Les avantages fiscaux pour les investisseurs immobiliers à Trinité et Tobago

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Trinité et Tobago a la réputation d’être un marché ouvert aux capitaux étrangers, avec un cadre fiscal dense mais truffé de niches avantageuses pour les investisseurs immobiliers. Entre absence de droits de succession, exonérations ciblées sur les plus-values, régimes de faveur pour la construction de logements ou de bâtiments commerciaux, et généreux abattements de droits de timbre, l’architecture fiscale vise clairement à attirer capitaux privés et projets de développement.

Bon à savoir :

Pour transformer un achat en stratégie patrimoniale durable, il ne suffit pas de calculer la rentabilité brute. L’objectif clé est d’optimiser cette rentabilité après impôts en exploitant les dispositifs fiscaux existants.

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Un environnement juridique ouvert aux investisseurs étrangers

Le cadre réglementaire de l’investissement étranger en immobilier est principalement organisé autour du Foreign Investment Act n°16 de 1990. Ce texte donne la tonalité : ouverture au capital international, avec quelques garde-fous ciblés, surtout à Tobago.

Un investisseur étranger, c’est soit un individu qui n’est pas ressortissant de Trinité et Tobago ni d’un État membre de la CARICOM, soit une société non incorporée localement ou contrôlée par ce type de personnes. Dans la plupart des cas, ces investisseurs peuvent acquérir des biens sans contraintes excessives.

Accès à la propriété foncière

Pour un investisseur non résident, la règle de base est plutôt souple :

– jusqu’à un acre de terrain à usage résidentiel sans obligation de licence ;

– jusqu’à cinq acres pour des activités commerciales ou professionnelles, toujours sans licence.

Attention :

À Tobago, un avis légal de 2007 impose qu’un étranger obtienne une licence pour tout achat de terrain, quelle que soit sa superficie. De plus, le ministre des Finances peut interdire les acquisitions sans licence dans des secteurs spécifiques, notamment les zones à fort enjeu touristique.

Cet encadrement ne retire pas l’un des atouts majeurs du pays : il n’existe aucune interdiction générale d’achat immobilier par les étrangers et la double nationalité est autorisée. Pour l’investisseur, la sécurité juridique est renforcée par une procédure d’acquisition classique — offre, vérification de titre par avocat, dépôt de 10 % à la signature, paiement du solde et des taxes à la clôture — qui s’inscrit dans un système de common law relativement familier aux investisseurs internationaux.

Fiscalité courante de l’investisseur : loyers, impôts directs et TVA

Pour un propriétaire bailleur, la première question est celle des revenus locatifs. À Trinité et Tobago, ces revenus sont clairement encadrés, mais le régime laisse une marge d’optimisation intéressante grâce aux déductions et à la structure des taux.

Impôt sur les loyers : un taux unique mais de nombreux abattements

Les revenus locatifs entrent dans la catégorie des revenus imposables. Ils sont soumis :

– pour les personnes physiques, à un barème progressif global de 25 % à 30 % sur l’ensemble des revenus ;

– mais, plus spécifiquement, les revenus locatifs nets sont taxés à un taux de 25 %, que le propriétaire soit un particulier ou une société.

Le terme « net » est ici essentiel. L’impôt de 25 % ne s’applique qu’après déduction des charges directement liées à la génération des loyers. Le schéma typique est le suivant :

Exemple :

Pour déterminer le revenu locatif imposable d’un bien immobilier au Royaume-Uni, le propriétaire doit d’abord déclarer le revenu brut (loyers encaissés). Il peut ensuite déduire les charges d’exploitation (entretien, réparations, frais de gestion, assurance, services de syndic et autres dépenses de fonctionnement), ainsi que les intérêts d’emprunt du prêt immobilier. Enfin, une déduction pour usure (wear and tear) peut être appliquée, correspondant à 10 % de l’allocation de dépréciation restante du bien.

Le solde constitue le revenu locatif net soumis au taux de 25 %. Pour un investisseur fortement endetté ou sur un projet nécessitant des travaux lourds, cette mécanique permet de réduire sensiblement l’impôt durant les premières années.

TVA : lourde pour les bureaux, neutre pour le résidentiel

Le traitement de la TVA (VAT) crée une distinction nette entre immobilier commercial et résidentiel.

12.5

Taux de TVA applicable sur les loyers des locations commerciales en Belgique.

Pour un investisseur dans un centre commercial, un immeuble de bureaux ou un local industriel, cette neutralité de la TVA sur les investissements (via la récupération de la TVA d’entrée) améliore la rentabilité nette, notamment sur des programmes très capitalistiques.

Tableau – Traitement fiscal des loyers selon le type de bien

Type de bienTVA sur loyersRécupération TVA sur dépensesTaux d’impôt sur revenu locatif net
Logement (location résidentielle)0 % (exonéré)Non, TVA non récupérable25 %
Immeuble de bureaux / commerce12,5 %Oui, TVA déductible25 %
Terrain loué (bail de terrain)12,5 % si commercial, 0 % si usage résidentielSelon régime du bailleur25 %

En pratique, un investisseur peut être tenté de structurer différemment ses baux (commercial vs résidentiel) pour bénéficier ou non de la capacité de récupérer la TVA selon la nature des dépenses envisagées.

Impôt foncier : une taxe annuelle calibrée sur la valeur locative

À Trinité et Tobago, la Property Tax frappe tous les terrains et constructions, mais avec un mécanisme basé sur la valeur locative annuelle plutôt que sur la valeur vénale. C’est un avantage important dans un marché où les prix d’achat peuvent être volatils.

Comment est calculée la taxe foncière ?

L’administration procède en deux temps :

1. Le Commissioner of Valuations détermine l’Annual Rental Value (ARV), c’est‑à‑dire le loyer théorique annuel que le bien pourrait générer. Quand il n’existe pas de valeur locative de marché évidente, l’ARV est estimée comme un pourcentage du coût en capital du bien :

3,5 % pour les biens résidentiels ;

5 % pour les biens commerciaux ;

5 % pour les biens industriels ;

3 % pour les installations (plant & machinery) non abritées dans un bâtiment.

Astuce :

Le Board of Inland Revenue applique un abattement de 10% sur l’Annual Rental Value (ARV) pour obtenir l’Annual Taxable Value (ATV). Cet abattement vise à tenir compte des périodes de vacances et des pertes de loyer. C’est sur la base de cette ATV que le taux de la taxe foncière est ensuite appliqué.

Les taux diffèrent selon la catégorie du bien.

Tableau – Taux de la Property Tax par type de bien

Catégorie de propriétéBase taxable (ATV)Taux de taxe foncière
Propriété agricole90 % de l’ARV (ARV = 2 % de la valeur de marché)1 %
Propriété résidentielle90 % de l’ARV (ARV = 3,5 % du coût capital)2 % (ou 3 % dans certaines sources)
Propriété commerciale90 % de l’ARV (ARV = 5 % du coût capital)5 %
Usine / installations industrielles en bâtiment90 % de l’ARV (ARV = 5 % du coût capital)6 %
Installations industrielles hors bâtiment (plant & machinery)90 % de l’ARV (ARV = 3 % du coût capital)3 %

L’impact sur la trésorerie annuelle est ainsi proportionné à la rentabilité locative théorique du bien, ce qui reste plus supportable qu’un impôt assis sur la seule valeur de marché.

Autre point important : certains biens échappent totalement à la taxe foncière, comme les lieux de culte, les cimetières fermés ou, sous conditions, les propriétés détenues par des bénéficiaires de certaines allocations sociales (pension de vieillesse, aides handicap, transferts monétaires conditionnels). Des reports de paiement (deferrals) sont aussi possibles en cas de difficulté financière avérée (âge, santé, revenus très limités).

Plus-values immobilières : une taxation ciblée sur le court terme

Pour un investisseur, la fiscalité de la sortie d’un actif est aussi importante que celle de son exploitation. À Trinité et Tobago, le régime de taxation des plus‑values favorise clairement les stratégies de détention longue.

Un impôt sur les plus-values essentiellement anti-spéculatif

La règle est simple : une plus-value sur la vente d’un bien immobilier n’est imposable que si le bien est acheté et revendu dans les 12 mois. Dans ce cas, le gain est assimilé à un revenu et taxé à 25 %. Certaines sources mentionnent un taux de 15 %, mais la plupart des textes convergent vers le chiffre de 25 %.

Attention :

Au-delà d’un an de détention, aucun impôt sur la plus-value n’est dû. Pour un investisseur à moyen ou long terme, c’est un avantage décisif : toute appréciation de valeur sur plusieurs années échappe à la taxation, sous réserve d’un point de vigilance important.

Reprise des amortissements en cas de dépréciation déduite

Si le propriétaire a utilisé des allocations de dépréciation (wear and tear) pour réduire son impôt sur les loyers, l’administration exige, au moment de la revente d’un bien détenu plus de 12 mois, le remboursement intégral des amortissements pratiqués. Concrètement, on retrouve un mécanisme proche de la « réintégration d’amortissements » : ce n’est pas la plus‑value pure qui est taxée, mais la réduction d’impôt antérieure.

Pour un investisseur, ceci incite à arbitrer entre :

maximiser les amortissements pendant la phase locative pour réduire l’impôt courant ;

– ou limiter les déductions pour éviter une « facture » à la sortie.

Les plus‑values réalisées à l’étranger par des résidents étrangers ne sont, par ailleurs, pas imposées à Trinité et Tobago, ce qui limite le risque de double imposition pour certains profils d’investisseurs ayant une structure internationale.

Exemptions ponctuelles

Certaines cessions échappent totalement à la taxation des plus‑values, par exemple :

– les gains liés à la vente de titres de sociétés trinidadiennes ;

– certains biens mobiliers (voitures, biens domestiques) lorsque les montants en jeu restent très faibles (par exemple 5 000 TTD ou moins selon certains textes).

Ces détails concernent moins l’immobilier stricto sensu, mais confirment l’orientation globale : taxer la spéculation rapide, laisser respirer les investissements patrimoniaux de plus longue durée.

Droits de timbre : un levier majeur pour réduire le coût d’acquisition

Le Stamp Duty est l’un des postes de coût les plus sensibles pour tout investisseur lors de l’achat d’un bien. Trinité et Tobago a fait le choix de cibler ce levier avec de vastes exonérations, notamment pour le logement et les premiers achats, tout en maintenant des taux significatifs sur les transactions purement commerciales ou d’investissement.

Barème général pour les biens commerciaux, fonciers et d’investissement

Pour les acquisitions de terrains d’activité, d’immeubles de rapport ou de biens non résidentiels, les taux sont structurés par tranches, mais il ne s’agit pas de tranches progressives au sens strict : une fois dans une tranche, le taux s’applique généralement à la totalité du prix.

Tableau – Droits de timbre sur terrains, biens commerciaux et d’investissement

Type de bien / valeurTaux de droits de timbre sur le prix total
Terrain, domaine foncier, bien commercial ou d’investissement < 300 000 TTD2 %
De 300 001 à 400 000 TTD5 %
> 400 000 TTD7 %

Pour un investisseur en immobilier d’entreprise, ces coûts d’entrée sont non négligeables. L’optimisation passe alors davantage par les régimes d’exonération sur les revenus et les plus‑values que par la réduction du droit de timbre lui‑même, sauf dans le cadre de programmes spécifiques (voir plus loin pour les projets résidentiels et les hôtels).

Super‑exonération pour les primo‑accédants

Le régime le plus spectaculaire est celui qui s’adresse aux First Time Homeowners. Depuis une réforme entrée en vigueur en 2021, un acquéreur qui n’a jamais possédé de logement, et qui achète une maison (ou maison + terrain) à usage résidentiel, bénéficie d’une exonération totale de droits de timbre jusqu’à 2 000 000 TTD de valeur de transaction.

Ce dispositif est soumis à plusieurs conditions :

– le bien doit être une maison ou un logement avec terrain, pas un terrain nu seul ;

– tous les co‑acquéreurs, s’il y en a plusieurs, doivent être primo‑accédants ;

– l’exonération s’applique même si le bien n’est pas occupé par le propriétaire (il peut être donné en location), ce qui ouvre une brèche très intéressante pour l’investisseur qui achète un premier logement déjà avec une perspective locative.

Pour des acquisitions au‑delà de ce seuil, il existe un barème progressif (3 %, 5 %, 7,5 %) sur la partie excédentaire, mais l’économie réalisée jusqu’à 2 000 000 TTD reste majeure.

Exonération sur les terrains résidentiels de faible valeur

En parallèle, les ventes de terrains résidentiels dont la valeur n’excède pas 450 000 TTD sont totalement exonérées de droits de timbre. Cela vise clairement à faciliter la création de lotissements et l’accession à la propriété sur des parcelles modestes, tout en allégeant la facture fiscale des développeurs et des particuliers.

Cas des baux (leases) et des hypothèques

Les investisseurs qui sécurisent des actifs via des baux long terme ou qui recourent fortement au levier de la dette sont également concernés par des barèmes spécifiques.

Bon à savoir :

Les baux d’une durée de trois ans ou plus doivent être obligatoirement enregistrés, moyennant un droit de timbre d’environ 5 TTD pour chaque tranche de 250 TTD de loyer. Cet enregistrement est une condition pour que le contrat soit pleinement opposable. Par ailleurs, les actes d’hypothèque bénéficient d’exonérations partielles sous certains seuils ; au-delà, un droit proportionnel d’environ 0,4 % du montant du prêt s’applique. Les primo-accédants peuvent aussi être exonérés pour l’acte d’hypothèque lié à la construction de leur première maison sur un terrain déjà acquis.

Programmes d’exonérations ciblés pour les promoteurs et développeurs

C’est sans doute l’un des segments les plus attractifs pour les investisseurs cherchant à structurer des opérations de promotion ou de développement : Trinité et Tobago offre une série de régimes d’exonération d’impôt sur les bénéfices expressément destinés aux traders in newly constructed houses et aux land developers.

Exonération d’impôt sur le premier lot ou la première maison vendue

Le cœur du régime se trouve dans la Section 45C de l’Income Tax Act et dans les programmes gérés par la Housing Development Corporation (HDC). Pour les projets éligibles :

– les gains et profits tirés de la première vente d’un lot résidentiel dans le cadre d’un projet d’aménagement foncier sont exonérés d’impôt sur le revenu ;

– de même, les bénéfices de la première vente de logements neufs construits par des traders enregistrés peuvent être exonérés.

Cette exonération est toutefois bornée dans le temps : pour les projets de lotissement résidentiel, la vente initiale doit intervenir au plus tard le 31 décembre 2025. Les conditions d’éligibilité sont précises.

Conditions pour les développeurs de terrains résidentiels

Pour bénéficier de l’exonération :

Attention :

Pour être éligible, le projet doit avoir commencé à partir du 1er octobre 2012 et sa première vente de lot doit intervenir avant le 31 décembre 2025. La surface totale du projet doit être d’au moins un acre, et chaque lot doit mesurer au minimum 5 000 pieds carrés et être formellement approuvé à des fins résidentielles. De plus, le projet doit se conformer aux normes des autorités de planification : Town and Country, services de génie civil, organismes électriques et WASA (eau et assainissement).

L’exonération ne se limite pas à l’impôt sur le bénéfice. La vente ou la cession de terrains résidentiels d’une valeur maximale de 450 000 TTD est, de surcroît, exonérée de droits de timbre, ce qui allège considérablement la charge fiscale sur les premiers lots de projets à vocation sociale ou de milieu de gamme.

Conditions pour les promoteurs de logements neufs

Les traders in newly constructed houses bénéficient d’un régime similaire, sous réserve que :

– la construction ait démarré après le 1er février 2013 ;

– le coût total de la maison, hors terrain, ne dépasse pas 1,5 million TTD.

100

Montant des frais de dossier, en dollars trinidadiens, pour une demande de certificat d’exemption fiscale auprès de l’HDC.

Avantage additionnel : amortissements pour sociétés de développement agréées

Les sociétés reconnues comme Approved Property Development companies disposent d’un autre outil : la possibilité de déduire un pourcentage de leurs dépenses en capital associées à la construction d’immeubles à usage commercial ou industriel.

Le taux dépend de la période de construction :

15 % pour les projets démarrés avant fin 2005 et achevés avant fin 2007, ou pour les chantiers commencés à partir de 2008 et achevés au plus tard fin 2014 ;

20 % pour les constructions entamées à partir du 1er janvier 2015 et finalisées avant le 31 décembre 2024.

Si seul un segment du bâtiment est affecté à un usage commercial ou industriel, la déduction est proratisée. Ce mécanisme, s’ajoutant aux amortissements classiques, réduit fortement la base imposable des sociétés de promotion.

Immobilier commercial et parkings : vacances fiscales jusqu’en 2025

Les investisseurs orientés vers l’immobilier d’entreprise trouvent à Trinité et Tobago un régime particulièrement généreux pour les bâtiments commerciaux neufs et les parkings à étages.

Les textes prévoient que, pour les bâtiments et parkings construits à partir du 1er octobre 2012 :

– les primes de location et loyers tirés de la mise en location de ces constructions neuves sont exonérés d’impôt sur le revenu jusqu’au 31 décembre 2025 ;

– les profits issus de la première vente de ce type de bâtiments sont également exonérés jusqu’à la même date.

Bon à savoir :

Dans certaines zones comme Port of Spain, les revenus générés par les parkings peuvent être entièrement exonérés d’impôts. Cela représente une source de revenu net particulièrement attractive, bénéficiant d’une forte demande en stationnement dans ce contexte urbain.

Ces exonérations viennent s’ajouter aux avantages liés à la TVA (récupération de la TVA sur les dépenses) et aux éventuelles déductions sur dépenses de capital. Pour un investisseur structurant un programme de bureaux ou un parking étagé à horizon 2025, l’ensemble peut se traduire par une quasi‑absence d’impôt sur les loyers pendant plusieurs années.

Immobilier touristique et zones spéciales : des régimes de faveur puissants

La diversification de l’économie hors pétrole et gaz passe par le tourisme et les zones économiques spéciales. L’immobilier y joue un rôle central, et la fiscalité suit.

Hôtels et complexes touristiques : vacances fiscales et amortissements accélérés

La Tourism Development Act offre aux projets touristiques approuvés (hôtels, villas, marinas, complexes de loisirs, centres de congrès, parcs à thème, golfs) :

Avantages Fiscaux pour Projets Touristiques

Mesures incitatives fiscales et douanières offertes pour soutenir le développement de projets touristiques intégrés.

Tax Holiday sur les Profits

Exonération fiscale pouvant aller jusqu’à 7 ans sur les profits générés par le projet.

Exonération sur Première Vente

Exonération de taxe sur les profits de la première vente de villas, condos et lots au sein d’un Integrated Resort Development.

Amortissement Accéléré

Avantages d’amortissement accéléré sur les équipements et infrastructures du projet.

Report des Pertes

Possibilité de reporter les pertes de la période d’exonération pour les imputer sur des bénéfices futurs.

Exonérations Douanières

Exonérations de droits de douane et de taxes à l’import pour les équipements, matériaux et véhicules liés au projet (taux préférentiel d’environ 10 % si l’exonération totale n’est pas accordée).

Les véhicules destinés aux projets touristiques approuvés peuvent également être exemptés de taxe sur les véhicules à moteur, ce qui allège encore la facture d’investissement.

Zones franches et Special Economic Zones : immobilier en environnement quasi exonéré

Le régime traditionnel des Free Zones a été progressivement remplacé par celui des Special Economic Zones (SEZ), mais l’esprit reste identique : créer des espaces où des entreprises, souvent tournées vers l’export, opèrent en quasi régime d’exterritorialité fiscale.

Dans ces zones :

Avantages fiscaux dans les Zones Économiques Spéciales (SEZ)

Principaux avantages fiscaux et douaniers offerts aux entreprises implantées dans une Zone Économique Spéciale.

TVA à taux zéro

Les entreprises peuvent bénéficier d’un taux de TVA zéro sur les biens fournis à l’intérieur de la zone.

Exonérations douanières

Les équipements, matières premières et intrants nécessaires aux activités sont exonérés de droits de douane et autres taxes à l’importation.

Réductions d’impôts

Pour certains types de SEZ, une réduction du taux d’impôt sur les sociétés et parfois une exonération de la taxe foncière sont prévues.

Pour un investisseur immobilier, l’intérêt est double :

1. Construire et louer des bâtiments logistiques, industriels ou de bureaux à des sociétés implantées en SEZ, qui profitent de coûts d’exploitation réduits et peuvent donc payer des loyers plus soutenables. 2. Réduire leur propre charge fiscale sur la détention du foncier et des constructions si les dispositifs d’exonération de Property Tax s’appliquent à l’investisseur propriétaire.

Absence de droits de succession et de donation : un atout patrimonial majeur

Un des avantages les plus souvent méconnus — mais stratégiques — de Trinité et Tobago tient à l’absence totale de droits de succession et de donation sur les biens immobiliers.

Bon à savoir :

Il n’existe pas d’impôt sur les successions (inheritance tax), ni d’impôt sur les donations (gift tax) au sens large. Les transmissions de propriété, qu’elles interviennent au décès ou par donation, ne sont donc pas soumises à un impôt spécifique. Seuls des droits de timbre et des frais de formalités peuvent éventuellement s’appliquer.

Pour un investisseur international cherchant à constituer une base patrimoniale transmissible à faible frottement fiscal, c’est un argument décisif. L’optimisation se concentre alors principalement sur la structuration juridique (détention directe, société, trust, etc.) et, le cas échéant, sur la fiscalité du pays de résidence de l’héritier ou du donataire, mais Trinité et Tobago ne vient pas alourdir la note.

Convention fiscales et non‑résidents : limiter la double imposition

Les non‑résidents sont imposés à Trinité et Tobago sur leurs revenus de source locale, y compris les revenus locatifs. Mais le pays a signé de nombreuses conventions de non‑double imposition avec des partenaires tels que le Canada, la France, le Royaume‑Uni, les États‑Unis, la Chine, l’Inde, plusieurs pays de la CARICOM, etc.

Ces accords permettent :

Bon à savoir :

La convention permet de réduire certains taux de retenue à la source sur les dividendes, intérêts ou redevances. Elle offre également la possibilité d’obtenir des crédits d’impôt dans le pays de résidence pour l’impôt payé à Trinité-et-Tobago et clarifie la juridiction fiscale compétente pour les revenus immobiliers.

En général, le principe retenu est que les revenus de biens immobiliers (y compris plus‑values) sont imposables dans le pays où est situé le bien, mais un investisseur peut utiliser les crédits d’impôt offerts par son pays de résidence pour éviter une double imposition économique.

Le pays accorde par ailleurs, dans sa législation interne, des tax credits aux résidents pour les impôts payés à l’étranger, ce qui renforce la cohérence de l’ensemble.

Autres leviers fiscaux utiles aux investisseurs immobiliers

Au‑delà des dispositifs purement immobiliers, l’arsenal fiscal trinidadien comprend nombre de super‑déductions et d’incitations sectorielles qui peuvent intéresser des investisseurs intégrant des dimensions environnementales, technologiques ou sociales à leurs projets.

Sans entrer dans le détail de chaque mesure, plusieurs tendances se dégagent :

Incitations Fiscales à Trinité-et-Tobago

Découvrez les principaux dispositifs fiscaux avantageux pour soutenir les investissements verts, la formation, la R&D et l’innovation technologique.

Bonus pour Investissements Verts

Amortissement à 150% pour les dépenses en équipements solaires, éoliens, photovoltaïques, ainsi que pour les audits et travaux d’efficacité énergétique réalisés par des sociétés certifiées.

Déductions Majorées (jusqu’à 150%)

Pour la formation des employés, les dépenses de R&D ou la préservation du patrimoine. Plafond pouvant atteindre 1 000 000 TTD par an.

Incitations pour la Tech & Digitalisation

Super-déductions jusqu’à 3 000 000 TTD pour les investissements dans les start-ups tech, les solutions numériques ou la création d’emplois jeunes dans le secteur.

Pour un acteur immobilier qui développe, par exemple, un complexe mixte intégrant des installations solaires, des systèmes intelligents de gestion de l’énergie et des services numériques avancés, ces régimes peuvent se cumuler avec les avantages purement immobiliers, améliorant sensiblement le taux de rendement interne du projet après impôt.

Conclusion : un terrain fertile pour les stratégies immobilières sophistiquées

Les dispositifs fiscaux de Trinité et Tobago forment un ensemble cohérent au service de plusieurs objectifs : stimuler la construction de logements abordables, encourager le développement de l’immobilier commercial et touristique, attirer les capitaux étrangers, et ancrer l’investissement dans la durée plutôt que dans la spéculation rapide.

Pour l’investisseur immobilier, les principaux avantages se combinent :

Astuce :

Le régime fiscal chypriote pour l’immobilier présente plusieurs atouts majeurs : une taxation des loyers raisonnable (25 % sur le revenu net, avec de larges possibilités de déduction) ; une quasi‑absence d’impôt sur les plus‑values à long terme, sous réserve de la reprise des amortissements ; une taxe foncière calculée sur la valeur locative et non sur le prix d’achat, avec des taux différenciés et des exonérations ciblées ; des exonérations de droits de timbre massives pour les primo‑accédants et les petites parcelles résidentielles ; des régimes d’exonération temporaires pour les développeurs résidentiels, les promoteurs de bureaux, de parkings ou de projets touristiques ; l’absence de droits de succession et de donation, ce qui en fait un vecteur efficace de transmission patrimoniale ; et un réseau de conventions fiscales internationales permettant de limiter la double imposition pour les non‑résidents.

Pour tirer pleinement parti de ce terrain fiscalement fertile, la clé réside dans le calendrier des projets (certaines exonérations expirent fin 2025 ou 2024), dans la qualité de la structuration juridique (société locale, véhicule de projet, statut de développeur agréé) et dans l’art combinatoire des incitations disponibles.

Dans ce contexte, l’immobilier à Trinité et Tobago n’est pas seulement une histoire de localisation ou de prix au mètre carré ; c’est aussi — et peut‑être surtout — un jeu de stratégie fiscale où les investisseurs les mieux informés disposent d’une avance décisive.

Contexte de l’investissement immobilier à Trinité-et-Tobago
Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Trinité-et-Tobago pour chercher du rendement locatif et une exposition en dollar trinidéen (TTD). Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars US, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs zones (Port of Spain, Diego Martin, San Fernando), la stratégie retenue a consisté à cibler une maison individuelle ou un petit immeuble dans un quartier en croissance proche des axes touristiques et d’affaires, combinant un rendement locatif brut cible de 8 à 10 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 dollars US.

La mission a inclus : sélection du marché et du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou via société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps.
Ce type d’accompagnement permet de profiter des opportunités de Trinité-et-Tobago tout en maîtrisant les risques juridiques, fiscaux et locatifs.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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