La nuit tombe, l’appel à la prière se tait peu à peu, la chaleur se fait plus douce… et l’Egypte change de visage. Dans un pays majoritairement musulman, où la vie sociale tourne davantage autour du thé, du café et de la famille que des beuveries jusqu’à l’aube, la vie nocturne ne ressemble ni à Bangkok ni à Ibiza. Pourtant, entre les ruelles du Caire islamique illuminées, les clubs de la mer Rouge, les cafés historiques d’Alexandrie et les dîners-croisières sur le Nil, les soirées égyptiennes peuvent être intenses, variées et souvent inoubliables.
L’alcool est réglementé par la loi et l’affection en public est très mal perçue. Certains cafés traditionnels sont réservés aux hommes. Cependant, la vie sociale est animée le soir : les Égyptiens sortent tard, fréquentent terrasses, cinémas, lieux culturels et bateaux sur le Nil. Pour profiter de cette atmosphère, il est essentiel de comprendre les codes locaux et de choisir les lieux en conséquence.
Le Caire la nuit : chaos, néons et vues sur le Nil
Dès le coucher du soleil, la capitale devient un théâtre permanent. Bruit des klaxons, odeur de grillades, cafés bondés, vendeurs ambulants, concerts improvisés : l’énergie est partout. La clé, c’est de choisir le bon quartier pour la soirée que l’on cherche.
Zamalek et les bords du Nil : cocktails, terrasses et culture
Zamalek, sur l’île de Gezira, est un point de repère pour la vie nocturne cairote. Quartier chic, cosmopolite, il concentre bars, restaurants, salles de spectacle et quelques-unes des plus belles terrasses sur le Nil.
On y trouve des pubs historiques comme Pub 28, au décor de pub britannique boisé, fréquenté par une clientèle d’habitués depuis les années 1970, ou Cairo Cellar, bar tamisé installé au sous-sol du President Hotel depuis la fin des années 1970, où une table pour deux tourne autour de 35 dollars. Les amateurs de vues panoramiques privilégient les rooftops du Cairo Tower (Tree Lounge) ou le Moon Deck, parfait pour siroter un verre au crépuscule face à la skyline.
Côté bars plus sophistiqués, Crimson joue la carte du rooftop design et des cocktails créatifs, mais les prix suivent. Pier 88 ou Riverside Cairo, tous deux au bord de l’eau, basculent du restaurant chic à l’adresse lounge avec DJ et soirées jazz selon les soirs. Pour un verre tranquille entre amis, Deals reste une option simple et conviviale.
Zamalek, c’est aussi un pôle culturel. Le Cairo Opera House, ouvert en 1988, programme opéra, ballet, théâtre et concerts dans l’un des plus grands centres de spectacle du pays. El Sawy Culturewheel, installé au bord du Nil sous le pont du 15 Mai, sert de laboratoire à la scène indépendante cairote, avec concerts, humour, festivals et expositions quasiment tous les soirs.
| Lieu à Zamalek | Type de sortie | Atout principal |
|---|---|---|
| Pub 28 | Pub de quartier | Ambiance pub anglais, habitués, matches de foot |
| Cairo Cellar | Bar en sous-sol | Atmosphère cosy, cuisine égyptienne |
| Crimson | Rooftop cocktail bar | Cocktails créatifs, vue urbaine |
| Moon Deck | Resto-bar avec vue | Idéal pour l’apéritif au coucher du soleil |
| Pier 88 / Riverside | Lounge & resto au bord du Nil | Passage en mode club le week-end |
| Cairo Opera House | Centre de spectacles | Ballet, opéra, théâtre, concerts |
| El Sawy Culturewheel | Centre culturel pluridisciplinaire | Scène indie, festivals, stand-up, expositions |
Se déplacera à Zamalek se fait surtout en taxi ou VTC (Uber, Careem), les distances étant trop longues pour tout faire à pied. Même dans ce quartier relativement libéral, la tenue reste globalement modeste : épaules couvertes et pantalon long permettent de se fondre dans le décor, surtout pour les femmes.
Downtown : bars baladi, rooftops et énergie brute
Le centre-ville moderne, entre la place Tahrir et la Corniche du Nil, est le territoire des bars les plus typiques. Ambiance années 1950 parfois décrépie, néons Stella, nappes en plastique : les « baladi bars » sont les troquets populaires où l’on vient boire une bière locale pas chère, discuter, fumer et observer la vie.
El Horreya, ouvert jusqu’à 5h du matin avec son décor typique (murs beiges, chaises Stella), attire artistes, expatriés et travailleurs d’ONG. Non loin, le Odeon Palace Bar, un rooftop ouvert 24h/24, plaît aux hipsters et habitués. D’autres comme Carol Bar, Le Comte Downtown Bar, ou les historiques Café Riche, Estoril, Le Grillon et Greek Club, forment un circuit parfait pour un « bar hopping » à l’égyptienne.
Pour ceux qui aiment l’altitude, plusieurs toits offrent des vues spectaculaires : le rooftop du Happy City Hotel, modeste 3 étoiles au charme un peu fané, sert bières glacées, mezzés simples et chicha sans chichi, alors qu’OPIA Lounge & Bar au Ramses Hilton ou The Roof Garden jouent la carte du lounge chic avec cocktails plus chers. Au Nile Ritz-Carlton, le restaurant Vivo propose une atmosphère feutrée face au fleuve.
| Adresse à Downtown | Style | Fourchette de prix approximative |
|---|---|---|
| El Horreya | Bar baladi vintage | Bières locales très abordables |
| Odeon Palace Bar | Rooftop rétro 24/24 | Bières bon marché, clientèle arty |
| Happy City Rooftop | Rooftop simple | Verres économiques, pas de minimum de dépense |
| OPIA Lounge & Bar | Rooftop lounge d’hôtel | Table pour deux ~ 50 USD |
| Vivo – Nile Ritz-Carlton | Restaurant avec vue | Positionnement gastronomique élevé |
| Le Comte Downtown Bar | Bar local animé | Bières locales, parfois concerts et karaoké |
Downtown est globalement sûr et très vivant jusque tard, mais mieux vaut éviter les ruelles désertes et privilégier les grands axes pour rentrer, de préférence en taxi ou VTC. Boire dans la rue est interdit et sanctionné, même si fumer en public est courant.
Dokki, Agouza et les clubs : danser jusqu’au matin
Sur la rive ouest du Nil, Dokki et Agouza accueillent une clientèle de classes moyennes et aisées, autour de lieux plus « clubbing ». Cairo Jazz Club, institution de la scène indépendante depuis plus de 15 ans, est installé à Agouza. Malgré son nom, on y entend autant de rock, hip-hop, électro que de jazz ou de sons folkloriques revisités, avec un programme serré de concerts et DJ sets. La musique démarre souvent vers 22 h – 22 h 30, l’entrée se fait sur réservation, et le dress code reste « smart casual ».
Sheraton Cairo Hotel & Casino concentre plusieurs spots très fréquentés : Crowd Club et Saluti pour les soirées DJ et jeux de lumière, Xo Club Nightclub sur un bateau voisin, ou encore Studio 70, bar à cocktails élégant. Plus au nord, Red Moon Lounge Egypt propose parfois des événements avec entrée payante.
À Zamalek, SPINE Cairo ou OMNI Club sont parmi les clubs les plus en vue, avec shows, danseurs et cuisine servie tard dans la nuit. Dans le mall Nile City, Club Arena mise sur une grande piste de danse et une carte classique de bières, vins et cocktails.
| Club / bar dans la zone | Particularité | Horaire typique de fermeture |
|---|---|---|
| Cairo Jazz Club (Agouza) | Scène live indépendante | Très tard (concerts à partir de 22 h environ) |
| Xo Club (Dokki, bateau) | Club sur le Nil, mix arabe/occidental | Nuit avancée |
| Crowd Club (Sheraton) | Light shows, soirées à thème | Aux petites heures |
| SPINE Cairo (Zamalek) | Club spectaculaire sur le Nil | Aube possible |
| OMNI Club (Zamalek) | Ouvert de minuit au matin | Aube |
Dans ces lieux, la plupart des clients sont Egyptiens, parfois mélangés à des touristes. Beaucoup de clubs privilégient les couples ou les groupes mixtes plutôt que les hommes seuls. Les femmes étrangères gagnent à adopter une tenue chic mais pas trop dévoilée, afin d’éviter les regards insistants.
Caire islamique et Khan el-Khalili : l’Egypte des Mille et Une Nuits
À l’est du centre, le vieux Caire islamique offre une expérience nocturne complètement différente. Ici, peu de bars, mais des ruelles pavées, des minarets illuminés, des bazars animés et des cafés historiques.
Le Khan el-Khalili, marché fondé au XIVe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, se transforme après le coucher du soleil. Lanternes colorées, lustres anciens, lampes en laiton et vitrines débordant de bijoux, d’épices et de textiles créent un décor presque théâtral. L’air est saturé d’odeurs de café turc, de thé à la menthe, de shisha, de cannelle ou de karkadé. Les soirées d’été, on a vraiment l’impression de marcher dans un décor de conte.
Khan el-Khalili, marché historique du Caire
Les échoppes vendent bijoux d’inspiration pharaonique, papiers papyrus décorés, foulards, tapis, épices, huiles parfumées, objets en albâtre ou en cuivre. Le marchandage fait partie du jeu : on commence souvent autour de la moitié du prix annoncé, en gardant le sourire. La plupart des boutiques restent ouvertes jusqu’à 23 h voire plus en haute saison, et encore plus tard pendant le Ramadan.
Parmi les cafés, El Fishawy, ouvert depuis le XVIIIe siècle, ne ferme presque jamais. C’est l’endroit où s’asseoir sur une chaise bancale, sous des miroirs patinés, et regarder défiler le monde un narguilé ou un thé à la main. À quelques pas, le café-restaurant Naguib Mahfouz, géré par un grand groupe hôtelier, propose une cuisine égyptienne dans un décor plus sophistiqué. Dans les mêmes ruelles, Khan El Khalili Restaurant sert mezze et plats traditionnels dans une ambiance orientale assumée.
Non loin, la rue Al-Muizz, l’une des artères les plus anciennes du Caire, est magnifiquement éclairée la nuit. Mosquées, médersas et palais mamelouks se détachent en ombres chinoises, offrant un décor idéal pour une balade ou une visite guidée en soirée. Plus au sud, le centre Wekalet El Ghouri accueille trois soirs par semaine un spectacle de danse Tannoura, ces fameuses roues humaines de derviches tournoyants, dans une ancienne fondation mamelouke : une expérience très forte, à réserver en avance et pour laquelle il faut arriver tôt afin de bien se placer.
| Expérience dans le Caire islamique | Ce qui vous attend | Conseils pratiques |
|---|---|---|
| Marché de Khan el-Khalili | Bazars, lanternes, épices, souvenirs | Marchander, porter des chaussures confortables |
| Café El Fishawy | Café historique, chicha, thé, ambiance littéraire | Observer, prendre son temps |
| Naguib Mahfouz Café & Restaurant | Cuisine égyptienne dans un décor raffiné | Réserver aux heures de pointe |
| Rue Al-Muizz by night | Architecture mamelouke illuminée | Idéal avec un guide pour le contexte historique |
| Spectacle de Tannoura à El Ghouri | Danse soufie, musique live | Arriver 30–60 min en avance, surtout en saison |
Le secteur est très fréquenté et relativement sûr le soir, mais comme partout, mieux vaut garder ses affaires près du corps et éviter les ruelles désertes. On rejoint facilement la zone en VTC (en visant « Al-Azhar Mosque » ou « Al-Hussein Mosque »), ou en métro puis à pied.
Sur le Nil : croisières-dîners et felouques au coucher du soleil
Difficile de parler de nuits cairotes sans évoquer les bateaux. Les croisières-dîners sur le Nil constituent l’une des activités nocturnes les plus populaires, même si elles ont un côté très touristique assumé. Plusieurs embarcadères, comme Nile Maxim, Crystal ou Pharaohs Dock, se trouvent à quelques minutes seulement de la place Tahrir.
Les formules de dîner-croisière varient. La plupart incluent un buffet (cuisine égyptienne et internationale), un spectacle avec danse orientale, un show de Tannoura, de la musique live et parfois des numéros folkloriques ou nubiens. Pour une expérience plus haut de gamme, privilégiez les croisières dites « 5 étoiles » ou le bateau Nile Maxim, qui offrent un service plus soigné. Les horaires de départ diffèrent : vers 18h30 pour les croisières coucher de soleil, entre 20h et 20h30 pour les dîners classiques, et autour de 22h pour les formules plus tardives.
À côté, les balades en felouque offrent une expérience radicalement différente. Ces voiliers traditionnels glissent silencieusement sur le Nil, loin du bruit de la ville, idéals pour un tête-à-tête ou un moment de calme entre amis. Une simple balade d’une heure au coucher de soleil, ou une formule privée avec dîner, boissons et parfois karaoké embarqué, sont proposées à des prix très accessibles pour un petit groupe.
| Type de sortie sur le Nil | Ambiance | Budget de départ (indicatif) |
|---|---|---|
| Dîner-croisière « 3 étoiles » | Animations, buffet simple | À partir d’environ 10–20 USD |
| Dîner-croisière « 4–5 étoiles » | Service plus chic, shows plus travaillés | Autour de 20–40 USD |
| Felouque partagée au coucher du soleil | Calme, paysage, expérience traditionnelle | Environ 15–20 USD / personne |
| Felouque privée avec dîner | Intime, personnalisable | Variables, dès 25 USD pour petites formules |
La plupart des forfaits sérieux incluent transfert depuis l’hôtel, encadrement par un guide et respect des règles de sécurité (bateaux inspectés, gilets de sauvetage, licences à jour). Tenue conseillée : « smart casual », avec un petit gilet pour la brise du fleuve en hiver.
Culture et nightlife alternative : quand la nuit devient arty
Pour ceux qui préfèrent une soirée culturelle à un club, le Caire ne manque pas d’options. El Sawy Culturewheel, déjà évoqué, fonctionne presque 365 jours par an, avec de deux à quatre événements quotidiens, du théâtre à la musique en passant par les conférences. Les grands noms de la scène rock et indie égyptienne – Massar Egbari, Cairokee ou Black Theama – y sont passés, aux côtés de jeunes groupes émergents.
Room Art Space & Cafe, avec ses adresses à Garden City ou New Cairo, organise concerts intimistes, sessions de stand-up, projections et brunchs comiques. Rawabet Art Space programme pièces expérimentales, musique live et soirées stand-up comme Tahqiq ou The Jokers. Makan, à Garden City, se consacre davantage aux musiques traditionnelles : chants soufis, répertoires des régions rurales, patrimoine nubien.
Dans l’ombre des grandes salles, plusieurs collectifs animent une scène électronique souterraine d’une créativité impressionnante. Dhamma, mené par des femmes, imagine des formats de soirées centrées sur la communauté, entre performances live et bass music. JellyZone monte des événements expérimentaux dans des lieux inattendus depuis 2017, quand Geeza (ex-Sakanat) s’occupe d’inviter des DJs internationaux de house et techno. The Basement, Backspin ou encore Yellowtape (boutique de disques qui se transforme parfois en dancefloor) témoignent de la vitalité d’une jeunesse qui a fait de l’électro un langage commun.
Nuit sur les sites antiques : son et lumière, temples illuminés et croisières en Haute Egypte
Quitter Le Caire ne signifie pas renoncer aux soirées animées. Dans la vallée du Nil, les nuits prennent une teinte beaucoup plus historique et contemplative.
Luxor et Aswan : temples éclairés, felouques et promenades sur la corniche
Luxor, souvent décrite comme un immense musée à ciel ouvert, n’est pas une ville de clubs mais propose de belles expériences nocturnes. Le temple de Louxor, ouvert en soirée, est magnifiquement éclairé. Se promener entre les colonnades conçues à l’époque d’Amenhotep III puis agrandies par Ramsès II, avec l’avenue des Sphinx illuminée, est un moment fort, d’autant que la chaleur y est plus supportable qu’en plein jour.
Le spectacle au temple de Karnak se déroule en deux parties : une traversée à pied du complexe avec narration et effets lumineux, suivie d’un final assis face au lac sacré. Le prix est d’environ 250 livres égyptiennes avec traduction par casque. Il est conseillé de porter de bonnes chaussures pour les sols irréguliers et d’utiliser un répulsif anti-moustiques près du lac.
À Aswan, le temple de Philae dispose aussi de son propre son et lumière. L’île, déjà très photogénique de jour, se pare de reflets et de projections le soir venu. Les visiteurs enchaînent souvent cette expérience avec une balade de nuit sur la corniche, un dîner dans un restaurant nubien ou un concert traditionnel dans un jardin sur les hauteurs.
Les felouques de Louxor et d’Aswan restent une option douce pour finir la journée. Une heure de navigation au coucher de soleil, à négocier directement avec le capitaine, peut coûter environ 300 livres pour un bateau privatisé. On peut aussi opter pour un dîner-croisière plus structuré, parfois avec musicien ou danseur à bord.
Giza : pyramides de nuit et dîners face au plateau
Aux portes du Caire, les pyramides de Giza se découvrent aussi le soir. Le spectacle son et lumière du plateau utilise lasers et projections multicolores sur les pyramides et le Sphinx, qui joue lui-même le rôle de narrateur. Le show dure environ une heure, disponible en plusieurs langues, avec des tarifs légèrement plus élevés pour les places VIP. L’expérience est résolument touristique, mais offre un point de vue différent sur le site.
Plusieurs restaurants, comme le 139 Pavilion, Alfredo, la salle Moghul (Mena House), Khufu’s Restaurant, 9 Pyramids Lounge ou Mazmazza, offrent la possibilité de dîner avec vue directe sur le plateau de Gizeh et les pyramides illuminées. L’accès à ces établissements nécessite le ticket d’entrée du site archéologique. Bien que les prix y soient significativement plus élevés qu’ailleurs au Caire, l’expérience d’un dîner aux chandelles face à la pyramide de Khéops reste inégalée.
Mer Rouge : Hurghada et Sharm El Sheikh, la fête les pieds dans le sable
Sur la mer Rouge, l’ambiance change : ici, la vie nocturne est beaucoup plus orientée vers les vacanciers, avec un cocktail de clubs, beach parties et bars ouverts tard, en particulier à Hurghada et Sharm El Sheikh.
Hurghada : marinas, pubs et beach clubs
À Hurghada, la nuit se concentre autour de la marina, de Sheraton Road et du quartier d’El Dahar. La promenade de la marina, bordée de bateaux de plongée, de cafés et de restaurants, se remplit de familles, de plongeurs et de fêtards au coucher du soleil. On y dîne de poissons grillés, de mezzés et de plats internationaux avant de poursuivre la soirée dans un bar.
Ancienne artère animée d’Abu Dhabi alignant pubs, restaurants et clubs, offrant des ambiances variées pour tous les goûts.
Commence la soirée comme un restaurant avant de se transformer en un lieu plus animé.
Établi dans un hôtel en bord de mer, suit la même transition du dîner à l’ambiance festive.
Mise sur la musique et les soirées à thème, souvent directement sur le sable, attirant un public mixte.
Propose une ambiance festive sur la plage, avec un mélange de locaux, d’expatriés et de touristes.
Les grands clubs comme Ministry of Sound, version mer Rouge de la marque bien connue, programment des DJ internationaux et des soirées à thème, alors que des restaurants comme Little Buddha ou Starfish permettent d’alterner dîner et fin de soirée autour d’un verre.
| Zone de Hurghada | Que trouver le soir | Type de public |
|---|---|---|
| Marina de Hurghada | Restaurants, bars, balade en front de mer | Familles, plongeurs, couples |
| Sheraton Road | Pubs, sport bars, restos-clubs | Touristes, résidents étrangers |
| El Dahar | Atmosphère plus locale, cafés, shops | Habitants, curieux cherchant l’authentique |
Dans cette station balnéaire, nombreux sont les hôtels qui ont leurs propres bars, casinos et clubs, souvent plus animés que la ville elle-même. Les établissements ferment entre 1 h et 3 h du matin pour la plupart, certains restant ouverts quasiment toute la nuit.
Sharm El Sheikh : clubs glamour, soirées SOHO Square et cafés perchés
Sharm El Sheikh s’est bâtie une image de capitale de la fête sur la mer Rouge. Naama Bay en est le cœur historique : un alignement de bars, clubs, restaurants et cafés, souvent affiliés à des marques internationales comme Hard Rock Cafe. C’est ici que se trouvent des clubs légendaires comme Pacha Sharm El Sheikh ou Space Sharm, qui accueillent régulièrement de grands noms de la scène électronique.
SOHO Square est un vaste complexe de divertissement au nord de Sharm el-Sheikh. Il propose une concentration d’activités contrastées typiques de la destination : restaurants, bars, boutiques, une patinoire, un cinéma et des spectacles de fontaines. L’expérience la plus insolite est l’Ice Bar, un bar entièrement sculpté dans la glace où l’on est équipé de vêtements thermiques. On peut y fumer la shisha en terrasse, assister à un spectacle, puis prendre un verre dans ce bar de glace au milieu du désert.
Non loin, Farsha Mountain Lounge domine la mer Rouge depuis un promontoire rocheux. Décor oriental à plusieurs niveaux, tapis, lanternes, musique lounge ou orientale, narguilés et vue sur le coucher du soleil en font un spot très prisé pour une soirée plus contemplative.
| Zone de Sharm El Sheikh | Ambiance nocturne | Incontournables |
|---|---|---|
| Naama Bay | Bars, clubs, restos, foule jusqu’à tard | Pacha, Space, Hard Rock Cafe, Camel Bar |
| SOHO Square | Divertissement familial & nightlife chic | Ice Bar, bars, restos, fontaines |
| Vieux marché | Atmosphère plus locale, cafés, shishas | Cafés orientaux, shopping |
| Côtes de Ras Umm Sid / Farsha | Lounges panoramiques, coucher de soleil | Farsha Mountain Lounge |
Sharm attire aussi des grands événements, en particulier autour du Nouvel An, avec des hôtels qui programment concerts, DJ internationaux et soirées XXL, notamment dans des complexes comme ceux du groupe Rixos ou SUNRISE Resorts.
Alexandrie : cafés historiques, bars sur la Corniche et ambiance méditerranéenne
À Alexandrie, la nuit a un goût de bord de mer et de nostalgie. La ville n’a pas la densité de clubs du Caire ou de Sharm, mais elle cultive un mélange unique de cafés anciens, de bars au parfum d’antan et de lounges contemporains avec vue sur la Méditerranée.
Le long de la Corniche, l’activité ne s’arrête presque jamais. Couples, familles, vendeurs de thé, marchands de maïs grillé, joueurs de dominos se partagent trottoirs et bancs. On peut s’y poser pour un café ou un narguilé dans un ahwa (café populaire) en plein air, ou monter sur un rooftop pour siroter un verre face aux vagues.
Deux institutions historiques, Spitfire et Cap D’Or, dominent la scène des bars traditionnels depuis la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
Dans les grands hôtels du front de mer, les bars lounge jouent une autre partition, plus sophistiquée. Le Monty Bar de l’hôtel Steigenberger Cecil, baptisé en hommage au maréchal Montgomery, combine musique live et cocktails. Au Four Seasons San Stefano, Le Bar propose un cadre feutré avec vue sur la baie. D’autres rooftops comme Sky Roof ou Alex Rooftop offrent une perspective spectaculaire sur la ville illuminée.
| Lieu à Alexandrie | Style de soirée | Quartier / repère |
|---|---|---|
| Spitfire Bar | Bar historique, ambiance de marin | Centre / près de la Corniche |
| Cap D’Or (Sheikh Ali) | Taverne ancienne, déco d’époque | Centre-ville historique |
| Monty Bar (Cecil Hotel) | Bar d’hôtel avec live music | Place Saad Zaghloul / Corniche |
| Le Bar (Four Seasons) | Lounge chic, vue sur la mer | San Stefano |
| Sky Roof | Rooftop bar au-dessus de la ville | Windsor Palace ou établissements similaires |
Il faut ajouter à cela des cafés à chicha, des restos servant alcool (notamment quelques tavernes grecques ou italiennes), et une vie nocturne de rue très vivante, surtout en été, quand Alexandrie devient la destination privilégiée des Cairotes en quête de fraîcheur.
Conseils pratiques et codes culturels pour sortir le soir en Egypte
Sortir le soir en Egypte demande de respecter quelques règles de base, aussi bien pour des raisons de sécurité que par respect pour la culture locale.
Boire de l’alcool est légal uniquement dans les établissements licenciés (bars, hôtels, restaurants) ou chez soi. La consommation dans la rue est passible de sanctions. Beaucoup d’adresses ne servent pas d’alcool du tout, notamment les centres culturels comme El Sawy Culturewheel, qui prônent aussi des espaces 100 % non-fumeurs. Là où l’alcool est autorisé, les fenêtres sont en principe masquées de l’extérieur.
La tenue doit rester pudique, privilégiez pantalons ou jupes longues et épaules couvertes, surtout dans les quartiers traditionnels. Dans les clubs de la mer Rouge ou les établissements chics du Caire, les styles sont plus occidentaux, mais un dress code « smart » (pas de tongs ni débardeur) est souvent exigé.
Les démonstrations publiques d’affection (embrassades, baisers, étreintes prolongées) sont très mal vues et peuvent théoriquement tomber sous le coup des lois de moralité publique. Se tenir la main reste toléré, mais la discrétion est le maître-mot. Les couples de même sexe, en particulier, s’exposent à davantage de risques de remarques ou de problèmes légaux s’ils s’affichent.
Pour les déplacements, il est préférable d’éviter les taxis pris au hasard devant les sites touristiques. Privilégiez les applications comme Uber, Careem ou Bolt pour plus de transparence tarifaire. Pour les longs trajets nocturnes au Caire, les taxis officiels restent recommandés. Sur la côte de la mer Rouge, les hôtels proposent souvent leurs propres services de transport.
La sécurité est globalement bonne dans les grandes villes et zones touristiques, mais les classiques du voyage s’appliquent : surveiller ses effets, éviter les ruelles isolées, ne pas exhiber d’objets de valeur. Les marchés et ruelles animées comme Khan el-Khalili ou Al-Muizz attirent les pickpockets, d’où l’intérêt d’une sacoche portée en travers du corps. En cas de souci, le numéro de la police touristique est le 126, l’urgence générale étant le 112.
Enfin, la culture du pourboire – le fameux « bakchich » – est omniprésente. Un serveur, un bagagiste, un taxi ou un musicien de rue s’attendront souvent à un petit billet. Dans certains lieux comme El Sawy Culturewheel, le pourboire est officiellement interdit, mais dans la plupart des autres, il fait partie du paysage.
Conclusion : une vie nocturne plurielle, bien plus que des clubs
La vie nocturne en Egypte ne se résume ni aux grandes discothèques de Sharm El Sheikh ni aux croisières-dîners sur le Nil. Elle se lit aussi dans un café enfumé du Khan el-Khalili, dans un concert de rock alternatif à Agouza, dans une balade sur la corniche d’Alexandrie, dans les projecteurs qui transforment Karnak ou Philae en scène de théâtre antique, dans un plateau de poissons sur la marina de Hurghada, ou dans un spectacle de Tannoura dans un caravansérail mamelouk.
Pour profiter pleinement des soirées, il est nécessaire d’en accepter les particularités : ambiance familiale, importance du café et de la shisha, consommation d’alcool régulée, codes vestimentaires conservateurs, et forte influence de la religion et des traditions. Une fois ces codes compris, une grande diversité d’expériences s’offre à vous : soirées culturelles, festives, romantiques ou simplement contemplatives.
Que l’on préfère les bars baladi de Downtown, les rooftops chics de Zamalek, les clubs sur la plage à Hurghada ou les ruelles éclairées du Caire islamique, la question ne sera pas tant « où sortir le soir » que « combien de nuits faudra-t-il pour tout explorer ? ».
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Égypte, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Égypte pour son coût de vie très inférieur à celui de la France (Le Caire ~50 % moins cher que Paris), sa fiscalité modérée sur les revenus locaux, et les opportunités d’investissement immobilier en devises fortes (zones balnéaires, locations saisonnières). La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat ou location longue durée d’une résidence principale, maintien de la couverture santé (CPAM / assurance privée internationale), transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable anglophone/francophone) et intégration patrimoniale internationale (analyse et restructuration si nécessaire).
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