Les meilleures écoles internationales en Équateur : panorama, coûts et atouts cachés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Choisir une école pour ses enfants est souvent la décision qui finit par déterminer dans quel quartier – voire dans quelle ville – une famille va s’installer. En Equateur, ce choix est particulièrement stratégique : le pays dispose d’un réseau d’écoles internationales étonnamment développé pour une nation en développement, mais très concentré autour de Quito et Guayaquil, avec quelques établissements de haut niveau dans des villes comme Cuenca ou Manta. Entre programmes britanniques, américains, allemands, français ou IB, l’offre est riche… et les écarts de coûts considérables.

Bon à savoir :

Cet article détaille les meilleures écoles internationales en Équateur, leurs programmes éducatifs et leurs profils spécifiques. Il explique également comment ces écoles s’intègrent dans le système éducatif national et fournit une estimation des budgets à prévoir pour les familles.

Le contexte éducatif équatorien : un terreau fertile pour les écoles internationales

L’Equateur reste officiellement classé parmi les pays en développement, mais il a fortement investi dans l’éducation au cours des dernières décennies. En 2019, les dépenses éducatives représentaient 4,2 % du PIB, avec des taux de scolarisation nets élevés : 91 % au primaire, 85 % au secondaire et près de la moitié des jeunes inscrits dans l’enseignement supérieur.

Le système national est structuré autour d’une scolarité obligatoire d’environ neuf ans : six années de primaire à partir de six ans, suivies de trois années de collège. Trois années supplémentaires de lycée mènent au bachillerato, sésame pour l’université publique, elle-même gratuite mais accessible via un test d’aptitude.

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Environ 25 % des élèves en Équateur fréquentent des établissements privés, dont une part significative rejoint des écoles internationales ou bilingues.

Autre particularité du pays : la place centrale du Baccalauréat International (IB). L’Equateur compte 81 écoles du monde IB, dont 78 autorisées à délivrer le Diplôme. Treize proposent même la continuité complète du programme (PYP, MYP, DP), du primaire au lycée. Beaucoup de lycées publics ou privés enseignent le Diplôme de l’IB en espagnol, ce qui crée un environnement très favorable aux parcours internationaux.

Pourquoi les écoles internationales attirent autant en Equateur

Pour les familles équatoriennes aisées comme pour les expatriés, les raisons de choisir une école internationale sont similaires : continuité de parcours, maîtrise de l’anglais, et diplômes reconnus à l’étranger. Le contraste avec le système public est marqué : classes souvent surchargées, méthodes encore très centrées sur la mémorisation, moyens limités.

Les écoles internationales, elles, mettent l’accent sur plusieurs points clés.

Bon à savoir :

Les écoles internationales proposent des programmes reconnus mondialement, comme le programme britannique (IGCSE, A-Levels), le cursus américain (AP, High School Diploma), les systèmes allemand ou français, ou l’IB (Baccalauréat International). Ces diplômes facilitent l’accès aux universités en Amérique du Nord, en Europe ou en Asie et offrent une sécurité aux familles anticipant une mobilité future.

Ensuite, la dimension linguistique. L’anglais est matière obligatoire dans le secondaire public, mais le pays reste classé parmi les plus faibles d’Amérique latine en compétence anglaise selon l’indice EF. Les écoles internationales offrent un environnement réellement bilingue ou trilingue : l’anglais y est langue de scolarisation principale dans les écoles anglo-saxonnes, l’allemand ou le français étant parfois co‑dominants dans les écoles de tradition européenne (allemande ou française), avec l’espagnol maintenu pour l’ancrage local et le bachillerato.

Astuce :

Les établissements valorisent le développement global de l’enfant, incluant l’esprit critique, la créativité, la citoyenneté mondiale, l’engagement communautaire, le sport et les arts. Pour compléter les apprentissages académiques, beaucoup proposent des activités parascolaires structurées telles que la robotique, le modèle des Nations unies, les arts martiaux, le théâtre ou la musique.

Quito : le cœur du réseau d’écoles internationales

Quito concentre la plus grande densité d’écoles internationales du pays. Située dans la Sierra, la capitale offre un cadre de vie apprécié des expatriés, avec un coût de la vie relativement modéré, une offre culturelle abondante et un environnement naturel spectaculaire. Pour les familles, c’est surtout la variété des écoles bilingues et internationales qui fait la différence.

British School Quito : le seul établissement pleinement britannique

The British School Quito (BSQ), installé à Cumbayá, est souvent présenté comme la seule école véritablement britannique du pays. Elle suit fidèlement le English National Curriculum, de la petite section (Early Years) à la terminale (Year 13). Les élèves passent les IGCSE en 10e et 11e années, puis préparent le Diplôme de l’IB en fin de parcours.

La communauté scolaire rassemble des familles de plus de trente nationalités différentes, mais 75 % des élèves sont équatoriens. Ce mélange se reflète dans une approche bilingue anglais-espagnol dès le plus jeune âge, tout en conservant un ancrage clair dans la culture locale. Les valeurs affichées – compassion, respect, intégrité, excellence et responsabilité – irriguent autant les cours que les activités extrascolaires.

Les résultats académiques confirment le positionnement de haut niveau : 38,4 % des élèves obtiennent la mention A* ou A aux IGCSE/GCSE, contre une moyenne mondiale d’environ 29 %. Les diplômés rejoignent ensuite des universités de premier plan à l’international.

Attention :

L’établissement dispose d’infrastructures modernes (laboratoires, studios, terrains) et d’une offre périscolaire riche (musique, débat, MUN). Son engagement en éducation au développement durable est concret, avec quatre enseignants accrédités par l’ONU sur les questions climatiques.

Colegio Menor San Francisco de Quito : pont entre l’Equateur et les États-Unis

Toujours à Cumbayá, Colegio Menor San Francisco de Quito (CMSFQ) se positionne comme un établissement bilingue haut de gamme, associé au groupe Nord Anglia Education. Il accueille les élèves de la maternelle (Pre-Kinder) à la terminale, et propose une intégration très poussée des programmes équatorien et américain.

Le parcours peut se conclure soit par le Diplôme de l’IB, soit par un diplôme de lycée américain, ouvrant des portes autant en Equateur qu’aux États-Unis et ailleurs. La pédagogie se veut holistique, insistant sur le service communautaire, les projets liés aux Objectifs de développement durable, et une large palette d’activités extra‑scolaires.

Le campus de sept hectares mêle terrains de football, cours de basket, laboratoires de sciences, studios d’art et de musique, espaces verts et salles de classe équipées en technologies éducatives. Les élèves accèdent aussi au Global Campus de Nord Anglia, une plateforme numérique qui leur permet de collaborer avec des pairs dans d’autres pays.

Academia Cotopaxi American International School : l’option américaine inclusive

Fondée en 1959, Academia Cotopaxi American International School, à Monteserrín, est une école internationale de jour à but non lucratif, accréditée aux États‑Unis. Elle accueille des enfants de 1 à 18 ans, avec des effectifs par classe volontairement limités (environ 18 élèves, jusqu’à un maximum de 24).

Bon à savoir :

L’établissement propose un curriculum américain en anglais, enrichi des programmes IB (Primary Years Programme et Diploma Programme). Au lycée, les élèves ont accès à des cours Advanced Placement (AP), valorisés par les universités nord-américaines. L’approche pédagogique est fondée sur des valeurs d’inclusion, de diversité et d’innovation, et accorde une importance particulière au service communautaire et à la citoyenneté mondiale.

Les infrastructures comprennent une bibliothèque moderne, des laboratoires informatiques, des installations sportives et des espaces dédiés aux arts, ce qui en fait une option de premier plan pour les familles recherchant une école américaine complète.

Alliance Academy International : un ancrage chrétien et américain

Alliance Academy International (AAI), à Cumbayá, possède une histoire singulière : l’école a été fondée en 1929 pour scolariser les enfants de missionnaires d’Amérique latine. Aujourd’hui, elle accueille jusqu’à 600 élèves, de Preschool 3 à la terminale, et s’est ouverte bien au‑delà du public missionnaire, même si elle revendique toujours une identité chrétienne forte.

Le programme, dispensé en anglais, est calqué sur le modèle américain et accrédité par le ministère équatorien de l’Education ainsi que par des organismes comme Cognia (ex‑SACS) et l’Association of Christian Schools International. Les lycéens peuvent suivre des cours AP, tandis que le volet pastoral et la formation au leadership occupent une place importante au côté des arts et du sport.

SEK International School Quito : la continuité IB de la maternelle au diplôme

SEK International School Quito fait partie d’un groupe espagnol, SEK Education Group, qui gère trois campus internationaux en Equateur. À Quito, l’école propose l’intégralité de la continuité IB : Primary Years Programme (PYP), Middle Years Programme (MYP) et Diploma Programme (DP), de la maternelle à la terminale.

Exemple :

Le Colegio Internacional SEK‑Ecuador est l’une des treize écoles du pays à proposer les trois programmes du Baccalauréat International (IB). Son approche pédagogique met l’accent sur l’individualisation des apprentissages, soutenue par des infrastructures dédiées comme des laboratoires de sciences, des salles d’arts et des installations sportives. L’établissement se distingue également par une offre très riche d’activités para‑scolaires. Ses clubs et ateliers, qui vont bien au‑delà du sport, incluent par exemple la robotique (Sekbotics), la musique, les arts martiaux, la programmation ou le débat, et sont souvent dispensés en anglais.

Un autre campus SEK, Los Valles, illustre jusqu’à l’excès la culture extrascolaire du groupe : baby soccer, mini‑cyclisme avec un champion panaméricain de BMX, natation, tennis, MMA, équitation, padel, ballet, danse latine, club de débat, robotique, fanfare scolaire… tout est pensé pour que les après‑midi soient aussi formatrices que les cours du matin.

German School Quito : double diplôme et interculturalité germano‑équatorienne

Le Colegio Alemán Quito, aussi appelé German School Quito, est l’option de référence pour les familles qui privilégient le système éducatif allemand. L’enseignement y est bilingue allemand‑espagnol, selon les standards de l’Allemagne. Les élèves peuvent préparer à la fois l’Abitur international allemand et le bachillerato équatorien, ce qui ouvre des perspectives universitaires en Europe et en Amérique latine.

Au‑delà de la rigueur académique, l’école cultive une forte dimension d’échanges interculturels : immersion dans les deux langues, projets de coopération, et une vie de campus rythmée par les activités sportives, scientifiques et culturelles.

Tomás Moro School : valeurs catholiques et bilinguisme

Tomás Moro School, également à Cumbayá, propose une éducation bilingue ancrée dans les valeurs catholiques. L’établissement suit le curriculum équatorien mais renforce fortement l’anglais, tout en misant sur le développement intégral des élèves : projets culturels, engagements sociaux, activités sportives et artistiques. Pour des familles recherchant un cadre religieux structurant sans renoncer à l’ouverture internationale, c’est une option solide.

Guayaquil : une scène internationale en pleine expansion

Guayaquil, grand port du pays et cœur économique, héberge lui aussi un réseau dense d’écoles internationales. On y trouve des établissements américains, allemands, IB, mais aussi des écoles bilingues très reconnues.

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Nombre d’élèves scolarisés à l’InterAmerican Academy, issus de 29 nationalités différentes.

Le programme scolaire est américain, avec préparation au SAT, à l’ACT, aux AP et même à l’AP Capstone, le tout entièrement en anglais. L’école est accréditée par Cognia et le ministère équatorien de l’Education, et revendique un très bon taux d’admission universitaire assorti de bourses importantes pour ses diplômés. Les installations comptent laboratoires, piscine, terrains de sport et vastes espaces verts, et la vie scolaire est rythmée par des activités comme le Modèle des Nations unies, des projets de service communautaire et des célébrations culturelles.

Bon à savoir :

Guayaquil propose plusieurs établissements scolaires internationaux. Le campus de SEK International, accrédité IB depuis 1990, offre le diplôme en espagnol et d’autres programmes en anglais. D’autres écoles suivent des modèles variés : le Colegio Alemán Humboldt (modèle allemand), l’American School of Guayaquil (parcours bilingue anglais-espagnol avec IB), ainsi que diverses écoles bilingues comme Menor Santiago de Guayaquil, Balandra Cruz del Sur et les unités éducatives Delta, Nuevo Mundo et Torremar.

Cuenca : une offre plus petite, mais très qualitative

Si Quito et Guayaquil concentrent la majorité des écoles internationales, Cuenca – ville andine coloniale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO – s’est aussi imposée comme un pôle éducatif attractif. Avec environ 277 000 habitants, elle dispose certes d’un nombre plus limité d’écoles internationales, mais plusieurs établissements y offrent des standards comparables aux grandes villes.

Écoles Internationales de Cuenca

Deux établissements d’excellence offrant des programmes internationaux reconnus et une éducation multilingue.

Colegio Americano de Cuenca

Programme inspiré du système américain, de la maternelle au lycée. Mise sur l’apprentissage expérientiel pour préparer aux études supérieures.

Colegio Alemán Stiehle de Cuenca

Combine l’allemand, l’anglais et l’espagnol. Propose le programme du Baccalauréat International (IB) et est reconnue comme World School IB depuis 2010.

D’autres établissements comme Unidad Educativa Bilingüe Interamericana, MonteAlegre School (inspirée de la pédagogie Montessori), Liceo La Sabiduría ou Unidad Educativa Santana complètent le paysage, avec des approches qui vont du bilinguisme structuré à l’accent mis sur les intelligences multiples et le développement socio‑émotionnel.

L’ensemble crée un éventail intéressant : immersion culturelle profonde via des écoles privées locales, bilinguisme équilibré, ou parcours franchement internationaux, le tout dans une ville réputée pour sa qualité de vie, son climat tempéré et son atmosphère accueillante.

Programmes et accréditations : ce qui distingue les meilleures écoles

Au‑delà des noms, ce sont surtout les programmes et les accréditations qui permettent d’identifier les écoles internationales les plus solides en Equateur.

Parmi les modèles les plus fréquents, on trouve : modèles A, modèles B, modèles C.

Systèmes scolaires internationaux en Équateur

Les familles expatriées et locales en Équateur peuvent choisir parmi plusieurs systèmes éducatifs internationaux reconnus, souvent combinés avec le diplôme national.

Curriculum Britannique

Suivi du English National Curriculum avec les examens IGCSE en milieu de secondaire et le diplôme du Baccalauréat International (IB) en terminale. Exemple : British School Quito.

Système Américain

Menant à un High School Diploma, souvent enrichi par des cours Advanced Placement (AP). Proposé par des établissements comme Academia Cotopaxi, Alliance Academy International, InterAmerican Academy ou Colegio Menor.

Baccalauréat International (IB)

Programme très répandu, offert en espagnol ou en anglais dans de nombreuses écoles publiques et privées. Il est souvent complété par le *bachillerato* équatorien.

Modèles Nationaux Européens

Incluent le système allemand (Weltweit anerkannter Abitur) au Colegio Alemán de Quito et Guayaquil, et le système français (baccalauréat) au Lycée La Condamine à Quito. Ces diplômes sont fréquemment combinés avec le diplôme équatorien.

Les établissements sérieux recherchent aussi des accréditations internationales comme Cognia (ex‑SACS), le Council of International Schools (CIS) ou l’Association of Christian Schools International pour les écoles confessionnelles. Ces labels imposent des standards en matière de gouvernance, de curriculum, de suivi des élèves, de développement professionnel des enseignants et de transparence financière.

Combien coûte une école internationale en Equateur ?

L’un des points décisifs pour les familles est le budget. Les écoles internationales équatoriennes sont chères à l’échelle locale. La scolarisation de deux enfants dans un établissement de haut niveau peut facilement atteindre 2 000 dollars par mois, soit plusieurs fois le salaire minimum.

Les données disponibles montrent de fortes variations selon la ville, le statut de l’école et le niveau de prestige. Un tableau comparatif permet de visualiser les ordres de grandeur pour le niveau de « General Básica » (enfants de 7 à 12 ans).

Exemples de coûts annuels par ville et type d’école (frais de scolarité seuls)

VilleType d’écoleFourchette annuelle approximative
CuencaPrivée locale1 413 à 1 913 USD
CuencaInternationale3 379 à 4 440 USD
QuitoPrivée locale1 455 à 2 316 USD
QuitoInternationale6 227 à 11 868 USD
GuayaquilPrivée locale1 817 à 2 242 USD
GuayaquilInternationale6 311 à 9 690 USD
MantaPrivée locale871 à 2 136 USD
MantaInternationale2 635 à 4 728 USD

Ces montants incluent généralement les frais d’inscription (matrícula) et dix mensualités de scolarité (pensión), l’année scolaire durant 10 mois.

Coûts détaillés pour quelques écoles internationales

On peut affiner avec quelques exemples d’écoles explicitement identifiées comme internationales dans le rapport. Les chiffres ci‑dessous correspondent à des estimations annuelles de scolarité, hors extras.

VilleÉcoleTypeCoût annuel estimé (USD)
QuitoColegio Americano de QuitoInternationale7 969
QuitoAlbert Einstein SchoolInternationale11 868
QuitoParticular Británico InternacionalInternationale6 227
CuencaColegio Alemán StiehleInternationale4 440
CuencaSantana Educational SchoolInternationale3 379
GuayaquilMenor Santiago de GuayaquilInternationale9 690
GuayaquilBalandra Cruz de SurInternationale6 524
GuayaquilInternacional SEKInternationale6 311
MantaGlenn DomanInternationale2 635
MantaLeonardo Da Vinci (bilingue)Internationale4 728

Les écoles de type « British » à Quito affichent souvent des niveaux de prix plus élevés encore. D’après les données compilées, le coût de la scolarité dans une école britannique peut se situer dans une fourchette annuelle de 5 000 à 15 000 dollars, certains établissements d’élite dépassant les 20 000 dollars. Dans cette fourchette, les postes de dépenses se répartissent typiquement de la manière suivante :

Poste de dépenseEstimation fourchette (USD/an)
Scolarité (tuition)5 000 – 15 000
Frais d’inscription (unique)500 – 1 000
Uniformes et matériel150 – 300
Sorties, voyages, activités200 – 500
Total estimatif5 850 – 16 800

À ces montants s’ajoutent généralement le transport scolaire (environ 60 dollars par mois) et les activités extrascolaires payantes (environ 50 dollars par mois pour deux séances hebdomadaires). Beaucoup d’écoles appliquent toutefois des remises de 10 à 20 % pour un second enfant, parfois négociables.

Exemple :

Un exemple concret est celui de l’école Santana à Cuenca. Pour un enfant, le coût total annuel (comprenant la scolarité, les uniformes, les fournitures et le transport) s’élève à environ 5 429 dollars. Ce montant est nettement supérieur à la moyenne des écoles privées locales de la ville, mais reste inférieur aux tarifs pratiqués par les grandes écoles internationales de Quito.

Vie scolaire, uniformes et implications pour les familles

Au-delà des frais, la vie quotidienne dans une école équatorienne – internationale ou non – présente quelques constantes. La plupart imposent l’uniforme, souvent en double version : une tenue de tous les jours et un uniforme formel pour les cérémonies. Même dans le public, l’État fournit parfois des uniformes très basiques, mais les familles doivent souvent compléter.

Bon à savoir :

Les listes de fournitures peuvent inclure des manuels, cahiers, matériel d’art et même des produits d’hygiène comme du papier toilette ou du savon. Il est essentiel d’étiqueter chaque objet au nom de l’enfant. Au primaire, la participation des parents est très structurée, via des comités actifs qui organisent des événements tels que kermesses, journées de nettoyage communautaire (mingas), campagnes de dons et levées de fonds.

Le transport scolaire est facturé en sus – autour de 60 dollars par mois – mais reste un service précieux dans des villes qui s’étendent, surtout si l’on choisit une école éloignée du domicile. Les familles qui préfèrent déposer elles‑mêmes leurs enfants doivent tenir compte d’horaires souvent matinaux, certaines écoles commençant avant 7h30.

Comment choisir parmi les meilleures écoles internationales en Equateur

Face à un tel foisonnement, comment repérer les établissements qui correspondent le mieux aux besoins d’un enfant et d’une famille ?

Le premier filtre reste la localisation. Quito et Guayaquil concentrent la grande majorité des écoles internationales complètes (nursery–terminal), avec un choix large de curriculums. Cuenca et Manta offrent moins d’options, mais à des coûts parfois nettement plus bas. Le choix de l’école influe directement sur le quartier de résidence, et inversement.

Astuce :

La deuxième dimension à considérer est le type de programme. Pour les familles déjà intégrées dans le réseau de l’IB (Baccalauréat International) ou souhaitant un diplôme largement reconnu à l’international, il est conseillé de privilégier les écoles offrant une continuité complète entre les programmes PYP, MYP et DP, comme l’école SEK Quito ou certaines écoles américaines et britanniques. Pour les familles qui anticipent un retour vers un système éducatif national spécifique, les écoles de tradition britannique, américaine, allemande ou française facilitent généralement une transition plus douce et cohérente.

La question de la langue vient ensuite. Un enfant déjà hispanophone pourra s’épanouir dans une école IB en espagnol, avec l’anglais comme langue étrangère forte. Un enfant non hispanophone fera souvent mieux dans un environnement anglophone ou bilingue où l’on propose un soutien structuré en espagnol. Les écoles comme British School Quito, Colegio Menor, Academia Cotopaxi, Alliance Academy ou InterAmerican Academy répondent très bien à ce profil.

Bon à savoir :

Il est essentiel de choisir une école dont le projet éducatif intègre de manière cohérente une offre extrascolaire riche (sport, musique, arts, robotique, débat, environnement, service communautaire, leadership) et promeut une culture d’établissement stimulante, comme le programme Duke of Edinburgh à BSQ ou les multiples ateliers à SEK. L’équilibre avec la charge de travail globale reste une condition cruciale pour le bien-être de l’élève.

Une dynamique éducative tournée vers l’international

L’essor des écoles internationales en Equateur ne s’explique pas seulement par la demande des expatriés ; il répond aussi aux aspirations d’une classe moyenne et aisée équatorienne qui voit dans l’éducation internationale un levier de mobilité sociale et géographique. Le nombre d’étudiants équatoriens partis à l’étranger pour le supérieur a bondi d’environ 50 % depuis 2010, pour atteindre plus de 26 000 personnes. L’État lui‑même a investi dans des bourses via des programmes pilotés par la SENESCYT, notamment pour les masters et doctorats dans des universités de premier plan.

Bon à savoir :

Les écoles internationales en Équateur servent d’interface, préparant les élèves à évoluer entre plusieurs cultures académiques, linguistiques et professionnelles, tout en restant ancrées dans la réalité sociale locale. Qu’elles soient britanniques, américaines, allemandes, françaises, chrétiennes ou laïques, elles forment une génération de profils bilingues ou trilingues, capables de s’adapter aussi bien dans une salle de classe à Quito que sur un campus en Europe ou en Amérique du Nord.

Pour les familles, le défi consiste à trouver l’établissement où se conjuguent au mieux budget, localisation, projet pédagogique, langues de scolarisation et atmosphère humaine. La bonne nouvelle est que, pour un pays de taille moyenne, l’Equateur offre une densité et une diversité d’écoles internationales rarement rencontrées dans la région. Avec une préparation sérieuse – visites, entretiens, comparaison des curriculums et des coûts –, il est possible d’y bâtir un parcours scolaire de niveau véritablement mondial, sans pour autant renoncer à l’immersion dans la culture équatorienne.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Équateur, Panama, Portugal, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Équateur pour son coût de vie nettement inférieur à la France, sa monnaie indexée sur le dollar US, et la possibilité de bénéficier de régimes favorables pour retraités étrangers (exonérations partielles, réductions locales). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales FR‑EC), obtention du visa retraité puis de la résidence, ouverture et transfert de comptes bancaires, plan de rupture des liens fiscaux français (séjour >183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques délocalisé), mise en relation avec un réseau local (avocats, immigration, agents immobiliers bilingues) et intégration patrimoniale complète (analyse et éventuelle restructuration du portefeuille).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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