S’installer en Arabie saoudite tant qu’expatrié, c’est plonger dans un pays à la fois très traditionnel et en pleine mutation. Entre salaires élevés, absence d’impôt sur le revenu, projets géants comme NEOM et contraintes culturelles fortes, l’expérience peut être extrêmement enrichissante… à condition d’arriver bien préparé.
Ce guide couvre tous les aspects essentiels pour une installation réussie : le coût de la vie, le logement, la santé, l’éducation, la conduite, la fiscalité, les démarches bancaires, les codes culturels et les règles de séjour. Il offre une vision réaliste du quotidien pour aider les célibataires, couples ou familles à construire un projet de vie solide.
Comprendre le contexte : un pays riche, jeune et très urbain
L’Arabie saoudite est aujourd’hui la nation la plus riche du Moyen-Orient, avec un PIB par habitant autour de 19 800 à 33 000 dollars selon les méthodes de calcul. Elle se classe 37ᵉ à l’indice de développement humain, avec une espérance de vie proche de 75 ans et un taux d’alphabétisation d’environ 94 %.
Le pays compte plus de 32 millions d’habitants, dont plus de 10 millions d’expatriés. Autrement dit, les étrangers représentent près de 40 % de la population et plus de la moitié de la main-d’œuvre totale, avec jusqu’à 90 % des emplois du secteur privé occupés par des non-Saoudiens.
Plus de 80 % de la population de l’Arabie saoudite vit en milieu urbain, principalement dans les villes de Riyad et de Jeddah.
Riyad, Jeddah, Est du pays… où s’installer ?
Plusieurs villes concentrent la vie des expatriés : Riyad, Jeddah, Dammam, Al Khobar, Dhahran, Jubail, Yanbu ou encore Médine. Chacune a son profil.
Jeddah, située sur la mer Rouge, est souvent considérée comme la ville la plus détendue d’Arabie saoudite. Elle se caractérise par une atmosphère informelle et une grande diversité de nationalités. C’est également un pôle commercial et logistique majeur, accueillant de nombreux centres de distribution, et dispose d’un front de mer animé, la Corniche.
Riyad, la capitale (environ 6,7 millions d’habitants), est le cœur politique et économique. Elle concentre les sièges d’entreprises, les grands projets de Vision 2030, une offre scolaire internationale massive et une vie culturelle en pleine explosion.
L’aire Dammam–Al Khobar–Dhahran, dans l’Est, est le fief historique de l’industrie pétrolière, avec de nombreux ingénieurs, cadres et techniciens étrangers, et des quartiers très “expat”.
Pour les budgets plus serrés, des villes comme Abha, Ha’il, Najran ou Tabuk offrent des loyers plus bas, au prix d’un environnement plus calme et souvent plus conservateur.
Coût de la vie : salaires élevés, vie confortable mais contrastée
L’un des atouts majeurs du pays est l’absence totale d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Un salaire net est donc vraiment “net”, ce qui change fortement l’équation financière par rapport à l’Europe ou à l’Amérique du Nord.
Que vaut un “bon salaire” pour un expatrié ?
Les données disponibles indiquent que :
Aperçu des fourchettes salariales mensuelles recommandées et observées pour vivre confortablement en Arabie Saoudite, selon la situation familiale et le niveau de poste.
Un salaire mensuel « confortable » tourne autour de 5 000 à 6 000 SAR.
Il faut viser plutôt 10 000 à 14 000 SAR pour vivre décemment, hors train de vie très luxueux.
Gagnent souvent entre 7 000 et plus de 20 000 SAR par mois.
Peuvent toucher de 15 000 à plus de 40 000 SAR mensuels.
Le salaire net moyen après impôt oscille autour de 8 850 à 11 400 SAR par mois.
À ces montants s’ajoutent fréquemment des avantages en nature : logement pris en charge ou allocation logement, indemnité de transport, billets d’avion annuels, assurance santé, parfois frais de scolarité. Ce “package” pèse très lourd dans le confort réel de votre installation.
Comparaisons internationales et variations entre villes
Globalement, le coût de la vie à Riyad reste inférieur à celui de nombreuses grandes métropoles mondiales. En début 2025, il était estimé :
| Comparaison de coût de la vie (Riyad) | Différence par rapport à la ville de référence |
|---|---|
| New York | Riyad ~62,6 % moins cher |
| Londres | Riyad ~46,7 % moins cher |
| Amsterdam | Riyad ~36,9 % moins cher |
| Jakarta | Riyad ~79,6 % plus cher |
| Delhi | Riyad ~145,3 % plus cher |
| Dhaka | Riyad ~166,1 % plus cher |
| Islamabad | Riyad ~176,6 % plus cher |
Dans la région, Riyad est généralement moins chère que Dubaï ou Doha. À l’intérieur du pays, Jeddah revient environ un quart moins cher que Riyad, et Al Khobar autour de 12 % moins cher. Ces écarts viennent surtout des loyers.
Malgré des améliorations rapides, les villes saoudiennes comme Riyad (164ᵉ) et Jeddah (169ᵉ) affichent encore des classements modestes dans l’indice Mercer 2024 de qualité de vie, bien qu’elles progressent dans les classements de ‘vivabilité’.
Budget mensuel : quelques repères chiffrés
Les autorités et les enquêtes de consommation dessinent certains ordres de grandeur.
En 2024, la dépense moyenne d’un foyer était estimée autour de 1 109 dollars (environ 4 159 SAR) par mois, hors logement. L’enquête HIES 2023/2024 doit affiner ces chiffres, mais on dispose déjà d’estimations détaillées pour Riyad :
| Profil | Fourchette de dépenses mensuelles à Riyad (hors épargne) |
|---|---|
| Personne seule | 3 000 à 8 256 SAR |
| Famille de quatre personnes | 8 000 à 35 000 SAR |
Un écart aussi large s’explique presque entièrement par le logement, la scolarité et le niveau de vie (restaurants, sorties, personnel de maison, voyages, etc.).
Se loger : compounds, appartements urbains et villes “budget”
Le logement est de loin la plus grosse ligne de dépense et le sujet le plus délicat pour les nouveaux arrivants. L’offre est très diverse : appartements en ville, villas, maisons en lotissement, et surtout les compounds, ces résidences sécurisées très prisées des expatriés.
Combien coûte un logement ?
Plusieurs sources permettent d’établir des fourchettes réalistes.
À l’échelle du pays, le coût moyen du logement par personne est prévu autour de 1 125 SAR par mois en 2025. Sur le marché réel, on observe :
| Type de logement (Riyad) | Loyer mensuel estimatif (SAR) |
|---|---|
| Studio / 1 chambre – centre-ville | 2 500 – 8 000 |
| 1 chambre – hors centre | 2 000 – 9 000 |
| 3 chambres – centre-ville | 4 000 – 25 000 |
| 3 chambres – hors centre | 2 000 – 7 800 |
| Villa 3 chambres dans un compound expat (par an) | 90 000 – 140 000 (soit 7 500 – 11 700 /mois) |
Dans les villes plus abordables, les loyers tombent nettement :
| Ville “budget” | 1 ch. centre (SAR/mois) | 1 ch. hors centre (SAR/mois) |
|---|---|---|
| Abha | 1 375 – 2 125 | 1 000 – 2 375 |
| Ha’il | 1 426 – 2 157 | 1 050 – 1 067 |
| Najran | 1 850 – 2 250 | 1 167 – 1 600 |
À Jeddah, la demande est forte et le marché tendu, surtout dans les résidences pour expatriés. Quelques ordres de grandeur annuels :
| Type de logement (Jeddah) | Loyer annuel typique (SAR) |
|---|---|
| Studio | 18 000 – 30 000 |
| 1 chambre | 20 000 – 45 000 |
| 3 chambres | 50 000 – 80 000 |
| Appartement meublé | 60 000 – 120 000 |
| Appartement non meublé | 30 000 – 80 000 |
| Villa indépendante | 100 000 – 300 000 |
Les quartiers nord de Jeddah (plus récents, proches de la Corniche ou des grands axes) sont sensiblement plus chers que les zones sud.
Compounds : la “bulle expat”
La majorité des expatriés de classe moyenne ou supérieure vivent dans des compounds : ensembles résidentiels clos, fortement sécurisés, pensés pour la vie familiale internationale. On y trouve souvent piscines, salles de sport, cafés, mini-supermarchés, aires de jeux et parfois écoles ou crèches.
La vie en périphérie offre une plus grande souplesse qu’en ville, avec des codes vestimentaires plus détendus, une mixité sociale plus libre, et un accès facilité à des événements communautaires ainsi qu’à des activités sportives et ludiques. Cette option est particulièrement prisée par les familles occidentales et les salariés des grands groupes.
À Jeddah, des complexes comme Arabian Homes, Al Basateen Village ou Sharbatly Village sont réputés pour leur confort et leur côté “village”. À Riyad, de nombreux compounds se concentrent dans le nord et autour du Diplomatic Quarter.
Ces résidences ont cependant deux inconvénients majeurs : un coût élevé et des listes d’attente. Dans certains cas, l’employeur négocie directement des contrats avec les compounds et prend en charge le loyer ou une partie.
Locations “classiques” et achat immobilier
En dehors des compounds, on peut louer des appartements ou villas en ville, souvent moins chers mais soumis plus directement aux normes locales (séparation des espaces familiaux, voisinage plus conservateur, etc.). Les baux sont généralement annuels, payés en un ou plusieurs versements (annuel, semestriel ou trimestriel). Le dépôt de garantie court autour d’un mois de loyer ou 10 % du montant annuel.
Depuis quelques années, tous les contrats de location doivent être enregistrés sur la plateforme officielle Ejar. Sans ce contrat enregistré, le renouvellement d’iqama peut être bloqué, ce qui en fait un passage incontournable.
L’Arabie saoudite autorise, sous conditions, les étrangers à acheter de l’immobilier, mais les prix restent très élevés et cette option reste marginale. Des régimes spécifiques comme la “Premium Residency” permettent d’acheter et louer librement, en échange de frais d’entrée importants (jusqu’à 800 000 SAR pour une résidence permanente). Une nouvelle loi doit encore élargir les possibilités d’achat pour les non-Saoudiens dans des zones définies à Riyad et Jeddah.
À noter : Riyad a instauré un gel des hausses de loyer sur cinq ans, pour stabiliser le marché.
Dépenses du quotidien : alimentation, services, sorties
Les courses alimentaires peuvent être abordables ou relativement coûteuses selon que vous privilégiez les produits locaux ou les importations. Pour une famille de quatre personnes, l’enveloppe mensuelle de supermarché varie typiquement entre 1 000 et 3 500 SAR.
Quelques repères de prix (en SAR) :
| Produit / service | Fourchette de prix (SAR) |
|---|---|
| 1 kg de pommes | 5,95 – 13,50 |
| 1 litre de lait | 4,80 – 6,25 |
| 1 kg de riz | 6,90 – 11,00 |
| 12 œufs | 5,98 – 15,16 |
| 1 kg de tomates | 9,95 – 34,95 |
| Pain (une miche) | 4,95 – 14,95 |
| Bouteille d’eau 1 L | 1,50 – 13,30 |
| Repas simple au restaurant local | 19 – 70 |
| Repas pour deux dans un resto moyen | 120 – 400 |
| Menu McDonald’s | 26 – 35 |
| Cinéma (film international) | 39 – 100 |
| Abonnement salle de sport | 200 – 600 /mois |
La mode et les loisirs restent raisonnables : un budget moyen pour vêtements tourne autour de 141 SAR par personne et par mois, et les dépenses “restaurants & hospitalité” autour de 216 SAR mensuels par personne, selon certaines estimations.
Internet, mobile et services publics
Les factures d’eau, d’électricité et de gaz représentent en général entre 365 et 580 SAR par mois, avec un pic durant l’été à cause de la climatisation.
Les tarifs de base pour l’eau et l’électricité sont très bas (eau à partir de 0,15 SAR/m³ pour les faibles consommations, électricité résidentielle autour de 0,18 SAR par kWh jusqu’à 6 000 kWh). Cependant, la chaleur extrême du climat entraîne une forte utilisation de la climatisation, ce qui peut provoquer une surconsommation et faire considérablement augmenter la facture totale.
Un forfait internet haut débit (60 Mbps ou plus) coûte généralement 230 à 400 SAR par mois, et un forfait mobile avec appels et au moins 10 Go de données revient entre 75 et 250 SAR par mois.
Transport : voiture quasi obligatoire, mais alternatives en ville
La voiture reste le moyen de transport dominant. Le coût moyen de transport par personne est estimé à 638 SAR par mois, mais peut monter bien plus en cas de crédit automobile et de longs trajets quotidiens.
Le prix moyen d’un litre d’essence 95 en Arabie Saoudite est d’environ 0,55 dollar, soit la moitié de la moyenne mondiale.
Les autres postes à prévoir :
– assurance obligatoire au tiers : 125 à 667 SAR par mois selon le véhicule et le profil ;
– entretien courant : révision de base entre 500 et 1 500 SAR, changement d’huile autour de 200 SAR ;
– achat d’une voiture neuve : par exemple une Toyota Corolla entre 79 350 et 100 000 SAR, une Volkswagen Golf autour de 110 000 à près de 250 000 SAR selon la version.
Les grandes villes investissent cependant dans le transport public. Riyad a lancé son métro fin 2024, avec un ticket autour de 4 à 6 SAR par trajet. Le bus urbain est très abordable (4–5 SAR le trajet, 50 à 200 SAR l’abonnement mensuel). Les services de VTC type Careem, Uber ou Bolt sont omniprésents : une course courte coûte souvent 12 à 30 SAR.
Santé : système performant, assurance privée obligatoire pour les expatriés
Le système de santé saoudien est mixte : un grand réseau d’hôpitaux publics gratuits pour les citoyens et de nombreuses cliniques privées haut de gamme. Le niveau des soins dans les grandes villes (Riyad, Jeddah, Dammam) est souvent comparé à celui de l’Europe ou de l’Amérique du Nord, avec un nombre important de médecins et infirmiers eux-mêmes expatriés. L’anglais est largement pratiqué dans les établissements privés.
Accès et assurance pour les étrangers
Les expatriés n’ont pas accès gratuitement au système public, sauf en cas d’urgence vitale. La loi impose aux employeurs de fournir une assurance santé privée à leurs salariés étrangers, et de couvrir aussi leurs ayants droit (conjoint, enfants). Les indépendants, étudiants internationaux et personnes en résidence premium doivent eux-mêmes souscrire une police.
Cette assurance est une condition obligatoire pour le renouvellement du titre de séjour (iqama). Sans cette couverture, un séjour légal dans le pays devient impossible.
Les garanties minimales obligatoires couvrent l’hospitalisation, les urgences et des consultations de base, mais les franchises et copaiements peuvent être élevés. Beaucoup d’expatriés complètent la couverture fournie par l’employeur avec une sur-complémentaire plus généreuse (maternité, dentaire, optique, soins à l’étranger, maladies chroniques, etc.).
Côté coûts, on observe :
| Type de couverture privée pour expatrié | Coût annuel typique (SAR) |
|---|---|
| Plan de base | ~ 2 500 – 5 000 |
| Plan plus complet | à partir de 7 500, > 10 000 |
| Consultation simple privée | 200 – 500 |
| Consultation spécialiste | 400 – 1 000 |
Les médicaments sont largement subventionnés, mais certains produits (antidépresseurs, somnifères puissants) sont très encadrés, voire interdits à l’importation sans justificatif médical très détaillé.
En cas d’urgence, le numéro d’ambulance est le 997, mais les délais d’arrivée peuvent varier. Dans certaines situations, il est parfois plus rapide de se rendre soi-même à l’hôpital en taxi.
Éducation : écoles internationales, budgets et choix de cursus
Pour les familles, la question scolaire est centrale. Les écoles publiques saoudiennes sont gratuites, mais enseignent en arabe, sont non mixtes et centrées sur les études islamiques. Elles n’accueillent que les enfants musulmans, ce qui en fait rarement une option réaliste pour les expatriés non arabophones.
La grande majorité des enfants d’expatriés fréquentent donc des écoles privées internationales.
Types d’établissements et programmes
On distingue trois grands ensembles :
– écoles internationales “occidentales” (british, américaines, IB) ;
– écoles de systèmes étrangers non occidentaux (indiennes, pakistanaises, françaises, allemandes, etc.) ;
– écoles privées saoudiennes avec enseignement renforcé de l’anglais.
Les grandes villes accumulent les options :
Panorama des principales villes offrant un enseignement international de qualité, facilitant l’installation des familles expatriées.
La capitale compte plus de 100 écoles internationales, offrant le plus large choix du pays.
Dispose de plusieurs établissements de bon niveau, souvent situés dans les quartiers expatriés.
Al Khobar, Dhahran, Dammam, Jubail et Yanbu proposent chacun plusieurs écoles de bon niveau dans les quartiers expats.
Les principaux programmes proposés :
– British Curriculum (IGCSE, A-Levels) ;
– American Curriculum (High School Diploma, AP, préparation SAT) ;
– International Baccalaureate (IB) – avec des écoles qui n’offrent parfois que le Diplôme, et d’autres l’ensemble des cycles (PYP, MYP, DP) ;
– systèmes nationaux (écoles indraiennes CBSE, pakistanaises, françaises, allemandes, japonaises, coréennes, etc.).
Le calendrier scolaire est en général calqué sur l’année septembre–juin, avec semaine de classe du dimanche au jeudi et week-end le vendredi–samedi. Pendant le Ramadan, les journées sont raccourcies.
Frais de scolarité : un poste majeur du budget
Les droits d’inscription varient considérablement selon le cursus et la renommée de l’école. Les données disponibles suggèrent les fourchettes suivantes :
| Type d’école / niveau | Frais de scolarité annuels typiques (SAR) |
|---|---|
| École internationale (moyenne générale) | 15 000 – 100 000 |
| Jardin d’enfants international | 18 500 – 35 000 |
| Primaire – écoles internationales diverses | 15 000 – 80 000 |
| Lycée – écoles internationales diverses | 22 500 – 100 000 |
| Programme américain – secondaire | ~ 70 000 – 110 000 |
| Programme britannique – secondaire | ~ 70 000 – 110 000 |
| Écoles européennes (fr./all.) – secondaire | ~ 55 000 – 90 000 |
À cela s’ajoutent des frais annexes : inscription non remboursable, uniformes, manuels scolaires, cantine, bus scolaire, activités extra-scolaires, voyages, etc.
De nombreux employeurs proposent une allocation pour couvrir les frais de scolarité dans le cadre d’un package d’expatriation, qui peut être plafonnée par enfant. Il est crucial d’aborder et de négocier cet aspect lors de la signature du contrat si vous partez en famille, afin de sécuriser cette prise en charge financière importante.
Places limitées, procédures sélectives
La demande dépasse souvent l’offre, surtout dans les établissements les plus recherchés. Il est conseillé d’anticiper les démarches 6 à 12 mois à l’avance, en préparant bulletins de notes, certificats de scolarité, copies d’iqama, passeports et dossiers médicaux.
Des tests d’admission et entretiens sont fréquents, en particulier au secondaire. Certaines écoles liées à des ambassades privilégient les enfants de leur propre nationalité.
Conduire et se déplacer : permis, règles et réalités de la route
Conduire en Arabie saoudite est presque une nécessité. Les transports publics restent limités en dehors de quelques projets phares (métro de Riyad, bus interurbains) et les distances sont importantes, surtout entre villes.
Permis de conduire : comment s’y prendre quand on arrive ?
L’autorité compétente est le Département de la Circulation (Muroor), sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. L’âge minimum légal est de 18 ans, et depuis 2018 les femmes ont le droit de conduire.
En arrivant, vous pouvez en principe conduire avec un permis international ou un permis national valide d’un pays “reconnu” (GCC, UE, États-Unis, Canada, Australie, Japon, Royaume-Uni, Corée du Sud…) pendant une période limitée (de quelques mois à un an selon les cas). Mais pour la vie quotidienne (location longue durée, assurance, achat de voiture), les interlocuteurs exigeront rapidement un permis saoudien.
La procédure standard passe par la plateforme gouvernementale Absher :
Pour obtenir un permis de conduire saoudien en tant qu’expatrié, la procédure implique plusieurs étapes clés. Il faut d’abord créer et activer un compte sur la plateforme gouvernementale Absher. Ensuite, une visite médicale (vérifiant la vision, le groupe sanguin et l’aptitude générale) doit être effectuée dans un centre agréé ; le rapport médical (Efada) est transmis électroniquement. Si nécessaire, une traduction officielle en arabe du permis de conduire étranger doit être obtenue. La demande est ensuite déposée en ligne via Absher, en joignant les pièces justificatives requises : l’iqama (titre de séjour), le passeport, le permis étranger, des photos et une attestation de l’employeur. Un rendez-vous doit être pris dans une auto-école agréée (souvent Dallah Driving School) pour passer le test théorique (Test Dallah) et, le cas échéant, un test pratique. En cas de réussite, ou par simple conversion pour les ressortissants de certains pays, le permis de conduire saoudien est émis directement sur place.
La formation théorique dure en général au moins huit heures. Ceux qui n’ont pas de permis éligible à la conversion devront suivre une formation plus longue et passer les deux examens.
Les permis sont souvent délivrés pour 5 ans, parfois 2 ou 10 ans, et renouvelables en ligne (avec nouvelle visite médicale). Les frais comprennent : formation (~435–575 SAR), test informatique (115 SAR), ouverture de dossier (~100 SAR), examen médical (150–200 SAR), éventuels frais de rattrapage si échec, plus les droits annuels de licence (40 SAR/an pour véhicule privé, 20 pour moto, 100 pour permis temporaire).
Règles de circulation et sécurité
Les limitations de vitesse vont généralement de 50–60 km/h en ville à 120–140 km/h sur autoroute. Un système de radars automatiques, Saher, verbalise sévèrement les excès de vitesse et le franchissement de feux rouges.
Les infractions les plus surveillées incluent :
– conduite en état d’ivresse (tolérance zéro) ;
– dépassements dangereux ;
– usage du téléphone au volant ;
– non-port de la ceinture ;
– refus de priorité sur rond-point (obligation de céder aux véhicules déjà engagés).
Un système de points est en place : au-delà de 24 points accumulés, le permis est suspendu. Par exemple, la conduite sous influence vaut 24 points d’un coup, franchir un feu rouge 12, ignorer les instructions de la police 8, téléphoner ou oublier la ceinture 2 points. Les points expirent si aucune infraction n’est commise pendant un an.
Les contrôles routiers sont courants, et il faut toujours avoir sur soi iqama, permis et carte grise (istimara). En cas d’accident, on appelle la police (933) puis son sponsor/employeur, et on évite de reconnaître sa responsabilité sur place ; le rapport de police déterminera les torts.
Conduire dans le désert demande aussi une prudence accrue : tempêtes de sable, distances importantes entre les stations-service, animaux (dont les chameaux) pouvant traverser la route.
Fiscalité : paradis pour les salariés, moins simple pour les entreprises et indépendants
Le système fiscal saoudien est d’une simplicité rare pour les particuliers : il n’existe pas d’impôt sur le revenu, ni de taxe sur la fortune, ni d’imposition sur les successions ou les donations. À cela s’ajoute l’absence d’impôts locaux (pas de taxe d’habitation ou foncière pour les particuliers dans le sens occidental).
Pour un salarié expatrié, cela signifie que le salaire net affiché dans votre contrat est réellement ce que vous recevez sur votre compte.
TVA, droits d’accise et autres prélèvements
Au niveau de la consommation, une TVA de 15 % s’applique à la plupart des biens et services depuis 2018. Certains domaines restent exonérés ou à taux zéro (certaines prestations financières islamiques, loyers résidentiels, exportations, transport international, métaux précieux pour investissement…).
C’est le taux d’accise, en pourcentage, appliqué sur le tabac, les cigarettes électroniques et les boissons énergisantes.
Par ailleurs, la Zakat (2,5 % de certains actifs) s’applique aux citoyens et entreprises saoudiens ou GCC, pas aux expatriés, sauf s’ils choisissent de la verser volontairement.
Entrepreneurs, indépendants et sociétés
Si vous envisagez l’entrepreneuriat ou l’activité indépendante, le tableau se complique. Il n’existe pas d’impôt sur le revenu, mais les bénéfices des entreprises détenues par des non-Saoudiens sont soumis à un impôt sur les sociétés de 20 %.
Les sociétés à capital mixte (saoudien et étranger) paient à la fois l’impôt sur les sociétés sur la part étrangère et la Zakat sur la part saoudienne. Les secteurs pétrolier et gazier sont imposés à des taux bien plus élevés (jusqu’à 85 %).
Les paiements vers l’étranger peuvent être frappés de retenues à la source :
| Type de paiement à un non-résident | Taux standard de retenue à la source |
|---|---|
| Dividendes, intérêts | 5 % |
| Redevances, services techniques | 15 % |
| Frais de gestion | 20 % |
Les conventions de non-double imposition (environ 70 signées) peuvent réduire ces taux.
Le non-respect des obligations fiscales peut entraîner des amendes lourdes, des peines de prison et, pour les étrangers, l’expulsion du pays.
Expatriés et pays d’origine : attention aux obligations restantes
Même si vous ne payez rien à l’Arabie saoudite en tant que salarié, il est possible que votre pays d’origine continue à vous imposer.
C’est le cas en particulier des citoyens américains (et détenteurs de green cards), qui doivent déclarer leurs revenus mondiaux à l’IRS chaque année, même expatriés. Ils peuvent utiliser des dispositifs comme l’exclusion de revenus étrangers (FEIE) ou le crédit d’impôt étranger, mais demeurent soumis à des formalités (déclarations FATCA, FBAR en cas de comptes supérieurs à 10 000 dollars, etc.).
Pour le Royaume-Uni, le Canada, l’Inde, le Pakistan, l’Égypte ou les Philippines, les règles varient selon le statut de résidence fiscale ; il est fortement conseillé de consulter un fiscaliste avant de partir pour éviter les mauvaises surprises.
Banques, transferts et vie financière
Ouvrir un compte bancaire local est indispensable pour percevoir son salaire (la loi sur la protection des salaires impose le paiement via banque saoudienne). L’opération peut prendre plusieurs semaines, surtout si vous arrivez tout juste.
Ouvrir un compte : documents et démarches
Les banques sont supervisées par la banque centrale (SAMA). Elles ne peuvent pas facturer l’ouverture de compte et ne sont pas censées refuser un résident légal sans motif sérieux (casier judiciaire, sanctions internationales, etc.).
Pour un expatrié muni d’iqama, les pièces classiques sont :
– passeport original + copie ;
– iqama valide ;
– lettre de l’employeur indiquant poste et salaire (NOC) ;
– éventuellement contrat de location, justificatif d’adresse, numéro de téléphone saoudien, compte Absher actif, photos d’identité.
Certaines banques permettent d’ouvrir un compte en ligne en utilisant l’identification via Absher et l’application Nafath. Cette procédure pré-remplit automatiquement vos informations d’identité, d’adresse et autres données, génère un IBAN et active une carte de débit virtuelle. La carte physique peut ensuite être retirée à un automate ou être envoyée à votre domicile.
Les horaires des agences sont généralement de 9 h 30 à 16 h 30 du dimanche au jeudi, avec fermeture le vendredi et le samedi. Les jours de paie (vers le 27 du mois) sont à éviter si vous souhaitez limiter l’attente.
Services bancaires courants
Les banques locales comme Al Rajhi, Saudi National Bank, Riyad Bank, SABB, Alinma ou Arab National Bank proposent toutes des interfaces en anglais, des applis mobiles et de nombreuses options :
Découvrez la gamme de services financiers proposés, des comptes courants aux solutions de crédit et de transfert d’argent.
Comptes courants, comptes d’épargne et comptes en devises pour gérer votre argent au quotidien et à l’international.
Cartes de débit (réseau Mada) et cartes de crédit pour vos achats et retraits.
Prêts personnels et crédits auto, avec des durées de remboursement allant jusqu’à 48 ou 60 mois.
Virements à l’étranger. Note : des frais et taux de change peuvent être moins compétitifs que certaines fintechs (Wise, CurrencyFair…).
Les retraits aux distributeurs automatiques sont massifs : plus de 18 000 DAB sur le territoire, accessibles sans frais supplémentaires avec une carte saoudienne grâce au réseau SPAN. Des frais apparaissent en revanche lorsque vous utilisez des cartes étrangères ou des distributeurs d’autres banques.
La tendance est clairement au paiement numérique : plus des trois quarts des clients utilisent les services en ligne, et le gouvernement vise 70 % de paiements électroniques à l’horizon 2030.
Codes culturels, religion et vie quotidienne
S’installer en Arabie saoudite, c’est aussi accepter un cadre juridique et social marqué par l’islam, avec un droit largement inspiré d’une interprétation wahhabite de la charia. Plus de 85 % des citoyens sont sunnites, 10 à 12 % chiites.
Religion, loi et comportements à proscrire
L’islam est religion d’État. Il est interdit pour un citoyen saoudien d’abandonner l’islam ou de se convertir. Les non-musulmans peuvent pratiquer leur religion dans la sphère privée, mais toute forme de prosélytisme est prohibée.
Certaines infractions sont réprimées très sévèrement : trafic de drogue, consommation d’alcool, adultère, prostitution, actes homosexuels (théoriquement passibles de la peine de mort). En pratique, la sévérité des peines varie, mais les risques d’emprisonnement, d’amendes lourdes et de déportation sont bien réels.
L’alcool est totalement interdit : ni bars, ni magasins de vins et spiritueux, ni consommation tolérée en privé. L’importation d’alcool, de drogue ou de contenu jugé “indécent” (publications contraires à l’islam) est strictement prohibée.
Les gestes d’affection comme les baisers et les étreintes sont mal perçus dans l’espace public, où il est important de faire preuve de retenue.
Codes vestimentaires et séparation des genres
La société a connu de nettes évolutions, mais reste attachée à la pudeur vestimentaire. Pour les hommes, les shorts très courts ou les débardeurs sont déconseillés en ville ; pantalon long et tee-shirt ou chemise à manches restent la norme.
Pour les femmes, la loi ne les oblige plus, depuis 2019, à porter l’abaya si elles ne sont pas saoudiennes, mais une tenue ample couvrant épaules et genoux est attendue. Beaucoup de femmes expatriées continuent à porter une abaya par confort social, notamment en dehors des compounds. Le voile n’est requis que dans les mosquées ou sites religieux.
Dans les piscines publiques ou plages, un maillot une pièce couvrant, voire un burkini, est recommandé pour les femmes. Dans certains resorts privés ou compounds, le bikini est en revanche accepté.
La séparation entre hommes et femmes persiste dans certains espaces publics comme les restaurants, bien que cette pratique s’assouplisse dans les grandes villes. Depuis 2018, des réformes majeures permettent aux femmes de conduire, de voyager, de travailler sans autorisation masculine et d’obtenir un passeport après 21 ans.
Les valeurs clés sont la famille, l’honneur, la générosité (hafawa) et le respect des aînés. Les relations se construisent dans la durée et la confiance personnelle compte davantage qu’un contrat.
Les salutations les plus courantes sont “As-salamu alaykum” (paix sur vous), auquel on répond “Wa alaykum as-salam”. Entre hommes, une poignée de main légère et prolongée, parfois accompagnée de bises sur les joues entre proches, est fréquente. Avec une femme, mieux vaut attendre qu’elle prenne l’initiative d’une poignée de main ; sinon, un salut verbal et la main portée au cœur suffisent.
Pour une interaction harmonieuse, il est conseillé d’éviter d’utiliser la main gauche pour donner ou recevoir des objets, de montrer les gens du doigt, de poser les pieds sur une table ou de dévoiler la plante de ses pieds. Il est également apprécié de parler calmement sans hausser le ton et d’éviter toute critique frontale.
L’hospitalité se manifeste souvent par l’offre de café arabe (qahwa) et de dattes. Il est poli d’accepter au moins une tasse ; pour signifier qu’on ne souhaite plus être resservi, il suffit de secouer légèrement la tasse.
Ramadan, prière et vie quotidienne
Cinq fois par jour, l’appel à la prière (adhan) rythme la vie. De nombreux commerces ferment quelques minutes à ces horaires. Le vendredi est jour de grande prière (Jumu’ah) et jour de repos.
Pendant le mois de Ramadan, la journée tourne au ralenti. Les horaires de bureau sont adaptés, les restaurants fermés le jour mais très animés le soir. Les non-musulmans n’ont pas le droit de manger, boire ou fumer en public en journée, sous peine de sanctions.
Les grandes fêtes sont l’Aïd al-Fitr (fin du Ramadan), l’Aïd al-Adha (fête du Sacrifice) et la fête nationale du 23 septembre.
Les villes saintes de La Mecque et Médine sont au cœur de la vie religieuse ; l’accès à La Mecque est strictement interdit aux non-musulmans.
Visa, résidence et travail : ce qu’il faut savoir avant de partir
Pour la plupart des nationalités, un visa est nécessaire pour entrer en Arabie saoudite. Les citoyens des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC) font exception, pouvant entrer avec simple pièce d’identité ou passeport.
Depuis 2019, un e-visa touristique permet aux ressortissants de 66 pays d’obtenir en ligne ou à l’arrivée un visa multi-entrées d’un an (séjours de 90 jours maximum par visite, jusqu’à 180 jours cumulés). Ce visa couvre le tourisme, les visites familiales, certains événements ou même la Omra hors saison du Hajj. Un forfait comprenant visa et assurance santé coûte environ 440 SAR.
Pour travailler légalement en Arabie Saoudite, un expatrié salarié doit impérativement obtenir un visa de travail et un iqama (titre de séjour), tous deux sponsorisés par un employeur local. Travailler avec un simple visa de visite ou d’affaires est illégal et expose à de graves sanctions : amendes, emprisonnement, expulsion, et parfois une interdiction définitive de retour dans le pays.
Le système de parrainage (“Kafala”) a été profondément réformé : des initiatives comme la Labour Reform Initiative et la plateforme Qiwa visent à offrir plus de mobilité aux travailleurs étrangers (changement d’employeur, sortie du territoire sans autorisation du sponsor sous certaines conditions). Mais dans la pratique, surtout pour les emplois peu qualifiés, l’employeur conserve encore un pouvoir important.
Les conjoints et enfants peuvent obtenir des visas de dépendants, mais n’ont pas le droit de travailler sans leur propre visa de travail et iqama.
Avec plus de 10 millions d’étrangers, le pays est un véritable carrefour humain. Des communautés indiennes, pakistanaises, philippines, égyptiennes, occidentales ou africaines se sont organisées au fil des décennies.
Des groupes professionnels (médecins, enseignants, ingénieurs, tech, pétrole & gaz) et des associations d’affaires (American Business Group, British Business Group, chambres de commerce binationale, etc.) offrent un réseau utile dès l’arrivée.
Sur le plan social, vous trouverez :
Découvrez différents types de groupes et plateformes pour rencontrer des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt et faciliter votre intégration à l’étranger.
Rejoignez des clubs Toastmasters pour pratiquer et améliorer votre prise de parole en public dans un environnement bienveillant.
Connectez-vous avec des réseaux spécialisés : femmes dans la tech, mamans expatriées, ou groupes de sportifs (running, yoga, randonnée, plongée, danse).
Trouvez des communautés regroupées par nationalité ou par ville pour partager votre culture et vos expériences.
Explorez les groupes sur WhatsApp, Telegram, Facebook, LinkedIn, Meetup, Reddit (ex: r/saudiarabia) pour échanger et organiser des rencontres.
Utilisez des plateformes comme InterNations, qui propose des communautés actives dans plus de 420 villes à travers le monde.
Les compounds jouent un rôle clé : ils organisent souvent fêtes, marchés, cours et activités qui facilitent les rencontres. Les écoles internationales et leurs associations de parents sont également des centres névralgiques de la vie communautaire.
Astuces pour maîtriser son budget et réussir son installation
Quelques conseils ressortent des expériences d’expatriés et des données collectées.
Sur le plan financier :
– négociez le plus possible en amont : logement (ou allowance suffisante), frais de scolarité, assurance santé, billets d’avion, voiture de fonction éventuellement ;
– ciblez un salaire en cohérence avec les fourchettes évoquées (au moins 5 000–6 000 SAR pour un célibataire, 10 000–14 000 SAR pour une famille, plus si vous visez un compound haut de gamme et des écoles très chères) ;
– profitez des promotions : réductions fréquentes le week-end, offres spéciales pendant le Ramadan, buffets à prix attractifs ;
– alternez hypermarchés internationaux (Carrefour, Danube, Lulu) et marchés locaux ou souks pour garder le contrôle des dépenses ;
– utilisez des applis de covoiturage et VTC plutôt que la voiture personnelle si vos trajets sont occasionnels, en ville dense.
Sur le plan pratique :
– anticipez : scolarité (places limitées), location (recherche parfois laborieuse, surtout dans les compounds), ouverture de compte bancaire (délai et formalités) ;
– faites traduire en arabe les documents clés (permis, diplômes, acte de mariage) par des traducteurs agréés ;
– maîtrisez les bases d’Absher et des plateformes officielles (Ejar, Qiwa, systèmes de paiement Sadad) : pratiquement toutes les démarches passent par là ;
– apprenez quelques phrases d’arabe pour le quotidien, même si l’anglais est largement utilisé dans le monde professionnel.
Sur le plan culturel :
– observez avant de juger : le pays évolue vite, et ce que vous lirez en ligne peut dater de plusieurs années ;
– respectez les marqueurs sensibles : religion, famille, questions politiques ;
– adaptez-vous aux rythmes de prière et au calendrier islamique, qui structurent la vie juridique, sociale et administrative.
Conclusion : une destination exigeante, mais riche en opportunités
S’installer en Arabie saoudite tant qu’expatrié, c’est s’ouvrir à un environnement très singulier : des revenus nets élevés, une sécurité perçue comme très forte, une économie en pleine diversification, une mosaïque de communautés étrangères, mais aussi un cadre légal strict, des normes sociales fortes et un marché immobilier parfois complexe.
Pour réussir son projet d’expatriation en Arabie saoudite, une préparation approfondie est essentielle. Cela inclut la planification financière, les démarches administratives et l’adaptation culturelle. Il est crucial de choisir un package d’expatriation adapté à sa situation familiale. La clé du succès réside dans la compréhension du coût de la vie réel, des enjeux liés à la scolarisation des enfants, ainsi que des règles locales en matière de conduite, de santé et de fiscalité. Cette préparation minutieuse transforme une opportunité de carrière en une expérience personnelle et professionnelle enrichissante.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers l’Arabie saoudite pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Arabie saoudite), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Arabie saoudite pour son absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques, sa fiscalité locale centrée sur la consommation et les sociétés, son fort potentiel immobilier et financier (Riyad, NEOM, zones économiques spéciales) et un coût de vie compétitif hors quartiers d’expatriés. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales), obtention du visa et résidence (type premium ou investisseur), couverture santé privée adaptée, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), accompagnement culturel (cadre légal saoudien) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).
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