Saint-Barthélemy fait partie de ces noms qui font immédiatement rêver. Plages de sable blanc, villas perchées sur des collines volcaniques, eau turquoise, boutiques de luxe et yachting mondain… Mais derrière la carte postale, vivre à l’année sur ce petit territoire français des Caraïbes est un vrai choix de vie, exigeant et très structurant, surtout pour un expatrié.
Ce guide détaille les aspects essentiels pour s’installer sur l’île : cadre de vie, quartiers, coût de la vie, logement, démarches administratives, marché de l’emploi, système de santé, scolarité, fiscalité, services bancaires, permis de conduire et intégration locale. Il fournit des données chiffrées et concrètes pour une prise de décision éclairée.
Comprendre Saint-Barthélemy avant de faire ses cartons
Installée dans les Petites Antilles, dans les Îles Sous-le-Vent, Saint-Barthélemy est une collectivité d’outre‑mer française. L’île se trouve à une trentaine de kilomètres au sud-est de Saint-Martin, et à environ 250 kilomètres de Porto Rico et des îles Vierges. Sa superficie est réduite, autour de 21 à 25 km² selon les sources, ce qui correspond à environ 8 à 9,7 miles carrés. Concrètement, on traverse l’île en voiture en une grosse heure en s’arrêtant pour admirer les points de vue.
Le point culminant de l’île, le Morne de Vitet, atteint 286 mètres d’altitude.
L’île est officiellement française : l’euro est la monnaie, « La Marseillaise » l’hymne national, et les habitants — les Saint-Barthélemois — sont citoyens français, détenteurs de passeports de l’Union européenne. La langue officielle est le français, même si l’anglais est largement compris dans l’hôtellerie, la restauration et les commerces de Gustavia ou de Saint-Jean. On entend également un patois français local dans certaines zones sous le vent et du créole français au vent.
Saint-Barthélemy, avec une population passant d’un peu moins de 10 000 habitants en 2017 à un peu plus de 11 000 aujourd’hui, constitue une micro-société. Son territoire est organisé en 40 quartiers, regroupés en deux paroisses historiques : Sous le Vent et Au Vent. La vie quotidienne s’articule principalement autour de quelques pôles urbains et villages, tels que Gustavia (la capitale), Saint-Jean, Lorient, Flamands et Grand Cul‑de‑Sac.
L’économie repose quasi exclusivement sur le tourisme haut de gamme et le commerce détaxé. Le PIB par habitant dépassait déjà 38 000 € en 2014, l’un des plus élevés des Caraïbes. Cette richesse apparente se traduit par un coût de la vie très élevé, une rareté du foncier et un positionnement de niche : Saint-Barthélemy cible des visiteurs très aisés, y compris de nombreuses célébrités.
Choisir son quartier : ambiance, prix, accessibilité
Sur un territoire aussi petit, le choix du quartier influe énormément sur le quotidien. Pour un expatrié, le premier critère est souvent l’équilibre entre proximité des services, budget logement et style de vie recherché (animé, familial, isolé, très luxe, etc.).
Gustavia : le cœur urbain et administratif
Capitale et principal port, Gustavia concentre l’administration, une grande partie des services et l’essentiel du shopping. Les ruelles pavées bordées de maisons coloniales colorées s’organisent autour du port de plaisance, rempli de yachts privés.
On y trouve les grandes enseignes de luxe (Louis Vuitton, Dior, Hermès, Cartier, Bulgari…), des restaurants gastronomiques, des bars et clubs, des galeries d’art, ainsi que l’office du tourisme. Gustavia est aussi le siège du petit hôpital de Bruyn et d’une pharmacie.
La plage de Shell Beach — recouverte de coquillages — est accessible à pied depuis le centre. La densité bâtie y est la plus élevée de l’île : appartements, petites résidences, quelques villas très recherchées. C’est l’un des secteurs où l’immobilier est le plus cher, du fait de la demande forte pour ce mode de vie « village à pied ». Pour un expatrié qui privilégie l’animation, l’accès simple aux commerces, aux services médicaux et aux écoles, Gustavia est un choix logique, mais couteux.
Saint-Jean : la carte postale dynamique
Sur la côte nord, Saint-Jean est l’autre cœur névralgique de l’île. Sa grande plage, bordée de clubs et de restaurants de plage comme Nikki Beach ou Pearl Beach, est l’une des plus fréquentées. L’hôtel Eden Rock, posé sur son éperon rocheux, est devenu un symbole de Saint-Barthélemy.
L’aéroport Gustaf III, où les avions frôlent la plage à l’atterrissage, est un spot réputé pour les observateurs. Juste en face se trouvent un grand centre commercial et le plus grand supermarché de l’île. La commune dispose également d’un plan d’eau protégé, classé réserve naturelle et équipé d’un ponton d’observation de la faune.
Les logements se répartissent entre villas accrochées au flanc des mornes, avec vues spectaculaires, et quelques biens plus proches de la mer. Les prix restent très élevés, mais parfois un peu moins que dans le centre de Gustavia. Pour un expatrié qui veut un compromis entre vie de plage, animations, commerce et accessibilité, Saint-Jean est un point de chute stratégique.
Lorient : le village local qui monte
Plus à l’est sur la côte nord, Lorient est un des plus anciens villages de l’île, avec une ambiance plus « locale » et traditionnelle. La baie d’Anse du Lorient offre deux visages : à l’ouest, un spot de surf dynamique, à l’est, des eaux calmes protégées par le récif, propices à la baignade en famille et au snorkeling.
Le village abrite des commerces de proximité, une boulangerie-pâtisserie, deux supermarchés, des restaurants dont le très populaire Jojo Burger, ainsi qu’une église catholique historique. Le cimetière de Lorient est aussi devenu un lieu de pèlerinage pour les fans de Johnny Hallyday, inhumé ici.
Longtemps plus abordable que Gustavia ou Saint-Jean, Lorient est en plein essor, avec un boom de constructions. Pour un expatrié cherchant une vie de quartier, un peu plus de mixité avec les habitants permanents, et des loyers légèrement moins stratosphériques, c’est une alternative intéressante.
Flamands, Colombier, Lurin, Pointe Milou : le calme avec vue
Sur la partie nord-ouest, Flamands est un quartier résidentiel et familial, organisé autour de la plus grande plage de l’île : un long croissant de sable blanc, parfois agité par la houle nord. Le village conserve une atmosphère de communauté, mais accueille aussi des établissements très haut de gamme, comme l’hôtel Cheval Blanc. Les villas nichées dans la végétation profitent d’un environnement paisible.
Colombier est une presqu’île réputée pour sa sérénité et ses villas ultra-privées offrant des vues panoramiques sur la mer et le port de Gustavia. Sa plage, l’une des plus spectaculaires de l’île, n’est accessible qu’à pied ou en bateau. Cet endroit discret attire notamment des célébrités. C’est l’idéal si la priorité est la tranquillité absolue, à condition d’accepter un accès moins direct aux services.
Lurin, au-dessus de Gustavia, regroupe de nombreuses villas de standing avec vues plongeantes sur la ville, l’océan et parfois les îles voisines (Nevis, Saba). On y vit dans un environnement calme tout en restant à quelques minutes en voiture du centre, des plages de Gouverneur ou de Saline et de Saint-Jean. Le secteur est réputé sûr et apprécié des résidents à l’année.
Pointe Milou, bras de terre avançant vers le nord-est, est souvent célébré comme l’un des plus beaux spots de coucher de soleil. Les villas y sont littéralement posées au-dessus de l’eau, avec des panoramas impressionnants vers Saint-Martin et Anguilla. L’hôtel Christopher y renforce l’image ultra chic du secteur. On y vient pour le calme et la vue, en acceptant des routes parfois abruptes.
Grand Cul-de-Sac, Petit Cul de Sac, Marigot : lagon et quiétude
Sur la façade nord-est, Grand Cul‑de‑Sac forme un lagon peu profond, protégé, idéal pour les sports nautiques « doux » : paddle, kayak, windsurf, kitesurf. L’atmosphère y est familiale, avec des hôtels de plage comme Le Sereno, Le Barthélemy ou Rosewood Le Guanahani et quelques restaurants les pieds dans l’eau. Beaucoup de villas appartiennent à des célébrités ou à des familles fortunées recherchant la tranquillité tout en restant à portée de tout.
Encore plus à l’est, Petit Cul de Sac propose un environnement plus isolé, avec une petite plage peu fréquentée et une mer parfois plus remuante. Le Domaine du Levant regroupe des villas très haut de gamme. Marigot, voisin, offre une impression de déconnexion totale, propice à une retraite paisible ou à une vie de retraité.
Saline, Gouverneur, Toiny, Grand Fond : l’île sauvage
Au sud, Saline et Gouverneur sont des cartes postales mais gardent un caractère sauvage. Saline, longtemps utilisée pour la production de sel (les marais salants sont toujours visibles), est une grande plage reculée, sans restaurant ni bar, appréciée notamment des naturistes. Une réserve naturelle protège une partie du site.
Une plage de sable blond isolée et préservée, entourée de collines et réputée pour son ambiance chic et sa légende de trésor de pirate.
Large plage de sable blond, rarement bondée, entourée de collines. Aucun aménagement touristique direct (pas de snack, pas de panneaux ostentatoires), ce qui renforce le sentiment d’isolement chic.
Une légende raconte qu’un pirate y aurait enterré un trésor, ajoutant une touche de mystère à ce lieu.
Les villas situées au-dessus de la baie figurent parmi les plus cotées et prestigieuses de l’île.
À l’est, Toiny et Grand Fond incarnent la côte « sauvage ». Anse de Toiny est magnifique mais dangereuse pour la baignade, à cause d’un fort courant ; elle est prisée des surfeurs. L’hôtel Le Toiny et la villa Nureyev, qui appartint au danseur Rudolf Noureev, symbolisent ce luxe discret au bout de la route. Grand Fond, cerné par des pitons rocheux, débouche sur une plage de galets connue pour ses piscines naturelles, accessibles à pied. C’est la zone la plus éloignée de Gustavia et de l’aéroport.
Corossol, Anse des Cayes, Vitet : vie locale et points hauts
Corossol, à cinq minutes de Gustavia, est un ancien village de pêcheurs où l’on croise toujours des artisans tressant chapeaux et paniers en feuilles de latanier. En hauteur, de nouvelles villas élégantes profitent d’une vue splendide sur le port. Le lieu est apprécié des familles locales pour les apéritifs au coucher du soleil.
Entre Flamands et Saint-Jean, Anse des Cayes mélange habitations de résidents permanents, petite plage étroite — avec un très bon spot de surf sur son extrémité est — et quelques villas de location. La proximité de l’aéroport, du centre commercial de Saint-Jean et de Lorient en fait un secteur pratique pour qui accepte le bruit des vagues (et parfois des avions).
Vitet, enfin, occupe le point le plus haut de l’île. Moins développé, très calme, encore doté de quelques terrains constructibles, il offre des vues plongeantes sur les baies de Cul‑de‑Sac et l’îlet Tortue. Pour un expatrié qui envisage un projet immobilier à long terme, c’est l’un des rares secteurs où l’on trouve encore un peu de foncier.
Coût de la vie : à combien revient vraiment une vie sur place ?
Les chiffres sont sans ambiguïté : Saint-Barthélemy fait partie des lieux les plus chers d’Amérique et d’Europe. La combinaison insularité + importation massive + positionnement luxe fait exploser presque toutes les lignes du budget.
Niveau de dépenses mensuelles
Des estimations globales donnent les ordres de grandeur suivants, en dollars, logement compris :
| Profil de foyer | Budget mensuel « moyen » logement inclus | Budget mensuel « serré » | Budget mensuel « luxe » |
|---|---|---|---|
| Célibataire | ~ 7 900 – 8 085 $ | ~ 3 862 – 4 110 $ | ~ 14 335 – 14 890 $ |
| Couple | ~ 10 313 – 10 367 $ | ~ 5 120 – 5 343 $ | ~ 18 870 – 19 127 $ |
| Famille (2 adultes + 2 enfants) | ~ 14 213 – 14 343 $ | ~ 7 137 – 7 437 $ | ~ 25 981 – 26 179 $ |
Convertis en annuel, cela place le coût de la vie d’un célibataire entre 95 000 et 97 000 $ par an, et celui d’une famille de quatre autour de 170 000 $ et plus, logement compris.
En euros, les recommandations se résument souvent à ceci : disposer d’au moins 3 000 €/mois de revenus pour un célibataire et 4 000 €/mois pour un couple pour couvrir les besoins essentiels dans des conditions correctes. Ces seuils restent prudents : pour un confort comparable à un mode de vie urbain aisé en métropole, il faut viser bien plus haut.
Logement : loyers et prix d’achat
Le logement est de loin le poste le plus lourd. Les loyers varient énormément selon la localisation, la vue, la proximité plage et le niveau de standing :
| Type de bien (achat) | Fourchette de prix approximative |
|---|---|
| Studio (T1) | 300 000 – 400 000 € |
| T2 (1 chambre) | 400 000 – 600 000 € |
| Maison 2 chambres | 800 000 – 1,5 million € |
| Villa de luxe | Plusieurs millions (jusqu’à 30+ M €) |
| Prix moyen appart. (m²) | ~ 11 000 €/m² |
| Prix moyen maison (m²) | ~ 14 500 €/m² |
Du côté des locations longue durée :
| Type de location (résidentiel) | Loyer mensuel approximatif |
|---|---|
| Appartement 2 pièces | 1 500 – 3 000 € |
| Maison / villa moyenne | 2 200 – 5 000 $ (et plus pour le luxe) |
À cela s’ajoute la difficulté majeure : l’offre à l’année est très limitée. Une bonne partie du parc est dédiée à la location saisonnière de villas (400 environ) et aux hôtels de petite capacité (environ 25 hôtels, la plupart de moins de 15 chambres). Beaucoup de propriétaires préfèrent louer à la semaine pendant la haute saison, où certains séjours du Nouvel An se facturent plus de 100 000 $ la semaine pour une grande villa, plutôt que de signer un bail classique.
En achat, le marché est ultra-sélectif. On trouve des propriétés entre 1,5 et plus de 30 millions d’euros. La bonne nouvelle, c’est l’absence d’impôt foncier annuel et la relative stabilité des prix, soutenus par une demande internationale constante et des règles de construction strictes qui limitent l’offre.
Les coûts de transaction sont, eux, significatifs : compter environ 5–6 % du prix pour les émoluments du notaire et 6–7 % en incluant droits d’enregistrement et frais divers. En pratique, pour un achat, l’acheteur prévoit une enveloppe d’environ +6 % au-dessus du prix net vendeur.
Charges courantes, alimentation, loisirs
Les dépenses mensuelles de base se situent à des niveaux nettement supérieurs à ceux de la métropole ou même de la plupart des grandes villes nord-américaines.
Pour un foyer standard :
| Poste de dépense | Fourchette mensuelle indicative |
|---|---|
| Électricité | 80 – 250 $ |
| Eau | 45 – 180 $ |
| Internet + TV | 85 – 165 $ |
| Téléphone mobile | 60 – 150 $ |
| Alimentation (courses) | 600 – 1 900 $ |
| Produits ménagers / hygiène | 65 – 320 $ |
Quelques prix illustratifs, qui donnent la mesure :
| Produit / service | Prix approximatif |
|---|---|
| Douzaine d’œufs | ~ 12,50 € |
| 1 kg de tomates | ~ 8,50 € |
| Poulet entier (~2 kg) | ~ 38,75 € |
| 1 l de lait | ~ 8,50 € |
| Baguette « standard » | ~ 9,50 € |
| Menu fast-food / à emporter | ~ 25 € |
| Bouteille de vin rouge correct | ~ 48,95 € |
| Paquet de cigarettes importées | ~ 25 € |
| Cappuccino / café | ~ 12,50 € |
| Dîner 3 plats pour deux (resto local) | ~ 96,50 € |
| Dîner 3 plats pour deux (restaurant chic) | ~ 150 € |
Les loisirs suivent la même logique : une croisière en bateau avec boissons tourne autour de 120 €, une séance de karting de 30 minutes autour de 120 €, un billet de cinéma 3D environ 30 €.
Cette cherté s’explique : quasiment tout — nourriture, matériaux, carburants, produits manufacturés — est importé. Le positionnement haut de gamme de l’île tire aussi les prix vers le haut.
Transport : voiture quasi obligatoire… et coûteuse
Saint-Barthélemy ne dispose ni de bus, ni de métro, ni de tram. Le seul « transport public » consiste en quelques taxis, peu nombreux et chers. Dans les faits, pour vivre sur place, posséder un véhicule ou au minimum le louer à long terme est quasi indispensable.
Les coûts typiques :
| Type de dépense transport | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Budget transport mensuel global | 40 – 700 $ (selon usage) |
| Location voiture (1 jour) | ~ 140 € |
| Taxi (5–10 km) | ~ 45 € |
| Carburant (1 litre) | ~ 6,50 € |
| Permis de conduire (formation) | ~ 2 300 € |
Les routes, souvent en béton, sont étroites, très sinueuses, parfois abruptes, avec des virages en épingle, notamment vers Colombier, Vitet, Lurin ou Pointe Milou. Il est courant de conseiller un petit véhicule maniable (Mini Cooper, petite Suzuki, Smart) plutôt qu’un gros SUV. Un plan de mobilité prévoit de limiter le nombre de véhicules, signe d’un réseau déjà saturé.
Démarches de séjour : visas, résidence, travail
Vivre à Saint-Barthélemy ne se résume pas à atterrir avec un billet aller simple. La collectivité suit le cadre juridique français, avec quelques spécificités liées à son statut de pays et territoire d’outre‑mer.
Entrer sur le territoire : touristes et premiers repérages
Pour un simple séjour de repérage, la majorité des expatriés potentiels bénéficient de la dispense de visa pour moins de 90 jours. C’est le cas des citoyens de l’Union européenne, des États‑Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Nouvelle‑Zélande, du Japon, de la Corée du Sud, de nombreux pays d’Amérique latine et caribéenne.
Les conditions classiques s’appliquent : passeport valide (souvent demandé valable au moins 3 à 6 mois au-delà de la date d’entrée) et billet retour ou de continuation. Les voyageurs qui transitent par Sint Maarten doivent remplir un formulaire d’entrée en ligne propre à ce territoire. La même logique vaut si l’on passe par la Guadeloupe.
Saint-Barthélemy n’étant pas dans l’espace Schengen, un visa Schengen « classique » pour la France métropolitaine ne suffit pas nécessairement. Pour les nationalités soumises à visa, il faut un visa français spécifiquement valable pour la « Collectivité Territoriale de Saint-Barthélemy et Saint-Martin » ou « France sauf CTOM/DFA » selon les mentions.
S’installer plus de 90 jours : long séjour, résidence et travail
Pour vivre à l’année, y travailler ou y prendre sa retraite, la question n’est plus celle du tourisme mais de l’immigration au sens français du terme.
Les citoyens de l’Union européenne ont, en principe, le droit de résider et de travailler sans être soumis à des quotas. Cependant, ils doivent respecter les règles locales en matière de fiscalité et de droit du travail.
Pour les ressortissants non européens (Américains, Canadiens, Britanniques post‑Brexit, etc.), le schéma est celui des visas long séjour et titres de séjour français :
– demande de visa long séjour auprès du consulat ou de l’ambassade de France du pays de résidence, en sélectionnant Saint-Barthélemy comme territoire de destination si l’intention est de s’y établir ;
– une fois sur place, demande de titre de séjour (carte de séjour) via l’administration française compétente.
Les demandes nécessitent en général :
– justificatifs de ressources suffisantes,
– assurance santé couvrant la durée du séjour,
– justificatif de logement,
– extraits de casier judiciaire,
– parfois projet professionnel ou contrat de travail.
Un permis de travail est obligatoire, avec différentes classes (temporaire, longue durée, permanent). Le projet professionnel doit correspondre au plan de développement local (création d’emplois, compétences rares, viabilité). L’employeur doit fournir un contrat et des certificats de travail, tandis que l’employé doit justifier d’une couverture santé et d’un logement.
Il n’existe pas de véritable « passeport doré » ou programme officiel de résidence ou citoyenneté par investissement ciblant directement Saint-Barthélemy : l’acquisition d’un bien immobilier ou l’investissement dans une entreprise peut appuyer un dossier, mais ne confère pas automatiquement un droit au séjour.
De la résidence à la résidence fiscale
Le statut clé pour de nombreux expatriés fortunés est celui de résident fiscal de Saint-Barthélemy. Il ne s’obtient pas du jour au lendemain. La loi locale s’appuie sur un critère temporel : il faut, en règle générale, avoir son foyer, son activité principale ou le centre de ses intérêts économiques sur l’île pendant au moins cinq années consécutives. Ce n’est qu’au-delà de ce délai qu’on peut prétendre au régime fiscal propre à l’île.
Dans cette perspective, les autorités comme les conseillers spécialisés insistent sur la nécessité de démontrer une « substance réelle » : véritable résidence principale, comptes bancaires locaux, activité économique ou professionnelle gérée sur place, participation à la vie locale. Les arrangements purement de façade sont dans le viseur.
Travailler et entreprendre : un marché dominé par le tourisme
Avec une économie centrée sur le tourisme de luxe, la majorité des emplois se concentrent dans l’hôtellerie-restauration, le yachting, le commerce de détail haut de gamme, les services à la personne et la construction.
Les salaires moyens officiels tournent autour de 2 000 €/mois, mais varient fortement selon le poste et le secteur. Quelques repères :
| Métier (indicatif) | Rémunération mensuelle approximative |
|---|---|
| Manager d’hôtel | ~ 4 000 € |
| Chef de cuisine | 3 500 – 4 500 € |
| Employé de restaurant | 1 800 – 2 200 € |
| Moniteur de plongée pro | 2 000 – 3 000 € |
Les possibilités d’emploi sont importantes en haute saison, mais beaucoup de contrats sont saisonniers. Les entreprises locales n’offrent pas toujours le billet d’avion ni le logement, d’où l’intérêt de négocier ces points dès le départ.
Outre le tourisme, on trouve des postes dans :
– l’immobilier (agences, gestion de villas),
– la gestion, la comptabilité, le droit,
– le commerce et le marketing,
– les travaux publics et la construction,
– les services médicaux,
– l’éducation et la garde d’enfants (tutoring, cours particuliers),
– l’agriculture et la pêche, à la marge.
Créer son activité est envisageable : formes de sociétés françaises (SARL, SAS…) avec enregistrement et obtention d’un numéro SIRET. Les démarches prennent généralement entre deux et six semaines. Certaines activités ou projets d’investissement peuvent faciliter l’obtention d’un permis de travail et d’un titre de séjour, à condition de démontrer la création de valeur et d’emplois locaux.
Fiscalité : comment fonctionne le « paradis » fiscal local ?
Le statut fiscal de Saint-Barthélemy attire de nombreux profils fortunés. Mais il repose sur des règles précises, loin du cliché du « no tax » immédiat pour tout le monde.
Un système territorial et autonome
Saint-Barthélemy dispose de son propre Code des contributions. La collectivité peut lever ses propres impôts sur les activités menées sur son territoire. La fiscalité française métropolitaine ne s’applique pas automatiquement, sauf renvoi explicite. L’île fonctionne en outre sans TVA.
Le principe général est territorial : on taxe prioritairement les revenus générés sur l’île. Les résidents fiscaux, au sens local, sont traités de façon particulièrement favorable.
Résidents fiscaux (après 5 ans)
Une fois acquis le statut de résident fiscal local — après au moins cinq années de résidence et d’ancrage économique —, un individu bénéficie d’un régime très avantageux :
– pas d’impôt sur le revenu local,
– pas d’impôt sur la fortune au titre des actifs situés à Saint-Barthélemy,
– pas de droits de succession ni de donation pour les actifs locaux dans certains cas,
– pas d’impôt sur les plus-values pour les biens locaux (sous conditions de durée de détention).
Les revenus provenant d’investissements à l’étranger ne sont généralement pas imposés par la collectivité, conformément au principe de territorialité. Cependant, les contributions sociales françaises (CSG, CRDS) peuvent s’appliquer à certains de ces revenus, notamment les loyers perçus.
Pour les revenus locatifs, par exemple, le taux local est de 0 %, mais des contributions sociales d’environ 15,5 % s’appliquent sur la base nette, et une taxe de séjour de 5 % est due sur les locations touristiques de moins de trois mois.
Nouveaux arrivants, non-résidents et plus-values
Pendant les cinq premières années, la situation est davantage mixte : le contribuable peut rester soumis au droit fiscal français classique pour ses revenus mondiaux, voire à la fiscalité de son pays d’origine s’il conserve des attaches fiscales.
Les non-résidents qui vendent un bien sur l’île peuvent être soumis à une taxation spécifique des plus-values. Les barèmes tiennent compte de la durée de détention, avec des taux de 35 % en cas de revente rapide, puis 20 % au-delà de huit ans, accompagnés d’abattements progressifs selon le nombre d’années de détention, jusqu’à une exonération totale après une période longue, notamment pour la résidence principale.
Les contributions sociales (CSG et CRDS) peuvent s’appliquer aux plus-values immobilières. Leur imposition dépend de la résidence fiscale du vendeur au moment de la cession.
Sur le plan immobilier, il n’existe pas d’impôt foncier récurrent, ce qui constitue l’un des attraits majeurs pour les détenteurs de patrimoine. En revanche, un droit de mutation d’environ 5 % est perçu lors de chaque transaction, supporté par l’acheteur, auquel s’ajoutent les frais de notaire pour arriver autour de 6–7 % au total.
Entreprises et structures patrimoniales
Les sociétés dont le siège de direction effective est à Saint-Barthélemy peuvent, sous conditions, être exonérées d’impôt sur les sociétés local. Elles doivent cependant s’acquitter d’une contribution forfaitaire annuelle (CFAE) composée d’une part fixe (300–350 €) et d’une part variable en fonction du nombre de salariés.
Les entités (sociétés, trusts, etc.) détenant des biens immobiliers sur l’île sont soumises à une taxe annuelle de 3 % de la valeur du bien, sauf si elles déclarent cette valeur chaque année ou remplissent certaines conditions d’exonération (par exemple, si le siège est en France métropolitaine).
Enfin, tous ces dispositifs s’inscrivent dans un cadre de transparence internationale : Saint-Barthélemy respecte les standards OCDE, applique l’échange automatique d’informations (CRS) via la France, et se conforme aux règles FATCA pour les ressortissants américains.
Banque et finances : ouvrir un compte et gérer son argent
Vivre à Saint-Barthélemy implique d’entrer dans l’écosystème bancaire français. Ouvrir un compte local est quasi indispensable pour percevoir un salaire, régler les factures d’eau, d’électricité, de téléphone, et faciliter les transactions immobilières.
Les grandes banques hexagonales — BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisse d’Épargne, LCL, CIC, La Banque Postale… — ou leurs représentations ultramarines sont présentes, directement ou via des réseaux associés. Les comptes sont en euros, les virements SEPA s’effectuent comme dans le reste de la zone.
Pour ouvrir un compte, on demande en général : un justificatif d’identité, un justificatif de domicile, et un dépôt initial.
Pour ouvrir un compte bancaire en France, vous devrez généralement fournir les documents suivants. Préparez-les à l’avance pour faciliter la démarche.
Un passeport en cours de validité ou une carte nationale d’identité.
Une facture récente (électricité, eau, téléphone) ou un contrat de location. Un justificatif de domicile étranger peut être accepté à défaut.
Votre visa ou titre de séjour en cours de validité, si vous n’êtes pas ressortissant de l’UE/EEE.
Vos trois dernières fiches de paie, votre contrat de travail ou votre dernier avis d’imposition.
Parfois requis : les relevés de compte de votre banque précédente.
Les non-résidents peuvent se voir proposer des comptes spécifiques, avec parfois des dépôts minimum plus élevés et des plafonds de mouvements. Pour les ressortissants américains, les contraintes FATCA peuvent compliquer l’ouverture, certaines banques se montrant plus frileuses.
En cas de refus, le droit au compte prévu par le Code monétaire et financier français permet de saisir la Banque de France pour obtenir la désignation d’un établissement. Dans la pratique, sur un territoire aussi restreint, il est souvent utile de passer par un interlocuteur local (notaire, avocat, conseiller fiscal) qui connaît les circuits.
Santé et scolarité : vivre en famille à Saint-Barthélemy
Pour un expatrié qui s’installe avec conjoint et enfants, deux questions pèsent lourd : peut-on se soigner correctement sur place ? Et comment scolariser les enfants ?
Offre de soins : bonne qualité de base, recours fréquent à l’extérieur
Le Centre Hospitalier de Bruyn, installé à Gustavia, assure les urgences, quelques lits d’hospitalisation (environ 20), des actes de chirurgie, de radiologie et divers examens. Il est complété par la Maison de la Santé de Saint-Jean et plusieurs cabinets médicaux répartis à Gustavia, Saint‑Jean ou Lorient.
On trouve des généralistes, des pédiatres, des dentistes, des ostéopathes, des gynécologues, parfois présents quelques jours par semaine. Certains spécialistes — cardiologues, ORL… — viennent régulièrement de Saint‑Martin en consultation.
Pour les pathologies complexes, les grossesses à risque, les interventions chirurgicales lourdes ou les traitements spécialisés (comme en cancérologie ou chirurgie cardiaque), les patients sont systématiquement évacués vers des plateaux techniques plus importants. Ces évacuations peuvent se faire vers la Guadeloupe, la Martinique, les États‑Unis, Puerto Rico ou la France métropolitaine.
En résumé, pour la bobologie, les accidents du quotidien, les suivis classiques, l’offre est comparable à celle d’un petit hôpital français. Mais il est indispensable de prévoir une bonne assurance santé, incluant l’évacuation sanitaire et la prise en charge de soins à l’extérieur. Pour les non-Français, ni la carte européenne d’assurance maladie (EHIC) ni le système britannique (GHIC) ne couvrent Saint-Barthélemy en tant que tel, d’où l’importance de contrats privés adaptés.
Écoles : scolarité française, mais pas d’université locale
L’enseignement suit le programme national français, sous la tutelle de l’Académie de la Guadeloupe. L’île dispose d’écoles maternelles et primaires publiques, ainsi que d’un lycée non sélectif pour le secondaire. L’enseignement se fait principalement en français, avec l’anglais comme langue étrangère.
L’île offre une immersion francophone intéressante pour les jeunes expatriés. Cependant, l’offre scolaire est limitée : peu d’établissements, classes parfois chargées et informations en ligne lacunaires. Les familles intéressées doivent souvent contacter directement les mairies et le rectorat pour obtenir des renseignements.
Il n’y a pas d’université sur l’île. Les études supérieures supposent donc un départ vers la métropole, la Guadeloupe, la Martinique ou vers des programmes anglophones ailleurs dans les Caraïbes, en Amérique du Nord ou en Europe. Certaines organisations spécialisées proposent des programmes « study abroad » ou des séjours linguistiques tournés autour de la voile, de la biologie marine et de la plongée, mais il s’agit davantage de séjours éducatifs temporaires que d’une solution universitaire locale.
Conduire et se déplacer au quotidien
Circuler à Saint-Barthélemy demande un temps d’adaptation, surtout pour ceux qui ne sont pas familiers des routes de montagne étroites.
Les règles appliquent le Code de la route français : conduite à droite, limitation de vitesse générale autour de 50 km/h, avec de nombreuses zones abaissées à 30 km/h. Le téléphone tenu en main est interdit, le port de la ceinture obligatoire, la priorité aux piétons est de mise.
Les routes présentent des pentes prononcées, des virages serrés et des angles morts, avec parfois un manque d’équipements de sécurité. La circulation est partagée avec une grande diversité d’usagers (scooters, quads, véhicules de livraison, touristes, bus scolaires) et des animaux, nécessitant une vigilance accrue.
Les conseils donnés par les résidents sont pragmatiques : rouler doucement, éviter de conduire vite la nuit si on ne connaît pas, prendre le temps de repérer les itinéraires de jour, privilégier les petits véhicules plutôt que les grosses berlines. Le stationnement est tendu à Gustavia et Saint-Jean en haute saison et la police veille, avec remorquages ou blocage de véhicules en cas d’infraction.
L’importation d’un véhicule personnel est strictement encadrée. Pour les particuliers, il faut d’abord déposer une demande préalable d’importation auprès de la Collectivité, accompagnée d’un certificat de conformité, d’un contrôle technique valide et des pièces d’identité. Les véhicules lourds ou modifiés sont généralement interdits. Une fois l’autorisation obtenue, il faut s’acquitter des droits de douane et d’octroi au port commercial. Après l’arrivée sur l’île, la procédure d’immatriculation finale s’effectue auprès du bureau compétent à Lorient, sur présentation des justificatifs : quitus douanier, carte grise étrangère, facture d’achat, contrôle technique et attestation d’assurance.
Pour un expatrié qui n’envisage qu’un séjour limité, la location longue durée auprès d’une agence locale reste souvent plus simple que l’importation.
Vivre au quotidien : sécurité, culture, loisirs, intégration
Au-delà des chiffres, ce qui fait la singularité de Saint-Barthélemy, c’est l’équilibre subtil entre une vie de village caribéen et une scène mondaine internationale.
Sécurité et qualité de vie
L’île est réputée comme extrêmement sûre. Les faits de délinquance sont rares, la gendarmerie nationale et quelques policiers assurent une présence discrète. On vit dans un climat de confiance assez inhabituel pour qui vient de grandes métropoles. Cet aspect attire de nombreuses familles et retraités à la recherche d’un quotidien apaisé.
La vie est rythmée par la saison touristique : très animée de décembre à mars, avec un pic autour de Noël et du Nouvel An, plus calme à la fin de l’été, période qui coïncide avec le cœur de la saison cyclonique. De nombreux établissements ferment en septembre‑octobre pour congés et travaux.
Malgré sa taille, Saint-Barthélemy a un agenda culturel dense. Le St. Barths Music Festival en janvier, le carnaval, des festivals de cinéma, des régates de prestige comme la St. Barth Bucket ou les Voiles de St. Barth, la fête de la Saint‑Barthélemy le 24 août, animent l’année.
Les journaux locaux, comme le Journal de St. Barth ou sa version anglaise saisonnière St Barth Weekly, relaient cette actualité, tout comme les radios FM de l’île. Des artistes, designers et créateurs de mode s’installent ou exposent régulièrement, en particulier à Gustavia et Saint‑Jean.
Plages, nature et sports
Les plages sont au centre de la vie locale : Saline, Gouverneur, Saint‑Jean, Flamands, Lorient, Shell Beach, Grand Cul‑de‑Sac, Colombier… Chacune a sa personnalité : certaines idéales pour la baignade en famille, d’autres pour le surf (Lorient, Anse des Cayes, Toiny, Grand Fond), d’autres pour le snorkeling (Colombier, réserve naturelle).
La réserve marine, créée à la fin des années 1990, protège plus de 1 000 hectares de récifs, herbiers et fonds sableux dans des zones comme Grand Cul‑de‑Sac, Colombier ou Petite Anse. Certaines activités y sont réglementées pour préserver la biodiversité.
Les sports nautiques sont omniprésents : plongée bouteille sur des épaves et des tombants abritant tortues, raies ou barracudas ; voile, kitesurf, paddle, pêche au gros. À terre, on pratique le yoga sur la plage, le tennis, la randonnée vers des piscines naturelles ou des points de vue.
Intégration : langue, codes et réseaux
Pour s’intégrer durablement, quelques réalités s’imposent. D’abord, le français. On peut survivre avec l’anglais dans les secteurs touristiques, mais pour se faire des amis, traiter avec l’administration, dialoguer avec l’école, le français reste incontournable. Des cours particuliers existent, mais ils sont chers et souvent ciblent une clientèle très aisée. L’immersion au quotidien, les médias locaux et une certaine tolérance à l’erreur accélèrent plus sûrement les progrès.
Saint-Barthélemy est une société mixte où la discrétion est très valorisée, malgré la présence de fortunes importantes. Il est apprécié de soutenir les associations locales, de participer à la vie des quartiers et de respecter l’environnement.
Enfin, les réseaux. Pour trouver un logement à l’année, un emploi de qualité ou un associé, le bouche-à-oreille compte souvent plus que les petites annonces. Nouer des relations dès les premiers séjours, via des clubs sportifs, des événements culturels ou des voisins, facilite grandement un futur projet d’installation.
Faut-il s’installer à Saint-Barthélemy ?
S’installer à Saint-Barthélemy en tant qu’expatrié n’a rien d’anodin. L’île offre une qualité de vie rare : sécurité, climat constant, mer omniprésente, niveau de services élevé, ambiance franco‑caribéenne singulière, fiscalité potentiellement très attractive pour ceux qui s’engagent sur le long terme. Elle permet de concilier, dans un petit périmètre, les codes d’une station balnéaire ultra luxe et d’un village insulaire où tout le monde finit par se connaître.
La vie dans cette région présente des défis majeurs : un coût de la vie parmi les plus élevés au monde, une offre limitée de logements annuels, une dépendance à la voiture, un accès parfois difficile aux soins très spécialisés et aux études supérieures, ainsi que la nécessité de maîtriser les complexités du droit français en matière d’immigration, de sociétés et de fiscalité.
Pour un projet mûri, financé avec réalisme, assorti d’une vraie volonté de s’ancrer localement, Saint-Barthélemy peut devenir bien plus qu’une carte postale : un lieu de vie à part entière, exigeant mais exceptionnel. L’essentiel est d’aborder cette aventure avec des chiffres solides, une compréhension fine du terrain et, surtout, le temps — au moins cinq ans — de construire une vraie histoire avec l’île.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale en s’installant à Saint-Barthélemy pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la métropole. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Saint-Barthélemy, Maurice, Chypre, Grèce), la stratégie retenue a consisté à cibler Saint-Barthélemy pour son régime fiscal spécifique de collectivité d’outre-mer (absence d’ISF local, fiscalité attractive pour les résidents, tout en restant dans l’environnement français). La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, convention FR–COM), obtention de la résidence locale avec achat de résidence principale, affiliation à la sécurité sociale locale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux métropolitains, mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, notaire), et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).
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