Les opportunités de location saisonnière à Saint-Barthélemy

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Saint-Barthélemy concentre en quelques kilomètres carrés tout ce que le marché mondial du haut de gamme recherche aujourd’hui : rareté, image de marque, sécurité juridique française, climat ensoleillé plus de trois cents jours par an et une clientèle internationale prête à payer cher pour la combinaison luxe + intimité. Sur cette petite collectivité française, le tourisme est la colonne vertébrale de l’économie, et la location saisonnière de villas est devenue l’un des moteurs les plus puissants de création de valeur.

Bon à savoir :

Dans un marché très sélectif, des opportunités subsistent tant pour les propriétaires que pour les investisseurs. La clé pour les saisir est de bien comprendre la réalité du marché, ses chiffres clés, ses règles de fonctionnement et les risques associés.

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Un marché de niche, mais au rendement exceptionnel

La première chose à intégrer, c’est que Saint-Barthélemy n’est pas une île de “volume”, mais une île de valeur. Sur un territoire d’environ 21 à 25 km², on estime à près de 1 000 le nombre de villas proposées en location, dont environ 650 gérées par quelque 70 agences spécialisées et 300 autres diffusées plus directement, souvent via des plateformes comme Airbnb ou Vrbo.

562

Airbnb recense 562 annonces actives de location saisonnière à Saint-Barthélemy, dont près de 95 % sont des logements entiers.

Des revenus locatifs parmi les plus élevés des Caraïbes

Les performances financières donnent la mesure du potentiel. D’après l’analyse du marché sur une année complète :

Indicateur cléPropriété médianeTop 25 %Top 10 %
Revenu mensuel moyen~6 952 $≥ 13 205 $≥ 23 236 $
Taux d’occupation39 %≥ 61 %≥ 80 %
Prix moyen par nuit (ADR)~787 $≥ 1 376 $≥ 2 251 $

Pour les villas les plus recherchées, les revenus hebdomadaires peuvent s’envoler dans une autre dimension. Les grandes propriétés de luxe se louent couramment entre 20 000 et 50 000 dollars la semaine en haute saison, tandis que certaines demeures ultra-exclusives dépassent les 80 000 dollars, voire les 100 000 dollars sur la semaine du Nouvel An. Quelques cas exceptionnels affichent même des tarifs pouvant grimper jusqu’à 300 000 à 350 000 dollars la semaine.

Attention :

Une villa à Saint-Barthélemy peut être considérée comme un actif générateur de cash-flow. Elle est capable de couvrir ses coûts annuels (entretien, charges, personnel, assurances) et de produire une rentabilité nette très supérieure à la moyenne régionale.

Saisonnalité : comment se répartissent les gains

Le calendrier joue un rôle central dans la performance. Sur l’année d’analyse, on observe une nette hiérarchie entre saisons.

PériodeRevenu mensuel moyenTaux d’occupation moyenADR moyen
Haute saison (janvier, février, mars)15 573 $56,2 %1 129 $
Inter-saison9 966 $40,1 %1 058 $
Basse saison (juin, septembre, octobre)6 246 $31,1 %978 $

Le mois de mars sort souvent en tête en termes de recettes mensuelles, tandis que septembre est généralement le plus faible. Sans surprise, c’est en décembre que le prix moyen par nuit atteint son sommet, alors que septembre est le mois où les tarifs sont les plus bas.

Pour un propriétaire, ces chiffres montrent que la rentabilité ne dépend pas seulement du tarif affiché, mais aussi de la capacité à remplir intelligemment le calendrier sur l’ensemble de l’année, en jouant sur la durée minimale de séjour, les politiques d’annulation, le positionnement prix et, surtout, la qualité du produit.

Qui loue à Saint-Barthélemy et ce qu’ils recherchent

L’île s’est imposée comme une étape du “circuit des millionnaires”. Elle attire une clientèle composée majoritairement d’Américains (plus de 60 % des visiteurs Airbnb), suivis des Français. Les données montrent que 86 % des locataires sont des voyageurs internationaux, avec l’anglais en langue dominante, puis le français.

Bon à savoir :

La moitié de la clientèle identifiée sur les plateformes est issue des générations post-2000 (Gen Z / Alpha), ce qui indique que les réservations sont souvent effectuées par des profils connectés et digital natives pour des séjours en famille ou en groupes multi-générations. Par conséquent, les grandes propriétés pouvant accueillir de 6 à 10 personnes, voire plus, sont particulièrement adaptées à cette demande.

Côté typologie de logement, le marché montre une forte demande sur les formats compacts ou familiaux :

Capacité / ConfigurationPart des annonces
1 chambre32 %
2 chambres28,5 %
3 chambres22,8 %
4 chambres et plus12,9 %
Capacité d’accueilPart des annonces
2 personnes29,7 %
4 personnes29,4 %
6 personnes17,1 %
8 personnes et plus16,4 %

Pour un investisseur, la conséquence est claire : les villas d’1 à 3 chambres, capables d’héberger entre 2 et 6 personnes, constituent le cœur du marché. Mais les grandes maisons affichant 4, 5 ou 6 chambres restent stratégiques, car elles répondent à une demande hautement solvable (familles élargies, groupes d’amis, événements privés) et se positionnent sur la tranche de revenus la plus élevée.

Où investir et où louer : la géographie stratégique de l’île

Saint-Barthélemy est découpée en une vingtaine de quartiers, chacun avec sa personnalité, son ambiance et ses niveaux de prix. Pour un projet de location saisonnière, le choix du secteur pèse lourdement sur le tarif moyen et le taux d’occupation.

Gustavia : le cœur vivant et un aimant à locataires

Capitale de l’île, Gustavia concentre le port de plaisance, les boutiques de luxe, les galeries d’art, les restaurants gastronomiques et une partie de la vie nocturne. Les appartements et villas autour du port – ou sur les hauteurs avec vue sur la rade – combinent un accès à pied aux services avec la magie des couchers de soleil sur les yachts.

Astuce :

Le secteur de la location est particulièrement recherché pendant les événements nautiques majeurs comme le St. Barts Bucket et Les Voiles de St. Barth, ainsi que durant les fêtes de fin d’année, période où de nombreux superyachts stationnent dans la baie. Cette forte demande se traduit par des calendriers de réservation très complets et une pression à la hausse sur les prix des locations.

Saint-Jean : plage emblématique et accessibilité

Autre centre névralgique, Saint-Jean est à la fois la porte d’entrée de l’île (aéroport) et l’une de ses plages les plus célèbres, avec des établissements iconiques comme Eden Rock ou les beach clubs de Nikki Beach. Les villas et appartements dans ce secteur bénéficient d’une demande quasi continue, portée par les amateurs de sports nautiques, les familles séduites par les eaux calmes et ceux qui veulent un compromis entre animation et confort.

Flamands, Lorient, Grand Cul-de-Sac : plages, familles et sports nautiques

Flamands offre une plage large, très appréciée et bordée de villas de standing, certaines pieds dans le sable. Lorient est connue pour son spot de surf et son ambiance plus locale, avec une clientèle à la fois familiale et sportive. Grand Cul-de-Sac, avec son lagon calme, est un paradis pour le paddle, le kayak ou le kitesurf, ce qui en fait un secteur clé pour les villas orientées “vacances actives”.

Colombier, Saline, Gouverneur, Toiny : exclusivité et nature préservée

Colombier, accessible à pied ou en bateau, symbolise le côté sauvage et confidentiel de l’île. Les villas situées sur les hauteurs bénéficient de vues à couper le souffle et d’un isolement très recherché. Saline et Gouverneur, avec leurs plages protégées du développement excessif, incarnent le luxe discret : peu de constructions, mais des propriétés spectaculaires en retrait. Toiny, plus exposée à la houle, attire une clientèle surf et nature en quête de tranquillité.

Bon à savoir :

Dans les secteurs où le foncier est rare et la construction contrainte, les prix d’achat sont élevés. Cependant, ces mêmes caractéristiques permettent de maintenir des loyers supérieurs et assurent une bonne valorisation du bien à long terme.

Quels types de biens fonctionnent le mieux en location saisonnière

L’offre à Saint-Barthélemy va du studio de 45 m² en résidence à la villa de 8 chambres avec piscine infinie et salle de cinéma. Mais tous les formats n’offrent pas le même potentiel locatif.

La villa de 3 à 5 chambres avec piscine : le “sweet spot”

Les données de marché comme le retour des agences convergent : la villa de 3 chambres ou plus, avec piscine, vue mer si possible, jardin soigné et accès relativement proche des plages, est un produit extrêmement demandé. Elle coche les cases des familles, des groupes d’amis ou des couples qui voyagent ensemble.

Bon à savoir :

Une villa bien gérée peut être louée en moyenne une vingtaine de semaines par an, voire davantage pour les plus attractives. Cette fréquence de location permet un entretien régulier du bien sans le laisser à l’abandon, tout en réservant des périodes disponibles pour l’usage personnel du propriétaire.

Les petits formats bien situés : studios, 1-2 chambres

Les studios ou petites maisons sont moins recherchés à l’achat pour la revente haut de gamme, mais peuvent offrir une bonne rentabilité locative s’ils sont bien positionnés : proximité immédiate d’une plage comme Saint-Jean, Flamands ou Lorient, vue intéressante, décoration soignée. Ils séduisent les couples, les voyageurs plus jeunes, ou les habitués qui recherchent un pied-à-terre plutôt qu’un grand domaine.

60

Les logements d’1 et 2 chambres représentent plus de 60 % du marché Airbnb.

Les grandes propriétés d’exception : une niche ultra-rentable

Au sommet de la pyramide, on trouve les grandes propriétés de 6, 7 ou 8 chambres, aux prestations spectaculaires : piscines à débordement de 30 mètres, salles de cinéma, spas privés, salles de sport, courts de pickleball, discothèques internes, caves à vin, etc.

Ces villas s’adressent à une clientèle de très haut niveau – célébrités, propriétaires de yachts, grands dirigeants – qui privilégie la confidentialité et accepte des budgets hebdomadaires à six chiffres en période festive. Si le ticket d’entrée est très élevé à l’achat, la capacité de ces biens à générer des revenus locatifs massifs, tout en s’appréciant fortement dans le temps, en fait des actifs patrimoniaux rigoureusement uniques.

Encadrement légal et fiscal : un cadre exigeant mais lisible

L’un des atouts majeurs de Saint-Barthélemy pour les investisseurs tient à son cadre juridique : l’île relève du droit français, avec toutes les garanties associées en matière de propriété, de transparence des transactions et de protection des contrats. Mais elle bénéficie aussi de régimes fiscaux spécifiques.

Déclaration obligatoire des meublés de tourisme

Toute location meublée de courte durée doit être déclarée auprès de la collectivité via la plateforme en ligne “Déclaloc”. Cette démarche concerne aussi bien les résidences principales que les résidences secondaires. En échange, le propriétaire obtient un numéro d’enregistrement qui l’autorise à louer librement sa villa, sans limitation annuelle du nombre de nuitées – contrairement à des villes comme Paris où un plafond de 120 jours par an s’applique à la résidence principale.

Bon à savoir :

Chaque bien immobilier doit faire l’objet d’une déclaration individuelle. Cette procédure permet aux collectivités territoriales de disposer d’une vision précise et actualisée du parc locatif sur leur territoire et d’assurer le respect effectif de la réglementation locale en vigueur.

Contrat de location et fiscalité

Un contrat écrit, précis, est fortement recommandé, voire indispensable : dates de séjour, montant du loyer, charges, conditions d’annulation, responsabilités du locataire. Ce document protège le propriétaire en cas de litige ou de dégradation.

Sur le plan fiscal local, la collectivité ne prélève pas d’impôt sur le revenu. Un résident fiscal de Saint-Barthélemy ne paiera donc pas d’impôt local sur ses revenus locatifs. En revanche, un propriétaire domicilié fiscalement ailleurs (France métropolitaine, États-Unis, etc.) devra déclarer ces revenus dans son pays de résidence et, le cas échéant, se conformer aux conventions fiscales pour éviter la double imposition.

Astuce :

À Saint-Barthélemy, une taxe de séjour de 5 % s’applique sur les locations touristiques. Elle doit être collectée auprès des locataires puis reversée. Sur les réservations passées via Airbnb, la taxe est prélevée automatiquement. Si la location est gérée par une agence locale à Gustavia, c’est généralement elle qui s’occupe de cette démarche. En revanche, un propriétaire qui gère lui-même ses locations doit impérativement s’organiser pour collecter et reverser cette taxe afin de rester en conformité avec la réglementation.

Capital gains, droits de mutation, absence de taxe foncière

À l’achat, les frais de notaire et droits d’enregistrement tournent autour de 6 à 8 % du prix du bien. Il n’existe pas de taxe foncière annuelle, ce qui est un avantage notable par rapport à d’autres destinations.

En revanche, pour endiguer la spéculation, la collectivité a instauré une taxation des plus-values à 35 % en cas de revente dans les huit premières années, avec un taux qui diminue au fil du temps au-delà de ce seuil. Cette mesure a incité de nombreux propriétaires de villas neuves à privilégier la location saisonnière, ce qui a alimenté un stock important de biens destinés à ce marché.

Gérer une location saisonnière : agence, plateformes ou modèle hybride

À Saint-Barthélemy, le niveau d’exigence de la clientèle impose un standard de service très élevé. Peu de propriétaires, surtout lorsqu’ils ne résident pas sur l’île, peuvent tout gérer eux-mêmes. Trois grandes options se dessinent.

Confier la villa à une agence spécialisée

C’est la voie royale pour la majorité des investisseurs. Des agences comme Corcoran St. Barth, Barnes, Sibarth, ou les structures liées à des hôtels de luxe (Le Barth Villa Rental, par exemple) proposent un accompagnement complet : estimation des prix, mise en marché, shooting photo professionnel, marketing, gestion des demandes, conciergerie, accueil des clients, ménage, suivi technique.

30 à 40

Pourcentage du chiffre d’affaires brut qui s’évapore en frais avant d’atteindre le résultat net pour un propriétaire en location saisonnière.

En contrepartie, l’agence prend en charge la collecte de la taxe de séjour, assure un service client 24/7, et dispose d’un réseau de clients réguliers, souvent très haut de gamme, difficile à atteindre seul.

Gérer en direct via les plateformes

L’autre option consiste à louer directement via des plateformes comme Airbnb ou Vrbo, sans intermédiaire traditionnel. Cela peut être intéressant pour des “petits” biens (studios, 1-2 chambres) ou pour un propriétaire très impliqué, à l’aise en anglais, capable de répondre rapidement aux demandes, de gérer l’organisation sur place (check-in, nettoyage, interventions techniques) et de maîtriser les subtilités réglementaires.

Attention :

La commission d’une plateforme est inférieure à celle d’une agence classique, mais la charge de travail est considérable, notamment sur une île où la clientèle est très exigeante concernant la qualité du service, la réactivité et la personnalisation de l’expérience.

Combiner agence et gestion directe

Certains propriétaires tentent un modèle hybride : confier des créneaux à une agence, tout en gardant la main sur d’autres périodes via Airbnb ou une clientèle personnelle. Ce schéma suppose une coordination irréprochable du calendrier pour éviter les doubles réservations, et un alignement des tarifs entre les différents canaux (condition fréquemment imposée par les agences).

En pratique, ce modèle est réservé aux propriétaires très organisés, déjà familiers du marché et bien entourés sur place.

L’importance de la présentation : photos, services et expérience

Dans un marché saturé de biens de haut niveau, la différence se joue sur les détails. À Saint-Barthélemy, le luxe ne se limite pas à la piscine ou à la vue : il s’incarne aussi dans la cohérence esthétique, la qualité du mobilier, la domotique, l’équipement de la cuisine, la literie, les produits d’accueil, voire la démarche écoresponsable (panneaux solaires, récupération d’eau pluviale, équipements basse consommation).

Exemple :

Pour valoriser un bien en location, les professionnels recommandent d’investir dans un reportage photo. Les images doivent mettre en avant des éléments clés comme la luminosité (avec des fenêtres grandes ouvertes), une propreté irréprochable, une décoration accueillante (fleurs, coussins, œuvres d’art) et, le cas échéant, une vue panoramique. Les agences immobilières expérimentées savent que ce type de photographies de qualité génère un plus grand nombre de réservations.

Au-delà de l’image, la promesse d’expérience compte autant que le bien lui-même. Les services de conciergerie – réservations de restaurants, organisation de journées en bateau, cours de surf avec un moniteur local, massages à domicile, garde d’enfants – renforcent la satisfaction et donc les avis positifs en ligne, qui sont un levier clé d’occupation.

Rentabilité : combien reste-t-il vraiment au propriétaire ?

Pour apprécier les opportunités de location saisonnière, il faut aller au-delà des tarifs spectaculaires affichés sur certaines annonces et reconstruire un scénario type.

Imaginons une villa de 3 à 4 chambres bien située, proposant un ADR autour de 1 000 dollars en haute saison et 800 dollars le reste de l’année, avec un taux d’occupation proche de la médiane (environ 39 %) mais mieux optimisée sur les périodes de pointe. On peut esquiver ainsi un ordre de grandeur :

120000

Revenu annuel brut maximal pour une propriété de location saisonnière typique et bien gérée.

La différence entre un bien moyen et un bien “best in class” tient souvent à :

La localisation (vue mer, accès plage, proximité de Gustavia ou Saint-Jean).

Le niveau de finition et de design.

Les services proposés (conciergerie, chef privé, équipements).

La stratégie de prix et la gestion professionnelle du calendrier.

En retirant 30 à 40 % de charges et commissions, le revenu net reste considérable à l’échelle d’un actif immobilier, d’autant que la valeur du capital sous-jacent (la villa elle-même) s’inscrit dans une dynamique de hausse soutenue sur le long terme.

Risques, contraintes et durabilité du modèle

Un marché aussi attractif n’est jamais sans contreparties. Saint-Barthélemy doit faire face à plusieurs défis.

Tension sur le logement local et régulation accrue

Le succès de la location saisonnière a contribué à raréfier l’offre de logements pour les résidents et les travailleurs du secteur touristique, faisant exploser les prix des loyers classiques. La collectivité a réagi en durcissant les règles de construction, en suspendant des permis pour de grands projets hôteliers et en veillant à préserver des espaces pour le logement permanent.

Bon à savoir :

Pour les investisseurs, le marché est strictement régulé, ce qui protège la rareté et la valeur à long terme des biens. Plus de 90 % des annonces sur Airbnb sont licenciées, ce qui démontre que la collectivité ne laisse pas prospérer un marché totalement sauvage.

Risque climatique et saison cyclonique

Comme toute île des Caraïbes, Saint-Barthélemy est exposée aux risques de tempêtes, en particulier entre août et octobre. L’expérience du passage de l’ouragan Irma en 2017 a montré toutefois la résilience du marché : après une phase de reconstruction, les prix immobiliers ont non seulement retrouvé leur niveau, mais augmenté d’environ 20 %.

Astuce :

Les constructions doivent respecter des normes parasismiques et anti-cycloniques strictes. Bien que cela augmente le coût initial, cela protège le patrimoine et rassure les assureurs. Pour un propriétaire bailleur, il est crucial de souscrire une bonne couverture d’assurance, qui doit inclure les périodes d’inexploitabilité éventuelle du bien.

Sensibilité aux cycles économiques… mais résilience prouvée

La clientèle de Saint-Barthélemy est fortement composée de hauts revenus, plus résistants que la moyenne aux crises économiques. La crise financière de 2008 comme la pandémie de COVID-19 n’ont pas durablement enrayé le marché local : au contraire, la période post-COVID a généré un élan sans précédent, dans un contexte où les voyageurs fortunés recherchaient davantage d’espace, de confidentialité et de séjours prolongés en villas plutôt qu’en hôtels.

Cela ne signifie pas que le marché soit immunisé contre tous les chocs, mais l’historique montre une remarquable capacité à rebondir.

Comment se positionner intelligemment sur ce marché

Face à ces constats, les opportunités de location saisonnière à Saint-Barthélemy sont réelles, à condition de s’inscrire dans une approche stratégique.

Un investisseur ou propriétaire qui souhaite optimiser son bien aura intérêt à :

Astuce :

Pour maximiser le succès de la location d’une villa haut de gamme à Saint-Barthélemy, plusieurs étapes clés sont essentielles. Tout d’abord, il faut sélectionner un secteur porteur et cohérent avec la clientèle visée, comme Gustavia, Saint-Jean, Flamands, Lorient, Gouverneur, Saline, Grand Cul-de-Sac ou Colombier. Ensuite, la villa doit être conçue ou rénovée en mettant l’accent sur un design soigné, une fluidité entre intérieur et extérieur, et des équipements attendus tels qu’un Wi-Fi performant, une climatisation intégrale, une piscine, une cuisine haut de gamme et éventuellement des espaces de travail. Il est crucial de s’entourer d’une agence de gestion expérimentée avec un réseau international ou d’un gestionnaire local structuré pour assurer maintenance et services. Le marketing doit inclure des visuels de qualité (photos, vidéos, prises de drone) et un storytelling qui vend l’émotion du lieu. Une politique tarifaire dynamique, alignée sur la saisonnalité et les événements (festivals, régates, fêtes de fin d’année) est nécessaire, tout en évitant les rabais agressifs qui dégradent l’image de marque. Enfin, une vigilance constante sur les aspects réglementaires (déclaration sur ‘Déclaloc’, licence, taxe de séjour, obligations contractuelles) et fiscaux (pays de résidence, conventions internationales) est impérative.

Dans un environnement où le terrain constructible est rare, où les permis sont distribués avec parcimonie et où l’image de l’île se renforce année après année, la location saisonnière apparaît comme un levier puissant pour monétiser un actif immobilier.

À Saint-Barthélemy, cet actif n’est pas seulement une maison face à la mer : c’est une part d’un “label” mondial – celui d’une île qui a choisi de rester petite, chère, exigeante, mais terriblement désirable. Pour les propriétaires qui jouent le jeu de cette exigence, les opportunités de location saisonnière ne se comptent plus seulement en semaines remplies, mais en valeur patrimoniale construite sur le long terme.

Saint-Barthélemy
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Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à Saint-Barthélemy
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Saint-Barthélemy, afin de combiner rendement locatif saisonnier haut de gamme et exposition à un marché insulaire très prisé. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs quartiers (Gustavia, Saint-Jean, Flamands), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une petite villa avec vue mer, recherché par la clientèle touristique internationale, combinant un taux de rendement locatif brut cible de 6–8 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un fort potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + ameublement premium) d’environ 500 000 euros. La mission a inclus : sélection fine du secteur, mise en relation avec un réseau local (agence, notaire, gestionnaire de locations saisonnières), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou société) et intégration de l’actif dans la stratégie patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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