S’installer en Bolivie en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Bolivie tant qu’expatrié, c’est accepter un grand écart permanent : entre Andes et Amazonie, salaires locaux très bas et coût de la vie dérisoire pour qui dispose de revenus étrangers, hôpitaux publics saturés et cliniques privées modernes, lenteur administrative et dynamisme d’une économie encore « à construire ». Ce guide fait le tour, de façon concrète, de ce qui vous attend pour préparer un projet réaliste, agréable… et sécurisé.

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Comprendre le pays avant de faire ses valises

La Bolivie est un État enclavé au cœur de l’Amérique du Sud, coincé entre le Pérou, le Chili, le Brésil, le Paraguay et l’Argentine. Le relief est extrême : hauts plateaux andins, vallées tempérées, basses terres tropicales et fragments de forêt amazonienne. Ce territoire concentre une quantité exceptionnelle d’écosystèmes, des sommets glacés de la Cordillera Real au désert de sel d’Uyuni, jusqu’aux zones humides de l’Amazonie.

Politiquement, le pays est une république présidentielle officiellement laïque. En pratique, les observateurs le décrivent comme peu démocratique, avec un climat social tendu, des institutions fragiles et une forte intervention de l’État dans l’économie. La démocratie existe, mais les périodes de protestations, de blocages et de conflits politiques sont fréquentes.

Bon à savoir :

La monnaie locale est le Boliviano (BOB), historiquement indexé sur le dollar mais avec un marché parallèle dû à la rareté des devises. Les paiements se font majoritairement en espèces, bien que les cartes et virements se développent dans les grandes villes. Le courant électrique est en 230 V / 50 Hz, avec des prises de type C et A.

Une société très majoritairement indigène

La Bolivie est le pays d’Amérique latine où la proportion de population indigène est la plus élevée. Les grands groupes sont surtout les Quechuas et les Aymaras, auxquels s’ajoutent 34 autres peuples reconnus. Au total, 36 langues officielles coexistent, même si l’espagnol reste dominant dans l’administration, les médias et les affaires.

On trouve aussi une population métisse nombreuse, une minorité d’origine européenne (environ 15 %), quelques communautés afro-boliviennes et un petit nombre de ressortissants asiatiques. Le catholicisme reste la religion largement majoritaire (environ 80 %), mais le syncrétisme est la règle : la vénération de la Pachamama (Terre‑Mère) ou des montagnes sacrées fait partie du quotidien, même chez des catholiques pratiquants.

Astuce :

Pour un expatrié, la vie en Bolivie est rythmée par de nombreuses fêtes religieuses et populaires (Carnaval d’Oruro, Gran Poder, Viernes Santo, célébrations mariales…). La famille y est centrale et la notion de temps est flexible. La « hora boliviana » implique que les retards sont courants, y compris dans un cadre semi-professionnel.

Quelques données économiques-clés

La Bolivie reste l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud malgré un potentiel énorme en gaz, pétrole et minerais. Le PIB par habitant tourne autour de 3 000 à 4 000 dollars selon les sources. Le salaire net moyen avoisine 2 900 BOB par mois (environ 360 dollars), ce qui ne permet de couvrir qu’une demi-mensualité de coût de la vie moyen estimé.

Pour un expatrié disposant de revenus extérieurs, la perspective est radicalement différente : le coût de la vie y est plus bas que dans 90 % des pays du monde. Les comparateurs classent la Bolivie comme la 2e destination la moins chère d’Amérique latine et l’une des moins coûteuses de la planète. Le revers de la médaille : infrastructures limitées, santé publique fragile, routes dangereuses et bureaucratie omniprésente.

Où s’installer : panorama des villes et quartiers d’expatriés

L’expatriation en Bolivie, ce n’est pas une expérience uniforme. Tout dépend de la ville, voire du quartier. La majorité des étrangers (environ 150 000 personnes en tout) se concentre dans quelques grandes agglomérations, souvent dans des enclaves très aisées à l’écart de la réalité du reste du pays.

Santa Cruz, capitale économique et eldorado des étrangers

Santa Cruz de la Sierra est la plus grande ville du pays et son vrai poumon économique. Enclavée dans les plaines tropicales de l’Est, elle attire investisseurs, cadres, retraités aisés et entrepreneurs. C’est la ville la plus cosmopolite, celle où la présence d’expatriés est aussi la plus visible.

Les quartiers phares pour les étrangers sont Equipetrol et, de l’autre côté du fleuve Piraí, Urubo. Les immeubles modernes y côtoient les résidences sécurisées, les malls comme Ventura Mall et Las Brisas, les restaurants internationaux et les coworkings. On y trouve aussi la plus grande communauté asiatique du pays, surtout chinoise.

1500-2000

Un style de vie occidental reste abordable avec un revenu étranger de 1 500 à 2 000 dollars par mois pour une personne.

La Paz, capitale administrative perchée à 3 650 mètres

La Paz est la capitale de fait, installée dans une cuvette andine à plus de 3 600 m d’altitude, surplombée par l’Altiplano et la ville jumelle d’El Alto. Son téléphérique urbain (le Teleférico) est devenu l’icône de la ville. Les températures y sont fraîches toute l’année, avec des écarts jour/nuit importants.

La plupart des expatriés s’installent dans la Zona Sur, plus basse en altitude, plus douce et nettement plus aisée. Les quartiers de Calacoto et San Miguel sont particulièrement prisés : bars, restaurants, bureaux, logements sécurisés, écoles internationales. Sopocachi, plus central et bohème, intéresse plutôt les étudiants et jeunes actifs.

L’altitude impose un temps d’adaptation (soroche) avec maux de tête, souffle court, fatigue. Beaucoup d’expatriés préfèrent venir tester quelques semaines avant de s’engager sur une installation longue.

Cochabamba, la « cité de l’éternel printemps »

Quatrième ville du pays, Cochabamba bénéficie d’un climat presque idéal : doux toute l’année, semi‑aride de type méditerranéen, avec des températures moyennes entre 17 et 26 °C. On la surnomme la « ville de l’éternel printemps ». Elle est située dans une vallée andine à environ 2 570 m d’altitude, ce qui limite les effets de l’hypoxie tout en offrant un temps très agréable.

Attention :

La ville est un centre majeur, célèbre pour son immense marché en plein air La Cancha et pour son rôle historique dans la ‘guerre de l’eau’ de 2000 contre la privatisation.

Pour un expatrié, le nord de la ville concentre les meilleurs quartiers : Cala Cala (souvent décrit comme le meilleur secteur pour les étrangers), Queru Queru, La Recoleta, Sarco, Mayorazgo, Lomas de Aranjuez ou encore Las Brisas. Les zones sud, plus pauvres, restent globalement évitées par les expatriés.

À quelques kilomètres, le village de Tiquipaya offre un cadre plus rural, de grands jardins et des loyers spectaculairement bas pour des maisons spacieuses.

Sucre et Tarija, le charme tranquille

Sucre, capitale constitutionnelle, est une ville coloniale blanche, classée au patrimoine mondial, au climat tempéré plutôt doux. Beaucoup de retraités étrangers s’y installent pour profiter d’un coût de la vie particulièrement bas et d’une atmosphère calme. Les expatriés se regroupent surtout dans le centre historique et des quartiers résidentiels proches comme le Barrio Petrolero.

Exemple :

Dans le sud de la Bolivie, Tarija offre un cadre de vie à taille humaine avec un climat chaud et une ambiance de petite ville, notamment connue pour ses vignobles. Selon des témoignages d’expatriés, il est possible d’y vivre avec un budget mensuel total inférieur à 1 000 dollars. Ce budget inclut notamment un loyer d’environ 200 dollars pour un appartement d’une chambre.

Répartition des expatriés et profils

Les données disponibles suggèrent que la majorité des étrangers viennent d’autres pays sud‑américains. Les ressortissants de pays développés (États‑Unis, Canada, Europe) représenteraient à peine 12 000 personnes, très concentrées dans des quartiers aisés. Dans certains secteurs exclusifs des grandes villes, plus de 95 % des expatriés issus de pays riches résident dans quelques îlots très sécurisés.

Le tableau ci‑dessous résume grossièrement les principaux pôles d’expatriation et leurs points forts :

VillePoints forts pour expatriésQuartiers privilégiés
Santa CruzÉconomie dynamique, climat chaud, forte offre moderneEquipetrol, Urubo
La PazCapitale, vie culturelle, téléphérique, institutionsCalacoto, San Miguel, Sopocachi
CochabambaClimat idéal, coût raisonnable, ambiance « Californie chic »Cala Cala, Queru Queru, La Recoleta
SucreVille coloniale, très abordable, atmosphère détendueCentre historique, Barrio Petrolero
TarijaRégion viticole, petite ville, loyers très basMiraflores et quartiers résidentiels

Coût de la vie : jusqu’où va vraiment « le bon marché » ?

Les classements internationaux situent la Bolivie dans le bas du tableau en termes de coût de la vie : moins chère que 92 % des pays du globe. Mais tout dépend de votre style de vie, de la ville et du quartier.

Budgets types pour expatriés

Les études agrégées et les témoignages convergent sur des fourchettes assez stables :

ProfilBudget mensuel moyen estimé (USD)
Personne seule, mode « local »410 – 830
Personne seule, confortable1 180 – 2 170
Couple retraité confortable1 200 – 1 800 (voire ~1 550 à l’aise)
Famille de 4 (niveau moyen)~1 700 (hors luxe et écoles les plus chères)
Famille de 5 en quartier premium~3 500
Style de vie « luxe »3 000 et plus

Beaucoup de couples témoignent de budgets autour de 1 000 dollars par mois dans des villes comme Sucre ou Tarija, logement compris. À l’inverse, un célibataire souhaitant un appartement moderne en quartier très huppé de Santa Cruz ou La Paz, restaurants et sorties fréquentes, pourra facilement dépenser 2 000 à 3 000 dollars.

Logement : du quasi-gratuit rural au penthouse à plusieurs millions

La grande force de la Bolivie pour les expatriés reste la modération des loyers, à condition d’accepter un niveau de confort local.

Quelques repères, toutes villes confondues :

Type de logementLoyer mensuel typique (USD)
Chambre en colocation / hostel à La Paz100 – 200
Studio simple en ville200 – 400
1 chambre en centre-ville (standard)250 – 500
2 chambres meublées bien situées~400
3 chambres centre-ville (standard)350 – 800 selon ville
3 chambres quartier huppé (Cochabamba, Santa Cruz)600 – 800
Maison 3 chambres à Tiquipaya (périphérie rurale)~200
Maison basique en campagneÀ partir de 50

Les chiffres précis varient d’un marché à l’autre, mais plusieurs exemples concrets reviennent dans les témoignages : un couple paye 200 dollars pour une maison de trois chambres avec jardin à Tiquipaya, un autre 200 dollars pour un bel appartement d’une chambre à Tarija, un trentenaire environ 300 dollars pour une location tout compris dans le centre patrimonial de Sucre.

60000

La médiane des prix à l’achat pour un bien immobilier en Bolivie est d’environ 60 000 dollars.

Un point important : les étrangers peuvent posséder des terres, ce qui n’est pas le cas partout en Amérique latine.

Nourriture, sorties et vie quotidienne

Manger au restaurant en Bolivie est souvent moins cher que de cuisiner en Europe ou en Amérique du Nord, surtout au déjeuner. On peut déguster un menu du jour (soupe + plat + boisson) pour l’équivalent de 3 à 4 dollars dans un établissement local. Les snacks de rue (empanadas, salteñas, cuñapé) tournent autour de 1 à 2 dollars.

40

C’est le coût minimum par personne pour un repas dans les restaurants les plus sophistiqués de Santa Cruz ou La Paz.

Le vin local, notamment dans la région de Tarija, est très abordable. Une bonne bouteille produite sur place peut se trouver à moins de 7 dollars dans les supermarchés, et certains témoignages mentionnent des bouteilles de table correctes sous les 3 dollars.

Les loisirs restent bon marché : billets de cinéma entre 4 et 8 dollars, entrée de parc national de 5 à 15 dollars, cours de yoga 5 à 10 dollars, abonnement mensuel de salle de sport autour de 10 à 30 dollars. Les bars et discothèques pratiquent des tarifs inférieurs à ceux des grandes capitales régionales, même dans les quartiers branchés.

Internet, téléphonie et coworking

Longtemps, la lenteur de l’internet bolivien a été un frein massif pour les nomades digitaux. Les choses s’améliorent, mais de manière inégale. Dans les grandes villes, des offres fibre atteignent désormais des débits confortables (60 Mb/s ou plus), mais la moyenne réelle autour de 5 Mb/s reste courante, surtout dans les quartiers périphériques.

Opérateurs mobiles et forfaits en Bolivie

Présentation des principaux fournisseurs de services mobiles et des tarifs moyens pour un forfait avec données.

TIGO, VIVA et ENTEL

Les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile en Bolivie.

Forfait 10 Go de données

Un forfait avec 10 Go de données coûte environ 20 dollars par mois, parfois moins.

Connexions plus rapides

Des formules internet mobile plus rapides sont disponibles, principalement dans les grandes agglomérations.

Les espaces de coworking se multiplient, notamment à Santa Cruz et Cochabamba. Un « hot desk » mensuel peut coûter environ 170 dollars dans les espaces les plus réputés, avec café, internet rapide et communauté d’entrepreneurs.

Transport : bus bon marché, routes risquées

Les transports urbains sont très abordables : un trajet en microbus ou minibus coûte rarement plus d’un dollar, souvent autour de 0,30. Les taxis restent bon marché : 2 à 5 dollars pour une course courte en ville. Le téléphérique de La Paz facture moins d’un dollar par segment.

En interurbain, les bus de nuit confortables entre grandes villes comme La Paz et Cochabamba tournent entre 8 et 12 dollars, parfois avec repas et films. Des vols intérieurs peuvent descendre à 25–30 dollars en promotion, opérés par des compagnies locales comme Boliviana de Aviación (pour l’international) ou Amaszonas (pour les liaisons plus courtes).

Les carburants sont fortement subventionnés, ce qui maintient le prix de l’essence à un niveau bas, autour de quelques bolivianos le litre. Posséder une voiture reste relativement cher en investissement (véhicules importés) et délicat côté sécurité routière : peu de routes sont goudronnées, l’entretien et la signalisation sont souvent déficients.

Santé : faible coût, fortes disparités

Se soigner en Bolivie coûte nettement moins cher qu’en Amérique du Nord ou en Europe, mais la qualité varie énormément. L’État a mis en place un système public gratuit (SUS, Sistema Único de Salud) pour les résidents — y compris les étrangers disposant d’un statut légal —, mais les hôpitaux publics restent souvent débordés, sous-équipés et frappés par des ruptures de médicaments.

Public, social, privé : un système à trois étages

Le système de santé se compose de trois piliers :

– Un réseau public (SUS), théoriquement gratuit pour une population cible très large (personnes sans assurance, enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes handicapées).

– Des caisses de sécurité sociale (CNS) pour les salariés formels, financées par les cotisations employeurs / employés.

– Un secteur privé, concentré dans les grandes villes, plébiscité par les expatriés et les classes moyennes supérieures.

Dans les centres urbains de La Paz, Santa Cruz et Cochabamba, certaines cliniques privées offrent un niveau de service tout à fait correct, parfois avec médecins parlant anglais. Une consultation chez un généraliste ou un spécialiste se facture souvent entre 10 et 60 dollars selon l’établissement, soit des tarifs environ 60 à 80 % inférieurs à ceux des États-Unis.

Cliniques privées dans les centres urbains boliviens

L’hospitalisation et la chirurgie coûtent également bien moins cher, au point que la Bolivie attire un certain tourisme médical pour des interventions comme la chirurgie orthopédique ou la dentisterie, avec des économies jusqu’à 70–80 % par rapport à l’Amérique du Nord.

Assurances santé : publique, locale ou internationale ?

Les étrangers résidents peuvent intégrer le SUS, mais la réalité des délais, du matériel et de la disponibilité de médicaments incite fortement à souscrire une assurance privée. Deux approches existent :

Assurance locale privée : couverture limitée au pays, primes très faibles (souvent 60–80 % moins chères que les formules internationales), mais plafond de remboursement et évacuation médicale rarement inclus.

Assurance santé internationale : couverture mondiale, y compris rapatriement, mais primes plus élevées (souvent de 80 à 200 dollars par mois par personne, selon l’âge, la franchise et l’étendue de la couverture).

Pour un couple de retraités, certains budgets types intègrent environ 75 dollars par mois pour une assurance santé, ce qui reste très raisonnable par rapport aux standards de pays développés.

Risques sanitaires spécifiques

La Bolivie cumule plusieurs risques à ne pas sous-estimer :

Bon à savoir :

L’altitude élevée de nombreuses villes (La Paz, Potosí, Uyuni) peut provoquer le mal des montagnes, nécessitant une acclimatation progressive, une bonne hydratation et éventuellement des infusions de coca. Dans les basses terres tropicales (Amazonie, Chapare, Yungas, Santa Cruz), des maladies vectorielles comme la dengue, le chikungunya, Zika, le paludisme et la fièvre jaune sont présentes ; l’utilisation de répulsifs, de vêtements couvrants et de moustiquaires est essentielle. La maladie de Chagas, transmise par des insectes, est endémique dans des régions comme Cochabamba, Sucre, Tarija et Santa Cruz, exigeant une vigilance accrue sur la qualité des logements, surtout en zone rurale. L’eau du robinet n’est pas potable : privilégiez l’eau embouteillée ou bouillie, même dans les grandes villes, et soyez prudent avec les aliments crus vendus au marché.

Les vaccins recommandés incluent les rappels habituels, l’hépatite A et B, la typhoïde, parfois la rage selon le mode de vie, et la fièvre jaune pour les zones tropicales. Certaines nationalités doivent présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune à l’entrée.

Sécurité : réalités, risques et zones à éviter

Les rapports internationaux convergent : la Bolivie présente des niveaux de criminalité comparables à ceux de grandes villes nord‑américaines, avec une forte variation selon les régions. Certains secteurs sont nettement plus à risque, en particulier Santa Cruz et quelques zones liées à la production ou au transit de coca.

Criminalité courante et violences

La criminalité la plus fréquente reste le vol à la tire, le sac à l’arraché et les agressions opportunistes. Marchés, bus surchargés, terminaux de transport, quartiers centraux touristiques et certains parcs sont les lieux classiques pour vols de portefeuilles, téléphones et sacs.

La ville de Santa Cruz de la Sierra est régulièrement pointée comme la plus dangereuse du pays, avec une hausse des délits liés à l’économie parallèle et au trafic de drogue. Les quartiers aisés restent relativement protégés par un important dispositif de surveillance privée, mais les déplacements de nuit ou en périphérie comportent plus de risques.

Des phénomènes comme l’« express kidnapping » (enlèvement de courte durée pour soutirer de l’argent via distributeurs automatiques) ont été signalés, surtout dans les grandes villes et sur certains axes routiers. Des agressions plus graves, y compris sexuelles, ont aussi été documentées.

Zones à risque élevé

Plusieurs gouvernements déconseillent explicitement tout voyage non essentiel dans certaines zones, en particulier :

Attention :

Certaines zones du pays présentent des risques spécifiques pour les voyageurs. Il s’agit notamment de la région du Chapare, théâtre de tensions liées à la culture de la coca ; de certaines parties des Yungas, où persistent criminalité, violences et routes dangereuses ; ainsi que des régions frontalières isolées avec les pays voisins.

Pour un expatrié, ces zones ne sont généralement pas des lieux d’installation, mais peuvent être fréquentées pour le tourisme. La prudence s’impose alors, avec l’appui d’agences de voyage réputées.

Conflits sociaux, blocages et instabilité

Les manifestations, grèves et blocages (bloqueos) font partie du paysage politique bolivien. Ils peuvent surgir sans préavis, parfois dégénérer en affrontements violents avec usage de dynamite artisanale, de cocktails Molotov ou de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre.

Les routes d’accès à des villes entières peuvent être coupées pendant plusieurs jours, ce qui perturbe la circulation de denrées, l’accès aux soins et les vols. Voir Uyuni ou certaines villes minières totalement isolées par des blocages n’a rien d’exceptionnel dans l’histoire récente.

Astuce :

Pour un expatrié, il est conseillé d’éviter de planifier des déplacements aux horaires serrés, de suivre régulièrement l’actualité locale pour anticiper les mouvements sociaux, et de constituer à son domicile des stocks minimaux de nourriture et de médicaments pour pouvoir subvenir à ses besoins pendant plusieurs jours si nécessaire.

Conseils pratiques de sécurité

Quelques réflexes réduisent fortement les risques :

– Utiliser des taxis officiels ou des services de radio-taxi et applications (Uber notamment à La Paz et Santa Cruz), plutôt que d’arrêter un véhicule au hasard.

– Limiter au strict minimum l’affichage de signes de richesse (bijoux, montres de luxe, gros smartphones ostensibles) dans la rue.

– Garder des copies des documents importants et laisser passeport et gros montants d’argent dans un lieu sécurisé.

– Se méfier des personnes se présentant comme policiers en civil : la loi bolivienne exige un mandat écrit pour une fouille, et un touriste n’a pas à monter dans un véhicule non identifié sans raison valable.

– Éviter les bars clandestins, les quartiers périphériques mal éclairés la nuit et les zones réputées dangereuses (cimetières, collines isolées, alentours de certains terminaux de bus).

Les grandes villes disposent de police touristique dans les zones fréquentées par les étrangers, surtout à La Paz. Les numéros d’urgence nationaux sont le 110 pour la police, 119 pour les pompiers, 165 pour l’ambulance.

Visa, résidence et aspects administratifs

La politique de visas bolivienne est assez complexe, mais de nombreuses nationalités n’ont plus besoin de visa pour des séjours touristiques de courte durée. Pour s’installer, travailler ou prendre sa retraite sur place, il faut en revanche passer par la case résidence.

Courts séjours : 90 jours maximum

Beaucoup de ressortissants peuvent entrer sans visa pour le tourisme, généralement pour 30 jours renouvelables jusqu’à 90 jours par an. D’autres doivent obtenir un visa touristique payant en consulat ou à l’arrivée (certaines nationalités, dont les règles ont évolué récemment).

Les conditions classiques incluent :

Passeport valable au moins six mois.

Preuve de sortie du territoire (billet retour ou de continuation).

Réservation d’hébergement ou lettre d’invitation.

– Parfois, certificat de vaccination contre la fièvre jaune selon le pays d’origine et les régions visitées.

Une tâche administrative supplémentaire existe : un enregistrement en ligne (SIGEMIG) que les étrangers sont censés remplir à leur entrée et mettre à jour.

S’installer : visas de séjour et résidence

Pour un projet d’expatriation, plusieurs types de visas sont pertinents :

Bon à savoir :

Plusieurs types de visas existent pour le Maroc, chacun avec des conditions spécifiques. Le visa à objet déterminé (investissement, travail, études, regroupement familial) nécessite de justifier le motif du séjour et une solvabilité financière. Le visa étudiant est temporaire et renouvelable pour la durée de la formation. Les visas de travail exigent un contrat local et un dossier complet (casier judiciaire, attestations médicales, preuves de ressources). La résidence permanente ou de longue durée est accessible sous conditions, après un certain parcours.

La bureaucratie est réputée lente et tatillonne. Traditions de corruption et de paperasse sont souvent mentionnées dans les témoignages d’expatriés. Il est fréquent de passer par un avocat local ou un « tramitador » spécialisé pour monter les dossiers, suivre les demandes auprès de la Direction générale des migrations et récupérer la cédula d’étranger.

Bon à savoir :

Une fois le statut de résident obtenu, vous bénéficiez de plusieurs droits essentiels : un accès complet au système de santé public (SUS), la possibilité d’ouvrir un compte bancaire, de signer des contrats à long terme, d’acheter des biens immobiliers et de créer une entreprise locale.

Fiscalité personnelle : un système territorial

La Bolivie applique un régime fiscal territorial pour les personnes physiques : seuls les revenus de source bolivienne sont imposables. Le principal impôt sur le revenu (RC‑IVA) fonctionne avec un taux de 13 %, après certaines déductions, et s’applique surtout aux revenus du travail.

Les revenus provenant de l’étranger (retraite, dividendes, salaires d’un employeur non bolivien payés à l’étranger) ne sont pas taxés localement, même pour un résident, tant qu’ils ne sont pas considérés comme générés par une activité effectuée sur le territoire. Cela fait de la Bolivie une destination potentiellement attractive pour les retraités ou les freelances payés depuis l’extérieur, à condition d’analyser finement la situation et d’éventuelles obligations fiscales dans le pays d’origine.

À noter : il existe un impôt sur les grandes fortunes (IGF) pour les patrimoines dépassant 30 millions de bolivianos, avec des taux progressifs jusqu’à 2,4 %. Cela ne concernera qu’une poignée d’expatriés très fortunés.

Travailler et faire des affaires

Monter un projet professionnel en Bolivie peut être séduisant à première vue : marché encore peu compétitif sur certains segments, ressources naturelles abondantes, coût du travail faible, économie officiellement « ouverte » aux nouveaux modèles. Mais la réalité des affaires est plus rugueuse : l’environnement est classé comme difficile pour les entreprises, avec une réglementation instable, une fiscalité complexe et des pratiques informelles bien ancrées.

Emploi salarié pour expatriés

Les secteurs où des étrangers trouvent le plus souvent du travail sont :

Éducation (écoles privées et internationales, universités, cours de langues).

ONG et organisations internationales.

Mines, hydrocarbures et grands projets d’infrastructure.

Entrepreneuriat individuel (restaurants, cafés, services spécialisés, consulting).

Pour travailler légalement, il faut un visa adéquat et un contrat en bonne et due forme. Les salaires locaux, même pour des postes qualifiés, restent bas par rapport aux standards occidentaux. Certains expatriés préfèrent donc conserver un emploi à distance pour un employeur étranger et s’installer en Bolivie pour profiter du différentiel de coût de la vie. D’un point de vue juridique et fiscal, cette situation doit être examinée au cas par cas.

Créer une entreprise

La création d’une société en Bolivie passe par plusieurs étapes : constitution et enregistrement auprès du registre du commerce, obtention d’un numéro d’identification fiscale (NIT), licence municipale d’exploitation, ouverture d’un compte bancaire professionnel, etc. Le pays dispose d’un impôt sur les sociétés de 25 % avec des secteurs spécifiques plus taxés (mines, banques, assurances).

Bon à savoir :

Le droit bolivien permet aux étrangers de détenir 100% du capital d’une entreprise locale, mais exige souvent un représentant légal résident, parfois de nationalité bolivienne. La pratique des affaires repose fortement sur les relations personnelles, la confiance et le respect de la hiérarchie. Les décisions sont généralement prises au plus haut niveau, souvent à l’issue de longues discussions informelles.

La prudence est de mise concernant les partenariats locaux, la propriété foncière à vocation agricole (sujette à des débats politiques), les investissements miniers, et plus généralement tout projet impliquant des ressources naturelles.

Compte bancaire, argent et pratique financière

Ouvrir un compte bancaire en Bolivie n’est pas possible en simple qualité de touriste. Il faut au minimum un statut de résident temporaire et un document d’identité bolivien pour étranger (cédula de extranjero). Les banques n’acceptent pas un passeport comme pièce principale pour un compte courant standard.

Les établissements exigent typiquement :

La cédula de résident étranger, ou à défaut une carte consulaire ou diplomatique.

– Le passeport.

– Une preuve de domicile (facture d’eau, d’électricité, contrat de location).

– Une preuve de revenus locaux (contrat de travail, déclaration fiscale, relevés de paie, documents d’entreprise).

– Un dépôt initial, parfois autour de 100 dollars, voire plus selon la banque.

Les grandes banques (Mercantil Santa Cruz, Banco Nacional de Bolivia, Banco BCP, Banco Unión, Banco BISA, etc.) sont les plus à même de traiter avec des clients étrangers, mais les services sont quasi exclusivement en espagnol. Les taux d’intérêt sur les comptes d’épargne restent modestes.

Les transferts internationaux sortants sont taxés (taxe sur les transactions financières, commissions bancaires, obligations de justificatifs au‑delà de certains montants). Il existe une limite réglementaire à la circulation de devises en liquide. En pratique, de nombreux expatriés utilisent une combinaison de comptes étrangers, de retraits en distributeur, de transferts et de change dans les casas de cambio.

Éducation et vie de famille

Pour les expatriés avec enfants, le système éducatif public bolivien n’est généralement pas une option, sauf démarche volontaire d’immersion et de simplicité. Les écoles publiques souffrent de manque de moyens, de forte hétérogénéité pédagogique et de taux d’abandon élevés, surtout dans les zones rurales.

Écoles privées et internationales

La plupart des familles étrangères choisissent des écoles privées, souvent bilingues, parfois réellement internationales. On en trouve surtout à La Paz, Santa Cruz, Cochabamba et Sucre. Beaucoup suivent des programmes américains, britanniques, français ou allemands, parfois combinés avec le baccalauréat bolivien.

Les frais de scolarité restent élevés pour les standards locaux, mais souvent modérés comparés à d’autres pays :

Écoles privées ordinaires : de 70 à 150 dollars par mois.

Écoles américaines ou très internationales : 300 dollars par mois et plus pour les niveaux supérieurs.

Frais d’inscription ponctuels et parfois droits d’adhésion non remboursables.

Certaines écoles délivrent un double diplôme : bolivien et américain ou européen, ce qui facilite la poursuite d’études à l’étranger. Des places limitées et des listes d’attente de plusieurs mois, voire années, sont fréquentes. Il est conseillé de préparer la scolarité bien en amont.

Vie de famille et environnement social

La Bolivie est, sur le plan culturel, très orientée vers la famille. Les enfants sont très présents dans l’espace public, et il est courant de voir plusieurs générations cohabiter. Pour autant, certains classements considèrent que le pays n’est pas particulièrement « family‑friendly » pour les étrangers, en raison de la sécurité routière, des soins pédiatriques publics limités ou des écoles de qualité concentrées dans quelques centres urbains.

Bon à savoir :

Bien que les Boliviens soient généralement accueillants et curieux envers les étrangers, le milieu urbain aisé reste relativement fermé. Pour faciliter les rencontres et créer un réseau amical, il est recommandé de passer par des associations d’expatriés, des groupes Facebook ou des plateformes comme InterNations.

Vie quotidienne, culture et intégration

Au‑delà des chiffres et procédures, l’expatriation se joue dans le quotidien : la langue, les codes sociaux, la manière de travailler, et la capacité à accepter une certaine dose de chaos.

Langues : l’incontournable espagnol

Moins de 5 % de la population parle anglais. Même dans les grandes villes, il est illusoire de compter sur l’anglais pour gérer démarches administratives, santé, location, petits services ou même la plupart des interactions commerçantes.

Bon à savoir :

Pour s’intégrer en Bolivie, la connaissance de l’espagnol (castillan) est essentielle. Il est recommandé de l’apprendre avant le départ ou dès l’arrivée, car c’est l’investissement le plus rentable pour un expatrié. Bien que le quechua et l’aymara soient omniprésents dans certaines régions rurales ou quartiers indigènes, l’espagnol reste la lingua franca du pays.

Codes sociaux : patience, politesse, relations

Les salutations sont importantes : un « buenos días » ou « buenas tardes » est quasiment obligatoire en début de conversation, et ignorer cette politesse peut être mal perçu. Les Boliviens attendent un minimum de formalité, en particulier le respect des titres (Doctor, Ingeniero, Licenciado) dans les contextes professionnels.

Refuser un café, un verre ou un plat proposé chez quelqu’un peut passer pour un manque de respect. La notion de temps étant souple, l’impatience visible est mal vue. Pour les affaires, la confiance personnelle prévaut souvent sur les contrats écrits, même si ces derniers restent essentiels juridiquement.

Bon à savoir :

Les Boliviens sont généralement chaleureux et ouverts aux étrangers, bien qu’ils puissent paraître réservés lors des premières rencontres. Pour créer des liens solides, il faut du temps et des occasions de partage, comme des repas, des fêtes, des projets communs ou une participation à la vie associative.

LGBTI+, discriminations et diversité

Les témoignages mentionnent un environnement globalement tolérant, voire favorable, dans les grandes villes et les milieux éduqués, notamment pour les personnes LGBTI+. La constitution interdit explicitement les discriminations basées sur l’orientation sexuelle. Dans les zones rurales et les villes de l’Altiplano, les mentalités restent plus conservatrices.

De nombreux expatriés rapportent une expérience quasi dénuée de racisme direct. Cela ne signifie pas l’absence de tensions sociales, mais les étrangers, surtout occidentaux, sont souvent traités avec une certaine curiosité bienveillante.

Bilan : pour quel profil la Bolivie est-elle une bonne idée ?

S’installer en Bolivie tant qu’expatrié peut être une excellente décision pour certains profils, et une source de frustrations pour d’autres.

Le pays conviendra particulièrement : les amateurs de nature, les passionnés d’histoire et ceux en quête de nouvelles expériences culturelles.

Profils adaptés à l’expatriation en Bolivie

La Bolivie attire des profils spécifiques, prêts à s’adapter à ses défis pour profiter de ses avantages uniques.

Retraités ou semi‑retraités

Disposant d’un revenu étranger stable, désireux de réduire radicalement leurs dépenses tout en vivant dans un environnement culturellement riche.

Indépendants et entrepreneurs

Capables de composer avec un cadre administratif difficile, pour tirer parti d’un marché peu saturé et de coûts très bas.

Amoureux de la nature et de la montagne

Prêts à vivre dans un pays offrant salars, lagunes, forêts, vallées et montagnes à portée de bus.

Expatriés en quête d’immersion culturelle

Motivés par une immersion profonde, qui ne craignent pas d’affronter barrières linguistiques, lenteurs administratives et imprévus.

Elle sera plus délicate pour :

À qui convient la Bolivie ?

Un aperçu des profils qui trouveront leur bonheur ou, au contraire, des défis en Bolivie.

Les familles en quête de sécurité et d’éducation

Convient aux familles recherchant un environnement très sécurisé, une infrastructure de niveau nord‑américain et un système scolaire public solide.

Les personnes sensibles à l’instabilité

Déconseillé aux personnes très sensibles à l’instabilité politique, aux blocages routiers et aux changements de règles parfois soudains.

Les nomades digitaux exigeants

À considérer avec prudence pour les nomades digitaux ayant besoin d’un internet ultra‑rapide et fiable en permanence, car le pays progresse mais reste imparfait.

En résumé, la Bolivie offre une équation unique : une vie quotidienne très abordable, un environnement socioculturel fascinant et un sentiment de « marge de manœuvre » économique pour quiconque gagne sa vie en devises fortes, au prix d’un certain inconfort structurel. Ceux qui acceptent ce compromis, apprennent l’espagnol et s’arment de patience peuvent y construire une vie étonnamment riche et sereine — en sachant que, dans ce pays, rien ne se fera jamais tout à fait comme prévu.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Portugal, Paraguay, Uruguay, Bolivie), la stratégie retenue a été de cibler la Bolivie pour son coût de vie très bas (La Paz et Cochabamba nettement moins chères que les grandes villes françaises), une fiscalité locale attractive pour les revenus de source étrangère bien structurés, et la possibilité de résidence de long séjour via investissement ou revenus réguliers. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales FR‑BO), obtention de la résidence avec structuration de l’implantation immobilière, couverture santé internationale, transfert de relations bancaires, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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