S’installer en Uruguay en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Posé entre l’Argentine et le Brésil, avec un long littoral sur l’Atlantique, l’Uruguay attire de plus en plus d’expatriés, d’investisseurs, de retraités et de digital nomads. Pays le plus sûr d’Amérique du Sud selon plusieurs classements, démocratie stable, faible corruption, haut niveau de vie et société très progressiste : le tableau est séduisant, mais il faut en comprendre les coulisses avant de faire ses valises.

Bon à savoir :

Ce guide aborde tous les aspects essentiels pour une installation durable en Uruguay : choix des villes et quartiers, démarches administratives pour la résidence, fiscalité locale, fonctionnement du système de santé, estimation du coût de la vie, marché immobilier, ouverture de compte bancaire, scolarisation des enfants, possibilités de télétravail et détails sur la vie quotidienne.

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Comprendre le pays avant de s’installer

L’Uruguay compte environ 3,5 millions d’habitants, dont près de la moitié vit dans et autour de la capitale, Montevideo. Le relief est doux, fait de plaines et de collines basses, sans extrêmes climatiques. Le climat est tempéré avec quatre saisons marquées : étés chauds, hivers frais et humides, vents fréquents mais sans cyclones ni grands séismes.

Exemple :

Souvent surnommée la « Suisse de l’Amérique du Sud », l’Uruguay se distingue par des indicateurs solides : c’est le premier pays d’Amérique latine en matière d’État de droit, l’un des moins corrompus des Amériques, et sa démocratie est qualifiée de « pleine ». Il dispose d’un système social robuste et d’un PIB par habitant élevé dans la région. Économiquement, sa monnaie, le peso uruguayen (UYU), flotte librement sans contrôle des capitaux, et son appartenance au Mercosur lui offre un accès privilégié aux marchés voisins.

La culture uruguayenne est réputée calme, tolérante, très middle class. Mariage pour tous, légalisation de la marijuana, avortement encadré, séparation stricte de l’Église et de l’État : on est clairement dans un environnement progressiste. Le maté – infusion amère sirotée en calebasse – est omniprésent, comme le football et le tango.

Montevideo et les principales zones d’installation

Pour un expatrié, le choix de la ville et surtout du quartier conditionne beaucoup le quotidien. Montevideo concentre l’activité économique, culturelle et universitaire du pays. Elle est régulièrement citée comme la ville offrant la meilleure qualité de vie d’Amérique du Sud par des études comme Mercer.

La ville est construite autour du Río de la Plata et d’une longue promenade côtière, la rambla, qui s’étire sur 20 à 25 km. On y marche, on court, on fait du vélo, on boit un maté face au coucher du soleil, surtout vers Playa Ramírez. Montevideo compte 62 quartiers (« barrios »), avec des ambiances, des prix et des profils bien différents.

Ciudad Vieja et Centro : cœur historique et centre-ville

Ciudad Vieja est la ville originelle, un damier d’environ 8 par 12 pâtés de maisons bordés d’immeubles coloniaux, baroques et classiques. On y trouve le port, des sièges de banques, des ministères, le Théâtre Solís, le Mercado del Puerto, la Plaza Independencia et plusieurs églises historiques. La journée, près de 100 000 personnes y travaillent, mais à peine 16 000 y vivent : le soir, les rues se vident, sauf vers la Plaza Independencia où les cafés restent plus animés.

La sécurité a été renforcée avec plus de 3 000 caméras de surveillance. Dans les bâtiments historiques rénovés donnant sur les grandes places (Independencia, Matriz, Zabala), des appartements d’un chambre commencent autour de 150 000 USD, avec des loyers à partir d’environ 700 USD. Pour un investisseur, ces emplacements sur les places principales sont considérés comme des valeurs sûres.

Attention :

Bien que l’animation soit continue en journée, il est recommandé d’éviter de flâner à pied dans certaines rues de ce quartier après 21 h, même si la violence y reste bien moindre que dans d’autres capitales latino-américaines.

Cordón, Barrio Sur, Palermo, Parque Rodó : quartiers jeunes et étudiants

Au nord de Palermo, Cordón abrite la principale université publique, l’Université de la République, ainsi que la Bibliothèque nationale. C’est un quartier étudiant, avec loyers plus abordables et vie nocturne animée. Le sud de Cordón, parfois surnommé « Cordón Soho », voit fleurir cafés de spécialité, boutiques design et petits restos. Pour un deux‑pièces bien situé, on trouve des loyers autour de 700 USD.

Entre Ciudad Vieja et les quartiers plus résidentiels se succèdent Barrio Sur, Palermo et Parque Rodó, très fréquentés par les plus jeunes : universités, bars, pubs, restaurants tendances, ambiance « hipster ». Barrio Sur est le cœur de la culture afro-uruguayenne et du candombe, ces défilés de percussions qui résonnent toute l’année. Palermo connaît un boom de tours résidentielles, tandis que Parque Rodó offre un grand parc avec lac, manèges, aire de jeux, amphithéâtre pour le Carnaval, et une plage très peu profonde idéale pour les enfants.

Pocitos et Punta Carretas : le « côté chic » de la capitale

Pour beaucoup d’expatriés, Pocitos et Punta Carretas sont les portes d’entrée naturelles dans la ville.

200000

Prix d’achat négociable pour un deux-pièces dans le quartier aisé et densément peuplé de Pocitos à Montevideo.

Punta Carretas, sur une petite péninsule, est l’autre quartier haut de gamme. À côté du golf de Montevideo et du centre commercial le plus chic de la ville – un ancien pénitencier reconverti en mall – il aligne immeubles récents avec services, maisons cossues, restaurants gastronomiques, cafés de qualité. Les loyers pour un appartement moderne dépassent souvent 1 200 USD par mois, et un bon deux‑pièces à la vente se situe au‑delà de 200 000 USD. La rambla y est particulièrement agréable pour courir ou marcher.

Vers l’est : Buceo, Malvín, Punta Gorda, Carrasco

À l’est de Pocitos, Buceo accueille le World Trade Center et le Montevideo Shopping. C’est un quartier urbain, dense, très commerçant, qui attire les jeunes actifs travaillant dans le tertiaire, notamment la tech et la finance.

Plus loin, Malvín et Punta Gorda deviennent plus résidentiels et familiaux. Malvín, avec ses deux plages (Malvín et Punta Gorda) et ses nombreuses maisons individuelles, offre une ambiance plus tranquille que Pocitos. On y trouve de grands supermarchés type Devoto Fresh Market, assez proches des standards nord‑américains. Les loyers ne sont pas particulièrement bas : le calme et la vue mer ont un prix.

Bon à savoir :

Carrasco et Punta Gorda sont des zones résidentielles prestigieuses et verdoyantes. Carrasco, en particulier, offre un cadre de vie suburbain avec de grandes maisons, des ambassades, des restaurants et hôtels haut de gamme (comme un Sofitel avec casino), ainsi que des écoles internationales réputées. Idéal pour les familles expatriées, le quartier est également très proche de l’aéroport international (5 à 10 minutes en voiture).

Au‑delà des limites administratives de la ville, Carrasco Este et des ensembles comme La Tahona, dans le département voisin de Canelones, proposent des lotissements fermés ou semi‑fermés autour de lacs artificiels et d’un golf, avec maisons entre 500 000 et plus d’un million de dollars. La loi n’autorise pas de quartiers intégralement clos à l’intérieur de Montevideo, d’où ce développement juste de l’autre côté de la frontière départementale.

Autres options : Prado, quartiers « budget » et villes de la côte

Au nord‑centre de la capitale, Prado est surnommé le « poumon vert » grâce à son immense parc de 106 hectares, avec jardins botaniques, musée, résidence présidentielle. On y trouve des maisons à l’européenne, très peu de vie nocturne et une atmosphère familiale et paisible. En contrepartie, la plage est loin.

Pour les budgets serrés, des quartiers comme La Comercial ou Aguada (proche de zones universitaires) offrent des loyers plus bas. Tres Cruces concentre, lui, le grand terminal de bus interurbains et un énorme centre commercial, ce qui en fait un nœud pratique mais bruyant.

En dehors de Montevideo, les expatriés s’intéressent beaucoup aux villes côtières. Punta del Este, parfois présentée comme le « Saint‑Tropez » de la région, attire touristes et investisseurs, avec une saison haute très rentable pour la location courte durée. Colonia del Sacramento, ville coloniale inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, séduit par son charme historique et ses projets urbains comme +COLONIA. Les prix y sont supérieurs à la moyenne nationale, autour de 1 800 USD/m² pour l’immobilier résidentiel.

Coût de la vie et budget d’expatrié

L’Uruguay est l’un des pays les plus chers d’Amérique latine. Les études comparatives le placent comme deuxième pays le plus onéreux de la région, avec un coût de la vie global supérieur à celui de 68 % des pays du monde. Montevideo figure dans le trio de tête des villes les plus chères du continent.

En revanche, par rapport à l’Amérique du Nord ou à l’Europe de l’Ouest, l’Uruguay reste souvent un peu moins coûteux, notamment sur les loyers : certains calculs estiment le niveau de vie environ 17 % inférieur à celui des États‑Unis, avec des loyers jusqu’à 60‑70 % moins chers.

Pour mieux se repérer, il est utile de regarder des ordres de grandeur en pesos uruguayens.

Quelques repères de prix du quotidien

Poste de dépenseFourchette typique (UYU)
Repas simple au restaurant450 – 1 200
Menu 3 plats pour 2 (moyen de gamme)1 600 – 4 000
Bière pression (pinte)80 – 250
Cappuccino100 – 250
Bouteille de vin correct200 – 600
Ticket de bus urbain42 – 61
Pass mensuel transport1 800 – 4 000
Abonnement internet fixe1 300 – 2 600
Abonnement mobile (10 Go+)400 – 2 000
Place de cinéma300 – 500
Salle de sport (mois)1 200 – 4 000

Côté logement, les écarts sont marqués entre centre‑ville, périphérie et villes secondaires.

Type de logementFourchette moyenne de loyer (UYU/mois)
1 chambre centre‑ville20 000 – 40 000
1 chambre hors centre15 000 – 30 000
3 chambres centre‑ville30 000 – 80 000
3 chambres hors centre24 000 – 52 000
Chambre privée en colocation12 000 – 20 000
Appartement 1 ch. centre (Montevideo/Punta/Salto)30 000 – 45 000

Les charges d’un appartement de 80–90 m² (eau, électricité, gaz, ordures) s’élèvent en moyenne entre 4 000 et 8 000 UYU, avec une facture internet autour de 1 200–1 300 UYU. L’électricité est relativement chère : beaucoup de foyers surveillent le chauffage l’hiver.

Astuce :

Pour l’alimentation, un célibataire dépense généralement entre 12 000 et 18 000 UYU par mois, tandis qu’un budget familial se situe plutôt entre 25 000 et 35 000 UYU. Il est possible de réaliser des économies significatives en privilégiant les marchés de rue (« ferias ») pour vos achats, plutôt que les grandes surfaces comme Disco, Devoto ou Tienda Inglesa.

Les études de coût de la vie et les témoignages d’expatriés convergent sur des budgets mensuels moyens (logement compris) comme suit :

ProfilBudget mensuel typique (USD) à Montevideo
Célibataire « frugal »1 200 – 1 800
Célibataire confortable1 800 – 2 500
Couple confortable2 500 – 4 000
Famille de quatre personnes4 500 – 7 000+

Dans des villes plus petites ou hors des quartiers les plus chers, ces montants peuvent baisser sensiblement.

Système de santé : un vrai point fort pour les expatriés

La santé est l’un des grands atouts de l’Uruguay pour qui veut s’y installer sur le long terme. Le pays a mis en place un système mixte, public et privé, qui garantit une couverture universelle aux résidents légaux.

Le pilier public : ASSE

Le réseau public, géré par l’Administración de los Servicios de Salud del Estado (ASSE), couvre tout le territoire via hôpitaux et dispensaires. L’accès est quasiment gratuit, financé par l’impôt et le fonds national de santé (FONASA). Consultations, hospitalisations, chirurgies, urgences, analyses, imagerie, gestion des maladies chroniques ou soins dentaires de base sont pris en charge, sans exclusion liée à l’âge ou aux pathologies préexistantes.

Ce pilier a toutefois des limites : files d’attente plus longues pour les spécialistes, infrastructures plus anciennes, surcharge dans certains services, faible proportion de personnel anglophone. Environ 39 % de la population s’y soigne.

Les « mutualistas » : l’option la plus populaire

La majorité des classes moyenne et supérieure et une grande partie des expatriés optent pour les mutualistas : des coopératives privées non lucratives adossées à des hôpitaux, financées par une cotisation mensuelle. On devient « socio » d’un de ces établissements et on accède à son réseau de cliniques, laboratoires et médecins.

Couverture des plans de santé

Les garanties principales et les exclusions courantes des contrats de complémentaire santé.

Garanties principales

Praticiens de famille, spécialistes, imagerie médicale, hospitalisation, maternité et programmes de prévention.

Services parfois inclus

Ambulance privée et service d’urgence médicale à domicile.

Exclusions fréquentes

Soins optiques, odontologie complexe et psychothérapie sont généralement peu ou pas couverts.

Les tarifs pour un expatrié qui paie directement (hors FONASA) oscillent, selon la mutuelle et le niveau de confort, entre environ 50 et 200 USD par mois et par personne. Dans le département de Maldonado (Punta del Este), des formules basiques tournent autour de 50–60 USD, alors qu’un plan « VIP » peut grimper vers 150–180 USD. Les consultations donnent lieu à de petits tickets modérateurs : quelques dollars pour un généraliste, un peu plus pour un spécialiste ou les urgences.

Bon à savoir :

Certaines mutualistas imposent des limites d’âge à l’adhésion, généralement autour de 60-65 ans, ou exigent un droit d’entrée élevé pour les adhérents plus âgés. D’autres, comme Médica Uruguaya ou La Asistencial, sont plus souples. Les principaux établissements à Montevideo incluent l’Asociación Española, Médica Uruguaya, CASMU, Círculo Católico, ainsi que le très réputé British Hospital, qui propose son propre plan fermé.

Assurance privée « premium » et international

Un petit segment de la population – un peu plus de 2 % – choisit des assurances privées de haut niveau, parfois avec couverture internationale (Uruguay, Argentine, voire États‑Unis). Les primes mensuelles peuvent aller de 200 à plus de 800 USD, mais ces produits donnent accès à un choix plus large de médecins, des établissements haut de gamme comme le British Hospital, et des prestations comme l’évacuation médicale internationale.

Pour un expatrié très mobile ou souhaitant pouvoir se faire soigner en Europe ou en Amérique du Nord, des assureurs internationaux (Cigna, Allianz, AXA, etc.) et des courtiers spécialisés complètent l’offre locale.

Au‑delà des chiffres, la qualité des soins est généralement jugée comparable à celle des pays développés, avec des coûts sans commune mesure avec les États‑Unis. Un séjour hospitalier, une chirurgie ou une consultation spécialisée coûtent, après mutualista, une fraction de leur équivalent nord‑américain.

Visa, résidence et citoyenneté : quelles options pour s’installer ?

La politique migratoire uruguayenne est réputée claire et relativement accueillante. Beaucoup de nationalités peuvent entrer sans visa pour un court séjour, avant de déposer une demande de résidence sur place.

Entrer dans le pays : visa touristique ou non

Les citoyens de l’Union européenne, du Royaume‑Uni, du Canada, de la plupart des pays latino‑américains et des États‑Unis n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique. À l’arrivée, ils obtiennent généralement 90 jours, prolongeables une fois pour 90 jours supplémentaires auprès des services de migration, soit 180 jours au total.

D’autres nationalités – notamment plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen‑Orient – doivent demander un visa de court séjour auprès d’un consulat uruguayen avant le voyage. Le dossier standard comprend passeport valide, formulaire, photo, justificatifs de ressources et d’hébergement, billet retour, avec des frais autour de 42 USD et un délai d’environ 20 jours ouvrables.

Les grands types de résidence

Une fois sur le territoire, plusieurs voies s’offrent au candidat à l’installation : travail, études, regroupement familial, moyens financiers propres, investissement, télétravail, ou, pour les ressortissants du Mercosur et pays associés, une procédure simplifiée spécifique.

Bon à savoir :

Les dossiers sont traités par la Dirección Nacional de Migración (DNM). Les pièces généralement nécessaires incluent : les extraits de casier judiciaire de tous les pays de résidence des cinq dernières années (apostillés et traduits), un certificat médical local, un carnet de vaccination uruguayen à jour (tétanos, rougeole, et ROR pour les enfants), une preuve de moyens financiers et un justificatif de domicile.

Résidence pour moyens de subsistance (rentista / indépendant de fortune)

Ce dispositif – souvent appelé visa « rentista » – vise ceux qui peuvent prouver un revenu stable généré à l’étranger (pension, loyers, dividendes, salaires d’un emploi distant, intérêts…). Il n’impose pas de montant d’investissement ni l’achat d’un bien immobilier en Uruguay, seulement la démonstration d’un flux de revenus régulier et légal.

Les autorités retiennent souvent, comme plancher implicite, environ 1 500 USD par mois pour une personne seule, davantage pour un couple ou une famille (par exemple 3 000 USD pour quatre). Les justificatifs peuvent être des contrats de location, des attestations de pension, des certificats de dividendes, corroborés par un rapport d’expert‑comptable et des relevés bancaires. Un simple historique de compte ne suffit généralement pas.

Avec ce statut, on n’est pas censé travailler pour un employeur local. En revanche, cela ouvre la voie à la résidence temporaire puis permanente, à l’accès au système de santé, à un compte bancaire, etc.

Voie « retraité »

Assez proche du schéma précédent, la résidence pour retraités suppose une pension de retraite régulière, typiquement d’au moins 1 500 USD par mois. Elle permet aussi certains avantages, comme la possibilité d’importer en franchise de droits un container de biens ménagers et un véhicule personnel.

Permis pour digital nomads

Conscient de l’essor du travail à distance, l’Uruguay a créé un permis spécifique pour les télétravailleurs et freelances étrangers dont les revenus proviennent de l’extérieur du pays. Ce permis, instauré par un décret récent, se demande en ligne après être entré en Uruguay (généralement comme touriste).

Bon à savoir :

La procédure requiert la création d’un identifiant numérique sur le portail gouvernemental, le remplissage d’un formulaire, et la fourniture des documents suivants : copie du passeport, adresse en Uruguay (Airbnb ou location temporaire acceptée), attestation de travail à distance (contrat ou lettres clients), assurance santé privée couvrant toute la durée du séjour, certification vaccinale et déclaration sur l’honneur de disposer de moyens suffisants. Bien qu’aucun revenu minimum ne soit formellement exigé, les spécialistes recommandent un budget mensuel d’au moins 1 500 à 2 000 USD pour vivre correctement.

Les frais administratifs sont modestes – une dizaine de dollars –, payables via des réseaux locaux (Abitab, Redpagos, etc.). Le permis est valable 180 jours, renouvelable une fois pour 180 jours supplémentaires. Il peut servir de tremplin vers une résidence plus classique par la suite.

Résidence par le travail, les études ou la famille

Une offre d’emploi local, une inscription dans une université uruguayenne ou le regroupement avec un conjoint ou parent déjà résident/permanent permettent également de déposer un dossier. Dans ces cas, certains délais et pièces diffèrent (lettre d’embauche, certificat d’inscription, preuves de liens familiaux), mais le schéma reste similaire : demande auprès de la DNM, « constancia de trámite » permettant de rester et de travailler pendant l’instruction, obtention ultérieure d’une cédula définitive.

Voies via le Mercosur

Les ressortissants des pays membres et associés du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Venezuela, Chili, Pérou, Colombie, Équateur, Bolivie, entre autres) bénéficient d’une procédure simplifiée, avec moins d’exigences sur la justification de revenus et des frais réduits, voire inexistants, pour certains titres.

Du statut de résident à la citoyenneté

La résidence permanente donne le droit de vivre et travailler sans limitation de durée. Pour la conserver, il suffit de revenir en Uruguay au moins une fois tous les trois ans.

Astuce :

Après une période de résidence, la naturalisation est possible en Uruguay. La durée minimale est comptée à partir de la première entrée dans le pays : elle est de trois ans pour une personne mariée ou ayant une famille « installée » dans le pays, et de cinq ans pour une personne célibataire. La procédure, gérée par la Cour électorale, repose sur une évaluation de l’intégration du demandeur. Les critères incluent une maîtrise courante du castillan, la fourniture de preuves de liens établis dans le pays (comme un logement, une activité économique ou une participation à la vie sociale), ainsi que le témoignage de deux citoyens uruguayens non apparentés au demandeur.

L’Uruguay accepte la double nationalité. Le passeport uruguayen ouvre l’accès sans visa ou avec visa à l’arrivée à plus de 150 pays, dont l’espace Schengen, le Royaume‑Uni, le Japon, Singapour, l’Australie ou le Canada, ce qui en fait un document de voyage très solide pour un citoyen latino‑américain.

Fiscalité des expatriés : un système territorial

Pour un candidat à l’expatriation, la fiscalité est un dossier majeur. L’Uruguay applique un principe de « source »: en règle générale, il ne taxe que les revenus générés à l’intérieur du pays. Les salaires, pensions, loyers ou dividendes perçus à l’étranger restent, dans la majorité des cas, hors du champ de l’impôt local.

Devenir résident fiscal

Le statut de résident fiscal ne se confond pas automatiquement avec la résidence migratoire, même si, dans la pratique, les deux coïncident souvent. Les règles de base sont fixées par la législation fiscale nationale et un décret spécifique.

Plusieurs portes d’entrée existent :

séjourner plus de 183 jours par an en Uruguay ;

– établir son « centre de vie » dans le pays (famille résidente, principaux intérêts économiques, etc.) ;

investir au‑delà de certains seuils en immobilier ou en entreprise locale, combiné ou non avec un temps de présence minimum.

400000-500000

Investissement minimum en USD pour un bien résidentiel permettant d’être considéré comme résident fiscal en Uruguay, sous condition de séjour.

Chaque année, l’administration fiscale (DGI) peut vérifier que les conditions demeurent remplies. Un certificat de résidence fiscale annuel peut être délivré pour faire valoir ce statut auprès d’autres pays ou d’institutions financières.

Impôt sur le revenu, patrimoine et consommation

Les personnes résidentes sont soumises à l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) sur leurs revenus uruguayens seulement. Les salaires, honoraires et revenus d’activité sont taxés de manière progressive jusqu’à 36 %, mais avec des seuils qui laissent une bonne partie de la population en‑dessous des taux les plus élevés. Les revenus de capital (intérêts, dividendes, loyers, plus‑values) sont, en général, taxés à un taux fixe de 12 % pour les résidents, et à des taux allant de 7 % à 25 % pour les non‑résidents selon la nature du flux et le pays de destination.

Bon à savoir :

Le patrimoine net situé en Uruguay (biens immobiliers, dépôts, certains actifs financiers locaux) est soumis à un impôt sur la fortune au-delà d’un certain seuil. Ce seuil est d’environ 120 000 USD pour une personne seule et 240 000 USD pour un couple. Les taux sont faibles et progressifs. Les avoirs détenus à l’étranger ne sont pas concernés par cet impôt.

La TVA s’établit à 22 % pour la plupart des biens et services, avec un taux réduit de 10 % sur des produits de première nécessité. Les communes prélèvent également une contribution immobilière annuelle, calculée sur la valeur cadastrale du bien.

Point notable : il n’existe ni impôt sur les successions, ni taxe sur les donations, ni « exit tax » en cas de départ du pays.

« Vacances fiscales » pour nouveaux résidents

Pour attirer les capitaux étrangers, l’Uruguay a instauré un régime spécifique pour les nouveaux résidents fiscaux : ceux qui deviennent résidents à partir d’une certaine date peuvent choisir entre deux options pour leurs revenus de source étrangère :

une exonération totale sur certains revenus de capital étranger (dividendes, intérêts) pendant 11 ans ;

– ou un taux définitif réduit de 7 % sur ces mêmes revenus, à vie.

Cette possibilité, conjuguée au système territorial, à l’absence d’impôts sur la fortune à l’étranger et à la stabilité institutionnelle, explique pourquoi l’Uruguay est regardé comme une base de long terme par des entrepreneurs et investisseurs internationaux.

Immobilier : acheter, louer, investir

Le marché immobilier uruguayen est l’un des plus ouverts de la région. Un étranger peut acheter un bien dans les mêmes conditions qu’un citoyen : pas de restrictions de nationalité, pas d’obligation de résidence préalable, que ce soit pour un appartement en ville, une maison de campagne, un terrain côtier ou même des terres agricoles (avec quelques nuances pour les grandes exploitations).

Un marché dynamique et sécurisé

Les études de marché projettent un volume total de l’immobilier uruguayen autour de 250 milliards de dollars, avec un segment résidentiel dominant et une croissance annuelle prévue de plus de 4 % dans les prochaines années. La demande est alimentée par la démographie urbaine, la montée de la classe moyenne, l’arrivée d’expatriés et la popularité des résidences secondaires, notamment sur la côte.

50000

Nombre de transactions immobilières enregistrées en Uruguay en 2023, principalement concentrées à Montevideo et dans les zones balnéaires.

Pour un étranger, le parcours standard passe par trois acteurs : une agence immobilière (chargée de la recherche et de la négociation), un notaire public (« escribano público ») obligatoire pour toute mutation de propriété, et éventuellement un avocat ou fiscaliste indépendant pour les aspects patrimoniaux et fiscaux.

Processus d’achat et coûts cachés

Une fois le bien trouvé, l’acheteur formule une offre et, si elle est acceptée, signe un accord de réservation (« boleto de reserva » ou « promesa de compraventa ») accompagné d’un acompte, souvent de 10 % du prix. Le notaire entreprend alors une vérification complète : chaîne de propriété sur trente ans, existence d’hypothèques ou charges, conformité fiscale, règles d’urbanisme. Si tout est en ordre, la signature de l’acte définitif (« escritura pública ») intervient généralement dans les 30 à 60 jours, avec paiement du solde via un chèque de banque ou un virement sécurisé.

11

Le coût total d’un cycle complet d’achat et de revente d’un bien immobilier, exprimé en pourcentage du prix.

Les prix sont quasi systématiquement affichés en dollars américains, tant l’historique d’inflation du peso a marqué les mentalités. Dans les grandes villes, les logements centraux peuvent atteindre des niveaux élevés par mètre carré, surtout à Montevideo, Punta del Este et Colonia. À l’inverse, les petites villes et l’intérieur offrent des valeurs bien plus accessibles.

Locations et droits des locataires

Le marché locatif est encadré par des textes protecteurs pour les locataires. Les baux de résidence principale doivent respecter des durées minimales et les augmentations sont indexées sur des indices officiels. Les procédures d’expulsion, en cas de non‑paiement, peuvent être longues, souvent de l’ordre d’une année.

Pour louer, un étranger doit généralement fournir une caution (souvent un mois), des références et, surtout, une garantie (« garantía »), délivrée par une banque ou une compagnie d’assurance, qui s’engage à payer le propriétaire en cas de défaut. Cette exigence complique parfois la première installation ; certains expatriés commencent donc par des locations meublées via des plateformes de type Airbnb ou des résidences avec services, plus souples, quitte à accepter un loyer plus élevé les premiers mois.

Banque et finances : ouvrir un compte local

Pour gérer un logement, des factures, une activité professionnelle ou un investissement, disposer d’un compte bancaire en Uruguay est très utile. Le système bancaire local est réputé stable et bien régulé. Le pays a longtemps eu l’image d’un refuge financier discret, mais il s’est nettement aligné sur les standards internationaux de transparence (FATCA, CRS, lutte contre le blanchiment, etc.).

Astuce :

Les résidents et non-résidents peuvent ouvrir un compte bancaire en Uruguay, mais les démarches se sont durcies. L’ouverture doit obligatoirement se faire en personne dans une agence ; aucune création de compte classique à distance ou par procuration n’est possible. De plus, certaines banques imposent un dépôt initial substantiel, comme le BROU (principal établissement public) qui exige par exemple 5 000 USD bloqués pendant six mois, ou un minimum de 50 000 USD pour certains comptes haut de gamme.

Les banques demandent au minimum un passeport, un justificatif de domicile (qui peut être un contrat de location ou même, à défaut, un certificat de résidence délivré par le commissariat local), une lettre de référence bancaire sur papier à en‑tête, et des preuves d’origine des fonds : contrats de travail, relevés d’investissement, attestations de pension, actes de vente, etc. Pour les résidents, la cédula et un numéro fiscal local simplifient grandement la procédure.

Bon à savoir :

Les frais de gestion mensuels sont plus élevés qu’ailleurs : environ 50 USD pour un non-résident et 30–35 USD pour un résident. En échange, l’ouverture d’un compte donne généralement accès à un compte double peso/dollar et à des services de banque en ligne et mobile modernes, bien que l’interface soit souvent uniquement en espagnol.

Pour un expatrié qui souhaite transférer des fonds régulièrement depuis son pays d’origine, il peut être pertinent de combiner un compte local avec des services de transfert international (type Wise) afin de réduire les frais.

Travailler, entreprendre ou télétravailler depuis l’Uruguay

L’économie uruguayenne repose traditionnellement sur l’agriculture (viande, laine, produits laitiers) et leurs dérivés, mais le pays s’est aussi positionné sur les services, notamment les logiciels, la fintech et l’externalisation de processus d’affaires.

Montevideo concentre le secteur tertiaire, surtout dans des quartiers comme Ciudad Vieja (district d’affaires historique), WTC Buceo (World Trade Center) ou les free zones de type Zonamerica. L’anglais est assez courant dans certains milieux d’affaires, même si un bon niveau d’espagnol reste un avantage majeur pour s’intégrer au marché du travail local.

Bon à savoir :

L’Uruguay déploie une stratégie active pour attirer les nomades numériques et entrepreneurs internationaux. Le pays offre une excellente connectivité internet, de nombreux espaces de coworking (Sinergia UY, Nook, Co‑Work Latam, Copper Cowork…), une grande ouverture aux investissements étrangers, un régime fiscal territorial et une stabilité juridique. Des villes comme San José ou Punta del Este développent des projets de smart cities et des infrastructures modernes pour séduire ce public spécifique.

Pour beaucoup d’expatriés, le modèle gagnant consiste à conserver des revenus en devises grâce au télétravail ou à un business en ligne, tout en bénéficiant du cadre de vie uruguyan et de la fiscalité de source. Dans ce cas, il est essentiel de bien structurer sa situation en concertation avec un fiscaliste, afin de respecter les règles de son pays d’origine et d’éviter les doubles impositions.

Écoles et éducation pour les familles

L’école est souvent le premier sujet de préoccupation quand on déménage en famille. L’Uruguay dispose d’un système public gratuit et obligatoire jusqu’à 14‑15 ans, avec un enseignement uniquement en espagnol. Pour les expatriés qui souhaitent un parcours bilingue ou international, plusieurs établissements privés se détachent, principalement à Montevideo et dans la région de Punta del Este.

Parmi les plus connus :

Écoles internationales en Uruguay

Un aperçu des principaux établissements scolaires internationaux proposant des programmes américains, britanniques, français ou du Baccalauréat International (IB) à Montevideo et dans la région de Punta del Este.

Uruguayan American School

Située à Carrasco, Montevideo. Délivre un diplôme américain et le Baccalauréat International (IB). Caractérisée par un corps enseignant majoritairement anglophone et des classes de petite taille.

The British Schools of Montevideo

Fondée au début du XXe siècle. Prépare à l’IGCSE puis au Baccalauréat International (IB), dans une forte tradition pédagogique britannique.

Lycée Français de Montevideo

Rattaché au réseau mondial de l’enseignement français. Propose un cursus francophone complet menant au baccalauréat français.

Autres écoles à Montevideo

International College, St. Brendan’s, Colegio Inglés, Woodlands School et plusieurs écoles bilingues (anglais, italien, allemand…) réparties dans la capitale et sa périphérie.

Écoles à Punta del Este et Maldonado

Établissements comme Woodside School, St Clare’s College ou International College Punta del Este, offrant également des programmes IB ou britanniques.

Les frais sont significatifs : pour une école internationale, il faut compter de l’ordre de 7 000 USD ou plus par an et par enfant, sans oublier les frais d’inscription initiaux, uniformes et activités. En contrepartie, ces établissements offrent des environnements très multiculturels, des enseignants formés aux pédagogies internationales, et des filières reconnues par les universités nord‑américaines et européennes.

Attention :

À noter : l’instruction à domicile n’est généralement pas reconnue comme mode de scolarisation valide pour les démarches de résidence, sauf cas particuliers liés à des handicaps importants.

Vie quotidienne, sécurité et loisirs

Un des arguments les plus souvent cités par les expatriés est le sentiment de sécurité. L’Uruguay se place systématiquement en tête de l’Amérique du Sud dans les classements de paix et de sûreté. La criminalité violente reste faible à l’échelle régionale, même si certains quartiers de Montevideo demandent des précautions classiques (pas d’ostentation, vigilance de nuit).

Les transports en commun, surtout les bus, sont largement utilisés, les taxis et VTC comme Uber fonctionnent bien, et dans les quartiers centraux, beaucoup de résidents vivent sans voiture. L’essence est chère, et l’entretien et l’assurance d’un véhicule peuvent peser sur un budget.

Bon à savoir :

La vie à Montevideo est rythmée par des activités de plein air comme les promenades sur la rambla, les sports de plage, le rugby et le kitesurf, ainsi que par une offre culturelle riche avec théâtres, concerts et musées. La ville possède de nombreux cafés indépendants, marchés artisanaux et librairies-cafés. Le Carnaval, qui dure plus de 40 jours avec des spectacles nocturnes, des défilés de candombe et des comparsas, est un événement unique en Amérique du Sud par sa longueur.

Sur le plan gastronomique, l’Uruguay est un paradis pour amateurs de viande : l’asado (barbecue) et la parrillada, le chivito (sandwich de steak garni), mais aussi les empanadas et les ñoquis le 29 du mois. Le vin local, notamment le cépage tannat, gagne en reconnaissance internationale. L’offre végétarienne et végane progresse, surtout dans les quartiers centraux de Montevideo et à Punta del Este.

S’installer intelligemment : quelques conseils pratiques

S’expatrier en Uruguay n’est pas compliqué, mais il est prudent d’aborder le projet avec méthode.

Une stratégie fréquente consiste à louer d’abord des logements meublés dans différents quartiers – via Airbnb ou des résidences de co‑living – pour un mois ou deux, le temps de sentir les ambiances (Pocitos vs Carrasco vs Centro, par exemple) avant de signer un bail long ou d’acheter.

Attention :

Pour un achat, il est crucial de mandater un notaire indépendant (ni celui du vendeur, ni un proche de l’agent) pour éviter les conflits d’intérêts, notamment face à la pratique courante de l’agence double où un même agent représente les deux parties. Pour la recherche, privilégiez les plateformes locales comme MercadoLibre, InfoCasas ou Gallito.

Côté budget, plusieurs expatriés soulignent qu’il vaut mieux prévoir large par rapport aux estimateurs en ligne : certains prix relevés peuvent paraître optimistes. Les coûts de construction et de rénovation, par exemple, ont connu des hausses sensibles et peuvent dépasser les prévisions initiales d’un nouveau venu. Pour garder la main sur ses dépenses, des habitudes simples aident : habiter un peu en retrait des quartiers les plus chers, privilégier les marchés locaux, cuisiner plutôt que sortir systématiquement, surveiller l’usage de l’électricité en hiver, vérifier avant la signature si les charges sont incluses dans le loyer.

Astuce :

Bien qu’une partie des Uruguayens parlent anglais, notamment dans les milieux d’affaires, à Punta del Este ou dans les écoles privées, maîtriser le castillan rioplatense reste crucial pour une bonne intégration. À Montevideo, plusieurs écoles de langue pour étrangers sont disponibles, en particulier dans les quartiers de Ciudad Vieja et Centro. Une immersion douce, par exemple en partageant un café ou un maté, accélère considérablement la prise de repères dans le pays.

S’installer en Uruguay, ce n’est ni un eldorado bon marché ni un parcours du combattant. C’est un choix de compromis : un pays plus cher que ses voisins mais plus sûr et plus stable, plus petit que les géants latino‑américains mais plus lisible, doté de bonnes infrastructures, d’un système de santé robuste et d’un environnement juridique rassurant. Pour qui prépare soigneusement son projet – résidence, fiscalité, logement, scolarité, langue – l’Uruguay offre un cadre de vie de grande qualité et, surtout, une forme de sérénité rare dans la région.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Uruguay, Portugal, Espagne, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Uruguay pour sa fiscalité avantageuse sur les revenus de source étrangère (régime de tax holiday pouvant aller jusqu’à 10 ans), son absence d’impôt sur la fortune et son cadre de vie stable en Amérique du Sud, combinant coût de vie inférieur à la France et sécurité juridique. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence fiscale uruguayenne avec achat ou location longue durée, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, spécialiste immigration, interlocuteurs bilingues) et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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