S’installer au Népal en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Népal tant qu’expatrié, c’est accepter un grand écart permanent : entre Himalaya et vallées, spiritualité omniprésente et bureaucratie tatillonne, coût de la vie dérisoire et infrastructures fragiles. Pour beaucoup, le pays est un coup de cœur durable. Mais pour en faire un projet de vie plutôt qu’un simple voyage prolongé, il faut préparer sérieusement son installation.

Bon à savoir :

Ce guide pratique regroupe toutes les informations clés pour préparer son expatriation : comprendre le pays, choisir sa ville, se loger, gérer son budget, obtenir le visa approprié, travailler légalement, se soigner, scolariser ses enfants, ouvrir un compte bancaire et faciliter son intégration.

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Comprendre le Népal avant de faire ses valises

Le Népal se niche entre l’Inde et la Chine, dans un relief qui va des plaines du Terai aux plus hauts sommets du monde. Huit des dix plus hauts sommets de la planète se trouvent sur son territoire, dont l’emblématique Everest. Ce décor spectaculaire masque cependant un pays aux infrastructures limitées, à l’économie fragile et à la bureaucratie parfois déroutante.

Exemple :

La capitale, Kathmandu, est le centre politique, économique et culturel du pays. Elle concentre la majorité des expatriés, les meilleures écoles internationales, la plupart des hôpitaux privés et la quasi-totalité des institutions internationales. La vallée de Kathmandu, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses sept ensembles monumentaux, englobe également les villes historiques de Patan (Lalitpur) et Bhaktapur.

La société népalaise est un patchwork : plus de 125 groupes ethniques, 123 langues, une mosaïque de religions dominées par un mélange singulier d’hindouisme et de bouddhisme. La vie quotidienne reste très communautaire, centrée sur la famille et le voisinage, avec une grande importance accordée au respect des aînés, aux rituels et aux festivals.

722

Le PIB par habitant du pays est d’environ 722 dollars par an, reflétant un niveau de vie bas.

Les principaux points à avoir en tête avant de s’engager :

infrastructure routière et électrique inégale, surtout hors des grandes villes

risques naturels importants (tremblements de terre, glissements de terrain, inondations)

– système de santé public faible, recours nécessaire au privé pour les expatriés

– société très accueillante, mais codes sociaux et culturels spécifiques

– coût de la vie très bas, mais importations et écoles internationales chères

Où vivre : Kathmandu, Pokhara… et les autres options

Pour un expatrié, le choix de la ville conditionne beaucoup la qualité de vie. Deux grands pôles dominent : Kathmandu et Pokhara. D’autres villes existent, mais restent plus spécialisées ou moins structurées pour l’accueil au long cours d’étrangers.

Kathmandu et sa vallée : centre névralgique des expatriés

Près d’un million de personnes vivent dans la municipalité de Kathmandu, beaucoup plus si l’on considère toute la vallée. La ville est un tourbillon : trafic dense, poussière, bruit, réseaux électriques enchevêtrés, mais aussi temples et stupas à chaque coin de rue, petits cafés, et un mélange d’ancien et de moderne unique.

Chaque quartier offre une ambiance et un profil de vie différents.

Les quartiers du nord de Kathmandu

Dans le nord de la ville, plusieurs zones sont particulièrement appréciées des expatriés.

Lazimpat est l’un des bastions historiques des diplomates et des ONG. C’est un secteur relativement calme, avec de nombreuses ambassades (britannique, indienne notamment), des hôtels haut de gamme comme le Radisson ou l’Hotel Shanker, des restaurants, et surtout la clinique CIWEC, référence en médecine de voyage pour les étrangers. Thamel et Durbar Marg sont accessibles à pied, ce qui en fait un compromis pratique entre tranquillité et animation.

À quelques minutes de marche, Baluwatar et Maharajgunj constituent un autre pôle résidentiel recherché. Baluwatar accueille la résidence du Premier ministre, plusieurs ambassades, et de très belles maisons. Maharajgunj est également considéré comme un emplacement « prime » pour les résidences d’expatriés de haut niveau.

Astuce :

Thamel est le quartier le plus central et le plus connu des voyageurs à Katmandou. Ses ruelles sont remplies d’hôtels, d’agences de trek, de boutiques, de cafés, de bars et de boîtes de nuit. Une partie des rues a été piétonnisée, ce qui améliore l’agrément de la vie sur place. Le quartier attire de nombreux jeunes expatriés et nomades numériques pour sa vie nocturne animée et sa forte densité de services, malgré les inconvénients du bruit et de la pollution.

Durbar Marg aligne hôtels de luxe, centres commerciaux, banques et restaurants internationaux. C’est davantage une artère commerciale qu’un quartier de vie, mais certains appartements s’y trouvent.

Plus à l’est, Boudha (Boudhanath) est un village tibétain dans la ville. Autour de son immense stupa bouddhique, classé à l’UNESCO, se déploie tout un monde de monastères, cafés, restaurants végétariens, centres de méditation. L’atmosphère y est plus paisible, très marquée par la culture tibétaine. À proximité, le temple hindou de Pashupatinath ajoute une autre dimension spirituelle.

En lisière nord de la vallée, Budhanilkantha et Golfutar bénéficient d’un air plus frais, de vues sur les collines de Shivapuri National Park et d’un environnement résidentiel plus vert. Budhanilkantha est connu pour son temple, Golfutar pour des projets immobiliers bien gérés. C’est un choix intéressant pour les familles cherchant un peu de calme, à condition d’accepter des trajets plus longs vers le centre.

Des secteurs comme Swayambhu (autour du fameux « Monkey Temple »), Raniban/Banasthali ou Gokarna offrent aussi un cadre plus respirable, avec des quartiers résidentiels organisés et un accès relativement simple au reste de la ville.

Les quartiers du sud de Kathmandu et Patan

Au sud de la Bagmati, la ville de Patan (Lalitpur) a longtemps été un royaume distinct. Son cœur historique, autour de Patan Durbar Square et du Patan Museum, conserve un extraordinaire patrimoine Newar : temples, cours intérieures, maisons de brique sculptée. S’y sont développés de petits hôtels de charme, des maisons traditionnelles rénovées en appartements, et de nombreux ateliers d’artisans.

Quartiers prisés des expatriés à Katmandou

Les quartiers de Jawalakhel, Jhamsikhel, Sanepa et Kupondole, situés au sud-ouest de la ville, forment le cluster le plus recherché par la communauté expatriée pour leur offre complète de services et commodités.

Jawalakhel

Connu pour son stade historique et le zoo de Katmandou. Abrite également l’atelier de tissage de Jawalakhel, célèbre pour ses produits en laine.

Jhamsikhel

Un quartier animé avec une excellente sélection de restaurants internationaux, de cafés branchés et de petites boutiques. Centre commercial et de services pratique.

Sanepa

Résidentiel et verdoyant, apprécié pour ses maisons traditionnelles Newari et ses ambassades. Offre des marchés locaux et un cadre relativement paisible.

Kupondole

Réputé pour sa rue commerçante (Patan Dhoka) avec de nombreuses galeries d’art, boutiques d’artisanat et librairies. Lieu de convergence culturelle.

le siège des Nations Unies sur Pulchowk Road

une forte concentration de restaurants internationaux (italiens, japonais, vietnamiens, français, etc.)

cafés tendance, galeries d’art, petites boutiques

– établissements comme Labim Mall

– des écoles réputées comme St. Xavier’s ou St. Mary’s

Jhamsikhel, en particulier, concentre de nombreux appartements modernes, des maisons avec jardin et des services orientés vers la clientèle internationale. Bhaisepati, juste au sud, derrière la rocade, propose des lotissements récents, souvent en communauté fermée, à la fois calmes et plus aérés.

Plus près du centre administratif, Thapathali est connu pour le complexe Baber Mahal Revisited, qui abrite boutiques haut de gamme, restaurants comme Chez Caroline, un petit hôtel (3 Rooms by Pauline) et la Siddhartha Art Gallery. C’est un excellent endroit pour rencontrer la bourgeoisie locale et des expatriés.

D’autres secteurs résidentiels plus abordables, comme Kuleshwor, Imadol ou Dallu, attirent des familles népalaises de classe moyenne et certains étrangers qui souhaitent s’éloigner des loyers les plus élevés.

Vivre dans les villes historiques autour de Kathmandu

Bhaktapur, à l’est de la vallée, est une magnifique ville Newar, autrefois capitale royale, connue pour sa place Durbar, le temple Nyatapola et la poterie. Elle a été durement touchée par le séisme de 2015, mais reste un joyau architectural. Quelques expatriés choisissent d’y vivre pour l’ambiance plus calme et traditionnelle, en acceptant de faire le trajet jusqu’à Kathmandu pour certains services.

Attention :

D’autres destinations comme le Godavari (au sud-est, près d’instituts comme l’ICIMOD) ou les villages des collines (Nagarkot, Dhulikhel, Shivapuri) sont principalement des lieux de week-end ou de retraite, et non des bases de vie principale, bien que des projets résidentiels y existent.

Pokhara, l’alternative « nature » à Kathmandu

Pokhara, deuxième grande ville du pays, s’étire le long du lac Phewa, avec la chaîne des Annapurnas en toile de fond. C’est le grand hub de trek de l’ouest (Annapurna, Mardi Himal, etc.). Le coût de la vie y est généralement inférieur à celui de Kathmandu, les loyers sont plus doux, l’air plus respirable, et le rythme de vie plus détendu.

Pour un expatrié qui travaille à distance ou dans le tourisme et qui n’a pas besoin d’être proche des institutions internationales, Pokhara est une excellente option : confort correct, paysage exceptionnel, activités de plein air (parapente, randonnée, VTT), et un petit réseau d’étrangers.

Autres villes : à connaître, mais plus spécialisées

D’autres villes peuvent accueillir des expatriés, souvent dans le cadre de projets spécifiques :

Chitwan, célèbre pour son parc national classé à l’UNESCO, attire ceux qui travaillent dans la conservation de la faune ou le tourisme de safari (rhinocéros unicornes, tigres).

– Dharan, Biratnagar ou Butwal sont des pôles régionaux, plutôt pour ceux qui suivent un projet précis (ONG, entreprise, université).

– Tansen, Ilam, Bandipur, Daman sont des villes de charme, agréables pour des séjours moyens, mais avec des services plus limités sur le long terme.

Pour une installation familiale avec enfants scolarisés en école internationale, Kathmandu et sa vallée restent de loin le choix le plus réaliste.

Coût de la vie : un budget léger, mais à bien comprendre

Vivre au Népal coûte nettement moins cher qu’en Europe ou en Amérique du Nord, surtout pour le logement et la nourriture de base. Mais certains postes – écoles internationales, soins privés de haut niveau, importations – peuvent vite faire grimper la note.

Ordres de grandeur de budget

Les estimations disponibles donnent une fourchette assez cohérente. Voici un résumé des coûts mensuels moyens (hors extravagances), convertis en dollars pour faciliter la comparaison.

ProfilCoût mensuel estimé (USD)Commentaire synthétique
Nomade / digital nomad900–1 000+Logement correct, sorties régulières
Expatrié seul500–700Style de vie simple, logement modeste
Famille (4 personnes)1 000–1 700+Varie fortement avec type d’école et logement
Résident local~300Sans école internationale ni mode de vie « expat »

Les indices de coût de la vie (type Numbeo/Expatistan) situent Kathmandu autour de 25–32 sur une base 100 (New York). Le loyer, lui, a un indice très bas (autour de 4), ce qui reflète des prix très modestes comparés aux grandes capitales.

Se loger : loyers, types de logements et pièges à éviter

Les loyers varient fortement selon le quartier, la taille et l’état du bien, ainsi que le degré d’ameublement.

En pratique :

– à Kathmandu, un petit appartement (une chambre) correct se loue souvent entre 200 et 400 dollars par mois

– un deux-pièces ou trois-pièces confortable se situe en général entre 400 et 800 dollars

– une grande maison indépendante pour une famille peut monter à 800 dollars et au-delà, surtout dans les quartiers très prisés (Sanepa, Jhamsikhel, Baluwatar, Bhaisepati)

Des fourchettes spécifiques pour certains quartiers centraux à Kathmandu donnent une bonne idée :

Quartier (Kathmandu)Type de logementLoyer mensuel moyen (USD)
ThamelStudio / 1 chambre300–500
Patan (centre)1 chambre200–400
Boudha1 chambre250–350
Jhamsikhel1–2 chambres400–600

Les logements meublés ou semi-meublés sont courants et plus chers. Si vous prévoyez de rester plus d’un an, acheter vous‑même une partie du mobilier peut revenir moins cher qu’un loyer « tout inclus ».

Bon à savoir :

Il est conseillé de commencer votre installation par un appartement de services (serviced apartment) ou un Airbnb pour quelques mois. Cela vous laisse le temps de prendre vos marques, d’explorer les différents quartiers et de repérer les bonnes annonces immobilières sur des plateformes comme Hamrobazaar, auprès d’agences locales ou dans des groupes Facebook.

Au-delà du prix, certains points pratiques sont cruciaux :

Bon à savoir :

L’eau du robinet est souvent irrégulière, complétée par des puits ou livraisons ; vérifiez sa provenance et sa couleur. Les coupures de courant planifiées ont cessé, mais des pannes ponctuelles subsistent ; les appartements haut de gamme ont souvent des onduleurs. Le ramassage des déchets n’est pas toujours régulier ; confirmez les modalités avec le propriétaire. Bien que le pays soit globalement sûr, la petite délinquance existe ; une maison individuelle peut nécessiter un gardien ou un chien. Suite au séisme de 2015, évitez les immeubles délabrés ou de plus de trois étages et renseignez-vous sur d’éventuels renforts structurels. La pollution de l’air est sévère dans la rocade ; elle est meilleure en dehors et près des collines. Les masques anti-pollution de qualité sont recommandés.

Nourriture et restaurants : bon marché, varié, mais attention à l’hygiène

La base de l’alimentation népalaise est le dal bhat (riz, lentilles et accompagnements), complété par les momos (raviolis) et la thukpa (soupe de nouilles). Les prix restent très abordables :

repas simple dans un petit resto local : 150 à 500 NPR (peu ou prou 1 à 4 dollars)

repas pour deux dans un restaurant de gamme moyenne : 1 600 à 5 000 NPR

café type cappuccino : 120 à 550 NPR, selon le lieu

bière locale à la pression : 200 à 600 NPR

Les produits de base (légumes, œufs, poulet, riz) sont bon marché sur les marchés ou dans les petites épiceries. Faire ses courses et cuisiner soi‑même revient largement moins cher que de manger dehors tous les jours, même si les restaurants locaux sont économiques.

En revanche, les produits importés (fromages européens, charcuterie, vins, céréales de marques occidentales) sont chers. Si vous avez des habitudes alimentaires très marquées « expat », prévoyez un budget en conséquence.

L’eau du robinet n’est pas potable. Il faut systématiquement boire de l’eau filtrée, bouillie ou embouteillée. Les expatriés s’équipent souvent de filtres à eau à domicile.

Transports : très bon marché, mais pas toujours confortables

Le réseau routier combine grandes artères saturées autour de la rocade de Kathmandu et routes de montagne sinueuses et parfois dangereuses hors de la vallée. La circulation est à gauche.

Les moyens de transport les plus utilisés :

bus et minibus locaux, extrêmement bon marché (20–50 NPR le trajet) mais bondés et mal organisés ;

taxis, avec des tarifs de départ vers 200–500 NPR et un coût au kilomètre très variable ;

– applications de type VTC comme Sarathi pour plus de prévisibilité ;

bus « verts » Sajha Yatayat sur certaines lignes structurantes ;

– moto ou scooter (solution la plus utilisée par les classes moyennes urbaines, mais impliquant une conduite défensive).

Un abonnement mensuel aux transports publics coûte généralement entre 600 et 3 000 NPR. L’essence se situe autour de 600–700 NPR le gallon.

Les déplacements prennent beaucoup de temps en heure de pointe, et les accidents de la route – notamment de bus et de motos – sont fréquents. Rouler de nuit sur les grandes routes de montagne est fortement déconseillé.

Autres dépenses régulières : internet, utilities, coworking

L’électricité, l’eau, les ordures et parfois le gaz sont regroupés dans les « utilities ». Pour un appartement d’environ 85 m² à Kathmandu, la facture mensuelle se situe le plus souvent entre 2 000 et 10 000 NPR.

La connexion internet fixe haut débit (60 Mbps ou plus) coûte en général entre 800 et 2 500 NPR par mois. Le débit moyen tournant autour de 5–6 Mbps, il vaut la peine de choisir un bon fournisseur si vous travaillez en ligne.

Les forfaits mobiles (appels + 10 Go de data et plus) sont très abordables, souvent entre 250 et 1 000 NPR par mois.

Les espaces de coworking se multiplient. Un poste de travail nomade (« hot desk ») se facture autour de 170–180 dollars par mois, avec parfois des formules plus courtes pour les utilisateurs occasionnels.

Visas et statuts de séjour : comment rester légalement

Le Népal ne propose pas de « visa nomade » dédié, et travailler à distance pour un employeur étranger en étant officiellement touriste est une zone grise. En revanche, plusieurs options existent pour une installation plus formelle : visas d’affaires, de travail, d’étudiant, de résident, etc.

Le visa touristique : porte d’entrée, mais durée limitée

Pour la plupart des nationalités, l’entrée se fait avec un visa touristique, obtenu soit à l’arrivée (aéroport de Kathmandu et certains postes frontières terrestres), soit en amont auprès d’une ambassade.

Les durées standard sont de 15, 30 ou 90 jours, avec des tarifs autour de 30, 50 et 125 dollars. Au total, la durée maximale de séjour en tant que touriste est de 150 jours par année civile. Le visa est prolongeable auprès des bureaux d’immigration (Kathmandu, Pokhara), moyennant des frais (forfait pour les 15 premiers jours, puis montant par jour supplémentaire).

Il est illégal d’exercer une activité rémunérée ou même de faire du bénévolat sous couvert de visa touristique. Cela n’empêche pas certains de le faire, mais les risques existent en cas de contrôle.

Travailler au Népal : permis de travail et visa de travail

Pour occuper un emploi légalement, deux éléments sont indispensables :

un permis de travail délivré par les autorités du travail (Department of Labor and Occupational Safety)

un visa de travail (catégorie non-touristique) émis par le Department of Immigration sur la base de ce permis

Le schéma général est le suivant :

1. Offre d’emploi : il faut d’abord une proposition d’une entité enregistrée au Népal (ONG, entreprise, école, organisation internationale…). 2. Démarches de l’employeur : l’employeur doit prouver qu’il n’a pas pu recruter localement (annonces publiées sur un portail dédié, publicité dans la presse, etc.) et que le poste nécessite réellement un étranger. 3. Demande de permis de travail : dépôt d’un dossier avec pièces de l’entreprise (enregistrement, certificat fiscal, audit social, etc.) et du candidat (diplômes, CV, certificats d’expérience, extrait de casier judiciaire, certificat médical). Le traitement peut durer de 15 à 30 jours ouvrables. 4. Conversion du visa : une fois le permis en main, le candidat – souvent déjà présent avec un visa touristique – dépose une demande de visa de travail auprès de l’immigration.

9 à 15

C’est le nombre de semaines nécessaires, en moyenne, pour obtenir un visa de travail, de la demande à sa délivrance.

Les coûts ne sont pas négligeables :

frais de permis de travail (NPR 15 000 pour 6 mois, 20 000 au‑delà)

visa de travail autour de 75 dollars par mois, plus supplément pour entrées multiples

Au final, l’ensemble des démarches peut représenter 500 à 1 500 dollars, selon la durée, les services de conseil utilisés et les éventuels allers‑retours.

Autres types de visas : affaires, études, résidence, famille

En parallèle du visa de travail, d’autres catégories permettent des séjours de longue durée, sous conditions.

Bon à savoir :

Plusieurs visas permettent de séjourner au Népal, chacun avec des conditions spécifiques : le visa d’affaires nécessite un investissement d’environ 50 000 $ et des justificatifs ; le visa d’investissement/résidence exige des engagements plus importants (ex. : 100 000 $ dans une entreprise industrielle) ; le visa étudiant requiert une admission dans un établissement reconnu, l’aval du ministère de l’Éducation et une preuve de moyens financiers ; le visa de conjoint est basé sur un mariage enregistré avec un citoyen népalais ; et le visa résident (retraite) est destiné aux retraités ayant un revenu régulier suffisant (environ 20 000 $/an à dépenser au Népal) ou aux grands investisseurs.

Dans tous les cas, la règle essentielle est la même : il faut arriver initialement avec un visa touristique, puis opérer une conversion une fois sur place, en déposant un dossier robuste.

Non-Resident Nepalis et liens avec la diaspora

Pour les personnes d’origine népalaise ayant acquis une autre nationalité, le statut de « Non-Resident Nepali » (NRN), défini par la loi de 2008, ouvre certains droits : visa facilité, possibilité d’ouvrir des comptes bancaires spécifiques, investissements, propriété, héritage. La Constitution de 2015 a aussi prévu un statut de « citoyenneté NRN » pour certaines catégories, même si sa mise en œuvre reste encore imparfaite.

Pour un expatrié sans ascendance népalaise, ces règles concernent surtout les transferts d’argent et les relations bancaires, lorsqu’il a des liens familiaux ou professionnels avec des NRN.

Travailler, enseigner, faire du business : quelles réalités ?

Le marché de l’emploi pour les étrangers reste limité. La plupart des expatriés en poste dans le pays travaillent dans :

les organisations internationales (ONU, grandes ONG, bailleurs de fonds comme la Banque mondiale, agences de coopération)

– les ONG et projets de développement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’environnement

– le secteur touristique (agences de trek, hôtellerie, conseils, parfois gestion d’infrastructures)

– l’enseignement de l’anglais ou de matières spécialisées dans les écoles internationales et certains établissements privés

– quelques entreprises locales ou internationales, notamment dans l’IT, l’ingénierie, les énergies (hydroélectricité)

Bon à savoir :

Le salaire mensuel moyen local est d’environ 190-200 dollars, avec un minimum autour de 130 dollars. Les expatriés recrutés à l’étranger bénéficient généralement de salaires plus élevés, mais doivent anticiper des dépenses spécifiques comme la santé, la scolarité et les vols internationaux.

Monter une entreprise au Népal est possible, mais réputé complexe : procédures administratives lentes, cadres juridiques changeants, difficultés à faire appliquer les contrats. Beaucoup d’étrangers passent par des partenaires locaux ou des sociétés de portage (« Employer of Record ») qui gèrent pour eux l’aspect légal et salarial.

Pour les nomades numériques, la clé est de ne pas vendre de services sur le marché local ni d’être salarié d’une structure népalaise tant qu’aucun visa de travail n’est obtenu, pour rester en conformité.

Santé : un système fragile, une assurance internationale indispensable

Le système de santé népalais repose sur un mélange de structures publiques sous-dotées et d’un secteur privé en forte croissance, particulièrement à Kathmandu et Pokhara. Pour un expatrié, se reposer sur les hôpitaux publics n’est pas réaliste, sauf pour des soins très simples.

Accès et niveau de soins

En ville, surtout dans la capitale, on trouve des hôpitaux et cliniques privés avec :

médecins ayant souvent une formation partielle ou complète à l’étranger

équipements de base corrects pour les urgences, les examens courants, certaines interventions chirurgicales

– possibilité de faire des examens comme IRM ou scanner pour des coûts bien plus bas qu’en Occident (compter par exemple 70 dollars pour un passage aux urgences, 250 dollars pour une IRM)

À Kathmandu, des établissements comme CIWEC Clinic, HAMS, Grande, Mediciti, Norvic International Hospital ou Om Hospital sont parmi les plus cités par la communauté expatriée. À Pokhara, CIWEC dispose également d’une antenne, et l’hôpital régional assure certaines prises en charge.

Exemple :

Dans les zones rurales, l’accès aux soins est limité par un manque d’équipements, de médicaments et de personnel médical, ainsi que par de longues distances à parcourir pour atteindre les centres de santé. Ce contraste marqué avec les zones urbaines illustre les inégalités territoriales en matière de santé.

Risques sanitaires à connaître

Les principaux risques pour un expatrié :

troubles digestifs (diarrhées, parasitoses, intoxications alimentaires) liés à l’eau et à l’hygiène

– infections respiratoires, exacerbées par la pollution de l’air dans la vallée de Kathmandu

– maladies transmises par les moustiques dans certaines zones et saisons (dengue notamment)

– rage, avec des chiens errants nombreux dans les villes

– maladies endémiques comme la tuberculose ou, plus rarement, la lèpre

mal aigu des montagnes (AMS) et ses formes graves (œdème pulmonaire ou cérébral) lors des treks au‑delà de 2 500 m

Pour le trek, la réglementation impose désormais de passer par un guide autorisé et de déclarer son itinéraire. Les évacuations en hélicoptère sont fréquentes dans les zones d’altitude dès lors que les symptômes de mal des montagnes ne sont pas pris en charge à temps.

Pourquoi une assurance internationale est non négociable

Même en ville, les limites du système médical rendent indispensable la possibilité d’évacuation vers un pays voisin mieux équipé (Inde, Thaïlande, Singapour).

Une bonne couverture pour expatrié devrait donc inclure : une protection santé complète, des assurances responsabilité civile, une assistance rapatriement, et des garanties pour les biens personnels.

prise en charge des frais médicaux en clinique privée, y compris hospitalisation

évacuation médicale d’urgence, y compris héliportée en montagne

– rapatriement sanitaire vers son pays ou vers un pays tiers

– couverture des maladies chroniques, soins de suivi, éventuellement maternité

– mode de paiement direct (« cashless ») avec certains hôpitaux pour éviter de devoir avancer des sommes importantes

Des assureurs internationaux comme Cigna Global, Allianz, MSH International, NOW Health, SafetyWing, William Russell ou des courtiers spécialisés (Pacific Prime, Alea, Expat Financial) proposent des contrats adaptés, avec des plafonds de garantie souvent de plusieurs millions de dollars.

Il est essentiel de vérifier les exclusions : certains contrats ne couvrent pas les treks au-delà d’une certaine altitude (3 500–4 000 m) ou exigent des extensions spécifiques. Il faut aussi lire attentivement ce qui concerne les affections préexistantes et les délais de carence.

Famille et scolarité : un vrai atout, mais à un coût

La vallée de Kathmandu offre un choix important d’écoles internationales, adaptées aux projets scolaires de familles d’expatriés, mais les frais peuvent être très élevés par rapport au niveau de vie local.

Système éducatif local : limites et complémentarité

Le système national népalais commence à 6 ans (grade 1) et s’organise en cycles primaire (1–5), inférieur secondaire (6–8), secondaire (9–10) avec examen du School Leaving Certificate, puis grades 11–12. La qualité reste globalement inférieure aux standards occidentaux, surtout en dehors des meilleurs établissements de la capitale.

Beaucoup de familles expatriées choisissent donc des écoles internationales accréditées, en particulier lorsque les enfants poursuivront leur cursus dans d’autres pays par la suite.

Principales écoles internationales de la vallée de Kathmandu

La capitale et sa périphérie comptent plusieurs établissements de référence :

Lincoln School (Kathmandu, Rabi Bhawan / Kuleshwor) École américaine de la maternelle au lycée, avec cursus préparatoire aux universités nord‑américaines et cours avancés (AP). Communauté très internationale, accréditations reconnues.

The British School Kathmandu (TBS) (Sanepa, Jhamsikhel, Lalitpur) Suit le curriculum national anglais, de l’Early Years jusqu’aux A‑Levels, avec IGCSE en secondaire. Membre de réseaux de British Schools (FOBISIA, COBIS).

Kathmandu International Study Centre (KISC) (Dhobighat / Thecho, Lalitpur) École chrétienne internationale de la maternelle au post‑bac (K–13), accréditée à la fois par des organismes américains et par Cambridge International.

French International School of Kathmandu (École Française Internationale de Katmandou, à Sanepa) Offre un enseignement bilingue français-anglais aligné sur le programme français.

Ullens School (Khumaltar, Lalitpur) Première école à avoir proposé le Baccalauréat International (IB) au Népal, combinant ce programme avec le curriculum national.

D’autres écoles se situent à des niveaux de tarif et de qualité variés : Rato Bangala School, Budhanilkantha School, des établissements affiliés au CBSE (curriculum indien) ou à Cambridge, etc.

Les frais peuvent être significatifs. Par exemple, une école primaire internationale peut facturer de 240 000 à près de 1 800 000 NPR par an. Pour une famille de quatre avec deux enfants scolarisés dans ce type d’établissement, le poste « éducation » peut donc dépasser largement tout le reste du budget mensuel.

En maternelle, l’offre de crèches et jardins d’enfants « Montessori » est très large. Il faut vérifier la langue d’enseignement (souvent anglais), le sérieux du programme et la qualité des locaux.

Banque, argent et transferts : la pratique au quotidien

Le Népal est une économie très largement basée sur le cash, surtout pour les étrangers. La monnaie est la roupie népalaise (NPR). On ne peut pas (ou très difficilement) reconvertir des NPR en devises hors du pays, d’où l’intérêt de limiter les conversions excessives.

Retraits et paiements courants

Les distributeurs automatiques sont présents dans toutes les grandes villes. Les frais varient, mais un retrait avec une carte étrangère peut coûter environ 400 NPR côté népalais, plus les commissions de la banque d’origine. Certaines banques internationales (par exemple Standard Chartered, dans certaines agences) appliquent des politiques plus favorables.

On conseille souvent de retirer par tranches de 10 000 NPR, voire davantage si le plafond du DAB le permet (certains vont jusqu’à 35 000 NPR), pour limiter les frais. Pour les grosses dépenses (loyer, école), il est fréquent de payer en espèces.

Les paiements par carte restent limités aux hôtels, restaurants et commerces haut de gamme. Le Népal reste très « cash first », et c’est encore plus vrai dès qu’on sort des quartiers centraux.

Ouvrir un compte bancaire : possible, mais encadré

Pour un étranger qui reste au-delà de quelques semaines, ouvrir un compte local peut être utile afin de recevoir un salaire en NPR, payer moins de frais de retrait, ou gérer des transferts réguliers.

La réglementation distingue plusieurs cas :

– les étrangers « classiques », titulaires d’un visa de travail, d’affaires ou d’étudiant, qui peuvent ouvrir un compte, souvent en devises étrangères (USD, EUR…) ou parfois en NPR selon les banques ;

– les Non-Resident Nepalis (NRN), qui bénéficient de comptes dédiés (épargne, dépôts à terme, comptes courants, comptes en devises), avec certains avantages fiscaux ;

– les touristes, plus restreints, pour lesquels les banques peuvent refuser l’ouverture d’un compte NPR.

Les grandes banques commerciales (Nabil, Global IME, Standard Chartered, NIC Asia, NMB, etc.) proposent désormais des parcours d’ouverture en ligne pour les NRN, avec vérification vidéo, mais pour un expatrié non népalais, un passage en agence est presque toujours nécessaire, avec :

passeport (et visa en cours de validité)

– parfois un justificatif d’adresse locale

– des photos d’identité

formulaires de signature, etc.

Attention :

Il faut veiller à maintenir le solde minimum imposé, sous peine de frais ou de fermeture du compte. Un compte est souvent lié à la validité du visa : une expiration non renouvelée peut entraîner un gel du compte si les documents ne sont pas mis à jour.

Pour les transferts internationaux, des services comme Wise permettent souvent d’obtenir de meilleurs taux de change et des frais plus transparents que les virements bancaires classiques, qui peuvent supporter des marges importantes sur les taux.

Envoyer et recevoir de l’argent

En plus des virements bancaires internationaux, les expatriés utilisent :

Western Union ou MoneyGram (les seconds étant en général un peu moins chers)

– des services de transfert en ligne type Wise, qui pratiquent un taux de change proche du taux « moyen du marché » avec une commission explicite

– des dépôts et retraits en cash via les réseaux d’agents locaux pour les transferts internes ou depuis la diaspora

Un point particulier : les citoyens népalais n’ont pas le droit, en temps normal, de transférer librement des fonds à l’étranger en devise. En revanche, les étrangers peuvent en principe rapatrier des devises, à condition d’avoir bien documenté l’origine des fonds convertis.

Vie quotidienne, codes culturels et intégration

Au‑delà des aspects matériels, s’installer au Népal implique de se familiariser avec une culture marquée par la religion, le respect hiérarchique et des normes de sociabilité particulières.

Repères culturels de base

Certaines règles implicites facilitent énormément les relations avec les locaux :

– le salut traditionnel est « Namaste », mains jointes devant la poitrine ;

– on se déchausse avant d’entrer dans les maisons et dans presque tous les lieux sacrés ;

– on s’habille de manière modeste, en couvrant épaules et genoux, surtout dans les villages et les temples ;

– la main droite est utilisée pour donner ou recevoir des objets, manger (dans les contextes traditionnels) ; la main gauche est considérée comme impure ;

– les démonstrations d’affection en public (baisers, embrassades) sont très mal vues ;

– pointer ses pieds vers quelqu’un ou toucher quelqu’un avec le pied est insultant ;

– on tourne autour des temples et stupas dans le sens des aiguilles d’une montre ;

– il est préférable de ne pas toucher la tête des autres, surtout des enfants, qui est perçue comme une partie sacrée du corps ;

– demander la permission avant de prendre les gens en photo, spécialement dans les contextes religieux.

Astuce :

La société népalaise reste fortement hiérarchique, où l’âge, le statut et la caste (bien qu’officiellement abolie) influencent significativement les interactions. La communication y est souvent indirecte, privilégiant l’évitement du conflit à l’expression directe des désaccords. Par ailleurs, le « temps népalais » reflète un rapport plus flexible et moins rigide aux horaires et aux délais convenus.

Travailler avec des collègues népalais

Au travail, on retrouve cette structure hiérarchique et ce goût pour l’harmonie :

les décisions descendent souvent du sommet, même si des consultations informelles existent ;

– les critiques sont formulées avec prudence, parfois de manière implicite ;

– les réunions peuvent s’étirer, et les retards ne sont pas rares ;

– les pauses thé (chiya) rythment la journée ;

– la semaine standard va du dimanche au vendredi, avec seulement le samedi chômé.

Les grandes fêtes, comme Dashain et Tihar, provoquent des arrêts quasi complets de l’activité pendant plusieurs jours, voire deux semaines. Les salariés perçoivent traditionnellement un « treizième mois » autour de Dashain.

Se faire un réseau : communauté expatriée et vie sociale

Kathmandu compte une communauté étrangère importante, entre diplomates, coopérants, personnels d’ONG, employés d’entreprises et nomades numériques. L’intégration est généralement facile, grâce à :

Réseaux et Communautés d’Expatriés au Népal

Découvrez les principaux canaux pour rencontrer d’autres expatriés et vous intégrer localement, des groupes en ligne aux rencontres physiques et engagements communautaires.

Groupes en Ligne et Forums

Rejoignez des groupes Facebook dédiés (Kathmandu Expats, Pokhara Expats, groupes de nomades) et participez à des forums spécialisés pour échanger conseils et bons plans.

Réseaux Formels et Événements

Inscrivez-vous sur des plateformes comme InterNations pour participer à des rencontres et événements sociaux réguliers organisés dans la capitale.

Clubs et Communautés d’Intérêt

Intégrez des clubs informels : communautés de randonneurs, groupes de course, clubs de lecture ou ateliers artistiques pour partager vos passions.

Engagement Associatif et Bénévolat

Impliquez-vous dans la vie locale en participant à des projets associatifs ou de volontariat, une excellente façon de créer du lien.

Les Népalais eux‑mêmes sont généralement très accueillants. Une poignée de phrases en népali, un intérêt sincère pour les festivals, les traditions culinaires ou les pratiques religieuses ouvrent vite des portes. La vie sociale s’organise beaucoup autour de la nourriture, du thé, des cérémonies, des mariages, des fêtes de quartier.

Choc culturel et adaptation

Comme dans tout pays très différent culturellement, beaucoup d’expatriés traversent plusieurs phases :

euphorie des premiers mois (découverte, fascination, sentiment d’aventure) ;

phase de frustration (bureaucratie, lenteur, pollution, coupures d’électricité, malentendus culturels) ;

période d’ajustement (apprentissage de la langue de base, création d’un cercle social, adoption de routines) ;

intégration relative (on trouve sa place, on comprend mieux les codes, on sait anticiper les dysfonctionnements).

S’impliquer dans la vie locale (cours de népali, participation aux fêtes, bénévolat, sports collectifs) est souvent le meilleur antidote au découragement. Il faut accepter qu’une partie des normes occidentales (ponctualité absolue, prévisibilité, formalisme administratif) ne se retrouvera pas telle quelle au Népal.

Sécurité, risques et qualité de vie

En dépit de tensions politiques et d’une criminalité en hausse récente, le Népal reste généralement considéré comme sûr pour les étrangers. Les agressions violentes sont rares, la petite délinquance (vols à la tire, arnaques) étant la principale menace.

Les indices de sécurité classent le pays en « risque moyen », avec :

risque modéré dans les transports et pour les pickpockets

faible risque de terrorisme ou d’agressions graves

– quelques cas de corruption ou de demandes de pots‑de‑vin dans certaines démarches

Attention :

Bien que le pays soit relativement sûr, il est recommandé aux femmes d’adopter des codes vestimentaires conservateurs et de faire preuve de prudence, particulièrement la nuit et en dehors des zones très fréquentées.

Les risques les plus sérieux pour la qualité de vie sont souvent :

la pollution atmosphérique, surtout à Kathmandu durant certaines saisons ;

les aléas climatiques (mousson, glissements de terrain) si l’on voyage beaucoup ;

la qualité des soins en dehors des grandes villes ;

la fragilité des infrastructures (coupures électriques, routes dégradées).

En contrepartie, la présence des montagnes, l’offre de treks, de randonnées, de yoga et de méditation, le coût modique des activités sportives et la chaleur humaine de la population renforcent nettement l’attrait de la vie quotidienne.

En résumé : pour qui le Népal est-il une bonne destination d’expatriation ?

S’installer au Népal tant qu’expatrié ne convient pas à tout le monde. Le pays est un excellent choix si :

– vous appréciez les environnements culturels très différents et êtes prêt à relativiser le confort matériel ;

– vous avez un projet clair (poste dans une ONG, dans une organisation internationale, télétravail flexible, retraite active, etc.) ;

– vous êtes prêt à gérer un système administratif lent, un réseau routier imparfait et des infrastructures de santé perfectibles, tout en vous dotant d’une bonne assurance ;

– vous cherchez une qualité de vie basée sur la simplicité, la nature, les relations humaines, davantage que sur une offre massive de loisirs urbains.

Pour une famille avec jeunes enfants, le Népal peut être une expérience extrêmement enrichissante, à condition d’anticiper :

le coût élevé des écoles internationales ;

la nécessité de recourir à des soins à l’étranger pour certains problèmes médicaux complexes ;

– l’impact de la pollution à Kathmandu (avec l’option de résider dans des quartiers plus verts comme Budhanilkantha ou Bhaisepati, ou de combiner avec des séjours réguliers à Pokhara).

Bon à savoir :

Cette combinaison offre un coût de la vie très modéré, des communautés actives, des espaces de coworking et des paysages spectaculaires. Cependant, il faut anticiper un internet parfois peu fiable avec des coupures occasionnelles et évoluer dans un cadre réglementaire où le travail en ligne n’est pas explicitement reconnu.

Enfin, pour un retraité disposant de revenus confortables et d’une bonne assurance santé internationale, s’installer au Népal peut offrir un cadre de vie unique : frais de vie réduits, environnement social chaleureux, possibilités de s’engager dans des projets locaux, et l’Himalaya comme horizon quotidien.

La clé, dans tous les cas, est de venir en repérage quelques semaines ou mois, en mode voyageur long séjour, pour tester les différents quartiers, sentir le climat à différentes saisons, rencontrer des expatriés déjà installés et affiner son projet avant de franchir le pas de l’installation à long terme.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier de plus d’un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Népal, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Népal pour sa fiscalité globalement modérée, son coût de vie très bas (Katmandou ~60% moins cher que Paris) et la possibilité de structurer ses revenus entre Europe et Asie. La mission a inclus : audit pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales), obtention d’un visa long séjour et de la résidence, choix et achat/location de résidence principale, plan de rupture maîtrisée des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), transfert de la résidence bancaire, mise en relation avec un réseau local (avocat, conseil immigration, intermédiaires francophones) et intégration patrimoniale (analyse, restructuration si nécessaire). Ce dispositif permet des économies fiscales significatives et une meilleure diversification tout en sécurisant les risques de double imposition et de contrôles français.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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