S’installer en Namibie en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Namibie tant qu’expatrié, c’est choisir un pays calme, politiquement stable, encore relativement peu densément peuplé, mais avec une capitale en plein essor et un marché de l’emploi très encadré. Entre le désert du Namib, les quartiers résidentiels verdoyants de Windhoek et les villes côtières comme Swakopmund ou Walvis Bay, le pays attire à la fois les amateurs de grands espaces, les familles en quête de sécurité et les professionnels qualifiés.

Bon à savoir :

Ce guide couvre tous les aspects pratiques essentiels pour une expatriation réussie : démarches administratives (visas, travail), choix de la ville et du quartier, recherche de logement, gestion du budget (coût de la vie, banque), ainsi que les volets santé, éducation et transports. Il aborde également l’importation de biens et de véhicules, et fournit des informations sur le contexte social et sécuritaire du pays.

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Comprendre la Namibie avant de partir

La Namibie se situe au sud-ouest de l’Afrique, bordée par l’Atlantique à l’ouest et par l’Angola, la Zambie, le Botswana et l’Afrique du Sud à l’intérieur du continent. Le pays est immense mais peu peuplé : environ 2,3 à 2,5 millions d’habitants seulement, pour un territoire qui figure parmi les plus vastes au monde.

Exemple :

Windhoek, la capitale de la Namibie, concentre la vie politique, économique et culturelle du pays. Avec une population estimée entre 330 000 et 430 000 habitants, elle constitue une métropole à l’échelle nationale mais reste une ville modeste au niveau mondial. Elle sert de porte d’entrée principale pour les expatriés, car elle regroupe la majorité des emplois qualifiés, les meilleurs hôpitaux privés, les principales écoles internationales, une grande partie des centres commerciaux et des administrations clés du pays.

Le climat est globalement chaud et sec, avec plus de 300 jours de soleil par an et des températures ressenties qui oscillent à Windhoek autour de 19 °C en hiver austral et 26 °C en été. La pluie est rare, concentrée sur quelques mois et en quantité modeste. L’air est souvent très sec, ce qui peut surprendre au début. La qualité de l’air reste bonne en moyenne, loin des standards de grandes métropoles polluées.

4415

Le PIB par habitant de la Namibie est d’environ 4 415 dollars US, reflétant un niveau de vie moyen inférieur à celui de l’Europe.

Visas, travail et cadre légal pour les expatriés

Avant de parler logement ou écoles, la première question est celle du droit au séjour et au travail. La Namibie protège fortement son marché du travail et contrôle de près l’immigration économique.

Entrer en Namibie : visas, exemptions et e-visa

De nombreux ressortissants peuvent entrer en Namibie sans visa de court séjour pour le tourisme ou certains déplacements d’affaires (réunions, visites, prospection, soins médicaux) jusqu’à 90 jours par année civile. C’est le cas, par exemple, des citoyens de pays voisins comme l’Afrique du Sud, le Botswana ou la Zambie, mais aussi de plusieurs États extérieurs à l’Afrique.

Attention :

Pour de nombreuses nationalités, un visa est requis et peut être obtenu à l’arrivée en Namibie pour le tourisme. Il autorise généralement un séjour jusqu’à 90 jours et est délivré aux principaux points d’entrée comme les aéroports internationaux de Windhoek et Walvis Bay. Les frais varient selon l’origine du voyageur (environ 1 200 NAD pour les citoyens de l’Union africaine, 1 600 NAD pour les autres), avec des tarifs réduits pour les enfants de 6 à 11 ans et la gratuité pour les moins de 6 ans.

La Namibie a également mis en place un système d’e-visa via un portail officiel. Ce dispositif est particulièrement pertinent pour les expatriés qui souhaitent éviter les files d’attente à l’arrivée, et pour certains types de visas (notamment travail ou études) qui ne sont pas délivrés automatiquement à la frontière. L’e-visa est en général valable trois mois à compter de son émission et permet un séjour jusqu’à trois mois à partir de l’entrée, mais ne doit pas être confondu avec un permis de travail.

Dans tous les cas, il est indispensable de disposer d’un passeport valide au moins six mois après la date d’entrée prévue et comportant plusieurs pages vierges. Les autorités exigent aussi un billet retour ou de continuation, ainsi qu’une preuve de moyens financiers suffisants et, le cas échéant, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune si le voyageur transite par une zone endémique.

Travailler en Namibie : un marché très réglementé

Obtenir un permis de travail en Namibie est généralement difficile et long. Les autorités appliquent une politique de « préférence nationale » stricte : l’employeur doit démontrer qu’il n’a pas trouvé de candidat namibien adéquat et que le poste requiert des compétences rares sur le marché local.

Types d’autorisations

Présentation des différentes catégories d’autorisations utilisées pour gérer les accès et les droits dans un système.

Autorisations d’accès

Définissent qui peut consulter ou ouvrir un fichier, un dossier ou une ressource spécifique.

Autorisations de modification

Contrôlent les droits d’écriture, d’édition ou de suppression des données et des fichiers.

Autorisations d’exécution

Permettent de lancer ou d’exécuter un programme, un script ou une commande particulière.

Autorisations d’administration

Accordent des privilèges étendus pour configurer le système, gérer les utilisateurs ou modifier les paramètres critiques.

des visas ou permis de travail de courte durée (jusqu’à 3 ou 6 mois) pour des missions temporaires, de formation ou d’assistance technique ;

– des permis de travail plus longs, souvent d’un à trois ans, pour une embauche formelle dans une entreprise locale ;

– des dispositifs spécifiques pour les compétences considérées comme critiques, par exemple dans l’ingénierie, la santé, l’agriculture de pointe, les technologies de l’information, les énergies renouvelables ou certaines filières minières.

Les professions peu ou moyennement qualifiées sont très rarement ouvertes aux étrangers, compte tenu du chômage local élevé. Il n’existe pas, à ce stade, de visa officiellement conçu pour les « digital nomads » au sens classique : travailler à distance pour une entreprise étrangère tout en résidant en Namibie reste un cas un peu ambigu, qu’il faut aborder avec prudence et avec des conseils juridiques à jour.

Astuce :

Les demandes de permis de travail pour la Namibie peuvent être déposées soit via les ambassades et consulats namibiens, soit directement dans le pays auprès du ministère de l’Intérieur, de l’Immigration, de la Sécurité et de la Protection. Les délais officiels sont d’environ 8 à 10 semaines pour un dossier complet, mais ils peuvent s’étendre sur plusieurs mois en pratique, particulièrement pour les permis de longue durée. Il est fortement conseillé d’initier les démarches trois à quatre mois avant la date prévue de prise de poste et de ne pas commencer à travailler avant la réception officielle du permis.

Les documents à fournir sont nombreux : passeport, contrat de travail, diplômes et attestations d’expérience, casier judiciaire, certificat médical et radiologique, assurance santé internationale, justificatifs de l’entreprise (immatriculation, lettres de motivation, preuve de recherches de candidats locaux). Toutes les pièces doivent être en anglais ou accompagnées d’une traduction assermentée.

Famille, dépendants et résidence à plus long terme

Les conjoints et enfants d’un titulaire de permis de travail peuvent demander des visas d’accompagnement leur permettant de résider légalement dans le pays, sans pour autant être automatiquement autorisés à travailler. Une activité rémunérée nécessite une autorisation spécifique.

Après plusieurs années de présence continue, certaines catégories d’expatriés peuvent envisager une demande de résidence permanente. Il n’existe toutefois pas de passerelle automatique : chaque dossier est examiné au cas par cas, en fonction de la durée de séjour, des compétences, des ressources et de la contribution économique.

Où vivre en Namibie : panorama des villes et quartiers

Même si la Namibie est surtout connue pour ses déserts, ses parcs et ses paysages, la vie quotidienne des expatriés se concentre principalement dans quelques villes.

Windhoek : capitale, centre économique et hub des expatriés

Windhoek est quasiment un passage obligé. La ville reste de taille modeste à l’échelle internationale, mais offre une combinaison intéressante de modernité, de sécurité relative et de paysages alentour montagneux. Elle est généralement jugée « tranquille, spacieuse et non surpeuplée ». La circulation y est assez fluide – les temps de trajet domicile-travail pour les expatriés se situent la plupart du temps entre 5 et 20 minutes, avec un léger pic vers midi.

La capitale se compose de quartiers très contrastés, certains prisés des expatriés, d’autres beaucoup plus modestes.

Plusieurs quartiers résidentiels sortent du lot pour une installation à moyen ou long terme :

QuartierProfil généralAtouts principaux pour expatriés
Klein WindhoekBanlieue aisée, très verte, très fréquentée par les expatriésSécurité, calme, proximité du centre, commerces, restaurants
LudwigsdorfQuartier luxueux, voisin de Klein WindhoekGrandes propriétés, jardins, écoles haut de gamme, intimité
ErosQuartier mixte résidentiel/commercesProximité cliniques privées (Medi-Clinic, Eros Clinic), écoles, vues
AvisBanlieue paisible proche de la réserve du barrage AvisCadre nature, randonnées, idéal pour familles et retraités
OlympiaSecteur sud-ouest, classes moyennes et aiséesMaisons avec jardin, stades, écoles, centres commerciaux
SuiderhofQuartier plus abordable au sudBon compromis coût/sécurité, accès aux axes routiers et zone indus.
Pioneers ParkOuest de la ville, dynamiqueLoyer plus abordable, proximité Université de Namibie, cafés
Hochland ParkRésidentiel familial, vue sur les montagnesGrandes parcelles, bonne réputation pour l’investissement
Luxury HillColline surplombant le centreVillas de standing, vues panoramiques, grande intimité
Windhoek NorthRésidentiel calmeCommunauté soudée, accès facile au centre
Windhoek WestSector émergent, mixteProximité université, ambiance urbaine « authentique »
Klein KuppeQuartier aisé avec le Grove MallIdéal long séjour, accès centre commercial et clinique

Les quartiers centraux (CBD, centre-ville) regroupent bureaux, commerces, institutions culturelles (Musée national, Théâtre national, Christ Church, Parliament Gardens) et offres d’hébergement variées. L’ambiance y est plus animée et un peu plus bruyante, avec davantage de petits vols opportunistes.

D’autres zones sont davantage utilitaires : la zone industrielle sud (Southern Industrial Area) attire surtout les voyageurs d’affaires, alors que les abords de l’aéroport domestique Eros accueillent surtout des voyageurs en transit.

Villes côtières : Swakopmund et Walvis Bay

Sur la côte atlantique, deux villes reviennent souvent dans les projets d’expatriation.

Swakopmund, connue pour son architecture d’inspiration allemande, offre un climat plus frais et humide que l’intérieur, avec une atmosphère balnéaire. Les expatriés apprécient les quartiers comme Vineta, avec de bonnes écoles et de nombreux espaces de loisirs, les environs du centre-ville pour l’animation et les restaurants, ou les nouvelles extensions urbaines (Extension 15) qui offrent un potentiel d’investissement et de locations de vacances.

Walvis Bay : Le principal port de Namibie

Découvrez les quartiers résidentiels les plus prisés de Walvis Bay, offrant chacun un cadre de vie unique, du calme familial au luxe en front de mer.

Fairways

Quartier calme et sécurisé, particulièrement adapté aux familles.

Long Beach

Offre un mode de vie directement au bord de l’océan.

Meersig

Quartier très recherché en front d’eau avec une forte demande pour des biens haut de gamme.

Villes de l’intérieur et petites localités

En dehors de la capitale et du littoral, certains expatriés choisissent des villes moyennes ou petites pour un mode de vie plus rural, à condition de pouvoir travailler à distance ou dans des secteurs locaux spécifiques (agriculture, conservation, tourisme).

Omaruru, par exemple, séduit ceux qui recherchent une atmosphère de petite ville, avec quelques équipements modernes mais un rythme de vie plus lent. D’autres noms apparaissent dans les comparaisons de coût de la vie, comme Rundu, Katima Mulilo, Ondangwa, Otjiwarongo, Otavi ou Mariental ; les prix de l’immobilier y sont généralement plus bas qu’à Windhoek, mais les infrastructures médicales, scolaires et commerciales y sont plus limitées.

Logement : loyers, achat et réalités du marché

Le marché immobilier namibien, en particulier à Windhoek, est décrit comme un marché de propriétaires, dans lequel la demande dépasse l’offre de qualité.

Trouver un logement : que cherchent les expatriés ?

La plupart des expatriés qui disposent d’un budget confortable s’orientent vers des maisons individuelles de trois ou quatre chambres, souvent avec piscine, grande terrasse, espace braai (barbecue) et un jardin plutôt minéral (pierres, plantes adaptées à la sécheresse) que gazonné. Les systèmes de sécurité sont généralement avancés : alarmes, clôtures électriques, hauts murs, barres aux fenêtres, parfois ronde de sécurité.

Il existe aussi des appartements modernes, notamment dans des résidences sécurisées, ainsi que des appartements de services ou « corporate serviced apartments » pour des séjours de quelques mois. Pour les célibataires ou jeunes travailleurs, la colocation est courante pour réduire les coûts.

Bon à savoir :

Les contrats de location sont généralement signés pour une durée d’un an. Un dépôt de garantie d’un à deux mois de loyer est requis. Il est fortement recommandé de visiter physiquement le logement avant de s’engager, car les standards peuvent varier considérablement.

Ordres de grandeur des prix : loyers et achat

Les données de marché pour Windhoek donnent une fourchette assez claire :

Type de logement (Windhoek)Loyer moyen mensuel (NAD)Fourchette observée (NAD)
Studio / 1 chambre – centre-ville~9 3007 800 – 15 000
Studio / 1 chambre – hors centre~6 9004 500 – 11 000
3 chambres – centre-ville~21 75012 000 – 35 000
3 chambres – hors centre~16 5009 000 – 25 000

Pour un expatrié, les loyers se situent en règle générale entre 15 000 et 45 000 NAD par mois, selon la taille, le quartier et le niveau de standing. Le loyer pour un logement familial en zone « sûre » dépasse fréquemment les 12 000 NAD.

Sur le marché de l’achat, le prix moyen d’un bien à Windhoek tourne autour de 20 000 NAD/m² en centre-ville et 16 000 NAD/m² en périphérie. Converti en dollars, cela donne un prix médian de l’ordre de 75 000 USD pour une maison standard dans la capitale, sachant que les biens haut de gamme se vendent nettement plus cher. Les prix dans les petites villes et zones rurales restent sensiblement plus bas.

Location meublée, hôtels, Airbnb : solutions temporaires

Pour une installation progressive – le temps de chercher école et maison par exemple – il est courant de passer quelques semaines en location meublée ou en hôtel.

Les chiffres moyens à Windhoek donnent :

hôtel : environ 70 USD la nuit, soit 1 500 USD par mois pour un séjour prolongé ;

Airbnb : médiane autour de 54 USD la nuit, ou environ 1 600 USD par mois selon les annonces.

Bon à savoir :

Les appartements meublés pour de longs séjours sont peu nombreux et souvent chers (certains coûtent environ 9 000 NAD pour de petites surfaces). De nombreux expatriés optent pour Airbnb ou des résidences d’appartements-services pour des missions de quelques mois.

Conseils pratiques pour éviter les écueils

Face à un marché tendu, les arnaques à la location se développent, notamment dans les zones très demandées comme Windhoek, Swakopmund ou Walvis Bay. Pour limiter les risques, il est prudent de :

passer par des agences immobilières reconnues et enregistrées ;

vérifier systématiquement l’identité et les droits de propriété du bailleur ;

– refuser de verser un acompte important sans visite du logement ou sans contrat écrit ;

– se méfier des offres « trop belles pour être vraies » ou assorties d’un sentiment d’urgence artificiel ;

– conserver tous les justificatifs de paiements et de dépôt.

En fin de bail, les litiges sur la restitution du dépôt ne sont pas rares. Le propriétaire doit fournir un décompte détaillé des retenues éventuelles (dégâts au-delà de l’usure normale, loyers impayés). En cas de désaccord, le litige peut être porté devant le Tribunal du logement locatif (Rental Housing Tribunal).

Coût de la vie : que coûte vraiment Windhoek ?

D’après les comparateurs de coût de la vie, Windhoek apparaît comme la ville la plus chère de Namibie, tout en restant légèrement moins chère que la moyenne mondiale. En même temps, les salaires y sont souvent insuffisants pour couvrir un niveau de vie « expatrié » sans un revenu étranger ou un salaire d’entreprise internationale.

Budget mensuel type

Les chiffres agrégés pour Windhoek donnent les ordres de grandeur suivants (montants moyens, incluant le loyer) :

Profil de foyerCoût mensuel moyen (USD)
Personne seule~1 249
Couple (2 adultes)~1 770
Famille de 4 (2 adultes + 2 enfants)~2 505

Ces montants incluent le loyer. Si on retire la part logement, on obtient par exemple environ 829 USD de dépenses mensuelles hors loyer pour une personne seule, et environ 1 959 USD hors loyer pour une famille de 4, dans une configuration de confort standard.

L’échelle de vie possible est assez large. Pour un style de vie « très économique », une personne seule peut s’en sortir avec environ 600 USD par mois (logement compris) et une famille avec un peu plus de 1 100 USD, au prix de concessions sur le quartier, la taille du logement et certains loisirs. À l’autre extrême, un mode de vie confortable à luxueux peut facilement monter à 2 400 USD par mois pour un célibataire et près de 5 000 USD pour une famille de 4.

700-865

C’est le salaire médian net mensuel à Windhoek, en dollars US, qui couvre difficilement un budget d’expatrié sans un style de vie frugal.

Alimentation et restaurants

Beaucoup de produits étant importés, l’alimentation n’est pas toujours bon marché, mais la viande locale est abondante et de bonne qualité, ce qui permet de contenir la facture sur ce poste.

À Windhoek, un repas simple dans un restaurant bon marché tourne autour de 190 NAD. Un dîner complet pour deux dans un restaurant de gamme moyenne se situe autour de 700 NAD. Un menu type fast-food se paie autour de 90 NAD. Une bière locale à la pression (pinte) coûte généralement 25 à 35 NAD dans un bar ou café, un cappuccino une trentaine de NAD.

Sur le plan des courses, à Windhoek, on retrouve des niveaux comme :

1 litre de lait autour de 15 NAD ;

1 kg de poulet frais autour de 60 NAD (moins pour du surgelé) ;

1 kg de bœuf entre 60 et 100 NAD selon la coupe ;

1 kg de pommes à moins de 20 NAD ;

– une bouteille de vin moyenne gamme autour de 100 à 110 NAD.

Par rapport au reste du pays, les prix des restaurants à Windhoek sont plus élevés (d’environ 20 à 25 %), alors que l’écart sur les courses reste limité.

Transport, carburant et déplacements

Le carburant en Namibie se situe autour de 82 NAD le gallon (soit un peu plus d’un dollar US par litre selon les conversions), avec des variations temporelles évidemment. Une course de taxi de quelques kilomètres à Windhoek revient environ 10–20 NAD dans un taxi partagé (le mode le plus courant) et autour de 8 USD pour un trajet de 8 km dans un taxi privé.

Bon à savoir :

Un ticket de transport local coûte environ 13 NAD, mais l’offre de transport public est très limitée à l’échelle nationale, se résumant principalement à des minibus collectifs et quelques bus interurbains. La voiture individuelle reste donc le mode de déplacement dominant, impliquant des coûts significatifs : assurance, entretien, carburant et amortissement d’un véhicule généralement cher à l’achat en raison des importations.

Logement, électricité, internet

Les services (électricité, eau, déchets) pour un appartement standard coûtent autour de 2 000 à 2 400 NAD par mois, avec des factures plus élevées pour les maisons équipées de piscine ou de climatisation. L’eau est chère et rare : il est souvent judicieux de négocier son inclusion dans le loyer pour éviter les mauvaises surprises.

Une connexion internet domestique illimitée d’environ 50 à 60 Mbps se facture autour de 900 à 950 NAD par mois dans la capitale. La qualité du réseau reste cependant très variable, beaucoup d’expatriés décrivent l’internet comme « très lent » et « peu fiable ». Les coworkings de qualité, comme les espaces gérés par Regus, facturent un poste nomade autour de 240 USD par mois.

Sécurité, conditions de vie et réalités sociales

La Namibie jouit d’une réputation de pays relativement sûr en Afrique australe, surtout comparée à la voisine sud-africaine. Néanmoins, ce n’est pas un pays exempt de criminalité, loin de là.

Criminalité et précautions à prendre

La criminalité de rue est essentiellement opportuniste : vols à la tire, arrachage de sacs, effraction de véhicules ou de maisons, fraude à la carte bancaire. Les agressions violentes restent statistiquement rares, mais existent. Le centre-ville de Windhoek et certains secteurs populaires peuvent être plus sensibles, notamment la nuit.

La quasi-totalité des expatriés en ville vit dans des maisons ou résidences sécurisées, avec dispositif anti-intrusion et clôtures. Les cambriolages sont suffisamment fréquents pour justifier ce niveau d’équipement.

Pour les déplacements, il est recommandé :

Attention :

Pour votre sécurité à Londres, il est conseillé d’éviter de marcher seul la nuit dans des zones peu fréquentées, de ne pas exhiber d’objets de valeur (smartphones, bijoux…), et d’utiliser exclusivement des taxis enregistrés (avec numéro officiel) ou des compagnies reconnues comme Dial-a-cab, surtout en soirée. Ne hélez jamais un taxi inconnu dans la rue, cette pratique ayant donné lieu à des vols et agressions.

En cas d’urgence, le numéro police est le 1011, et l’ambulance se contacte au 211111 selon les sources.

Conduite et dangers routiers

Les routes principales namibiennes sont dans l’ensemble bien entretenues, mais dès qu’on s’écarte vers des axes secondaires ou des pistes, les risques augmentent très vite. Les accidents graves sont fréquents, notamment sur les pistes de gravier où la vitesse est souvent excessive pour l’adhérence réelle.

Plusieurs facteurs accroissent les risques :

conduite à gauche, ce qui nécessite un temps d’adaptation ;

– animaux (bétail, faune sauvage) sur la chaussée, surtout la nuit ;

pistes glissantes près de la côte en cas de brouillard maritime ;

– conduite en état d’ivresse encore trop fréquente ;

– fatigue sur de longues distances dans des zones quasi désertiques.

Astuce :

Les autorités et ambassades déconseillent fortement de conduire de nuit hors des agglomérations. Pour les longs trajets en régions isolées, il est recommandé d’emporter des roues de secours, au moins 5 litres d’eau par passager, de prévenir un proche de son itinéraire et de disposer idéalement d’un téléphone satellite.

Société, diversité et sujets sensibles

Le pays est officiellement ouvert et démocratique, mais la réalité sociale est contrastée. La liberté d’expression est globalement respectée, l’attitude envers les étrangers est amicale et l’anglais, même rudimentaire, est assez répandu, ce qui facilite l’intégration de base.

En revanche, certains groupes restent vulnérables. Le climat social à l’égard des personnes LGBTQ+ est décrit comme hostile. La consommation d’alcool est très élevée et pèse sur certaines dynamiques sociales, y compris en semaine. La drogue dite « douce », comme le cannabis, est illégale.

La vie culturelle et nocturne de Windhoek existe, avec des bars, quelques clubs et restaurants, mais reste limitée. Beaucoup d’expatriés jugent qu’« il n’y a pas grand-chose à faire », en dehors des sorties nature (randonnées, safaris, excursions d’un jour) et des cafés. L’atmosphère le week-end peut parfois sembler étrange ou un peu pesante pour ceux qui viennent de grandes capitales animées.

Santé, système médical et assurances

Pour un expatrié, la question de la santé est centrale, d’autant que la Namibie fait face à plusieurs défis de santé publique (HIV, tuberculose, paludisme, accidents de la route, flambées occasionnelles de choléra dans le nord).

Public vs privé : deux mondes

Le système de santé namibien est dual : un grand secteur public et un secteur privé plus restreint mais mieux équipé. Le ministère de la Santé et des Services sociaux gère un réseau de structures de soins primaires, d’hôpitaux de district, de centres hospitaliers intermédiaires et d’un hôpital de référence.

Environ 84–85 % de la population dépend du système public, qui reste officiellement accessible à tous, y compris aux étrangers. Toutefois, la réalité, c’est :

des effectifs insuffisants ;

des files d’attente longues ;

– une palette de services parfois restreinte (par exemple pour les dialyses, les transplantations, certaines chirurgies complexes) ;

– de fortes disparités entre villes et campagnes.

Bon à savoir :

Le secteur privé, principalement situé à Windhoek et dans les grandes villes, offre des standards médicaux comparables à ceux de l’Europe ou de l’Afrique du Sud, avec des médecins bien formés et des équipements modernes. Cependant, les soins y sont coûteux et les établissements exigent généralement un paiement anticipé ou une garantie d’assurance avant de procéder à tout traitement important.

Parmi les établissements privés importants, on peut citer :

Mediclinic Windhoek, à la capitale ;

Lady Pohamba Private Hospital, à Windhoek également ;

Welwitschia Hospital à Walvis Bay, qui abrite par exemple le premier centre de pneumologie du pays.

À Windhoek, on compte au total plusieurs hôpitaux publics et privés, ainsi qu’un grand nombre de cliniques et de pharmacies. Environ 80 % du personnel médical du pays exerce dans la capitale, ce qui accentue la différence de qualité de soins avec le reste du territoire.

Maladies, risques et prévention

La Namibie doit composer avec trois grands fléaux sanitaires : le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Le taux de prévalence du VIH chez les adultes reste élevé (autour de 12–15 % selon les tranches d’âge), mais inférieur à celui de certains voisins. Le nord du pays est la zone la plus concernée par le paludisme, tandis que Windhoek et le sud sont peu ou pas exposés à cette maladie.

Bon à savoir :

Avant le départ, il est recommandé de consulter un service de médecine des voyages. Les vaccins fréquemment suggérés sont ceux contre l’hépatite A et B, la typhoïde, la rage (surtout pour les séjours en zone rurale), les rappels universels (polio, ROR, etc.), et parfois le choléra pour les zones à risque. Une chimioprophylaxie antipaludique est généralement conseillée pour les séjours au nord de Windhoek pendant la saison des pluies.

L’eau du robinet est traitée dans les villes, mais des épisodes de contamination (E. coli et autres bactéries) ont conduit beaucoup d’expatriés à préférer l’eau en bouteille ou bouillie, selon les villes et les quartiers. Un site spécialisé sur la qualité de l’eau par ville peut aider à ajuster ses habitudes.

Assurance santé : un impératif

Pour un expatrié, l’assurance santé internationale n’est pas un luxe, mais une nécessité. En pratique, beaucoup de compagnies locales et de cliniques privées exigent un paiement comptant, à charge pour le patient de se faire ensuite rembourser par son assureur. Disposer d’un contrat avec prise en charge directe (« direct billing ») dans certains hôpitaux namibiens ou sud-africains est un vrai plus.

Les besoins minimaux pour un séjour de moyenne ou longue durée comprennent :

la couverture des consultations et hospitalisations en privé ;

l’évacuation médicale (vers l’Afrique du Sud notamment, pour certains soins) ;

– les soins d’urgence, y compris chirurgicaux ;

– éventuellement la maternité et les soins périnataux si la famille s’agrandit sur place ;

– la prise en charge des maladies chroniques si nécessaire.

Plusieurs grands assureurs internationaux proposent des contrats dédiés aux expatriés, avec des plafonds élevés de couverture, un réseau de partenaires, et une hotline d’urgence 24/7. Certains assureurs locaux comme Nammed ou des fonds de type « medical aid » peuvent convenir pour des résidents déjà bien ancrés dans le pays, mais pour une première installation, les contrats internationaux offrent généralement plus de flexibilité.

Écoles et éducation : quelles options pour les familles ?

La Namibie consacre une part très importante de son budget à l’éducation, et le pays affiche un taux d’alphabétisation élevé pour la région. L’enseignement public est gratuit au primaire et au secondaire, mais l’offre reste très inégale, avec des taux d’encadrement élevés et des résultats encore insuffisants dans de nombreuses écoles.

Système scolaire national

L’école est obligatoire pendant dix ans, entre 6 et 16 ans environ (jusqu’à la fin du grade 10). Le système se structure ainsi :

pré-primaire (3–5 ans), non obligatoire mais en expansion ;

– primaire (grades 1 à 7), obligatoire, avec l’usage d’une langue locale ou dominante dans la région au début, puis le passage à l’anglais comme langue d’enseignement à partir du grade 4 ;

– junior secondary (grades 8 à 10), conclu par un certificat de fin de cycle ;

– senior secondary (grades 11 et 12), optionnel, avec des examens nationaux de type NSSCO (niveau ordinaire) puis NSSCAS (niveau avancé) pour l’accès à l’université.

Exemple :

La qualité des écoles publiques varie fortement selon les régions. Pour les expatriés, notamment ceux issus de systèmes éducatifs très structurés, les limites du système public (comme les classes surchargées, la pénurie d’enseignants bien formés et les difficultés d’apprentissage en anglais pour les élèves non francophones) rendent l’option des écoles privées et internationales la plus fréquente, au moins pour la scolarisation secondaire.

Écoles internationales et privées à Windhoek et sur la côte

Windhoek concentre la majorité des écoles internationales et établissements privés bien dotés. On y trouve :

Écoles internationales et privées à Windhoek

Panorama des principaux établissements scolaires privés et internationaux de la capitale namibienne, offrant des programmes d’études variés et des pédagogies distinctes.

Windhoek International School (WIS)

Seule école IB du pays, proposant le Programme Primaire (PYP), l’IGCSE et l’IB Diploma. Pédagogie internationale avec un corps enseignant très diversifié.

Deutsche Höhere Privatschule (DHPS)

École allemande privée bilingue (allemand/anglais) accueillant les élèves de la maternelle au secondaire supérieur.

St Paul’s College

École chrétienne anglophone suivant majoritairement le programme scolaire namibien.

St George’s Diocesan School

Autre école privée chrétienne de tradition anglophone.

Windhoek Gymnasium & autres

Windhoek Gymnasium Private School, The Windhoek Waldorf School et d’autres établissements combinant programmes nationaux et influences pédagogiques étrangères.

À Swakopmund et Walvis Bay, on trouve aussi des écoles privées et internationales de taille plus modeste, comme l’International School of Walvis Bay ou diverses « Privatschulen » de tradition germanophone.

Les frais de scolarité dans ces écoles sont élevés à l’échelle namibienne, mais restent souvent inférieurs à ceux de grandes métropoles occidentales. À titre indicatif, une école internationale à Windhoek facture souvent entre environ 65 000 et plus de 200 000 NAD par an selon le niveau (maternelle vs lycée). Les écoles privées locales, sans label IB, affichent des tarifs plus bas, mais restent loin de la gratuité.

Les places peuvent être limitées, notamment dans les niveaux clés (CP/Grade 1, 6e/Grade 7, lycée), et certains établissements demandent des tests d’entrée et un bon niveau d’anglais pour accueillir les élèves étrangers. Il est conseillé de contacter les écoles plusieurs mois à l’avance, d’envoyer les bulletins traduits en anglais et d’anticiper la demande de permis d’études pour les enfants étrangers le cas échéant.

Transports : bouger en ville et parcourir le pays

En Namibie, la voiture est reine. Les transports publics structurés sont quasi inexistants à l’échelle du territoire.

À Windhoek : taxis partagés, marche de jour et voiture

La capitale est assez compacte et se prête à la marche dans les quartiers centraux en journée. De nombreux expatriés utilisent néanmoins la voiture pour presque tout, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité (marcher après la tombée de la nuit est déconseillé dans beaucoup de zones).

Astuce :

Le système de taxi local repose principalement sur des véhicules partagés (« cabs ») à prix fixe pour les trajets habituels (environ 10 à 20 NAD par course). Ces petits taxis collectifs empruntent des itinéraires informels et prennent plusieurs passagers, similaires aux minibus. Pour des trajets plus directs ou lors de déplacements en soirée, il est recommandé et plus sûr de faire appel à des compagnies de taxis officiellement enregistrées, reconnaissables à leur flotte identifiée et à un numéro de téléphone de réservation.

Entre les villes : voiture, combis, bus ou avion

Pour rallier les différentes régions du pays, plusieurs options existent :

Moyens de transport en Namibie

Un aperçu des différentes options pour se déplacer à travers le pays, du plus flexible au plus rapide.

Voiture personnelle ou de location

Le moyen le plus flexible, à condition de savoir conduire à gauche et sur piste.

Minibus collectifs (« combis »)

Relient les principales villes à des tarifs attractifs (environ 16 NAD par 100 km). Niveau de sécurité et de confort variable.

Bus longue distance

Compagnies comme Intercape Mainliner ou Town Hoppers. Liaisons interurbaines plus sûres que beaucoup de minibus, mais horaires limités.

Train de passagers (Starline)

Dessert les grandes villes, mais à un rythme très lent avec de nombreux arrêts.

Vols domestiques

Au départ de l’aéroport d’Eros (Windhoek). Relient aux villes du nord et à la bande de Caprivi. Prix élevé mais gain de temps considérable.

Pour les expatriés amenés à se rendre fréquemment dans le nord ou à la frontière angolaise, l’avion est séduisant, mais coûteux. La plupart privilégient la voiture, parfois en covoiturage informel ou en combinant avec des navettes privées.

Banques, argent et fiscalité pratique

Le secteur bancaire namibien est moderne et bien régulé, avec des banques commerciales comparables à celles d’Afrique du Sud.

Ouvrir un compte : conditions pour les étrangers

Un expatrié peut ouvrir un compte bancaire local, mais la plupart des banques exigent de voir un permis de travail ou de résidence en règle. Un simple visa touristique est rarement suffisant pour un compte pleinement opérationnel. Les documents généralement demandés sont :

passeport en cours de validité ;

permis de travail/résidence ou, parfois, lettre d’employeur local ;

preuve d’adresse (bail, facture d’électricité, etc.) ;

justificatifs d’origine des fonds (bulletins de salaire, contrat de travail, etc.) .

Bon à savoir :

L’ouverture d’un compte bancaire implique un processus rigoureux de « Know Your Customer » et le respect de la réglementation anti-blanchiment. Une fois ouvert, le compte offre généralement une carte de débit locale, un accès à la banque en ligne et des services de base (virements, paiement de factures). Des comptes spécifiques pour non-résidents existent, mais ils peuvent être soumis à des contraintes particulières concernant les mouvements de fonds et l’origine des revenus.

Coûts bancaires et transferts internationaux

Chaque transaction par carte ou en agence est en principe soumise à une petite taxe gouvernementale (0,2 NAD par débit). Les virements internationaux passent généralement par SWIFT, avec des frais non négligeables et des marges de change souvent peu favorables.

Attention :

Pour un transfert d’argent à l’étranger, il est conseillé de comparer les frais des banques avec ceux des prestataires spécialisés. Il faut également se renseigner sur les limites de change et les justificatifs exigés pour les montants importants, comme pour l’acquisition d’un bien immobilier ou d’un véhicule.

Sur le plan fiscal, la Namibie applique un principe d’imposition à la source : en simplifiant, les revenus générés localement sont taxables en Namibie, alors que les revenus provenant de l’étranger peuvent, dans certains cas, échapper à l’impôt local. Il n’y a pas d’impôt sur la fortune, ni de droits de succession ou de donation dans le modèle classique, mais il est essentiel de consulter un fiscaliste pour articuler correctement les régimes du pays d’origine et de la Namibie.

Importer ses biens, sa voiture et ses animaux

Beaucoup d’expatriés veulent venir avec leurs meubles, parfois leurs véhicules ou leurs animaux de compagnie. La Namibie appartient à l’Union douanière d’Afrique australe, ce qui implique des règles spécifiques.

Déménagement international : effets personnels

Les effets personnels et biens ménagers utilisés depuis au moins un an peuvent, dans certaines conditions, être importés en franchise de droits et de TVA, sous réserve que le propriétaire :

ait résidé à l’étranger au moins un an avant le déménagement ;

importe les biens dans les six mois suivant son arrivée en Namibie ;

– ne vende ni ne loue ces biens pendant la durée de son séjour.

36.5

Il s’agit du taux total provisoire (20% de droits + 16.5% de TVA) à verser en attendant la régularisation du statut pour l’exonération.

Véhicule personnel : un sujet sensible

Importer une voiture d’occasion est plus complexe. En résumé :

Bon à savoir :

Pour importer un véhicule en franchise lors d’un retour ou d’une installation durable, il faut respecter plusieurs conditions : un seul véhicule par famille, détenu et utilisé depuis au moins un an avant l’importation. Il ne peut pas être revendu pendant deux ans. Les véhicules très anciens (seuils variables, ex: 8 ou 12 ans) et ceux à volant à gauche (sauf pour diplomates) sont généralement interdits. Hors exonération, des taxes s’appliquent : droits de douane (15% à 30+% de la valeur), TVA (16,5%), taxe ad valorem (0,2% à 9%) et parfois une taxe CO₂.

Les formalités impliquent un permis d’importation, un certificat de radiation du pays d’origine, le titre de propriété, la preuve de paiement, et la documentation standard de dédouanement. Depuis 2023, les voitures d’occasion doivent arriver transportées sur un porte-voitures spécialisé.

Animaux de compagnie

Les animaux doivent en principe passer par une quarantaine agréée et obtenir un permis d’importation. Les vaccinations à jour (y compris la rage, administrée entre 30 jours et 6 mois avant l’arrivée) et un certificat de bonne santé sont indispensables. En cas de non-conformité, les autorités peuvent refuser l’entrée à l’animal, l’imposer en quarantaine prolongée ou, dans les cas extrêmes, ordonner son euthanasie.

Il est souvent plus simple de transiter par un hub régional doté de bonnes infrastructures de quarantaine (Johannesburg, par exemple) avant le transfert final vers la Namibie.

Travailler et faire des affaires : opportunités et obstacles

La Namibie est souvent décrite comme un environnement difficile pour les affaires : les procédures administratives sont longues, le marché intérieur est étroit et la concurrence dans certains secteurs est forte. En revanche, des niches existent, notamment dans :

Secteurs d’opportunités

Principaux domaines économiques porteurs offrant des perspectives de développement et d’investissement.

Mines et industries extractives

Exploitation minière et activités connexes d’extraction des ressources.

Agriculture et agro-industrie

Production agricole et transformation adaptées aux environnements semi-arides.

Tourisme haut de gamme

Développement de lodges, safaris et expériences nature exclusives.

Énergies renouvelables

Investissement et développement dans les secteurs des énergies vertes.

Services spécialisés

Prestations en ingénierie, santé et technologies de l’information et de la communication (TIC).

Pour une entreprise étrangère qui souhaite embaucher sans créer immédiatement une filiale locale, il existe des prestataires dits « Employer of Record » (EOR), qui se chargent de l’hébergement juridique du salarié, de la paie, des déclarations sociales et parfois du sponsoring de visa, moyennant des honoraires. C’est une option intéressante pour tester le marché avec un ou deux collaborateurs sur place.

S’intégrer : réseaux d’expatriés et vie au quotidien

La communauté expatriée en Namibie, et à Windhoek en particulier, est assez réduite mais active. Le turn-over est important, de nombreux étrangers venant pour des contrats de quelques années dans les ONG, les missions diplomatiques, les entreprises minières ou les organismes internationaux.

Bon à savoir :

Des plateformes comme InterNations et des communautés en ligne d’expatriés ou de nomades numériques (sites spécialisés, groupes sur les réseaux sociaux) sont précieuses pour trouver un logement, des écoles, des médecins et d’autres services. Certains blogs de voyage offrent également des guides pratiques sur l’hébergement et la logistique locale.

La vie quotidienne reste cependant très différente de celle de grandes métropoles européennes : moins d’événements culturels, moins de commerces de niche, mais plus de temps pour les activités de plein air, les week-ends dans le désert ou sur la côte, les rencontres informelles chez les uns et les autres.

En conclusion

S’installer en Namibie tant qu’expatrié, c’est accepter un compromis : un cadre naturel spectaculaire, une capitale accueillante, calme, plutôt sûre et anglophone, en échange d’un marché de l’emploi restreint, d’une bureaucratie parfois lente, d’une offre de loisirs limitée et de défis bien réels sur le plan de la santé, de l’éducation et de la sécurité routière.

Ce pays convient particulièrement :

Exemple :

L’exemple concerne les principaux profils adaptés à une expatriation, notamment : les professionnels qualifiés recrutés par une entreprise locale ou internationale ; les familles prêtes à investir dans des écoles privées ou internationales ; les indépendants ayant des revenus stables à distance et cherchant un environnement plus serein que les grandes villes africaines ; et les retraités disposant de ressources solides et d’une bonne assurance santé.

Pour réussir cette expatriation, la clé est la préparation : anticiper le volet visa et travail, modéliser un budget réaliste, choisir soigneusement son quartier et son école, se doter d’une assurance santé robuste et prendre le temps de comprendre les réalités locales, au-delà des cartes postales du désert et des safaris.

Avec ces éléments en main, la Namibie peut devenir, pour plusieurs années, un point d’ancrage singulier, entre modernité et immensité désertique, où l’on apprend à vivre à un autre tempo, sous un ciel presque toujours bleu.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire durablement sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Namibie, Maurice, Grèce, Chypre), la stratégie retenue a consisté à cibler la Namibie pour sa fiscalité modérée, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie nettement inférieur à la France et un environnement stable, anglophone et sécurisant, avec la possibilité de structurer ses revenus via des sociétés locales ou internationales. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du permis de séjour avec achat ou location de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, organisation de la rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable, agent immobilier) et intégration patrimoniale (analyse, restructuration, véhicules d’investissement régionaux), tout en maîtrisant les risques de double imposition via la convention applicable et de contrôles fiscaux français.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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