Choisir de poursuivre ses études supérieures à l’étranger est déjà une décision majeure. Décider de le faire en Suède, c’est ajouter un pari ambitieux sur la qualité de la formation, le confort de vie et les perspectives professionnelles. Le pays attire désormais plus de 41 000 étudiants internationaux par an, et cette dynamique est appelée à se poursuivre. Universités bien classées, culture universitaire très participative, société égalitaire et ouverte, forte présence de l’anglais : le cadre est séduisant, mais il reste très encadré, exigeant – et parfois coûteux.
Poursuivre des études supérieures en Suède implique de comprendre son système universitaire, les coûts, les démarches d’admission et de séjour, ainsi que les aspects pratiques comme le logement et le travail étudiant. L’apprentissage du suédois et les perspectives de vie après le diplôme sont également des éléments essentiels à considérer.
Un système universitaire attractif et exigeant
La Suède figure régulièrement parmi les pays où il fait « le mieux vivre » et où l’enseignement supérieur est jugé d’excellente qualité. L’éducation y est classée dans le top 10 mondial, et la société est réputée inclusive, sûre et très tournée vers l’innovation.
Dans les universités suédoises, la pédagogie privilégie le travail de groupe, l’étude indépendante et le développement de l’esprit critique plutôt que les cours magistraux traditionnels. La liberté et la responsabilité sont des valeurs centrales. On attend des étudiants une participation active, des discussions, une capacité à remettre en question et à mener des projets, et non un simple apprentissage par cœur.
Plus de 20 % des étudiants en Suède sont internationaux. Sur les programmes de Master of Science, environ 90 % des diplômés trouvent un emploi dans les six mois suivant la fin de leurs études, un indicateur fort de la connexion entre universités et marché du travail.
Types de diplômes et structure des études
Les études supérieures se structurent en licences (Bachelor), masters et doctorats.
Pour les Masters, très prisés par les étudiants étrangers, la logique de crédits est centrale :
| Type de Master | Crédits requis | Particularités académiques |
|---|---|---|
| Master 1 an | 60 crédits | Au moins 30 crédits dans la majeure, dont un projet indépendant d’au moins 15 crédits, rythme souvent plus intense |
| Master 2 ans | 120 crédits | Au moins 60 crédits dans la majeure, avec un mémoire ou projet final d’au moins 30 crédits (ou deux projets de 15) |
De nombreux domaines existent en version 1 an et 2 ans. Les programmes d’un an sont souvent plus ciblés, parfois taillés pour des professionnels en reprise d’études. Les masters sur deux ans permettent en général une spécialisation plus poussée, davantage de cours optionnels et des projets de recherche plus substantiels.
En Suède, les programmes de doctorat sont entièrement gratuits pour tous les étudiants, y compris ceux hors Union Européenne et Espace Économique Européen. De plus, le doctorant bénéficie généralement d’un véritable contrat de travail et perçoit un salaire, une particularité qui distingue le pays à l’échelle internationale.
Des programmes largement anglophones
On recense près de 1 000 programmes de master enseignés entièrement en anglais. La plupart des formations de cycle master sont accessibles sans parler suédois, ce qui explique en partie l’attrait du pays.
En revanche, la majorité des licences sont encore dispensées en suédois. Quelques exceptions existent (par exemple un Bachelor en biomédecine à Stockholm), mais l’essentiel de l’offre anglophone se situe aux niveaux master et doctorat.
Universités et villes à connaître
La Suède dispose de plusieurs établissements bien placés dans les classements internationaux. Cinq universités suédoises figurent dans le top 200 mondial, et certaines sont de véritables références dans leur domaine.
| Université (exemples) | Position globale approximative | Points forts |
|---|---|---|
| Lund University | ~72e mondiale | Université généraliste historique, forte en ingénierie, sciences, économie |
| KTH Royal Institute of Technology | ~78e mondiale | Ingénierie, informatique, technologies |
| Uppsala University | ~93e mondiale | Recherche, sciences, médecine, plus ancienne université de Scandinavie |
| Stockholm University | ~147e mondiale | Sciences, informatique, humanités, ancrage dans la capitale |
| Chalmers University of Technology | ~165e mondiale | Ingénierie, architecture, partenariats industriels importants |
D’autres établissements importants complètent le paysage : Karolinska Institutet (santé, médecine), Linköping University, Umeå University, University of Gothenburg, Linnaeus University, Jönköping University, Malmö University, Örebro University, Luleå University of Technology, Swedish University of Agricultural Sciences, et plusieurs instituts technologiques ou écoles spécialisées.
Les grandes villes étudiantes suédoises incluent Stockholm, Göteborg, Lund, Uppsala, Linköping, Umeå et Malmö. Stockholm et Göteborg sont les plus coûteuses, mais elles concentrent également une part essentielle de l’écosystème technologique et des grandes entreprises du pays.
Coût des études : qui paie quoi ?
Le sujet des frais de scolarité est déterminant dans un projet d’études en Suède.
Frais d’inscription et de scolarité
Les étudiants ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, des pays nordiques ou de la Suisse ne paient pas de frais de scolarité pour les licences et masters dans les universités publiques. Ils sont également exemptés de frais de dossier nationaux.
Pour les étudiants hors UE/EEE, l’équation est différente :
Redevance de candidature nationale par semestre pour déposer ses vœux dans l’enseignement supérieur suédois, soit environ 90 €.
Les fourchettes les plus fréquemment observées se situent entre 80 000 et 250 000 SEK par an, soit environ 8 000 à 25 000 €.
| Type d’étudiant | Frais de dossier | Frais de scolarité Bachelor/Master |
|---|---|---|
| Citoyen UE/EEE/Nordiques/Suisse | 0 SEK | 0 SEK dans le public |
| Étudiant hors UE/EEE (non doctorant) | ~900 SEK | Environ 80 000 – 250 000 SEK/an |
| Doctorat (toutes nationalités) | 0 SEK | 0 SEK (programmes doctoraux) |
Certaines filières, notamment en business ou en architecture, figurent parmi les plus chères. À titre indicatif, des masters en ingénierie à KTH ou Uppsala tournent souvent autour de 150 000 à 180 000 SEK par an, alors que des universités de taille plus modeste peuvent proposer des tarifs plus bas (80 000–140 000 SEK).
Une politique de bourses très structurée
La hausse des frais pour les étudiants hors UE a été compensée en partie par une politique de bourses assez large. On distingue principalement :
Plusieurs types d’aides financières sont disponibles pour les étudiants internationaux souhaitant poursuivre leurs études en Suède.
Bourses proposées par le bras international de la Suède pour attirer les talents du monde entier.
Aides financières proposées directement par les établissements d’enseignement supérieur suédois.
Programmes comme Erasmus+ ou bourses nationales d’autres pays pouvant financer un séjour en Suède.
Les bourses de l’Institut suédois les plus connues sont les Swedish Institute Scholarships for Global Professionals (SISGP). Elles couvrent intégralement les frais de scolarité, versent une allocation mensuelle d’environ 12 000 SEK pour vivre, ajoutent une assurance et un forfait voyage, sous conditions de nationalité, d’expérience professionnelle et de leadership.
De nombreuses universités ont aussi leur propre programme : réductions de 25 %, 50 %, 75 % voire 100 % des frais de scolarité. Ces aides sont presque toujours réservées aux étudiants qui doivent justement payer ces frais (donc hors UE/EEE) et couvrent rarement les dépenses de la vie quotidienne.
Coût de la vie : prévoir un budget solide
La Suède est un pays cher, même si son coût de la vie reste inférieur à celui des États-Unis ou de la Suisse. Pour les étudiants, le poste clé reste le logement.
L’Agence suédoise des migrations impose un seuil financier pour les permis de séjour : pour 2025, un étudiant doit prouver qu’il dispose d’au moins 10 584 SEK par mois pour subvenir à ses besoins. Cela correspond à peu près aux recommandations budgétaires des universités.
| Poste de dépense mensuel (estimation) | Montant moyen (SEK) |
|---|---|
| Logement | 3 000 – 7 000 |
| Nourriture | 2 700 – 3 000 |
| Transports locaux | 400 – 650 |
| Téléphone / internet | ~400 |
| Livres et matériel d’études | 400 – 1 000 (moy. 750) |
| Loisirs, vêtements, hygiène, divers | 1 500 – 2 000 |
En pratique, selon la ville et le mode de vie, la fourchette globale pour un étudiant international tourne entre 8 000 et 13 500 SEK par mois, hors frais de scolarité éventuels. Stockholm se situe dans le haut du spectre, avec en moyenne autour de 12 000 SEK par mois hors loyer d’après les données Numbeo.
Pour donner quelques repères par ville (logement compris) : À titre d’exemple, vivre à Paris est généralement plus coûteux qu’à Lyon, et cette dernière est souvent plus chère que Toulouse ou Montpellier. Ces différences s’expliquent principalement par les variations du marché immobilier et des dépenses courantes.
| Ville étudiante | Coût de vie mensuel estimé (SEK) |
|---|---|
| Stockholm / Gothenburg | ~12 500 (≈ 1 250 €) |
| Linköping / Lund | ~8 500 (≈ 850 €) |
| Uppsala | 7 500 – 12 000 |
| Malmö | Généralement moins chère que Stockholm et Gothenburg |
Les habitudes de consommation changent beaucoup la donne. Cuisiner chez soi, partager un appartement, profiter des cartes de réduction étudiantes (Mecenat, Studentkortet) et des supermarchés discount (Lidl, Willy’s, Netto) permet de contenir les dépenses. À l’inverse, les repas à l’extérieur (8 à 10 € le plat le moins cher, 45–65 € pour un repas complet à deux) ou les sorties régulières en bar (environ 6 € la boisson) font vite grimper le budget.
Se loger : la vraie bataille du quotidien
Trouver un logement étudiant en Suède est souvent décrit comme l’étape la plus difficile, surtout dans certaines villes universitaires historiques comme Stockholm, Gothenburg, Lund ou Uppsala. Les files d’attente pour les baux longue durée peuvent durer des années.
Les options les plus fréquentes sont :
Panorama des principales options de logement pour les étudiants, avec leurs caractéristiques et fourchettes de prix mensuelles.
Chambre individuelle meublée dans un couloir partagé avec une dizaine d’autres étudiants. Comprend une cuisine commune et parfois une salle de bain partagée. Prix : 2 400 à 6 200 SEK/mois.
Petits appartements de 2 à 4 chambres individuelles avec cuisine et salon communs. Prix : environ 3 500 à 7 000 SEK/mois.
Logements les plus autonomes, mais généralement aussi les plus chers. Offrent un espace entièrement privatif.
Louer à un locataire titulaire pour une durée déterminée. Solution souvent plus rapide mais exposée à plus de risques (escroqueries) et parfois plus chère.
Comment trouver un logement ?
La première démarche consiste presque toujours à se tourner vers l’université d’accueil. Beaucoup disposent d’un bureau du logement ou d’accords avec des opérateurs étudiants. En revanche, la garantie d’un logement n’est pas systématique, elle peut être réservée à certains profils, par exemple les étudiants en échange ou les étudiants payant des frais de scolarité.
Ensuite, un ensemble de plateformes et organismes facilitent la recherche :
| Type de structure | Exemples de plateformes / organismes |
|---|---|
| Organismes de logement étudiant | SSSB (Stockholm), AF Bostäder (Lund), SGS Studentbostäder (Gothenburg), Studentstaden (Uppsala), Chalmers Studentbostäder, Byggvesta |
| Plateformes d’annonces | Blocket.se, BostadsPortal.se, Boplats.se, Qasa, Sokstudentbostad.se, Samtrygg.se, Housinganywhere.com, Bostadsval.se |
| Réseaux sociaux | Groupes Facebook dédiés aux étudiants et à la sous‑location |
| Logement temporaire | Auberges, hôtels long séjour, Airbnb en début de séjour |
Les contrats « première main » pour un appartement dans le parc général passent souvent par des files d’attente officielles : on accumule des « jours de queue » en étant inscrit, souvent longtemps avant même d’arriver. C’est une stratégie utile sur le long terme mais peu réaliste pour un premier semestre.
Vigilance face aux arnaques
Le marché tendu ouvre la porte aux fraudes : demandes d’argent avant visite ou signature, propriétaires refusant de fournir leur identité complète, annonces « trop belles pour être vraies ». Les conseils récurrents sont de ne jamais verser de dépôt sans contrat signé, de vérifier le propriétaire (nom, numéro d’identité suédois, adresse), d’éviter les canaux non sécurisés et de préférer les plateformes reconnues.
En terme de budget, les loyers étudiants se situent grosso modo dans ces fourchettes :
| Type de logement | Loyer mensuel typique (SEK) |
|---|---|
| Chambre en résidence (corridor) | 3 000 – 5 500 |
| Appartement étudiant | 5 000 – 8 000 |
| Sous‑location (chambre/appartement) | 4 500 – 9 000 |
| Appartement privé classique | 7 000 – 12 000 (ou plus) |
Postuler à l’université : un guichet unique national
Un aspect très pratique du système suédois est l’existence d’une plateforme unique de candidature pour toutes les licences et masters publics : University Admissions in Sweden (universityadmissions.se). On y crée un compte, on recherche les programmes, on classe ses choix par ordre de préférence, on téléverse ses documents et on règle les frais de dossier si nécessaire.
Pour un master, vous pouvez classer jusqu’à quatre programmes, et pour une licence, jusqu’à huit. L’ordre est crucial : une admission dans votre premier choix annule automatiquement l’examen des vœux suivants.
Les candidats doivent déposer :
– leurs diplômes et relevés de notes officiels,
– la preuve de niveau d’anglais (tests type IELTS, TOEFL, etc. ou preuves d’études antérieures),
– une copie de passeport,
– et, selon les programmes, un CV, une lettre de motivation, des lettres de recommandation ou encore un portfolio.
Les documents non rédigés en suédois ou en anglais doivent être traduits par un traducteur certifié. Les captures d’écran de portails étudiants et les copies non certifiées ne sont pas acceptées. Le traitement complet du dossier ne démarre pas immédiatement après le dépôt ; les autorités centralisent d’abord les demandes, puis les évaluent avant les phases de sélection.
Les admissions se font en deux grandes vagues chaque semestre, avec un premier tour pensé pour les étudiants internationaux (dépôt mi‑octobre à mi‑janvier pour une rentrée en automne) afin de laisser le temps d’obtenir le permis de séjour. Un second tour, plus tardif, existe pour les candidats déjà présents en Suède ou ressortissants de l’UE : la plupart des masters internationaux n’y figurent pas, et, surtout, les délais seraient trop courts pour les formalités de migration d’un étudiant hors UE.
Visa et permis de séjour : la marche à ne pas rater
Pour les étudiants non européens, la clé n’est pas un simple visa de long séjour, mais bien un permis de séjour pour études. Sans lui, impossible de rester plus de 90 jours.
Pour pouvoir déposer une demande, il faut : respecter les conditions requises.
– être admis dans un programme à temps plein,
– avoir payé le premier versement des frais de scolarité si l’on est redevable,
– disposer d’un passeport valide pendant toute la durée prévue du séjour,
– prouver qu’on a les ressources financières suffisantes (au moins 10 584 SEK par mois selon le seuil retenu pour 2025),
– disposer d’une assurance santé complète si le programme dure moins d’un an.
La demande de titre de séjour pour la Suède se fait prioritairement en ligne. Après le dépôt, un passage en ambassade ou consulat est obligatoire pour la photo et les empreintes. Le traitement prend généralement plusieurs mois (souvent trois ou plus), justifiant une candidature dès le premier tour d’admission universitaire.
Les citoyens de l’UE/EEE et des pays nordiques, eux, n’ont pas besoin de permis pour étudier ou travailler en Suède, même s’ils doivent s’enregistrer auprès du registre de la population s’ils restent plus d’un an.
Travailler pendant les études
La Suède ne fixe pas de quota d’heures légal pour les étudiants étrangers qui travaillent. Le principe est que les études doivent rester l’activité principale, et l’avance dans le programme peut être vérifiée lors du renouvellement du permis.
Le salaire horaire moyen pour un job étudiant en Suède est d’environ 120 SEK.
Il ne faut toutefois pas bâtir son plan de financement sur le travail à temps partiel : le marché est compétitif, et, surtout dans les petites villes, beaucoup de postes exigent une maîtrise du suédois. De plus, les autorités examinent la démonstration de moyens financiers indépendamment d’un hypothétique futur job.
Langue : vivre en anglais, mais gagner à apprendre le suédois
L’un des atouts majeurs de la Suède pour un étudiant international est la maîtrise généralisée de l’anglais : on estime qu’environ 80 % de la population le parle couramment, et de nombreuses entreprises l’utilisent comme langue de travail. Au quotidien, il est donc parfaitement possible de suivre un master, de faire ses courses, de consulter un médecin ou de participer à des activités en anglais.
Apprendre le suédois est un atout décisif pour s’intégrer, travailler pendant ou après ses études, et accéder à de nombreux emplois, notamment en contact avec le public. Sur le plan personnel, la maîtrise de la langue facilite les relations amicales, la compréhension culturelle et le sentiment d’appartenance.
Les universités ont bien compris cet enjeu et proposent généralement des cours de suédois pour débutants, gratuits ou intégrés au cursus pour les étudiants admis. Des associations d’éducation populaire comme Folkuniversitetet ou Medborgarskolan complètent l’offre avec des cours payants, souvent associés à des activités sociales. Il existe aussi une multitude de ressources en ligne gratuites (sites de vocabulaire, dictionnaires bilingues avec audio, vidéos d’initiation, etc.), ainsi que des cafés linguistiques pour pratiquer dans une ambiance informelle.
Pour ceux qui envisagent un cursus ultérieur en suédois ou une insertion professionnelle complète, des parcours de niveau avancé existent, y compris des cours spécifiques pour futurs enseignants de langue, professionnels de santé ou chercheurs.
Le quotidien étudiant en Suède reflète la culture du pays : rapports hiérarchiques assez horizontaux, forte valorisation de l’autonomie, importance donnée aux temps de pause – le fameux « fika », cette pause café structurante de la journée suédoise.
Les heures de cours en présentiel peuvent sembler limitées : la formation repose largement sur la préparation personnelle, les travaux de groupe et les projets. Les bibliothèques universitaires sont très utilisées, et l’on attend souvent des étudiants qu’ils lisent des articles de recherche et discutent en séminaire plutôt que d’écouter passivement des cours magistraux.
Pour bénéficier de réductions sur les transports, restaurants, librairies, salles de sport et autres, une simple carte universitaire ne suffit généralement pas. Il est nécessaire de souscrire à une carte nationale étudiante, comme Mecenat ou Studentkortet. Ces cartes sont souvent proposées par les associations étudiantes ou les student unions, qui organisent également des soirées, des activités sportives ou culturelles et des voyages.
Côté mobilité, une large partie des étudiants utilisent les transports en commun (abusivement efficaces) ou le vélo. Un abonnement mensuel étudiant aux transports coûte en moyenne entre 400 et 650 SEK, un peu plus à Stockholm, où le pass mensuel dépasse les 800 SEK. Un vélo d’occasion se trouve autour de 1 100 SEK, investissement vite amorti en petites villes universitaires.
Après le diplôme : rester en Suède pour travailler
Terminer ses études supérieures en Suède n’implique pas de rentrer immédiatement chez soi. Le pays propose un permis de séjour spécifique pour recherche d’emploi ou création d’entreprise après le diplôme. Les diplômés d’un bachelor, master ou doctorat peuvent ainsi rester jusqu’à douze mois pour chercher un travail ou lancer un projet entrepreneurial, à condition de prouver à nouveau qu’ils ont les ressources financières nécessaires et une assurance santé.
Si, durant cette période, l’étudiant trouve un poste répondant aux critères d’un permis de travail (niveau de salaire, conditions, durée du contrat, assurance), il peut convertir son statut en titre de travailleur sans quitter le pays, sous réserve que son permis précédent soit encore valide.
Après environ quatre ans cumulatifs de permis de travail, il est possible de demander la résidence permanente, qui permet de séjourner et travailler en Suède sans limite de durée. Une fois ce statut obtenu et après une durée de séjour suffisante, il est possible de demander la citoyenneté suédoise, sachant que la Suède autorise la double nationalité.
L’intérêt d’un diplôme suédois sur le marché du travail local est renforcé par l’ancrage du pays dans les secteurs à forte demande : technologies de l’information, ingénierie, énergie durable, santé… de puissants groupes comme Ericsson, Volvo, ABB, Spotify, H&M, Scania, Tetra Pak ou encore des centaines de start‑up recrutent régulièrement.
Synthèse : pour quel profil la Suède est‑elle un bon choix ?
Poursuivre des études supérieures à l’étranger en Suède ne convient pas à tous les profils, mais offre un environnement exceptionnel à ceux qui se reconnaissent dans certaines attentes :
Pour réussir son expérience académique en Suède, il est essentiel de cultiver une forte autonomie dans l’organisation de son travail, la participation en cours et la gestion de projets longs, parfois en partenariat avec des entreprises. Il faut également adhérer à une culture égalitaire et peu hiérarchique, où le tutoiement est la norme et où les décisions se prennent souvent par consensus. Un intérêt pour les secteurs innovants comme les sciences, l’ingénierie, le numérique, la santé ou la durabilité, très dynamiques dans le pays, est un atout. Il est crucial de prévoir un budget initial élevé et d’explorer les options de bourses, tout en optimisant ses dépenses. Enfin, une ouverture à l’apprentissage du suédois, même si les études peuvent débuter en anglais, facilitera grandement l’intégration.
Les avantages sont nombreux : enseignement de haut niveau, accès direct à des acteurs industriels majeurs et à un écosystème de start‑up très actif, qualité de vie, sécurité, ouverture culturelle, possibilité de rester après les études pour chercher un emploi. Les contraintes ne sont pas négligeables : coût de la vie, rareté du logement, procédures de permis de séjour longues et strictes, marché du travail concurrentiel où la langue locale reste un atout quasi indispensable.
En préparant soigneusement son financement, en anticipant les démarches administratives, en commençant tôt sa recherche de logement et en profitant des nombreuses ressources pour apprendre le suédois, la Suède peut toutefois devenir bien plus qu’un simple pays d’accueil pour études : un véritable tremplin de vie et de carrière à long terme.
Un futur retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite changer de résidence fiscale vers la Suède pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, pays nordiques), la stratégie retenue consiste à cibler la Suède pour son cadre juridique et institutionnel très stable, l’absence d’impôt sur la fortune, une protection sociale robuste et la possibilité de structurer les revenus (notamment via sociétés et capitaux mobiliers) dans un environnement transparent. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR‑SE), obtention de la résidence, inscription au système de santé suédois, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre des intérêts vitaux), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, agents immobiliers) et reconfiguration patrimoniale internationale maîtrisant les risques de double imposition et de contrôles.
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