Poursuivre des études supérieures à l’étranger au Danemark : guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Le Danemark attire chaque année des milliers d’étudiants internationaux avec une promesse assez simple à résumer : une éducation de très haut niveau, une qualité de vie enviée dans le monde entier et de réelles perspectives professionnelles, notamment dans les secteurs technologiques, de l’ingénierie et des sciences de la vie. Mais derrière cette image de carte postale, étudier au Danemark demande une préparation rigoureuse : démarches d’admission, visa, budget, logement, travail sur place, tout doit être anticipé.

Bon à savoir :

Ce guide détaille tout ce qu’il faut savoir pour étudier au Danemark, en s’appuyant sur des informations officielles, des données chiffrées et des retours d’expérience structurés.

Pourquoi choisir le Danemark pour ses études supérieures

Le Danemark est régulièrement classé parmi les pays les plus heureux du monde, avec un niveau de vie élevé, un système social solide et un environnement particulièrement sûr. L’ONU, l’OCDE ou encore l’Economist Intelligence Unit le placent systématiquement en haut des classements liés au bien-être, à la sécurité et à la qualité de vie.

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Il s’agit du nombre d’heures constituant la semaine de travail standard au Danemark.

Sur le plan économique, le pays s’appuie sur un modèle mixte performant, porté surtout par les services. Des groupes internationaux comme Lego, Maersk, Carlsberg ou Pandora y sont implantés, et des secteurs comme la tech, l’ingénierie ou les biotechnologies offrent des perspectives intéressantes aux diplômés, notamment ceux qui disposent de compétences rares.

Enfin, le Danemark est un pays très sûr, avec un taux de criminalité faible, des villes propres et bien desservies, et une grande culture du vélo. Pour un étudiant, cela se traduit par un quotidien simple à organiser, où l’on se déplace facilement et où l’on bénéficie rapidement d’un accès complet au système de santé après enregistrement sur place.

Un système universitaire très bien classé et centré sur l’étudiant

Le système d’enseignement supérieur danois est aligné sur le processus de Bologne : licence (Bachelor), master (Cand.) et doctorat (PhD). Huit universités et plusieurs écoles spécialisées composent le paysage académique, avec une forte présence dans les classements internationaux.

Parmi les établissements phares, on retrouve :

Université / ÉcolePoints forts académiques principauxRang (exemples récents)
University of Copenhagen (KU)Sciences de la vie, informatique, santé publique~100e QS, ~32e ARWU
Technical University of Denmark (DTU)Ingénierie, IA, énergies renouvelablesTop 150 mondial selon plusieurs classements
Aarhus University (AU)Business, économie, sciences sociales, recherche interdisciplinaireTop 150 mondial
University of Southern Denmark (SDU)Ingénierie, data, business, santé, démographieTop 300 mondial
Aalborg University (AAU)Pédagogie par projets, ingénierie, techTop 300–500 mondial selon les classements
Copenhagen Business School (CBS)Management, finance, marketingTrès bien classée en business / management
Roskilde University (RUC)Sciences sociales, communication, interdisciplinaritéReconnu pour son approche par projets

Les universités danoises sont appréciées des étudiants internationaux. Une grande enquête de satisfaction a par exemple classé Aarhus University comme « outstanding » avec une note supérieure à 9,5/10, tandis que d’autres établissements comme DTU, CBS ou VIA University College recevaient des évaluations « excellentes ». À l’échelle nationale, des études menées à Aarhus University montrent que près de 90 % des étudiants se déclarent satisfaits de leur environnement académique, et environ 80 % du climat social sur le campus.

Astuce :

L’enseignement privilégie une approche pratique et participative : pédagogie par problèmes, travaux de groupe, projets appliqués et débats en classe. Les relations avec les enseignants sont relativement informelles. On attend des étudiants qu’ils soient actifs, critiques, autonomes, capables de travailler en équipe et de prendre la parole. Bien que cette culture puisse surprendre les personnes issues d’un système plus magistral, elle prépare efficacement aux carrières où l’initiative et la collaboration sont essentielles.

Programmes en anglais et place de la langue

Le danois est la langue officielle et la principale langue d’enseignement dans le pays, mais pour les études supérieures, l’offre en anglais est très généreuse. On recense :

Niveau d’étudesNombre approximatif de programmes enseignés en anglais
Licences (Bachelor)70 à 100 programmes
Masters260 à près de 400 programmes
DoctoratsUne vingtaine de programmes structurés en anglais
Total (tout niveau confondu)Plus de 600 à 700 formations

Dans certaines universités comme Aarhus ou SDU, tous les programmes de doctorat sont en anglais, et une grande partie des masters le sont également. On peut donc tout à fait suivre un cursus complet en anglais, y compris à un niveau très avancé, dans des domaines aussi variés que l’ingénierie, les sciences des données, l’économie, les sciences politiques ou les humanités.

Attention :

Plus de 80 % des Danois parlent anglais, ce qui place régulièrement le pays parmi les meilleurs au monde pour la maîtrise de l’anglais langue étrangère. Un étudiant international peut donc se débrouiller dans la vie quotidienne sans parler danois, au moins initialement.

Pour autant, l’apprentissage du danois reste un atout, en particulier pour l’intégration sociale et la recherche de travail à temps partiel ou d’un emploi après le diplôme. L’État propose des cours de danois gratuits aux étudiants et travailleurs étrangers, sous certaines conditions (notamment l’obtention d’un numéro CPR et le versement d’un dépôt remboursable si les cours sont terminés à temps). De nombreux étudiants commencent par un programme en anglais, puis basculent éventuellement vers un master en danois après avoir atteint le niveau requis.

Structure des études : du Bachelor au PhD

Le système suit une architecture claire :

Licence (Bachelor) en 3 ans, soit 180 ECTS.

Master (Cand.) en 2 ans, soit 120 ECTS.

Doctorat (PhD) en général 3 ans, soit 180 ECTS.

Le master danois : spécialisation et projet de fin d’études

Le master typique au Danemark est un programme de deux ans très structuré : cours obligatoires, cours à option, modules thématiques, souvent la possibilité de choisir une spécialisation (par exemple en data science, marketing, énergies renouvelables, etc.). Le point d’orgue du cursus est le mémoire ou projet final, qui représente 30 à 60 crédits ECTS, soit l’équivalent de 6 à 9 mois de travail à temps plein.

Exemple :

De nombreux masters sont conçus en partenariat avec des entreprises, des administrations ou des ONG. Cette collaboration offre aux étudiants l’accès à des stages, des projets concrets et des études de cas basés sur des problèmes réels. Les mémoires peuvent être réalisés en groupe ou individuellement, selon les règles spécifiques de chaque université et discipline.

Un écosystème très favorable à la recherche et au doctorat

Le Danemark a fait de la recherche un axe stratégique. Les doctorats sont donc bien intégrés dans le fonctionnement des universités. Plusieurs points sont à retenir pour ceux qui envisagent un PhD :

Le Doctorat en France

Principales caractéristiques et cadre d’un programme doctoral standard en France

Durée et statut

La durée standard est de 3 ans à temps plein. Les doctorants sont considérés comme de jeunes chercheurs / jeunes membres du personnel, et non simplement comme des étudiants.

Conditions d’emploi

Ils perçoivent un salaire, cotisent pour la retraite et ont droit au congé parental.

Structure du programme

Le programme comprend une part de formation structurée (environ 30 ECTS de cours), une immersion forte dans des environnements de recherche (laboratoires, centres interdisciplinaires) et souvent un séjour à l’étranger.

Encadrement et activités

L’encadrement inclut généralement du tutorat scientifique, des activités d’enseignement ou de vulgarisation.

Des universités comme Aarhus, Roskilde, SDU ou Aalborg disposent de Graduate Schools bien organisées, avec des écoles doctorales thématiques (communication, arts, business, sciences sociales, ingénierie, etc.). On trouve plusieurs modèles (3+5, 4+4) qui permettent à des étudiants particulièrement brillants de débuter leur thèse avant la fin formelle de leur master.

Comment candidater : portails, quotas et critères d’admission

Les procédures d’admission sont très encadrées et passent en grande partie par des portails en ligne.

Licences : le système coordonné et les quotas

Pour les études de premier cycle, le Danemark a mis en place un système coordonné, le Coordinated Enrolment System (KOT). Le portail principal pour les licences est le site optagelse.dk. Il s’agit de la porte d’entrée pour la plupart des programmes de Bachelor.

Les points clés à retenir :

Attention :

Le portail d’admission ouvre début février. La date limite nationale pour soumettre sa candidature est fixée au 15 mars à midi (heure danoise). Chaque candidat peut formuler jusqu’à huit vœux de formation, qu’il doit classer par ordre de préférence. Après la soumission, des échéances spécifiques sont prévues pour le téléchargement des pièces justificatives : début mai pour les candidats hors UE/EEE, début juillet pour les diplômes finaux ou tests de langue, et fin août pour les derniers documents.

Les candidatures en licence sont évaluées selon un système de quotas :

Quota 1 : la sélection repose uniquement sur la moyenne générale d’un baccalauréat ou équivalent directement comparable au diplôme danois.

Quota 2 : l’évaluation est plus globale, en prenant en compte :

– les notes dans certaines matières clés,

– l’expérience professionnelle pertinente (jusqu’à 12 mois),

– d’éventuelles formations complémentaires.

Les titulaires d’un diplôme secondaire international directement comparable sont souvent examinés dans les deux quotas. Lorsque le dossier ne satisfait qu’à une partie des conditions, il est parfois possible d’obtenir une admission conditionnelle, à condition de combler un manque clairement identifié (par exemple une matière scientifique à rattraper).

Masters : candidatures directes auprès des universités

Pour les masters, la procédure passe généralement par les sites des programmes eux-mêmes ou par des portails internes aux universités. On trouve par exemple :

DANS, un système numérique d’admission utilisé par certaines universités.

– Des portails de self-service comme UniStart (Aalborg University) ou optag.sdu.dk (University of Southern Denmark).

Les périodes de candidature sont souvent calées sur deux grandes rentrées :

Niveau / SessionOuverture approximativePrincipales échéances (exemples)
Master – rentrée d’automne (septembre)1er décembre de l’année précédenteNon-UE : mi-janvier ; UE/EEE : début mars
Master – rentrée de printemps (février)Août de l’année précédenteNon-UE : début septembre ; UE/EEE : mi-octobre

Ces dates peuvent légèrement varier d’une université à l’autre. Certaines formations ont des calendriers spécifiques, des conditions d’admission renforcées ou des tests supplémentaires (par exemple uniTEST à SDU pour certaines licences).

À partir de 2026, le pays a commencé à simplifier sa structure de délais en supprimant des périodes complémentaires de candidature, ce qui renforce l’importance de respecter le premier créneau.

Dossiers et pièces à préparer

Que l’on candidate en licence ou en master, il faut prévoir un certain nombre de documents, généralement en version scannée, avec traductions officielles si nécessaire :

Type de documentUtilisation principale
Formulaire de candidature en ligneBase de la demande
Diplôme de fin d’études secondaires / BachelorPreuve de niveau pour licence / master
Relevés de notes détaillésVérification des matières suivies et des notes obtenues
Description des programmes / syllabusComparaison avec les prérequis danois (maths, sciences, etc.)
Test de langue (anglais et/ou danois)Justifier le niveau linguistique
Copie du passeport et du titre de séjourIdentification et statut de résidence
CV, lettre de motivation, recommandationsSurtout pour les masters, parfois pour le quota 2

Pour les licences, il peut être demandé d’imprimer et de signer une page de signature générée par le portail, à renvoyer par email dans les délais.

6.5

Score IELTS généralement exigé pour l’équivalent d’un niveau ‘English B’ dans le système universitaire danois.

Après la candidature : suivi et réponses

Une fois la candidature déposée, chaque université fournit des identifiants pour accéder à un portail de suivi. C’est dans cet espace que sont transmises les demandes complémentaires, les éventuelles convocations à des tests et les décisions d’admission.

Pour les licences, les réponses définitives arrivent en général fin juillet. Les candidats ont ensuite quelques jours pour accepter ou refuser la place. Les candidats hors UE/EEE doivent souvent confirmer plus tôt (par exemple vers la mi-mai) en réglant les frais de scolarité.

Pour les masters, des dates de réponse typiques sont :

Profil / rentréeDate indicative de réponse de l’université
Non-UE – rentrée de septembreVers le 1er mai
Non-UE – rentrée de févrierVers le 1er décembre
Étudiants UE/EEENotifications souvent quelques semaines après la clôture des candidatures

Le respect des délais de réponse est crucial, notamment pour les candidats non européens qui doivent ensuite engager la procédure de visa dans les temps.

Frais de scolarité, bourses et financement

Le régime de frais au Danemark est très différent selon que l’on est citoyen de l’UE/EEE/Suisse ou non.

Frais de scolarité : qui paie combien ?

Pour les étudiants de l’UE, de l’EEE ou de Suisse, les universités publiques ne facturent généralement pas de droits de scolarité : les études sont financées par l’État. Certains peuvent même accéder au système de bourses et prêts danois (SU) sous conditions de travail sur place et de résidence.

En revanche, les étudiants hors UE/EEE doivent s’acquitter de frais annuels qui se situent généralement dans la fourchette suivante :

Type de programmeFourchette annuelle typique pour non-UE/EEE
Licences et masters « standard »6 000 – 16 000 €
Programmes techniques / ingénieriePlutôt dans le haut de la fourchette
Programmes très spécialisés (MBA, etc.)Jusqu’à 18 000 € ou plus selon l’école

À titre d’exemple, certaines formations de l’Université de Copenhague affichent des frais compris entre 10 000 et 17 000 € par an pour 60 ECTS. À SDU, quelques masters facturent autour de 10 800 €, d’autres 15 000 ou 17 300 € par an.

Une redevance de dossier peut s’ajouter, souvent de l’ordre de 0 à 750 DKK, notamment pour les candidats hors UE/EEE.

Bourses et aides possibles

Contrairement à une idée reçue, les universités danoises elles-mêmes proposent peu d’aides directes au financement pour les étrangers, et certaines précisent même qu’elles n’offrent pas de soutien financier. Mais cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de bourses.

Parmi les principaux dispositifs :

– 1. Bourses du gouvernement danois pour étudiants non UE/EEE Elles sont financées par le ministère danois de l’Éducation et gérées par les universités. Ce sont des bourses sélectives, généralement réservées à des candidats très performants inscrits en master ou en licence complète. Elles peuvent combiner :

– une exonération totale ou partielle des frais de scolarité,

– une allocation mensuelle pour couvrir une partie des dépenses de vie.

Dans certains cas, ce soutien mensuel peut atteindre un peu plus de 6 000 DKK avant impôts. Des universités comme DTU, Aarhus ou Copenhague attribuent chaque année un nombre limité de ces bourses (par exemple une cinquantaine environ pour l’Université de Copenhague, une centaine ou plus pour Aarhus).

Bon à savoir :

Plusieurs programmes de bourses européens facilitent les études au Danemark : Erasmus+ pour les échanges universitaires, Nordplus pour les étudiants des pays nordiques et baltes, et Erasmus Mundus pour des masters conjoints offrant une prise en charge complète des frais et une allocation mensuelle.

3. SU – Statens Uddannelsesstøtte Le système de bourses et prêts danois SU s’adresse principalement aux Danois, mais certains citoyens de l’UE peuvent obtenir un statut assimilé s’ils travaillent un nombre minimal d’heures par semaine au Danemark. Dans ce cas, ils peuvent recevoir environ 800 € par mois, à condition de cumuler études et emploi à temps partiel (autour de 10–12 heures hebdomadaires).

4. Bourses doctorales Les doctorats danois sont généralement « fully funded » : le doctorant ne paie pas de frais et reçoit un salaire mensuel (par exemple 27 000 à 31 000 DKK brut par mois dans certains programmes d’ingénierie), souvent complété par des cotisations retraite et des droits sociaux.

En complément, il existe une multitude de bourses d’origine privée, de programmes bilatéraux (Fulbright pour les Américains, par exemple) ou issues de fondations, mais celles-ci sont généralement ciblées sur certains pays ou disciplines.

Coût de la vie : anticiper un budget élevé

Le Danemark est un pays cher, sensiblement au-dessus de la moyenne européenne en termes de coût de la vie. L’essentiel du budget mensuel d’un étudiant se répartit autour de quelques postes principaux : logement, alimentation, transport, santé, loisirs.

Budget mensuel type

Les estimations convergent autour des fourchettes suivantes pour un étudiant :

Poste de dépenseFourchette mensuelle indicative (DKK)Équivalent approximatif (€)
Logement3 000 – 8 000 (voire plus à Copenhague)400 – 1 100+
Nourriture / courses1 500 – 2 500200 – 335
Transport (pass mensuel)300 – 60040 – 80
Factures (énergie, internet)500 – 1 300 (souvent inclus en résidence)70 – 175
Santé privée (avant CPR)300 – 80040 – 110
Loisirs / divers1 000 – 2 000135 – 270
Total estimé7 000 – 12 100780 – 1 600+

Pour le premier mois, il faut souvent prévoir une enveloppe nettement plus haute (15 000–25 000 DKK) pour couvrir le dépôt de garantie, l’achat éventuel de meubles ou de vêtements d’hiver, et les différents frais d’installation.

Copenhague est de loin la ville la plus chère, avec des budgets qui peuvent grimper entre 1 300 et 1 800 € par mois. Des villes comme Aalborg, Odense ou Esbjerg permettent de vivre avec environ 1 000 € mensuels, logement compris, si l’on maîtrise ses dépenses.

Logement : un marché tendu, surtout à Copenhague

Le logement représente de loin le premier poste de dépense. Il faut aussi tenir compte d’un marché très tendu dans les grandes villes, en particulier à Copenhague où la demande dépasse largement l’offre abordable.

Les options les plus courantes sont :

Types de logement étudiant au Danemark

Découvrez les principales options d’hébergement pour les étudiants, avec leurs caractéristiques et niveaux de budget.

Chambre en résidence étudiante (kollegium)

Souvent la solution la plus économique. Comprend généralement des cuisines et parfois des salles de bains partagées avec d’autres résidents.

Colocation en appartement privé

Une chambre au sein d’un appartement partagé avec d’autres colocataires, dans le parc privé.

Studio ou appartement privé

Un logement indépendant, plus cher, mais offrant davantage d’intimité et d’autonomie.

Quelques repères de loyers mensuels :

Ville / typeFourchette de loyer mensuel (DKK)
Copenhague – chambre/dortoir3 500 – 5 500
Copenhague – appartement privé7 000 – 10 000+
Aarhus – chambre/dortoir2 800 – 4 500
Aarhus – appartement privé5 500 – 8 000+
Odense – logement étudiant3 500 – 7 000
Aalborg – logement étudiant3 000 – 6 000
Esbjerg – logement étudiant4 500 – 7 800

Il faut ajouter à cela un dépôt de garantie quasiment systématique, équivalent à deux ou trois mois de loyer, parfois complété par un mois de loyer prépayé. Concrètement, emménager peut nécessiter de verser en une fois l’équivalent de 3 à 4 mois de loyer. Il n’est pas garanti que le dépôt soit intégralement restitué à la sortie, car le propriétaire peut déduire des frais de remise en état.

Bon à savoir :

Les universités danoises n’ont généralement pas de campus résidentiels traditionnels. Cependant, certaines proposent un accompagnement ou des garanties sous conditions. Par exemple, l’Université du Danemark du Sud (SDU) garantit un logement aux étudiants internationaux à plein temps sur ses sites d’Odense, Esbjerg et Kolding, à condition que la demande soit effectuée dans les délais impartis. De son côté, l’Université de Copenhague collabore avec la Housing Foundation pour loger une partie de ses étudiants en échange.

Le conseil central reste de commencer la recherche plusieurs mois à l’avance, d’éviter de se rendre au Danemark sans solution d’hébergement confirmée et de se montrer très vigilant face aux risques d’arnaques (paiement en cash, absence de contrat, impossibilité de s’enregistrer avec un CPR à l’adresse proposée, etc.).

Alimentation, transport et dépenses courantes

Sur l’alimentation, cuisiner chez soi reste la meilleure stratégie pour limiter les coûts. Un budget de 1 500 à 2 500 DKK par mois est généralement suffisant si l’on fait ses courses dans les chaînes discount (Netto, Rema 1000, Lidl, etc.) et que l’on profite des promotions hebdomadaires.

Les repas au restaurant sont chers : un plat simple dans un établissement bon marché tourne autour de 100–200 DKK, tandis qu’un dîner trois services pour deux personnes dans un restaurant de milieu de gamme peut dépasser 700–800 DKK, surtout à Copenhague.

500-1500

Le prix d’une bicyclette d’occasion au Danemark, permettant de réduire considérablement les frais de transport.

Du côté du numérique, une connexion internet basique coûte 200–300 DKK par mois, et un forfait mobile autour de 100–200 DKK. Les factures d’électricité, de chauffage et d’eau, souvent incluses dans les résidences étudiantes, peuvent représenter 500–1 000 DKK par mois autrement.

Santé et assurance

Une fois enregistré dans le système danois (CPR), l’étudiant a accès à la santé publique gratuite pour la plupart des soins médicaux. Avant d’obtenir ce fameux numéro, les étudiants non européens doivent toutefois souscrire une assurance privée couvrant la période d’arrivée, parfois exigée dans le cadre de la demande de visa, pour des montants de 300 à 800 DKK par mois.

Les soins dentaires et optiques ne sont en général pas entièrement pris en charge par le système public, il convient donc de prévoir un budget ou une assurance complémentaire si nécessaire.

Visa, permis de séjour et droits au travail

Pour les étudiants venant de l’UE/EEE ou de Suisse, l’entrée est simple : aucun visa n’est requis, mais un enregistrement auprès des autorités danoises est nécessaire pour les séjours de plus de trois mois, afin d’obtenir un document de résidence.

Pour les ressortissants de pays tiers, la règle est différente : il faut un permis de séjour pour études (souvent appelé visa étudiant), géré par l’Agence danoise pour le recrutement international et l’intégration (SIRI). La procédure repose notamment sur le formulaire ST1, à remplir par l’étudiant et par l’université.

Conditions principales pour obtenir un permis de séjour étudiant

Les critères essentiels sont les suivants :

6800-7000

Montant mensuel en DKK requis pour prouver des moyens financiers suffisants lors d’une demande de permis de séjour étudiant au Danemark.

La demande peut être déposée jusqu’à six mois avant le début du programme, auprès d’une ambassade, d’un consulat ou d’un centre de demande de visa (type VFS). Un enregistrement biométrique (empreintes, photo) doit également être effectué, généralement dans les 14 jours qui suivent le dépôt de la demande, sous peine de rejet automatique.

Le délai de traitement annoncé tourne autour de 60 jours, mais peut s’étirer jusqu’à plusieurs mois pour certains pays.

Travail pendant les études : un cadre généreux mais encadré

Le Danemark autorise largement le travail étudiant, mais en imposant un plafond strict d’heures.

Les règles les plus récentes prévoient pour les étudiants étrangers disposant d’un permis de travail valide :

Jusqu’à 90 heures de travail par mois pendant l’année universitaire.

La possibilité de travailler à plein temps (37 heures par semaine) pendant les mois de juin, juillet et août.

Bon à savoir :

Les citoyens des pays nordiques, de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse ne sont pas soumis aux limitations horaires mentionnées, en vertu de la liberté de circulation au sein de l’espace européen.

Le salaire horaire des emplois étudiants tourne fréquemment entre 110 et 150 DKK. Un poste payé 150 DKK de l’heure permet donc de couvrir une fraction significative du budget mensuel si l’on atteint régulièrement le plafond d’heures autorisé. Trouver ce type de travail peut toutefois exiger un certain niveau de danois, surtout sur des postes en contact avec le public.

Les secteurs les plus courants pour les jobs étudiants sont l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail, la logistique (entrepôts), les centres d’appel ou certaines positions qui nécessitent des compétences linguistiques spécifiques (support client en plusieurs langues, par exemple).

Travailler au-delà des heures autorisées est considéré comme du travail illégal, ce qui peut entraîner des sanctions sévères : amendes, révocation du permis de séjour, voire expulsion, et des pénalités pour l’employeur.

Après le diplôme : rester pour chercher un emploi

Un des atouts majeurs du Danemark par rapport à d’autres pays européens est la durée du permis post-études. Les diplômés de programmes d’enseignement supérieur danois (licence pro, bachelor, master, PhD) peuvent obtenir un permis de séjour de recherche d’emploi.

Le principe est le suivant :

– Un permis de recherche d’emploi pouvant aller jusqu’à trois ans est automatiquement attaché au permis étudiant pour les programmes reconnus par l’État, dans la limite de validité du passeport.

– Cette période permet de rester au Danemark pour chercher un travail, avec des droits de travail similaires à ceux du statut étudiant (limite mensuelle d’heures mais possibilité d’augmenter une fois un permis de travail spécifique obtenu).

Ce dispositif place le Danemark parmi les pays les plus généreux en Europe pour la durée de séjour post-diplôme, devant des pays comme l’Allemagne ou Singapour.

Une fois un emploi qualifié trouvé, il est possible de basculer vers un permis de travail de droit commun (par exemple via des schémas comme la Positive List pour les métiers en tension ou le Pay Limit Scheme qui impose un niveau de salaire annuel minimum). Ce changement de statut est une étape importante sur la voie d’une éventuelle résidence permanente, voire de la citoyenneté à plus long terme.

Vie étudiante et intégration : entre hygge et exigence académique

Étudier au Danemark, ce n’est pas seulement fréquenter des amphis et écrire des mémoires. La vie sur les campus est dynamique, structurée autour de nombreuses associations, clubs sportifs, organisations étudiantes, soirées et événements culturels. Des festivals célèbres comme Roskilde ou le Copenhagen Jazz Festival rythment l’année pour les amateurs de musique.

Bon à savoir :

Les universités surveillent activement le bien-être des étudiants via des enquêtes nationales sur le stress, la solitude et la charge de travail. Les résultats de ces évaluations permettent d’adapter l’accompagnement et de financer des initiatives concrètes, telles que du soutien psychologique, de l’orientation, du mentorat et des mesures pour réduire la pression académique.

Certains défis existent néanmoins pour les étudiants internationaux : le coût de la vie, la rudesse du climat en hiver, et une forme de réserve sociale initiale, souvent décrite comme typiquement nordique. Beaucoup constatent toutefois qu’une fois la première barrière passée, les relations deviennent chaleureuses et durables.

La maîtrise du danois peut faire une grande différence pour l’intégration sociale et professionnelle. Même si l’anglais est amplement suffisant pour étudier, suivre des cours de danois gratuits, rejoindre des associations locales ou se lancer dans un job étudiant où l’on pratique la langue facilite nettement l’ancrage sur le long terme.

En résumé : un excellent choix pour qui prépare son projet sérieusement

Poursuivre des études supérieures au Danemark combine plusieurs avantages rarement réunis :

un enseignement de très haute qualité, aligné sur les standards européens et fortement connecté à la recherche et au monde professionnel ;

– un environnement de vie sûr, stable, égalitaire, respectueux de l’équilibre personnel ;

une offre large de programmes en anglais, avec plus de 600 cursus accessibles aux non-locuteurs de danois ;

– des perspectives réelles de travail à temps partiel pendant les études et de recherche d’emploi prolongée après le diplôme, grâce à un permis post-études pouvant aller jusqu’à trois ans.

Attention :

La vie au Portugal implique un coût de la vie élevé, des frais de scolarité importants pour les étudiants hors UE/EEE, et une bureaucratie exigeante pour les visas, permis de séjour, preuves de fonds et obtention du CPR.

Ce pays convient particulièrement aux étudiants qui recherchent une pédagogie active, apprécient les environnements multiculturels et ne craignent pas de s’adapter à un climat nordique et à une culture marquée par la discrétion, l’égalité et la confiance. Bien préparé, un projet d’études au Danemark peut devenir une expérience très riche, tant sur le plan académique que personnel et professionnel.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Danemark, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Danemark, combinant une fiscalité transparente et stable, une forte sécurité juridique, un État-providence performant et une excellente qualité de vie (services publics, santé, éducation), tout en restant au cœur de l’UE/Schengen. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du permis de résidence, organisation de la protection sociale (coordination CNAS/CPAM et système danois), transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau danois (avocat, immigration, conseillers bilingues) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) afin d’aligner cette mobilité sur une stratégie globale de diversification patrimoniale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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