Rester en contact avec ses proches depuis l’Équateur : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Voyager ou s’installer en Equateur ne veut pas dire couper le lien avec sa famille et ses amis. Entre la généralisation de la 4G, l’essor de la fibre, les eSIM de voyage et les applications de messagerie, il n’a jamais été aussi simple — ni aussi piégeux financièrement — de rester connecté. Encore faut‑il connaître les bons outils, éviter les frais de roaming exorbitants et s’adapter aux réalités du pays.

Bon à savoir :

Ce guide détaille les moyens de communication (réseaux mobiles, Wi-Fi, SIM locales, eSIM) et les applications utiles (WhatsApp, BOSS Revolution, etc.) pour rester en contact avec ses proches depuis l’Équateur, en incluant des conseils pour gérer son budget et des astuces pratiques.

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Comprendre le paysage numérique en Equateur

L’Equateur, au nord‑ouest de l’Amérique du Sud, est aujourd’hui largement connecté. En 2025, environ 83 à 84 % de la population utilise internet et le nombre de connexions mobiles actives dépasse la population totale, avec près de 18,4 millions de lignes pour environ 18,3 millions d’habitants. Autrement dit, quasiment tout le monde possède un téléphone, souvent avec un accès aux réseaux 3G/4G.

Les grandes villes comme Quito, Guayaquil et Cuenca affichent des vitesses de connexion tout à fait confortables pour les appels vidéo et le télétravail. On y mesure fréquemment entre 20 et 100 Mbps en fixe, et une trentaine de Mbps en mobile. Guayaquil se distingue par exemple par des débits fixes médians proches de 88 Mbps, alors que Quito tourne autour de 77 Mbps.

38

En 2022, seulement 38 % des foyers ruraux en Équateur disposaient d’une connexion internet à domicile.

Pour combler cet écart, l’Etat et les opérateurs investissent massivement : pose de fibre optique (plus de 20 000 km en 2022), développement d’un câble sous‑marin vers les Galápagos, lancement de 5G dans les grandes villes, ouverture de milliers de points Wi‑Fi publics et de centres communautaires “Puntos de Encuentro” offrant internet et formation numérique.

Réseaux mobiles : qui couvre quoi et avec quelle qualité ?

Trois grands opérateurs dominent le marché mobile en Equateur : Claro, Movistar et CNT (opérateur public). Tuenti agit comme opérateur plus digital, ciblant surtout les jeunes et les budgets serrés.

Couverture et performances

Globalement, la couverture 2G/3G atteint environ 98 % de la population, et la 4G (LTE) couvre autour de 78 %. Les chiffres de population couverte tournent autour de 97 % pour Claro, 95 % pour Movistar et 90 % pour CNT. Dans la pratique, cela signifie qu’en ville, vous capterez presque partout, y compris sur les principaux axes routiers et les destinations touristiques comme Baños, Otavalo ou Cuenca. Dans l’Amazonie profonde ou certains villages de montagne, mieux vaut prévoir des zones blanches.

Exemple :

Plusieurs analyses indépendantes donnent un aperçu des forces de chacun, permettant une évaluation objective et comparative des atouts respectifs.

OpérateurPoints forts principauxPoints faibles signalés
ClaroMeilleure couverture 4G, y compris zones touristiques et parfois Galápagos, très bonne constance du réseauPeut être plus cher sur certains forfaits, international souvent en option
MovistarTrès bon débit moyen (souvent autour de 30 Mb/s en mobile), bonne expérience globale, récompensé pour sa consistanceCouverture un peu plus faible que Claro en zones rurales
CNTOpérateur d’Etat, tarifs souvent compétitifs, bon score sur la disponibilitéCouverture plus limitée, débits moins réguliers dans les zones peu denses
TuentiOffres prépayées très flexibles, data non décomptée pour WhatsApp/Spotify, report de dataRéseau adossé aux grands opérateurs mais moins présent en physique, plus “digital”

Les technologies utilisées vont du 2G au 4G LTE, avec des débuts de 5G dans certains quartiers d’affaires de Quito et Guayaquil. Pour profiter de la 4G locale, votre téléphone doit supporter au minimum la bande 4 (AWS 1700/2100) et, idéalement, la bande 28 (700 MHz) pour une meilleure pénétration en intérieur. En 3G, le pays fonctionne sur les fréquences 850/1900 MHz.

Vérifier la compatibilité de son smartphone (via des outils comme Kimovil ou les fiches techniques) est donc une étape essentielle avant le départ pour éviter de se retrouver bridé au 2G.

SIM locale, eSIM, roaming : choisir sa stratégie pour rester joignable

Rester en contact depuis en Equateur repose sur trois grands modèles : utiliser le roaming de son opérateur d’origine, acheter une SIM locale ou installer une eSIM de voyage. Chacun a ses avantages et ses pièges.

1. Roaming de votre opérateur d’origine : simple mais souvent ruineux

Nombreux voyageurs arrivent à Quito ou Guayaquil en laissant simplement leur forfait français, canadien ou américain en mode “international”. La simplicité est maximale : pas de changement de carte, même numéro, SMS et appels reçus comme à la maison. Sauf que le prix peut virer au cauchemar.

Les guides dédiés à l’Equateur montrent des exemples de factures dépassant largement les 1 000 € pour quelques jours d’usage data imprudent. Certains opérateurs facturent encore plusieurs dollars pour quelques Mo, ou proposent des “pass journaliers” à 10–15 $ par jour, pour un volume de données limité. Enchaîner deux semaines de ce régime peut littéralement dépasser le prix du vol.

Le roaming classique peut se justifier pour :

un très court séjour (48–72 heures),

une utilisation ultra‑restreinte (SMS, quelques WhatsApp textes),

– ou lorsqu’on bénéficie d’un forfait réellement incluant l’Amérique latine.

Astuce :

Pour un voyage de longue durée ou un séjour d’expatriation, il est préférable d’envisager et d’opter pour une solution d’hébergement et d’organisation plus structurée et maîtrisée.

2. Acheter une SIM locale : le meilleur rapport qualité/prix

Pour la plupart des voyageurs et des personnes qui s’installent, la SIM locale reste la meilleure façon de garder le contact sans exploser le budget.

Où acheter et à quel prix ?

On peut acheter une SIM à l’arrivée dans les aéroports internationaux (Quito – Mariscal Sucre, Guayaquil – José Joaquín de Olmedo) ou en ville :

boutiques officielles des opérateurs (Claro, Movistar, CNT, Tuenti),

grands supermarchés (Supermaxi, Tía, Mi Comisariato),

petits commerces et kiosques arborant le logo de l’opérateur ou des panneaux “Recarga aquí”.

Les prix d’achat d’une SIM tournent en général entre 3 et 10 USD, avec des extrêmes observés entre 1,05 et 25 USD selon le type de carte (touristique, promo, etc.). Une SIM Claro, par exemple, coûte environ 4 USD, taxes comprises.

La loi impose l’enregistrement de la carte SIM avec un document officiel : votre passeport sera demandé, et on peut vous prendre en photo. Sans ce processus, la SIM n’est pas activée.

Les plans prépayés sont nombreux. À titre indicatif :

Forfaits de données mobiles prépayés

Aperçu des tarifs et durées de validité typiques pour les cartes SIM locales ou régionales lors de voyages.

Forfaits de base

Idéal pour une utilisation légère (réseaux sociaux, messagerie). Offres de 1 à 3 Go, généralement à partir de 3 à 5 USD.

Forfaits conséquents

Pour une navigation plus intensive, streaming audio ou vidéo occasionnel. Offres de 5 Go et plus, entre 10 et 30 USD.

Durées de validité

La validité standard est souvent de 30 jours. Des options plus courtes de 1, 3, 7 ou 15 jours sont aussi disponibles.

Un exemple concret chez Movistar : pour environ 10 USD, un “Combo” peut inclure 8 Go de data générale, 3 Go supplémentaires pour les réseaux sociaux, WhatsApp/Spotify illimités, appels illimités vers Movistar, et 150 minutes vers les autres opérateurs, sur 30 jours. De quoi appeler sa famille en Equateur et rester joignable sur les messageries sans stress.

Activations, recharges et limites

L’activation peut être immédiate si le vendeur sait ce qu’il fait, mais prévoyez un peu de patience et de l’espagnol de base. Ensuite, recharger (“recargar”) est très simple : partout où vous voyez “Recarga aquí”, vous pouvez créditer quelques dollars sur votre ligne.

Attention :

Ce crédit permet d’acheter des forfaits (data, minutes, SMS). Il est important de noter que les appels internationaux (ex: vers la France, le Canada) ne sont pas systématiquement inclus. Par exemple, chez Claro, la carte de base ne permet pas d’appeler à l’étranger sans souscrire à des options ou utiliser des crédits spécifiques. Seuls certains forfaits haut de gamme incluent des minutes vers des pays comme les États‑Unis, l’Espagne ou le Canada.

3. eSIM de voyage : la solution pratique pour data et WhatsApp

L’eSIM, carte SIM dématérialisée intégrée directement au téléphone, change beaucoup de choses. Au lieu d’acheter une carte physique, on scanne un QR code, on télécharge un profil et la connexion se met en place en quelques minutes.

Pour un séjour en Equateur, les eSIM de voyage présentent plusieurs avantages :

activation avant le départ (vous atterrissez déjà connecté),

pas besoin de chercher une boutique ni de passer la barrière de la langue,

pas de manipulation de tiroir SIM,

possibilité de garder sa SIM d’origine pour recevoir des SMS de banques ou d’authentification.

En contrepartie, elles coûtent généralement 20 à 30 % plus cher qu’une SIM locale.

Parmi les nombreux fournisseurs :

Fournisseur eSIMExemples d’offres pour l’EquateurParticularités
HolaflyeSIM illimitée dès 9,90 USD pour 1 jour, formules multi‑jours, abonnement Holafly Connect (10 Go à illimité)Data illimitée (possibles ralentissements), réseau Movistar, pas de numéro local sur les offres standard
AiraloPlan “Ecuacel” : par ex. 1 Go / 7 jours pour 8 USD, jusqu’à 10 Go sur 30 joursTarifs compétitifs, plans régionaux Amérique latine
Nomad1 Go / 7 jours autour de 6 USD, packs plus gros très compétitifsBon rapport prix/volume pour les gros consommateurs
InstabridgeBon marché pour les petits volumesPlans plus “light” pour usage occasionnel
GigagoPlans Equateur dès 8,90 USDDifférentes durées, parfois possibilité de rechargement
aloSIMDonnées avec, sur certains plans, un numéro international inclusIntéressant si besoin de SMS/voix avec un numéro dédié
FirstyeSIM gratuite 1 jour, débit limité à 256 kbps, financée par la pubIdéal pour tester ou se dépanner à l’arrivée

La plupart de ces offres sont “data only” : pas de numéro équatorien, donc pas d’appels classiques. Mais pour rester en contact avec ses proches, ce n’est pas un réel handicap : l’essentiel se fait via WhatsApp, Telegram, Messenger, etc.

Rester connecté en Wi‑Fi : cafés, hôtels, hotspots publics

Si vous voulez limiter l’usage mobile et privilégier le Wi‑Fi, l’Equateur s’y prête assez bien, surtout en ville.

Wi‑Fi dans les villes : hôtels, cafés et co‑working

Dans la plupart des hôtels, guesthouses et auberges des zones touristiques, le Wi‑Fi est gratuit pour les clients. Il suffit souvent de demander le mot de passe à la réception. La qualité va du très bon au médiocre, mais dans les grandes villes, on trouve de plus en plus de fibre.

Quito, Guayaquil, Cuenca et d’autres villes comme Baños ont développé une vraie culture des cafés avec Wi‑Fi, fréquentés par étudiants, freelances et nomades digitaux. On peut facilement y passer une heure en appel vidéo avec la famille, un cappuccino à la main. Les débits y sont souvent autour de quelques dizaines de Mbps, largement suffisants pour WhatsApp ou Zoom.

Des espaces de coworking comme Impact Hub (Quito), Coworking Cuenca ou Mujeres en Conexión (Guayaquil) proposent également une connexion stable, idéale si vous devez passer de longues séances de visio avec vos proches ou travailler à distance.

Hotspots publics et initiatives municipales

Au‑delà des lieux privés, l’Etat et les municipalités ont lancé de grands programmes de Wi‑Fi gratuit. À Quito, par exemple, le “Servicio Municipal de Internet Público” a déployé quelque 1 500 points Wi‑Fi dans les arrêts de bus Trole et Ecovía, les marchés, les places et parcs, ainsi que les centres communautaires “Casas Somos”, dans les quartiers urbains comme dans les paroisses rurales.

1500

Nombre total de points Wi-Fi publics déployés dans la ville en 2024, après l’ajout de 500 nouveaux points.

Pour s’y connecter, on doit généralement remplir un formulaire une fois (nom, numéro de pièce d’identité, acceptation des conditions) puis on bénéficie de 2 heures de connexion par jour et par site.

6700

Nombre de hotspots Wi-Fi publics gratuits déployés au niveau national, répartis dans 20 provinces.

Pour les voyageurs, des applis comme WiFi Map ou Instabridge permettent de localiser ces réseaux et même de télécharger des cartes hors ligne des hotspots. WiFi Map revendique plus de 150 millions de mots de passe partagés dans le monde, dont 15 millions accessibles hors ligne.

Sécurité et limites

Le revers de la médaille, c’est la sécurité : les réseaux publics, même municipaux, restent vulnérables aux interceptions. Pour protéger vos conversations et vos comptes, mieux vaut :

utiliser un VPN (NordVPN, ExpressVPN, etc.) dès qu’on se connecte à un Wi‑Fi public,

– éviter de saisir des mots de passe bancaires ou des données sensibles,

– privilégier, pour les appels importants, des réseaux privés (Wi‑Fi d’hôtel sérieux, data mobile).

Par ailleurs, ces connexions peuvent être encombrées aux heures de pointe. Pour un appel vidéo avec les enfants ou une réunion familiale sur Zoom, prévoyez un plan B : SIM locale ou eSIM prête à prendre le relais.

Applications de messagerie : le règne de WhatsApp (et ses cousines)

Pour rester en lien avec vos proches depuis en Equateur, l’outil numéro un est sans conteste WhatsApp.

WhatsApp : l’incontournable

WhatsApp compte plus de 2 milliards d’utilisateurs dans plus de 180 pays, et l’Equateur ne fait pas exception. Pour de nombreux Equatoriens, WhatsApp est l’outil de communication principal, bien plus utilisé que les SMS classiques.

Fonctionnant en VoIP, l’appli permet d’envoyer des messages, des photos, des notes vocales, et de passer des appels audio ou vidéo chiffrés de bout en bout, sans frais par minute. Le seul coût, c’est la data : celle de votre forfait mobile ou du Wi‑Fi.

Beaucoup de forfaits locaux incluent d’ailleurs WhatsApp en “illimité” ou sans décompter la data, comme certains plans Movistar ou Tuenti, ce qui rend les appels quasiment gratuits.

Pour appeler un proche :

Bon à savoir :

Pour passer un appel audio ou vidéo sur WhatsApp, assurez-vous que le contact a bien l’application installée et est en ligne. Ajoutez-le préalablement à vos contacts en utilisant le format international correct (ex: +33 pour la France, +41 pour la Suisse). Pour initier l’appel, ouvrez la conversation et appuyez sur l’icône téléphone (audio) ou caméra (vidéo).

Sur ordinateur, il faut utiliser l’application de bureau (Windows/macOS) pour les appels, le simple WhatsApp Web ne les prenant pas en charge.

Gestion de la data avec WhatsApp

Le risque majeur, surtout si vous restez en roaming international, vient de la consommation de données. À titre indicatif :

un appel audio WhatsApp consomme en moyenne quelques centaines de Ko par minute, soit une trentaine de Mo par heure,

un appel vidéo peut grimper à plusieurs Mo par minute, autour de 200 Mo par heure selon la qualité.

Si votre opérateur facture le Mo à prix d’or, une demi‑heure de visio peut se transformer en catastrophe financière. C’est pour cela qu’on recommande :

Astuce :

Pour réduire l’utilisation de données mobiles lors des appels WhatsApp, il est conseillé de passer les appels vidéo en Wi‑Fi chaque fois que possible, d’activer l’option ‘Utiliser moins de données pour les appels’ dans les réglages de l’application, de privilégier les appels audio pour les conversations longues et de surveiller régulièrement la consommation dans les statistiques de l’application.

Avec une SIM locale ou une eSIM de voyage incluant plusieurs Go, ce problème se pose beaucoup moins.

Autres applis très utilisées

WhatsApp n’est pas seule. En Equateur, parmi les applications de communication les plus téléchargées sur Android, on trouve :

Telegram, très populaire pour ses canaux, ses transferts de gros fichiers (jusqu’à 2 Go par envoi) et ses fonctions avancées,

Messenger (Meta), intégré à Facebook, largement utilisé pour les échanges familiaux malgré quelques reculs,

Snapchat, très présent chez les jeunes, même si l’audience est plus réduite que celle de TikTok ou Instagram,

Signal, orienté confidentialité, moins massif mais apprécié d’un public soucieux de sécurité.

Toutes ces applis fonctionnent sur le même principe : appels et messages transitent par internet, pas par le réseau téléphonique classique. Avec un bon Wi‑Fi ou un forfait data local, vous pouvez donc discuter avec vos proches comme si vous étiez chez vous.

Appeler vers des numéros fixes ou mobiles à l’étranger : les services à connaître

Même à l’heure de WhatsApp, il reste des situations où l’on doit appeler un numéro de téléphone “classique” : un parent âgé qui n’utilise pas de smartphone, un proche hospitalisé, une ligne fixe à la maison, etc. Depuis en Equateur, plusieurs services permettent de passer ces appels internationaux à moindre coût.

BOSS Revolution : l’appli pour appels internationaux “à la minute”

BOSS Revolution est un service spécialisé dans les appels internationaux et les recharges de crédit. Il fonctionne en application mobile (iOS/Android) et en mode “Pay as you go” : vous créditez un montant, vous l’utilisez au fur et à mesure, sans abonnement ni factures surprises.

Quelques points clés :

Fonctionnalités et avantages

Découvrez les principaux services offerts par la plateforme, conçus pour vos communications et transferts internationaux.

Crédit de bienvenue

2 USD de crédit offerts à la création d’un nouveau compte.

Appels internationaux

Appels vers lignes fixes et mobiles dans de nombreux pays, avec une qualité audio optimisée par l’infrastructure du groupe IDT.

Recharges téléphoniques

Possibilité d’envoyer des recharges (“top‑ups”) à plus de 280 opérateurs dans plus de 95 pays.

Transfert d’argent

Envoi d’argent à l’international via la même plateforme.

Communications internes gratuites

Appels et chats gratuits entre utilisateurs de l’application. Le crédit n’est utilisé que pour appeler les numéros classiques.

Depuis en Equateur, BOSS Revolution fonctionne en s’appuyant sur les réseaux locaux (CNT, Claro, Movistar, Tuenti). Vous pouvez recharger votre solde par carte bancaire via l’appli, sur le site web ou chez des commerçants partenaires.

Les témoignages d’utilisateurs soulignent la clarté des appels, l’absence de frais cachés, la stabilité du solde et le fait de recevoir plus de minutes que sur certaines cartes téléphoniques. On cite des cas d’utilisation intensive pour appeler la République dominicaine ou le Honduras, sans mauvaise surprise.

KeepCalling.com : carte téléphonique digitale

KeepCalling.com propose un service similaire, présenté comme une carte d’appel prépayée 100 % digitale. On achète du crédit en ligne (minimum 5 USD), et l’on peut ensuite :

appeler directement via l’appli KeepCalling (Wi‑Fi/4G/5G),

– ou passer par un numéro d’accès local, saisir un code PIN puis composer le numéro étranger.

Pour l’Equateur, KeepCalling annonce un tarif de 14,5 cents de dollar la minute. Les plus :

pas de frais cachés,

facturation à la minute (pas de paliers de 3 ou 5 minutes),

– recharge instantanée via carte ou PayPal,

– historique des appels et intégration du carnet d’adresses,

– appels même en mode “offline” avec des numéros d’accès, si la data est instable.

Pour discuter longuement avec un proche qui n’a ni WhatsApp ni internet, ce type de service peut revenir bien moins cher qu’un appel international direct depuis une SIM équatorienne ou un forfait roaming.

TELZ : VoIP simple et sans péremption de crédit

TELZ est une autre appli de VoIP orientée appels internationaux. On télécharge l’appli, on vérifie son numéro de téléphone, puis on achète des crédits (par carte ou PayPal). Les appels sont facturés à la minute, les tarifs étant consultables avant de composer.

Avantages principaux :

aucun abonnement, on ne paie que les minutes réellement consommées,

– le crédit n’expire pas,

qualité d’appel annoncée comme “cristalline” via la VoIP,

compatibilité avec plus de 150 pays pour la numérotation (fixes et mobiles).

Bon à savoir :

L’application TELZ est téléchargeable sur l’App Store et Google Play. Depuis l’Équateur, elle permet d’appeler vos proches sur leurs numéros habituels, à condition de disposer d’une connexion internet de qualité suffisante.

Tello, Localphone, KeepCalling… et les services liés à un opérateur étranger

D’autres services de téléphonie low‑cost ou de MVNO étrangers peuvent être utiles si vous gardez votre ligne d’origine active, mais ils sont surtout pensés pour appeler depuis les États‑Unis ou l’Europe vers l’Equateur, plus que l’inverse. On peut citer :

Tello Mobile : MVNO américain dont les minutes de certains forfaits couvrent gratuitement une soixantaine de pays. Pour l’Equateur, les appels sont facturés autour de 13,9 cents/min vers les fixes et 20,5 cents/min vers les mobiles.

Localphone : plateforme qui propose des appels à partir de 0,3 centime la minute, sans engagement, avec possibilité de passer par une appli, un ordinateur ou un téléphone fixe.

Google Voice / Google Fi : utiles pour ceux qui ont déjà ces services configurés aux États‑Unis. Les appels vers de nombreux pays coûtent quelques centimes la minute.

Pour un voyageur français ou canadien de passage en Equateur, l’approche la plus simple reste toutefois une SIM ou eSIM locale pour la data, puis des applis comme BOSS Revolution, KeepCalling ou TELZ pour les appels classiques.

Gérer le décalage horaire pour appeler au bon moment

Rester en contact, c’est aussi appeler ou envoyer un message au bon moment. L’Equateur présente deux fuseaux horaires :

le continent (Quito, Guayaquil, Cuenca, etc.) en heure d’Equateur (ECT, UTC‑5),

les îles Galápagos en heure des Galápagos (GALT, UTC‑6), soit une heure de moins que le continent.

Bon à savoir :

L’Équateur n’applique pas l’heure d’été et reste toute l’année sur le fuseau horaire UTC-5. Sa différence horaire avec des pays comme la France, le Canada ou les États-Unis varie donc en fonction des changements d’heure de ces pays. Par exemple, Quito est à la même heure que New York en hiver (UTC-5), mais a une heure de retard lorsque New York passe à l’heure d’été (UTC-4).

Pour organiser des appels réguliers avec votre famille :

configurez l’horloge mondiale de votre smartphone avec “Quito” ou “Guayaquil”,

utilisez un convertisseur de fuseaux horaires en ligne (TimeAndDate, WorldTimeBuddy),

évitez les heures de déjeuner locales (généralement 12 h – 14 h) et les très tôt le matin.

Pour les appels professionnels, on conseille souvent des créneaux entre 10 h et 16 h heure locale. Pour les coups de fil familiaux, la tranche 18 h – 21 h fonctionne bien, en particulier le week‑end.

Si vos proches résident dans des pays différents, précisez toujours la référence de l’heure (“19 h, heure de Quito (UTC‑5)”) pour éviter les malentendus.

Astuces pour maîtriser son budget communication

Rester très proche de sa famille à distance peut vite générer des heures d’appels audio ou vidéo. Voici quelques stratégies pour garder ce lien sans se ruiner.

Avant le départ

Vérifier que votre téléphone est désimlocké, compatible avec les bandes 3G/4G équatoriennes et, si nécessaire, l’eSIM.

– Comparer les eSIM de voyage et leurs prix (Holafly, Airalo, Nomad, etc.) et les offres locales (Claro, Movistar, Tuenti).

– Installer à l’avance les applications indispensables : WhatsApp, Telegram, Messenger, BOSS Revolution, KeepCalling, TELZ, WiFi Map, un VPN.

– Télécharger des cartes hors ligne (Google Maps, Maps.me) et des applis de traduction (Google Translate) pour limiter l’usage de data en route.

– Paramétrer votre téléphone en “mode économe en données” : désactiver les mises à jour automatiques, la synchronisation automatique des photos, les vidéos se lançant seules sur les réseaux sociaux.

Pendant le séjour

Utiliser le Wi‑Fi chaque fois que possible pour les appels vidéo, surtout longs.

Réserver la data mobile pour la messagerie, la navigation et des appels courts.

– Surveiller régulièrement la consommation de data dans les réglages du téléphone et des applications.

– Privilégier les appels audio sur WhatsApp ou Telegram pour les longues discussions.

– Si vous avez une SIM locale, vérifier les tarifs d’appels internationaux de votre opérateur avant de composer un numéro étranger, et comparer avec BOSS Revolution ou KeepCalling.

Un tableau récapitulatif peut aider à comparer les grandes options :

Option principaleCoût typiqueAvantagesInconvénients
Roaming opérateur d’origine5–15 USD/jour (ou plus)Simplicité, même numéroFactures souvent très élevées, data limitée
SIM locale (Claro/Movistar/Tuenti/CNT)SIM 3–10 USD, data 3–30 USD selon volumeExcellent rapport qualité/prix, numéro local, WhatsApp souvent inclusNécessite enregistrement passeport, petite barrière linguistique
eSIM de voyage (Holafly, Airalo, etc.)6–40 USD selon durée et dataActivation immédiate, pas de SIM physique, conserve la SIM d’origine20–30 % plus cher qu’une SIM locale, peu ou pas de minutes voix
Applis d’appels (BOSS Revolution, KeepCalling, TELZ)Tarifs à la minute abordablesAppels vers fixes/mobiles, pas besoin que le proche soit en ligneDépend d’une connexion internet, gestion de crédits séparée

Adapter ses outils à son profil de voyageur

Selon votre type de séjour et vos habitudes de communication, les combinaisons optimales ne seront pas les mêmes.

Touriste de courte durée (1 à 2 semaines)

eSIM de voyage ou SIM locale simple,

WhatsApp et Messenger pour la famille et les amis,

– éventuellement BOSS Revolution ou KeepCalling pour appeler un proche sans smartphone,

Wi‑Fi en priorité pour les visios.

Voyage au long cours ou expatriation

SIM locale avec plan data confortable (ou fibre à domicile si vous vous installez),

– application de messagerie principale (WhatsApp) pour tous les échanges quotidiens,

– éventuellement un service comme BOSS Revolution pour les appels vers les fixes du pays d’origine,

– inscription dans un coworking ou identification de cafés fiables pour les longues sessions vidéo.

Road trip ou séjours en zones isolées

SIM locale + eSIM de secours sur un autre réseau pour multiplier les chances de couverture,

téléchargement massif de contenus hors ligne (cartes, vidéos, musiques) avant d’entrer en zone blanche,

– pour les besoins de sécurité absolue, envisager un téléphone satellite ou un dispositif de messagerie par satellite (type Garmin inReach),

– prévenir les proches que la connexion sera irrégulière et planifier des “fenêtres” de communication.

Conclusion : rester proche malgré la distance

Rester en contact avec ses proches depuis en Equateur n’est plus un défi technique, mais un exercice d’arbitrage entre coût, confort et fiabilité. Le pays dispose d’une infrastructure en rapide progression, de réseaux 4G bien implantés, de villes où le Wi‑Fi et la fibre se généralisent et d’un écosystème dense d’applis de communication.

En combinant intelligemment une SIM locale ou une eSIM de voyage, les hotspots Wi‑Fi (publics ou privés) et les outils comme WhatsApp, Telegram, BOSS Revolution ou KeepCalling, vous pouvez :

Exemple :

Pour garder le contact avec sa famille éloignée, il est possible de passer des appels vidéo réguliers avec ses enfants, de discuter chaque soir avec ses parents comme s’ils étaient dans la pièce d’à côté, d’envoyer des photos et des vidéos en temps réel, et même d’utiliser des services intégrés pour les aider à recharger leur téléphone ou leur envoyer de l’argent.

La clé, c’est l’anticipation : préparer son téléphone, choisir une solution data adaptée, se familiariser avec les applications avant de partir, et garder toujours un œil sur la consommation de données et les tarifs. Avec ces précautions, le voyage en Equateur se vit pleinement sur place, sans que le lien avec ceux qui restent au pays ne se distende.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Équateur, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Équateur pour sa fiscalité modérée sur les revenus, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie nettement inférieur à la France (Quito ou Cuenca ~50% moins cher que Paris) et un environnement favorable aux retraités étrangers. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa retraite avec justificatifs de revenus, affiliation à la sécurité sociale locale (IESS) et coordination avec la CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, immobilier) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), tout en tenant compte de la convention fiscale France‑Équateur pour limiter les risques de double imposition.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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