S’installer en Egypte, c’est accepter un quotidien fait de contrastes : des temples antiques et des centres commerciaux ultramodernes, des salaires locaux modestes mais un coût de la vie parmi les plus bas du monde, une société chaleureuse mais conservatrice. Pour beaucoup d’expatriés, le pays offre un compromis rare : une vie abordable, une expérience culturelle forte et des opportunités professionnelles régionales, surtout au Caire et à Alexandrie.
Ce guide pratique couvre les aspects essentiels : choix du lieu de vie, budget à prévoir, type de visa, accès aux soins, scolarisation des enfants, gestion des finances et adaptation au quotidien.
Comprendre le contexte égyptien avant de partir
L’Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe. Sa capitale, Le Caire, compte environ 9,5 millions d’habitants dans la ville et près de 20 millions dans l’aire métropolitaine. Alexandrie en compte environ 5 millions. Au total, on estime qu’environ 544 000 expatriés vivent dans le pays.
La langue officielle est l’arabe, mais l’anglais est très répandu dans les secteurs des affaires, du tourisme, de la santé privée et des grandes entreprises. La société est majoritairement musulmane, avec une minorité chrétienne copte très présente. La religion influence les rythmes de vie, la législation et les codes sociaux, sans pour autant rendre le pays rigide : une culture de la débrouille, du compromis et de la discussion y est bien ancrée.
Sur le plan politique, le régime est autoritaire, la liberté d’expression limitée et la participation à la vie politique locale par les étrangers est déconseillée. En parallèle, l’économie est en tension : inflation forte, dévaluations répétées de la livre égyptienne, plans d’aide du FMI, réduction des subventions. Résultat paradoxal : les Egyptiens subissent, mais pour un expatrié payé en devise forte, le pays est extrêmement abordable.
Coût de la vie : un pays très bon marché pour les devises fortes
Les données disponibles sont claires : l’Egypte est classée 53e sur 53 en termes de cherté, avec un coût de la vie 2,81 fois inférieur à la moyenne mondiale. Elle arrive 195e sur 197 pays les plus chers. Par rapport à certains pays occidentaux, l’écart est spectaculaire : environ 86 % moins cher que le Royaume-Uni et 65 % moins cher que les Etats‑Unis.
Le salaire mensuel net moyen d’un Égyptien, soit environ 150 à 230 USD, est bien inférieur à celui des expatriés.
Quelques repères de prix au quotidien
Les fourchettes sont larges en raison de l’inflation, mais elles donnent un ordre de grandeur.
| Poste de dépense | Fourchette indicative (EGP) | Commentaire |
|---|---|---|
| Repas simple au restaurant | 100 – 400 | Cuisine locale, cafés de quartier |
| Menu fast‑food | 180 – 300 | Chaînes internationales |
| Trois plats pour 2 (restaurant moyen) | 500 – 2 000 | Dans les quartiers urbains standards |
| Cappuccino | 25 – 150 | De la chaîne locale au café branché |
| Bouteille d’eau (petit format) | 5 – 10 | Toujours en bouteille, l’eau du robinet n’est pas potable |
| Ticket de transport local | 6 – 20 | Métro ou bus urbain |
| Pass mensuel transport | 100 – 1 000 | Selon ville et type de réseau |
| Cinéma (film international) | 100 – 300 | Multiplex modernes |
Pour le logement, la variation vient surtout du quartier.
| Type de logement | Emplacement | Fourchette mensuelle (EGP) |
|---|---|---|
| 1 chambre centre‑ville | Villes égyptiennes | 4 000 – 20 000 |
| 1 chambre hors centre | Idem | 2 250 – 15 000 |
| 3 chambres centre‑ville | Idem | 7 000 – 35 000 |
| 3 chambres hors centre | Idem | 4 000 – 25 000 |
| Appartement 85 m² meublé, quartier cher | Idem | ≈ 23 000 |
| Studio 45 m² meublé, quartier “normal” | Idem | ≈ 7 000 |
Ces données “moyennes Egypte” côtoient d’autres fourchettes, plus orientées expatriés aisés, en particulier au Caire. Dans certains quartiers et résidences fermées, il est courant de trouver :
| Type | Ville / secteur haut de gamme | Fourchette mensuelle (EGP) |
|---|---|---|
| Studio | Caire (compounds, quartiers premium) | 15 000 – 40 000 |
| 1 chambre | Idem | 25 000 – 55 000 |
| 2 chambres | Idem | 30 000 – 65 000 |
| 3 chambres | Idem | 40 000 – 90 000+ |
| Villa | Idem | 85 000 – 300 000+ |
En résumé : on peut vivre convenablement avec un budget modeste si l’on adopte un style de vie local, mais on peut aussi dépenser des sommes comparables à de grandes capitales si l’on vise des quartiers ultra prisés, des écoles internationales chères et un mode de vie “tout importé”.
Choisir sa ville et son quartier : où vivre en Egypte ?
Trois grands pôles attirent la majorité des expatriés : Le Caire, Alexandrie et les stations balnéaires de la mer Rouge (Hurghada, Sharm El‑Sheikh, El Gouna). Chacun offre une ambiance différente.
Le Caire : dense, chaotique, mais au centre de tout
Le Caire est à la fois capitale politique, centre financier du monde arabe et gigantesque hub culturel et médiatique. C’est une ville qui ne dort jamais, saturée de voitures, souvent polluée, mais incroyablement vivante. La moitié de sa population vit dans des quartiers informels sous‑équipés. De nombreux expatriés préfèrent donc s’installer dans des poches plus structurées et “vivables”.
Maadi : la bulle verte au sud
Situé au sud‑est, le long de la rive orientale du Nil, Maadi est un des bastions historiques des expatriés, notamment les enseignants, diplomates et cadres d’ONG. On y trouve plus de 100 000 habitants, des rues larges, calmes, bordées d’arbres et un niveau de verdure rarement égalé au Caire.
L’offre se compose de villas et d’immeubles bas, avec des loyers plus élevés que la moyenne, mais encore raisonnables par rapport aux grandes capitales. Maadi accueille de nombreuses écoles internationales (Lycée Français du Caire, Maadi British International School, Victoria College…), des clubs de sport (Maadi Sporting Club, Wadi Degla Sports Club), des centres commerciaux (Maadi City Centre, Maadi Grand Mall) et une forte densité de cafés, restaurants et bars tendance, notamment autour de la Route 9 et du complexe The Platform en bord de Nil.
Le quartier est relié au reste de la ville par trois stations de métro, ce qui en fait un compromis intéressant pour ceux qui veulent un environnement plus “village” sans s’éloigner complètement du centre.
Zamalek : l’île chic et animée
Zamalek occupe la partie nord de l’île de Gezira, au milieu du Nil. Historiquement très verdoyante – elle s’appelait “Jardin des Plantes” – l’île est devenue, au fil des années, l’un des quartiers les plus chers de la ville. Les immeubles historiques s’y mêlent aux ambassades, aux consulats, aux hôtels de luxe, aux cafés branchés et à une offre culturelle unique : Opéra, Cairo Tower, centres d’arts (Culture Wheel), clubs historiques comme le Gezira Sporting Club.
Le quartier, sûr et piéton, est très apprécié des diplomates et cadres supérieurs. Cependant, il souffre d’un trafic extrêmement dense sur l’axe principal (26th of July Corridor) et de loyers élevés. Les prix au m² y figuraient déjà parmi les plus hauts du pays avant la récente période de forte inflation.
Heliopolis : architecture, calme relatif et proximité de l’aéroport
A une dizaine de kilomètres du centre, Heliopolis est un quartier à l’architecture singulière, mélange d’influences égyptiennes, moresques, perses et européennes. Fondé au début du XXe siècle, il reste plus aéré et verdoyant que le centre. On y trouve des avenues larges, un noyau historique autour de Korba, des bâtiments emblématiques comme le palais Baron Empain ou la cathédrale Notre‑Dame d’Heliopolis, ainsi qu’un accès rapide à l’aéroport international.
Le quartier est desservi par le métro, abrite un des clubs sportifs les plus luxueux du pays et de bonnes infrastructures médicales (par exemple Queens Hospital). C’est une option intéressante pour ceux qui voyagent souvent ou travaillent à proximité de l’aéroport.
New Cairo et le “Fifth Settlement” : le royaume des compounds
A environ 25 km à l’est du centre‑ville, New Cairo et le “Cinquième Set” regroupent un vaste ensemble de quartiers résidentiels récents, conçus pour désengorger le vieux Caire. On y trouve des avenues larges, de grands centres commerciaux (Cairo Festival City, Waterway, Emerald Twin Plaza…), des communautés fermées (Lake View Residence, Katameya Heights, Mountain View, Eastown, Mivida, Hyde Park…), de multiples écoles internationales (American International School in Egypt, Cairo English School, Canadian International School of Egypt) et l’American University in Cairo, qui propose campus résidentiel et enseignement de type US.
L’environnement y est nettement plus propre, moins pollué, plus sécurisé. C’est le royaume des classes moyennes et supérieures égyptiennes et des expatriés en famille. En contrepartie, c’est très peu piétonnier : il faut une voiture ou recourir aux VTC pour tout. Les loyers dans les compounds haut de gamme figurent parmi les plus élevés du pays.
6th of October City et Sheikh Zayed : banlieues ouest très “westernisées”
A une trentaine de kilomètres à l’ouest du centre, ces villes satellites ont connu un boom depuis la fin des années 2000. Elles combinent zones industrielles majeures (avec des groupes comme General Motors Egypt ou Bavarian Auto Group), parcs d’affaires high‑tech (Smart Village) et vastes quartiers résidentiels fermés, très inspirés des suburbs nord‑américaines : grands malls (Mall of Egypt, Mall of Arabia), enseignes internationales à la chaîne, complexes résidentiels (The Crown, October Plaza, Mountain View Chill Out Park…).
La qualité de l’air y est meilleure, la sécurité élevée, le niveau de bruit plus supportable qu’au centre, mais le revers, ce sont les temps de trajet : en heure de pointe, rallier le cœur du Caire peut devenir une expédition.
Autres quartiers du Caire : pour quel profil ?
Le cœur historique (Downtown, Garden City, Dokki, Mohandiseen, Agouza) reste attractif pour certains profils :
Garden City est un petit quartier résidentiel haut de gamme situé au bord du Nil, réputé pour son calme, ses rues ombragées et son architecture classique. Il abrite de nombreuses ambassades et bureaux, mais peu de grands centres commerciaux. Son excellente accessibilité à pied ou via le métro en fait un lieu intéressant pour les amoureux du centre-ville recherchant une atmosphère relativement paisible.
– Downtown : cœur culturel et commercial, extrêmement dense, poussiéreux, bruyant, avec des embouteillages quotidiens. On y trouve des loyers abordables, beaucoup de restaurants bon marché, des auberges, une architecture européenne du XIXe siècle impressionnante et les grands musées. Idéal pour les séjours courts ou les expatriés jeunes sans enfants, qui privilégient la vie urbaine pure et dure.
– Mohandiseen, Dokki, Agouza : quartiers urbains de classes moyennes, très densifiés, avec une offre de cafés, de restaurants et de services variée. Mohandiseen est cher et branché, mais très bétonné et sans espaces verts. Dokki et Agouza offrent un bon rapport qualité/prix pour qui veut une immersion “égyptienne ordinaire”.
– Giza, Haram, Nasr City, Manial : hormis les abords des pyramides pour le tourisme, ces secteurs sont moins recommandés pour une installation longue pour les expatriés débutants (trafic, éloignement, ambiance moins sûre ou moins agréable, selon les cas).
Alexandrie : la grande sœur méditerranéenne
Plus fraîche, plus compacte et environ 17 % moins chère que Le Caire, Alexandrie attire les expatriés en quête d’un rythme de vie plus posé, avec la mer au quotidien.
Plusieurs quartiers y sont réputés pour un cadre de vie agréable :
| Quartier d’Alexandrie | Profil | Repères de prix |
|---|---|---|
| Smouha | Entrée sud de la ville, rues organisées, immeubles modernes, grands jardins, bonne desserte (gare Sidi Gaber, aéroport Nozha). Nombreux services (hôpital, université, clubs de sport, centres commerciaux). | Location à partir d’environ 5 500 EGP/mois, vente dès 800 000 EGP |
| Kafr Abdu | Secteur très huppé, villas historiques (env. 80), propriétés de personnalités et d’étrangers (Grecs, Italiens). Ambiance très résidentielle. | Loyers moyens : appartement ≈ 12 000 EGP/mois, villa ≈ 30 000 EGP/mois, vente dès 1,3 M EGP |
| Sporting | Bord de mer, calme, vue directe sur la Méditerranée, clubs sportifs réputés. | Vente d’appartements dès 1,1 M EGP, location à partir d’environ 7 000 EGP/mois |
| Roshdy | Quartier résidentiel “A class”, voisin de Kafr Abdu, proche de services de santé et du consulat britannique. | Prix moyen de vente ≈ 2,5 M EGP, loyer moyen ≈ 7 000 EGP/mois |
| Cleopatra | Quartier chic, vue mer, bonne desserte en tramway. | Prix variables selon vue et proximité mer |
A Alexandrie, la communauté expatriée est décrite comme soudée et très solidaire, presque “familiale”, avec des réseaux comme InterNations qui facilitent les rencontres et l’entraide.
Mer Rouge et stations balnéaires
Hurghada, Sharm El‑Sheikh ou El Gouna attirent un autre type de profil : retraités, travailleurs du tourisme, freelances ou nomades digitaux profitant d’un coût de la vie bas et d’un environnement balnéaire. On y trouve des loyers pour une chambre souvent entre 300 et 500 USD par mois, des communautés internationales importantes, mais des infrastructures (santé, éducation) plus limitées que dans les grandes villes.
Se loger : comprendre le marché locatif
Le marché locatif égyptien est très segmenté. Entre l’appartement vieillissant non meublé au cœur d’un quartier populaire et la villa ultra moderne dans un compound sécurisé, il existe un éventail énorme.
Types de biens
On distingue principalement :
– Appartement non meublé : souvent sans climatisation ni luminaires dans les quartiers locals. Intéressant pour un projet long terme si l’on souhaite meubler à son goût.
– Semi‑meublé : avec cuisine équipée (plaques, éventuellement frigo) et parfois quelques meubles de base.
– Meublé : tout équipé, idéal pour les expatriés fraîchement arrivés.
– Studios, duplex, penthouses, townhouses, villas, avec ou sans services (ménage, sécurité, conciergerie).
– Appartements en résidence fermée (compound) : sécurité 24/7, espaces verts, piscines, clubs de sport, commerces intégrés. Très prisés dans New Cairo et 6th of October / Sheikh Zayed.
Processus et coûts annexes
En pratique, quelques règles :
Principaux coûts à prévoir pour un locataire lors de la location d’un logement en Égypte.
Souvent équivalent à 1 ou 2 mois de loyer, mais peut aller jusqu’à 3 ou 4 mois de loyer dans certains cas.
Généralement équivalents à un mois de loyer, ou représentent 5 à 10% du loyer annuel.
Fréquemment exigé pour une période trimestrielle, semestrielle, voire annuelle.
Électricité, gaz, eau et internet restent à la charge du locataire. Budget indicatif : 500 à 2 000 EGP/mois pour un 85 m².
Théoriquement de 10% sur la valeur locative annuelle, avec des exemptions. À la charge du propriétaire mais peut influencer le loyer.
Les contrats standard couvrent une durée de 6 mois à 3 ans, un an étant très courant. Il est impératif d’avoir un document écrit, idéalement bilingue (arabe/anglais ou arabe/français) et signé par les deux parties. L’arabe prime en cas de litige.
Un bon contrat mentionnera clairement : les parties impliquées, l’objet du contrat, les obligations de chaque partie, le prix et les modalités de paiement, les délais d’exécution, les conditions de résiliation, les recours en cas de litige et les lois applicables.
– l’identité des parties et la preuve de propriété du bailleur ;
– la durée du bail, les modalités de renouvellement ;
– la fréquence de paiement, le montant du dépôt de garantie et ses conditions de restitution ;
– la répartition des responsabilités de maintenance (climatisation, plomberie, électroménager…) ;
– les règles de présence de visiteurs, particulièrement pour les couples non mariés ;
– les conditions de résiliation anticipée et le préavis (souvent 30 à 60 jours) ;
– l’éventuelle augmentation annuelle du loyer (10 % par an est une pratique courante).
Pour trouver un logement, les expatriés combinent généralement plateformes en ligne (Propertyfinder, Aqarmap, OLX…), groupes Facebook (“Expats in Cairo” etc.), agences immobilières et réseau informel via le bawwab (gardien d’immeuble), souvent très bien informé sur les appartements libres du quartier.
La bureaucratie égyptienne est souvent décrite comme complexe et lente, mais elle suit une logique claire pour le travail.
Panorama des principaux visas
On peut distinguer plusieurs grandes familles de visas :
– Visa touristique : 30 jours, souvent délivré à l’arrivée pour de nombreuses nationalités (par exemple US, Canada, Royaume‑Uni) contre 25 USD, avec possibilité d’extension payante (environ 150 USD pour 6 mois supplémentaires, extensible plusieurs fois). Il ne permet pas de travailler légalement.
– Visa d’affaires : pour des séjours courts (conférences, réunions, formations). Ne donne pas le droit à un emploi salarié local.
– Visa de travail + permis de travail : c’est le combo nécessaire pour travailler légalement. Il exige une offre d’emploi ferme d’un employeur égyptien enregistré et le respect de quotas (les étrangers ne peuvent généralement pas dépasser 10 % des effectifs et 20 % de la masse salariale d’une entreprise). Le permis est délivré pour un an, renouvelable, en général jusqu’à trois ans ou plus dans certains cas.
– Permis de résidence “ordinaire” : 3 à 5 ans pour les expatriés en emploi, souvent lié au permis de travail, avec possibilité de regrouper la famille (conjoint et enfants).
– Résidence spéciale : valable 10 ans, pour les étrangers nés en Egypte avant 1952 ou y résidant depuis très longtemps.
– Visas études, courts séjours, transit : pour les étudiants, missions ponctuelles, escales.
Il n’existe pas de visa officiel spécifique pour les nomades digitaux. La pratique courante consiste à travailler à distance en restant administrativement en situation de touriste, mais cette situation reste juridiquement en dehors du cadre légal.
Démarches pour un permis de travail
Le schéma classique est le suivant :
L’exemple décrit les étapes clés pour qu’un étranger obtienne légalement le droit de travailler en Égypte. Il commence par l’obtention d’une offre d’emploi d’un employeur égyptien enregistré, qui doit ensuite solliciter une autorisation de recrutement auprès du ministère du Travail en prouvant l’absence de candidat local qualifié. L’étranger entre ensuite en Égypte, souvent avec un visa touristique. Puis, un dossier complet est constitué (passeport, contrat, casier judiciaire, diplômes, certificat médical avec test VIH négatif effectué localement, et documents de l’employeur). La demande est déposée au ministère, un récépissé permettant de travailler provisoirement. Le permis est obtenu en 4 à 8 semaines en moyenne, mais des contrôles de sécurité peuvent prolonger ce délai de 6 à 8 semaines supplémentaires pour certaines nationalités. Enfin, un titre de séjour lié au permis est délivré.
Travailler sans permis est illégal et expose à des amendes, à une expulsion et à une interdiction de retour, l’employeur risquant aussi des sanctions.
Pour les investisseurs et les retraités fortunés, l’Egypte a mis en place des dispositifs de résidence et de citoyenneté par investissement, basés sur des seuils de capital (par exemple 50 000 USD pour une résidence d’un an par achat immobilier, 200 000 USD pour 5 ans, ou encore 250 000 USD de contribution non remboursable pour une naturalisation).
Santé : système public fragile, privé incontournable
L’Egypte possède un système de santé à deux vitesses. Le secteur public, géré par le ministère de la Santé, est en théorie assez large mais souffre d’un manque chronique de moyens : équipements obsolètes, pénurie de personnel, files d’attente interminables, hygiène parfois douteuse. Les services d’urgence de base sont accessibles, mais pour un expatrié, ce recours se limite généralement aux extrêmes urgences.
La majorité des étrangers – et une partie croissante des classes moyennes égyptiennes – se tourne vers le secteur privé : hôpitaux modernes, cliniques spécialisées, centres d’imagerie bien équipés. Au Caire et à Alexandrie, plusieurs établissements sont accrédités selon des standards internationaux, avec un personnel souvent anglophone.
Quelques tarifs indicatifs dans le privé :
| Service médical (privé) | Fourchette (USD) |
|---|---|
| Consultation généraliste | 15 – 40 |
| Spécialiste | 30 – 80 |
| Détartrage dentaire | 25 – 50 |
| IRM / scanner | 150 – 400 |
| Nuit d’hospitalisation | 100 – 300 |
| Passage aux urgences (sans chirurgie) | 50 – 200 |
Pour un expatrié, une assurance santé internationale solide est donc fortement recommandée, d’autant que de nombreux hôpitaux exigent un dépôt de garantie ou un paiement avant tout acte important, y compris si vous êtes assuré. L’assurance doit, idéalement, couvrir l’évacuation médicale vers un autre pays en cas de pathologie grave nécessitant des techniques indisponibles localement.
Les pharmacies sont nombreuses et souvent ouvertes 24h/24 dans les grandes villes. De nombreux médicaments courants sont en vente libre, mais il faut être vigilant face aux contrefaçons. Il est recommandé de privilégier les pharmacies des hôpitaux privés réputés et d’apporter un stock raisonnable de ses traitements habituels.
Les numéros d’urgence à retenir :
| Service | Numéro |
|---|---|
| Police | 122 (ou 112 depuis un mobile) |
| Ambulance | 123 |
| Pompiers | 180 |
| Police du tourisme | 126 |
| Ligne d’information santé (ministère) | 16474 |
L’ambulance peut être lente, surtout dans les zones embouteillées ou rurales ; beaucoup d’expatriés préfèrent, pour une urgence non vitale, se rendre directement en taxi à l’hôpital.
Education des enfants : un large choix d’écoles internationales
Avec la plus grande population de la région MENA, l’Egypte a développé un réseau dense d’écoles publiques, privées et internationales. L’enseignement est obligatoire de 6 à 17 ans et gratuit dans le public, mais les écoles publiques souffrent de problèmes structurels (classes surchargées, manque de ressources) qui les rendent peu attractives pour la majorité des expatriés.
Nombre d’écoles au Caire et à Alexandrie proposant au moins un programme du Baccalauréat International.
Les frais de scolarité varient fortement :
– Ecoles internationales au Caire : environ 1 800 à 13 000 USD par an selon l’établissement et le niveau.
– Universités égyptiennes : de 1 000 à 6 000 USD par an.
– Ecoles maternelles privées : de 1 600 à 8 000 EGP par mois et par enfant.
– Ecoles primaires internationales : 40 000 à 300 000 EGP par an.
Pour un projet familial, la scolarité représente souvent l’un des plus gros postes de budget, parfois supérieur au loyer.
Travailler, gagner sa vie et payer ses impôts
L’économie égyptienne est aujourd’hui largement orientée vers les services, qui représentent près de la moitié du PIB. Le Caire est le centre financier du monde arabe et attire sièges régionaux, entreprises de tech, start‑ups, sociétés de services partagés.
Les salaires locaux restent bas, mais les expatriés qualifiés peuvent bénéficier de rémunérations supérieures à la moyenne nationale, sans atteindre pour autant les niveaux du Golfe. Les entreprises internationales offrent parfois logement, assurance santé et prise en charge scolaire, ce qui change radicalement l’équation financière.
L’Égypte applique un impôt progressif sur le revenu. Les non-résidents sont imposés sur leurs revenus d’origine égyptienne, tandis que les résidents le sont sur leurs revenus mondiaux. La résidence fiscale est généralement acquise après 183 jours de présence sur 12 mois ou en cas de foyer permanent dans le pays.
Les tranches d’imposition vont de 0 % pour les revenus les plus faibles jusqu’à 27,5 % au‑delà de 1,2 million EGP annuels, avec plusieurs paliers intermédiaires. Les employeurs retiennent l’impôt à la source sur les salaires. En cas de revenus diversifiés (freelance, loyers, revenus étrangers), une déclaration annuelle est nécessaire.
Pour les ressortissants américains, les obligations fiscales US s’ajoutent à celles d’Egypte (déclaration annuelle, FBAR, formulaire 2555 pour l’exclusion de revenus étrangers, formulaire 1116 pour le crédit d’impôt, etc.), même en cas de résidence fiscale égyptienne.
Compte bancaire, argent et transferts
Ouvrir un compte bancaire local facilite la vie : paiement des factures, retraits d’espèces, dépôt du salaire, abonnement téléphonique. Jusqu’à récemment, la démarche était perçue comme difficile pour les non‑résidents, mais une directive récente de la Banque centrale égyptienne demande aux banques de faciliter l’ouverture de comptes pour les étrangers non résidents.
Selon la banque et le type de compte, on vous demandera : l’identité du titulaire, justificatifs de domicile, ressources financières, historique bancaire.
Pour ouvrir un compte bancaire, il est généralement nécessaire de fournir plusieurs documents et de remplir certaines conditions financières. Voici les éléments les plus couramment requis :
Un document d’identité officiel et international, essentiel pour vérifier votre identité.
Souvent requis avec une validité résiduelle minimale, pour justifier votre droit de séjour.
Un contrat de location ou une facture (électricité, eau, téléphone) récente pour confirmer votre domicile.
Parfois demandée pour évaluer votre situation financière (fiche de paie, avis d’imposition).
Le montant peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers de livres sterling, selon l’établissement.
Les comptes peuvent être libellés en EGP, mais aussi en devises (USD, EUR, GBP…). Des frais de tenue de compte et des exigences de solde minimum existent, avec des pénalités en cas de solde insuffisant.
Les virements internationaux via les banques appliquent souvent des taux de change peu favorables (3 à 5 % de marge sur le taux moyen du marché) et des frais fixes. De nombreux expatriés choisissent donc d’utiliser des solutions de comptes multi‑devises et de transfert comme Wise ou d’autres plateformes, pour réduire les coûts et conserver un meilleur contrôle sur les taux de change.
Se déplacer : métro, embouteillages et VTC
Le Caire est célèbre pour ses embouteillages : la circulation est dense, les règles de conduite appliquées de manière très aléatoire, et les temps de trajet peuvent exploser en heure de pointe. Quelques solutions pour survivre à ce chaos :
– Le métro du Caire : réseau efficace, bon marché, relativement propre, avec environ 74 stations et des wagons réservés aux femmes. Le ticket commence autour de 3 EGP selon la distance. Pour des trajets radiales (Maadi – centre‑ville, Heliopolis – centre, etc.), c’est souvent la solution la plus rapide.
– Les VTC : Uber et Careem sont largement utilisés par les expatriés, plus fiables et plus sûrs que les taxis de rue, avec prix affiché à l’avance.
– Les taxis classiques : présents partout, mais il vaut mieux négocier le prix avant ou s’assurer que le compteur fonctionne réellement.
– Les bus et minibus : très bon marché mais difficiles à maîtriser pour un nouvel arrivant (absences de plans clairs, arrêts informels, affluence).
La marche à pied est agréable dans certains quartiers comme Zamalek, Maadi ou Garden City, mais peut s’avérer délicate ailleurs en raison de trottoirs absents ou encombrés et de traversées dangereuses. La priorité routière diffère sensiblement du code européen : traverser nécessite une vigilance accrue et, parfois, un certain sang-froid.
Pour les trajets interurbains, il est possible d’utiliser les bus inter‑gouvernorats, les trains, les vols intérieurs ou, pour la mer Rouge et la Haute‑Egypte, les bateaux de croisière. Les accidents (cars, trains, ferries) ne sont pas rares ; mieux vaut privilégier les opérateurs réputés et respecter les consignes de sécurité.
Sécurité et risques : un pays globalement sûr mais pas neutre
Malgré une image parfois anxiogène à l’étranger, l’Egypte est globalement perçue comme plutôt sûre pour les expatriés, en particulier dans les quartiers fréquentés par les étrangers (Maadi, Zamalek, New Cairo, Sheik Zayed, 6th of October). La présence policière est importante, et les sites touristiques et infrastructures sensibles sont fortement sécurisés.
Les risques principaux sont ailleurs :
– Petite délinquance : pickpockets, vols à la tire, arnaques aux touristes (prix gonflés, pseudo‑guides, “cadeaux” qui n’en sont pas…). Un peu de fermeté polie (“la shukran”, “khalas”) suffit souvent à désamorcer.
Le harcèlement sexuel est une problématique documentée qui touche aussi bien les Égyptiennes que les étrangères, particulièrement dans les zones très fréquentées comme le centre du Caire ou certaines plages publiques. Pour limiter les désagréments, il est conseillé d’adopter une tenue vestimentaire modeste, d’utiliser les wagons réservés aux femmes dans les transports et d’afficher une attitude confiante, bien que ces mesures ne les éliminent pas totalement.
– Terrorisme : le risque existe, même si les zones les plus touchées (Nord‑Sinaï) sont loin des lieux de vie ordinaires des expatriés. Des attaques ont visé des forces de sécurité, des églises, des checkpoints et parfois des bus touristiques. Les déplacements dans le Sinaï nord et certaines zones frontalières sont généralement déconseillés.
Les accidents de la route sont fréquents, particulièrement la nuit et sur les grands axes, ce qui conduit de nombreux expatriés à renoncer totalement à conduire.
– Cadre légal : critiques publiques du gouvernement, photos de sites sensibles (installations militaires, bâtiments gouvernementaux), utilisation de drones, consommation de drogues, prosélytisme religieux sont autant de sujets très sensibles. Les étrangers qui s’y risquent peuvent faire l’objet de poursuites.
S’inscrire auprès de son ambassade, rester informé des consignes de sécurité, éviter les manifestations et respecter les usages locaux restent des réflexes de base.
Culture, codes sociaux et intégration
Les Egyptiens sont souvent décrits comme très chaleureux, bavards, dotés d’un solide sens de l’humour. La sociabilité est intense, les échanges souvent animés et expressifs. Comprendre certains codes facilite grandement l’intégration.
Salutations et interactions
Les salutations sont centrales : dire “As‑salamu alaykum” (et répondre “Wa alaykum as‑salam”) ou “Sabah el‑khair / Sabah el‑noor” le matin est un signe de respect. On serre la main de façon légère, en gardant un contact visuel direct et un sourire. Avec des personnes plus âgées ou de statut élevé, on utilisera des titres (Ustaz/Ustaza, Docteur, Ingenieur…) ou des termes de parenté (“Ammi”, “Khalty”).
Lors des salutations, il est d’usage que la femme tende la main la première envers un homme ; à défaut, un signe de tête est approprié. Les démonstrations d’affection en public entre personnes de sexes opposés sont généralement mal perçues. En revanche, il est courant et accepté de voir deux amis hommes se tenir la main ou se faire la bise.
Tenue vestimentaire et modestie
En ville, beaucoup de jeunes portent jeans et t‑shirts, et les quartiers aisés peuvent sembler très “occidentalisés”. Mais une règle simple s’impose aux expatriés : couvrir épaules et genoux dans l’espace public, éviter les vêtements très moulants ou décolletés, et réserver les tenues de plage aux complexes hôteliers privés.
Dans les mosquées, la norme est encore plus stricte : les hommes doivent être couverts du dessus des épaules au dessous des genoux ; les femmes, des poignets aux chevilles, cheveux recouverts. Emporter un foulard léger est une bonne habitude.
Religion et Ramadan
L’appel à la prière rythme la journée sans pour autant l’arrêter. Le vendredi est le jour saint, et de nombreux commerces ferment ou réduisent leur activité.
Durant le Ramadan, les musulmans jeûnent du lever au coucher du soleil. Bien que les expatriés ne soient pas tenus de jeûner, il est mal perçu de manger, boire ou fumer ostensiblement dans la rue le jour. La vie sociale se décale vers le soir, marquée par les iftars (ruptures de jeûne) en famille ou entre amis. Les rues s’animent après la tombée de la nuit et des tables de charité (« tables de la miséricorde ») sont organisées pour nourrir les plus modestes.
Baksheesh et pourboires
La pratique du pourboire, le fameux baksheesh, est très répandue et constitue une part significative du revenu de nombreux travailleurs mal payés (serveurs, gardiens, bagagistes, employés de toilettes publiques, gardiens de sites…). Il est d’usage de laisser :
– 10 à 15 % au restaurant (en espèces, même si un service est inclus sur l’addition) ;
– quelques livres (1 à 5 EGP) en café, toilettes, services ponctuels ;
– des montants un peu plus élevés (5 à 20 EGP) pour des petits services (ouverture d’une zone de site archéologique, aide spéciale…).
Avoir en permanence des petites coupures (5, 10, 20 EGP) dans une poche à part simplifie beaucoup le quotidien.
Femmes expatriées : précautions particulières
Les études et témoignages convergent : le harcèlement sexuel reste un problème grave en Egypte, même si des initiatives publiques et associatives tentent de le réduire. Les recommandations pour les femmes expatriées incluent :
Pour un séjour plus sûr et serein en Inde, il est recommandé aux femmes voyageuses d’adopter une tenue sobre et non moulante, d’utiliser les wagons réservés aux femmes dans le métro et de privilégier les zones plus fréquentées et bien éclairées la nuit. Lors des déplacements dans les lieux les plus traditionnels, il est préférable de se déplacer en groupe ou accompagnée d’un homme de confiance. Enfin, il est conseillé d’éviter les échanges trop familiers avec des inconnus insistants, même si ceux-ci paraissent d’abord charmants.
En cas de problème, ne pas hésiter à hausser la voix, interpeller (“khalas !”, “shorta !”) et chercher du soutien auprès des personnes autour, la pression sociale jouant souvent en faveur de la victime, surtout dans les milieux urbains.
Les expatriés ne sont pas livrés à eux‑mêmes. Dans les grandes villes, des plateformes comme InterNations organisent régulièrement des rencontres thématiques (groupes “Culture & Heritage”, “Foodies”, “Speak Arabic”, “Creative Souls”, “Fitness & Adventure” au Caire, communauté très active à Alexandrie). Clubs de sport, cours de langue, coworking (The District, The Greek Campus…), associations culturelles et ambassades jouent aussi un rôle clé dans la création de liens.
La maîtrise de quelques phrases d’arabe égyptien fait des merveilles pour briser la glace, en particulier avec les couches plus populaires de la société, moins à l’aise en anglais.
Conseil pour les voyageurs
En conclusion : à qui l’Egypte convient‑elle vraiment ?
S’installer en Egypte en tant qu’expatrié, c’est accepter un environnement bruyant, imparfait, parfois déroutant, mais rarement ennuyeux. Le pays conviendra particulièrement :
L’expatriation en Égypte convient particulièrement : à ceux qui recherchent un coût de la vie très bas par rapport à leur revenu en devise forte ; aux profils curieux des cultures, prêts à s’adapter à des codes sociaux plus conservateurs ; aux familles prêtes à investir dans des écoles internationales de qualité ; aux entrepreneurs et professionnels attirés par un marché régional important et encore en développement ; ainsi qu’aux retraités ou télétravailleurs cherchant une base abordable, ensoleillée, avec un réseau d’expatriés solide, surtout dans les grandes villes ou sur la mer Rouge.
A l’inverse, l’Egypte peut être plus difficile à vivre pour les personnes très attachées à un haut niveau de service public (santé, transports), à des standards environnementaux stricts, ou pour les femmes seules très sensibles aux questions de harcèlement.
Avec de la préparation, un choix de quartier cohérent, une bonne assurance santé, une attention aux cadres légaux et l’envie sincère de comprendre la société qui vous accueille, la vie en Egypte peut pourtant devenir l’une des expériences les plus riches et les plus formatrices d’un parcours d’expatrié.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Égypte, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Égypte pour sa fiscalité globalement modérée sur les revenus, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie très inférieur à la France (Le Caire ou Alexandrie largement moins chers que Paris) et une forte attractivité immobilière en devises étrangères. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un visa de long séjour / résidence, choix et achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec réseau local (avocat, immigration, interlocuteurs francophones) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) pour réduire significativement la pression fiscale et sécuriser sa nouvelle vie en Égypte.
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