Le marché du travail au Danemark : quelles opportunités concrètes pour les expatriés ?

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Salaire élevé, semaines de 37 heures, cinq semaines de congés payés, crèches subventionnées et climat social apaisé : le marché du travail au Danemark attire de plus en plus de profils internationaux. Mais derrière l’image d’Épinal du « pays le plus heureux du monde », que trouve réellement un expatrié qui vient y travailler ? Quelles sont les rémunérations, les secteurs qui recrutent, les contraintes de permis de travail, le coût de la vie, et surtout, à quelles conditions un projet d’expatriation peut-il vraiment être viable ?

Bon à savoir :

Ce dossier analyse le marché de l’emploi au Danemark pour les talents étrangers, en s’appuyant sur des données statistiques, des études officielles et les retours d’expérience d’expatriés.

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Un marché de l’emploi sous tension… mais favorable aux profils qualifiés

Le point de départ est chiffré : le chômage danois est très bas, autour de 2,9 à 4 % selon les sources et la période. Le pays compte plus de 3 millions d’actifs et un taux d’emploi des 20–64 ans proche de 75–76 %. À la mi‑2025, on dénombrait près de 52 000 postes vacants, avec environ 50 000 emplois qui restent structurellement difficiles à pourvoir.

360

Contribution estimée en milliards de couronnes danoises au PIB national apportée par les travailleurs étrangers.

Les tensions de recrutement ne sont cependant pas homogènes. Le marché danois est petit, très qualifié, et certaines niches sont saturées alors que d’autres peinent à embaucher. Globalement, les secteurs en manque chronique de main‑d’œuvre sont bien identifiés.

Les secteurs qui recrutent des expatriés

Les autorités publient deux listes officielles de métiers en pénurie – les « Positive Lists » – mises à jour deux fois par an. Elles constituent un bon thermomètre des opportunités réelles.

Les grands domaines qui y reviennent systématiquement sont :

Secteurs d’activité en tension

Panorama des principaux domaines professionnels confrontés à des difficultés de recrutement en France, nécessitant des compétences spécifiques et offrant des opportunités.

Technologies de l’information et du numérique

Secteur en constante évolution recherchant des profils en développement, cybersécurité, data science et intelligence artificielle.

Ingénierie et métiers techniques

Besoins importants dans la conception, la R&D, la maintenance industrielle et l’automatisation des processus.

Santé et sciences de la vie

Pénurie de personnel soignant, chercheurs et techniciens de laboratoire, accentuée par les défis démographiques et sanitaires.

Énergie et transition verte

Croissance des métiers liés aux énergies renouvelables (éolien, solaire), à l’efficacité énergétique et à la décarbonation.

BTP et métiers manuels qualifiés

Demande soutenue pour les artisans, électriciens, plombiers, charpentiers et conducteurs de travaux.

Éducation et social

Besoin criant d’enseignants, d’éducateurs, d’aides-soignants et de travailleurs sociaux pour accompagner les publics.

Finance, audit, juridique et RH

Recrutement actif pour des postes spécialisés en comptabilité, contrôle de gestion, audit légal, droit des affaires et gestion des talents.

Parmi les métiers concrets régulièrement listés, on retrouve aussi bien des professions hautement diplômées que des postes techniques ou de terrain :

DomaineExemples de métiers en demande (extraits des Positive Lists)
Technologie & numériqueDéveloppeur logiciel, data scientist, architecte IT, devops, spécialiste cybersécurité, consultant IT
Ingénierie & énergieIngénieur mécano, électricien, civil, environnement, énergie, technicien de maintenance, planificateur de réseau
Santé & socialMédecin, infirmier, sage‑femme, dentiste, pharmacien, physiothérapeute, radiographe, travailleur social et de santé
Construction & artisanatÉlectricien, plombier, charpentier, maçon, couvreur, soudeur, mécanicien, opérateur industriel, chef de chantier
Éducation & pédagogieEnseignant primaire et secondaire, éducateur spécialisé, formateur professionnel
Business & financeAuditeur, contrôleur financier, consultant en management, juriste d’entreprise, acheteur, responsable RH
Services publics & autresPolicier, surveillant pénitentiaire, agent immobilier, inspecteur incendie, douanier

Pour un expatrié, cela signifie que les opportunités sont d’autant plus importantes que son profil se situe au croisement de ces besoins : ingénieur avec compétences en énergies renouvelables, développeur expérimenté, infirmier ou médecin prêt à apprendre le danois, technicien qualifié du bâtiment, professeur de mathématiques ou de sciences, etc.

Salaires au Danemark : niveaux élevés, fiscalité lourde

Les revenus sont l’un des principaux arguments qui poussent les candidats à envisager le Danemark. Les chiffres confirment la réputation de haut niveau de salaire, mais ils doivent être remis en perspective avec une fiscalité élevée et un coût de la vie parmi les plus chers d’Europe.

Niveaux moyens, minima et fourchettes

Les statistiques nationales indiquent une rémunération annuelle moyenne brute autour de 371 900 à 395 500 DKK, soit environ 49 000 à 53 000 euros. Rapporté au mois, cela donne en moyenne 30 990 à 32 958 DKK bruts. Après impôts, le salaire mensuel net se situe autour de 20 875 DKK (environ 2 800 euros). La médiane de revenu mensuel est bien plus élevée, autour de 46 972 DKK, ce qui reflète la présence de nombreux salaires qualifiés.

Les écarts sont importants : l’éventail typique va d’environ 23 500 DKK par mois pour les plus faibles revenus à plus de 74 000 DKK pour les plus hauts. Dans la pratique, la plupart des salariés se situent entre 20 000 et 40 000 DKK bruts mensuels, selon la profession, l’expérience, l’âge et le niveau de danois.

Quelques repères utiles :

IndicateurMontant mensuel (approx.)
Salaire moyen brut par personne30 990 – 32 958 DKK
Salaire moyen net par personne20 875 DKK
Fourchette « standard » de salaire20 000 – 40 000 DKK
Salaire plancher constaté≥ 11 000 DKK
Salaire minimum pour non‑qualifiés / sans langue≈ 13 000 DKK
Plancher national moyen (bas de grille)≈ 23 500 DKK
Haut de grille moyen≈ 74 000 DKK

Il n’existe pas de salaire minimum légal national : les rémunérations sont fixées par négociation collective entre syndicats et organisations patronales, dans le cadre du fameux modèle de « flexicurité ». Dans certains métiers, des minima horaires sectoriels s’appliquent (production, transport, etc.). Pour des emplois peu qualifiés à temps partiel, un niveau de 110 à 135 DKK de l’heure est fréquent, ce qui situe le minimum horaire moyen autour de 110 DKK.

Ce que signifie « un bon salaire » pour un expatrié

Dans les grandes villes, le marché fixe d’autres repères. À Copenhague, une rémunération brute mensuelle de 40 000 DKK est souvent considérée comme une bonne base pour vivre correctement en solo. De manière générale, un salaire annuel de 450 000 DKK (environ 60 000 euros) est perçu comme « confortable » pour une personne seule, au‑dessus de la moyenne nationale.

23000

C’est le montant net mensuel en couronnes danoises dont dispose un expatrié après impôts et charges.

Fiscalité : un net qui surprend souvent

Le choc le plus fréquent pour les nouveaux arrivants vient du décalage entre brut et net. Le pays affiche l’un des taux de prélèvements sur le travail les plus élevés de l’OCDE. Le taux effectif d’imposition pour un salarié à temps plein se situe le plus souvent entre 30 % et 40 %, et parfois au‑delà pour les très hauts revenus. La structure de l’impôt combine :

un impôt local (communal)

un impôt d’État progressif

une contribution au marché du travail

– éventuellement une taxe d’Église (facultative, autour de 0,9 %).

Exemple :

Au Danemark, après impôts, le salaire annuel moyen est d’environ 265 500 DKK (soit un peu plus de 35 000 €). Un exemple simplifié illustre cette forte imposition : un salaire brut de 100 000 DKK laisse environ 50 000 DKK nets après tous les prélèvements, ce qui correspond à un taux d’imposition effectif d’environ 50% sur cette tranche.

Ce niveau de taxe est cependant compensé par l’accès à un système social très complet : santé universelle quasi gratuite, scolarité publique sans frais jusqu’à l’université pour les citoyens UE/EEE, allocations familiales, aides au logement, indemnisation du chômage généreuse pour les membres d’un fonds d’assurance (A‑kasse), congés parentaux très longs, etc.

Où les salaires sont‑ils les plus élevés au Danemark ?

Le marché est très polaire géographiquement. Les meilleurs salaires se trouvent dans et autour de la capitale, alors que d’autres villes offrent des rémunérations légèrement inférieures mais un coût de la vie plus doux.

Copenhague, locomotive salariale

Copenhague et sa grande région concentrent la plupart des hauts revenus. Six municipalités de la zone (Lyngby‑Taarbæk, Gentofte, Ballerup, Gladsaxe, Rudersdal et Copenhague elle‑même) détiennent les moyennes salariales les plus élevées du pays.

Les données récentes font apparaître un salaire annuel moyen brut à Copenhague autour de 623 000 à 624 000 DKK, soit environ 52 000 DKK bruts par mois. Dans la pratique :

20000

Le salaire moyen au Danemark est estimé autour de 20 000 DKK bruts mensuels pour l’ensemble des emplois.

Les salaires à Copenhague sont généralement 10 à 15 % plus élevés que dans le reste du pays, mais cette prime est largement absorbée par le coût du logement.

Aarhus, Odense, Aalborg : moins cher, mais un peu moins payé

La deuxième ville du pays, Aarhus, affiche un salaire annuel moyen d’environ 566 600 DKK, soit un peu plus de 47 000 DKK par mois. Elle se situe au 19e rang sur 98 municipalités en termes de rémunération.

D’autres villes universitaires et industrielles comme Odense ou Aalborg proposent des salaires un peu plus bas que la capitale, mais des loyers nettement moins élevés. Pour un expatrié qui privilégie le pouvoir d’achat et un quotidien plus calme, elles représentent un compromis attractif.

Salaires par métier : combien peut espérer un expatrié ?

Les écarts entre professions sont considérables. Pour évaluer une opportunité, un expatrié doit regarder la grille salariale de son secteur plutôt que la moyenne nationale.

Profils qualifiés : IT, finance, santé, ingénierie

Les données issues de plateformes comme PayScale donnent un aperçu des niveaux bruts annuels en euros pour des postes qualifiés :

Métier qualifié (approx. en EUR/an)Salaire moyen brut annuel
Business Analyst~67 600 €
Ingénieur logiciel~66 700 €
UX Designer~51 700 €
Chef de projet~76 200 €
Data scientist~65 900 €
Directeur / Directeur des opérations~91 200 €
Responsable RH~77 600 €
DevOps Engineer~76 500 €
Responsable marketing digital~59 800 €

Dans la technologie, les salaires progressent rapidement avec l’expérience :

développeur débutant : 450 000 à 550 000 DKK par an

– ingénieur confirmé : 600 000 à 800 000 DKK

– senior / lead : 850 000 DKK et plus, hors bonus.

Les spécialistes cybersécurité bénéficient en moyenne d’une prime d’environ 20 % par rapport à d’autres postes IT.

Attention :

Dans les secteurs de la santé et des sciences de la vie, les ordres de grandeur des coûts ou des enjeux sont similaires, voire plus élevés, lorsqu’il s’agit de profils rares.

jeune chercheur en life sciences : 400 000 à 500 000 DKK

scientifique senior : 700 000 à 900 000 DKK

infirmier internationalement diplômé : 450 000 à 550 000 DKK

médecin débutant : 600 000 à 800 000 DKK, avec un plafond pour les spécialistes expérimentés autour de 1,2 million de DKK.

En finance, les fourchettes sont particulièrement attractives :

analyste junior : 500 000 à 600 000 DKK

contrôleur financier : 650 000 à 850 000 DKK

responsable / directeur : souvent plus d’1 million de DKK.

Les niveaux de salaire dépendent aussi du diplôme. En moyenne :

Niveau d’étudesSalaire brut mensuel moyen
Doctorat (PhD)~67 000 DKK
Master~61 000 DKK
Scolarité obligatoire seulement~34 000 DKK

Métiers techniques, ouvriers qualifiés et emplois de service

Les emplois manuels bien qualifiés, très recherchés, peuvent s’avérer très rémunérateurs pour des expatriés prêts à travailler dans le bâtiment, la maintenance ou l’industrie.

Astuce :

Pour situer les niveaux de rémunération, voici quelques repères de salaires horaires bruts en France : un salaire minimum (SMIC) autour de 11-12 €, un salaire médian aux alentours de 17-18 €, et pour les cadres supérieurs, des rémunérations pouvant dépasser 40 € de l’heure. Ces chiffres varient selon les secteurs, l’expérience et la localisation géographique.

Métier (heure brute)Niveau indicatif
Ouvrier agricoledès 75 DKK/h
Ouvrier en serre80 à 140 DKK/h
Nettoyage110 à 130 DKK/h
Ouvrier de productiondès 127 DKK/h
Vitrerie / verre~150 DKK/h
Ouvrier du bâtiment150 à 160 DKK/h
Manutention / entrepôt150 à 170 DKK/h
Mécanicien / opérateur CNC160 à 170 DKK/h
Soudeur170 à 220 DKK/h
Couvreur175 à 180 DKK/h
Électricien / plombier180 à 190 DKK/h

Pour les jobs de service, les salaires sont plus modestes mais restent élevés en comparaison de nombreux pays européens :

caissier : environ 14 000 DKK / mois

employé administratif / secrétaire : 26 000 à 27 500 DKK

personnel médical auxiliaire : ~18 500 DKK

spécialiste IT (fourchette large) : 25 000 à 40 000 DKK

médecins et avocats : de 38 000 jusqu’à 70 000 DKK mensuels selon la séniorité.

Au sommet de l’échelle, les dirigeants et cadres supérieurs dépassent largement les standards nationaux :

Poste de directionSalaire brut mensuel moyen
Dirigeants, hauts responsables, législateurs~111 500 DKK
Managers administratifs et commerciaux~80 700 DKK
Managers de production / services spécialisés~70 200 DKK
Managers hôtellerie, commerce, services~51 500 DKK

Conditions de travail : 37 heures, flexibilité et « flexicurité »

Au‑delà du salaire, ce sont les conditions concrètes de travail qui marquent souvent le plus les expatriés.

Une semaine de 37 heures… réellement respectée

La durée officielle de travail est de 37 heures hebdomadaires, généralement réparties du lundi au vendredi. Les heures de bureau typiques se situent entre 8–9h et 16–17h, avec un départ vers 16h courant, notamment pour les parents devant récupérer leurs enfants en crèche ou à l’école.

Les heures supplémentaires existent mais restent l’exception plutôt que la règle. Elles donnent droit à un sur‑salaire (environ +50 % pour les trois premières heures, +100 % ensuite) ou à un repos compensateur. Le travail le dimanche et les jours fériés est rémunéré avec une majoration d’environ 100 %.

Bon à savoir :

Les salariés bénéficient d’au moins cinq semaines de congés payés annuels, complétées par 8 à 12 jours fériés selon les années et conventions collectives. Il est fréquent que les employeurs accordent une sixième semaine de vacances.

Work‑life balance et modèle social

Les études internationales confirment le ressenti sur place : le Danemark figure régulièrement en tête des classements de l’OCDE pour l’équilibre vie privée‑vie professionnelle. Les salariés consacrent en moyenne environ 16 heures par jour à des activités de loisir et de soin personnel (sommeil compris), au‑dessus de la moyenne de l’OCDE. Seuls 2 % des employés travaillent « très longtemps », contre plus de 10 % dans la plupart des pays développés.

Cette culture se traduit par :

Bon à savoir :

Les pratiques incluent des horaires flexibles négociés avec le manager, un recours généralisé au télétravail ou aux arrangements hybrides (surtout dans les métiers de la connaissance), et un droit implicite à quitter le bureau à une heure raisonnable. Pour les parents, il est possible de s’absenter pour un enfant malade (souvent payé) et de bénéficier d’un congé parental pouvant aller jusqu’à 48–52 semaines, avec des périodes rémunérées pour chacun des deux parents.

Le tout est financé par un système de protection sociale largement soutenu par l’impôt : santé gratuite, garde d’enfants subventionnée (les parents paient au plus 30 % du coût), allocations familiales, aides au logement et indemnisation du chômage généreuse pour les membres d’une A‑kasse.

Culture de travail danoise : hiérarchies plates, franchise et « hygge »

Pour réussir son intégration professionnelle, il ne suffit pas d’accepter un bon salaire. Comprendre la culture de travail danoise est crucial, car elle diffère fortement de celle de la France ou de nombreux autres pays.

Hiérarchie discrète et autonomie forte

Les organisations danoises fonctionnent avec des hiérarchies très plates. Les managers partagent souvent un open‑space avec leurs équipes, sans bureau fermé. Tout le monde, du stagiaire au directeur, s’appelle par son prénom et utilise le tutoiement (le fameux « du »), y compris avec la direction générale.

Le rôle du manager est davantage celui d’un coach ou d’un facilitateur que d’un superviseur directif. Il définit un cadre – objectifs, budget, échéance – puis laisse une grande latitude à l’équipe sur la manière d’atteindre les résultats. La micro‑gestion est rare et mal vue. En contrepartie, la responsabilité individuelle est très élevée : respecter les délais et résoudre les problèmes de manière autonome fait partie des attentes implicites.

Bon à savoir :

Les décisions sont prises de manière collégiale, visant un accord partagé. Les réunions, bien que pouvant sembler longues, permettent d’écouter tous les points de vue. Ce processus, qui peut paraître lent pour les habitués aux décisions rapides et hiérarchiques, sécurise ensuite une mise en œuvre fluide.

Communication directe, feedback discret

La communication danoise est réputée très directe. On va droit au but, sans multiplier les formules de politesse. Cela peut être perçu comme brusque, voire rude, par des cultures plus diplomates, alors qu’il s’agit le plus souvent d’un souci d’efficacité plutôt que d’un manque de respect.

Le retour sur performance obéit à un principe implicite : « pas de nouvelles, bonne nouvelle ». Tant qu’un manager ne dit rien, c’est généralement qu’il est satisfait. Les compliments publics exubérants sont rares, tout comme les critiques affichées devant le groupe. Les feed‑backs négatifs sont donnés en tête‑à‑tête, de façon franche mais en restant factuels, « sur la balle plutôt que sur la personne ». Une fois la discussion close, le sujet n’est en principe pas ressassé.

Astuce :

Le fonctionnement professionnel local, où les retours explicites sont rares, peut dérouter les expatriés habitués à une reconnaissance plus formelle ou inquiets de ne pas répondre aux attentes en l’absence de commentaires. Pour clarifier la situation et s’assurer de son alignement avec les attentes, il est conseillé de solliciter régulièrement et proactivement des retours auprès de ses collègues ou supérieurs.

Hygge, Janteloven et sociabilité au travail

Deux concepts souvent invoqués pour décrire la culture danoise influencent aussi le quotidien professionnel.

Le premier est le « hygge », cette recherche de convivialité simple et chaleureuse. Au bureau, cela se traduit par des pauses café partagées, des déjeuners collectifs, des « Friday bars » où l’on boit un verre entre collègues en fin de semaine. Ces moments informels sont importants pour créer la confiance et la cohésion d’équipe.

Le second est la « Loi de Jante » (Janteloven), un ensemble de normes sociales non écrites qui valorisent la modestie et découragent l’ego. Se mettre trop en avant, se vanter ou chercher ostensiblement la lumière est mal perçu. Pour un expatrié ambitieux, cela ne signifie pas qu’il faille s’effacer, mais qu’il est préférable de laisser parler les résultats plutôt que l’auto‑promotion.

Permis de travail et dispositifs pour les talents étrangers

Le Danemark a construit une panoplie de dispositifs pour attirer les profils internationaux tout en gardant un contrôle serré sur les flux migratoires. Comprendre ces mécanismes est essentiel avant de se lancer.

Les grands régimes de permis de travail

Plusieurs régimes coexistent, gérés par l’Agence danoise pour le recrutement international et l’intégration (SIRI) :

– les Positive Lists (métiers en pénurie, pour formations professionnelles ou supérieures)

– le Pay Limit Scheme (permis basé sur un niveau de salaire élevé, quel que soit le métier)

– le Fast‑Track Scheme (procédure accélérée via des employeurs « certifiés »)

– des dispositifs spécifiques pour les chercheurs, stagiaires, personnes à compétences « uniques » (artistes, sportifs, chefs spécialisés, etc.).

2026

À partir de cette année, les seuils annuels de rémunération minimale exigés pour certains régimes sont envisagés de l’ordre de montants élevés.

Schéma de permis de travailSalaire brut annuel minimum (indicatif)
Pay Limit Scheme / Fast‑Track Pay Limit≈ 552 000 DKK
Schéma complémentaire Pay Limit / Fast‑Track≈ 446 000 DKK
Nouveau régime pour employeurs certifiés (projet)≈ 300 000 DKK

Ces planchers reflètent la volonté d’attirer des travailleurs qualifiés et bien rémunérés. Dans certains scénarios, une baisse du seuil à 300 000 DKK pour les ressortissants de pays spécifiques (États‑Unis, Royaume‑Uni, Canada, Australie, Inde, Chine, Japon, Singapour, etc.) a été évoquée pour combler certaines pénuries.

Les demandes de permis impliquent des frais administratifs non négligeables : autour de 6 810 DKK pour un permis de travail principal et 3 080 DKK par membre de la famille accompagnant. La plupart des dossiers exigent un contrat de travail récent, des preuves de qualifications et parfois une autorisation professionnelle (médecins, infirmiers).

Règles pour les Européens et les Scandinaves

Pour les citoyens nordiques, la situation est simple : ils peuvent vivre et travailler au Danemark sans formalité particulière.

Bon à savoir :

Les citoyens de l’UE, de l’EEE et de la Suisse peuvent commencer à travailler dès leur arrivée au Danemark. Pour un séjour de plus de trois mois, ils doivent ensuite demander un certificat d’enregistrement de résidence auprès de l’agence SIRI. Cette obligation est principalement administrative, car le marché du travail leur est largement ouvert dans le cadre de la libre circulation des personnes.

Ce que recouvre la « flexicurité »

Le mot‑clé de la régulation du marché du travail danois reste la « flexicurité ». Il associe :

une grande souplesse pour les employeurs en matière d’embauche et de licenciement

– en contrepartie, une sécurité globale pour les salariés : indemnisation généreuse du chômage, politique de formation continue, accompagnement par les jobcentres municipaux, accès à la santé et à la garde d’enfants.

Pour un expatrié, cette flexibilité signifie qu’il est relativement facile de changer d’employeur ou de voir son contrat rompu. Mais le système social et les unions (syndicats) offrent des filets de sécurité, à condition d’avoir cotisé à une A-kasse et éventuellement d’être membre d’un syndicat.

Coût de la vie : salaires élevés, mais budget serré sans préparation

Le Danemark figure parmi les pays les plus chers d’Europe, au 4e rang continental et dans le top 20 mondial en matière de coût de la vie. Les dépenses courantes sans loyer sont environ 10 % plus élevées que celles des États‑Unis, et le niveau général de prix est presque deux fois supérieur à la moyenne mondiale.

Logement : le vrai poste de dépense

Les loyers constituent l’essentiel du choc financier pour les nouveaux arrivants, surtout dans la capitale.

Quelques ordres de grandeur nationaux :

Type de logement (moyenne nationale)Loyer mensuel moyen (approx.)
1 chambre centre‑ville~1 075 €
1 chambre hors centre~834 €
3 chambres centre‑ville~1 907 €
3 chambres hors centre~1 443 €

À Copenhague, on est bien au‑dessus :

1 chambre dans le centre : autour de 1 700 €

3 chambres dans le centre : environ 3 000 €

1 chambre hors centre : environ 1 200 €

3 chambres hors centre : autour de 2 150 €.

Attention :

Pour un expatrié au Danemark, le coût initial d’installation est très élevé. Les dépôts de garantie peuvent représenter trois mois de loyer ou plus, portant le total à 50 000–80 000 DKK avec les frais d’agence et l’ameublement. Un salaire correct peut être largement absorbé par le logement. Il est recommandé d’avoir au moins trois mois de dépenses de vie en réserve avant le déménagement.

Certaines solutions comme le logement coopératif (andelsbolig) ou les coopératives de logement peuvent réduire le loyer mensuel de 2 000 à 3 000 DKK, mais l’accès est long et suppose déjà un ancrage sur place.

Dépenses quotidiennes et transports

Les prix de l’alimentation et des services sont globalement élevés, malgré la présence de chaînes discount (Rema 1000, Netto, Fakta, Lidl, Aldi). Un panier mensuel de courses représente souvent 1 500 à 2 000 DKK pour une personne seule, et plus de 10 000 DKK pour une famille de quatre.

Les transports en commun sont de bonne qualité mais coûteux :

600-1300

Le coût mensuel d’un abonnement de transport en commun au Danemark varie entre 600 et 1 300 DKK selon la ville et la zone de couverture.

La plupart des Danois privilégient le vélo, très utilisé et sans doute le moyen le plus économique de se déplacer.

Les loisirs concentrent aussi des tarifs élevés : abonnement de salle de sport à 150–350 DKK, place de cinéma entre 90 et 140 DKK, coupe de cheveux autour de 30 euros.

Coût de la vie par ville

Les différences de coût entre villes sont significatives. Copenhague est la plus chère, avec un coût mensuel estimé autour de 2 700–2 800 € pour une personne, alors que des villes moyennes comme Sønderborg, Holstebro ou Kolding descendent parfois autour de 1 200–1 300 €. Aarhus, Odense ou Aalborg se situent dans une zone intermédiaire, un peu moins onéreuse que la capitale mais restant au‑dessus de nombreuses villes européennes de taille similaire.

Avantages sociaux, système de santé et éducation

Si beaucoup d’expatriés acceptent de payer une fiscalité lourde et un coût de la vie élevé, c’est en grande partie pour accéder à un système social très protecteur.

Santé universelle et quasi‑gratuité des soins

L’accès au système de santé est conditionné à l’obtention d’un numéro CPR (l’équivalent du numéro de sécurité sociale). Une fois enregistré, chaque résident bénéficie d’un médecin généraliste référent et de la prise en charge sans ticket modérateur des consultations, hospitalisations et urgences. Plus de 80 % des dépenses de santé sont financées par l’État.

Certains postes restent payants ou partiellement couverts :

médicaments de ville (remboursement progressif en fonction des dépenses annuelles)

soins dentaires pour adultes (subvention de l’ordre de 40 %)

consultations de psychologues, optiques, chiropracteurs, etc.

Bon à savoir :

Une complémentaire santé privée, dont le coût est modeste (entre 7 et 23 € par mois) comparé à d’autres pays, peut prendre en charge une partie des frais de santé non couverts.

Éducation et garde d’enfants

L’école publique est gratuite et de qualité, de la maternelle à l’université, pour les citoyens danois et les ressortissants UE/EEE. Pour les étudiants internationaux hors UE, des frais de scolarité, souvent compris entre 6 000 et 16 000 euros par an, s’appliquent à l’université.

La garde d’enfants est considérée comme un pilier du modèle danois. Grâce à de fortes subventions, la contribution parentale reste modérée :

crèche (vuggestue, <3 ans) : environ 3 950 DKK par mois

jardin d’enfants (børnehave, 3–6 ans) : environ 2 500–2 600 DKK

garde familiale (dagpleje) : autour de 3 400 DKK.

Bon à savoir :

En France, les parents paient généralement au maximum 30% du coût réel de la crèche, le solde étant financé par les communes. Pour les familles expatriées, ces tarifs, bien que significatifs, restent souvent inférieurs à ceux pratiqués dans de nombreuses autres capitales internationales.

Des écoles internationales (programmes IB, enseignement en anglais, français ou allemand) existent dans les principales villes, avec des frais pouvant aller de 5 600 à plus de 10 000 euros par an au primaire.

Allocations et aides

Le système de protection sociale comprend un éventail de prestations :

allocations familiales trimestrielles, dont le montant varie de 966 à 4 653 DKK par enfant et par trimestre selon l’âge

allocations de maternité pouvant atteindre environ 3 113 DKK par semaine

indemnités de chômage pouvant aller jusqu’à 650 DKK par jour pour les affiliés à une A‑kasse.

Pour un expatrié, ces aides représentent une partie importante du « package » global : même si le salaire net semble parfois décevant, l’accès à ces services publics réduit fortement le reste à charge.

Langue danoise : incontournable pour la carrière à long terme

Plus de 86 % des Danois parlent un excellent anglais, et de nombreuses entreprises, notamment dans la tech, la finance ou la pharma, fonctionnent officiellement en anglais. Beaucoup de postes qualifiés sont donc accessibles sans danois, tout au moins au début.

Cependant, toute stratégie de carrière à moyen ou long terme passe tôt ou tard par la langue locale :

Bon à savoir :

La maîtrise du danois est souvent requise pour accéder à des professions dans la santé, l’enseignement, la fonction publique ou le service client, et peut nécessiter une certification. Dans le monde professionnel, même au sein d’entreprises anglophones, la progression de carrière et la gestion d’équipes locales exigent généralement de parler danois, notamment pour les interactions avec les syndicats ou les partenaires publics. Socialement, connaître la langue facilite grandement l’intégration, les amitiés, les activités et la communication avec les structures comme l’école ou la crèche.

Consciente de cet enjeu, la puissance publique finance un système d’enseignement gratuit pour la plupart des nouveaux résidents. Ce dispositif officiel, appelé Danskuddannelse, se décline en trois parcours (DU1, DU2 et DU3) adaptés au niveau scolaire et académique des apprenants. Il comprend six modules avec examens (Prøve i Dansk 1, 2 et 3, puis Studieprøven pour l’accès à l’université).

40000

Plus de 40 000 adultes suivent chaque année les cours municipaux, avec un dépôt remboursable d’environ 2 000 DKK à l’inscription.

Des écoles comme Studieskolen, UCplus, IA Sprog, Speak, Lærdansk ou des organismes privés spécialisés proposent des formations adaptées aux professionnels, en présentiel, hybride ou en ligne. Les entreprises qui misent sur les talents internationaux financent parfois des cours intensifs, dont le coût peut se situer entre 15 000 et 25 000 DKK, afin de fidéliser leurs recrues.

Les bénéfices de cet investissement sont documentés : des recherches de la Copenhagen Business School ont montré que les étrangers qui terminent une formation danoise ont 30 à 40 % de chances supplémentaires d’obtenir un emploi à temps plein au Danemark dans les deux années suivant leur arrivée.

Comment trouver un emploi : canaux, réseaux et codes locaux

Le marché de l’emploi danois fonctionne pour partie à travers des annonces, mais le réseau reste crucial. Une grande proportion de postes – surtout qualifiés – ne sont jamais formellement publiés.

Plateformes d’emplois clés pour les expatriés

Plusieurs portails orientent spécifiquement les candidats internationaux.

Workindenmark, géré par l’Agence danoise pour le recrutement international, est la porte d’entrée officielle : le site propose des offres ciblées, des informations pratiques sur les permis de travail, des tutoriels vidéo sur la rédaction de CV et de lettres de motivation à la danoise, et un accompagnement pour les employeurs qui cherchent à recruter à l’étranger. La publication d’offres y est gratuite.

Plus largement, le paysage des jobboards est dense. Pour les profils internationaux, certains sites se distinguent :

PlateformeParticularités pour expatriés
Workindenmark.dkOfficiel, orienté candidats étrangers, infos visa et relocation
Jobindex.dkPlus grand portail généraliste, nombreuses annonces en anglais
Jobnet.dkPortail public, gratuit, davantage en danois mais quelques offres en anglais
StepStone / IT‑jobbankPositionnements cadres, management, IT spécialisé
JobsInEnglish, EnglishJobs, TheLocal JobsOffres avec anglais comme langue de travail principale
Jobbank.dk (Akademikernes)Spécialisé dans les profils étudiants, jeunes diplômés et académiques
Sundhedsjobs.dkSanté et hôpitaux
Jobfinder, TechjobIngénierie, R&D, sciences

Les réseaux professionnels comme LinkedIn sont omniprésents : environ 2 millions de Danois y disposent d’un profil, et près de 60 % des entreprises déclarent l’utiliser dans leurs recrutements.

L’importance du réseau et des rencontres

Au Danemark, les « coffee meetings » sont un outil classique de networking. Contacter un professionnel sur LinkedIn pour proposer un café informel afin de comprendre un métier, une entreprise ou un secteur est une pratique courante. On y parle moins de se « vendre » que de s’informer et de créer une relation de confiance, qui pourra déboucher plus tard sur une recommandation ou une opportunité.

Exemple :

Les événements sectoriels, meetups et festivals professionnels, tels que le Copenhagen Tech Festival, les rencontres CopenhagenJS pour les développeurs, ou encore les clusters spécialisés comme Odense Robotics pour la robotique, sont des occasions précieuses pour intégrer et élargir les réseaux professionnels locaux.

Codes de candidature : CV, lettre et entretien

Le CV danois est généralement concis (1 à 2 pages), orienté compétences et résultats. Il peut inclure des éléments de vie personnelle (situation familiale, loisirs) plus volontiers qu’en France, sans photo obligatoire mais fréquente.

Astuce :

La lettre de motivation doit être extrêmement ciblée sur l’offre d’emploi et démontrer concrètement comment le candidat peut répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Il est fortement recommandé de téléphoner au contact indiqué dans l’annonce avant d’envoyer sa candidature. Cet appel permet de poser des questions pertinentes pour affiner sa lettre et son CV, et est perçu comme un signe de forte motivation et de proactivité par les recruteurs.

Lors de l’entretien, le ton reste informel, mais la préparation doit être rigoureuse. Les recruteurs attendent des exemples précis d’expériences, une bonne connaissance de l’entreprise et une réflexion claire sur le rôle. L’adéquation culturelle (« cultural fit ») est très importante : capacité à travailler en équipe, à communiquer franchement, à respecter la hiérarchie plate et la confiance accordée.

Opportunités et limites pour les expatriés : à qui le Danemark profite‑t‑il vraiment ?

Les chiffres et témoignages montrent un paradoxe : alors que les profils internationaux sont très recherchés, environ la moitié des professionnels étrangers quittent le pays dans les cinq années suivant leur arrivée. Les raisons sont multiples.

Ce qui attire : salaires, sécurité, qualité de vie

Pour un expatrié qualifié, les atouts sont évidents :

salaires élevés en comparaison de la moyenne européenne et pouvoir d’achat correct malgré les prix

– conditions de travail excellentes, avec 37 heures, flexibilité, congés abondants

– système social sécurisant (santé, école, garde d’enfants, chômage)

– climat politique stable, faible corruption, institutions solides

– bonnes perspectives dans des secteurs d’avenir (transition énergétique, biotech, numérique).

Bon à savoir :

Outre ses indicateurs économiques, le Danemark se distingue par des éléments qualitatifs : un niveau de confiance élevé entre les citoyens, un sentiment de sécurité dans l’espace public, des infrastructures de mobilité développées (vélo, transports en commun), un accès facile à la nature et une grande ouverture linguistique, avec une très forte proportion de Danois parlant couramment l’anglais.

Les freins : langue, coût de la vie, intégration sociale

À l’inverse, plusieurs obstacles reviennent régulièrement dans les études et témoignages :

difficulté du danois, surtout à l’oral, et lente montée en compétence

– sentiment d’isolement social, particulièrement pour les conjoints sans emploi

– coût du logement, surtout à Copenhague, qui grignote largement le salaire

– recrutement encore parfois frileux pour les profils non scandinaves dans les administrations, le secteur public ou les petites entreprises

– culture de la modestie qui peut freiner la reconnaissance visible des réussites.

Pour les familles, la qualité du système éducatif et des crèches contrebalance largement ces difficultés, mais la phase d’installation (logement, démarches, compréhension du système fiscal) peut être éprouvante si l’employeur ne propose pas d’accompagnement.

Profil d’expatrié le plus en phase avec le marché

Le marché du travail au Danemark s’avère particulièrement favorable :

Profils recherchés au Danemark

Le marché du travail danois est particulièrement ouvert à plusieurs catégories de professionnels étrangers, notamment dans les secteurs en tension.

Professionnels qualifiés (IT, Ingénierie, Finance, Sciences)

Aux experts hautement qualifiés dans les domaines de l’IT, de l’ingénierie, de la finance et des sciences de la vie.

Personnel de santé motivé

Aux professionnels de la santé prêts à apprendre le danois et à obtenir les équivalences nécessaires pour exercer localement.

Artisans et techniciens qualifiés

Aux électriciens, plombiers, soudeurs, mécaniciens, etc., disposés à travailler dans des régions moins centrales du pays.

Jeunes diplômés européens mobiles

Aux jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs, de commerce ou d’universités scientifiques, mobiles et ouverts sur l’international.

Les expatriés qui réussissent à long terme sont souvent ceux qui combinent :

un emploi dans un secteur en tension avec un salaire solide

une démarche active d’apprentissage du danois

– une stratégie d’intégration sociale (cours de langue, activités associatives, réseaux d’expatriés et de locaux)

– une réflexion préalable sur le coût de la vie et les priorités familiales.

En résumé : un marché exigeant mais riche en perspectives

Le marché du travail au Danemark offre effectivement de nombreuses opportunités aux expatriés, mais il ne s’agit ni d’un eldorado automatique ni d’un simple « salaire élevé + qualité de vie garantie ».

Les chiffres montrent à la fois : les tendances de consommation et l’évolution des marchés.

Bon à savoir :

La Belgique offre des opportunités professionnelles avec des pénuries dans des secteurs clés, des salaires compétitifs à l’échelle européenne et un cadre de travail et de vie protecteur. Cependant, il faut également considérer une fiscalité lourde, un coût du logement très élevé, une langue complexe et une culture professionnelle spécifique, qui peuvent rendre l’intégration plus ou moins aisée selon les profils.

Pour un candidat étranger, la clé consiste à aborder le Danemark comme un projet complet : pas seulement un job bien payé, mais un environnement global à apprivoiser – institutionnel, fiscal, linguistique, culturel. À ce prix, le pari peut être gagnant, avec la possibilité de construire une trajectoire professionnelle solide dans un pays qui place réellement la qualité de vie au cœur de son modèle économique et social.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Danemark, Grèce, Chypre, Portugal), la stratégie retenue a consisté à cibler le Danemark pour la stabilité juridique et politique, la qualité des services publics, un environnement d’investissement sécurisé et un fort niveau de protection sociale, combinant haut niveau de vie et accès UE/Schengen. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat d’un logement, coordination avec la Skattestyrelsen et détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, conseiller fiscal bilingue) et intégration patrimoniale (analyse et éventuelle restructuration).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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