S’installer à l’étranger pour lancer son propre business est un projet ambitieux. Parmi les destinations qui attirent de plus en plus d’entrepreneurs, la Suède coche presque toutes les cases : stabilité économique, marchés innovants, infrastructures numériques de pointe, qualité de vie élevée. Mais créer son entreprise en Suède lorsqu’on est expatrié ne se résume pas à remplir un formulaire en ligne. Il faut comprendre l’écosystème, la culture d’affaires, les règles migratoires, les obligations fiscales et sociales, tout en choisissant la bonne ville et la bonne structure juridique.
Ce guide détaillé, basé sur des données récentes et des chiffres concrets, vous accompagne dans la structuration d’un projet entrepreneurial réaliste en Suède. Il couvre l’ensemble des étapes essentielles, depuis l’obtention du visa jusqu’à l’embauche du premier salarié, en présentant les dispositifs existants.
Pourquoi la Suède est devenue un terrain de jeu privilégié pour les entrepreneurs
L’image de la Suède comme simple pays nordique paisible est largement dépassée. Le pays est aujourd’hui un des écosystèmes les plus dynamiques au monde pour la tech et l’innovation.
Pourcentage du PIB que la Suède consacre à la recherche et développement.
Le pays est régulièrement classé dans le peloton de tête des classements internationaux de compétitivité et d’innovation. Il occupe par exemple la 8e place dans le classement IMD World Competitiveness et apparaît très bien positionné dans les indices de compétitivité fiscale, avec un impôt sur les sociétés à 20,6 %, sous la moyenne de l’OCDE et inférieur à celui de pays comme l’Allemagne, la France ou le Danemark.
La Suède est un vivier de startups : selon l’OCDE, on y compte environ 20 startups pour 1 000 salariés, soit quatre fois plus qu’aux États‑Unis (5 pour 1 000). Stockholm détient le record européen de licornes par habitant, se classant juste derrière la Silicon Valley au niveau mondial. Des entreprises comme Spotify, Klarna, Skype, King (Candy Crush), Mojang (Minecraft), iZettle, ainsi que les géants Volvo, Ericsson et AstraZeneca, illustrent ce dynamisme et ce savoir‑faire.
La transition écologique n’est pas un slogan : environ 66,4 % de la consommation énergétique du pays provient de sources renouvelables, contre 24,6 % en moyenne dans l’UE. L’électricité y est nettement moins chère que la moyenne européenne, ce qui compte pour des activités industrielles ou très consommatrices de calcul (data centers, IA, blockchain).
Enfin, le cadre institutionnel rassure : faible niveau de corruption, sécurité juridique élevée, adhésion à l’Union européenne et accès direct au marché unique (plus de 500 millions de consommateurs). Autant de leviers qui expliquent pourquoi plus de 1 000 nouvelles sociétés par mois sont enregistrées en Suède.
Choisir la bonne ville : panorama des principaux hubs entrepreneuriaux
Toutes les villes suédoises n’offrent pas les mêmes opportunités à un expatrié entrepreneur. Il faut arbitrer entre coût de la vie, spécialisation sectorielle, accès aux talents, réseaux d’investisseurs et qualité de vie.
Stockholm : la “Silicon Valley du Nord”
Stockholm concentre une large partie de la valeur créée dans le pays. La région représente plus d’un tiers du PIB national et fait partie des dix régions européennes au plus haut PIB par habitant. On y trouve le siège de géants comme Spotify, Klarna, Ericsson, mais aussi une densité rare de startups dans la fintech, l’e‑commerce, le gaming, l’IA, la healthtech, la cleantech ou l’edtech.
La ville a été classée 2e écosystème de startups en Europe par le Global Startup Ecosystem Report, et 8e ville la plus compétitive au monde par l’Economist Intelligence Unit. Elle a aussi été désignée “ville la plus innovante d’Europe”.
Au nord de Stockholm, Kista Science City est l’un des plus grands clusters européens en technologies de l’information et de la communication. Il intègre un terrain d’expérimentation urbain, l’Urban ICT Arena, et bénéficie de liens étroits avec des institutions de recherche prestigieuses comme le Karolinska Institutet et l’Université d’Uppsala, renforçant ainsi son écosystème en santé et technologies de pointe. Cet ensemble est soutenu par l’agence publique d’innovation Vinnova.
Cette effervescence a un prix : Stockholm est la ville la plus chère de Suède, et figure parmi les métropoles coûteuses à l’échelle mondiale. Les loyers y sont significativement plus élevés que dans d’autres grandes villes du pays, ce qui impacte directement le budget d’un entrepreneur.
Gothenburg (Göteborg) : automobile, industrie et coûts plus doux
Deuxième ville du pays, Gothenburg compte environ 500 000 habitants. Située sur la côte ouest, à proximité du Danemark et de la Norvège, elle est au cœur d’une région industrielle tournée vers l’automobile, la logistique et l’ingénierie.
Volvo Cars, Volvo Group, CEVT ou Polestar y développent les véhicules électriques et la conduite autonome. La ville accueille aussi un écosystème gaming dynamique, avec des studios comme DICE ou Coffee Stain Studios, ainsi que des startups dans l’IA, le SaaS et les sciences de la vie. Lindholmen Science Park, campus mêlant entreprises et universités, incarne bien ce mélange entre technologies avancées et recherche appliquée.
Les loyers à Gothenburg sont jusqu’à 27 % moins chers que ceux de Stockholm pour un appartement une pièce.
La ville a également structuré un accueil des jeunes entreprises avec des dispositifs comme “Yes Box” et des événements d’envergure, par exemple GBG Tech Week.
Malmö et Lund : le sud créatif et connecté à Copenhague
Malmö, au sud du pays, est reliée à Copenhague par le pont de l’Øresund : 30 minutes de train suffisent pour passer d’un hub à l’autre. C’est le centre économique de la région sud, avec une population particulièrement jeune (âge moyen de 38 ans) et plus de 180 nationalités représentées.
La ville fait partie du cluster transfrontalier de biotechnologie ‘Medicon Valley’, qui compte 41 000 emplois et 5 000 chercheurs. Elle est également spécialisée dans les technologies propres, les industries créatives, les TIC, les médias mobiles, le SaaS, la fintech, l’e‑commerce et, surtout, le jeu vidéo, avec des entreprises comme Massive Entertainment et King. Selon Forbes, Malmö est l’une des villes les plus inventives au monde, affichant un nombre exceptionnel de dépôts de brevets par habitant.
Le coût de la vie y reste inférieur à celui de Stockholm et Gothenburg, notamment pour le logement. L’incubateur Minc et un réseau de coworking et de makerspaces facilitent la création d’entreprise. À quelques minutes en train, Lund est un pôle universitaire de premier plan, tourné vers la deeptech et les sciences de la vie, avec des installations de recherche majeures (MAX IV, ESS) et Ideon Science Park, premier parc scientifique suédois.
Autres pôles à considérer pour un projet plus ciblé
Au‑delà de ces trois grands centres, plusieurs villes et régions offrent des niches sectorielles intéressantes pour un expatrié :
| Ville / Région | Spécialisation principale | Atouts pour un entrepreneur |
|---|---|---|
| Uppsala | Biotech, santé, cleantech | Forte université, startups comme Cellevate, Insplorion, Ilya Pharma |
| Linköping | Aérospatial, défense, IT | Présence de Saab AB, université d’ingénierie reconnue |
| Umeå | Biotech, IA | Population jeune, incubateur biotech de rang européen, coût du logement plus faible |
| Borås | Textile et smart textiles | Science Park Borås, Textile Fashion Center |
| Skövde | Jeux vidéo, fintech | Sweden Game Arena, Game Incubator (plus de 100 sociétés créées) |
| Gotland | Seed funding early stage | Science Park Gotland, micro‑financements de 10 000 à 50 000 SEK |
Ce maillage de parcs scientifiques (science parks) et d’incubateurs répartis dans tout le pays offre une particularité suédoise : même une petite ville peut être le bon endroit pour lancer une activité très spécialisée, à condition d’être aligné avec le cluster local.
Cadre migratoire : quels permis pour un entrepreneur étranger ?
Créer une entreprise en Suède ne se résume pas à une inscription au registre des sociétés. Pour un citoyen non européen, la vraie barrière d’entrée est souvent le permis de séjour et de travail.
Expatriés européens et non européens : deux réalités
Les citoyens de l’Union européenne, de l’EEE et de la Suisse bénéficient de la liberté de circulation : ils peuvent s’installer et travailler en Suède sans permis de travail spécifique, et créer une entreprise dans les mêmes conditions qu’un Suédois. S’ils restent plus de trois mois, ils doivent toutefois se déclarer auprès de l’administration fiscale (Skatteverket) et obtenir un numéro d’identité (personnummer), clé d’accès à la plupart des services (santé, banque, etc.).
Pour les ressortissants hors UE/EEE/Suisse, un permis de séjour doit être obtenu avant l’arrivée en Suède si le séjour dépasse 90 jours. Ni le visa Schengen ni l’exemption de court séjour ne permettent de travailler pour des clients suédois ou d’exploiter légalement une entreprise locale.
Le permis de séjour pour travailleurs indépendants
Le principal outil pour un entrepreneur non européen est le permis de séjour pour personnes exerçant une activité indépendante, géré par Migrationsverket. Il est conçu pour ceux qui veulent diriger et exploiter leur propre société depuis la Suède.
Ce permis impose des exigences élevées :
– l’entrepreneur doit posséder au moins la moitié de l’entreprise et avoir la responsabilité exécutive de son fonctionnement ;
– il doit justifier d’une expérience solide dans son secteur, mais aussi d’une expérience en gestion d’entreprise ;
– il doit démontrer des contacts clients ou un réseau professionnel déjà établi en Suède ;
– il doit maîtriser l’anglais ou le suédois, avec un vrai avantage pour ceux qui parlent suédois dans les interactions locales ;
– il doit présenter un business plan détaillé prouvant que l’activité sera viable et contribuera positivement à l’économie.
L’entrepreneur doit prouver qu’il dispose de ressources personnelles suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille et aux siens pendant deux ans, sans avoir recours à des emprunts.
| Personne à charge | Montant minimal exigé (pour 2 ans) |
|---|---|
| Entrepreneur | 200 000 SEK |
| Conjoint / partenaire | 100 000 SEK |
| Enfant | 50 000 SEK par enfant |
Ces montants couvrent uniquement les besoins personnels du foyer ; il faut y ajouter le capital nécessaire pour démarrer et financer l’activité elle‑même.
Les délais de traitement sont longs : autour de neuf mois en moyenne, et jusqu’à deux ans dans les cas les plus lents. Les taux d’acceptation sont faibles, parfois estimés à 20 % voire moins certaines années récentes. Les refus sont souvent motivés par des business plans jugés trop vagues ou trop optimistes, ou par des fonds jugés insuffisants.
Pour un expatrié, l’enjeu est donc de bâtir un dossier extrêmement rigoureux, souvent avec l’appui d’un conseil spécialisé, plutôt que de s’en remettre à un formulaire standardisé.
Le permis pour personnes hautement qualifiées cherchant un emploi ou à créer une entreprise
Un autre dispositif s’adresse aux profils très diplômés : un permis temporaire permettant de venir en Suède pour chercher un emploi ou créer une entreprise, sur une durée de trois à neuf mois. Il est réservé aux titulaires d’un diplôme avancé (master, doctorat ou équivalent) et suppose de démontrer des ressources mensuelles suffisantes (au moins 13 000 SEK par mois pour soi, et des montants supplémentaires pour le conjoint et les enfants).
Le permis vacances-travail (PVT) n’est pas un visa entrepreneur à proprement parler, mais il constitue un excellent tremplin. Il vous accorde du temps pour explorer le marché local, développer votre réseau professionnel et finaliser votre projet d’entreprise, avant de pouvoir opter pour un titre de séjour plus stable, comme un permis de travail salarié ou un statut d’indépendant.
Aucune “digital nomad visa” à ce stade
Contrairement à certains pays européens, la Suède n’a pas instauré, à ce jour, de visa officiel dédié aux nomades numériques. Un entrepreneur étranger qui travaille à distance pour des clients étrangers peut certes séjourner en Suède sous couvert de l’exemption de court séjour Schengen, mais cela ne lui donne ni statut légal d’entrepreneur sur place, ni accès aux services locaux comme résident, ni droit de facturer des clients suédois.
Pour un projet sérieux de création d’entreprise locale, il faut donc envisager les parcours de permis de séjour évoqués ci‑dessus, et non miser sur un cadre “nomade”.
Choisir la bonne forme juridique pour son entreprise en Suède
Une fois la question du séjour réglée, se pose celle du véhicule juridique. Le système suédois propose plusieurs structures, mais toutes ne sont pas adaptées à un expatrié.
L’Aktiebolag (AB) : la forme reine pour les entrepreneurs étrangers
La forme la plus prisée des investisseurs et fondateurs étrangers est la société à responsabilité limitée (Aktiebolag, ou AB). Elle correspond, selon les cas, à un AB privé ou public.
Pour un entrepreneur individuel ou une petite équipe, le choix naturel est le Private Limited Company (Privat AB) :
Principaux éléments juridiques et structurels requis pour la constitution d’une société par actions suédoise.
Un minimum de 1 et jusqu’à 200 actionnaires. Le capital social minimum est fixé à 25 000 SEK (Couronnes suédoises).
La responsabilité des actionnaires est limitée à leur apport en capital dans la société.
Nécessité d’un conseil d’administration composé d’au moins un membre et un suppléant, ou de deux membres.
Au moins la moitié des administrateurs (et le directeur général le cas échéant) doivent résider dans l’Espace Économique Européen (EEE), sous réserve de dérogation.
Pour les projets de très grande envergure (introduction en bourse, par exemple), existe la version publique (Publikt AB), avec un capital minimum de 500 000 SEK et au moins trois administrateurs.
L’AB est la forme la plus adaptée pour :
– embaucher du personnel local ;
– lever des fonds (business angels, capital‑risque, etc.) ;
– limiter la responsabilité personnelle ;
– donner une image crédible aux partenaires, banques, clients.
Autres options : entreprise individuelle, partenariats, succursale
Pour un expatrié, d’autres structures existent mais restent plus marginales :
Plusieurs options existent pour créer une entreprise en Suède. L’entreprise individuelle (enskild firma) est simple à créer mais implique une responsabilité illimitée, la rendant plus adaptée à un résident déjà installé. Les structures comme le partenariat (Handelsbolag) ou la société en commandite (Kommanditbolag) entraînent une responsabilité conjointe ou illimitée pour certains associés et sont rarement utilisées par des sociétés étrangères. Enfin, ouvrir une succursale (filial) d’une société étrangère ne requiert pas de capital minimal, mais la maison-mère en assume l’entière responsabilité. Cette dernière solution est intéressante pour tester le marché suédois sans créer immédiatement une filiale, si vous avez déjà une société dans votre pays d’origine.
Dans tous les cas, même s’il est légalement possible de détenir 100 % du capital en tant qu’étranger, la contrainte de résidence pour les administrateurs et la direction doit être anticipée. Si aucune personne clé ne réside dans l’EEE, il faudra soit demander une dérogation à l’Office d’enregistrement des sociétés, soit désigner un représentant local autorisé à recevoir les notifications officielles.
Comment se déroule concrètement la création d’une société en Suède ?
La Suède a beaucoup investi dans la digitalisation de l’administration, et la majeure partie des démarches de création peut se faire en ligne via le portail Verksamt. Mais le processus reste structuré, avec plusieurs étapes incontournables.
Vérification du nom et préparation des statuts
Avant tout dépôt, il faut choisir un nom d’entreprise unique, qui comprendra le suffixe “Aktiebolag” ou “AB”. Des outils publics en ligne permettent de vérifier sa disponibilité et d’éviter les confusions avec des marques existantes.
Deux documents fondateurs sont ensuite préparés :
– le document de fondation (Stiftelseurkund), qui formalise la décision de créer la société et la souscription des actions ;
– les statuts (Bolagsordning), qui définissent l’objet social, le capital, la répartition des actions, la composition du conseil, la manière de convoquer les assemblées, etc.
Si l’apport se fait en nature (par exemple, un véhicule ou du matériel), un expert‑comptable ou un auditeur agréé doit en attester la valeur.
Dépôt du capital et ouverture d’un compte bloqué
Le capital minimum (25 000 SEK pour un AB privé) doit être déposé sur un compte bancaire dédié à la société en formation. La banque délivre alors un certificat (bankintyg) attestant de ce dépôt, document obligatoire pour l’enregistrement légal.
Pour les fondateurs étrangers, l’ouverture du premier compte professionnel peut prendre 1 à 2 semaines, voire plus. Les banques appliquent des procédures KYC strictes, nécessitant souvent un entretien en présentiel ou en visioconférence, ainsi qu’une documentation détaillée sur les bénéficiaires effectifs, le business plan et l’origine des fonds.
Enregistrement auprès de Bolagsverket et Skatteverket
Une fois les documents prêts et le capital déposé, le dossier est soumis au Swedish Companies Registration Office (Bolagsverket), idéalement via Verksamt. Les frais varient selon que vous passez par la voie électronique ou par courrier, mais on reste sur quelques milliers de couronnes.
Bolagsverket enregistre la société, attribue un numéro d’identité d’entreprise (organisationsnummer) et délivre un certificat de constitution. En théorie, cette étape peut être bouclée en moins d’une semaine si le dossier est complet.
Parallèlement ou juste après, il faut enregistrer la société auprès de l’administration fiscale (Skatteverket) pour :
Pour exercer légalement en Suède, trois démarches principales sont requises : obtenir le statut F‑tax (F‑skatt), indispensable pour être reconnu comme entreprise payant elle‑même ses impôts ; s’enregistrer à la TVA (Moms) si vous vendez des biens ou services taxables au‑delà du seuil légal (120 000 SEK de chiffre d’affaires annuel à partir de 2025) ; et se déclarer comme employeur si vous prévoyez d’embaucher.
Ces démarches peuvent être regroupées dans un formulaire unique. Tant que l’enregistrement fiscal n’est pas effectif, vous ne pouvez pas démarrer sereinement votre activité.
Ouverture du compte bancaire opérationnel et mise en place des outils
Après l’enregistrement légal, un compte bancaire professionnel standard est ouvert au nom de la société (si ce n’était pas déjà fait). Ce compte, souvent assorti d’un IBAN suédois, d’un accès BankID et d’un numéro de paiement (Bankgiro), va servir pour :
– payer les salariés et les fournisseurs ;
– encaisser les clients ;
– déclarer et payer les impôts et cotisations.
Les banques traditionnelles (SEB, Swedbank, Nordea, Handelsbanken) proposent des offres complètes incluant compte, cartes, crédit et conseil, avec des frais mensuels typiquement entre 100 et 500 SEK. Des solutions en ligne comme Wise Business ou Revolut Business sont utiles pour les opérations multi‑devises. Cependant, l’ouverture d’un compte bancaire local suédois est fortement recommandée, et souvent nécessaire, pour interagir avec les administrations et certains partenaires commerciaux.
| Type d’institution | Avantages principaux | Limites pour un expatrié |
|---|---|---|
| Banque traditionnelle suédoise | IBAN local, BankID, crédit, conseiller dédié | KYC strict, souvent rendez‑vous physique, délais |
| Banque/fintech internationale | Multi‑devises, frais de change réduits, ouverture plus rapide | Parfois pas d’IBAN suédois, acceptation limitée pour paie et impôts |
Obligations comptables et fiscales continues
Une fois la société active, les obligations ne s’arrêtent pas :
– tenue de comptabilité conforme aux standards suédois (K2 ou K3 selon la taille) ;
– archivage des pièces pendant au moins sept ans ;
– déclarations de TVA (mensuelles ou trimestrielles selon le chiffre d’affaires) ;
– déclarations mensuelles de paie et cotisations si vous employez du personnel ;
– déclaration annuelle d’impôt sur les sociétés, à déposer dans les six mois suivant la fin de l’exercice ;
– dépôt du rapport annuel auprès de Bolagsverket, au plus tard sept mois après la clôture, sous peine d’amendes voire de procédure de liquidation d’office en cas de retard important.
La Suède fonctionne sur la base de l’auto‑déclaration : l’entreprise évalue son bénéfice, paie un impôt provisionnel mensuel, puis régularise après la déclaration annuelle. En cas d’erreur ou de déclaration incomplète, des pénalités pouvant aller jusqu’à 40 % de l’impôt éludé peuvent être appliquées.
Système fiscal : ce que doit anticiper un entrepreneur expatrié
Le régime fiscal suédois est réputé transparent et stable. Pour une entreprise, les principaux paramètres sont relativement simples à appréhender, même si les règles avancées (intérêts, CFC, groupe) nécessitent souvent un accompagnement.
Impôt sur les sociétés et TVA
Le taux d’impôt sur les sociétés est fixe à 20,6 %. Il s’applique au bénéfice net annuel de la société. Il n’existe pas de surtaxe municipale sur les bénéfices : seule l’administration centrale perçoit cet impôt.
En parallèle, la TVA standard est de 25 %, avec des taux réduits (12 % et 6 %) pour certains biens et services (alimentation, hébergement, livres, presse, transports publics, etc.). Au‑dessus du seuil de chiffre d’affaires, l’enregistrement est obligatoire, et les déclarations régulières deviennent une routine administrative.
Traitement des pertes, groupes et dividendes
Les pertes fiscales peuvent être reportées indéfiniment dans le temps, ce qui permet d’amortir des années de lancement difficiles. Il n’existe pas de mécanisme général de report en arrière, mais les entreprises peuvent lisser les bénéfices via des réserves de répartition (periodiseringsfond) qu’elles doivent réintégrer dans un délai de six ans.
Les sociétés d’un groupe peuvent se transférer des résultats via des contributions. La société qui paie la contribution la déduit de son bénéfice, et celle qui la reçoit la déclare comme un revenu imposable. Ce mécanisme est accessible si la maison-mère détient plus de 90 % de la filiale et que les deux sont imposables en Suède.
Les dividendes perçus d’une autre société suédoise sont souvent exonérés d’impôt au niveau de la société bénéficiaire, dès lors qu’il s’agit de “participations d’affaires”. Les plus‑values sur ces actions sont également en grande partie exemptées, ce qui permet d’éviter une double imposition économique des bénéfices au sein d’un groupe.
Pour les associés étrangers non résidents, un prélèvement à la source de 30 % s’applique en principe sur les dividendes, mais il peut être réduit (voire annulé) par les conventions de non‑double imposition, ou s’ils remplissent les critères d’exonération (détention significative, équivalence de la société étrangère à une société suédoise, etc.).
Même si vous entreprenez, vous serez aussi imposé en tant que personne physique sur les revenus que vous tirez de votre société (salaire ou dividendes) si vous devenez résident fiscal. L’impôt sur le revenu repose sur un impôt municipal, d’environ 29 % à 35 %, auquel s’ajoute un impôt d’État de 20 % au‑delà d’un certain seuil de revenu annuel. En pratique, les hauts revenus dépassent parfois un taux global de 50 %.
Pourcentage du salaire brut que représente en moyenne la charge des cotisations sociales supportée par l’employeur pour un salarié.
L’impact concret sur votre budget est significatif. Pour un salaire brut de 30 000 SEK par mois, le coût annuel total pour l’employeur peut approcher 500 000 SEK en intégrant le treizième mois théorique social et les contributions. Cette réalité doit être intégrée dans le business plan dès le départ, surtout dans un pays où les salaires moyens tournent autour de 38 000 SEK mensuels.
Culture d’affaires suédoise : ce qu’un expatrié doit vraiment comprendre
L’un des pièges classiques des entrepreneurs étrangers en Suède est de sous‑estimer l’importance de la culture locale dans la réussite d’un projet. Or, la manière dont on négocie, décide, recrute ou manage est très marquée par des valeurs propres au pays.
Consensus, “lagom” et faible hiérarchie
Les sociétés suédoises privilégient la décision par consensus. Cela ne signifie pas que tout le monde doit être d’accord à 100 %, mais que chacun doit avoir été écouté, que les désaccords sont régulés collectivement, et que la solution retenue semble globalement acceptable. Ce processus peut paraître lent à un entrepreneur habitué à des décisions top‑down rapides, mais il renforce la mise en œuvre : une fois la décision prise, elle est très bien exécutée.
Le concept de “lagom” – ni trop, ni trop peu – influe sur la perception de l’ambition, du risque, du travail. Se vanter ouvertement ou afficher des attitudes agressives en réunion sera souvent mal perçu. L’approche attendue est modeste, factuelle, stable.
Les organisations sont peu hiérarchisées, avec un manager qui joue un rôle de coach plutôt que de chef autoritaire. Les collaborateurs disposent d’une grande autonomie et sont implicitement encouragés à prendre des initiatives, tout en veillant à ne pas nuire à la dynamique collective.
Équilibre vie privée / travail et rituels du quotidien
Le respect de la frontière entre vie privée et travail est très fort. On ne s’attend pas à des mails le soir ou le week‑end, ni à des réunions improvisées en dernière minute. Les congés annuels (minimum 25 jours payés, souvent plus via les conventions collectives) sont réellement pris, souvent quatre semaines d’affilée en été. La productivité recherchée n’est pas liée au nombre d’heures passées au bureau, mais à l’efficacité pendant un temps de travail raisonnable.
Le “fika”, pause café souvent accompagnée de pâtisseries, est un moment à part. Tenu une à deux fois par jour, c’est un espace de socialisation informel où l’on parle de tout sauf du dossier en cours. Pour un expatrié, ces moments sont précieux pour nouer la confiance et comprendre les codes implicites du groupe.
Négociation, contrat et confiance
Les Suédois abordent la négociation comme une coopération plutôt qu’un affrontement. On évite les postures de force, les rabais soudains importants, les superlatifs. La proposition initiale est généralement réaliste, avec une marge de négociation limitée. Un discount trop important peut être vu comme un signe de manque de sérieux ou d’honnêteté.
Le silence n’est pas un malaise à combler, mais un moment de réflexion. Interrompre son interlocuteur est très mal vu. Les échanges sont directs, clairs, avec peu d’implicites culturels – mais sans agressivité verbale. La colère, les éclats de voix, les démonstrations émotionnelles excessives sont perçus comme inappropriés.
Conseil en communication interculturelle
Le contrat est perçu comme un cadre de coopération, plus que comme une arme à brandir en cas de litige. Si un problème survient, la première reflexion consiste à chercher une solution mutuellement acceptable plutôt qu’une lecture purement littérale de chaque clause. La clé pour un expatrié est donc d’être irréprochable sur la fiabilité : livrer ce qui a été promis, répondre dans les délais, ne pas survendre.
Recruter et gérer une équipe locale en Suède
Créer son entreprise implique souvent, à un moment ou à un autre, de recruter des collaborateurs sur place. Le marché du travail suédois est à la fois attractif (talents très qualifiés, multilingues) et encadré (forte syndicalisation, protections robustes).
Un marché du travail dense et qualifié
La Suède a un taux d’emploi élevé, avec une proportion importante de sa population active occupée. On recense près de 6,5 millions de personnes en âge de travailler (15‑64 ans), dont environ 80 % en emploi, et un volume d’offres de postes record certaines années (près de 190 000 postes vacants à une date récente).
Les grands bassins de recrutement pour un entrepreneur étranger se situent à Stockholm (tech, finance, services), Gothenburg (industrie, automobile, logistique, jeux vidéo), Malmö (logistique, tech, business international), Uppsala et Lund (sciences de la vie, recherche, IT). Les profils pointus en IA, cybersécurité, data, gaming, biotech, énergies renouvelables ou fintech sont très présents.
Cadre légal du travail et rôle des syndicats
Le droit du travail est structuré par plusieurs lois clés :
Le cadre légal suisse protège les employés à travers plusieurs lois clés : la Loi sur la protection de l’emploi (LAS) régit les contrats, les ruptures et les périodes d’essai ; la loi sur le temps de travail fixe la durée hebdomadaire à 40 heures en moyenne, ainsi que les temps de repos et la gestion des heures supplémentaires ; la loi sur les congés payés garantit un minimum de 25 jours de vacances par an ; et la loi sur la discrimination interdit toute discrimination basée sur le genre, l’origine ethnique, la religion, le handicap, l’orientation sexuelle ou l’âge.
Mais la spécificité forte de la Suède réside dans le poids des conventions collectives. Environ 70 % des salariés sont syndiqués, et près de 90 % de la main‑d’œuvre est couverte par une convention négociée entre syndicats et organisations patronales. Ces accords définissent les salaires minimaux de branche, les majorations d’heures supplémentaires, les congés supplémentaires, etc. Il n’existe pas de salaire minimum légal national ; la référence est donc le barème issu de ces conventions.
Un entrepreneur étranger doit identifier rapidement la convention collective applicable à son activité. Il peut être nécessaire d’adhérer à l’organisation patronale correspondante pour simplifier et améliorer les relations sociales.
Types de contrats, licenciement et congés
Le contrat standard est le CDI (contrat à durée indéterminée), considéré comme la norme. Les CDD sont autorisés, mais basculent automatiquement en CDI si un salarié enchaîne plus de deux ans de contrats dans une période de cinq ans avec le même employeur.
La période d’essai ne peut excéder six mois. Les jours ouvrables de travail sont encadrés (règle du repos quotidien de 11 heures consécutives, repos hebdomadaire de 36 heures, pause obligatoire au‑delà de six heures continues).
En matière de fin de contrat, la logique est inverse de celle de certains pays : il n’existe pas de droit légal automatique à une indemnité de licenciement, mais la rupture doit reposer sur un motif “objectivement justifié” (économique ou personnel). Les délais de préavis deviennent assez longs avec l’ancienneté (jusqu’à six mois pour plus de dix ans d’ancienneté). Un licenciement contesté peut être porté devant les juridictions du travail.
S’appuyer sur l’écosystème : incubateurs, réseaux et financements
L’un des grands atouts de la Suède pour un entrepreneur expatrié est la densité de son réseau d’incubateurs, d’accélérateurs, d’agences publiques et de science parks.
Incubateurs et accélérateurs nationaux
Plusieurs programmes structurants accompagnent les startups à différents stades :
– Sting à Stockholm, qui propose des programmes d’accélération (quatre mois, avec investissement de 500 000 SEK) et d’incubation (jusqu’à deux ans pour les projets deeptech) ;
– Fast Track Malmö, programme de 12 semaines avec mentorat, support juridique et Demo Day final ;
– Arctic Business, incubateur lié à l’Université de technologie de Luleå, considéré parmi les meilleurs au monde, avec des tickets de financement pouvant atteindre 500 000 SEK ;
– Ideon Innovation à Lund, qui a accompagné plus de 200 startups, générant des milliards de SEK de chiffre d’affaires cumulé ;
– les incubateurs spécialisés comme The Game Incubator (Skövde et Gothenburg), Smile (biotech), Chalmers Ventures, LEAD, etc.
Ces structures fournissent des locaux, du mentorat et un réseau d’investisseurs. Elles offrent également un label de crédibilité particulièrement utile pour un expatrié qui n’est pas encore bien connu sur le marché local.
Agences publiques et réseaux européens
Plusieurs organismes publics soutiennent l’entrepreneuriat :
– Tillväxtverket (Agence suédoise pour la croissance économique et régionale), qui finance des programmes, des évènements, et pilote des dispositifs dédiés à l’intégration des entrepreneurs étrangers ;
– Almi, qui propose prêts, capital‑investissement et accompagnement aux entreprises à fort potentiel ;
– Vinnova, l’agence de l’innovation, qui cofinance des projets répondant à des défis sociétaux (santé, climat, inclusion, etc.) ;
– Enterprise Europe Network (EEN), réseau de conseillers présents dans plus de 20 villes suédoises, spécialisé dans l’internationalisation des PME (aide à la recherche de partenaires, compréhension de la législation UE, accès à des programmes comme Horizon Europe).
Pour un expatrié, ces structures peuvent faire le lien entre le projet individuel et les grandes priorités suédoises (transition verte, digitalisation, santé, équité sociale).
Programmes de mentorat et d’intégration des entrepreneurs étrangers
Consciente des obstacles spécifiques rencontrés par les entrepreneurs d’origine étrangère (méconnaissance des codes, absence de réseaux, discriminations possibles), la Suède a mis en place divers programmes de mentorat.
L’exemple emblématique est le programme d’Almi spécifiquement dédié aux entrepreneurs nés à l’étranger. Il associe chaque entrepreneur à un mentor suédois expérimenté, avec l’objectif explicite d’ouvrir des portes, de décrypter la culture d’affaires et d’accompagner la croissance. Ce programme, commandité par Tillväxtverket, s’appuie sur des recherches montrant que les écarts de carrière peuvent se mesurer en années pour les nouveaux arrivants.
D’autres programmes existent, souvent animés par des chambres de commerce, des réseaux associatifs ou des collectivités (par exemple International Citizen Hub Lund, des réseaux de mentorat à Stockholm pour l’impact social, des initiatives municipales comme Stockholmsmentor).
Pour un expatrié entrepreneur, participer à ces programmes est souvent un accélérateur de légitimité et d’intégration.
Coût de la vie et stratégie d’implantation : arbitrer entre croissance et budget
La Suède est un pays à coût de la vie élevé, surtout pour le logement dans les grandes villes. Ce facteur pèse directement sur la trésorerie d’un projet entrepreneurial, surtout si l’on cumule un loyer professionnel et un logement familial.
Les comparaisons récentes montrent que Stockholm est nettement plus chère que Gothenburg, Malmö ou Umeå. Par exemple, le loyer mensuel d’un une‑pièce en centre‑ville peut osciller autour de 15 000 SEK à Stockholm, contre 10 600 à 11 000 SEK à Gothenburg, et encore moins à Malmö. Les appartements de trois chambres présentent des écarts proportionnels (jusqu’à 26 000 SEK en centre de Stockholm, pour moins de 18 000 SEK à Gothenburg).
Le coût de la vie à Gothenburg est globalement 16 à 20 % plus bas qu’à Stockholm.
Pour un expatrié qui lance sa société, il peut donc être pertinent :
– de démarrer dans une ville secondaire dynamique (Gothenburg, Malmö, Uppsala, Umeå) pour limiter les coûts fixes ;
– de cibler Stockholm principalement pour les rencontres stratégiques, investisseurs et clients clés, en y multipliant les déplacements ponctuels plutôt qu’une installation permanente immédiate ;
– d’explorer les possibilités de coworking ou de science park plutôt que de louer un bureau classique dès le départ.
Conseils pratiques pour structurer un projet entrepreneurial solide en Suède
En rassemblant tous ces éléments, plusieurs lignes directrices se dégagent pour un expatrié qui souhaite maximiser ses chances de succès.
D’abord, le projet migratoire et le projet entrepreneurial doivent être construits ensemble. Le business plan ne sert pas seulement à convaincre une banque ou un investisseur, il est au cœur de la décision de Migrationsverket pour un permis self‑employed. Il doit être ancré dans la réalité suédoise : analyse du marché local, connaissance de la concurrence, intégration des conventions collectives, stratégie d’embauche et de financement, projections financières prudentes.
Le choix de la ville en Suède a un impact majeur sur les coûts et la stratégie. Stockholm, cœur de la tech, est la plus coûteuse. Gothenburg, plus abordable, attire les industriels. Malmö et Lund offrent un accès privilégié au Danemark et à la région de l’Øresund. Enfin, des villes de niche peuvent être pertinentes en fonction du secteur d’activité.
Il est aussi essentiel de penser très tôt à la structuration juridique et bancaire. Anticiper les exigences des banques (documents, KYC, plan d’affaires, preuve de l’origine des fonds) peut éviter des blocages de plusieurs semaines qui retarderaient l’enregistrement. De même, se faire accompagner par un expert en droit du travail pour comprendre les conventions collectives applicables, les obligations sociales et les coûts salariaux réels est un investissement rentable.
Pour réussir en Suède, il est crucial d’intégrer les codes culturels et relationnels. Cela implique d’accepter le rythme du consensus, d’adopter une communication directe mais mesurée, et de respecter scrupuleusement les horaires. Participer aux moments de convivialité comme la « fika » et se montrer fiable sur la durée sont essentiels. Les Suédois accordent une grande importance à la confiance, à la durabilité des relations et à la responsabilité sociale des entreprises. Un projet qui intègre sérieusement ces dimensions a plus de chances de s’insérer dans cet écosystème exigeant mais généreux.
Créer son entreprise en Suède en tant qu’expatrié n’est ni simple, ni rapide. Les exigences de permis, les coûts de la vie, la rigueur administrative et la puissance des normes sociales peuvent décourager. Mais pour ceux qui prennent le temps de préparer chaque étape, de comprendre le pays au‑delà des clichés et de s’ancrer dans les réseaux existants, la Suède offre ce que peu de marchés proposent : un environnement stable, prévisible, innovant, où les projets sérieux et alignés sur les grandes transitions (numérique, climat, santé, égalité) trouvent un terrain d’expression durable.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Suède, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Suède pour sa stabilité juridique et fiscale, l’absence d’impôt sur la fortune, une protection sociale de haut niveau et un cadre de vie sécurisé, tout en restant dans l’UE/EEE. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat d’un logement, coordination CPAM/assurance maladie suédoise, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, intégration) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), en tirant parti de la convention fiscale FR–SE pour éviter les doubles impositions.
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