – 6 492 €

*Les valeurs varient selon les sources, mais la tendance générale est cohérente.

200

Sur vingt ans, l’augmentation des prix de l’immobilier à La Rochelle dépasse les 200 %.

Des loyers élevés et en hausse, surtout en centre‑ville

Côté loyers, la pression de la demande se lit dans les chiffres. En moyenne, un locataire paie autour de 13,3 €/m² pour un appartement et 13,4 €/m² pour une maison, avec des fourchettes larges (8 à 23 €/m²). Les loyers ont progressé d’environ 18 % sur cinq ans.

En pratique, un T1 en plein centre peut se louer environ 1 000 € par mois, parfois davantage, tandis que le même type de bien en périphérie se situe plutôt autour de 530 à 550 €. Pour les grands appartements, un T3 en dehors du centre atteint déjà 1 000 € par mois.

Type de locationLoyer moyen (mensuel)Fourchette indicative
Loyer moyen tous biens≈ 730 €
Loyer moyen au m² – appartements≈ 13,3 €/m²≈ 8 – 23 €/m²
Loyer moyen au m² – maisons≈ 13,4 €/m²≈ 8 – 20 €/m²
T1 centre‑ville≈ 1 016 €≈ 750 – 1 500 €
T1 hors centre≈ 532 €≈ 480 – 650 €
T3 hors centre≈ 1 000 €

Ces niveaux de loyers s’accompagnent d’un effort important pour les ménages : le ratio prix/revenu dépasse 11, la mensualité de crédit représente en moyenne près de 79 % du revenu, et il faut théoriquement plus de 31 ans de loyers pour amortir un achat moyen au prix du marché.

Rendements bruts : entre 3 et 5 % selon le type de bien et le quartier

En combinant prix et loyers, la rentabilité brute moyenne à La Rochelle se situe autour de 3,6 à 4,06 %, soit légèrement en deçà de la moyenne française (≈ 4,8 %). Mais ces valeurs moyennes masquent de fortes disparités entre typologies de logements.

Typologie (estimation ville entière)Prix moyen d’achatLoyer moyen mensuelRevenu locatif annuelRendement brut moyen
Tous biens275 000 €730 €8 760 €4,06 %
1 chambre (T2)160 000 €580 €6 960 €4,35 %
2 chambres (T3)240 000 €800 €9 600 €4,00 %
3 chambres (T4)360 000 €1 050 €12 600 €3,50 %
4 chambres et +549 340 €1 470 €17 600 €3,21 %

Plusieurs enseignements se dégagent. Les petites surfaces, notamment les appartements d’une chambre, offrent les meilleurs taux bruts, jusqu’à 4,7 % dans les meilleurs quartiers. Plus on monte en taille et en gamme, plus la rentabilité en pourcentage tend à diminuer, même si le cash‑flow en valeur absolue augmente.

3.0 à 3.5

Rendement locatif net pour un T2 de 45 m² à Paris, une fois les frais de notaire intégrés.

Quartier (T2 45 m²)Prix au m² estiméPrix total moyenLoyer annuel estiméRendement brut approx.
La Genette≈ 5 464 €/m²≈ 262 000 €≈ 8 640 €≈ 3,30 %
Hypercentre≈ 6 302 €/m²≈ 300 000 €≈ 9 180 €≈ 3,06 %
Saint‑Éloi Rompsay≈ 5 450 €/m²≈ 261 500 €≈ 8 640 €≈ 3,30 %
Tasdon‑Bongraine≈ 5 936 €/m²≈ 284 800 €≈ 8 640 €≈ 3,23 %
Les Minimes≈ 6 159 €/m²≈ 295 500 €≈ 9 720 €≈ 3,50 %
Moyenne ville (T2)≈ 5 867 €/m²≈ 264 000 €≈ 9 180 €/an à 17 €/m²≈ 3,26 %

Ainsi, Investir dans l’immobilier à La Rochelle pour de la location classique revient davantage à miser sur un actif patrimonial bien placé, dans une ville attractive, qu’à rechercher un rendement « explosif ». Les stratégies de maximisation de rentabilité se jouent alors sur le choix du quartier, de la surface et du régime de location (meublé, saisonnier, étudiant, etc.).

Les quartiers clés : de l’hypercentre aux secteurs en devenir

Le tissu urbain rochelais est très contrasté et chaque quartier offre un couple risque/rendement différent. Pour Investir dans l’immobilier à La Rochelle de façon pertinente, il faut articuler prix d’entrée, demande locative et perspectives de valorisation.

Vieux‑Port et hypercentre : la carte patrimoniale et touristique

Le Vieux‑Port et le centre historique concentrent l’image carte postale de la ville : ruelles pavées, arcades médiévales, maisons à colombages, tours emblématiques, cafés et restaurants. C’est aussi l’un des secteurs les plus chers, avec des prix au mètre carré autour de 5 500 à plus de 6 000 €, pouvant largement grimper au‑dessus dans les immeubles de caractère ou avec vue directe sur le port.

L’attractivité touristique y est maximale, avec un flux soutenu de visiteurs français et internationaux, ce qui crée une demande forte en location saisonnière. Côté location longue durée, les appartements T2, T3 et T4 rénovés sont recherchés par les actifs et les couples. En revanche, la rentabilité brute y est plus comprimée que dans des secteurs périphériques, notamment à cause du niveau de prix et des coûts de rénovation dans l’ancien.

Ce quartier s’adresse surtout aux investisseurs patrimoniaux souhaitant sécuriser un actif d’exception, avec une forte probabilité de plus‑value à long terme et la possibilité de mixer usage personnel et location touristique encadrée.

La Genette et Le Mail : standing résidentiel et prix élevés

À l’ouest du centre, La Genette et le secteur du Mail constituent l’un des ensembles résidentiels les plus prisés. On y trouve de grandes villas bourgeoises, des maisons avec jardin, des immeubles de standing et un environnement très vert, entre le parc Charruyer et la mer.

Exemple :

Dans certaines zones très prisées, les prix de l’immobilier dépassent régulièrement 6 000 €/m² et peuvent atteindre jusqu’à 12 000 €/m² pour les biens les plus prestigieux. Cette clientèle est principalement composée de familles aisées, de retraités et de cadres supérieurs. Bien que la demande en location nue y soit solide, le ticket d’entrée très élevé limite mécaniquement la rentabilité brute des investissements.

Dans une optique d’Investir dans l’immobilier à La Rochelle, ces secteurs se justifient surtout par la qualité de vie, la solidité de la demande et le potentiel de valorisation, davantage que par la recherche d’un fort cash‑flow immédiat.

Les Minimes : entre marina, campus et location saisonnière

Le quartier des Minimes, au sud, abrite l’un des plus grands ports de plaisance d’Europe et des plages très fréquentées. C’est aussi un pôle étudiant important grâce à l’université et aux écoles supérieures. L’offre immobilière mêle résidences modernes, appartements récents, maisons de ville et programmes neufs proches du port.

Les prix tournent entre 4 600 et 6 300 €/m² selon la situation précise et le standing, ce qui positionne Les Minimes au‑dessus de la moyenne rochelaise mais en‑dessous des quartiers les plus huppés. La demande locative y est double : étudiants sur l’année universitaire et vacanciers en haute saison, ce qui ouvre la voie à des stratégies hybrides (location étudiante de septembre à juin, puis saisonnière en juillet‑août).

Astuce :

C’est un terrain très intéressant pour investir dans l’immobilier à La Rochelle dans de petites surfaces bien équipées (studios, T1, T2), destinées à la location meublée. Les rendements bruts peuvent y être supérieurs à la moyenne de la ville, surtout en optimisant la saison touristique, tout en profitant de la renommée grandissante du quartier portée par des événements comme le salon nautique Grand Pavois.

Saint‑Nicolas, Gabut et Ville‑en‑Bois : ambiance bohème et mixte

Le quartier Saint‑Nicolas, avec ses rues pavées, ses boutiques d’antiquaires et ses bars, offre une ambiance de « village » à deux pas du Vieux‑Port. Autour du Gabut et de Ville‑en‑Bois, les maisons en bois colorées, les guinguettes et la proximité immédiate des grandes attractions (aquarium, musée maritime) créent un micro‑marché très recherché.

Les prix y sont plus accessibles que dans l’hypercentre tout en restant élevés pour la moyenne française. La clientèle locative mêle jeunes actifs, touristes et parfois expatriés. Les T2, T3 et T4 y trouvent facilement preneur. On y repère également un fort potentiel en location courte durée, particulièrement l’été, à condition de bien maîtriser la réglementation.

Pour un investisseur, ce secteur représente un compromis intéressant entre prix, rendement et potentiel d’occupation touristique, avec une atmosphère très attractive pour des locations meublées « de charme ».

Saint‑Éloi / Rompsay et Tasdon‑Bongraine : residential core et projets urbains

En s’éloignant légèrement du centre, des quartiers comme Saint‑Éloi / Rompsay ou Tasdon‑Bongraine offrent un cadre plus calme, orienté vers les familles et les jeunes actifs, avec un tissu de maisons et d’immeubles de taille moyenne. L’accessibilité au centre reste bonne (12 minutes à vélo depuis Saint‑Éloi), et des projets d’amélioration des mobilités (pistes cyclables, futur tram léger) renforcent leur attractivité.

Bon à savoir :

Les prix au mètre carré y sont inférieurs aux secteurs premium, ce qui permet une entrée plus abordable sur le marché rochelais. Les rendements locatifs pour des T2/T3 restent proches de 3,2 à 3,3 % en location nue, avec un potentiel supplémentaire dans le meublé longue durée. Tasdon se distingue aussi par la proximité de la gare et du campus, ainsi que par des opérations urbaines (écoquartier, renouvellement du bâti) qui devraient soutenir la valorisation.

La Pallice, Port‑Neuf, Mireuil, Villeneuve‑les‑Salines : secteurs d’accès et de développement

À l’ouest, La Pallice se distingue par des prix bien plus bas, autour de 3 800 €/m² en moyenne selon certaines sources, avec des fourchettes qui restent nettement inférieures aux Minimes ou à La Genette. Ce quartier, historiquement populaire et industriel, fait aujourd’hui l’objet de projets de requalification et bénéficie de la proximité de la zone portuaire et de la future éco‑quartier.

Port‑Neuf, en lisière de l’océan mais plus éloigné du centre, propose un mélange de logements sociaux réhabilités, d’immeubles des années 1970 et de maisons avec jardin. L’ambiance y est familiale, avec des prix plus accessibles. Mireuil, Villeneuve‑les‑Salines, Lafond et d’autres secteurs périphériques offrent des niveaux de prix encore raisonnables à l’échelle locale, ce qui en fait des candidats pour des projets à meilleur rendement brut, au prix toutefois d’une valorisation potentiellement moins rapide et d’une image de quartier moins prestigieuse.

Pour Investir dans l’immobilier à La Rochelle avec un budget plus modeste ou une stratégie « rendement avant tout », ces quartiers méritent une analyse fine, notamment sur la qualité du bâti, les DPE et les perspectives de transformation (urbanisme, transports, commerces).

Location saisonnière : opportunités et contraintes à La Rochelle

Avec des millions de touristes chaque année, une saison estivale très marquée et une fréquentation soutenue au printemps, La Rochelle est naturellement devenue un terrain de jeu majeur pour les plateformes de location courte durée. On y recense plus de 2 500 annonces actives sur les sites type Airbnb, Abritel ou Booking.

Les indicateurs de performance montrent un marché à la fois rentable et très saisonnier. Le taux d’occupation moyen oscille entre 44 et 57 %, avec des pointes au‑delà de 80 % pour les meilleurs biens en haute saison. Les tarifs journaliers varient en moyenne autour de 88 à 120 € selon les périodes, avec des pics au‑delà de 150 à 200 € pour les biens les plus haut de gamme.

Indicateur saisonnier (estimation)Basse saison (janv.–févr., nov.)Inter‑saison (printemps, automne)Haute saison (été, avril)
Revenu mensuel moyen≈ 950 €≈ 1 700 €≈ 2 500 – 2 600 €
Taux d’occupation moyen≈ 30 – 32 %≈ 45 – 46 %≈ 68 % et plus
Tarif journalier moyen≈ 105 €≈ 110 – 115 €≈ 120 € et plus

Les meilleurs 10 % de biens peuvent générer plus de 3 300 € par mois en haute saison et environ 25 000 € de revenus annuels, quand les biens les moins performants ne dépassent pas quelques milliers d’euros sur l’année.

Exemple :

Un propriétaire d’un T1bis de 25 m² en hypercentre, précédemment loué 550 €/mois à un étudiant (revenu annuel ~6 100 €), a opté pour la location saisonnière via une conciergerie. Son chiffre d’affaires brut est passé à près de 11 000 € sur douze mois. Après déduction des frais de gestion (~1 900 €), son revenu net a augmenté d’environ 50 %, tout en lui permettant d’utiliser occasionnellement le logement.

Un cadre réglementaire de plus en plus strict

Ce potentiel ne vient pas sans contreparties. Comme de nombreuses villes touristiques françaises, La Rochelle a durci progressivement l’encadrement des meublés de tourisme. Il est nécessaire d’enregistrer son logement, d’indiquer un numéro sur les annonces et de respecter des règles locales spécifiques (limitations éventuelles de nuitées pour les résidences principales, changement d’usage pour les résidences secondaires, etc.). Le taux de conformité des annonces actives est d’ailleurs élevé, signe d’un contrôle réel.

Attention :

La municipalité interdit la pose de boîtiers à clés sur l’espace public, considérée comme une appropriation illégale des façades. De plus, la ville renforce la régulation des locations meublées touristiques, avec la possibilité d’instaurer des quotas dans les secteurs sensibles.

Les autorités locales rappellent régulièrement que la régulation ne doit pas se faire au détriment de la capacité des habitants à se loger. Pour un investisseur, cela implique de modéliser plusieurs scénarios : « plein régime » en courte durée, bascule partielle vers du meublé longue durée, ou évolution de la fiscalité nationale sur les meublés touristiques, qui a déjà été rendue moins favorable.

Investir dans l’immobilier à La Rochelle via la location saisonnière reste attractif, mais demande désormais une navigation fine entre réglementation, fiscalité et gestion opérationnelle.

Fiscalité, financement et coûts d’acquisition : ce qu’il faut anticiper

Investir dans l’immobilier à La Rochelle repose sur un cadre national français en matière de fiscalité, de droits d’enregistrement et de financement. Ces éléments peuvent faire varier significativement la rentabilité nette du projet.

Frais de notaire et coûts d’achat

Comme partout en France, les « frais de notaire » regroupent à la fois la rémunération réglementée du notaire, les taxes d’enregistrement et divers débours. Pour un bien ancien, l’enveloppe totale tourne autour de 7 à 8 % du prix d’acquisition ; pour un bien neuf, elle descend plutôt à 2 à 3 %, la TVA étant intégrée au prix de vente.

Dans le détail, la partie la plus lourde correspond aux droits de mutation, aux alentours de 5,8 % dans la plupart des départements, dont la Charente‑Maritime. Les honoraires du notaire, eux, représentent environ 1 % du prix, calculés selon un barème dégressif (de 3,87 % sur les premiers 6 500 € jusqu’à 0,799 % au‑delà de 60 000 €), plus la TVA à 20 % sur ces émoluments.

Pour un investissement de 275 000 €, prix moyen d’un bien à La Rochelle, il faut donc compter environ 19 000 à 22 000 € de frais dans l’ancien, et nettement moins si l’on opte pour un programme neuf.

Financement : taux, apport et capacité d’endettement

Les conditions de crédit actuelles restent globalement favorables à l’investissement, même si les taux ont remonté par rapport à la décennie précédente. En 2025, les taux moyens sur 20 ans se situaient autour de 3,1 à 3,2 %, avec des projections de stabilisation entre 3 et 4 % pour les prochaines années.

35

Le Haut Conseil de stabilité financière recommande que les charges de crédit ne dépassent pas 35% des revenus du ménage.

Pour un investisseur visant un bien à 240 000 € (typique T3) ou 160 000 € (petit T2), la combinaison prix élevé / revenu médian local relativement modeste (≈ 23 000 € par an) rend l’autofinancement par le loyer assez difficile sans apport conséquent ou sans chercher des biens en‑deçà de la médiane de prix.

Fiscalité des loyers et des plus‑values

Les revenus locatifs sont soumis à l’impôt sur le revenu selon les barèmes nationaux. En location nue, on peut opter pour le micro‑foncier si les recettes restent sous 15 000 €, avec un abattement forfaitaire de 30 %, ou bien choisir le régime réel, qui permet de déduire charges, intérêts d’emprunt, travaux et taxes, avec la possibilité de générer un déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 €.

Bon à savoir :

En location meublée, plusieurs dispositifs (LMNP, LMP, para‑hôtelier) coexistent. Ils relèvent des régimes micro‑BIC ou réels, offrant selon les cas des abattements ou la possibilité d’amortir le bien. Ces mécanismes peuvent significativement transformer la rentabilité nette d’un projet, notamment pour les petites surfaces meublées dans les quartiers étudiants ou touristiques de La Rochelle.

En cas de revente, les plus‑values immobilières sont taxées à 19 %, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, avec un système d’abattement progressif qui mène à une exonération totale d’impôt sur la plus‑value après 22 ans de détention et des prélèvements sociaux après 30 ans. Compte tenu de la hausse historique des prix à La Rochelle (+24 à +31 % sur cinq ans, +225 % sur vingt ans), le traitement de ces plus‑values à long terme devient un paramètre important de la stratégie patrimoniale.

Neuf, rénovation, DPE : arbitrer entre confort, prix et contraintes

Le choix entre neuf et ancien est particulièrement structurant à La Rochelle, où beaucoup de quartiers centraux sont constitués d’immeubles anciens parfois énergivores, tandis que les périphéries et les secteurs en renouvellement voient fleurir des programmes RT2012 ou RE2020.

Bon à savoir :

Les programmes neufs offrent des frais de notaire réduits, une meilleure performance énergétique assurant une conformité durable à la loi Climat et Résilience, ainsi que des garanties décennales et biennales. Ils incluent souvent des prestations modernes (ascenseur, stationnement, espaces verts, coworking, conciergerie). En contrepartie, leur prix au mètre carré est 10 à 18 % plus élevé que celui de l’ancien.

L’ancien, très présent dans le Vieux‑Port, Saint‑Nicolas, La Genette ou le quartier du Marché, impose souvent des travaux de rafraîchissement, voire de rénovation lourde ou de mise aux normes énergétiques. Les coûts de rénovation peuvent aller de 200 à 600 €/m² pour un simple embellissement, jusqu’à 800 à 1 800 €/m² pour une réhabilitation complète avec cuisine, salle de bain et isolation sérieuse. Les travaux d’amélioration énergétique peuvent mobiliser des budgets compris entre 10 000 et 50 000 € ou davantage selon l’état initial.

Astuce :

La loi Climat prévoit l’interdiction progressive de louer les logements très mal classés au DPE. Les biens classés F ou G sont déjà fortement pénalisés, et les contraintes s’étendront aux étiquettes E dans les prochaines années, impactant particulièrement les immeubles anciens non rénovés. Dans un marché tendu, ces biens représentent des opportunités de « value-add » pour les investisseurs capables de financer et piloter des travaux. La stratégie consiste à acheter avec une décote, réaliser des rénovations pour améliorer le DPE, puis valoriser le bien et sécuriser sa location sur le long terme.

Tendances régionales et perspectives : pourquoi La Rochelle reste une cible solide

À l’échelle de la Nouvelle‑Aquitaine et du sud‑ouest, les prix immobiliers ont progressé de 35 à 55 % sur dix ans, avec des zones côtières particulièrement dynamiques. Les projections pour les années à venir évoquent une stabilisation globale des prix en France, avec des variations modérées (0 à +3 % par an), mais une résilience plus marquée dans les villes littorales attractives comme La Rochelle.

70

La région bénéficie d’un taux d’emploi autour de 70 %.

Dans ce contexte, Investir dans l’immobilier à La Rochelle s’inscrit dans une logique de rareté relative du foncier, de forte désirabilité résidentielle et touristique, et de politique locale de transition écologique ambitieuse (« territoire zéro carbone 2040 », extension massive du réseau cyclable, requalification du Vieux‑Port, création d’écoquartiers, etc.). Ces éléments, combinés au dynamisme d’acteurs industriels (Alstom, Airbus Atlantic, Rhodia, etc.) et à la visibilité nationale et européenne du club de rugby, contribuent à ancrer la ville dans le paysage des destinations où la demande devrait rester soutenue.

Comment construire une stratégie d’investissement adaptée à La Rochelle ?

Face à un marché aussi tendu et segmenté, Investir dans l’immobilier à La Rochelle suppose de définir avec précision son profil d’investisseur et ses objectifs.

Un investisseur patrimonial, cherchant à sécuriser un actif transmissible, privilégiera probablement les quartiers centraux ou semi‑centraux à forte valeur symbolique et touristique (Vieux‑Port, centre historique, La Genette, Saint‑Nicolas, Minimes en front de mer), en acceptant une rentabilité brute modérée mais une valorisation probable à long terme.

Astuce :

Un investisseur recherchant un rendement élevé doit se concentrer sur les quartiers en mutation ou populaires comme La Pallice, Tasdon‑Bongraine, Port‑Neuf, Mireuil et Villeneuve‑les‑Salines. La clé du succès réside dans une sélection rigoureuse de l’immeuble, une attention particulière portée à la qualité des locataires ciblés et une analyse précise de la trajectoire de développement urbain du secteur. Dans ces zones, privilégiez les petites et moyennes surfaces en location meublée longue durée, destinées à des actifs modestes ou à des étudiants. Cette stratégie peut offrir de meilleures rentabilités qu’un investissement dans un grand logement (type T4) en hypercentre.

Les profils plus opportunistes, prêts à gérer le risque réglementaire et la complexité opérationnelle, s’orientent vers la location saisonnière dans les secteurs touristiques et étudiants (Minimes, hypercentre, Saint‑Nicolas, Gabut), en se dotant d’une conciergerie professionnelle et d’un montage fiscal adéquat, et en conservant la possibilité de basculer vers de la location meublée conventionnelle si le contexte venait à se durcir.

Bon à savoir :

Investir dans du neuf à La Rochelle, notamment dans les quartiers en développement comme Saint-Éloi/Rompsay, Tasdon, La Pallice ou la zone Atlantech, permet de bénéficier de frais de notaire réduits, d’une meilleure maîtrise de la consommation énergétique et parfois de dispositifs fiscaux avantageux pour l’investissement locatif.

Dans tous les cas, Investir dans l’immobilier à La Rochelle demande de bien intégrer le coût total de l’opération (prix, frais, travaux, fiscalité, financement), la réalité locale des loyers, la structure du parc (forte proportion de studios et T2, près de 35 % des résidences principales n’ayant que 1 ou 2 pièces), ainsi que les perspectives urbaines et environnementales qui façonneront la ville dans les dix à vingt prochaines années.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à La Rochelle

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à La Rochelle pour rechercher du rendement locatif et une exposition à un marché côtier dynamique. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs villes du littoral atlantique (Bordeaux Métropole, Nantes, Bayonne), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement de qualité ou une petite maison de ville dans un quartier recherché de La Rochelle (Vieux-Port, quartier des Minimes), combinant rendement locatif brut cible proche de 5 % — « plus le rendement est grand, plus le risque est important » — et potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + rafraîchissement) d’environ 500 000 euros.

La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agence, notaire, expert fiscal), choix du mode de détention (nue-propriété, SCI à l’IS ou à l’IR) et définition d’un plan de diversification dans le temps, afin d’intégrer cet actif dans une stratégie patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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