Comprendre les lois et régulations immobilières à Saint-Barthélemy

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Acheter, construire ou louer un bien à Saint-Barthélemy ne relève pas seulement d’un coup de cœur pour une île paradisiaque. Derrière les cartes postales se cache un cadre juridique et fiscal très particulier, qui combine le droit civil français, une large autonomie locale et des règles de construction parmi les plus strictes des Caraïbes. Pour un investisseur, un futur résident ou un propriétaire déjà installé, bien maîtriser ces spécificités est devenu incontournable.

Un cadre juridique unique : collectivité française, règles propres

Saint-Barthélemy est une Collectivité d’Outre-Mer de la République française. Concrètement, cela signifie que l’île reste soumise à la Constitution française et au Code civil, mais qu’elle dispose de compétences élargies en matière fiscale, foncière, d’urbanisme, d’environnement, de logement ou encore de tourisme. La Collectivité légifère ainsi sur la fiscalité locale, la planification urbaine, la protection de l’environnement ou encore les conditions d’accès au travail pour les étrangers, tandis que l’État français conserve la main sur la justice, la monnaie, la défense ou la diplomatie.

Bon à savoir :

Le cadre institutionnel combine une grande stabilité, grâce aux liens avec la France, et une forte autonomie locale. Cette dernière permet d’adapter les règles aux spécificités de l’île, notamment la préservation de son territoire minuscule et fragile, et le maintien d’un marché immobilier très haut de gamme.

Propriété, droit des étrangers et droit de préemption

Sur le principe, la propriété immobilière est ouverte à tous. Un ressortissant français, européen ou extra-européen peut acheter un bien à Saint-Barthélemy, à titre personnel ou via une société, sans obligation d’associer un citoyen français au capital et sans licence particulière de propriétaire. Le régime est celui de la pleine propriété (freehold) et la liberté de transférer un bien est la règle, hors restrictions issues de l’urbanisme ou d’éventuels accords contractuels.

Attention :

Depuis 2008, la Collectivité peut se substituer à l’acheteur non-résident (moins de cinq ans de résidence sur l’île) lors d’une vente. Le notaire notifie la vente à l’administration, qui dispose de 60 jours pour décider d’exercer ce droit et d’acquérir le bien aux conditions convenues. Aucune vente définitive ne peut être signée avant l’expiration de ce délai.

Pour les investisseurs, cela implique d’intégrer d’emblée ce calendrier dans leurs projets et de vérifier, via un certificat d’urbanisme ou auprès de la mairie, si le terrain ou l’immeuble se trouve en zone de préemption.

Le rôle central du notaire et le circuit d’une transaction

Toute vente immobilière passe par un notaire français, officier public chargé de rédiger le compromis, l’acte authentique et de procéder à l’ensemble des vérifications et enregistrements.

Dans la pratique, le schéma est le suivant : après accord sur le prix, un avant-contrat est préparé, généralement sous un délai de 4 à 8 semaines. À la signature du compromis, l’acheteur verse en principe 10 % du prix sur le compte séquestre du notaire. Il bénéficie ensuite d’un délai de rétractation de sept jours (s’il n’est pas professionnel) durant lequel il peut se désister et récupérer son dépôt.

Astuce :

Le notaire joue un rôle central dans une transaction immobilière. Avant la signature de l’acte définitif, il vérifie le titre de propriété, l’absence d’hypothèques non déclarées, la situation cadastrale et urbanistique. Il commande ou collecte également les diagnostics techniques obligatoires (électricité, gaz, termites, amiante si nécessaire, assainissement) et calcule les taxes dues. Il notifie la Collectivité pour le droit de préemption et centralise les fonds. L’acte final ne peut être signé qu’après l’écoulement d’un délai légal de 60 jours et une fois tous les éléments régularisés. Le processus entre le compromis de vente et la signature définitive dure généralement entre 4 et 6 mois.

Le recours à un notaire supplémentaire, choisi par l’acheteur, est possible ; il partagera les émoluments sans surcoût global. La présence physique des parties n’est pas obligatoire : des procurations peuvent être établies.

Frais d’acquisition, droits d’enregistrement et capital-gains

Lors d’un achat, le coût total pour l’acquéreur dépasse le prix du bien. L’élément principal est le droit d’enregistrement perçu pour le compte de la Collectivité, fixé à 5 % de la valeur déclarée, qu’il s’agisse d’un terrain nu ou d’un immeuble bâti. En ajoutant les émoluments du notaire et les frais de publicité foncière, le coût global oscille entre 6 et 7 % du prix. Il n’existe pas de TVA spécifique à payer sur le prix d’achat du bien immobilier.

Ce qui distingue surtout Saint-Barthélemy de nombreuses autres destinations, c’est la façon dont est imposée la plus-value à la revente. Une imposition locale sur la plus-value immobilière frappe les gains réalisés lors de la cession de biens ou de droits réels immobiliers situés sur l’île. Dans sa version détaillée, le dispositif prévoit notamment :

– pour la résidence principale, un taux de 20 %, sans abattement pendant les huit premières années, puis un abattement de 20 % par an à partir de la neuvième, conduisant à une exonération totale après 13 ans de détention ;

– pour les résidences secondaires ou biens d’investissement, un taux de 35 % si la revente intervient dans les huit premières années, ramené à 20 % à compter de la neuvième année, avec des abattements progressifs sur la base imposable qui varient selon que le bien a été acquis à titre onéreux ou gratuit, et peuvent conduire à une exonération complète après 13 à 18 ans de détention.

Bon à savoir :

Un mécanisme simplifié prévoit un taux global de 35 % avant huit ans, puis 20 % au-delà, avec un abattement de 10 % par année pleine après la cinquième année, menant à une exonération totale après 15 ans. Il est impératif de se référer au Code des Contributions de Saint-Barthélemy, qui fait foi, et de consulter un professionnel pour sécuriser le calcul.

Pour donner un aperçu des grands ordres de grandeur, on peut synthétiser ainsi quelques paramètres clefs, en gardant à l’esprit qu’ils peuvent varier selon le statut du bien et la date d’acquisition :

Situation du bienTaux de base indiquéDébut des abattements sur la plus-valueExonération totale possible vers…
Résidence principale (plus de 5 ans d’occupation)20 %À partir de la 9e année (20 %/an)13 ans de détention
Résidence secondaire / investissement35 % (≤ 8 ans), puis 20 %Selon mode d’acquisition (onéreux/gratuit), à partir de la 9e année13 à 18 ans selon les cas
Schéma simplifié (autres sources)35 % (≤ 8 ans), puis 20 %10 %/an au-delà de la 5e année15 ans de détention

Autre point important : la valeur du mobilier vendu avec l’immeuble (cuisine équipée, meubles, électroménager, etc.) peut être exclue de la base des droits d’enregistrement et de la plus-value, à condition d’être correctement ventilée et justifiée.

Enfin, les vendeurs non-résidents peuvent être redevables d’une contribution sociale à l’État français, de l’ordre de 17,2 % sur la plus-value, en parallèle de l’imposition locale. Là encore, la situation fiscale personnelle (résident de France, de l’EEE ou pays tiers) pèse lourd dans le calcul final.

Une fiscalité locale très atypique

Saint-Barthélemy a bâti son attractivité sur un environnement fiscal particulièrement léger pour les résidents de long terme. Une fois la résidence fiscale acquise (en pratique après cinq années de résidence habituelle ou de centre d’intérêts principaux sur l’île), un particulier ne paie pas, pour ses revenus et biens situés à Saint-Barthélemy :

ni impôt sur le revenu,

ni impôt sur la fortune,

– ni droits de succession ou de donation,

– et, selon plusieurs sources, ni taxe foncière ni taxe d’habitation classiques, même si certains textes techniques décrivent encore une « taxe foncière » théorique fondée sur la valeur locative cadastrale, avec des taux parfois votés à zéro.

20

Taux approximatif de l’impôt sur les bénéfices auquel peuvent être soumises les sociétés locales.

À côté de cette absence de grands impôts récurrents, la Collectivité finance ses services par des taxes ciblées :

Type de taxe ou impôtTaux ou caractéristique principale
Droits d’enregistrement à l’achat5 % du prix déclaré
Coût global d’acquisition (avec notaire)Environ 6–7 % du prix
Taxe de séjour sur les locations5 % du montant de la nuitée ou du loyer touristique
Droit d’importation commercial standard5 % de la valeur des biens importés
Droit d’importation véhicules8 % (véhicules particuliers), jusqu’à 30 % pour certains poids lourds
Contribution Forfaitaire Annuelle entreprises (CFAE)Environ 400 € + 50 € par salarié (valeurs indicatives)
Taxe annuelle sur les entités détenant de l’immobilier (si non-déclaration)3 % de la valeur de marché du bien

Les non-résidents restent généralement imposés selon les lois fiscales de leur pays d’origine sur leurs revenus mondiaux, y compris les loyers perçus et les plus-values de cession, avec parfois des coordinations complexes entre ce qui est payé localement et ce qui est dû dans l’État de résidence.

Structures de détention : personne physique ou société ?

À Saint-Barthélemy comme ailleurs en droit français, un bien immobilier peut être détenu en direct par une personne physique ou via une structure – société civile immobilière (SCI), société commerciale (SARL, SAS), holding familiale, voire fiducie (forme de trust de droit français). Les enjeux sont doubles : optimisation fiscale et transmission.

Bon à savoir :

En cas de détention directe, le droit français des successions, basé sur le système de la réserve héréditaire, s’applique. Une partie du patrimoine est obligatoirement réservée aux enfants, réduisant d’autant la quotité disponible pour un testament. Le conjoint survivant bénéficie également de droits réservés. En revanche, sans dispositions particulières, un concubin ou un partenaire de PACS n’hérite de rien.

En logeant le bien dans une société – souvent établie dans un autre pays – les héritiers ne reçoivent plus directement l’immeuble mais des parts sociales. Le droit applicable à la transmission peut alors être celui du pays de résidence du défunt ou de constitution de la société, ce qui permet parfois d’échapper aux règles françaises de réserve. La contrepartie est une documentation plus lourde : toute entité détenant directement ou indirectement un bien à Saint-Barthélemy doit, chaque année, avant le 31 mars, déclarer à la fiscalité locale la description précise du bien, sa valeur, et l’identité de tous les bénéficiaires ultimes. À défaut de déclaration, une taxe annuelle de 3 % de la valeur de marché du bien frappe l’entité, toutes les sociétés de la chaîne étant solidairement responsables.

Urbanisme, zones et contraintes environnementales

S’il est un domaine où la Collectivité a pleinement utilisé son autonomie, c’est celui de l’urbanisme. Sur 25 km², l’île a fait le choix d’un développement très contrôlé, afin de préserver ses paysages, ses milieux naturels (salines, zones sèches, côtes rocheuses, récifs) et son image de destination exclusive.

Le territoire est divisé en grandes catégories de zones : secteurs urbains, zones de villages, secteurs résidentiels peu denses, et vastes zones naturelles ou agricoles quasiment inconstructibles. Certaines portions de Saline, Gouverneur, Toiny ou Colombier sont ainsi classées non constructibles. De nombreuses parcelles sont mixtes, avec une partie bâtissable restreinte et un reste protégé.

Au-delà de cette hiérarchie générale, d’autres règles structurent le possible :

Exemple :

Dans les zones résidentielles, l’emprise au sol d’une villa est souvent limitée à 150 m², contre 200 m² en secteur urbain. Une proportion importante du terrain (40 à 60 %) doit rester non bâtie et végétalisée. Pour gérer les eaux pluviales, 30 à 50 % de la surface doivent être perméables. La hauteur est strictement contrôlée, avec généralement un seul niveau apparent ; les niveaux supplémentaires doivent être intégrés dans la pente du terrain.

Sur le plan architectural, Saint-Barthélemy a encadré jusqu’aux toitures. Au moins 70 % de la surface de toit d’un bâtiment doivent adopter une toiture à quatre pans de type « toit à croupe », avec une pente située en général entre 30 et 50 degrés. L’objectif est double : retrouver le vocabulaire des maisons traditionnelles adaptées aux vents cycloniques, et éviter une prolifération de lignes contemporaines trop agressives.

Exemple :

Le PLU est l’outil central pour se repérer dans la réglementation locale. Il comprend une partie cartographique qui divise le territoire en zones et un règlement écrit qui définit les règles d’urbanisme pour chaque zone, conformément au droit français.

les usages autorisés (habitation, commerce, activité artisanale, hôtellerie, équipement public, etc.) ;

– les marges de recul par rapport aux limites séparatives et à la voie ;

– les coefficients de surface constructible (taux de construction autorisés) ;

– les hauteurs maximales ;

– les obligations de stationnement ou de traitement paysager.

Pour un investisseur, la première étape raisonnable consiste à obtenir un certificat d’urbanisme : ce document, valable 18 mois, récapitule les règles applicables à une parcelle, signale les éventuels risques (inondation, mouvement de terrain), la présence de servitudes publiques, l’existence d’un droit de préemption, et indique si un projet donné (surface, destination) est envisageable en l’état.

Permis de construire, autorisations et formalités

Dès que l’on quitte la simple rénovation légère, un permis de construire devient l’étape clé. Sur l’île, les règles sont proches du droit métropolitain, avec cependant un traitement souvent plus vigilant du contexte et de l’impact environnemental.

Bon à savoir :

Pour les constructions nouvelles, un permis est généralement requis. Seuls certains petits ouvrages comme des abris de jardin ou piscines de très petite taille peuvent en être dispensés, mais sont parfois soumis à une déclaration préalable. Une autorisation devient obligatoire si la construction dépasse 20 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol, ou si elle modifie sensiblement le volume d’un bâtiment existant (ex: création d’ouvertures, surélévation).

Le dossier de permis inclut notamment :

un plan de situation du terrain,

un plan de masse avant et après projet,

– des coupes du terrain et du bâtiment,

– les plans des façades et de la toiture,

– une notice descriptive détaillant le projet et son insertion,

– des photographies montrant le site dans son environnement proche.

Bon à savoir :

L’instruction d’un permis de construire dure généralement deux à trois mois, selon la complexité du projet et les législations applicables (risques naturels, zones protégées, etc.). La Commune dispose d’une grande marge de manœuvre et peut refuser un permis ou exiger des modifications pour des motifs esthétiques ou de protection des paysages, comme la pente du toit, les matériaux, l’orientation des bâtiments ou le traitement végétal. La Direction de l’aménagement du territoire peut accompagner les porteurs de projet.

Une fois le permis obtenu, il doit être affiché de manière visible depuis la voie publique pendant toute la durée des travaux. Le chantier doit débuter dans les deux ans suivant la délivrance (des prolongations sont possibles) et ne peut être interrompu plus d’un an sans risquer la caducité de l’autorisation.

Techniques de construction, coûts et contraintes naturelles

Construire à Saint-Barthélemy signifie composer avec un relief volcanique, un climat cyclonique, un risque sismique modéré et une ressource en eau limitée. Ces paramètres se retrouvent dans les recommandations et les coûts.

Sur le plan structurel, le recours à un ingénieur béton est vivement conseillé, même si la maison adopte une expression « bois et pierre » très locale. Les maisons intègrent presque systématiquement une citerne de récupération d’eaux pluviales, devenue un standard face à la rareté de l’eau et au coût de la désalinisation. Les réseaux électriques étant limités, les grandes propriétés recourent souvent à des groupes électrogènes et à des installations solaires, dans un mouvement plus général vers des constructions éco-responsables (isolation renforcée, matériaux durables, optimisation bioclimatique).

15000

Le coût de construction par mètre carré peut atteindre 15 000 € pour une villa de luxe aux Maldives.

Le tableau ci-dessous donne un ordre d’idée indicatif :

Type de réalisationOrdre de grandeur du coût (hors terrain)
Villa « standard » (selon standards locaux)5 000 à 8 000 €/m²
Villa très haut de gamme10 000 à 15 000 €/m²
Petits équipements annexes (piscines, carports, jardins paysagers)À estimer au cas par cas, souvent intégrés au budget global

Enfin, l’île est exposée aux cyclones et à des épisodes de fortes pluies, ce qui implique de respecter des plans de prévention des risques, de dimensionner correctement les ouvrages de rétention, de limiter les mouvements de terrain et de prendre en compte des réglementations spécifiques sur les talus, murets, murs de soutènement ou clôtures.

Marché locatif, taxe de séjour et obligations des bailleurs

À côté de la vente, le marché locatif constitue un pilier majeur du modèle économique de Saint-Barthélemy. L’île est réputée pour ses villas de luxe en location saisonnière, souvent louées à la semaine, en particulier à Noël et au Nouvel An, à des tarifs pouvant atteindre – voire dépasser – l’équivalent de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de dollars par semaine pour les propriétés les plus exceptionnelles.

Bon à savoir :

Toute location touristique payante (hôtel, villa, appartement) est soumise à une taxe de séjour de 5 % du montant de la nuitée. Elle est collectée par les agences ou gestionnaires, qui la reversent à la Collectivité. Les propriétaires gérant eux-mêmes leurs réservations doivent l’intégrer à leur facturation et assurer son reversement.

Les bailleurs doivent par ailleurs respecter des règles de déclaration, tant sur le plan local que, pour les non-résidents, dans leur pays de résidence fiscale. En droit français général, les revenus tirés de la location meublée relèvent du régime des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec des régimes micro ou réel, différents niveaux d’abattement forfaitaire ou de possibilité d’amortissement, et des contributions sociales. Toutefois, les résidents fiscaux de Saint-Barthélemy disposent d’un régime territorial très favorable, sans impôt sur le revenu local, tandis que les non-résidents continuent à déclarer ces revenus dans leur pays d’origine selon leurs règles internes.

Astuce :

La gestion d’une villa de location nécessite une présence locale pour l’accueil des clients et la coordination des services. Cela inclut la supervision d’une femme de ménage (généralement quotidienne, sauf les dimanches et jours fériés), l’entretien de la piscine et du jardin, ainsi que les réparations urgentes. Les agences spécialisées facturent habituellement entre 20 % et 25 % du chiffre d’affaires locatif pour couvrir le marketing, les réservations, l’encadrement des séjours et la gestion opérationnelle. Une solution courante pour les propriétaires est de combiner une agence avec un gestionnaire technique indépendant, rémunéré séparément, chargé des interventions d’urgence.

Résidence, immigration et articulation avec l’investissement

Détenir un bien à Saint-Barthélemy ne confère pas automatiquement un droit de séjour permanent. Les règles de séjour relèvent du droit français de l’immigration : les citoyens de l’Union européenne peuvent s’installer librement pour vivre et travailler, tandis que les ressortissants de pays tiers doivent solliciter un visa long séjour et un titre de séjour en respectant les procédures françaises (ressources suffisantes, justificatifs, etc.).

Bon à savoir :

Posséder un bien en France peut renforcer la crédibilité financière et l’ancrage local d’un dossier, mais cela ne constitue pas un programme formel de « résidence par investissement ». L’accès à la citoyenneté française suit le droit commun : il nécessite environ cinq ans de résidence régulière, une maîtrise suffisante de la langue française, une intégration démontrée et un casier judiciaire compatible.

Sur le plan purement fiscal, la qualité de résident de Saint-Barthélemy ne s’acquiert pas non plus par simple achat. Il faut y vivre effectivement et y avoir son centre d’intérêts personnels ou économiques pendant au moins cinq ans pour bénéficier pleinement des avantages du régime territorial.

Un marché immobilier rare, ultra-réglementé et très haut de gamme

L’ensemble de ces règles – urbanisme serré, fiscalité ciblée, absence de développement massif – produit mécaniquement un marché immobilier de niche, dominé par des villas de luxe, quelques appartements et un nombre limité de biens commerciaux bien situés (notamment à Gustavia, St-Jean, Pointe Milou, Lorient ou Flamands).

5000

Le prix maximum par mètre carré pour un terrain constructible à Monaco, illustrant la rareté et le coût élevé du foncier.

Ce positionnement très haut de gamme implique pour les acquéreurs une double exigence : la capacité à financer un achat et des travaux à des coûts significatifs, souvent sans recours facile au crédit, et l’acceptation d’un environnement réglementaire exigeant, où chaque projet doit s’intégrer dans un ensemble paysager et social limité, sous le regard attentif de l’administration locale.

En pratique : les bons réflexes pour un projet immobilier à Saint-Barthélemy

Pour qui envisage un projet immobilier sur l’île – achat, construction, rénovation ou mise en location – plusieurs réflexes s’imposent aujourd’hui.

D’abord, le recours précoce à des professionnels locaux : notaire, architecte habitué aux règles du PLU, avocat ou conseil fiscal connaissant le Code des Contributions de l’île. Leur rôle est clé pour vérifier le zonage (bâtissable ou non), les servitudes (emprises publiques, espaces boisés classés, risques), les possibilités de surface construite, mais aussi pour anticiper l’impact fiscal en cas de revente ou de transmission.

Attention :

Le choix de la structure d’achat (directe ou via une société, y compris étrangère) doit être adapté au profil familial, à la résidence fiscale et aux objectifs patrimoniaux. Il est impératif de respecter les obligations de transparence de la Collectivité, notamment la déclaration annuelle des bénéficiaires effectifs, sous peine d’une taxe de 3 % sur la valeur.

Enfin, une vision réaliste des délais et des coûts : intégrer les 6 à 7 % de frais d’acquisition, le délai incompressible lié au droit de préemption, les honoraires d’architecte (obligatoire au-delà d’une certaine surface), les coûts de construction élevés, la nécessité de prévoir une logistique d’ameublement et d’exploitation, et la taxe de séjour sur d’éventuelles locations.

Bon à savoir :

Saint-Barthélemy propose un environnement juridique et fiscal protecteur et sélectif. Pour un investisseur, comprendre ces règles, s’entourer de bons conseils et envisager un investissement sur le long terme est essentiel. Le marché immobilier de l’île, l’un des plus singuliers et recherchés des Caraïbes, tire sa valeur de la rareté organisée du foncier, offrant une solide garantie patrimoniale.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à Saint-Barthélemy
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Saint-Barthélemy pour combiner rendement locatif saisonnier haut de gamme et exposition à un marché ultra-prime en zone euro. Budget alloué : 800 000 à 1 200 000 €, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs quartiers (Saint-Jean, Flamands, Gustavia), la stratégie retenue a consisté à cibler une villa ou un appartement vue mer dans un secteur recherché par une clientèle internationale, combinant rendement locatif brut cible de 6 à 8 % sur la haute saison – plus le rendement est élevé, plus le risque est important – et potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais notariés + décoration et ameublement premium) d’environ 1 000 000 €. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agence de prestige, notaire, gestionnaire locatif), optimisation fiscale et intégration de l’actif dans la stratégie patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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