Choisir de poursuivre des études supérieures à l’étranger en Tunisie, c’est miser sur un pays arabe et africain qui combine coût de la vie abordable, système universitaire structuré, forte tradition d’enseignement et ouverture croissante aux étudiants internationaux. Entre ses grandes universités publiques, ses écoles privées tournées vers l’employabilité, ses centres de langues, et un environnement méditerranéen plutôt accessible financièrement, la Tunisie s’impose progressivement comme un hub régional pour l’enseignement supérieur.
Ce guide détaille l’enseignement supérieur tunisien, incluant les coûts (scolarité et vie quotidienne), les procédures d’admission et d’obtention de visa, ainsi que les débouchés professionnels après le diplôme. Il s’appuie sur des données chiffrées et des études récentes.
La Tunisie comme destination d’études : un carrefour entre Europe, Afrique et monde arabe
La Tunisie est le pays le plus au nord du continent africain, tournée à la fois vers la Méditerranée, l’Europe voisine, le monde arabe et l’Afrique subsaharienne. Ce positionnement géographique se retrouve dans son système éducatif et son environnement culturel : influences arabes, berbères, méditerranéennes et françaises se mêlent dans la langue, l’architecture, la cuisine, les médias et le quotidien.
L’arabe est la langue officielle, mais le français reste très présent dans l’enseignement supérieur, l’administration et les affaires. On observe une tendance croissante à proposer des formations, en particulier en management, ingénierie ou technologies, partiellement ou totalement en anglais, surtout dans les universités privées les plus orientées vers l’international.
Le pays revendique plus de 3 000 ans d’histoire, de Carthage aux empires romain, ottoman et au protectorat français. Cette profondeur historique se matérialise dans des sites et musées majeurs (Carthage, El Jem, médina de Tunis, Bardo, etc.) qui alimentent des programmes en histoire, archéologie, études méditerranéennes ou tourisme culturel.
Sur le plan politique, la Tunisie fonctionne comme une république semi‑présidentielle unitaire. Depuis la révolution de 2011, elle est souvent citée comme l’un des pays arabes offrant un environnement plus ouvert en matière de liberté d’expression et de débat public, ce qui attire en particulier les étudiants intéressés par les sciences politiques, le droit, les relations internationales ou le journalisme.
Un système d’enseignement supérieur structuré et aligné sur l’Europe
L’enseignement supérieur tunisien repose sur une architecture largement inspirée du modèle français et alignée sur le système LMD (Licence – Master – Doctorat), compatible avec le processus de Bologne.
Il existe à la fois :
– un ensemble d’universités publiques, très structurées, couvrant la quasi‑totalité des disciplines académiques ;
– un secteur privé en forte croissance, à dominante professionnalisante (gestion, ingénierie, santé, TIC, architecture, design) ;
– des instituts supérieurs de technologies (ISET), orientés vers les métiers et les besoins directs du marché du travail.
Paysage institutionnel : poids du public et montée du privé
Les chiffres varient selon les sources, mais on retrouve des constantes : environ 13 grandes universités publiques et plusieurs dizaines d’institutions privées (plus de 60 établissements privés de type université ou institut). Une autre statistique distingue 68 universités au total, dont 13 publiques (environ 19,1 %) et 55 privées (80,9 %). Autrement dit, l’offre publique reste la colonne vertébrale du système, mais l’initiative privée domine numériquement.
Le secteur public de l’enseignement supérieur tunisien compte 24 Instituts Supérieurs des Études Technologiques (ISET).
Les universités privées, elles, se concentrent surtout dans la capitale et le littoral (Tunis, Ariana, La Marsa, Sousse, Sfax, Monastir, etc.), et ciblent des créneaux professionnalisants : commerce, management, ingénierie, informatique, santé, design, hôtellerie, tourisme.
Reconnaissance internationale et classements
Les universités tunisiennes apparaissent dans un nombre croissant de classements internationaux, même si aucune ne figure encore dans le top 200 mondial.
Quelques repères chiffrés :
| Indicateur | Donnée clé |
|---|---|
| Universités tunisiennes présentes dans au moins un classement international | 15 sur 33 |
| Systèmes de classement qui listent des universités tunisiennes | 23 (16 institutionnels, 7 par discipline) |
| Universités tunisiennes dans le Times Higher Education World University Rankings | 12 |
| Rang global de l’Université de Tunis El Manar (THE) | Bande 801–1000 |
| Position de Tunis El Manar en Afrique selon UNIRANKS | Top 60 |
Selon UNIRANKS, les dix institutions de tête en Tunisie sont, dans l’ordre :
| Rang national | Université | Position africaine (UNIRANKS) |
|---|---|---|
| 1 | University of Tunis El Manar | Top 60 |
| 2 | University of Carthage | Top 85 |
| 3 | University of Monastir | Top 90 |
| 4 | University of Manouba | Top 118 |
| 5 | University of Tunis | Top 126 |
| 6 | University of Sousse | Top 136 |
| 7 | National School of Engineers of Tunis (ENIT – rattachée à El Manar) | Top 142 |
| 8 | University of Gabes | Top 147 |
| 9 | Institution of Agricultural Research & Higher Education | Top 154 |
| 10 | Higher Institute of Management of Tunis | Top 190 |
La présence dans des classements comme QS, THE, Scimago, Webometrics ou CWUR repose sur des critères classiques : production scientifique, citations, réputation académique, employabilité des diplômés, internationalisation, liens avec l’industrie.
Domaines d’excellence et spécialités
Certaines universités se démarquent dans des champs précis :
Panorama des principales filières d’enseignement supérieur disponibles en Tunisie, organisées par grands secteurs académiques et professionnels.
Facultés de médecine (Tunis El Manar, Sfax, Monastir), pharmacie, dentaire, santé publique, physiothérapie et nutrition.
University of Sfax, ENIT (École Nationale d’Ingénieurs de Tunis), INSAT (Carthage), MedTech (South Mediterranean University).
IHEC Carthage, FSEGT de Tunis, Mediterranean School of Business (MSB), écoles privées de management.
Institution of Agricultural Research & Higher Education, instituts agronomiques rattachés à l’Université de Carthage.
Université de La Manouba, Zitouna University (théologie, droit islamique), Instituts de presse et d’information (IPSI).
ENAU (École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme), ESSTED, Tunis Carthage University, écoles privées de design.
Par ailleurs, un maillage de centres spécialisés et technopôles complète l’offre universitaire : Elgazala Technopark (technologies), centres de recherche en microélectronique, énergies renouvelables ou cybersécurité, etc.
Programmes d’études : du bachelor au doctorat, en passant par les masters et les langues
Le système LMD permet aux étudiants internationaux de s’insérer facilement dans les cursus :
– Licence / Bachelor : 3 ans dans la plupart des disciplines (4 ans pour certaines licences appliquées).
– Master : 1 à 2 ans, souvent avec mémoire et/ou stage.
– Doctorat / PhD : 3 à 5 ans, adossé à la recherche.
Certaines formations échappent au cadre strict du LMD, notamment :
– médecine (environ 7 ans, dont une année d’internat) ;
– pharmacie et chirurgie dentaire (5 à 6 ans) ;
– médecine vétérinaire (6 ans) ;
– une partie des écoles d’ingénieurs et d’architecture, qui conservent une logique « classes préparatoires + école ».
Grands domaines de spécialisation
Les filières prisées par les étudiants étrangers en Tunisie couvrent un spectre large :
– Ingénierie, informatique, technologies de l’information et de la communication ;
– Médecine, pharmacie, dentaire, paramédical, santé publique ;
– Business, management, finance, marketing, supply chain, entrepreneuriat ;
– Sciences humaines et sociales, droit, sciences politiques, relations internationales ;
– Tourisme, hôtellerie, patrimoine et gestion culturelle ;
– Sciences de l’environnement, eau, énergies renouvelables, agriculture ;
– Arts, design, architecture, audiovisuel.
Une base de données recensant les masters disponibles en Tunisie identifie 626 programmes de niveau master, proposés par 121 universités ou écoles. Elle synthétise également les disciplines dominantes et le nombre d’établissements qui les proposent.
| Discipline de master | Nombre d’universités proposant la filière | Frais moyens (USD/an) |
|---|---|---|
| Management | 53 | ~2 497 |
| Ingénierie | 49 | ~2 504 |
| Informatique | 43 | ~2 296 |
| Business | 30 | ~2 582 |
| Économie | 29 | ~2 482 |
| Technologies de l’information (IT) | 29 | ~2 397 |
| Technologie (au sens large) | 29 | ~2 248 |
| Finance & banque | 24 | ~2 596 |
| Relations publiques | 24 | ~2 150 |
| Comptabilité | 22 | ~2 479 |
| Administration | 20 | ~2 760 |
| Droit & jurisprudence | 19 | ~2 509 |
| Arts | 18 | ~2 339 |
| Marketing | 17 | ~2 931 |
| Éducation & enseignement | 17 | ~2 737 |
| Humanités | 16 | ~2 212 |
Ces chiffres donnent une idée de l’éventail de choix pour un étudiant qui souhaite se spécialiser à un niveau avancé.
Institutions et masters emblématiques
Plusieurs établissements se démarquent par leur offre internationale :
Plusieurs établissements tunisiens proposent des masters spécialisés et internationalement reconnus. La South Mediterranean University (SMU) se distingue avec des accréditations prestigieuses (AMBA, EFMD, AACSB, ABET) pour ses programmes en business et technologie. L’Université Internationale de Tunis (UIT) offre un master en sécurité informatique à visée professionnelle. Des écoles spécialisées proposent des formations comme le master en management hôtelier. Enfin, des masters conjoints internationaux, comme celui en ‘Migration Studies’, permettent d’obtenir des doubles diplômes et de bénéficier de programmes de mobilité Erasmus+.
Étudier l’arabe et les langues en Tunisie
Pour les étudiants qui viennent spécifiquement pour apprendre l’arabe – dans une perspective universitaire, professionnelle ou diplomatique – la Tunisie est une destination reconnue.
Plusieurs points clés :
L’arabe moderne standard (MSA) est la langue formelle utilisée dans les médias et l’administration, tandis que le dialecte tunisien (darija) est la langue parlée quotidiennement, distincte des autres dialectes arabes. Les écoles en Tunisie proposent souvent l’enseignement des deux, via divers formats : cours du soir, stages intensifs (comme des programmes de 80 heures sur 4 semaines), cours en groupe ou individuels, et séjours linguistiques avec immersion en famille d’accueil.
Tunis concentre une bonne partie de cette offre, avec des centres comme inlingua Tunis (quartier des Berges du Lac) ou le Taa Marbouta Language Centre (Carthage/La Marsa). Ces écoles combinent souvent :
– des cours d’arabe standard, dialectal, français, anglais ou autres langues ;
– des programmes intensifs pour progression rapide ;
– des cours du soir pour les étudiants ou actifs ;
– des leçons privées sur mesure, y compris en ligne ;
– des cours pour enfants basés sur le jeu, les chansons, les activités.
Inlingua Tunis, par exemple, propose des cours individuels à partir d’environ 228 € par semaine pour 20 leçons, ou 114 € pour 10 leçons, avec la possibilité de logement en colocation (à partir de 140 €/semaine). La diversité de la population étudiante y est marquée : aucune nationalité ne dépasse 10 % des effectifs, avec un mélange d’Allemands, Italiens, Français, Turcs, Suisses, Coréens, Américains et bien d’autres. La tranche d’âge dominante se situe entre 18 et 34 ans, ce qui crée un environnement très « jeune adulte » pour les études de langue.
Coût des études et frais de scolarité en Tunisie
Du point de vue financier, la Tunisie est l’un des pays où l’on peut étudier avec un budget relativement modeste, surtout si on compare avec l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord ou certains pays du Golfe.
Frais dans les universités publiques
Pour les étudiants tunisiens et certains ressortissants maghrébins, les frais annuels à l’université publique restent symboliques (souvent entre 100 et 300 TND par an). Pour les étudiants internationaux, plusieurs fourchettes coexistent selon les sources et les accords :
– une estimation courante situe les frais entre 1 000 et 3 000 USD par an ;
– un autre dispositif fixe par exemple, pour certains programmes payants réservés aux étrangers, des montants de l’ordre de :
| Niveau d’études (public, programmes payants pour étrangers) | Frais annuels indicatifs (TND) | Équivalent approximatif en euros |
|---|---|---|
| Licence (hors filières sélectives) | 5 000 TND | ~1 500 € |
| Master | 6 000 TND | ~1 800 € |
| Doctorat | 7 000 TND | ~2 100 € |
| Ingénierie / architecture | 9 000 TND | ~2 700 € |
| Médecine, dentaire, pharmacie | 15 000 TND | ~4 500 € |
Ces chiffres restent très en‑deçà des frais pratiqués dans la majorité des pays occidentaux pour des formations équivalentes.
Frais dans les universités privées
Les établissements privés affichent des frais plus élevés, mais offrent en contrepartie des classes plus réduites, un suivi individualisé, des cours souvent en anglais, ainsi que des liens forts avec les entreprises et les employeurs internationaux.
Les fourchettes usuelles sont :
– entre 4 000 et 10 000 USD par an pour beaucoup de programmes ;
– avec des masters très spécialisés (MBA internationaux, masters accrédités internationalement) pouvant dépasser ces montants.
Le frais moyen annuel pour un master en Tunisie, tous types d’établissements et disciplines confondus, est d’environ 2 488 USD.
Coûts spécifiques des masters par ville
Les frais moyens pour un master varient aussi selon la ville :
| Ville | Nombre d’universités proposant des masters | Frais moyens de master (USD/an) |
|---|---|---|
| Tunis | 42 | ~3 234 |
| Sfax | 13 | ~2 047 |
| Sousse | 10 | ~2 738 |
| Manouba | 9 | ~1 843 |
| Gabès | 7 | ~2 178 |
| Ariana | 5 | ~2 367 |
| Kairouan | 5 | ~1 113 |
| Monastir | 5 | ~1 760 |
On constate que Tunis est la ville où les masters coûtent en moyenne le plus cher, ce qui reflète à la fois la concentration d’universités privées prestigieuses et le niveau de vie légèrement supérieur.
Coût de la vie étudiante en Tunisie : un atout décisif
La force de la Tunisie comme destination d’études réside en grande partie dans son coût de la vie, très inférieur à la moyenne mondiale. Les indices internationaux situent le pays parmi les moins chers : le coût de la vie y serait 2,26 fois plus faible que la moyenne mondiale, et la Tunisie se classe autour de la 188ᵉ place sur 197 pays étudiés par certains comparateurs de prix.
Budget mensuel type pour un étudiant
Les estimations varient selon le style de vie, mais plusieurs sources convergent :
– budget « serré » : 600 à 1 000 TND par mois (environ 200–325 USD) ;
– budget « modéré » : 1 000 à 1 500 TND (325–500 USD) ;
– budget « confortable » : 1 500 à 2 000 TND (500–650 USD).
Un étudiant étranger vigilant sur ses dépenses peut donc vivre avec environ 250 USD par mois hors frais de scolarité, notamment s’il bénéficie d’un logement étudiant ou partagé.
Une étude dédiée au coût de la vie universitaire en Tunisie estime à 1 900 TND la dépense mensuelle moyenne d’un étudiant, mais avec des extrêmes très larges (290 à 21 000 TND) selon le niveau de vie et la ville.
La ventilation moyenne des dépenses étudiantes se présente comme suit :
| Poste de dépense | Part du budget étudiant | Fourchette mensuelle (TND) | Moyenne mensuelle (TND) |
|---|---|---|---|
| Logement | 16–27 % (moy. 21 %) | 70 – 5 100 | ~460 |
| Courses et produits du quotidien | 16–26 % (moy. 22 %) | 58 – 4 200 | ~380 |
| Éducation (hors frais de scolarité globaux) | 12–24 % (moy. 19 %) | 55 – 4 000 | ~360 |
| Autres dépenses personnelles | 11–23 % (moy. 17 %) | 44 – 3 200 | ~290 |
| Santé / assurance | 5–11 % (moy. 8 %) | 17 – 1 300 | ~110 |
| Transports | 5–11 % (moy. 5 %) | 20 – 1 500 | ~130 |
| Services publics (eau, électricité, gaz) | 3–9 % (moy. 5 %) | 12 – 850 | ~76 |
| Mobilier et équipement | 2–8 % (moy. 4 %) | 15 – 1 100 | ~96 |
Logement : de la résidence universitaire à la colocation
Les options de logement pour étudiants étrangers sont variées :
Découvrez les différentes solutions d’hébergement disponibles pour les étudiants, adaptées à tous les budgets et besoins de séjour.
Logements publics ou privés, souvent gérés par les CROUS ou des organismes similaires, proposant des chambres meublées à proximité des campus.
Studios ou appartements indépendants, offrant une autonomie complète, généralement loués dans le parc privé.
Partage d’un appartement ou d’une villa avec d’autres résidents, permettant de diviser les coûts et de vivre en communauté.
Chambre louée dans une famille ou chez un particulier, offrant souvent un cadre convivial et parfois des repas.
Solutions temporaires comme les hôtels, auberges de jeunesse ou Bed & Breakfast, idéales pour les arrivées ou recherches.
Quelques repères de prix :
| Type de logement | Fourchette indicative (TND/mois) |
|---|---|
| Chambre en résidence universitaire (UIT, etc.) | 120 – 410 TND selon le type (simple/double/triple) |
| Colocation en appartement | 200 – 300 TND par personne |
| Studio privé | ~500 TND (souvent 330–1 300 TND selon la ville et le quartier) |
| 1 chambre centre‑ville | 400 – 1 000 TND (moyenne ~685 TND) |
| 1 chambre hors centre | 300 – 800 TND (moyenne ~446 TND) |
| 3 chambres centre‑ville | 700 – 1 800 TND (moyenne ~1 187 TND) |
Dans la capitale, les loyers sont plus élevés, surtout dans les quartiers prisés comme La Marsa, Carthage, Berges du Lac, Sidi Bou Saïd. À l’inverse, à Sfax, Sousse ou Gabès, un studio peut se trouver à 300–400 TND.
Des plateformes spécialisées (RocApply, Gomfy) ou des centres de langues comme Taa Marbouta facilitent la mise en relation avec des familles d’accueil, des colocations avec d’autres étudiants ou des locations meublées de courte durée. L’Université Internationale de Tunis, par exemple, propose un accompagnement logement, avec réservation de chambre en résidence avant l’arrivée et transfert aéroport.
Alimentation et restaurants
L’alimentation reste très abordable si l’on cuisine soi‑même et que l’on utilise les cantines universitaires. Quelques exemples de prix :
– repas bon marché au restaurant : 6 à 25 TND, souvent autour de 10–12 TND ;
– repas complet de milieu de gamme pour deux : 35 à 120 TND, moyenne ~60 TND ;
– formule fast‑food type chaîne internationale : 3,9 à 13 TND (moyenne ~7,9 TND) ;
– cappuccino : 1,3 à 5 TND (moyenne ~2,6 TND) ;
– pain, produits laitiers, légumes et fruits : de quelques centimes à quelques dinars par kilo.
C’est le coût subventionné d’un repas dans un restaurant universitaire public en Tunisie, soit quelques centimes d’euro.
Un budget alimentaire réaliste pour un étudiant, en combinant courses, petits restaurants et cantine, tourne généralement autour de 200 à 300 TND par mois.
Transports, services et loisirs
Les transports urbains restent très bon marché, même si la fiabilité des bus et trains est inégale :
– ticket de transport local : 0,24 à 0,30 TND ;
– abonnement mensuel : 9,6 à 11,3 TND ;
– départ de taxi : ~0,90 TND, puis environ 1,61 TND par mile ;
– essence : 0,70 à 0,85 TND par litre.
Les services (eau, électricité, gaz) coûtent autour de 277 à 377 TND par mois pour un logement de 45 à 85 m², internet illimité 60 Mbps valant une vingtaine de dinars par mois.
Les loisirs restent également abordables : une séance de cinéma coûte moins de 6 TND, un abonnement mensuel à une salle de sport gravite autour de 25 TND.
Comparaison internationale et pouvoir d’achat
Le salaire net moyen en Tunisie se situe autour de 950–960 TND mensuels, soit environ 338 USD. Ce revenu moyen ne couvre que 0,7 mois de dépenses moyennes selon certaines estimations, ce qui traduit une tension pour les ménages locaux. En revanche, pour un étudiant étranger bénéficiant de ressources extérieures (bourse, soutien familial, économies en devises fortes), le différentiel de pouvoir d’achat joue plutôt en sa faveur.
Admissions, conditions d’entrée et langues d’enseignement
Étudier en Tunisie suppose de maîtriser au moins une des langues d’enseignement majeures – français ou arabe – et, pour certains programmes, l’anglais. Les conditions d’accès varient selon le niveau d’études et le type d’établissement.
Niveau licence / bachelor
Pour intégrer une licence en Tunisie, un étudiant étranger doit généralement :
– avoir obtenu un diplôme de fin d’études secondaires équivalent au Baccalauréat tunisien ;
– présenter des relevés de notes traduits et légalisés ;
– démontrer une maîtrise suffisante de la langue d’enseignement (français ou arabe), parfois via des tests comme DELF/TCF ;
– fournir une lettre de motivation, un passeport valide, des photos, un certificat médical, et une preuve de ressources financières ;
– passer par les circuits d’orientation gérés ou validés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS).
Une moyenne académique minimale de l’ordre de 12/20 (« Assez Bien ») est fréquente pour l’accès à certaines filières demandées.
Critère d’admission académique
Niveau master
Pour un master, les exigences s’élèvent :
– possession d’une licence ou d’un bachelor dans un domaine pertinent ;
– résultats académiques solides ;
– parfois, entretien, test ou présentation de projet (surtout pour les masters professionnels, sélectifs ou en partenariat international) ;
– pour les masters en anglais, présentation d’un test type TOEFL iBT, IELTS Academic, C1 Advanced, etc.
Les masters les plus compétitifs (business internationaux, ingénierie spécialisée, santé, double diplômes) peuvent également exiger un dossier construit : CV détaillé, lettre de motivation argumentée, lettres de recommandation, projet professionnel clair.
Niveau doctorat
L’accès au doctorat implique :
– détention d’un master de recherche ou équivalent dans un domaine aligné ;
– présentation d’un projet de thèse ou d’un pré‑projet de recherche ;
– accord préalable d’un directeur de thèse et d’une école doctorale ;
– aptitude confirmée à travailler en français ou en arabe, et parfois en anglais selon les disciplines.
Procédure et calendrier
L’admission dans les universités publiques suit souvent un système centralisé (Système National d’Orientation Universitaire) pour les étudiants locaux, mais les étudiants étrangers passent généralement par des circuits spécifiques :
– dépôt de candidature en ligne ou auprès des ambassades tunisiennes ;
– étude du dossier par la Direction Générale de la Coopération Internationale (DGCI) du MESRS ;
– approbation ministérielle, notamment pour les pays intégrés dans des accords bilatéraux.
Les grandes phases de candidature vers les universités publiques sont souvent calées entre mai et juillet, pour une rentrée en septembre/octobre. Les universités privées, elles, sont plus flexibles et pratiquent souvent des admissions « au fil de l’eau », avec plusieurs rentrées possibles (automne, hiver, printemps, été).
Visa étudiant et séjour : démarches et contraintes
Pour la majorité des nationalités non maghrébines, un visa étudiant de long séjour est obligatoire pour suivre des études en Tunisie au‑delà d’un court séjour touristique.
Conditions générales d’obtention
Les grands principes sont similaires à d’autres pays :
– lettre d’acceptation officielle d’un établissement tunisien reconnu ;
– justificatifs de paiement (ou de prise en charge) des frais de scolarité ;
– preuves de ressources financières suffisantes pour la durée du séjour ;
– assurance santé couvrant la Tunisie ;
– certificat médical et parfois extrait de casier judiciaire ;
– passeport valide au moins 3 à 6 mois après la fin prévue du séjour.
Les demandes se font auprès de l’ambassade ou du consulat de Tunisie du pays de résidence. Les délais annoncés oscillent entre 2–3 semaines et 4–8 semaines, avec une recommandation fréquente : déposer le dossier au moins 60 jours avant le départ.
Les frais de visa pour la Tunisie varient généralement entre 60 et 150 dinars tunisiens (TND), selon la nationalité du demandeur.
Carte de séjour et obligations sur place
Une fois en Tunisie avec un visa, l’étudiant doit, dans le mois suivant son arrivée, demander une carte de séjour étudiant auprès des services compétents (poste de police chargé des étrangers, ou bureau central de Montplaisir à Tunis).
Le dossier inclut généralement : les documents nécessaires à la constitution d’un projet, les contrats, les rapports d’évaluation, ainsi que toute autre pièce justificative requise.
– formulaire de demande ;
– copie du passeport et du visa ;
– attestation d’inscription ou de scolarité ;
– preuve de logement ;
– justificatifs de ressources ;
– assurance maladie ;
– photos d’identité ;
– timbres fiscaux (environ 20 TND) et paiement de droits divers (autour de 75 TND).
La carte est en principe valable un an (souvent jusqu’au 30 septembre) et doit être renouvelée chaque année. Un dépassement de séjour peut entraîner une amende calculée à la semaine (une estimation évoque 20 TND par semaine).
Travail pendant les études : un cadre restrictif
Un point essentiel pour tout projet d’études en Tunisie : le visa étudiant ne permet pas de travailler légalement, ni à temps plein, ni à temps partiel. Toute activité rémunérée devrait théoriquement passer par un permis de travail délivré par le Ministère de l’Emploi, ce qui est lourd et rarement accordé à des étudiants.
Seuls les stages directement liés aux études, encadrés par une convention tripartite (université, entreprise, étudiant), sont autorisés. De nombreuses formations intègrent des stages obligatoires, soutenus par des programmes comme le TEEP/Promesse de la Banque mondiale, qui a participé à créer plus de 40 cursus co-construits avec le secteur privé et des centres de carrière.
De facto, certains étudiants étrangers ont recours à des petits boulots informels (cours particuliers de langues, missions freelances à distance pour l’étranger), mais ces activités restent en dehors du cadre légal.
Bourses d’études et financements : tirer parti du statut de destination émergente
Même si les frais de scolarité et le coût de la vie sont relativement bas, un séjour d’études représente un investissement important. Plusieurs leviers existent pour alléger la facture.
Bourses publiques tunisiennes et accords bilatéraux
La Tunisie propose des bourses à certains étudiants étrangers, en particulier originaires d’Afrique et du monde arabe, dans le cadre d’accords gouvernementaux. Ces bourses peuvent couvrir :
– les frais d’inscription ;
– une allocation mensuelle ;
– parfois le logement universitaire et certaines réductions (restaurants, transport).
Les places sont toutefois limitées et très concurrentielles, souvent réservées à des profils académiques excellents ou à des domaines jugés stratégiques (médecine, ingénierie, sciences appliquées, etc.).
Bourses des universités tunisiennes
De nombreuses universités – publiques comme privées – offrent leurs propres dispositifs :
Découvrez les principales opportunités de financement pour vos études, conçues pour soutenir les étudiants méritants et internationaux.
Attribuées aux meilleurs dossiers, elles peuvent couvrir de 30% à 60% des frais de scolarité, voire davantage.
Réductions partielles accordées aux étudiants issus de pays partenaires ou d’organisations francophones.
Comme la SMU Foundation à South Mediterranean University, offrant bourses et exonérations partielles aux étudiants méritants.
Ces bourses se cumulent parfois avec des avantages matériels : accès à des restaurants universitaires subventionnés, tarifs réduits de transport, activités culturelles gratuites.
Programmes et bourses internationales
La position de la Tunisie comme partenaire méditerranéen de l’Europe, de l’Union africaine et de nombreuses organisations internationales ouvre un large éventail de financements externes : Erasmus+, DAAD, UNESCO, Islamic Development Bank, Organisation de la Coopération islamique, Fulbright, etc. La Tunisie participe en outre à de nombreux projets de mobilité Sud‑Sud et Nord‑Sud.
Pour les étudiants non tunisiens souhaitant effectuer un séjour d’études en Tunisie (un semestre ou une année), des dispositifs de bourses existent. Ces aides peuvent couvrir les frais de voyage et d’inscription, et inclure une allocation mensuelle. Elles sont particulièrement accessibles dans le cadre de masters conjoints ou de programmes d’échanges universitaires.
Enfin, du côté des pays d’origine, une multitude de fondations ou de programmes gouvernementaux étrangers listés dans les bases de données (Gilman, Chevening, Erasmus Mundus, etc.) peuvent financer un séjour en Tunisie, notamment pour l’apprentissage de l’arabe, la recherche en sciences sociales ou les études méditerranéennes.
Vie étudiante, intégration et réalités du quotidien
Étudier en Tunisie ne se résume pas à suivre des cours. C’est aussi s’immerger dans un pays très contrasté, entre littoral balnéaire, capitales régionales industrielles, médinas historiques et zones rurales.
Population étudiante internationale et atmosphère
Le nombre d’étudiants étrangers en Tunisie a nettement augmenté : les données officielles évoquent plus de 8 000 à 9 000 étudiants internationaux, issus de plus de 30 pays d’Afrique, du monde arabe et d’Asie. Environ 90 % d’entre eux viennent d’Afrique, avec une forte présence de subsahariens, notamment dans les universités privées.
Cette croissance témoigne de l’émergence de la Tunisie comme hub régional pour l’enseignement supérieur. Les raisons souvent citées par ces étudiants :
– réputation académique des universités, notamment en médecine, ingénierie, TIC, business ;
– coûts compétitifs des études et de la vie ;
– proximité culturelle et linguistique pour les francophones et arabophones ;
– climat de relative liberté et de pluralisme politique.
Les campus en Tunisie sont des espaces très actifs, animés par de nombreuses associations étudiantes, des clubs sportifs et des troupes de théâtre. Ils accueillent régulièrement des festivals culturels, comme des festivals de cinéma ou de musique. L’innovation et l’entrepreneuriat y sont également encouragés à travers des compétitions, telles que Open Startup Tunisia, et des événements souvent soutenus par la coopération internationale avec des universités américaines ou européennes.
Vie quotidienne et ajustement culturel
L’arrivée en Tunisie suppose néanmoins un temps d’adaptation :
– la maîtrise du français facilite grandement la vie de tous les jours : transports, démarches administratives, conversations courantes ;
– la connaissance même basique de l’arabe (standard ou dialectal) est très appréciée des locaux et ouvre l’accès à un niveau d’interaction plus authentique ;
– l’islam structure le rythme social (Ramadan, prières, jours fériés), même si la société tunisienne reste diverse dans ses pratiques ;
– les normes sociales en matière de genre, de relations, d’expression publique peuvent surprendre des étudiants issus de contextes très libéraux, et il est important de les comprendre pour éviter les malentendus.
La Tunisie est souvent classée parmi les pays plus sûrs d’Afrique, mais des risques persistent : petite délinquance dans les grandes villes, mouvements sociaux, tensions régionales, attentats ponctuels dans le passé et insécurité accrue dans certaines zones frontalières. Il est impératif de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité, d’éviter certaines régions frontalières et de suivre les annonces des ambassades.
Il faut aussi être conscient de certains défis : transports publics parfois peu fiables, coupures d’électricité, lenteur de la connexion internet dans certains quartiers, gestion des déchets inégale, et climat parfois tendu pour certaines minorités (personnes noires, LGBTQ+, etc.).
Santé, assurance et conditions matérielles
La Tunisie dispose d’un système de santé public développé, complété par de nombreuses cliniques privées (polycliniques). L’assurance maladie est obligatoire pour obtenir le visa étudiant. En pratique, beaucoup d’étudiants combinent :
– une assurance internationale achetée dans le pays d’origine ;
– l’accès à des services médicaux locaux, publics ou privés, selon les besoins.
L’eau du robinet n’est pas toujours potable ; il est donc conseillé de recourir à l’eau en bouteille. Le réseau électrique fonctionne en 230 V / 50 Hz, compatible avec les normes européennes. De brèves coupures peuvent survenir, ce qui doit être pris en compte pour les études en ligne ou les examens numériques.
Après le diplôme : emploi et perspectives en Tunisie et au‑delà
Pour un étudiant étranger, le diplôme obtenu en Tunisie peut servir de tremplin soit vers un emploi dans le pays, soit vers une carrière à l’international, notamment si le cursus est reconnu et cohérent avec les besoins des marchés du travail africain, européen ou du Moyen‑Orient.
Marché du travail tunisien : potentiel et limites
L’économie tunisienne est diversifiée (pétrole, phosphates, textile, tourisme, agriculture, industrie manufacturière, TIC), mais elle fait face à un taux de chômage élevé, autour de 16,4 % fin 2023, avec une pression particulière sur les jeunes diplômés, notamment les femmes.
Plusieurs analyses soulignent un décalage entre les compétences produites par le système éducatif et les besoins du marché, ainsi que des réglementations du travail qui freinent l’embauche formelle. D’importantes réformes sont recommandées (assouplir le droit du travail, renforcer les liens universités–entreprises, améliorer l’orientation, faciliter la mobilité géographique des travailleurs).
Secteur des technologies : un vrai moteur
L’un des grands atouts du pays est son écosystème technologique :
Les technologies de l’information en Tunisie emploient plus de 113 000 personnes, réparties dans plus de 1 800 entreprises tech.
Les salaires dans la tech dépassent nettement la moyenne nationale : un ingénieur logiciel peut espérer autour de 60 000 TND par an en moyenne projetée (soit environ 20 000 USD), avec des pics beaucoup plus élevés pour des profils seniors ou des spécialités comme le cloud, l’IA, la blockchain ou la cybersécurité.
Le gouvernement a lancé la stratégie Digital Tunisia 2025, un plan national IA (2021–2025), le programme CyberTN, des hubs comme Novation City, et a soutenu des projets comme TEEP/Promesse qui ont permis à plus de 22 000 étudiants de bénéficier de nouvelles formations, certifications et centres de carrière.
Pour les étudiants étrangers formés en informatique, ingénierie, data, cybersécurité ou domaines similaires, la Tunisie offre un environnement riche en opportunités. Ces possibilités incluent des stages, des premiers emplois et des collaborations à distance.
Travail après les études pour les étrangers
Obtenir un travail légal à long terme en Tunisie après le diplôme reste cependant encadré. Un étudiant étranger doit :
– trouver un employeur prêt à le sponsoriser ;
– obtenir un permis de travail et un visa de travail, ce qui est plus complexe que dans des pays explicitement organisés autour du recrutement international de diplômés.
Cela n’empêche pas certains diplômés étrangers, en particulier dans la tech ou les métiers médicaux, de rester en Tunisie, surtout lorsqu’ils disposent d’accords bilatéraux, de double nationalité ou de compétences rares.
Pour beaucoup, la valeur principale du diplôme tunisien se joue aussi à l’extérieur du pays : la reconnaissance internationale des diplômes LMD, les accréditations internationales (AACSB, AMBA, EFMD, ABET), et les réseaux d’anciens permettent d’envisager une carrière ailleurs, en Afrique, en Europe ou au Moyen‑Orient.
Comment tirer le meilleur parti d’un projet d’études en Tunisie ?
Poursuivre des études supérieures à l’étranger en Tunisie offre un compromis intéressant entre coût, qualité académique et expérience de vie. Pour optimiser ce projet, plusieurs recommandations se dégagent des données et retours d’expérience :
Pour réussir son expérience académique en Tunisie, plusieurs points sont essentiels. Le choix de la ville et de l’université est primordial : Tunis concentre l’offre internationale et les écoles privées prestigieuses, tandis que des villes comme Sfax, Sousse, Monastir ou Gabès offrent des coûts plus bas, une atmosphère plus calme et des spécialités fortes (santé, ingénierie, agriculture). La maîtrise linguistique est cruciale : le français est quasi indispensable dans le public, et l’anglais est majeur dans les business schools et programmes technologiques ; apprendre l’arabe ouvre des portes culturelles et professionnelles. Il faut anticiper les démarches administratives (admission, visa, carte de séjour) en s’appuyant sur les services des universités, ambassades et organisations comme le DAAD ou l’AUF. Préparer un budget réaliste est nécessaire, car environ 30 % des étudiants peinent à gérer leurs finances et 35 % jugent les coûts trop élevés ; il faut se renseigner précisément sur les loyers, transports et dépenses courantes. Cibler activement les bourses, côté tunisien (gouvernement, universités) et côté pays d’origine ou institutions tierces (Erasmus+, DAAD), augmente fortement les chances de financement. Enfin, profiter de l’écosystème régional permet un accès facilité à la Méditerranée, l’Europe et l’Afrique, avec des mobilités Erasmus+, des doubles diplômes et des stages dans des entreprises étrangères.
En définitive, pour un étudiant qui recherche un environnement francophone/arabo‑phone, une immersion culturelle riche, des frais maîtrisés et des possibilités croissantes dans des secteurs comme la santé, la tech, le business ou les sciences humaines du monde arabe, poursuivre des études supérieures à l’étranger en Tunisie peut constituer un choix stratégique, à condition de bien préparer son projet en amont et de rester réaliste sur les contraintes (visa, travail, langue, sécurité) qui accompagnent cette destination encore en plein repositionnement sur la carte mondiale des études.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Maroc, Grèce, Tunisie), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tunisie pour sa fiscalité avantageuse des pensions de source étrangère, son coût de vie nettement inférieur à la France (Tunis ~50 % moins cher que Paris selon les postes) et un environnement francophone facilitant l’intégration. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat d’une résidence principale, détachement CNAS/CPAM, ouverture et transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), sécurisation via la convention fiscale France–Tunisie, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire, agents immobiliers francophones) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).
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