Pays à taille humaine mais aux paysages titanesques, l’Equateur concentre sur quelques centaines de kilomètres une diversité que beaucoup de nations plus vastes peuvent lui envier : cordillère des Andes hérissée de volcans, forêt amazonienne, côte Pacifique et archipel mythique des Galápagos. À cela s’ajoutent des villes coloniales classées à l’UNESCO, des marchés indigènes emblématiques et une mosaïque de peuples et de langues qui font du pays un laboratoire vivant de cultures andines, amazoniennes et côtières.
L’Équateur offre une diversité géographique exceptionnelle sur de courtes distances. Un voyage permet d’expérimenter successivement les hauteurs andaines de Quito (près de 3000 m), la forêt amazonienne avec ses rivières, et l’archipel unique des Galápagos et sa faune emblématique, comme l’iguane marin.
Quito, joyau andin classé à l’UNESCO
Capitale politique et culturelle du pays, Quito est bien plus qu’un simple point d’entrée. Blottie à 2 850 m d’altitude dans une vallée andine, la ville abrite l’un des centres historiques coloniaux les mieux préservés d’Amérique latine, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO dès 1978. Avec plus de 300 pâtés de maisons, 24 églises, 7 couvents, 6 monastères et une trentaine de musées, le « Centro Histórico » est un musée à ciel ouvert où l’héritage espagnol se mêle à des influences indigènes et baroques.
La visite commence presque toujours sur la Plaza de la Independencia, aussi appelée Plaza Grande. Cette grande place bordée par la Cathédrale Métropolitaine, le Palais présidentiel de Carondelet, le Palais municipal et le Palais de l’Archevêché raconte à elle seule cinq siècles de pouvoir religieux et politique. Au centre, la colonne de l’Indépendance rappelle le rôle pionnier de Quito dans les mouvements de libération du continent.
Située à Quito, la Basilique du Voto Nacional est le plus grand édifice néo-gothique des Amériques. Sa particularité réside dans ses gargouilles qui représentent la faune locale (tortues des Galápagos, iguanes, singes) plutôt que des créatures médiévales traditionnelles. L’accès aux tours offre une vue panoramique sur la ville et sur les volcans environnants comme le Pichincha et le Cayambe.
Autre icône de Quito, l’église de la Compañía de Jesús est souvent présentée comme le sommet du baroque équatorien. Son intérieur est presque entièrement recouvert de feuilles d’or, colonnes, retables et voûtes formant un décor foisonnant qui a valu au bâtiment d’être classé parmi les cent édifices les plus importants au monde par l’UNESCO. Plus austère de l’extérieur mais tout aussi essentielle, l’église et le couvent de San Francisco forment l’un des plus vastes complexes religieux coloniaux du continent, bâtis à l’emplacement d’un ancien palais inca.
La capitale équatorienne offre une riche expérience culturelle et historique en dehors de ses célèbres églises. Le soir, la Calle de La Ronda, l’une des plus anciennes rues, s’anime avec des musiciens, des artisans et des tavernes servant des spécialités locales comme le locro de papa, les empanadas et le canelazo. L’histoire de la ville est retracée au Musée de la Ville, installé dans un ancien hôpital du XVIe siècle, évoquant son évolution des peuples préhispaniques à la modernité. Enfin, la Casa del Alabado, une demeure coloniale, abrite une collection de plus de 5 000 pièces précolombiennes, certaines vieilles de plus de 4 000 ans, témoignant de la profondeur historique du territoire bien avant l’arrivée des Incas.
Pour saisir l’ensemble, il faut prendre de la hauteur. Sur la colline de El Panecillo, protégée par une immense Vierge ailée en aluminium inspirée d’une sculpture baroque locale, la vue embrasse le damier du centre historique et les collines environnantes. Autre point de vue spectaculaire, le téléphérique du TelefériQo grimpe sur les pentes du volcan Rucu Pichincha, ouvrant sur les crêtes andines et sur l’« Avenue des Volcans » qui s’étire vers le sud.
Quito est aussi l’un des tout premiers sites inscrits au patrimoine mondial (référence n°2), en même temps que les îles Galápagos. Une reconnaissance précoce qui explique les investissements massifs réalisés pour préserver façades, places et édifices religieux malgré les séismes, dont un particulièrement destructeur en 1917.
Les îles Galápagos, laboratoire vivant de l’évolution
Impossible d’évoquer les sites incontournables en Equateur sans parler des Galápagos. Perdues dans le Pacifique à environ 1 000 km des côtes, ces îles volcaniques ont façonné l’histoire des sciences naturelles. C’est ici, en 1835, que Charles Darwin observe pinsons, tortues géantes, iguanes marins et cormorans aptères, des observations qui l’aideront à formuler sa théorie de l’évolution.
L’archipel compte une vingtaine d’îles principales et une myriade d’îlots, dont la plupart sont protégés par un Parc national et une Réserve marine. Environ 97 % de la surface terrestre est classée en zone protégée, ce qui limite drastiquement la construction et encadre les flux touristiques. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO (référence n°1bis) et constitue également une réserve de biosphère.
Le climat est subtropical, influencé par les courants de Panama (chaud) et de Humboldt (froid et riche). Deux saisons se distinguent : une saison chaude et humide de décembre à mai, avec des eaux chaudes et une bonne visibilité pour la plongée, et une saison fraîche et sèche de juin à novembre, marquée par la garúa (brouillard) et des eaux riches en plancton, idéales pour observer la vie marine.
Les moyennes de température de l’air oscillent grosso modo entre 24 et 30 °C pour les maxima, et 17 à 25 °C pour les minima, selon les mois. Côté mer, l’eau varie en moyenne entre 19 et 24 °C, avec des pics plus chauds en mars-avril et plus frais en août-septembre, ce qui explique la recommandation quasi systématique de porter une combinaison pendant la saison froide.
Le tableau ci-dessous synthétise quelques données climatiques moyennes utiles pour organiser un séjour :
| Mois | Température max. air (°C) | Température min. air (°C) | Température de l’eau (°C) | Pluviométrie moyenne (cm) |
|---|---|---|---|---|
| Janvier | 29–30 | 21–22 | 23 | 5,0 |
| Février | 30–31 | 23–25 | 24 | 6,6–8,4 |
| Mars | 31 | 23–25 | 24 | 8,4 |
| Avril | 30 | 22 | 24 | 3,6 |
| Mai | 28 | 22 | 23 | 1,5 |
| Juin | 26 | 20–22 | 23 | 0,25–1,5 |
| Juillet | 24 | 19–20 | 22 | 0,5–0,6 |
| Août | 23 | 18–19 | 19–20 | 0,6 |
| Septembre | 24 | 17–19 | 20 | 0,8 |
| Octobre | 25 | 18–20 | 21 | 0,8 |
| Novembre | 26 | 19–21 | 22 | 0,6 |
| Décembre | 27 | 20–21 | 23 | 0,8 |
La faune emblématique se laisse approcher d’une manière unique au monde. Ici, les animaux n’ont quasiment pas peur de l’homme : otaries se reposant sur les bancs des quais, fous à pattes bleues en pleine parade à quelques mètres des sentiers balisés, tortues géantes broutant placidement, manchots des Galápagos filant comme des torpilles dans l’eau.
Chaque saison aux Galápagos offre des spectacles naturels distincts. De décembre à mai, assistez à la ponte et à l’éclosion des tortues marines, à la reproduction des iguanes terrestres et marins, ainsi qu’aux parades nuptiales de nombreux oiseaux marins. Dès avril, les albatros ondulés reviennent sur l’île Española pour leurs rituels nuptiaux spectaculaires. De juin à novembre, la vie marine est à l’honneur : baleines à bosse, dauphins, requins-baleines et raies mantas profitent des eaux riches en nutriments, tandis que les manchots et les lions de mer sont particulièrement actifs.
Les principales îles ouvertes au tourisme – Santa Cruz, Isabela, San Cristóbal, Española, Genovesa, Floreana, Fernandina, Bartolomé, North Seymour – offrent chacune leurs particularités : plages de sable blanc comme à Tortuga Bay, coulées de lave presque intactes à Fernandina, baies protégées pour le snorkeling à Champion Islet, panoramas volcaniques à couper le souffle à Bartolomé. Les plongeurs confirmés rêvent des sites plus reculés de Darwin et Wolf, réputés pour la fréquentation de requins-baleines.
L’archipel est une destination possible toute l’année. La haute fréquentation correspond surtout aux vacances de l’hémisphère nord (juin-août), aux fêtes de fin d’année et à Pâques. En dehors de ces pics, notamment en septembre, octobre, début décembre ou début janvier, il est souvent plus facile de trouver des tarifs légèrement moins élevés et des bateaux moins complets. Les opérateurs d’expéditions comme Lindblad Expeditions – pionnier des croisières d’exploration dans la région – ou d’autres compagnies locales proposent des itinéraires extrêmement cadrés par les réglementations du Parc national : sentiers obligatoires, groupes réduits, guides naturalistes certifiés, distance minimale à respecter avec les animaux, interdiction totale de nourrir la faune.
L’Amazonie équatorienne, l’autre « poumon » du monde
À l’opposé de l’aridité volcanique des Galápagos, l’Amazonie équatorienne déploie un océan de verdure, véritable sanctuaire de biodiversité. Accessible depuis Quito en une quarantaine de minutes de vol jusqu’à Coca, puis en quelques heures de pirogue motorisée le long du rio Napo, cette région est l’une des plus riches au monde en espèces par mètre carré. Le Parc national Yasuni, au cœur du bassin, est même présenté par plusieurs études comme l’endroit le plus biodiversifié de la planète à cette échelle.
Le climat y est tropical, avec des températures stables toute l’année, généralement comprises entre 20 et 33 °C. On y distingue une saison dite des hautes eaux, favorable à la navigation (décembre à mai), et une période de basses eaux (en gros de juin à novembre), plus propice aux randonnées en forêt. Dans tous les cas, l’humidité reste très élevée et les pluies fréquentes.
Les zones protégées les plus visitées, comme le Parc national Yasuni et la Réserve de Cuyabeno, sont entourées de nombreux lodges souvent accessibles uniquement par la rivière. Beaucoup sont conçus comme des écolodges, utilisant des matériaux locaux et l’énergie solaire, et impliquent directement les communautés indigènes dans leur gestion ou propriété.
Le tableau suivant donne un aperçu simplifié de quelques hébergements emblématiques et de leur localisation :
| Lodge / Projet | Zone principale | Particularités signalées |
|---|---|---|
| Napo Wildlife Center | Parc national Yasuni | Situé à l’intérieur du parc, observatoires de faune |
| La Selva Amazon Ecolodge & Spa | Bord du lac Garzacocha | Tour panoramique, spa, hébergement confortable |
| Sacha Lodge | Rio Napo | Passerelle de canopée de près de 300 m, ferme à papillons |
| Sani Lodge | Réserve biosphère Yasuni | Projet communautaire mené par la communauté Sani Isla |
| Cuyabeno Lodge / Jamu Lodge | Réserve de Cuyabeno | Excursions en canoë, observation de dauphins roses |
| Kapawi Ecolodge | Amazonie profonde | Architecture Achuar, gestion par la nation Achuar |
Le programme type d’un séjour mêle balades guidées en forêt, sorties en canoë (parfois de nuit à la recherche de caïmans et d’insectes bioluminescents), observation d’oiseaux au sommet de tours ou sur des passerelles suspendues au-dessus de la canopée, pêche au piranha, découverte de léchages d’argile où se pressent perroquets et aras. La région abrite une faune impressionnante : singes (hurleurs, capucins, saki, tamarins dorés…), paresseux, tapirs, jaguars très discrets, loutres géantes, dauphins roses, boas et anacondas, sans oublier une explosion d’oiseaux – toucans, harpies, hoatzins, tangaras, aras – et une multitude d’amphibiens et d’insectes.
Les séjours incluent souvent la visite de communautés autochtones (Kichwa, Siona, Achuar) où l’on apprend à préparer des boissons traditionnelles, à comprendre l’usage médicinal des plantes et à participer à des cérémonies. Il est possible de soutenir l’économie locale en achetant de l’artisanat. Certains projets, comme le Napo Cultural Center ou les initiatives Achuar à Kapawi, reversent directement les bénéfices du tourisme à des programmes de santé, d’éducation ou de conservation.
Ce tourisme doit cependant se préparer : vaccins à jour, répulsif puissant, vêtements légers mais couvrants, sacs étanches, lampes frontales, jumelles, protection pour les appareils électroniques. Les agences spécialisées – nationales ou internationales – accompagnent volontiers les voyageurs dans ces démarches et proposent des circuits sur mesure, souvent combinés avec un séjour dans les Andes ou aux Galápagos.
L’Avenue des Volcans et les grands parcs andins
L’épine dorsale de l’Equateur, c’est la cordillère des Andes. Sur plusieurs centaines de kilomètres, les volcans se succèdent, certains coiffés de neige éternelle, d’autres marqués par des cratères effondrés remplis de lacs turquoise. L’« Avenue des Volcans » – expression popularisée au XIXe siècle par l’explorateur Alexander von Humboldt – désigne l’axe andin qui relie Quito à Cuenca en passant par une série impressionnante de sommets.
Cotopaxi, cône parfait et symbole national
À une cinquantaine de kilomètres au sud de Quito, le Parc national Cotopaxi protège l’un des volcans actifs les plus élevés au monde, culminant à 5 897 m. Son cône presque symétrique, coiffé d’une calotte glaciaire, domine un paysage de páramo – ces prairies d’altitude parsemées de coussins de végétation, de lagunes, de brouillard et de chevaux sauvages.
Pour gravir le volcan Cotopaxi, les alpinistes expérimentés et encadrés partent du refuge José Rivas (4 800 m) pour une ascension nocturne. La plupart des visiteurs se contentent d’atteindre en véhicule le parking à 4 500 m, puis de randonner jusqu’au refuge. Cette excursion est souvent combinée avec une balade autour de la lagune Limpiopungo pour observer la faune andine (condors, renards, cerfs, chevaux semi-sauvages) et s’acclimater à l’altitude.
Autour du parc, des haciendas historiques – comme Hacienda El Porvenir ou Hacienda San Agustín de Callo – proposent hébergement, excursions à cheval et immersion dans le monde rural andin.
Chimborazo, le « sommet » le plus proche du soleil
Plus au sud, dans la province de Chimborazo, se dresse un géant : le Chimborazo, point culminant du pays avec 6 263 m. En raison du renflement de la Terre à l’équateur, son sommet est même considéré comme le point de la surface terrestre le plus éloigné du centre de la planète. Vu depuis les plaines environnantes, ce stratovolcan éteint occupe tout l’horizon, encadré par d’autres sommets comme Carihuairazo ou El Altar.
Depuis 2012, l’ascension du Chimborazo est soumise à une réglementation stricte : la présence d’un guide de haute montagne certifié est obligatoire. Cette mesure est justifiée par les risques multiples (avalanches, chutes de pierres, crevasses, fatigue due à l’altitude) et par l’instabilité croissante des pentes, accentuée par le recul des glaciers dû au changement climatique.
Sans viser l’alpinisme, il est possible de profiter de la réserve pour observer vigognes, lointaines cousines sauvages de l’alpaga, et pour marcher dans un décor minéral très photogénique. Les villages alentour – Riobamba, Guaranda, Ambato – servent de base logistique, avec des agences locales qui organisent randonnées, VTT ou ascensions.
Quilotoa, un cratère turquoise au cœur des Andes
Autre image iconique de l’Equateur andin : la lagune de Quilotoa, lac d’un bleu-vert intense niché à l’intérieur d’un cratère situé à près de 3 900 m d’altitude. Situé à environ 180 km au sud de Quito, ce volcan effondré s’est rempli d’eau au fil des siècles, créant une cuvette presque parfaitement circulaire aux parois abruptes.
La descente au lac prend environ 30 minutes, mais la remontée est plus difficile. La randonnée complète sur la crête offre des vues variées sur le lac et les montagnes. Le « Quilotoa Loop » permet de visiter des villages indigènes comme Chugchilán, Isinliví et Tigua, avec possibilité de loger en auberge familiale, de visiter des ateliers d’art naïf et d’assister aux marchés hebdomadaires.
Mindo et les forêts de nuages
À l’ouest de Quito, en descendant vers la vallée du río Blanco, le climat bascule peu à peu vers la douceur humide des forêts de nuages. Le village de Mindo est devenu l’un des principaux pôles d’écotourisme du pays, au cœur de la biosphère du Chocó Andino. Ce couloir biologique abrite une richesse exceptionnelle en oiseaux – plus de 400 espèces recensées, dont de nombreuses variétés de colibris, toucans, tangaras – ainsi qu’en papillons, amphibiens et plantes endémiques.
Ici, les activités tournent autour de l’observation ornithologique à l’aube, des balades en téléphérique rustique (tarabita) au-dessus des ravins pour rejoindre des sentiers de cascades, du tubing sur les rivières, des tyroliennes, des visites de fermes de cacao ou de serres à papillons comme Mariposas de Mindo. Les hébergements, de l’hostal simple au lodge en bois ouvert sur la canopée, insistent souvent sur le lien direct avec la nature.
Cuenca, ville coloniale et capitale culturelle du sud
Troisième ville du pays, Cuenca a su conserver une atmosphère provinciale élégante qui lui vaut le surnom d’« Athènes de l’Equateur ». Fondée en 1557 sur les ruines des cités de Tomebamba (inca) et de Guapondelig (cañari), elle s’épanouit aujourd’hui dans une vallée andine traversée par quatre rivières. Son centre historique, parfaitement orthonormé selon les idéaux urbanistiques de la Renaissance, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999.
La place Abdón Calderón est le centre de la vieille ville, ombragée et animée. Elle est encadrée par l’ancienne cathédrale, devenue un musée, et la nouvelle cathédrale de l’Immaculée Conception, reconnaissable à ses dômes bleus. Pour quelques dollars, l’accès à la toiture de la nouvelle cathédrale offre une vue magnifique sur les toits de tuiles et les coupoles des environs.
Cuenca se découvre à pied, au fil des marchés (Mercado 9 de Octubre, Mercado 10 de Agosto), des places fleuries comme le Parque de las Flores, des ruelles qui descendent vers la rivière Tomebamba où des escaliers relient la ville haute aux berges aménagées. Le Musée des Cultures Aborigènes rassemble plus de 5 000 objets archéologiques venant de l’ensemble du pays, tandis que le complexe de Pumapungo associe musée ethnographique, ruines cañaris en terrasses, jardins et un petit refuge pour oiseaux de proie.
Contrairement à ce que son nom suggère, le célèbre chapeau « Panama » est en réalité tissé en Équateur à partir de fibres de palmier toquilla. À Cuenca, le Musée du chapeau de paille (Museo del Sombrero) permet de découvrir l’intégralité du processus de fabrication, du séchage des feuilles au moulage final, et d’y acheter un modèle.
Près de la ville, le parc national Cajas déroule un paysage d’altiplano marron et vert, constellé de plus de 200 lagunes d’origine glaciaire. À environ 3 000 à 4 000 m, ce parc inscrit en réserve de biosphère est un paradis pour la randonnée, la pêche en altitude et l’observation de la flore typique du páramo.
Guayaquil et le Malecón 2000, vitrine du littoral
Plus grande ville du pays et principal port sur le Pacifique, Guayaquil est souvent perçue comme une simple escale vers les plages ou les Galápagos. Pourtant, la métropole côtière a profondément transformé son image grâce à d’ambitieux projets de rénovation urbaine, au premier rang desquels le Malecón 2000, promenade emblématique qui longe le río Guayas sur 2,5 km.
Inauguré vers l’an 2000, ce front de rivière entièrement réaménagé est un lieu de sortie très prisé. Sur plusieurs pâtés de maisons, vous trouverez jardins, fontaines, aires de jeux, restaurants, centres commerciaux, monuments et musées. La présence importante de policiers et d’agents de sécurité, combinée à un bon éclairage et à un afflux permanent de promeneurs, en fait l’un des espaces les plus sûrs de la ville pour les habitants comme pour les visiteurs.
Parmi les points d’intérêt remarquables, on peut citer le monument de La Rotonda, qui commémore la rencontre historique entre les libérateurs Simón Bolívar et José de San Martín, la grande roue « La Perla » – présentée comme la plus haute d’Amérique du Sud – ou encore le MAAC (Museo Antropológico y de Arte Contemporáneo), qui présente à la fois des collections précolombiennes et des expositions d’art moderne. Le long du parcours, des bâtiments historiques comme la Tour de l’Horloge (Torre Morisca) ou le petit musée naval rappellent le passé portuaire et militaire de la cité.
Nombre de marches à gravir pour atteindre le sommet de la colline Santa Ana à Guayaquil.
Guayaquil sert également de point de départ à plusieurs excursions : forêts sèches protégées comme celle de Cerro Blanco (idéale pour observer des oiseaux de la côte), mangroves et observation de dauphins vers Puerto El Morro, ou encore visites de plantations de cacao bio dans l’arrière-pays. La ville est aussi une porte d’embarquement majeure pour les vols vers les Galápagos.
Otavalo et les Andes du Nord : artisanat, lacs et volcans
Au nord de Quito, dans la province d’Imbabura, Otavalo est devenue synonyme de marché artisanal. Depuis la période pré-inca, la ville est un carrefour commercial pour les populations indigènes de la région. Aujourd’hui, Plaza de Ponchos – la place principale, recouverte de kiosques colorés – accueille ce qui est considéré comme l’un des plus grands marchés indigènes de plein air de toute l’Amérique du Sud.
Pourcentage du prix initial à viser après négociation sur le marché artisanal.
Le tableau ci-dessous résume quelques informations pratiques sur le marché d’Otavalo :
| Élément | Détail principal |
|---|---|
| Localisation | Ville d’Otavalo, province d’Imbabura |
| Distance depuis Quito | Environ 105 km (environ 2 h de route) |
| Lieu du marché | Plaza de Ponchos (Plaza Centenario) |
| Jours les plus animés | Samedi (principal), mercredi |
| Horaires approximatifs | De tôt le matin jusqu’en fin d’après-midi |
| Moyens d’accès | Bus depuis le terminal de Carcelén, voiture, tours organisés |
| Altitude de la ville | Environ 2 500 m |
Au-delà du marché, la région mérite plusieurs jours : le lac San Pablo, lové au pied du volcan Imbabura, permet kayak et balades ; la lagune Cuicocha, cratère inondé au cœur de la réserve Cotacachi-Cayapas, offre un sentier de crête spectaculaire et des promenades en bateau ; les cascades de Peguche ou de Taxopamba invitent à des marches faciles en forêt. Les villages voisins prolongent la thématique artisanale : Cotacachi pour le cuir, San Antonio de Ibarra pour la sculpture sur bois.
Les communautés otavalos, reconnaissables à leurs vêtements traditionnels distinctifs, ont su développer un modèle économique prospère basé sur leur artisanat renommé. Elles préservent activement leur langue, le kichwa, et perpétuent des fêtes ancestrales comme Inti Raymi (solstice de juin) et la Fiesta del Yamor (célébration des récoltes de maïs).
Les grands sites naturels et culturels classés à l’UNESCO
L’Equateur se distingue par une forte présence au sein du patrimoine mondial. À ce jour, cinq sites y sont inscrits, dont deux naturels et trois culturels. Ils dessinent à eux seuls un itinéraire de découverte assez complet.
L’Équateur abrite plusieurs sites culturels et naturels exceptionnels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, témoignant de la richesse de son histoire et de la diversité de ses écosystèmes.
Site naturel inscrit en 1978 (étendu en 2001). Ce laboratoire unique de l’évolution combine le Parc national, la Réserve marine et une réserve de biosphère, célèbre pour ses espèces endémiques.
Centre historique culturel inscrit en 1978. Remarquable pour son architecture coloniale préservée, ses églises baroques et son plan en damier datant du XVIIIe siècle.
Site naturel inscrit en 1983, s’étendant sur trois provinces. Il protège une gamme d’écosystèmes, des forêts tropicales aux glaciers, et abrite les volcans actifs Sangay et Tungurahua.
Site culturel inscrit en 1999. Exemple exceptionnel de ville coloniale planifiée sur un plan orthogonal, intégrée harmonieusement dans le paysage andin.
Bien culturel transnational inscrit en 2014. L’Équateur compte 23 composantes de ce vaste réseau de routes préincas et incas, utilisé pour les échanges, la communication et le contrôle militaire.
En toile de fond, l’Equateur a également placé plusieurs sites sur sa Liste indicative, préfigurant de potentielles futures inscriptions : le Parc national Machalilla, combinant forêt sèche tropicale et vestiges de cultures précolombiennes sur la côte de Manabí ; la forêt pétrifiée de Puyango, riche en troncs fossilisés et ammonites vieux d’environ 70 millions d’années ; ou encore le paysage archéologique Mayo Chinchipe – Marañón dans le sud amazonien, où des fouilles récentes ont mis en évidence une culture précolombienne anciennement impliquée dans la domestication et la diffusion du cacao.
Baños, Mindo, Papallacta : l’Equateur version aventure et bien-être
Entre hauts plateaux andins et bassin amazonien, la petite ville de Baños de Agua Santa illustre à merveille le versant « adrénaline » du pays. Surnommée « capitale de l’aventure », elle combine thermalisme – avec plusieurs piscines d’eaux chaudes comme Termas de la Virgen ou El Salado – et sports de plein air : canyoning dans des gorges, rafting sur des rivières tumultueuses, tyroliennes, sauts à l’élastique.
La célèbre Ruta de las Cascadas en Équateur serpente dans une vallée luxuriante parsemée de nombreuses chutes d’eau. La plus impressionnante, le Pailón del Diablo, est accessible par des escaliers abrupts. Depuis les hauteurs, la balançoire ‘du bout du monde’, située à la Casa del Árbol, offre un panorama à couper le souffle sur la vallée et, lorsque la visibilité est bonne, sur le volcan Tungurahua.
Plus au nord-ouest, Mindo, déjà mentionnée pour ses forêts de nuages, attire un public mêlé d’ornithologues, de familles et de voyageurs en quête d’un climat plus doux que celui des hauteurs. À l’est de Quito, Papallacta a bâti sa réputation sur ses bassins thermaux entourés de montagnes, appréciés pour une halte détente après des treks ou avant un vol.
Côtes pacifiques, Parcs et îles au large
Si la sécurité s’est dégradée dans certaines parties du littoral – notamment en zone urbaine dans et autour de Guayaquil ou dans certaines portions de la province d’Esmeraldas – la côte équatorienne recèle encore des zones d’une grande beauté, en particulier dans les parcs protégés.
Le Parc national Machalilla, sur la côte de Manabí, combine forêt sèche tropicale, plages et îles comme Isla de la Plata, dite « petites Galápagos » pour ses fous à pattes bleues, frégates et tortues marines. De juin à septembre, c’est aussi un site privilégié pour observer les baleines à bosse en migration.
Plus au sud, des villages comme Puerto López, Ayampe, ou la plus animée Montañita (haut lieu du surf et de la fête) jalonnent la « Route Spondylus », itinéraire touristique qui suit en partie la Panaméricaine côtière. Salinas, plus à l’ouest de Guayaquil, incarne la station balnéaire développée avec sa skyline de tours et ses plages urbaines.
Amazonie, Andes, Galápagos : combiner les régions
L’un des grands atouts de l’Equateur tient à sa compacité. Dans un pays d’environ 276 000 km², il est tout à fait envisageable, en deux ou trois semaines, de combiner dans un même voyage centre historique colonial, immersion amazonienne et croisière naturaliste dans les îles.
Un circuit typique de deux semaines pourrait inclure : Quito et la ligne de l’équateur (avec la visite de la Ciudad Mitad del Mundo et du musée Intiñán), quelques jours en Amazonie dans les régions de Yasuni ou Cuyabeno, un retour dans les Andes pour explorer le Cotopaxi ou la lagune de Quilotoa, une descente à Baños pour les activités d’aventure, un vol vers Guayaquil, puis un envol final pour les îles Galápagos. Des variantes peuvent privilégier les villes coloniales comme Quito et Cuenca, les marchés et haciendas d’Otavalo, ou une exploration plus approfondie de la cordillère des Andes autour du Chimborazo et du Parc national Sangay.
Le tableau suivant récapitule certains des grands « blocs » de visite et leur caractère principal :
| Région / Site principal | Atout majeur | Expériences typiques |
|---|---|---|
| Quito (centre historique) | Ville coloniale à l’UNESCO | Églises baroques, musées, panoramas, gastronomie |
| Îles Galápagos | Faune endémique et géologie unique | Croisières, snorkeling, observation de la vie sauvage |
| Amazonie (Yasuni, Cuyabeno) | Biodiversité exceptionnelle | Lodges, balades en canoë, communautés indigènes |
| Cotopaxi, Chimborazo, Quilotoa | Volcans et hautes terres andines | Randonnées, alpinisme, vie rurale |
| Cuenca & Cajas | Ville coloniale, lacs de montagne | Musées, marchés, treks en altitude |
| Otavalo & Imbabura | Marché indigène, lacs et volcans | Artisanat, randonnées cratères et cascades |
| Guayaquil & côte centrale | Ville-port, accès aux plages et parcs | Malecón 2000, Las Peñas, Machalilla, observation de baleines |
Un pays calibré pour l’écotourisme
L’Equateur a longtemps mis en avant son potentiel d’écotourisme, et pour cause : présence de la forêt amazonienne, de forêts de nuages, de páramos, de parcs nationaux côtiers, de l’archipel des Galápagos, et une densité d’endémisme parmi les plus élevées de la planète. Cette orientation se traduit par la multiplication de lodges « verts », d’initiatives communautaires et de projets de conservation articulés avec l’accueil de visiteurs.
En Amazonie, plusieurs lodges (Napo Wildlife Center, Sani Lodge, etc.) sont gérés en partenariat avec des communautés locales (Kichwa, Achuar), alliant préservation de la forêt, traditions et revenus. Aux Galápagos, des règles strictes s’appliquent : quotas de bateaux, guides certifiés obligatoires, interdiction de nourrir les animaux, afin de limiter l’impact sur les écosystèmes.
En montagne, certains parcs comme Sangay ou Cajas bénéficient d’un statut de réserve de biosphère, combinant zones de conservation stricte et espaces d’activités humaines encadrées. Sur le plan culturel, le classement de sites urbains – Quito, Cuenca – et d’éléments immatériels comme le tissage des chapeaux de paille toquilla ou l’héritage oral du peuple zápara contribue aussi à une prise de conscience de la valeur patrimoniale du pays.
Préparer son voyage et profiter pleinement
Pour tirer le meilleur parti de ces sites incontournables, quelques paramètres entrent en jeu. L’altitude, d’abord : Quito, Cuenca, Otavalo, Cotopaxi, Chimborazo, Quilotoa se situent tous bien au-dessus de 2 500 m, parfois au-delà de 4 000 m. Il est donc sage de prévoir quelques jours d’acclimatation à Quito ou Cuenca avant de s’aventurer sur les sommets ou de descendre trop vite vers les cratères.
L’Équateur se visite toute l’année, mais les conditions varient selon les régions. Sur les hauts plateaux andins, la période de juin à septembre est généralement plus sèche et ensoleillée. En Amazonie, le climat reste humide en permanence, mais les séjours sont modifiés par les périodes de hautes ou basses eaux. Aux Galápagos, l’intérêt est constant, mais le confort (notamment pour les personnes sensibles au mal de mer) dépend de la combinaison température, visibilité et agitation de la mer.
La question des distances est plus simple qu’ailleurs en Amérique du Sud : grâce à la taille modérée du pays et à un réseau de bus relativement dense, il est possible de passer de Quito à la côte en une journée, ou de la capitale à l’Amazonie en quelques heures de route ou de vol. Des compagnies aériennes nationales ou régionales relient également les grandes villes et servent de pont vers les îles.
Pour optimiser votre voyage en Équateur face à la richesse des sites, il est conseillé de choisir un thème principal comme fil conducteur : nature et parcs, culture et villes coloniales, artisanat et marchés, ou faune marine et îlots volcaniques. Le pays se prête bien à cette approche, tout en permettant de combiner deux ou trois axes complémentaires sur un séjour limité.
De Quito aux Galápagos, de l’ombre dense de l’Amazonie aux lacs glacés de Cajas, des étals débordants d’Otavalo aux ruelles coloniales de Cuenca, les sites touristiques incontournables en Equateur composent un puzzle d’une extraordinaire cohérence : celui d’un pays où l’on peut contempler, en quelques jours, la plupart des grands visages de l’Amérique du Sud – jungle, Andes, Pacifique, cultures indigènes et héritage colonial – sans jamais perdre de vue une constante, la force d’un territoire profondément marqué par la nature et ses peuples.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite changer de résidence fiscale vers l’Équateur pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités migratoires, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Uruguay, Panama, Équateur), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Équateur pour son coût de vie très inférieur à la France, son système de visas retraite avantageux, sa monnaie en dollar US limitant le risque de change et ses opportunités immobilières (Cuenca, Quito, côte Pacifique). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, risque d’abus de droit), mise en place de la résidence légale, coordination avec CNAV/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, et intégration patrimoniale. L’accompagnement permet de capter les économies fiscales et de transmission tout en maîtrisant les risques (double imposition via convention FR-EC, contrôles français, adaptation culturelle).
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