Les sports populaires à pratiquer en Égypte

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Découvrir les sports populaires à pratiquer en Egypte, c’est entrer au cœur de ce qui fait vibrer le pays au quotidien. Des terrains poussiéreux des quartiers populaires aux salles de sport ultra-modernes du Caire, des stades surchauffés aux eaux translucides de la mer Rouge, l’activité physique y est bien plus qu’un simple loisir : c’est un marqueur d’identité, un ciment social et un formidable terrain de rencontre entre traditions millénaires et pratiques ultracontemporaines.

Bon à savoir :

L’Égypte, avec ses 3 500 km de côtes, son climat chaud et sec et un fort ensoleillement (plus de 3 300 h/an), voit ses pratiques sportives directement façonnées par son environnement. Les sports de plein air sont privilégiés pendant la saison fraîche (novembre à mars), tandis que les activités aquatiques ou en intérieur climatisé sont préférées durant l’été brûlant.

Dans ce paysage, certaines disciplines dominent nettement, à commencer par le football, véritable religion laïque. Mais le pays est loin de se réduire à ce seul ballon rond : basket, handball, volley, squash, tennis, sports de combat, course à pied, sports nautiques et pratiques traditionnelles ou émergentes, la palette est étonnamment riche. En parallèle, la montée en puissance de la culture fitness transforme le rapport au sport dans les grandes villes.

Le football, passion nationale et sport roi

Impossible de parler des sports populaires à pratiquer en Egypte sans commencer par le football. Environ 60 % des Egyptiens se déclarent fans de ce sport, et près de 90 % le citent parmi leurs divertissements favoris à la télévision. Beaucoup suivent les matchs des clubs locaux ou de l’équipe nationale presque quotidiennement, au café, en famille ou entre collègues.

Le championnat local, la Premier League égyptienne, est la vitrine de cette passion. Créée en 1948, elle réunit aujourd’hui 18 équipes et se déroule sur un format aller-retour, soit 34 matchs par club. Le système est classique : trois points pour une victoire, un point pour un nul, promotion–relégation avec la deuxième division. Sur plus de sept décennies, environ 70 clubs ont goûté à l’élite, mais la compétition est restée dominée par deux géants, Al Ahly et Zamalek.

Un championnat dominé par Al Ahly et Zamalek

Al Ahly est de loin le club le plus titré du pays et du continent. Sur 61 championnats entre 1948 et 2020, il en a remporté 42, soit près de 70 % des titres. Aujourd’hui encore, il affiche 45 couronnes nationales, quand Zamalek, son rival historique, en compte 14. Derrière ce duo, seulement quelques noms ont réussi à s’intercaler au palmarès : Ismaily, Ghazl El Mahalla, Al Mokawloon Al Arab, l’Olympic Club ou encore Tersana.

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Nombre de fois que les clubs égyptiens ont remporté la Ligue des champions africaine, illustrant la domination du pays sur le football continental.

Depuis quelques années, un nouveau venu bouscule cet ordre établi : Pyramids FC, racheté par un milliardaire saoudien en 2018. En injectant des moyens importants, le club s’est rapidement transformé en prétendant sérieux au titre, au point d’éclipser Ismaily dans le rôle de « troisième force » du championnat. Lors de la saison 2021–2022, Zamalek a remporté la Premier League, Pyramids FC a terminé deuxième, et Al Ahly seulement troisième, une première pour le géant rouge depuis 1992.

Pour prendre la mesure de cette hiérarchie, il suffit de regarder les statistiques de suivi en ligne. Sur les recherches internet entre 2019 et 2020, Al Ahly concentrait environ 50 % du volume, Zamalek 38 % et Ismaily entre 2 et 4 %. Sur les réseaux sociaux, en octobre 2022, Al Ahly comptait près de 33 millions d’abonnés, Zamalek 22 millions, loin devant les autres clubs africains.

Le Caire, capitale du derby et des grands stades

La rivalité entre Al Ahly et Zamalek, connue sous le nom de Cairo Derby, dépasse largement le cadre sportif. Ce match est suivi par plus de la moitié de la population du pays, rassemble les familles, divise les amis, et nourrit les discussions des jours durant. Il a une telle portée qu’il a été classé parmi les derbies les plus intenses au monde.

94000

Capacité du Misr Stadium, le plus grand stade d’Égypte, situé dans la nouvelle capitale administrative.

Dans le nord, le Borg El Arab Stadium, à Alexandrie, peut accueillir 86 000 personnes. Ces infrastructures ont permis à l’Egypte d’organiser de nombreuses compétitions majeures, notamment plusieurs éditions de la Coupe d’Afrique des nations, ainsi que des tournois de jeunes FIFA.

Une histoire marquée par les ultras et les drames

L’engouement pour le football en Egypte s’exprime aussi à travers des groupes de supporters ultras, très organisés, nés à partir des années 2000. Ces groupes ont joué un rôle central dans l’animation des tribunes, avec tifos géants, chants, fumigènes et une identité très marquée. Mais ils ont également pesé politiquement, notamment lors de la révolution de 2011, où certains ont participé aux manifestations en brandissant des cartons rouges symboliques.

Attention :

La méfiance des autorités et des drames comme ceux de Port Saïd (2012, 74 morts) et du stade de la Défense Aérienne (2015, 22 morts) ont conduit à une répression progressive : matches à huis clos, qualification des groupes ultras comme ‘organisations terroristes’ en 2015, restrictions, surveillance, et dissolution officielle des principales factions en 2018.

Cette histoire explique pourquoi, pendant des années, le public a été banni des tribunes ou admis au compte-gouttes. À partir de 2017, les autorités ont commencé à rouvrir progressivement les stades : d’abord une centaine de spectateurs, puis plusieurs milliers. Pour la saison 2021–2022, 2 000 personnes étaient autorisées par match, chiffre relevé à 5 000 quelques mois plus tard, puis à 3 000 par équipe au début de la saison suivante. Les supporters reviennent lentement, mais sous un strict contrôle : collecte de données personnelles, surveillance renforcée, interdiction de certains chants ou symboles.

Pratiquer le football au quotidien

Pour l’Egyptien moyen, le football n’est pas qu’un spectacle : c’est d’abord un jeu accessible, pratiqué dans les ruelles, sur les terrains vagues ou dans les nombreux clubs omnisports du pays. Une enquête menée en 2018 indiquait que la moitié de la population déclarait avoir joué au football dans le mois écoulé. La densité d’installations reste inégale, mais les statistiques officielles recensent plus de 5 200 structures sportives dans le pays en 2021, en légère hausse par rapport à l’année précédente.

La pratique se fait à tous les niveaux : futsal improvisé dans les quartiers, tournois inter-entreprises, championnats amateurs, centres de formation professionnels. Les clubs historiques comme Al Ahly ou Zamalek disposent d’écoles de jeunes très structurées. De nouveaux projets misent également sur l’inclusion des femmes, longtemps cantonnées au rôle de spectatrices. Des académies et clubs féminins émergent dans les grandes villes, même si l’équipe nationale féminine reste encore loin des standards mondiaux.

Basket, handball et volley : la force des sports collectifs

Si le football domine nettement les conversations, d’autres sports collectifs occupent une place importante dans le paysage égyptien, notamment le basket, le handball et le volley. Ils bénéficient d’une double dynamique : une pratique d’élite très performante au niveau continental, et un maillage de clubs amateurs qui permet à de nombreux jeunes de s’y essayer.

Les études sur la popularité des sports classent généralement ces disciplines juste derrière le football. Pour la période récente, une liste des 10 sports les plus suivis en Egypte place le basket au deuxième rang, le volley au troisième et le handball juste derrière.

Le basket : deuxième sport le plus pratiqué

Introduit dès les années 1920, le basket a rapidement trouvé sa place dans les écoles et clubs du pays. La fédération égyptienne de basket, fondée en 1934, supervise aujourd’hui un réseau dense de plus de 200 clubs et plus de 30 000 licenciés. Le championnat national, la Super League, réunit les meilleurs d’entre eux et jouit d’une solide audience.

Exemple :

L’Équipe nationale égyptienne a remporté le championnat continental (AfroBasket) en 1983 et cumule 17 médailles au total dans cette compétition, ce qui la place au deuxième rang des nations les plus titrées, derrière l’Angola. Le pays a organisé l’AfroBasket à six reprises et y a gagné quatre médailles d’or lorsqu’il était hôte, illustrant son influence majeure sur le basket-ball en Afrique.

Cette tradition s’est prolongée à l’ère moderne avec la Basketball Africa League (BAL), la ligue panafricaine soutenue par la NBA. En 2021, Zamalek a remporté la première édition de cette compétition, donnant un coup de projecteur supplémentaire au basket égyptien. Historiquement, certains joueurs ont également percé à l’international : Alaa Abdelnaby, par exemple, est passé par la NBA, devenant un des premiers Egyptiens à y évoluer.

Dans la pratique, le basket se joue beaucoup dans les clubs omnisports, les écoles privées, les campus universitaires, et prend de l’ampleur dans les quartiers grâce à la multiplication de terrains extérieurs. Il attire autant par son aspect spectaculaire que par son image moderne, très présente sur les réseaux sociaux.

Le handball : un géant africain et mondial

Le handball égyptien est un autre domaine d’excellence. Le championnat national existe depuis la fin des années 1950, et la fédération, reconnue par l’instance mondiale (IHF) dès 1960, a progressivement structuré une filière de formation très performante. L’équipe masculine a remporté cinq fois le championnat d’Afrique des nations et est championne continentale en titre.

Sur la scène mondiale, l’Egypte s’est imposée comme la première nation non européenne à atteindre les demi-finales des championnats du monde et les demi-finales olympiques. Un sommet a été atteint en 2001 avec une quatrième place mondiale, résultat reproduit en termes de niveau de jeu par les générations récentes, qui ont terminé septièmes en 2021 et 2023.

Les clubs comme Al Ahly, Zamalek, Smouha ou Gezira dominent le championnat et brillent dans les coupes africaines. Le pays a suffisamment de poids pour organiser des événements majeurs, comme le Mondial des clubs masculins de 2025. À cette occasion, un quart de finale de Mondial jeunes entre l’Espagne et l’Egypte a attiré plus de 22 000 spectateurs, un record d’affluence pour la discipline à ce niveau.

Au niveau de la pratique, le handball est bien implanté dans les écoles et les clubs, surtout en milieu urbain. Il attire particulièrement les jeunes garçons, séduits par le rythme élevé, le contact physique et les perspectives de carrière internationale. Des figures comme Ahmed El-Ahmar, considéré comme l’un des meilleurs arrières droits de sa génération, servent de modèles.

Le volley : une discipline très présente à tous les niveaux

Le volley-ball se classe généralement dans le trio de tête des sports collectifs pratiqués en Egypte après le football et le basket. L’équipe masculine a participé cinq fois aux Jeux olympiques, à partir de 1976, et a remporté neuf championnats d’Afrique jusqu’en 2023. L’équipe féminine, de son côté, est quadruple championne d’Afrique.

Bon à savoir :

Les clubs du Caire, Al Ahly et Zamalek, dominent le football national égyptien et brillent dans les compétitions continentales. De plus, l’équipe féminine de volley-ball du Zamalek a réalisé une première historique en se qualifiant pour le Championnat du monde des clubs de la FIVB, un tournoi de haut niveau.

Le volley ne se limite pas à la salle. Le pays développe aussi la pratique du beach-volley, portée par son extraordinaire façade maritime. Une équipe féminine égyptienne a ainsi marqué les esprits aux Jeux de Rio en 2016, en évoluant en hijab sur le sable face à des adversaires en bikini complet, image devenue emblématique de la diversité culturelle du sport. L’Egypte a également participé à la Coupe continentale CAVB de beach-volley entre 2018 et 2020.

Dans la vie quotidienne, le volley est très accessible : on le trouve dans les clubs de quartier, les écoles, les universités, et sur les plages, surtout autour d’Alexandrie et de la mer Rouge. Son côté convivial et mixte en fait un choix de plus en plus apprécié par les familles et les groupes d’amis.

Squash, tennis, natation, sports de raquette : le goût de la performance

Au-delà des sports collectifs, l’Egypte s’est forgé une réputation mondiale dans plusieurs disciplines individuelles, en particulier le squash, mais aussi le tennis, la natation, la boxe, le tennis de table ou le taekwondo. Ces sports sont très pratiqués dans les clubs urbains, qui proposent souvent un bouquet multi-activités.

Le squash : une superpuissance mondiale

Si un sport incarne la domination égyptienne à l’échelle planétaire, c’est bien le squash. Depuis les années 1930, le pays produit des champions de très haut niveau, mais c’est surtout depuis les années 1990 que la vague égyptienne submerge la discipline. L’implication personnelle de l’ancien président Hosni Moubarak, lui-même joueur assidu, a contribué à développer les infrastructures et à médiatiser le squash.

Aujourd’hui, l’Egypte a remporté à sept reprises les championnats du monde par équipes, et ses joueurs et joueuses se partagent régulièrement la première place du classement mondial. Des noms comme Amr Shabana, quatre fois titré au Mondial individuel, ou Ramy Ashour, virtuose sacré numéro un en 2010, ont inspiré une génération entière. Côté féminin, Nour El Sherbini, Raneem El Weleily ou Nour El Tayeb ont occupé la tête du classement mondial et remporté de multiples titres majeurs.

10000

Nombre de pratiquants licenciés de squash en Égypte.

Tennis et sports de raquette

Le tennis bénéficie lui aussi d’une longue tradition. La fédération égyptienne a vu le jour au début des années 1920, et l’équipe nationale participe à la Coupe Davis depuis 1929. Ismail El Shafei, figure marquante, a remporté un titre du Grand Chelem en double dans les années 1970 et reste une référence. Plus récemment, Mohamed Safwat est devenu le premier Egyptien à entrer directement dans le tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem.

Dans les grandes villes, les clubs sportifs disposent presque toujours de courts de tennis, et la pratique se démocratise, même si elle reste un peu plus coûteuse que les sports collectifs. Le tennis de table est nettement plus accessible, avec une base estimée entre 150 000 et 200 000 joueurs à travers le pays. L’Egypte domine largement la scène africaine du ping-pong, comme en témoignent les six médailles d’or décroché à la dernière édition des Jeux africains. Des athlètes comme Omar Assar, plusieurs fois champion d’Afrique et brillant en Jeux olympiques, ou la jeune Hana Goda, déjà titrée à 17 ans sur le continent, incarnent ce dynamisme.

Natation, boxe, taekwondo : disciplines olympiques en plein essor

La natation plonge ses racines dans l’Antiquité : le Nil a longtemps été le principal « bassin » des Egyptiens. Depuis les années 1930, des nageurs égyptiens apparaissent régulièrement aux Jeux olympiques. Farida Osman, sprinteuse en papillon, détient plusieurs records d’Afrique et a décroché une médaille mondiale, devenant un symbole de réussite féminine dans un sport exigeant.

2000

Nombre de boxeurs licenciés en Égypte, évoluant dans près de 200 clubs.

Le taekwondo, lui, illustre la montée en puissance d’arts martiaux d’origine étrangère. Avec plus de 100 000 pratiquants enregistrés, le pays est l’un des bastions africains de la discipline. Hedaya Malak, double médaillée olympique, est devenue une icône, ouvrant la voie à de nombreuses jeunes filles.

Pour avoir une vision synthétique des disciplines de haut niveau, on peut résumer les principaux sports d’élite égyptiens ainsi :

SportPosition dans les classements de popularité nationauxRésultats majeurs / statut
Football1er7 CAN, 4 qualifications au Mondial
Basket-ball2e17 médailles africaines, BAL 2021
Volley-ball3e9 titres africains masculins, 4 féminins
HandballTop 55 titres africains, 1/2 finales mondiales
SquashTop 107 titres mondiaux par équipes, n°1 mondiaux multiples
Tennis de tableTop 10Domination africaine, médailles aux Jeux africains
TaekwondoTop 10Médailles olympiques, base de pratiquants très large

La montée en puissance de la culture fitness

Au-delà du sport d’élite, la principale évolution des dernières années en Egypte est l’explosion de la pratique fitness, surtout dans les grandes agglomérations. Le Caire, Alexandrie et Gizeh voient se multiplier les salles de sport modernes, les studios spécialisés, les clubs de running, les communautés de cyclistes ou de crossfit.

Les raisons sont multiples : urbanisation rapide, généralisation du travail de bureau, prise de conscience des risques liés à la sédentarité, essor d’une classe moyenne attentive à son image et à sa santé, influence des réseaux sociaux et des modèles internationaux de « corps parfait ». Ce phénomène s’inscrit dans une tendance mondiale, mais avec des spécificités locales.

Des salles de sport pour tous les budgets

Le marché du fitness égyptien affiche une croissance impressionnante. Selon différentes études, il pourrait dépasser les 300 millions de dollars de chiffre d’affaires d’ici la prochaine décennie, avec des taux de croissance annuels à deux chiffres. On trouve aujourd’hui des centres dans de nombreux types d’infrastructures : clubs commerciaux, hôtels et resorts, écoles et universités, résidences privées, hôpitaux, clubs sportifs traditionnels, institutions publiques.

Astuce :

Le marché des salles de sport au Caire présente une large palette d’offres. On trouve des établissements haut de gamme, notamment à New Cairo ou Zamalek, qui se distinguent par des équipements dernier cri, des cours en petits groupes, un encadrement personnalisé et un environnement luxueux. À l’opposé, des salles plus modestes proposent des abonnements plus abordables, ciblant spécifiquement les classes moyennes. Cette montée en gamme coexiste avec un riche tissu de petites salles de quartier, parfois très rudimentaires, mais qui ont l’avantage d’être financièrement accessibles.

Les clubs omnisports historiques – Gezira, Heliopolis, Al Ahly, Zamalek, Maadi, Smouha, Shooting Club, etc. – jouent un rôle clé. Ils combinent piscines, terrains, courts de tennis et espaces fitness. Les droits d’entrée sont élevés, parfois plusieurs centaines de milliers de livres égyptiennes pour une famille, avec des différences selon le niveau d’études et la localisation. Ces clubs fonctionnent comme de véritables micro-sociétés : lieux d’entraînement, de socialisation, d’événements et de vie familiale.

Cours collectifs, running communautaire et triathlons

Dans cette nouvelle culture fitness, les cours collectifs ont un succès particulier. Des séances de HIIT, de Zumba, de Pilates, de yoga, de TRX ou encore de Kangoo jumps (sauts avec chaussures à ressort) se multiplient. Ils répondent au besoin de convivialité, de motivation de groupe et d’encadrement professionnel.

Exemple :

La pratique de la course à pied connaît un véritable essor au Caire, avec des collectifs comme Cairo Runners qui organisent des courses hebdomadaires dans les rues, attirant des centaines à des milliers de participants. Des événements majeurs comme le Cairo Marathon et la Zayed Charity Run rassemblent quant à eux des dizaines de milliers de coureurs. Les lieux de pratique se diversifient, allant des parcs urbains comme Al-Azhar aux espaces naturels comme la réserve désertique de Wadi Degla, devenue un terrain privilégié pour le trail.

Dans la foulée de ce mouvement, le triathlon s’installe. Des organisations spécialisées, comme The TriFactory, montent des épreuves à Sahl Hasheesh, El Gouna, Alexandrie, Aswan, voire au pied des pyramides. Les athlètes combinent natation en mer, cyclisme sur route et course à pied dans des décors spectaculaires, attirant une clientèle locale et internationale.

Sport, bien-être et entrepreneuriat

Ce boom du fitness repose en grande partie sur une nouvelle génération d’entrepreneurs sportifs. Entraîneurs, anciens athlètes, nutritionnistes, spécialistes du bien-être montent des concepts de studios, de bootcamps, d’événements ou de plateformes en ligne. On voit apparaître des marques locales de programmes en ligne, de coaching personnalisé ou de contenus fitness sur les réseaux.

Bon à savoir :

La fermeture des salles en mars 2020 a forcé le secteur à se réinventer rapidement via des cours en ligne (Zoom, vidéos, programmes à domicile). Si cette crise a fragilisé financièrement de nombreuses structures, elle a aussi permis l’émergence de modèles hybrides (présentiel/digital) et l’élargissement de la clientèle, y compris à l’international.

En parallèle, la dimension bien-être s’affirme. De plus en plus de lieux associent sport, nutrition, développement personnel, parfois méditation. Des studios de yoga ou de pilates, des retraites bien-être dans des endroits comme l’oasis de Siwa, des programmes axés sur la santé mentale complètent l’offre. L’idée d’un « style de vie sain » s’installe, même si elle reste encore principalement urbaine.

Sports nautiques et plein air : la mer Rouge comme terrain de jeu

Avec ses 3 500 kilomètres de côtes, notamment le long de la mer Rouge, et la présence du Nil, l’Egypte est un terrain idéal pour la pratique de nombreux sports aquatiques. Les conditions météorologiques sont particulièrement favorables : peu de précipitations, beaucoup de soleil, des températures douces en hiver et chaudes en été, des vents réguliers sur certaines zones.

Plongée, snorkeling et vie marine

La mer Rouge est un paradis mondialement connu pour la plongée sous-marine et le snorkeling. Des villes comme Sharm El-Sheikh, Hurghada, Marsa Alam, Dahab, Makadi Bay, Soma Bay ou Safaga vivent en grande partie de ce tourisme subaquatique. Les récifs coralliens y sont parmi les plus beaux de la planète, avec une biodiversité qui include poissons multicolores, tortues géantes, dauphins, parfois dugongs.

Des dizaines de centres de plongée proposent des sorties quotidiennes, des baptêmes pour débutants, des formations PADI ou des croisières sur plusieurs jours. À Soma Bay, par exemple, des excursions de plongée sont organisées quasiment tous les jours sur une plage horaire étendue. Certains sites sont devenus mythiques, comme le Blue Hole de Dahab, impressionnant gouffre sous-marin, ou encore les tombants du parc national de Ras Mohamed, près de Sharm El-Sheikh.

Bon à savoir :

Pour les nageurs et amateurs de masque-tuba, la plupart des hôtels de la Mer Rouge disposent de pontons donnant directement accès à des récifs peu profonds. Des excursions, comme celle de Dolphin House au large d’Hurghada, permettent également de combiner baignade et observation de la faune dans un cadre encadré, offrant souvent la possibilité de nager à proximité des dauphins.

Kitesurf, windsurf et sports de glisse

Le littoral de la mer Rouge est également très prisé pour les sports de glisse tractés par le vent. Le kitesurf et la planche à voile trouvent des conditions idéales dans des lagons comme El Gouna, Nabq, Safaga, ou encore certains secteurs de Soma Bay. Le vent y est régulier, la mer protégée par les récifs, ce qui garantit à la fois sécurité et plaisir.

Des écoles se sont spécialisées dans ces disciplines et accueillent un public allant du débutant complet au rider confirmé. Des « kite safaris », croisières en bateau d’une semaine dédiées au kitesurf, permettent d’enchaîner les sessions sur des spots isolés. Pour les touristes comme pour les locaux, ces sports sont devenus des incontournables des vacances actives.

Activités Nautiques

Découvrez la gamme complète des sports et loisirs aquatiques disponibles dans les stations balnéaires, pour tous les âges et tous les niveaux.

Jet-ski

Sensation de vitesse et d’adrénaline sur l’eau avec un engin motorisé puissant.

Ski nautique

Glissez sur l’eau tracté par un bateau, un sport nautique classique et technique.

Paddle Board (SUP)

Navigation en stand-up paddle, idéale pour explorer les eaux calmes en équilibre.

Kayak de mer

Pagaie à votre rythme pour découvrir les criques et le littoral en autonomie.

Activités Ludiques Tractées

Amusement garanti en groupe sur des bananes ou des bouées gonflables tirées par un bateau.

Bateaux à Fond de Verre

Observation des fonds marins et de la vie aquatique sans se mouiller, parfait pour toute la famille.

Sur le Nil et dans les parcs : kayak, aviron, balades

Le Nil lui-même est un terrain de jeu à part. Au Caire, à Maadi ou Dokki, des clubs proposent du kayak, du stand-up paddle ou de l’aviron, parfois sous forme d’académies structurées. Cela permet de pratiquer un sport de rame au cœur de la ville, tout en bénéficiant d’une perspective différente sur la capitale.

Plus au sud, à Assouan ou Louxor, la pratique prend une dimension plus contemplative. Les balades en felouque – ces voiliers traditionnels – sont une activité phare. Si elles relèvent plus de la promenade que du sport intense, elles n’en restent pas moins physiques pour les équipages, et constituent une expérience emblématique pour les voyageurs.

Dans et autour du Caire, certains parcs urbains, comme le parc Al-Azhar ou la réserve de Wadi Degla, sont prisés pour la marche, le jogging, le vélo ou l’escalade. Ces espaces verts jouent un rôle crucial de régulation climatique dans une ville sujette aux vagues de chaleur. Ils offrent aux citadins un environnement plus sain pour leurs activités physiques, alors que le réchauffement climatique augmente la fréquence et l’intensité des épisodes de canicule.

Tradition, histoire et nouvelles pratiques

Un des traits fascinants des sports à pratiquer en Egypte est la cohabitation de pratiques très anciennes et de disciplines extrêmement modernes. Le pays aime rappeler que certaines des plus vieilles traces d’activités athlétiques au monde proviennent de Memphis, à la fin du IVe millénaire avant notre ère. La lutte, la boxe, la natation, le tir à l’arc ou le lancer de javelot faisaient déjà partie des jeux des anciens Egyptiens.

Sports traditionnels et héritage ancien

Certaines pratiques ancestrales subsistent aujourd’hui, parfois sous une forme modernisée. Le tahtib, par exemple, est un art martial basé sur l’utilisation d’un bâton, autrefois utilisé pour régler des conflits ou pour s’entraîner au combat. Il reste pratiqué dans certaines régions, notamment en Haute-Egypte, souvent lors de fêtes populaires.

Bon à savoir :

Inventé en Égypte, le speed-ball se pratique avec une raquette pour frapper une balle attachée par une corde à un mât, afin de la faire tourner. Bien que peu connu internationalement, il compte des adeptes locaux et est souvent cité parmi les sports typiquement égyptiens.

La fauconnerie, qui consiste à dresser des rapaces pour la chasse, fait partie d’une tradition plus large du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, et reste associée à un certain art de vivre. Quant à la danse orientale (raqs sharqi), elle est souvent considérée comme une forme d’expression artistique, mais elle représente aussi une activité physique exigeante, pratiquée par de nombreuses femmes.

Nouvelles tendances : padel, street football, pole fitness

En parallèle, de nouvelles disciplines ont fait leur apparition au cours des dernières années. Le padel, sport de raquette dérivé du tennis et du squash, se développe rapidement. Des terrains dédiés fleurissent dans les quartiers aisés du Caire, à Gizeh et dans les villes balnéaires. Son côté ludique, convivial et relativement facile d’accès en fait un sport de sociabilité.

Bon à savoir :

Le street football, traditionnellement ancré dans les quartiers, se développe désormais via des tournois et ligues officiels. Parallèlement, des disciplines connexes comme le futsal connaissent une professionnalisation croissante.

Des pratiques plus inattendues, comme le pole fitness (une version sportive de la danse sur barre), trouvent leur public dans certains studios de la capitale. Elles participent à l’élargissement du champ des possibles, notamment pour un public féminin urbain en quête de nouvelles expériences sportives.

Pour donner un aperçu de la diversité des sports pratiqués en Egypte, une autre façon de les classer consiste à les regrouper par environnement principal :

Environnement principalSports couramment pratiqués en Egypte
Urbain (intérieur)Fitness, musculation, basket, hand, volley, squash, tennis de table, arts martiaux, boxe
Urbain (extérieur)Football de rue, running, cyclisme, street workout, patinage, padel, gymnastique de plein air
Côtier / Mer RougePlongée, snorkeling, kitesurf, windsurf, natation, beach-volley, bateau à moteur, paddle, kayak
Nil et cours d’eauAviron, kayak, SUP, felouque, pêche de loisir
Désert et montagnesRandonnée, trail, escalade, sandboard, safari en quad, course d’orientation

Sport, société et genre : les femmes gagnent du terrain

L’essor du sport en Egypte s’accompagne d’évolutions complexes sur le plan social, notamment en ce qui concerne la participation féminine. Les recherches montrent que les femmes sportives se heurtent encore à des obstacles en lien avec la structure patriarcale de la société, la ségrégation des espaces publics, les normes de féminité et les discours religieux. Certaines pratiques, surtout celles considérées comme « masculines », peuvent susciter critiques ou hostilité lorsqu’elles sont investies par des femmes.

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Le nombre de disciplines olympiques dans lesquelles concourent les athlètes égyptiennes en 2016, contre 4 en 1984.

En 2016, la haltérophile Sara Ahmed est devenue la première Egyptienne médaillée olympique en temps réel, avec un bronze en -69 kg. Quelques mois plus tard, Abeer Abdelrahman a été rétroactivement promue au bronze des Jeux de 2008, à la suite de disqualifications pour dopage d’autres concurrentes, faisant d’elle la première médaillée olympique égyptienne dans l’histoire, et la seule à ce jour à posséder aussi une médaille d’argent. En 2020, à Tokyo, Feryal Abdelaziz a remporté la première médaille d’or olympique féminine du pays en karaté.

Astuce :

Les études sur les sportives égyptiennes soulignent leur détermination à braver les stéréotypes. Elles révèlent également l’importance cruciale du soutien de l’entourage (parents, entraîneurs, coéquipières) pour nourrir la motivation, le sentiment de compétence et l’autonomie. Conformément à la théorie de l’autodétermination, ces facteurs psychologiques sont universels : lorsque l’environnement social valorise la pratique sportive des femmes, leur engagement augmente significativement.

Dans les clubs et salles de sport, cette évolution se traduit par des créneaux réservés aux femmes, des « ladies’ days » à la piscine, des cours collectifs spécifiquement féminins, mais aussi par une lente normalisation de la mixité dans certains espaces, en particulier dans les quartiers favorisés. Les normes vestimentaires restent conservatrices dans la rue, mais les textes rappellent qu’il n’existe pas de code officiel imposant une tenue sportive particulière aux femmes ; la recommandation générale est plutôt la « décence », interprétée diversement selon les milieux.

Climat, urbanisme et avenir de la pratique sportive

Pratiquer un sport en Egypte implique de composer avec un climat extrême. Le pays est l’un des plus arides du monde, avec à peine quelques dizaines de millimètres de pluie par an en moyenne, exclusivement concentrés sur la côte méditerranéenne. Le reste du territoire, notamment le sud et les zones intérieures, ne reçoit quasiment aucune précipitation.

Les températures moyennes annuelles tournent autour de 22,5 °C, mais cette donnée masque des pics très élevés. Sur la mer Rouge et dans le sud (Assouan, Louxor), les moyennes estivales dépassent facilement 40 °C. Les nuits peuvent rester chaudes, et des vents comme le khamsin, soufflant au printemps, font grimper les températures de plus de 20 degrés en quelques heures, tout en apportant poussière et sable.

Attention :

Les études climatiques indiquent que le pays s’est réchauffé de plus de 0,5 °C par décennie et a subi une baisse d’environ 22 % des précipitations sur trente ans. Les projections prévoient un futur plus chaud et sec, avec des vagues de chaleur plus fréquentes et intenses, ce qui affecte directement la pratique sportive.

Concrètement, cela signifie que de plus en plus d’activités doivent être planifiées tôt le matin ou tard le soir, que l’hydratation doit être surveillée, et que les organisateurs d’événements doivent prévoir des plans d’urgence en cas de canicule ou de tempête de sable. Certaines compétitions internationales, comme les marathons ou les courses cyclistes, adaptent déjà leurs horaires ou renforcent leurs protocoles de gestion de la chaleur.

Bon à savoir :

En milieu urbain comme au Caire, les parcs et jardins sont essentiels pour la santé publique. La ville compte une cinquantaine de parcs, tels que le parc Al-Azhar, la « Merry Land » ou l’île de Maadi, qui offrent des espaces pour des loisirs actifs : jeux pour enfants, sentiers de marche, aires d’exercice et terrains de sport. Ces espaces verts contribuent à atténuer le stress thermique local et fournissent des environnements sûrs et agréables pour la pratique d’activités comme la course, le vélo ou la marche.

L’Etat a d’ailleurs inscrit l’adaptation au changement climatique dans ses stratégies nationales, qu’il s’agisse de la Stratégie climat 2050, des plans d’adaptation soumis à l’ONU ou de projets financés par le Fonds vert pour le climat visant à protéger le delta du Nil et la côte nord. Si ces politiques ne concernent pas uniquement le sport, elles influencent néanmoins les conditions futures de pratique, en particulier dans les zones côtières menacées par l’érosion et la montée des eaux.

Une mosaïque sportive en pleine expansion

L’Egypte se présente ainsi comme une véritable mosaïque sportive. Le football y trône en maître, structurant les soirées, alimentant les discussions, occupant une part importante de l’espace médiatique. Mais derrière lui se déploie une constellation de disciplines qui, chacune à leur manière, reflètent l’histoire, la géographie et les transformations sociales du pays.

Bon à savoir :

Les sports collectifs (basket, handball, volley) offrent des parcours d’excellence et une pratique quotidienne en club. Les sports individuels (squash, natation, tennis de table, taekwondo) produisent des champions olympiques et mondiaux tout en ayant une forte pratique de loisir. La culture fitness transforme le mode de vie des classes moyennes urbaines, et les paysages naturels (mer Rouge, Nil, déserts) offrent un cadre exceptionnel pour les sports de nature et nautiques.

Dans le même temps, les enjeux de genre, de climat, de sécurité dans les stades ou d’accès aux infrastructures montrent que le développement sportif égyptien n’est pas linéaire. Les femmes gagnent en visibilité, mais affrontent encore de fortes résistances. Le climat rend certaines pratiques plus difficiles, mais pousse également à repenser l’urbanisme et les horaires. Les stades se remplissent de nouveau, mais l’ombre des violences passées continue de peser.

Bon à savoir :

L’Égypte offre un large éventail d’activités sportives, du football aux marathons dans le désert, en passant par la plongée, les groupes de running au Caire, le padel et les arts martiaux traditionnels. Cette diversité, déjà importante, est promise à encore plus de développement dans les années à venir.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer en Égypte afin d’optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, installation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Égypte, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Égypte pour sa fiscalité généralement plus clémente sur les revenus étrangers, son coût de vie très inférieur à celui de Paris (notamment au Caire ou à Alexandrie) et ses opportunités immobilières en devises fortes (Hurghada, Sharm el-Sheikh). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un titre de séjour longue durée avec achat ou location de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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