S’installer aux Îles Cook en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Perdues au milieu du Pacifique sud, les Îles Cook font rêver avec leurs lagons turquoise, leur climat tropical et leur rythme de vie tranquille. Mais derrière la carte postale, s’installer durablement dans cet archipel de quinze îles demande une préparation sérieuse : visas, coût de la vie, logement, santé, école, fiscalité, importation de ses affaires… Ce guide rassemble les informations essentielles pour aborder un projet d’expatriation aux Îles Cook avec des repères chiffrés et des conseils pratiques.

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le pays avant de partir

Les Îles Cook forment un État polynésien autonome, en libre association avec la Nouvelle-Zélande. L’archipel s’étend sur plus de 1,8 million de km² d’océan pour à peine plus de 200 km² de terres émergées, réparties entre un groupe nord (atolls reculés) et un groupe sud, plus habité, où se trouve Rarotonga, l’île principale.

Bon à savoir :

La capitale Avarua, située sur l’île de Rarotonga, concentre la plupart des services administratifs (ministères, banques, hôpital, écoles secondaires…). La population totale est d’environ 15 000 à 20 000 habitants, dont près des trois quarts résident sur Rarotonga. Les langues officielles sont l’anglais et le maori des Îles Cook, et la monnaie utilisée est le dollar néo-zélandais (NZD).

Politiquement, il s’agit d’une démocratie parlementaire. Les habitants sont aussi citoyens néo-zélandais, ce qui facilite les échanges, notamment pour la santé et l’éducation. L’économie repose essentiellement sur le tourisme, les services financiers offshores, la pêche et quelques productions agricoles (fruits tropicaux, transformation alimentaire, artisanat).

Pour un expatrié, cela signifie deux choses importantes. D’abord, un cadre de vie insulaire très sûr, chaleureux et communautaire, mais aussi limité en termes de services spécialisés. Ensuite, une dépendance forte à l’extérieur : pour les marchandises importées, les soins lourds, les liaisons aériennes et une bonne partie de l’emploi qualifié.

Coût de la vie : à quoi s’attendre sur place ?

Les données disponibles montrent que le coût de la vie aux Îles Cook est globalement élevé pour le Pacifique, même si l’hébergement reste plus abordable que dans certains marchés occidentaux de référence. En 2026, le niveau général des prix serait environ 14 % plus élevé que la moyenne des États-Unis, avec de fortes variations selon les postes de dépenses.

Budget mensuel type : célibataire, couple, famille

Les estimations pour un mode de vie « moyen » (avec loyer) donnent des ordres de grandeur utiles pour planifier son budget d’expatriation.

Profil de foyerDépenses mensuelles moyennes avec loyer (NZD)Dépenses mensuelles moyennes hors loyer (NZD)
Personne seule (source haute)4 2591 723
Personne seule (source moyenne)2 923
Couple4 055,902 855,90
Famille de 47 916 (source haute)4 149,40
Famille de 4 (source moyenne)5 709,40

L’écart entre les sources traduit la diversité des modes de vie : logement haut de gamme en bord de plage ou maison simple dans un quartier plus local, repas au restaurant ou cuisine maison, voiture privée ou bus et scooter, etc.

Les extrêmes donnent une idée de la marge de manœuvre :

Niveau de vie pour une personne seuleBudget mensuel avec loyer (NZD)Budget mensuel hors loyer (NZD)
Budget très serré1 576826
Niveau « confortable / luxe »5 8223 922

À comparer au salaire net moyen en ville, autour de 1 700 NZD par mois : sans revenus extérieurs (télétravail, pension, rentes), un expatrié salarié localement doit donc adapter fortement son style de vie pour rester dans des limites raisonnables.

Comment se situent les prix par rapport à d’autres villes ?

Avarua, principale agglomération de l’archipel, est plus chère que beaucoup de villes « moyennes » du monde, mais moins qu’une partie des grandes métropoles occidentales.

Exemple :

Pour illustrer les ordres de grandeur de consommation électrique, on peut retenir quelques comparaisons indicatives. Par exemple, un radiateur électrique de 1000 W (1 kW) consomme, en une heure de fonctionnement continu, la même quantité d’électricité qu’une ampoule LED de 10 W allumée pendant 100 heures. De même, la consommation d’un cycle de lave-linge standard peut être équivalente à celle de plusieurs heures d’éclairage pour toute une maison. Ces comparaisons aident à visualiser et à prioriser les efforts d’économie d’énergie.

Ville de comparaisonÉcart du coût de la vie par rapport à Avarua
Zurich (Suisse)Avarua ~37 % moins chère
Oakland (Californie)Avarua ~27 % moins chère
Wellington (Nouvelle-Zélande)Avarua ~12 % moins chère
Manchester (Royaume-Uni)Avarua ~17 % moins chère
Madrid (Espagne)Coût de la vie similaire
Palma de Majorque (Espagne)Avarua ~6 % moins chère
Verona (Italie)Avarua ~8 % plus chère
Chiang Mai (Thaïlande)Avarua ~55 % plus chère
Santiago du ChiliAvarua ~30 % plus chère
Hurghada (Égypte)Avarua ~133 % plus chère

Face à l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, Bali, Cambodge), les Îles Cook apparaissent nettement plus coûteuses. Face à l’Australie ou à la Nouvelle-Zélande, les prix sont globalement comparables, parfois légèrement plus élevés pour l’alimentation et le transport, mais l’immobilier reste moins cher qu’à Auckland, Wellington ou que l’hébergement à Hawaï.

Détail des prix du quotidien

Les prix ci‑dessous sont en dollars néo‑zélandais (NZD) et donnent un ordre de grandeur pour un expatrié vivant principalement sur Rarotonga ou Avarua.

Nourriture et restaurants

Une part non négligeable de l’alimentation est importée, ce qui se ressent sur certains produits transformés. En revanche, quelques produits frais locaux (poisson, taro, fruits) peuvent être plus abordables.

Poste alimentaire / restaurationFourchette ou prix moyen (NZD)
Menu déjeuner avec boisson (quartier d’affaires)~15
Repas dans petit restaurant10 – 20 (moyenne 15)
Menu type fast‑food (McDonald’s, etc.)10 – 15
Dîner pour deux, restaurant milieu de gamme (3 plats)60 – 153
Bière locale pression (1 pinte)6 – 17
Cappuccino5 – 9,50
Poulet (500 g de blancs désossés)~5
Lait entier (1 L)2,40 – 3,50
Douzaine d’œufs6 – 10,80
Tomates (1 kg)~5
Pommes (1 kg)~5
Pommes de terre (1 kg)1,36 – 2,90
Fromage local (500 g)~16
Pain blanc frais (1 lb)4,31 – 5,35
Bouteille de vin de table de gamme moyenne10 – 25

Pour un expatrié, cuisiner maison avec produits de base et quelques achats au marché (Punanga Nui à Rarotonga, par exemple) permet de contenir la facture, alors qu’un recours fréquent aux restaurants pèse vite lourd dans le budget.

Logement, internet, téléphone

Les écarts de loyers sont très importants selon la taille du logement, son emplacement (bord de mer, proximité de Muri ou de Titikaveka, zones plus locales) et son niveau d’équipement. Une partie des chiffres disponibles correspond d’ailleurs davantage au marché touristique qu’au marché résidentiel local, traditionnellement plus bas.

On peut néanmoins dresser une grille indicative :

Type de logement / servicePrix mensuel (NZD)
Studio meublé 45 m² (zone « normale »)~516
Appartement meublé 85 m² (zone « normale »)~5 000 (donnée probablement haut de gamme)
1 chambre en ville ou hors centre260 – 800
3 chambres centre‑ville200 – 1 200
3 chambres hors centre380 – 1 200
Charges de base (85 m², 2 personnes)60 – 183,33
Internet fixe (8 à 60 Mbps+)100 – 183,67
Forfait mobile avec appels + 10 Go de data50 – 125

En pratique, sur Rarotonga, de nombreuses maisons de 2 à 4 chambres se louent à la semaine plutôt qu’au mois, avec des tarifs locaux situés autour de 200 à 450 NZD par semaine, souvent meublées. En extrapolant, cela donne couramment 800 à 1 800 NZD par mois selon la taille et la localisation. Sur les îles extérieures (Pa Enua), les loyers sont nettement plus bas, mais les logements sont parfois partiellement meublés et les services plus limités.

Internet reste relativement cher et pas toujours aussi rapide qu’en Europe ou en Amérique du Nord. Des offres prépayées via Vodafone (SIM locale, hotspots Wi-Fi) complètent la connexion fixe.

Transports et véhicule

Rarotonga est petite : on fait le tour de l’île en moins de trente minutes en voiture, grâce à une route circulaire unique. Au quotidien, beaucoup de résidents privilégient le scooter ou une petite voiture.

Poste transportCoûts indicatifs (NZD)
Ticket de bus simple5
Abonnement mensuel bus~200
Départ de course en taxi35
Heure d’attente taxi60
Essence (1 L)2,00 – 3,00
Scooter neuf~3 000
Petite voiture neuve12 000 – 40 000
Voiture type Volkswagen Golf 1.4 neuve~20 000

Le bus circule dans les deux sens (« clockwise » et « anti‑clockwise ») autour de Rarotonga, mais son amplitude horaire reste limitée. Pour un expatrié, surtout en famille, l’achat d’un véhicule est souvent quasi incontournable. Il faut alors prévoir non seulement l’achat, mais aussi le coût de l’importation si l’on fait venir sa propre voiture (fret, droits de douane, TVA à l’import).

Biens de consommation et services

Certains produits de marque internationale sont nettement plus chers qu’en Europe ou en Asie, du fait de l’isolement et des coûts logistiques.

Produit / servicePrix indicatif (NZD)
Jean Levi’s 501 ou équivalent100 – 112
Robe d’été type Zara / H&M~80
Chaussures de sport Nike / Adidas~130
Chaussures de ville homme en cuir100 – 123
Téléviseur écran plat 40 pouces899
iPad Wi‑Fi 128 Go2 900
Coupe de cheveux homme dans quartier expat10
Abonnement mensuel à la salle de sport40 – 45
Consultation brève chez un médecin privé (15 min)38
Paquet de 20 cigarettes Marlboro20 – 30
Dîner simple pour 2 dans un pub de quartier60
2 billets de cinéma11,50 – 22

La consommation de tabac et d’alcool est fortement taxée, ce qui se traduit par des prix élevés. Au global, les catégories « restauration », « divertissement », « transports » et « habillement » restent toutefois en moyenne moins chères que dans les grandes villes américaines, alors que l’alimentation et certains équipements sont plus coûteux.

Comparaison synthétique avec les États‑Unis

Les données agrégées indiquent qu’en moyenne, par rapport aux États‑Unis, les Îles Cook seraient environ 3,8 fois moins chères au global si l’on inclut le logement. Dans le détail des postes de dépense, les tendances sont les suivantes :

CatégorieÉcart moyen vs États‑Unis
Restaurants~19,4 % moins cher
Épicerie~18,1 % moins cher
Transports~66,1 % moins cher
Logement~3,1 fois moins cher
Garde d’enfants~16,8 fois moins cher
Sports & loisirs~44,3 % moins cher
Vêtements~18,4 % moins cher

Ces chiffres globaux sont à manier avec prudence : ils traduisent des moyennes qui ne reflètent pas toujours la réalité quotidienne d’un expatrié sur une petite île, mais donnent une indication utile pour des comparaisons internationales.

Immigration, visas et permis : le cadre pour s’installer

Les Îles Cook ont mis en place un système d’immigration en ligne, l’ASYPX Visa and Permit System, qui centralise la majorité des demandes. L’immigration est perçue comme un levier crucial pour le développement économique (investissements, compétences manquantes, main‑d’œuvre), mais aussi comme un enjeu de sécurité, de santé publique et de stabilité sociale.

La législation s’appuie sur plusieurs principes : équilibre entre ouverture et protection, équité, clarté, conformité aux standards internationaux, recours à la technologie, et souci de l’applicabilité concrète.

Entrée de courte durée : visiteurs

Les frontières aériennes et maritimes sont ouvertes. Il n’y a plus d’exigences de vaccination Covid‑19, ni de quarantaine ou d’isolement systématiques.

Pour entrer comme visiteur :

Passeport valable au moins six mois après la date de sortie prévue des Îles Cook.

Billet de retour ou de continuation de voyage.

– Justificatif d’hébergement pour toute la durée du séjour.

– Assurance voyage fortement recommandée, notamment pour couvrir les évacuations sanitaires vers la Nouvelle‑Zélande.

Les durées d’exemption de visa varient selon la nationalité :

Titulaires de passeport néo‑zélandais : séjour de 90 jours accordé à l’arrivée.

– La plupart des autres nationalités (dont les Australiens, les ressortissants américains) : 31 jours automatiquement à l’arrivée, avec possibilité de prolongation payante.

– Pour les citoyens américains, un visa à l’arrivée de 31 jours est possible, sous réserve de documents classiques (passeport signé avec pages libres, formulaire de demande, photos d’identité, itinéraire, etc.).

470

Frais en dollars néo-zélandais pour chaque extension de séjour touristique de 31 jours aux Îles Cook.

Vivre et travailler : les principaux permis de long séjour

Pour une installation en tant qu’expatrié, les visas de visiteur ne suffisent pas. Il faut passer par l’une des catégories de permis de séjour/ travail :

Permis de travail international (International Worker Visa and Permit).

Permis de travail gouvernemental (Government Worker).

Permis de travail spécialiste (Specialist Worker).

Permis de résident investisseur (Resident Investor).

Permis d’étudiant adulte international.

Permis de recherche.

Permis de stagiaire international.

Permis de visiteur de longue durée.

Permis de conjoint résident (Resident Spouse).

Permis pour enfants à charge / étudiants internationaux.

Conditions générales communes

Quel que soit le type de permis, on retrouve un socle commun d’exigences :

Preuve d’identité (passeport, photos, éventuellement certificats d’état civil).

Preuve de « bon caractère » (extraits de casier judiciaire, attestations).

– Standard de santé « acceptable » selon les critères du ministère de la Santé (absence de maladie figurant sur une liste réglementaire, pas de risque démesuré pour le système de santé).

– Preuve de moyens financiers suffisants pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses dépendants, ou sponsor local.

– Paiement de frais de dossier.

– Pour certains permis, preuve de compétence en anglais.

– Parfois, preuve d’un billet de continuation ou dépôt d’une caution (bond).

– Accord formel de partage d’informations entre Immigration et d’autres ministères (santé, éducation, Business Trade and Investment Board).

Les montants de frais varient, mais les données disponibles mentionnent par exemple :

960 NZD pour un permis de travail gouvernemental ou international.

260 NZD pour un permis de travail spécialiste.

470 NZD pour une extension de visa visiteur.

55 NZD de frais de traitement supplémentaires.

Une caution pouvant aller jusqu’à 10 000 NZD peut être exigée dans certains cas.

Travailler comme salarié : l’International Worker Permit

Pour la plupart des expatriés qui viennent occuper un poste dans le tourisme, la restauration, l’hôtellerie, le commerce ou l’administration, c’est la catégorie centrale.

Attention :

Les conditions clés sont essentielles et doivent être respectées.

Offre d’emploi écrite ou contrat conforme au Employment Relations Act 2012.

– L’employeur doit prouver qu’il a cherché à recruter localement (Cook Islanders ou résidents permanents) sans succès.

– L’employeur s’engage à inscrire le travailleur dans un programme de valeurs ou de langue (Kia Orana Values Programme, formation culturelle).

– Pour un renouvellement, le titulaire doit démontrer avoir payé ses impôts et complété les programmes de formation requis.

La durée maximale est encadrée : en général, on ne peut pas détenir plus de deux permis internationaux consécutifs, soit jusqu’à six années, sans quitter le pays au moins un an. De plus, pour chaque période de 36 mois de permis, au moins un mois doit être passé hors des Îles Cook. L’objectif est d’éviter les situations de séjour permanent de fait sans passer par les voies de résidence à long terme.

L’employeur joue un rôle central : il doit sponsoriser le permis et ne peut pas répercuter ses propres coûts administratifs sur le salarié en déduisant ces montants du salaire.

Travailler pour le gouvernement ou comme spécialiste

Les autres voies professionnelles sont :

Government Worker Permit : réservé à ceux qui ont une offre de poste dans une agence gouvernementale ou un accord de volontariat avec une entité publique. Le contrat doit respecter la législation du travail.

Specialist Worker Permit : pour les spécialistes recrutés par une agence gouvernementale, une entreprise locale enregistrée ou une entreprise étrangère approuvée. Il s’agit généralement de compétences très spécifiques difficiles à trouver localement.

Les conditions de santé, de moralité et de moyens financiers restent similaires.

Étudier, faire de la recherche ou un stage

Pour les enfants d’expatriés comme pour les adultes qui viennent se former ou faire de la recherche, des permis spécifiques existent.

[TIP title= »Permis pour étudiants, chercheurs et stagiaires internationaux » description= »- **Permis d’étudiant adulte international** : nécessite une lettre d’offre d’une école publique ou privée enregistrée. Le temps de travail est limité à 20 heures par semaine sans autorisation spéciale, et la durée totale de séjour comme étudiant ne peut pas dépasser 6 ans continus. – **Permis de recherche international** : requiert l’approbation du Cook Islands Research Committee. Aucune activité rémunérée n’est autorisée, et la durée est limitée à 3 ans continus, avec obligation de quitter le pays au moins 6 mois avant une nouvelle demande. – **Permis de stage international** : pour les stages liés à un diplôme en cours ou récemment obtenu. Le travail rémunéré est interdit, et on ne peut pas obtenir ce permis plus d’une fois tous les cinq ans. »]

Visiteur de longue durée et conjoint de résident

Les profils de semi‑retraités ou de conjoints accompagnants sont visés par deux catégories principales :

Long-term Visitor Permit : destiné à ceux qui souhaitent rester au‑delà des plafonds de séjour touristique (jusqu’à 12 mois pour les Néo‑Zélandais, 8 mois pour les autres). Une assurance santé couvrant toute la durée est obligatoire.

Resident Spouse Permit : pour le conjoint d’un titulaire de visa/résidence. Il faut prouver une relation authentique, stable, monogame et durable, et le permis ne peut pas être maintenu plus de six ans de façon continue sans un an hors du pays. Il ne peut être accordé que si le conjoint sponsor est lui‑même en situation régulière.

Procédures pratiques et contacts

Les demandes de visas et permis se déposent via le MFAI (Ministry of Foreign Affairs and Immigration), situé au Government Building, Takuvaine Road, district d’Avarua, Rarotonga.

– Horaires d’ouverture : lundi à vendredi, 8h – 16h.

– Courriel général : immigration@cookislands.gov.ck

– Site de référence : mfai.gov.ck

Pour les questions douanières (importation de biens, véhicules, effets personnels), l’interlocuteur est la Cook Islands Customs Service (customs@cookislands.gov.ck, tél. +682 29510). Des prestataires privés (VisaHQ, sherpa°, CIBTvisas, etc.) proposent une assistance payante à la préparation des dossiers.

Se loger : trouver un toit sur Rarotonga ou dans les Pa Enua

Pour un expatrié, le plus souvent, l’installation se fera d’abord sur Rarotonga. C’est là que se trouvent les écoles secondaires, la majorité des emplois, l’hôpital principal et la plupart des commerces.

Types de logements et zones de l’île

L’offre résidentielle se concentre autour de la route circulaire, avec plusieurs zones aux ambiances distinctes :

Muri : cœur touristique, lagon très fréquenté, nombreux restaurants, bars, activités nautiques, hébergements haut de gamme.

Titikaveka : secteur plus calme et plutôt cher, plages parmi les plus spectaculaires de l’île.

Arorangi : côte ouest, réputée pour ses couchers de soleil, mélange d’hôtels, de maisons de vacances et d’habitations locales.

Matavera : zone plus verte, moins développée touristiquement.

Nikao et Avarua (Town) : proximité des services administratifs, du port, de l’aéroport, des supermarchés.

Formes d’hébergement disponibles

Découvrez les différents types de logements que vous pouvez trouver, que ce soit pour des vacances ou pour un séjour expatrié de longue durée.

Villas en bord de mer

Hébergements spacieux et privés offrant un accès direct ou une vue sur la mer, idéaux pour les familles ou les groupes.

Maisons individuelles & Bungalows

Petits habitats indépendants, souvent avec jardin ou terrasse, pour un séjour au calme et proche de la nature.

Appartements & Studios

Logements compacts et fonctionnels, parfaits pour les courts séjours ou les personnes seules en milieu urbain ou résidentiel.

Guesthouses & Gîtes

Hébergements chez l’habitant ou locations saisonnières à caractère traditionnel, pour une expérience locale et authentique.

Structures touristiques (Résidents)

Resorts et hôtels offrant des services complets (restauration, loisirs, spa) pour des vacances tout compris.

Marché expatrié long terme

Pour un séjour prolongé, le marché propose principalement des appartements, villas et maisons individuelles en location annuelle.

Maisons de 2 à 4 chambres, généralement meublées.

Studios ou petits appartements, parfois associés à des complexes touristiques.

Logements de fonction pour certains postes (enseignants, personnels de santé).

Les loyers hebdomadaires typiques sur Rarotonga pour des maisons de taille familiale se situent autour de 200 à 450+ NZD. Sur les îles extérieures, le coût est réputé « nettement plus bas », mais avec un niveau de confort plus rustique et des équipements parfois incomplets.

Charges, eau et déchets

L’eau sur Rarotonga provient de captages dans les montagnes et reste une ressource fragile, surtout en saison sèche. L’eau du robinet peut être contaminée : il est recommandé de ne boire que de l’eau bouillie ou de l’eau en bouteille, ou de se servir des stations d’eau filtrée réparties sur l’île.

Bon à savoir :

À Rarotonga, la collecte des déchets est hebdomadaire et inclut le tri pour le recyclage. Cependant, sur certaines îles extérieures, ce service peut être très limité, voire inexistant, nécessitant une gestion autonome de vos déchets.

Les charges de base (électricité, eau, enlèvement des ordures) pour un appartement de 85 m² occupé par deux personnes sont généralement comprises entre 60 et 183 NZD par mois, mais la climatisation et les équipements gourmands peuvent faire grimper la note.

Acheter un bien immobilier ou investir

Les données disponibles mentionnent des prix d’achat au pied carré, sans détailler le cadre légal de propriété (souvent complexe sur les terres coutumières du Pacifique). À titre indicatif, on trouve :

Type de bienPrix indicatif au pied carré (NZD)
Appartement en centre‑ville~800
Appartement hors centre78,97 – 159,68

Les expatriés souhaitent souvent se renseigner sur les contraintes de propriété foncière (baux de longue durée, restrictions pour les non‑nationaux, rôle des chefs traditionnels). Il est nécessaire de se référer à un conseil juridique local avant tout projet d’achat.

Santé : système, couverture et précautions

Le système de santé des Îles Cook est largement public et repose sur des principes d’universalité, d’accessibilité et d’équité. Il est administré par Te Marae Ora, le ministère de la Santé.

Structure du système de soins

Hôpital principal : Rarotonga Hospital (Nikao), qui assure les urgences, la chirurgie, la maternité, plusieurs spécialités, les consultations externes et les diagnostics.

Clinique de Tupapa : centre de santé complémentaire sur Rarotonga.

Îles extérieures : petits hôpitaux ou dispensaires, souvent avec au moins un médecin et une infirmière, pour les pathologies courantes.

Dentisterie : clinique dentaire publique à Tupapa, avec soins gratuits pour les enfants scolarisés ; quelques dentistes privés.

Services spécialisés : pour des soins de niveau tertiaire (cardiologie complexe, oncologie lourde, neurochirurgie, etc.), les patients sont généralement transférés vers la Nouvelle‑Zélande, selon des accords bilatéraux.

Les équipements restent modestes par rapport à l’Europe ou à l’Australie. Dans certains cas, un paiement préalable peut être exigé avant les actes hospitaliers.

999

Le numéro d’urgence médicale, incluant l’ambulance, est le 999.

Coûts pour expatriés et importance de l’assurance

Les expatriés ne bénéficient pas des mêmes grilles tarifaires que les citoyens ou résidents permanents. Le ministère de la Santé facture :

Des frais de consultation.

Des frais de prescription.

Des frais d’hospitalisation, à des tarifs spécifiques.

Une politique récente reconnaît toutefois que les travailleurs sous contrat paient des impôts et, après six mois de résidence, ils peuvent accéder à certains tarifs de soins plus favorables.

Pour les personnels recrutés directement par le ministère de l’Éducation, les frais d’urgence (A&E) et d’hospitalisation peuvent être pris en charge par ce ministère, selon les termes du contrat.

Pour la majorité des expatriés, l’assurance santé internationale est donc indispensable, en incluant :

Les soins courants sur place.

Les évacuations d’urgence vers la Nouvelle‑Zélande (coûts élevés).

Les soins spécialisés à l’étranger.

Risques sanitaires locaux

Plusieurs risques nécessitent une attention particulière :

Bon à savoir :

Des épidémies de dengue, transmise par les moustiques, sont signalées (notamment à Rarotonga) : utilisez des répulsifs (20-30% DEET ou 20% picaridine), portez des vêtements couvrants et protégez votre logement. La ciguatera, intoxication due à la consommation de certains poissons de récif, est également présente ; renseignez-vous localement sur les espèces et zones à risque. Le territoire présente une forte prévalence de maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers), soulignant l’importance d’un suivi médical régulier et d’un mode de vie équilibré pour les expatriés. En plongée, notez que toutes les îles ne disposent pas d’un caisson de décompression opérationnel pour traiter les accidents, ce qui peut nécessiter une évacuation.

Les vaccins recommandés (hépatites A et B, typhoïde, notamment) doivent être vérifiés auprès d’un centre de médecine des voyages, idéalement huit semaines avant le départ.

Travailler, entreprendre et gérer sa vie professionnelle

Les Îles Cook ont besoin de main‑d’œuvre étrangère, en particulier dans l’hôtellerie, la restauration, le commerce, la construction et certains services publics. On estime qu’environ 500 postes doivent être pourvus chaque année, souvent occupés par des travailleurs venus des Philippines, de Fidji, de Samoa ou de Tonga.

Marché du travail et salaires

Le marché est étroit, et le secteur public emploie une part importante de la population locale. Dans le privé, le tourisme domine : resorts, agences de voyages, restauration, activités nautiques, commerce de détail. Le salaire net moyen relevé en ville est d’environ 1 700 NZD par mois, ce qui impose un style de vie relativement modeste si l’on vit uniquement de ce revenu sur place avec des charges familiales.

Pour chercher un emploi, on peut s’appuyer sur : les réseaux sociaux professionnels, les sites de recherche d’emploi, les agences de recrutement, les salons de l’emploi, et le réseautage.

La plateforme publique Anga’anga Tūkatau (gérée par le ministère de l’Intérieur), lorsqu’elle est opérationnelle.

– Le site cookislandsjobs.com, qui centralise des offres (contact : jobs@cookislandsjobs.com).

– Les réseaux informels (contacts dans l’hôtellerie, bouche‑à‑oreille, groupes communautaires).

Entreprise, banque et fiscalité

La fiscalité des Îles Cook est relativement simple comparée à beaucoup de pays occidentaux, avec quelques spécificités.

Imposition des personnes physiques

Les résidents fiscaux (présence de plus de 183 jours et foyer aux Îles Cook) sont imposés sur leur revenu mondial, avec un barème progressif atteignant 30 %. Un seuil de revenu exonéré (autour de 10 000 à 11 000 NZD) s’applique, puis des tranches successives.

Les non‑résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source cookienne, sans bénéficier de l’exonération de base, avec des taux progressifs (20 %, 25 %, 30 %). Le système PAYE (Pay‑As‑You‑Earn) impose aux employeurs de retenir l’impôt à la source et de délivrer un certificat de retenue à leurs salariés.

Autorités fiscales des Îles Cook

Sociétés, TVA et autres prélèvements

La plupart des expatriés salariés ne seront pas directement concernés par l’impôt sur les sociétés, mais il est utile de connaître les grandes lignes :

20

Taux standard d’impôt sur les sociétés aux Îles Cook.

Des conventions fiscales existent avec la Nouvelle‑Zélande pour éviter certaines doubles impositions et permettre l’échange d’informations.

Banque et services financiers

Le secteur bancaire est modeste : quatre banques commerciales opèrent dans le pays (ANZ, Bank of South Pacific, Bank of the Cook Islands, Capital Security Bank). La Financial Supervisory Commission en assure la régulation.

Pour un expatrié résidant, ouvrir un compte nécessite généralement : une preuve d’identité, un justificatif de domicile, et un statut de résident.

Passeport certifié conforme.

Justificatif de domicile récent.

CV détaillé.

Preuve de revenus (bulletins de salaire, contrat).

Lettres de référence bancaire ou professionnelle dans certains cas.

Certaines banques permettent l’ouverture à distance, mais la procédure peut être plus lourde pour les non‑résidents purs. Capital Security Bank joue un rôle spécifique en banque privée internationale, avec des exigences de dépôt minimum importantes (250 000 USD) pour les clients offshore – ce qui concerne surtout la clientèle de gestion de patrimoine plus que l’expatrié « classique ».

Importer ses biens, sa voiture et gérer la douane

Pour une installation longue, beaucoup d’expatriés souhaitent envoyer leurs meubles, effets personnels ou un véhicule. Les procédures d’importation sont encadrées par la Customs Revenue and Border Protection Act et ses règlements.

Effets personnels et concessions pour nouveaux résidents

Toutes les marchandises arrivant par mer, air ou poste doivent être dédouanées. Certaines sont exemptes de déclaration formelle si leur valeur est faible (moins de 100 NZD) et s’il s’agit de cadeaux ou d’effets personnels non commerciaux.

Pour les expatriés s’installant durablement, il existe deux régimes de faveur :

Concession 85.01 : pour les non‑Cook Islanders (expatriés). Elle exonère de droits et de TVA certaines marchandises personnelles non accompagnées (meubles, effets ménagers, outils de travail, véhicules à conduite à droite, bateaux, motos), sous conditions :

– Avoir vécu à l’étranger au moins 3 ans.

– Venir vivre ou travailler aux Îles Cook pour au moins 3 ans.

– Prouver que les effets ont été possédés et utilisés pendant au moins un an avant le départ.

Concession 85.02 : pour les Cook Islanders revenant au pays. Critères similaires, avec en plus la possibilité d’inclure des matériaux de construction pour une résidence.

Attention :

Les produits comme le tabac et l’alcool sont exclus des concessions douanières. De plus, si les conditions requises ne sont pas respectées, la TVA à l’importation (15% sur la valeur CAF) et, le cas échéant, les droits de douane deviennent exigibles.

Le délai pour importer des effets non accompagnés en bénéficiant de la concession est limité à un an après la première arrivée (ou après le premier envoi, si celui‑ci précède l’arrivée).

Certaines contraintes supplémentaires existent :

Limitation à un seul véhicule, moto, avion ou bateau par personne.

– Les véhicules à conduite à gauche nécessitent un accord spécifique du ministre des Transports.

– Les véhicules de plus de 10 ans exigent un permis d’importation du service national de l’environnement.

– Toute arme et munition requiert une autorisation de la police.

Véhicules : coût et modalités d’import

Les droits de douane sur les véhicules dépendent du type, de la cylindrée, de l’âge et de la valeur. Une formule permet de calculer la taxe due, à laquelle s’ajoute la TVA de 15 % et des frais de transaction douanière (environ 11,50 à 23 NZD par dossier). Une concession existe pour les véhicules électriques ou hybrides récents (moins de 10 ans), qui peuvent être importés hors droits dans le cadre de la référence 55.

Astuce :

Avant d’importer votre véhicule personnel, faites établir une simulation par la douane. Cette démarche est essentielle pour évaluer précisément les implications liées aux règles de conduite, à l’âge du véhicule et aux coûts de fret, et ainsi comparer cette option avec un achat local en toute connaissance de cause.

Biens prohibés, bio‑sécurité et franchise personnelle

Les Îles Cook appliquent des règles strictes de biosécurité pour protéger leurs écosystèmes. À l’arrivée, tout voyageur doit remplir une carte de déclaration et signaler :

Aliments (viande, produits laitiers, œufs, miel, graines, etc.). Fruits et légumes sont interdits à l’importation par les passagers.

Produits d’origine animale ou végétale (plumes, peaux, coquillages, bois, bambou, fleurs séchées).

– Matériel ayant été en contact avec du sol ou des animaux (tentes, chaussures de randonnée, matériel de jardinage, équipements sportifs, équipement de pêche).

– Médicaments non prescrits, cultures biologiques, sols, eaux, etc.

Les produits non autorisés sont soit détruits, soit retournés à l’expéditeur, parfois après un traitement payant. Des bennes d’amnistie sont disponibles à l’aéroport pour déposer spontanément les objets à risque.

Pour les voyageurs majeurs, la franchise douanière personnelle autorise sans droits :

Jusqu’à 2 litres de vin ou de spiritueux (ou combinaison dans une limite globale), OU 4,5 litres de bière.

Jusqu’à 200 cigarettes, 50 cigares ou 250 g de tabac (ou combinaison équivalente).

D’autres biens d’une valeur totale n’excédant pas 750 NZD et destinés à un usage personnel.

Les sommes en espèces supérieures à 10 000 NZD (ou équivalent) doivent être déclarées.

Éducation : scolariser ses enfants

Le système éducatif, géré par le ministère de l’Éducation, est étroitement aligné sur celui de la Nouvelle‑Zélande, tout en intégrant la langue et la culture maories des Îles Cook (Te Peu e te Akonoanga Māori).

Structure et coût de l’école

L’éducation est gratuite et obligatoire de 5 à environ 15‑16 ans pour les résidents. Le secteur public comprend une vingtaine d’écoles, souvent des « area schools » qui couvrent de la maternelle au secondaire. Des écoles privées, principalement confessionnelles, complètent l’offre. Elles sont subventionnées pour les salaires et les frais de fonctionnement, mais les familles paient des frais de scolarité supplémentaires, souvent perçus comme élevés au regard des revenus locaux mais restant modestes à l’échelle internationale.

Pour les expatriés, l’option la plus fréquente est :

Inscription dans une école publique, gratuite jusqu’en Year 13 pour les résidents.

– Ou inscription dans une des écoles privées plus prisées des familles expats, avec des frais variant selon le niveau (par exemple, 25 à 40 NZD par semaine dans un établissement privé primaire populaire comme Te Uki Ou School).

Les années scolaires sont calées sur un calendrier à quatre trimestres, avec des vacances régulières (avril/mai, juillet/août, octobre, plus une longue coupure de Noël).

Langue et curriculum

Tous les établissements – publics et privés – doivent suivre le curriculum national et inclure :

L’apprentissage du maori des Îles Cook.

L’enseignement de l’anglais.

Des contenus sur la culture, l’histoire et les traditions locales.

Bon à savoir :

Les enfants d’expatriés évoluent rapidement dans un environnement bilingue, offrant une richesse culturelle mais représentant un défi pour les non-anglophones. Les établissements internationaux suivent généralement un curriculum néo-zélandais, parfois complété par des accréditations comme le Baccalauréat International (IB). Ces écoles sont principalement conçues pour les enfants du personnel d’ONG, des diplomates et des cadres de multinationales.

L’inclusion des élèves à besoins spécifiques est un axe fort de la politique éducative, avec une réglementation spécifique (Disability Act, Inclusive Education Policy) et la présence d’enseignants‑aides pour accompagner les élèves en difficulté.

Vie quotidienne, culture locale et intégration

S’installer aux Îles Cook, ce n’est pas seulement changer de travail ou de climat, c’est aussi entrer dans une société polynésienne où la communauté, la famille et les valeurs traditionnelles sont centrales.

Culture, religion et rythme de vie

La population est majoritairement chrétienne, avec une prédominance de la Cook Islands Christian Church. Les dimanches sont généralement réservés au culte et au repos : beaucoup de commerces sont fermés et la vente d’alcool est restreinte.

La vie sociale est très familiale, autour de grandes réunions et de célébrations. L’hospitalité (« Kia Orana ») est un marqueur culturel fort ; les expatriés sont accueillis chaleureusement s’ils respectent les codes :

Bon à savoir :

Il est important de se déchausser en entrant chez quelqu’un, de s’habiller modestement (surtout dans les villages et à l’église), et d’éviter de toucher la tête des personnes, ce qui est un signe d’irrespect. Demandez toujours la permission avant de prendre des photos et respectez les restrictions traditionnelles (ra’ui) qui régulent l’exploitation de certaines ressources naturelles comme la pêche ou la collecte.

Le rythme est souvent qualifié d’« island time » : les choses prennent du temps, les démarches administratives ou commerciales ne suivent pas toujours les standards de rapidité occidentaux. L’expatrié doit s’y adapter pour éviter les frustrations.

Sécurité

Le niveau de criminalité est relativement bas. Des vols opportunistes peuvent toujours survenir, notamment dans les zones touristiques, mais les violences graves restent rares et souvent liées à l’alcool. En revanche, les conséquences d’un délit peuvent être lourdes pour un étranger : un casier judiciaire local peut mettre en péril un permis de travail et conduire à une expulsion.

S’intégrer : marchés, événements et bénévolat

Pour s’intégrer dans la communauté :

Exemple :

Pour s’immerger dans la vie locale, il est recommandé de participer aux marchés comme le Punanga Nui le samedi à Rarotonga ou les marchés de nuit à Muri, d’assister à des « Island Nights » (soirées culturelles avec danses, chants et buffet local), et de s’impliquer dans des associations (protection de l’environnement, revival culturel, sports, clubs). Lors des grandes fêtes, comme Te Maeva Nui autour de la fête de la Constitution, on peut aller voir des spectacles où se produisent les troupes de danse des îles extérieures. Enfin, fréquenter les bibliothèques, musées et centres culturels permet d’approfondir sa connaissance du patrimoine.

Des opportunités de volontariat existent dans l’éducation, la conservation marine, la protection de la faune, la culture ou le sport. Certaines missions exigent des qualifications (enseignants, éducateurs) et parfois un visa spécifique.

Conclusion : un projet à calibrer avec lucidité

S’expatrier aux Îles Cook, c’est choisir une vie insulaire au cœur du Pacifique, dans une société à la fois profondément traditionnelle et connectée à la Nouvelle‑Zélande. Les atouts sont évidents : environnement naturel spectaculaire, climat agréable, sécurité, convivialité, forte identité culturelle. Mais les contraintes sont tout aussi réelles : coût de la vie parfois élevé, offre de soins et d’éducation spécialisée limitée, marché du travail restreint, dépendance aux importations et aux liaisons aériennes.

Un projet d’installation réussie repose sur quelques piliers :

Bon à savoir :

Pour une installation sereine, anticipez votre budget en incluant loyer, alimentation, transports et une assurance santé robuste. Choisissez et respectez scrupuleusement votre statut migratoire (permis de travail, long séjour, etc.). Préparez l’importation de vos biens et véhicule à l’avance, en profitant des concessions douanières pour un engagement d’au moins trois ans. Organisez la scolarité des enfants (langue, choix public/privé). Enfin, adoptez les réalités culturelles locales : importance de la religion, valeurs communautaires, respect des aînés et rythme de vie plus paisible.

Avec ces éléments en tête, les Îles Cook peuvent offrir à un expatrié non seulement un décor de carte postale, mais une aventure de vie cohérente et durable, à condition d’aborder le projet avec préparation, patience et curiosité pour la culture qui l’accueille.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements internationaux, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations (Îles Cook, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Îles Cook pour leur régime fiscal très attractif pour les non-résidents, l’absence d’impôt sur la fortune, la possibilité de structurer des véhicules d’investissement internationaux (trust, sociétés holding) et un coût de vie inférieur à la France. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence, structuration offshore conforme (respect des conventions et règles anti‑abus françaises), plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, banque) et intégration patrimoniale globale. Ce dispositif lui permet de réaliser des économies fiscales significatives tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double imposition, enjeux de substance).

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :
Découvrez les autres destinations pour vous expatrier à l'étranger :