S’installer au Samoa en tant qu’expatrié : le guide complet pour bien préparer son départ

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Samoa, c’est faire le choix d’un petit État insulaire du Pacifique Sud où la vie quotidienne est rythmée par la mer, la famille et la tradition. Pour un expatrié, ce n’est pas une destination « plug and play » comme Singapour ou l’Australie voisine : l’économie est modeste, l’infrastructure limitée, l’administration parfois opaque. En revanche, le cadre naturel est spectaculaire, la culture est riche et la société reste généralement accueillante avec les étrangers.

Bon à savoir :

Ce guide couvre les démarches clés avant l’installation : obtenir un visa, évaluer le coût de la vie, trouver un logement à Apia, les opportunités de travail, le système de santé, les options scolaires, l’intégration sociale, les consignes de sécurité et les pièges courants à éviter.

Comprendre le pays où vous allez vivre

Le Samoa est un État insulaire de Polynésie, situé près de la ligne de changement de date et à environ 14° sud de l’équateur. Il ne faut pas le confondre avec American Samoa, territoire non incorporé des États‑Unis : les deux entités appartiennent au même archipel, mais relèvent de juridictions, de monnaies et de systèmes migratoires totalement différents.

Le Samoa indépendant se compose principalement de deux grandes îles, Upolu et Savai’i, entourées de plusieurs îlots. La capitale, Apia, se trouve sur la côte nord d’Upolu et concentre l’essentiel de la vie politique, économique et sociale du pays.

79-82

Le taux d’humidité fréquent dans le climat tropical du pays, qui est chaud et humide toute l’année.

La langue officielle est le samoan, mais l’anglais est également langue officielle et largement utilisé dans l’administration, l’éducation et les affaires. La monnaie locale est le tala samoan (WST), avec un taux de change d’environ 1 WST pour 0,37 USD (ou 10 WST pour environ 3,59 USD).

Fa’a Samoa : vivre à l’heure de la culture samoane

Pour un expatrié, comprendre la culture locale n’est pas un simple « plus » : c’est la clé d’une intégration réussie. Tout repose sur un concept central : « Fa’a Samoa », littéralement « la manière samoane ».

Fa’a Samoa valorise la famille élargie (aiga), la hiérarchie traditionnelle des chefs (matai), le respect des anciens et des leaders, la solidarité communautaire et la religion. Dans de nombreux villages, les décisions se prennent encore au sein du conseil des chefs (fono), et la vie du dimanche est centrée sur l’église et la famille.

Astuce :

Il est important d’adopter une communication indirecte, privilégiant l’harmonie au conflit direct. Évitez de parler fort, de vous vanter ou de contredire un aîné en public, ce qui serait très mal perçu. Concernant la tenue vestimentaire, la modestie est de rigueur, particulièrement dans les villages et les églises : couvrez les épaules, portez des jupes ou des shorts descendant au moins jusqu’au genou. Les maillots de bain sont réservés aux plages ou aux complexes hôteliers ; le topless et la nudité sont à proscrire.

Quelques règles de base : enlever ses chaussures avant d’entrer dans une maison traditionnelle (fale), ne pas passer devant quelqu’un sans se baisser légèrement et dire « tulou lava », éviter de pointer ses pieds vers les autres en position assise, demander l’autorisation avant de prendre en photo des personnes ou des cérémonies, et surtout respecter les temps de prière du soir (Sa), durant lesquels on évite de circuler ou de faire du bruit dans les villages.

Visas, séjour et travail : ce qu’un expatrié doit clarifier

Le Samoa ne dispose pas de visa spécifique pour les nomades digitaux, ni de permis de travail générique pour les chercheurs d’emploi. Le système migratoire est structuré autour de plusieurs grandes catégories : visiteur, résident temporaire, résident permanent et permis ministériel.

Séjours de courte durée

De nombreux ressortissants peuvent entrer au Samoa sans visa pour un séjour touristique de 60 à 90 jours, selon les accords en vigueur, en obtenant un Visitor Permit à l’arrivée. Dans la pratique, il faut présenter :

un passeport valable au moins six mois après la date de départ prévue,

un billet de retour ou de continuation,

une preuve de fonds suffisants,

une adresse d’hébergement,

l’absence de casier judiciaire lourd ou de menace sanitaire.

Ce Visitor Permit n’autorise pas le travail, même à distance pour un employeur local. Il peut être prolongé sur place, via une demande auprès des services d’immigration à Apia, mais reste un statut de visiteur.

Permis de résidence temporaire

Pour un séjour supérieur à 60 jours avec un objectif précis (emploi, investissement, études, activités religieuses ou culturelles, regroupement familial), il faut demander un Temporary Resident Permit auprès de l’Immigration Division à Apia. Un même formulaire de base (MPMC100) sert pour différentes catégories :

emploi salarié,

business / investissement,

études ou recherche académique,

activités culturelles ou religieuses,

soutien familial ou regroupement.

150

Le coût d’un visa de résident temporaire pour le Mexique, en dollars américains, sans compter les frais supplémentaires pour un traitement accéléré.

Permis de travail : un système de parrainage par l’employeur

Pour travailler, un étranger doit combiner un permis de résidence temporaire pour emploi et un permis de travail géré par le ministère du Commerce, de l’Industrie et du Travail (MCIL) : le Foreign Employee Employment Permit (FEEP).

Attention :

Le Samoa ne délivre pas de visa de recherche d’emploi. L’obtention d’un permis de travail est strictement conditionnée au sponsoring par un employeur local, via une offre d’emploi signée. Ce permis est ensuite lié à un poste, un employeur et une durée spécifique, généralement de 1 à 2 ans, avec un maximum de 3 ans.

L’employeur doit prouver l’impossibilité de recruter un Samoan pour le poste, démontrer la légalité de son entreprise et respecter un ratio minimal de salariés locaux par rapport aux étrangers (une référence souvent citée est un non‑citoyen pour trois citoyens). De son côté, le travailleur doit fournir un casier judiciaire vierge, un certificat médical, son CV, ses diplômes (certifiés par la Samoa Qualifications Authority) et un passeport valide.

500-1500

Les frais annuels de permis de travail à Samoa s’élèvent entre 500 et 1500 WST, auxquels s’ajoutent des frais de dossier et de résidence.

La non‑conformité aux règles migratoires est prise au sérieux : amendes, expulsions et interdictions de retour sont possibles en cas de travail sans permis ou de dépassement de séjour.

Conjoints, enfants et installation longue durée

Le conjoint et les enfants mineurs d’un titulaire de permis de travail peuvent généralement obtenir des visas de dépendant. Ils doivent présenter des preuves de lien familial, des certificats médicaux et de police, ainsi qu’une preuve de moyens financiers suffisants. Ces visas ne donnent pas automatiquement le droit de travailler : pour exercer une activité, le conjoint doit à son tour demander un permis de travail.

L’accès à la résidence permanente n’est pas automatique : il repose sur une combinaison de durée de séjour (souvent 5 à 10 ans), de stabilité d’emploi, de conformité fiscale, de bonne conduite et parfois d’investissement significatif ou de liens familiaux avec des citoyens. La naturalisation reste un processus à part, plutôt sélectif.

Où vivre à Apia et combien ça coûte ?

La plupart des expatriés choisissent de s’installer à Apia ou dans sa périphérie. La ville compte entre 36 000 et 38 000 habitants, mais l’agglomération englobe un chapelet de villages urbanisés. Upolu concentre l’essentiel de l’offre en logements, services et emplois, tandis que Savai’i demeure plus rurale et traditionnelle.

Exemple :

Plusieurs quartiers d’Apia sont particulièrement prisés par les étrangers. Vailima est apprécié pour son cadre verdoyant et sa proximité avec le mont Vaea et le musée Robert Louis Stevenson. Vaiala offre un accès au bord de mer avec des plages et des resorts haut de gamme. Taufusi constitue le cœur commercial avec ses boutiques, restaurants et bureaux gouvernementaux. Malifa et Sinamoga sont des zones résidentielles calmes près du centre. Moata’a se distingue par ses maisonnettes traditionnelles le long de la rivière Vaisigano. Vaitele et Tulaele sont des zones en plein développement à la périphérie. Fugalei est un quartier animé abritant un grand marché de produits frais, et Vaimoso offre une atmosphère villageoise paisible.

Loyers et achat immobilier : une vision chiffrée

Les estimations divergent selon les sources, mais les ordres de grandeur sont clairs : la location reste abordable au regard des standards occidentaux, même si certains produits « expatriés » ou villas modernes atteignent des niveaux élevés.

Voici une synthèse de quelques repères de coût de logement :

Type de logement / localisationMontant indicatif (par mois)Devise
Appartement 1 chambre à Apia (fourchette basse haute)357 – 470USD
Appartement 3 chambres à Apia≈ 1 500USD
Studio 40 m² centre‑ville≈ 253USD
Studio 40 m² « bon marché »≈ 177USD
3 ch. 80 m² centre‑ville≈ 498USD
Appartement 1 ch. centre (autre source)980,35WST
Appartement 1 ch. hors centre420,15WST
Appartement 3 ch. centre1 960,70WST
3 ch. hors centre (moyenne)3 278,38WST
Studio à acheter centre (par m²)≈ 2 500WST
Studio à acheter hors centre (par m²)≈ 2 000WST
Prix au m² achat centre (autre source)≈ 1 414USD
Prix au m² en banlieue (autre source)≈ 963USD

Des annonces locales en tala (SAT) donnent une autre idée du marché « sur mesure » : une maison 3 chambres à Siusega autour de 3 500 SAT par mois, un lot de terrain de ½ acre à Lotopa à 3 000 SAT, une grande maison meublée 4 chambres à Ululoloa pour 5 500 SAT mensuels, ou encore une unité 2 chambres à Ululoloa à 400 SAT la semaine.

3

Il s’agit du nombre de services annexes (électricité, eau, internet) dont le coût, bien que raisonnable, est à prévoir pour un foyer type.

PosteFourchette mensuelleDevise
Électricité45 – 190 (moy. ≈ 95)USD
Eau12 – 38 (moy. ≈ 25)USD
Gaz / chauffage10 – 28 (moy. ≈ 15)USD
Internet haut débit illimité55 – 145 (moy. ≈ 95)USD
Forfait mobile avec data13 – 40 (moy. ≈ 25)USD

Les appartements et maisons modernes destinés aux expatriés incluent souvent l’air conditionné, un réservoir d’eau, un générateur, parfois une piscine et des prestations de sécurité (portail électrique, clôture, parking couvert). À l’inverse, les logements plus simples de style villageois ou en périphérie peuvent être bien moins chers, mais avec un confort plus basique.

Côté court séjour, Airbnb et les guesthouses restent très présents, avec des centaines de listings à Apia, allant de petites unités à 10 USD la nuit hors frais à des villas avec piscine bien plus onéreuses.

Coût de la vie : un budget raisonnable mais des revenus locaux faibles

Globalement, le coût de la vie au Samoa est environ 1,5 fois inférieur à la moyenne mondiale et 70 % plus bas que celui des États‑Unis. En revanche, les salaires locaux sont très faibles, ce qui explique pourquoi la vie paraîtra abordable à un expatrié rémunéré par un employeur étranger, mais nettement plus tendue si vous dépendez d’un salaire samoan.

Plusieurs estimations résument bien les ordres de grandeur :

Profil / scénarioCoût mensuel moyen (incl. loyer)Devise
Personne seule≈ 753 – 1 649USD
Couple≈ 2 295,5USD
Famille de 4≈ 1 880 – 3 178,5USD
Digital nomad≈ 2 725USD
Expatrié seul (profil « classique »)≈ 1 569USD
Local≈ 641USD
Budget serré personne seule≈ 832USD
Budget « confortable » personne seule≈ 3 270USD

Les écarts s’expliquent surtout par le type de logement, le niveau de confort recherché et la proportion d’aliments importés dans votre consommation.

Alimentation : local bon marché, importé plus coûteux

Les produits locauxfruits tropicaux, légumes, poisson, taro, poulet – sont relativement abordables, surtout si vous faites vos courses sur les marchés comme le Fugalei Market. En revanche, les importations (produits laitiers, vins, fromages, certaines viandes) montent vite.

Repères en supermarché ou au marché

Quelques repères utiles pour vos courses en supermarché ou au marché, exprimés en tala.

Prix des fruits

Les fruits comme les pommes ou les bananes coûtent généralement entre 2 et 5 tala le kilo, selon la saison et la qualité.

Prix des légumes

Les légumes de base (carottes, oignons, pommes de terre) sont souvent autour de 3 à 6 tala le kilo.

Produits frais

Le lait (1 litre) coûte environ 4 tala, et une douzaine d’œufs se trouve entre 6 et 8 tala.

Articles d’épicerie

Un paquet de pâtes ou de riz (1 kg) est généralement vendu entre 3 et 7 tala.

Viandes et poissons

Le poulet est à environ 10-15 tala le kilo, tandis que le poisson frais peut varier de 12 à 25 tala le kilo.

Petits budgets

Pour les courses essentielles avec un petit budget, prévoyez au moins 50 à 70 tala par semaine pour une personne.

ProduitPrix approximatifUnité
Menu déjeuner simple15WST
Menu fast‑food25WST
Bière locale 0,5 L (supermarché)4,96WST
Bouteille de vin correct39 – 45WST
Lait 1 L3,61WST
12 œufs10 – 11,76WST
Tomates 1 kg≈ 20WST
Pommes 1 kg≈ 3WST
Pommes 1 lb (autre source)≈ 6,35WST
Poulet (filets 1 lb)≈ 4,54WST
Bœuf (1 lb)≈ 10,43WST
Pain (1 jour pour 2 pers.)1,68WST

Convertis en dollars, les ordres de grandeur sont cohérents : un repas dans un petit restaurant tourne autour de 4,5 à 5 USD, un cappuccino autour de 2,5 à 3 USD, une bière en bar autour de 4 USD.

Sur un mois, un budget alimentation pour une personne peut aller de 150 à 650 USD, la moyenne se situant autour de 300 USD si vous cuisinez chez vous et mêlez produits locaux et quelques importations.

Revenus locaux et fiscalité

Sur le plan macroéconomique, le PIB par habitant tourne autour de 4 200 à 4 900 USD par an, et le salaire net moyen est très bas : de l’ordre de 292 USD par mois selon une source, 600 USD selon une autre, ou encore 1 680,60 WST.

0.4

C’est le nombre de mois de dépenses courantes que le salaire moyen après impôts permet de couvrir.

La fiscalité présente toutefois un intérêt majeur pour certains expatriés : le système d’imposition est territorial, ce qui signifie que les revenus étrangers des résidents ne sont pas taxés au Samoa. Pour les entreprises, le taux d’impôt sur les sociétés est autour de 27 %, la TVA (ou VAGST) est fixée à 15 %, et une taxe de 2 % s’applique aux transactions immobilières.

Travailler, se connecter et faire des affaires

Le marché du travail local reste limité, davantage tourné vers les services publics, le tourisme, la pêche, l’agriculture et quelques projets d’infrastructure. L’écosystème start‑up et freelance est décrit comme minimal, et les opportunités pour les nomades digitaux sont plus contraintes que dans d’autres hubs du Pacifique.

Internet et téléphonie

La connectivité a progressé, mais reste en‑deçà des standards occidentaux. À Apia, les débits descendants moyens oscillent entre 6 et 12 Mbps, avec une moyenne autour de 15 Mbps sur le fixe et jusqu’à 20 Mbps sur le mobile. Les coupures ponctuelles ne sont pas rares.

Bon à savoir :

Les principaux opérateurs sont Digicel et Bluesky (Vodafone est aussi présent). Les cartes SIM avec data s’achètent facilement à l’aéroport et dans les commerces sur présentation du passeport. Un forfait prépayé avec 10 Go de données coûte environ 20 USD. Un abonnement postpayé avec appels et SMS illimités est proposé aux alentours de 50 USD par mois.

Les coworking spaces sont rares : un espace, SPC Coworking Space, est mentionné, avec des abonnements autour de 80–100 USD mensuels et des formules hot desk proches de 189 USD. En pratique, beaucoup d’expatriés ou freelancers travaillent depuis des cafés avec Wi‑Fi comme Café Niu, The Coffee Bean Cafe ou Pacific Jewell.

Faire du business et ouvrir un compte bancaire

Pour monter une activité, il faut se confronter à une réalité : « faire du business est difficile » au Samoa d’après plusieurs indicateurs. L’environnement réglementaire est complexe, les marchés de niche, et l’accès au financement limité.

Bon à savoir :

Les principales banques pour les expatriés sont l’ANZ, la Samoa Commercial Bank et la National Bank of Samoa. Les cartes Visa et Mastercard sont largement acceptées dans les hôtels, supermarchés et certains restaurants d’Apia. Des distributeurs automatiques sont disponibles en ville et à l’aéroport.

Ouvrir un compte exige une présence locale et des documents justificatifs (passeport, adresse, parfois contrat de travail ou preuve de résidence). Il est également possible d’ouvrir des comptes offshore pour des structures internationales, mais ces dispositifs relèvent davantage de la planification financière que de la vie quotidienne d’un expatrié salarié.

Le système financier est régulé par la Banque centrale du Samoa, et les transferts de capital ne sont pas soumis à un contrôle des changes strict : l’envoi de fonds à l’étranger reste possible sans formalités lourdes.

Santé : système limité, assurance indispensable

Le système de santé samoan combine un secteur public et privé, sous la supervision du ministère de la Santé. Les structures publiques assurent les soins de base, mais les soins spécialisés restent très restreints.

Le principal hôpital public, Tupua Tamasese Meaole Hospital, se trouve à Motootua (Apia) et compte environ 200 lits. À Savai’i, l’hôpital Malietoa Tanumafili II à Tuasivi assure le rôle principal. Plusieurs hôpitaux de district complètent le maillage, tant sur Upolu que sur Savai’i.

Bon à savoir :

Les soins publics de base (médecine générale, maternité, vaccinations, urgences simples) sont généralement accessibles, mais le système de santé local présente des limites comme des ressources restreintes, un manque de spécialistes et des délais d’attente. Pour les pathologies graves ou complexes (cancers, chirurgie cardiaque, troubles neurologiques sévères), les patients sont généralement évacués vers des centres spécialisés en Nouvelle-Zélande, en Australie ou à Hawaï.

Pour un expatrié, l’assurance santé internationale avec couverture d’évacuation médicale n’est pas un luxe, mais une nécessité. Des assureurs comme Cigna Global, Allianz, April ou MSH sont référencés pour ce type de couverture. Les coûts de consultation demeurent modestes (une visite de médecin privé peut tourner autour de 24–37 WST ou USD selon les sources), mais en cas d’évacuation, la facture se compte en dizaines de milliers de dollars.

Bon à savoir :

Un équipement de chambre hyperbare est accessible sur place pour prendre en charge les accidents de plongée, offrant ainsi une sécurité supplémentaire aux pratiquants de sports nautiques.

Le pays a connu en 2019 une grave épidémie de rougeole, qui a poussé les autorités à rendre la vaccination contre cette maladie obligatoire pour les citoyens et les visiteurs. D’autres maladies vectorielles (dengue, chikungunya, Zika) circulent dans la région : répulsifs anti‑moustiques et moustiquaires restent de mise.

Éducation : quelles options pour les familles expatriées ?

Le Samoa présente un taux d’alphabétisation élevé (au‑delà de 97 %), et le système éducatif est largement structuré autour de l’école publique et des écoles confessionnelles, sous la coordination du ministère de l’Éducation, des Sports et de la Culture. L’enseignement est obligatoire de 4 à 16 ans.

Le primaire va du Year 1 au Year 8, le secondaire du Year 9 au Year 13, avec un curriculum national et des examens standardisés (SPELL, SPECA, SSC, SSLC). L’anglais est la langue principale d’enseignement au secondaire et dans les écoles de district.

Exemple :

Pour les expatriés, l’offre éducative internationale à Samoa se concentre principalement à Apia. Un exemple est le Brilliant Star Montessori Centre, une structure inspirée de la pédagogie Montessori qui accueille les enfants dès 1,5–2,5 ans en préscolaire. D’autres établissements primaires et secondaires à orientation internationale ou missionnaire sont également cités, comme la Marist Brother’s School (Mulivai), Saint Mary’s School, Apia Baptist School et la Seventh‑day Adventist Primary School.

Les coûts des écoles internationales sont nettement plus élevés que ceux du système public, mais bien inférieurs à ceux de nombreuses capitales occidentales. Une estimation donne un coût d’environ 2 143 à 4 658 USD par an pour un primaire international, selon la structure et les services offerts.

Pour le supérieur, le pays dispose de la National University of Samoa (NUS) et d’un campus de l’University of the South Pacific (USP) à Alafua. Des formations en agriculture, business, éducation, sciences ou santé y sont proposées. On trouve aussi un établissement de formation médicale, l’Oceania University of Medicine, fonctionnant en partenariat public‑privé.

Se déplacer, conduire, importer un véhicule

L’aéroport international de Faleolo est la porte d’entrée principale, desservie par Samoa Airways, Air New Zealand, Fiji Airways et d’autres compagnies régionales. Apia est relativement compacte et praticable à pied, mais pour explorer l’île ou se rendre régulièrement en périphérie, disposer d’un véhicule est vite confortable.

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Le prix d’un billet de bus aux Samoa est souvent inférieur à 2 USD.

Les carburants restent abordables : un litre d’essence coûte environ 2,63 WST (1,08 USD). Des locations de scooters et de vélos sont proposées autour de 10 USD par jour.

Pour conduire, il faut soit utiliser un permis international avec une validation locale, soit demander un permis samoan temporaire valable 30 jours. La conversion de permis étranger en permis samoan permanent se fait auprès de la Land Transport Authority (LTA) moyennant des frais significatifs (environ 270 USD).

Banques, paiements et argent au quotidien

La vie bancaire quotidienne reste simple : la plupart des expatriés utilisent un mélange de comptes locaux et de cartes étrangères. Les retraits en tala se font dans les DAB d’ANZ, Samoa Commercial Bank, NBS ou BSP. Les cartes Visa et Mastercard passent dans les hôtels, restaurants et commerces d’Apia, mais dès qu’on sort de la capitale ou qu’on s’éloigne des circuits touristiques, le cash redevient roi.

Bon à savoir :

Pour les virements fréquents comme un salaire versé à l’étranger ou des dépenses au Samoa, privilégiez les services de transfert en ligne ou les comptes multi-devises (offerts par certaines banques ou fintechs étrangères) afin de réduire significativement les frais de change.

Pour un expatrié employé localement, l’ouverture de compte nécessite un certain nombre de justificatifs : pièces d’identité, preuve d’adresse, parfois lettre d’employeur. Les salaires sont souvent versés en tala, et la gestion de l’épargne à l’étranger implique parfois un accompagnement spécialisé.

Vie sociale, culture et loisirs

Au‑delà des clichés de carte postale, le Samoa offre une palette d’activités plus large qu’on ne l’imagine, même si ceux qui recherchent une métropole culturelle ou une scène nocturne effervescente risquent de rester sur leur faim.

Les attractions naturelles sont nombreuses : Palolo Deep Marine Reserve pour le snorkeling à deux pas d’Apia, les Papase’ea Sliding Rocks pour glisser sur des cascades naturelles, les piscines naturelles de Piula Cave Pool, le parc national O Le Pupu‑Pu’e, les plages de sable blanc comme Lalomanu, ou encore les sites spectaculaires comme le trou bleu de To Sua Ocean Trench.

Exemple :

Pour découvrir la culture samoane, plusieurs sites sont incontournables : le musée Robert Louis Stevenson et sa tombe sur le mont Vaea, le Falemata’aga (musée national) et le Samoa Cultural Village. Ces lieux permettent d’explorer l’histoire et les traditions, notamment les tatouages cérémoniels (tatau), les cérémonies d’‘ava et les spectacles de « fiafia » qui incluent des danses et du jonglage de feu.

Des opérateurs touristiques locaux – Coconut Tours Samoa, Samoa Surf & Turf, Tai’s Native Experience, Samoa Holidays & Events, Autobots, Golden Eco Tours – proposent des excursions clé en main. Le golf (Faleata Golf Course, Royal Samoa Country Club), les sorties pêche au large (Troppo Fishing Adventures), les spas, le yoga et la voile depuis la marina d’Apia complètent le panel.

Bon à savoir :

La vie nocturne à Apia, bien que limitée, est présente autour de la marina, de bars et de restaurants. Le Black Sands Casino, situé sur Beach Road, est ouvert aux personnes de plus de 21 ans de 16 h à 4 h du matin.

Pour construire un réseau social, les expatriés s’appuient souvent sur des groupes Facebook (« Expats in Samoa »), une association féminine comme la Pan‑Pacific and South East Asia Women’s Association (PPSEAWA) ou encore des applications type Wooh pour trouver des activités et rencontres. L’environnement est très familial et communautaire ; s’intégrer passe par la participation à la vie de village, aux messes du dimanche ou aux repas partagés (« to’onai »).

Sécurité, droits et réalités sociales

Apia est généralement considérée comme une ville sûre, avec un faible taux de criminalité violente. La population locale est réputée chaleureuse et accueillante, l’air relativement propre, les espaces peu densément peuplés. L’eau du robinet est théoriquement potable, mais beaucoup d’expatriés préfèrent des filtres ou de l’eau embouteillée.

Attention :

Bien que certains classements présentent le Samoa comme très sûr avec une bonne qualité de vie, d’autres soulignent des lacunes importantes : un climat social parfois défavorable aux femmes et aux personnes LGBTQ+, un environnement peu sécurisant pour les familles, ainsi que des infrastructures de santé et de divertissement jugées insuffisantes.

Les relations homosexuelles sont criminalisées dans le droit samoan, avec des peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison, même si l’application pratique de ces lois est complexe et que la culture connaît aussi des identités de genre traditionnelles (fa’afafine). Dans tous les cas, les expatriés LGBTQ+ doivent être conscients des risques juridiques et sociaux et adapter leur degré de visibilité.

Attention :

La liberté d’expression est généralement respectée, mais les critiques publiques envers les autorités, la religion ou les traditions peuvent être très mal perçues. De plus, la possession et le trafic de marijuana sont illégaux et passibles de sanctions sévères.

Enfin, le risque naturel (cyclones, tsunamis, glissements de terrain) doit être pris au sérieux : se familiariser avec les consignes d’évacuation, les zones à risque et les abris est indispensable, surtout si vous habitez près du littoral.

Bilan : pour quel profil le Samoa est‑il une bonne destination d’expatriation ?

S’installer au Samoa tant qu’expatrié, c’est choisir un pays à la fois accueillant et exigeant, où l’on gagne en qualité de vie ce qu’on perd en confort urbain et en opportunités professionnelles.

Le profil pour lequel la destination fonctionne bien :

des personnes ou familles capables de travailler à distance avec un employeur ou des clients étrangers, et donc d’échapper à la faiblesse des salaires locaux ;

– des professionnels venus sur des projets précis (coopération, développement, ONG, enseignement, santé, gestion de projet) avec contrats d’expatriation ou packages adaptés ;

– des retraités ou semi‑retraités disposant d’un revenu stable à l’étranger, à la recherche d’un cadre de vie tranquille, d’un coût modéré et d’un climat tropical, à condition de bien anticiper la question santé.

À l’inverse, la destination sera plus compliquée pour :

les jeunes diplômés cherchant un marché du travail dynamique,

les entrepreneurs voulant lancer rapidement une start‑up tech ou un business scalable,

– les personnes LGBTQ+ souhaitant vivre ouvertement,

– ceux qui ne supportent ni la chaleur humide, ni l’isolement insulaire, ni une infrastructure de santé limitée.

En préparant soigneusement votre projet – permis de séjour, budget, assurance santé, scolarité des enfants, intégration culturelle – le Samoa peut offrir un cadre de vie rare : un pays où la communauté prime, où le temps semble passer plus lentement et où la mer n’est jamais très loin. Mais ce « paradis » demande de la patience, de l’adaptation et une réelle envie de vivre à la samoane, et pas seulement de la contempler depuis un bungalow de plage.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer à Samoa, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Samoa, Île Maurice, Chypre, Grèce), la stratégie retenue a consisté à cibler Samoa pour sa fiscalité généralement plus clémente sur les revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, la possibilité de structurer des revenus via des entités locales, le coût de vie modéré et un environnement insulaire stable. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat ou location longue durée de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable) et intégration patrimoniale. Ce type d’accompagnement permet des économies fiscales substantielles tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux, double imposition, adaptation culturelle et insularité).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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