S’installer au Ghana tant qu’expatrié séduit de plus en plus de profils très différents : salariés détachés, entrepreneurs, freelances, membres de la diaspora africaine ou familles en quête d’une nouvelle vie. Pays politiquement stable, en croissance rapide et largement anglophone, le Ghana s’est imposé comme l’un des poids lourds de l’Afrique de l’Ouest. Sa capitale, Accra, est devenue le cœur battant de cette attractivité, avec une scène économique dynamique, une vie culturelle foisonnante et une communauté internationale en constante expansion.
Une installation réussie au Canada nécessite une préparation minutieuse. Il est crucial de bien anticiper les aspects pratiques tels que le coût de la vie, le choix des quartiers, le système de santé, les écoles, les démarches de visa, l’ouverture d’un compte bancaire et l’importation de ses biens, car ces éléments influencent directement la qualité de vie et le budget.
Ce guide propose une plongée concrète dans la réalité d’une expatriation au Ghana, avec un focus sur Accra, afin de vous aider à poser les bonnes questions – et à éviter les mauvaises surprises.
Comprendre le pays et le contexte avant de partir
Le Ghana est un pays côtier de 238 533 km² situé sur le golfe de Guinée, bordé par la Côte d’Ivoire à l’ouest, le Burkina Faso au nord et le Togo à l’est. Environ 33 millions de personnes y vivent, majoritairement dans la moitié sud du pays et le long de l’Atlantique, où se concentre aussi l’activité économique.
Le Ghana est une démocratie constitutionnelle stable, très bien intégrée sur les scènes régionale et internationale. Son économie s’appuie sur d’importantes ressources naturelles (or, pétrole, cacao, bois, minerais). Le pays est souvent cité comme l’un des plus stables d’Afrique, se classant bien sur l’Indice mondial de la paix avec un niveau de criminalité jugé modéré.
L’anglais est la langue officielle et la langue du business, mais plus de 80 langues locales coexistent. Parmi les principales : asante (une variante du twi), ewe, fante, ga, dagomba… La majorité des Ghanéens sont chrétiens, autour de 20 % sont musulmans, et une partie de la population pratique encore des religions traditionnelles.
Accra : une capitale dynamique, jeune et sous tension urbaine
Accra, la capitale, compte plusieurs millions d’habitants (les estimations varient entre environ 2,6 et plus de 5 millions selon les sources et la définition de la métropole). C’est une ville vibrante, bruyante, chaude et très animée, où la culture locale se mêle aux influences internationales. La ville attire une population jeune, une classe moyenne en plein essor, ainsi qu’une importante communauté expatriée.
Pourcentage de la population ghanéenne qui vivra en zone urbaine d’ici 2030, illustrant une urbanisation accélérée.
Le climat est chaud et humide toute l’année, avec une sensation de chaleur pouvant dépasser les 40°C. Pour un expatrié fraîchement arrivé, la chaleur, les embouteillages et la densité de la ville font partie des premiers chocs.
Choisir son quartier à Accra : style de vie, budget et trafic
Le choix du quartier est l’une des décisions les plus structurantes d’une installation à Accra. Il conditionne non seulement le budget logement, mais aussi le temps passé dans le trafic, l’accès aux écoles, aux soins, aux commerces et au réseau social.
Dans la capitale, la circulation est un sujet sérieux : les heures de pointe (en gros 6h30–9h30 et 16h30–19h30) transforment certains axes en parkings à ciel ouvert. S’installer près de son lieu de travail ou de l’école des enfants peut faire la différence entre une vie confortable et des heures quotidiennes dans les bouchons.
Panorama comparatif des principaux quartiers d’expatriés
Pour mieux visualiser les positionnements, voici un tableau synthétique de quelques quartiers très prisés ou en pleine montée :
| Quartier / Zone | Profil général | Loyer indicatif (mensuel) | Points forts | Points à surveiller |
|---|---|---|---|---|
| Airport Residential Area | Très haut de gamme, diplomatique | 1 ch. : 1 000–1 500 $ / 3 ch. : 2 500–5 625 $ | Proximité aéroport, sécurité, embassies, services | Prix très élevés, trafic pour aller au centre |
| Cantonments | Élites, diplomates, très sécurisé | Studio : 1 200–1 500 $ / 4 ch. : 5 000–6 500 $ | Calme, écoles int’l, hôpitaux, commerces | Loyers parmi les plus chers, offre limitée |
| Labone | Branché, cosmopolite, tendance | 2 ch. : 2 000–2 200 $ | Vie nocturne, cafés, accès rapide à Osu & Ring Road | Moins adapté aux familles nombreuses |
| East Legon | Aisé, très animé, familles & business | 1 ch. : 1 200–1 800 $ / 4 ch. : 2 500–5 500 $ | Université, écoles int’l, nightlife, diaspora | Trafic lourd, peu de calme, distances |
| East Legon Hills / Adjiriganor | Résidentiel en développement | 2 ch. : 500–700 $ / 3 ch. : à partir de 1 000 $ | Maisons récentes, écoles intl., plus calme | Drainage inégal, distance du centre |
| Lakeside Estate | Lotissement calme, familial | Plus abordable, selon taille et finition | Environnement structuré, écoles, parc & lac | Trajets vers le centre, dépendance voiture |
| Spintex | Mix résidentiel/commercial, abordable | En général moins cher que centre | Proximité Accra Mall, bonne desserte | Cadre moins “prestige”, trafic sur certains axes |
| Osu | Quartier “cœur d’Accra”, très vivant | Plus d’Airbnb et meublés, peu de résidentiel classique | Vie nocturne, restaurants, marché, très walkable | Bruit, peu de logements familiaux, sécurité urbaine |
| Tema / Tema Community 25 | Ville portuaire / lotissements sécurisés | Gated estates : 600–1 200 $ (2–3 chambres) | Prix plus doux, maisons plus grandes | Distance importante d’Accra |
Ces fourchettes de prix sont indicatives et peuvent varier fortement selon l’état du bien, la présence de meubles, les équipements (générateur, groupe froid, gardiennage…) et la capacité de négociation.
Airport Residential Area : le hub des diplomates et voyageurs fréquents
Quartier posé juste à côté de l’aéroport international Kotoka, Airport Residential est synonyme de standing. On y trouve des ambassades, de grands groupes, des immeubles de haut niveau comme Green Views, des rues arborées et de nombreuses commodités (supermarchés, malls, centres de sport, pharmacies, banques).
Ce quartier est très apprécié des diplomates et expatriés pour sa sécurité renforcée, grâce à une présence diplomatique permanente 24h/24, et sa proximité avec l’aéroport, un atout majeur pour les voyageurs fréquents. Cependant, il présente aussi des inconvénients : les loyers y figurent parmi les plus élevés de la ville et les trajets vers le centre-ville peuvent devenir difficiles aux heures de pointe en raison d’un trafic dense.
Cantonments : le quartier des chancelleries
Cantonments, au cœur de la ville mais dans une ambiance très calme, concentre certaines des ambassades les plus importantes (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine…). Les rues y sont larges, bordées d’arbres, avec un mélange d’architecture coloniale et contemporaine. On y croise des familles ghanéennes aisées, des diplomates, des hauts fonctionnaires, et une offre d’écoles internationales respectées comme Ghana International School.
Le quartier dispose aussi de cliniques privées de bon niveau (The Bank Hospital, Euracare Ghana), de cafés, de restaurants, de petites galeries. C’est l’un des meilleurs compromis sécurité / qualité de vie / centralité, mais les prix atteignent vite des sommets et le stock de logements est limité.
Labone et Osu : la vie urbaine, branchée et accessible à pied
Labone, collé à Cantonments et à deux pas de la côte, est devenu l’un des quartiers “cool” d’Accra, au point de figurer dans le Top 10 mondial de Time Out en 2025. L’atmosphère y est jeune, créative, avec des cafés de spécialité, des restaurants, des boutiques, des petits lieux de nuit. On y trouve des expatriés, notamment libanais et indiens installés de longue date, mais aussi des classes moyennes ghanéennes.
Osu, considéré comme le centre animé d’Accra, s’articule autour d’Oxford Street, une rue très commerçante et nocturne remplie de bars, restaurants, boutiques et stands de street-food. Très prisé des expatriés et des Ghanéens, c’est un quartier piétonnier et dynamique. Cependant, il présente aussi des inconvénients comme un bruit constant, une offre limitée de logements familiaux et nécessite de la vigilance le soir.
East Legon, East Legon Hills, Adjiriganor et Lakeside : l’Est qui s’étend
East Legon s’est imposé comme l’un des pôles résidentiels les plus recherchés. Extravagantes villas, résidences cossues, grands restaurants, clubs branchés, centres commerciaux comme A&C Mall, proximité de l’Université du Ghana et de plusieurs écoles internationales (American International School, ARIS, Safari International School…). On y trouve une forte concentration de Ghanéens revenus de la diaspora, ainsi qu’une communauté expatriée très variée (Chine, Inde, Turquie, Allemagne, France…).
La contrepartie du succès : un trafic infernal sur certains axes (Spintex Road, Tema motorway), des distances importantes à parcourir entre les points d’intérêt, et moins de calme que dans les quartiers diplomatiques. Pour les familles, c’est une option de choix, mais il faut accepter d’optimiser ses trajets.
Plus à l’est, East Legon Hills et Adjiriganor offrent un environnement plus résidentiel et souvent un peu plus abordable. On y voit fleurir des lotissements et de grandes maisons modernes, proches d’écoles internationales comme British International School et Hudson School. Les loyers y sont plus bas qu’au cœur d’East Legon pour des surfaces généreuses, mais les problèmes de drainage dans certaines zones et la distance avec le centre doivent être intégrés dans l’équation.
Lakeside Estate, structuré en communautés numérotées, attire aussi de plus en plus de familles pour son cadre calme, ses écoles (Divine International, Beloga International), sa petite infrastructure interne (clinique, supermarché, station-service, parc avec lac) et ses activités pour enfants.
Spintex, Dzorwulu, Tesano, Achimota, Tema : d’autres compromis
Spintex, grand axe à l’est d’Accra, combine logements, commerces et zones industrielles. L’offre y est plus abordable que dans les quartiers centraux, tout en restant bien connectée aux malls et aux écoles. C’est un choix fréquent pour les familles à budget serré ou les entrepreneurs.
Découvrez des environnements plus calmes et verdoyants, offrant des loyers plus abordables que les quartiers diplomatiques.
Un quartier offrant un environnement résidentiel et relativement calme, avec des loyers inférieurs à ceux des zones diplomatiques.
Apprécié pour son histoire et sa verdure, ce quartier propose un cadre de vie paisible et des loyers plus accessibles.
Connu pour son histoire, sa verdure et abritant la célèbre Achimota School. Offre un environnement résidentiel calme.
Tema, enfin, est une ville portuaire à l’est d’Accra, dotée d’un tissu industriel significatif. Ses lotissements comme Tema Community 25 offrent des maisons relativement grandes et sécurisées pour des loyers bien inférieurs à ceux d’Accra, au prix de trajets plus longs vers la capitale.
Conseils concrets pour bien choisir son quartier
Au-delà du prestige d’une adresse, quelques critères doivent guider un expatrié :
– Distance réelle (et non kilométrique) par rapport au travail et à l’école
– Accès aux axes routiers principaux, mais en évitant les zones connues pour être systématiquement saturées
– Proximité de supermarchés, pharmacies, cliniques, banques
– Niveau de sécurité perçu et réel (gardiennage, éclairage, présence d’ambassades ou de compagnies internationales)
– Bruit nocturne (bars, boîtes, trafic)
– Budget global incluant non seulement le loyer mais aussi les charges, les solutions de secours (générateur, citerne d’eau, internet stable…)
Parler avec des expatriés déjà installés et des agents immobiliers sérieux reste souvent le meilleur moyen de confronter l’image d’un quartier à sa réalité.
Trouver un logement : loyers, pratiques locales et pièges à éviter
À Accra, le logement est souvent le poste de dépense numéro un pour les expatriés. La demande forte et la rareté des biens de bonne qualité, bien situés et sécurisés alimentent une inflation soutenue des loyers.
Niveaux de loyers et achat immobilier
Les chiffres disponibles montrent un large spectre de prix :
– 1 chambre en centre-ville : d’environ 250 $ pour du très basique à 1 200 $ pour du standard expatrié, voire plus dans les quartiers premium.
– 3 chambres en centre-ville : typiquement entre 800 $ et 2 500 $, avec des biens de standing à plus de 3 000 $ dans les zones diplomatiques.
– En périphérie ou quartiers moins prisés : 1 chambre autour de 60–500 $, 3 chambres autour de 200–650 $.
Dans les beaux quartiers expatriés (Airport Residential, Cantonments, Labone, East Legon), les loyers atteignent facilement, pour une famille, plusieurs milliers de dollars mensuels. Certaines maisons de 4 chambres à Cantonments ou East Legon dépassent les 5 000 $ par mois.
Le prix d’une maison de 3 chambres à East Legon, qui a connu une appréciation de 20-25% entre 2020 et 2025.
Une pratique clé : l’avance de loyer
L’un des chocs pour les nouveaux arrivants est l’exigence d’avance de loyer. Il est courant que les propriétaires réclament de 6 à 24 mois de loyer d’un coup, parfois davantage, alors que la législation incite plutôt à limiter l’avance à six mois. Dans la pratique, la rareté des bons biens et la culture locale amenent beaucoup de bailleurs à imposer ces avances massives.
Cette réalité a plusieurs implications :
– Il faut arriver avec une trésorerie conséquente ou pouvoir compter sur un employeur qui prend en charge le logement.
– L’agent immobilier perçoit en général 10 % du montant total d’avance comme commission.
– Un “frais de visite” peut être demandé à chaque visite de bien, même si vous ne louez pas.
Bien que certains complexes meublés et résidences de services facturent au mois, la norme reste l’avance importante sur les marchés résidentiels classiques.
Louer meublé ou non meublé ?
Les expatriés à court ou moyen terme optent souvent pour du meublé ou semi-meublé. L’offre de logements meublés est de plus en plus large dans les immeubles ciblant les étrangers, souvent avec piscine, salle de sport, gardiennage, générateur, etc. En contrepartie, le loyer peut augmenter de 20 à 30 % par rapport à un bien nu.
Louer un logement non meublé peut être avantageux à long terme, notamment pour y installer ses propres meubles ou personnaliser son intérieur. Sur place, il est généralement facile d’acheter du mobilier et de l’électroménager local, bien que les produits importés de qualité aient un coût élevé.
Charges, services et coûts cachés
La plupart des loyers n’incluent ni l’électricité, ni l’eau, ni internet. Les charges dépendent fortement du mode de vie :
Aperçu des dépenses courantes pour les services essentiels, avec des fourchettes de prix en dollars mauriciens (MUR).
Entre 80 et 250 $ par mois. Le coût varie selon la surface, le nombre de climatiseurs et la fréquence d’utilisation. Souvent prépayée via un compteur.
Entre 4 et 12 $ par mois. Cette charge est parfois incluse dans les frais de copropriété de l’immeuble.
Entre 50 et 85 $ par mois pour un accès illimité et une connexion stable.
Entre 150 et 400 $ par mois. Couvre généralement la sécurité, les générateurs et l’entretien des parties communes.
En parallèle, beaucoup de ménages emploient du personnel de maison (ménage, cuisine, garde d’enfants). Les salaires se situent souvent entre 50 et 200 $ par mois selon les heures et les responsabilités.
Stratégies pour limiter son budget logement
Malgré la hausse continue des prix, il existe des marges de manœuvre :
– Explorer des quartiers “secondaires” mais bien connectés (Spintex, Tesano, Achimota, Lakeside, certains secteurs de Dzorwulu).
– Négocier la durée d’avance (parfois possible de passer de 24 à 12 mois, voire 6 dans certains cas).
– Partager une grande maison entre plusieurs colocataires.
– Utiliser des portails immobiliers locaux, des groupes Facebook d’expatriés et le bouche-à-oreille pour repérer des opportunités avant mise en marché.
Il est essentiel de visiter physiquement les biens, car de nombreuses annonces en ligne embellissent la réalité ou dissimulent l’emplacement exact. Faire relire le bail par un avocat local est également recommandé, la protection des locataires étant limitée.
Coût de la vie : entre bonnes affaires locales et “lifestyle expat” très cher
La perception du coût de la vie au Ghana dépend énormément du style de vie. Une famille de quatre peut, sur le papier, s’en sortir à partir d’environ 900 $ par mois logement compris, en adoptant une vie très “locale” (logement modeste, transports publics, nourriture ghanéenne). À l’autre extrême, un foyer habitué au confort occidental (quartiers premium, climatisation permanente, écoles internationales, produits importés, sorties régulières) peut facilement dépasser 4 000 $ par mois.
Vue d’ensemble budgétaire
Plusieurs estimations donnent une idée des ordres de grandeur suivants (montants incluant logement) :
| Profil | Budget mensuel estimé (USD) | Commentaire |
|---|---|---|
| Personne seule | ~1 025 $ | Quartier correct + quelques extras |
| Couple | ~1 440 $ | Niveau de vie confortable mais sans excès |
| Famille de 4 (moyen) | ~2 010 $ | Mix local / expat, hors école int’l très chère |
| Famille de 4 (budget serré) | ~884 $ | Mode de vie très local, logement modeste |
| Famille de 4 (confort +) | Jusqu’à ~4 267 $ | Quartier premium, clim, sorties, imports |
À mettre en regard avec les salaires moyens locaux, qui sont très bas : certaines sources mentionnent des salaires nets moyens autour de 160–320 $ par mois à Accra. Le fossé entre revenus expatriés et revenus locaux est donc très large.
Nourriture : local bon marché, importé prohibitif
Manger ghanéen et faire ses courses au marché permet de maîtriser son budget. Les produits frais locaux (fruits, légumes, œufs, poulet, céréales) sont abordables. Une famille de quatre peut ainsi dépenser 150–200 GHS par semaine (autour de 10–13 $) en produits frais en privilégiant les marchés de quartier.
Le prix en GHS d’un plat local dans un petit restaurant ou une cantine au Ghana.
Les produits importés – fromages européens, céréales de marque, snacks, charcuterie, vins – atteignent souvent des prix nettement supérieurs aux standards européens ou nord-américains, à tel point qu’ils deviennent un poste de dépense majeur pour ceux qui souhaitent reproduire exactement leur alimentation d’origine.
Transport : “trotro”, VTC ou voiture personnelle ?
Pour les déplacements, plusieurs options coexistent :
Les transports publics locaux (trotros, minibus, bus) sont très bon marché (moins de 1-2 $ par trajet) mais aléatoires et peu confortables. Les taxis classiques sont omniprésents, mais le prix est à négocier et les véhicules souvent fatigués. Les VTC (Uber, Bolt, Yango, Shaxi) sont très répandus à Accra, fiables et bon marché pour de courts trajets (1-5 $). Un budget mensuel peut être inférieur à 100 $ pour un télétravailleur. La voiture personnelle est plus confortable pour les familles, mais nettement plus chère (achat, essence, entretien à environ 1 000 GHS deux fois par an, assurance jusqu’à 1 000-2 500 $, parking).
Le prix de l’essence se situe autour de 3,9–5,4 $ le gallon. Conduire exige une certaine adaptation : routes parfois abîmées, pluies fortes, piétons et animaux, et visibilité nocturne limitée à l’extérieur d’Accra.
Éducation : la ligne de fracture majeure dans le budget
Pour les familles, c’est souvent l’école qui fait exploser le budget. Les écoles internationales sérieuses facturent facilement entre 5 000 et 20 000 $ par an et par enfant, selon le niveau et la notoriété de l’établissement. Les grandes institutions comme Ghana International School, Lincoln Community School, Al-Rayan International School, SOS Hermann Gmeiner ou Tema International School pratiquent des tarifs comparables à ceux d’autres capitales africaines ou du Moyen-Orient.
Des écoles privées locales et des établissements bilingues, beaucoup moins chers (souvent 150–350 $ par mois), peuvent représenter un compromis pour les familles prêtes à intégrer davantage le système local.
En plus des frais de scolarité viennent s’ajouter :
– Frais d’inscription et de tests d’entrée (souvent non remboursables)
– Frais de dossier et “capital levy” ou contribution aux infrastructures
– Uniformes, livres, matériel, sorties scolaires
– Transport scolaire ou coûts de déplacements quotidiens
Pour lisser ces dépenses, de nombreux établissements proposent des plans de paiement annuels, semestriels ou mensuels, parfois assortis de remises pour paiement anticipé ou pour les fratries.
Système de santé : public limité, privé incontournable pour les expatriés
Le Ghana dispose d’un système de santé mixte, articulé autour d’hôpitaux publics, cliniques privées et structures confessionnelles. L’effort public est important compte tenu des moyens (environ 6 % du PIB consacrés à la santé), mais les infrastructures restent insuffisantes : hôpitaux publics surchargés, pénuries ponctuelles de matériel, personnel médical limité (environ 4 300 médecins et 68 000 infirmiers pour plus de 33 millions d’habitants).
Santé publique et assurance nationale (NHIS)
Le National Health Insurance Scheme (NHIS), instauré en 2003, a considérablement amélioré l’accès aux soins de base pour la population, en supprimant le paiement intégral à l’acte pour de nombreux services (consultations, hospitalisations essentielles, maternité, traitement du paludisme, etc.). Près de 70 % de la population bénéficierait d’une couverture publique ou privée, avec des disparités régionales.
Les résidents étrangers titulaires d’un permis peuvent aussi y adhérer pour une redevance modeste. Cependant, la NHIS ne couvre pas tout : certains traitements spécialisés, interventions chirurgicales non urgentes, soins de confort ou médicaments spécifiques restent à la charge du patient.
La réalité des expatriés : assurance privée quasi obligatoire
Dans les faits, la plupart des expatriés se tournent vers le secteur privé, en particulier à Accra et Kumasi, où la qualité des cliniques et des hôpitaux peut se rapprocher des standards internationaux. Des structures comme Nyaho Medical Centre, Lister Hospital ou WARA (West African Rescue Association) sont largement utilisées par les communautés expatriées et les milieux d’affaires.
Les avantages du privé :
– Délais d’attente bien plus courts
– Équipements plus modernes
– Personnel souvent anglophone et parfois formé à l’étranger
– Possibilité de prise en charge directe avec certains assureurs internationaux
En contrepartie, les soins y sont chers sans assurance adaptée. D’où l’importance de souscrire une assurance santé internationale couvrant le Ghana, idéalement avec :
– Remboursement en clinique privée
– Couverture des évacuations médicales (vers l’Europe, l’Afrique du Sud ou le Moyen-Orient par exemple)
– Option famille si vous venez avec conjoint et enfants
– Inclusion éventuelle de la maternité, du dentaire, de l’optique
Selon l’âge et le niveau de couverture, un adulte peut payer 100–300 $ par mois, et une famille plusieurs milliers de dollars par an. Certains expatriés combinent NHIS pour les petits bobos et mutuelle internationale pour les cas lourds.
Risques sanitaires spécifiques
– Paludisme : risque majeur dans tout le pays. Il est fortement recommandé de prendre une prophylaxie antipaludique, d’utiliser des répulsifs, de dormir sous moustiquaire imprégnée et de rester vigilant face aux symptômes (fièvre, frissons).
– Fièvre jaune : vaccin obligatoire pour entrer sur le territoire, un certificat de vaccination est exigé à l’arrivée.
– Autres vaccins conseillés : hépatites A et B, typhoïde, méningite, rage, en plus des rappels habituels (DT, polio, rougeole…).
– Qualité de l’eau : à Accra, l’eau du robinet peut être traitée mais il est généralement recommandé de la faire bouillir ou de boire de l’eau en bouteille. Éviter les glaçons d’origine inconnue.
– VIH/SIDA, mpox (monkeypox), fièvres hémorragiques (Lassa) : présents dans le pays, d’où l’importance de précautions élémentaires.
Urgences et évacuation
Le numéro d’urgence unifié est le 112, mais il existe aussi des numéros dédiés (193 pour l’ambulance, 191 pour la police). Les services d’ambulance publics se sont améliorés mais restent inégaux, avec des délais de réponse pouvant dépasser un quart d’heure. Beaucoup considèrent qu’il est souvent plus rapide de se rendre à l’hôpital en voiture privée ou en taxi.
Le service WARA, en partenariat avec International SOS, propose des ambulances disponibles 24h/24 et 7j/7, des interventions sur site et des évacuations médicales dans les villes d’Accra, Kumasi et Takoradi. Ces services sont particulièrement prisés par la communauté d’expatriés disposant d’une bonne couverture d’assurance.
Il est prudent de :
– Garder sur soi les coordonnées d’un hôpital fiable et d’un service d’ambulance privé
– Disposer de liquidités pour les frais initiaux
– Avoir une carte indiquant ses allergies, traitements en cours et contacts d’urgence
Formalités d’entrée, visa et résidence
La politique de visas du Ghana évolue, avec une volonté affichée de simplifier l’accès, notamment pour les Africains et la diaspora.
Entrer au Ghana : visa, exemptions et eVisa
Aujourd’hui, la plupart des ressortissants non africains ont besoin d’un visa pour entrer au Ghana, à obtenir avant le départ auprès d’une ambassade ou d’un consulat (à Washington, New York, Londres, Paris, etc.). Le passeport doit être valable au moins six mois après la date d’entrée et comporter au moins deux pages libres.
Pour les citoyens de la CEDEAO et, plus largement, pour les titulaires de passeports africains, un régime d’exemption de visa pour de courts séjours est mis en œuvre, dans le cadre de l’intégration africaine (AfCFTA, Agenda 2063). Certaines nationalités bénéficient également d’exemptions partielles (diplomates, pays avec accords bilatéraux).
Objectif de délai de traitement pour les décisions sur les eVisa, exprimé en jours ouvrables.
Il existe des possibilités de visa à l’arrivée pour certaines catégories (notamment ressortissants de l’Union africaine non exemptés ou voyageurs issus de pays sans représentation ghanéenne), mais ces cas reposent souvent sur des autorisations préalables et ne doivent pas être considérés comme une solution par défaut.
Permis de travail et de résidence
Le visa de court séjour ne permet pas de travailler légalement. Pour une expatriation, il faut envisager :
– Un permis de travail, généralement demandé par l’employeur auprès des autorités ghanéennes (Ministère du Travail)
– Un permis de résidence, géré par le Ministère de l’Intérieur / Immigration
Le processus peut prendre de 30 à 90 jours et requiert généralement :
– Copies du passeport
– Lettre d’emploi ou d’inscription (études, volontariat…)
– Casier judiciaire
– Certificat médical
– Preuve de moyens financiers
– Formulaires à remplir
Les membres de la famille immédiate, tels que les conjoints et les enfants mineurs, peuvent généralement bénéficier de permis de séjour dérivés dans le cadre d’un regroupement familial ou d’une procédure d’immigration. Cependant, les conditions et les démarches administratives peuvent varier en fonction de la nationalité, du statut du demandeur principal et de la législation locale. Il est donc fortement recommandé de vérifier les critères d’éligibilité et les documents requis au cas par cas auprès des autorités compétentes (préfecture, ambassade ou service d’immigration) pour éviter tout retard ou refus.
Deux statuts spécifiques méritent l’attention :
– Droit d’établissement (“Right of Abode”) : destiné aux personnes d’ascendance africaine dans la diaspora, qui peuvent ainsi résider et travailler indéfiniment au Ghana.
– Permis de résidence indéfinie : pour les étrangers ayant résidé longtemps au Ghana, remplissant certaines conditions (bonne conduite, contribution au développement du pays, durée minimale de séjour).
Enregistrement et carte d’identité étrangère
Tout étranger âgé de plus de six ans et présent plus de 90 jours cumulés par an doit se faire enregistrer auprès de la National Identification Authority, qui délivre une carte ghanéenne pour non-citoyen. Cette carte est souvent indispensable pour :
– Ouvrir un compte bancaire local
– Obtenir un permis de conduire ghanéen
– Interagir avec certaines administrations
Ouvrir un compte bancaire et gérer son argent
Le système bancaire ghanéen est relativement développé et anglophone. Les étrangers peuvent ouvrir un compte, même si les exigences varient selon les banques.
Démarches pour ouvrir un compte
En général, les banques demandent : des garanties.
– Pièce d’identité : passeport, parfois Ghana Card ou permis de séjour
– Justificatif de domicile : facture de services (électricité, eau, téléphone), bail, attestation de l’employeur ou adresse digitale Ghana Post
– Justificatif de revenus ou d’emploi : contrat de travail, lettre de l’employeur, dernier bulletin de salaire
– Formulaire d’ouverture de compte, avec coordonnées, profession, contacts, etc.
– Photo d’identité
– Pour les résidents étrangers : permis de séjour, parfois permis de travail
Certaines banques exigent une présence physique pour finaliser l’ouverture d’un compte, même si le processus peut être initié en ligne. Pour les étudiants, les diplomates ou les réfugiés, des documents spécifiques (comme une lettre de l’université, une lettre du ministère des Affaires étrangères ou une carte de l’UNHCR) sont requis.
Types de comptes et coûts
On retrouve l’éventail classique :
– Comptes courants pour les opérations courantes, souvent assortis d’une carte de débit
– Comptes d’épargne (instantané, à terme, pour enfants)
– Comptes en devises étrangères (USD, EUR, GBP) utiles pour les expatriés
– Comptes “diaspora” pour les Ghanéens à l’étranger
Les frais bancaires sont à surveiller :
– Frais de tenue de compte mensuels
– Frais de carte bancaire
– Commissions pour retraits dans une autre banque
– Frais de virements locaux et internationaux
– Taux de change souvent peu favorables pour les transferts internationaux
Des plateformes comme Wise peuvent être plus avantageuses pour recevoir un salaire en devises étrangères, effectuer des transferts d’argent ou régler des paiements à l’étranger. Leur principal atout est l’utilisation du taux de change réel, souvent plus compétitif que celui proposé par les banques traditionnelles.
Gérer la double fiscalité si vous êtes citoyen américain ou européen
Certains expatriés (notamment américains) restent redevables de leurs impôts dans leur pays d’origine, même en vivant au Ghana. Des dispositifs comme l’Exclusion de Revenu Étranger (FEIE), le crédit d’impôt pour impôt étranger (Foreign Tax Credit), l’obligation de déclarer des comptes étrangers (FBAR, FATCA) viennent compliquer la donne.
Parallèlement, le Ghana taxe les résidents sur leurs revenus mondiaux au-delà d’un certain seuil de présence (généralement 183 jours par an). Les taux sont progressifs, jusqu’à environ 30 % sur les tranches les plus élevées.
Obtenir les conseils d’un fiscaliste spécialisé en mobilité internationale est fortement recommandé.
Travailler, entreprendre et réseauter
Le Ghana attire des expatriés dans de nombreux secteurs :
– Mines et ressources naturelles (or, bauxite, manganèse)
– Pétrole et gaz
– Télécommunications et technologie
– Transport et logistique (ports de Tema et Takoradi)
– Finance et banque
– Agriculture et agro-industrie
– Hôtellerie, tourisme, éducation
Trouver un emploi sans être détaché par une entreprise peut s’avérer difficile, notamment pour certains profils féminins. Pour les entrepreneurs, l’écosystème se développe (coworking, hubs d’innovation, événements), mais la patience est requise face à l’administration et pour établir des relations.
Les Ghanéens sont très orientés vers la relation dans les affaires. Les décisions, même simples, se prennent rarement à chaud : plusieurs rencontres, des échanges informels, une construction progressive de la confiance sont souvent nécessaires. Commencer un rendez-vous par un échange cordial (santé, famille, voyage) est la norme, attaquer directement un sujet business est perçu comme abrupt.
Réseauter : clubs, associations et groupes d’expatriés
La communauté expatriée est très active à Accra. On trouve :
Découvrez les principales communautés et espaces pour rencontrer d’autres expatriés et vous intégrer à Accra et au Ghana.
Rejoignez des réseaux comme InterNations pour des événements réguliers, ou des associations telles que l’American Women’s Association, la NAWAG ou l’Accra Expatriate Lions Club.
Connectez-vous via des groupes Facebook comme ‘Expat Life Ghana’, la plateforme Diaspora & Expatriates in Ghana, ou participez à des Meetup locaux.
Participez à la vie culturelle et linguistique dans des lieux comme l’Alliance Française d’Accra, proposant concerts, cours et événements artistiques.
Travaillez et échangez dans des hubs dynamiques comme Impact Hub Accra, I Space ou Basecamp Initiative, fréquentés par entrepreneurs, freelances et startups.
Participer à ces réseaux permet de trouver des contacts professionnels, de s’informer sur les “bons plans”, de partager des retours d’expérience – et de se sentir moins isolé.
Intégration culturelle : codes sociaux, gestes à éviter et langue
La réputation d’hospitalité des Ghanéens n’est pas usurpée. Mais cette chaleur conviviale va de pair avec un ensemble de codes et de symboliques gestuelles qu’il est important de comprendre.
Saluer, toujours saluer
Les salutations sont fondamentales. On dit bonjour en entrant dans une pièce, en arrivant à un bureau, en franchissant la porte d’une boutique ou en s’approchant d’un groupe. Ne pas saluer peut être interprété comme de l’arrogance ou du mépris.
On utilise généralement la main droite pour serrer la main – la main gauche étant traditionnellement associée aux tâches “impures”. Si l’on ne peut pas utiliser la main droite, recouvrir son poignet droit de la main gauche montre que l’on est conscient de la norme.
En Afrique de l’Ouest, la poignée de main peut être accompagnée d’un claquement de doigts, un geste perçu positivement, surtout s’il est sonore. Lorsqu’on salue des aînés ou des personnes de haut statut, il est d’usage d’incliner légèrement la tête en signe de respect.
Quelques tabous gestuels
Plusieurs gestes courants ailleurs sont à proscrire ou à manier avec prudence :
– Faire un “pouce levé” peut être perçu comme insultant.
– Pointer quelqu’un du doigt, ou le rappeler avec un doigt crochu, est vu comme impoli.
– Diriger la plante de son pied vers quelqu’un est considéré comme obscène.
– Les embrassades et démonstrations affectives trop visibles en public peuvent gêner.
On évite aussi de crier ou de siffler pour appeler quelqu’un. Un contact visuel, un signe de la main entière ou le fait de se rapprocher physiquement sont préférés.
“Ghana time” : une autre relation au temps
Pour les événements sociaux, l’heure indiquée est souvent indicative. Il n’est pas rare qu’une fête commence une heure ou deux après l’horaire affiché. Pour les rendez-vous professionnels, la ponctualité est davantage attendue, même si les embouteillages sont une excuse souvent acceptée.
L’impatience et la pression liées au temps peuvent être difficiles à vivre. Il est préférable d’intégrer cette élasticité temporelle, tout en expliquant clairement ses propres contraintes si l’on vient d’une culture plus rigide sur la ponctualité.
Langues locales : quelques mots qui font la différence
Même si l’anglais suffit au quotidien, apprendre quelques mots de twi ou de ga est extrêmement apprécié :
– “Akwaba” : bienvenue
– “Medase” : merci
– “Wo ho te sen ?” : comment ça va ?
Cette volonté d’entrer dans la langue locale facilite immédiatement les relations, que ce soit avec des voisins, des commerçants ou des collègues.
Religion, politique, argent : sujets sensibles
La religion est très présente dans l’espace public – églises, mosquées, slogans religieux, prénoms bibliques. La politique, elle aussi, anime de nombreuses discussions. En tant qu’étranger, il est généralement recommandé de rester en retrait des débats politiques locaux, en particulier des controverses, et de ne pas prendre publiquement parti.
En matière d’argent, les relations sont subtiles. L’entraide et le partage sont valorisés (il peut être acceptable de donner de petites sommes à des enfants ou personnes handicapées), mais l’ostentation ou le mépris pour les difficultés économiques peuvent choquer. Le livre “African Friends and Money Matters” est souvent cité comme une ressource utile pour comprendre ces nuances.
Importer ses biens et s’installer physiquement
Beaucoup d’expatriés choisissent de déménager avec leurs meubles, équipements et éventuellement leur voiture. Le Ghana a un régime douanier précis pour les effets personnels.
Effets personnels, exemptions et taxes
En principe, un expatrié qui a vécu au moins un an hors du Ghana et qui importe des biens dont il est propriétaire depuis plus de six mois, destinés à son usage et non à la revente, peut bénéficier de concessions douanières intéressantes. Mais la pratique est complexe :
Les effets personnels et ménagers usagés sont généralement exonérés de droits et de TVA. Cependant, les articles neufs ou âgés de moins de six mois sont soumis à taxation. Les non-diplomates et non-citoyens doivent souvent s’attendre à des prélèvements (environ 5% de la valeur CIF). De plus, un seul exemplaire de chaque type d’appareil électrique est autorisé en franchise ; tout doublon sera taxé.
La valeur, la nature des biens et la qualité du dossier présenté influeront sur la taxation finale. Sous-estimer ou ne pas déclarer certains biens peut conduire à des pénalités.
Documents indispensables
Pour dédouaner un déménagement, il faut en général :
– Passeport et visa valides
– Connaissement (Bill of Lading) ou lettre de transport aérien (Air Waybill) originaux
– Inventaire détaillé et dactylographié en anglais, avec indication des valeurs, signé et daté
– Liste de colisage
– Formulaires douaniers spécifiques (Passenger Unaccompanied Baggage Declaration, formulaire C.12, etc.)
– Pour les expatriés : lettre d’affectation ou de transfert, permis de travail, certificat de première installation délivré par l’immigration
– Factures pour les appareils électriques ou les biens récents
Passer par un déménageur international expérimenté sur l’axe Ghana permet de limiter les mauvaises surprises.
Biens interdits ou réglementés
Les interdits incluent notamment : interdiction de fumer, interdiction d’accès aux zones sécurisées, interdiction d’utilisation des téléphones portables, interdiction de consommer de l’alcool.
– Stupéfiants, drogues illégales
– Armes à feu, explosifs, armes dangereuses (sauf autorisations exceptionnelles pour armes de chasse)
– Pornographie, publications subversives
– Billets de banque contrefaits
– Appareils de climatisation et réfrigérateurs d’occasion (importation de seconde main banalisée interdite)
– Matelas usagés
– Déchets toxiques, marchandises contaminées
D’autres catégories sont très encadrées (armes de chasse, diamants bruts, certaines plantes ou animaux, produits agricoles…). Avant d’importer un animal de compagnie, il faut obtenir un permis, présenter certificats vétérinaires et organiser la quarantaine dans un chenil agréé.
Scolariser ses enfants : écoles internationales ou système local ?
Accra abrite une concentration d’écoles internationales rare en Afrique de l’Ouest. On y trouve des programmes britanniques, américains, IB, des écoles francophones ou à influence indienne.
Quelques grandes références
– Ghana International School (Cantonments) : l’une des plus anciennes et prestigieuses écoles internationales du pays. Programme Cambridge (IGCSE, A-Levels), BTEC en musique et médias, forte diversité d’élèves et accréditations internationales (CIS, NEASC).
– Lincoln Community School (Airport Residential Area) : combine curriculum américain et Baccalauréat International, très tournée vers les admissions universitaires en Europe et Amérique du Nord.
– Al-Rayan International School (East Legon) : école IB (PYP, MYP, DP), également centre Cambridge IGCSE, avec un fort accent sur l’innovation pédagogique.
– SOS Hermann Gmeiner International College (Tema) et Tema International School : IB et Cambridge, avec internat, réputés pour la qualité académique et l’orientation globale.
– American International School, Roman Ridge School, Vilac International School, écoles francophones ou allemandes… complètent un paysage très riche.
Les frais de scolarité annuels varient de 3 500 $ pour certaines écoles de taille moyenne à 26 000 $ pour les établissements les plus cotés.
Points à considérer dans le choix de l’école
– Budget : probablement le critère le plus déterminant.
– Localisation : vivre près de l’école réduit énormément le stress lié au trafic.
– Curriculum : IB, Cambridge, américain, français, mix ? Cela dépend aussi de votre projet à long terme (retour dans le pays d’origine, études à l’étranger).
– Langues : quelle place pour le français, pour l’anglais, pour les langues locales ?
– Culture de l’école : plus ou moins élitiste, plus ou moins ancrée dans la société ghanéenne, niveau de diversité réelle.
– Services : cantine, transport, activités périscolaires, soutien scolaire, prise en charge des besoins éducatifs particuliers.
Les listes d’attente pour les écoles de haut niveau peuvent être longues. Il est fortement conseillé d’entamer les démarches d’inscription 9 à 12 mois avant la rentrée souhaitée.
Sécurité personnelle et précautions
Sur le plan sécuritaire, le Ghana présente un niveau de risque modéré. Les crimes les plus fréquents touchant les expatriés sont :
– Vols à la tire et vols de sacs, parfois à moto
– Cambriolages opportunistes
– Arnaques (en ligne, au téléphone, ou dans la vie quotidienne)
– Agressions nocturnes occasionnelles, notamment dans des taxis ou dans les zones peu éclairées
Pour réduire les risques :
Pour votre sécurité, il est recommandé d’éviter d’afficher ostensiblement des objets de valeur (bijoux, montres de luxe, argent liquide), de privilégier les VTC ou taxis recommandés la nuit, de garder ses sacs fermés et près du corps dans les lieux fréquentés, de limiter les déplacements nocturnes dans les quartiers inconnus et de rester vigilant face à de faux officiels réclamant des paiements à l’aéroport.
Lors de périodes d’instabilité régionale ou de tensions politiques, il est conseillé de rester informé via les ambassades, de s’enregistrer dans les programmes de type STEP (pour les Américains) et d’éviter les manifestations ou grands rassemblements.
Vivre au quotidien : s’adapter sans se perdre
Au-delà des chiffres et des procédures, l’installation réussie repose sur la capacité à ajuster ses attentes, à accepter les imperfections (coupures d’électricité, eau irrégulière, lenteurs administratives) et à profiter des avantages réels :
– Une population globalement chaleureuse, pleine d’humour et de ressources
– Une scène culturelle en plein essor (galeries, festivals, musique, mode)
– Une nature accessible dès qu’on sort de la ville (montagnes d’Aburi, plages, régions de l’intérieur)
– Une diaspora africaine et caribéenne qui s’installe durablement, créant des communautés hybrides très intéressantes
Un expatrié doit trouver un équilibre personnel, en acceptant des concessions sur la disponibilité des produits importés, la ponctualité ou la qualité de la connexion internet, tout en priorisant des investissements dans des domaines essentiels comme la santé, l’éducation et le logement.
En préparant soigneusement son budget, en choisissant son quartier avec méthode, en traitant avec rigueur les questions de visa, d’assurance et de logement, et en s’ouvrant réellement à la culture ghanéenne, il est possible de construire au Ghana, et particulièrement à Accra, une vie riche, stimulante et durable.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier structuré de plus d’un million d’euros en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers le Ghana pour optimiser sa charge imposable, diversifier géographiquement ses investissements en Afrique de l’Ouest et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités d’immigration, installation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après comparaison de plusieurs destinations (Ghana, Sénégal, Maurice, Émirats), la stratégie a ciblé le Ghana pour sa fiscalité modérée sur les revenus, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie nettement inférieur à Paris (surtout hors quartiers diplomatiques d’Accra) et son rôle de hub économique régional. La mission a couvert : audit pré‑expatriation (exit tax, conventions FR‑GH), obtention du permis de résidence avec achat d’une résidence principale, couverture santé locale et internationale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre d’intérêts économiques), intégration dans un réseau local francophone/anglophone et adaptation de la stratégie patrimoniale (immobilier locatif, devises, succession). Ce type d’accompagnement permet des économies fiscales significatives tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double imposition, choc culturel).
Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.
Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.
Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.