S’installer en Suède attire de plus en plus de candidats à l’expatriation. Qualité de vie élevée, système social généreux, paysages spectaculaires, marché de l’emploi dynamique… le pays a beaucoup d’arguments. En contrepartie, il faut composer avec un coût de la vie important, une bureaucratie assez exigeante et une culture plus réservée qu’il n’y paraît.
Ce guide couvre l’essentiel pour une installation sereine : démarches de visa, obtention du personnummer, recherche de logement, gestion des coûts de la vie, emploi, scolarité, système de santé, intégration culturelle et aspects financiers. Il vise à faciliter la transition du projet à la réalité sur le terrain.
Comprendre le cadre général : niveau de vie, coûts et qualité de vie
La Suède fait partie des pays où le niveau de vie est élevé… et les prix aussi. Les chiffres disponibles montrent que le coût de la vie y est environ 1,5 fois supérieur à la moyenne mondiale, ce qui place le pays parmi les 30 plus chers du monde, mais aussi parmi les meilleurs en termes de qualité de vie générale.
Les dépenses sont souvent jugées « chères mais prévisibles » : les services publics fonctionnent bien, les transports sont fiables, les infrastructures solides. Cela permet de mieux anticiper son budget, à condition de faire ses calculs avant de partir.
Budget mensuel type : à quoi s’attendre ?
Les estimations ci‑dessous sont des moyennes nationales, hors cas extrêmes comme les appartements très haut de gamme dans le centre de Stockholm.
| Profil de foyer | Budget mensuel (hors loyer) | Fourchette indicative (SEK) |
|---|---|---|
| Personne seule | ≈ 22 900 SEK | 13 000 – 18 000 SEK (budget serré) |
| Couple | — | 20 000 – 25 000 SEK |
| Famille avec enfants (toutes dépenses) | — | 45 000 – 50 000 SEK (avec loyer et charges principales) |
À ce socle viennent s’ajouter le loyer, l’assurance, les transports, éventuellement la garde d’enfants privée ou l’école internationale. La différence entre un mode de vie « local » et un mode de vie d’expat très consommateur de sorties et de voyages peut être importante.
Des grandes villes plus chères que la moyenne
Les principales métropoles suédoises – Stockholm, Göteborg et Malmö – se distinguent par un coût de la vie supérieur au reste du pays, surtout sur l’immobilier et la restauration. À l’inverse, les villes universitaires de taille moyenne (Uppsala, Lund, Västerås, Örebro, etc.) permettent souvent de réduire la facture logement sans trop sacrifier en qualité de services, grâce à de bons transports.
| Ville (indice coût de la vie, 2025) | Indice coût de la vie | Indice des loyers (approx.) |
|---|---|---|
| Stockholm | 64,6 à 77,9 | 29,6 à 35,1 |
| Göteborg | 58,7 à 67,0 | 19,8 à 25,0 |
| Malmö | 58,1 à 68,9 | 17,4 à 26,1 |
| Uppsala / autres grandes villes | — | légèrement inférieur à Malmö |
Sans surprise, Stockholm concentre les salaires les plus élevés mais aussi les loyers les plus tendus. Beaucoup de nouveaux arrivants acceptent des compromis sur la taille du logement ou sur l’éloignement du centre pour rester dans un budget raisonnable.
S’installer légalement : visas, permis de séjour et catégories d’expatriés
Avant même de songer à un appartement ou à une école, il faut clarifier son statut juridique. La Suède appartient à l’Union européenne, à l’Espace économique européen et à l’espace Schengen : les règles diffèrent fortement selon votre nationalité et la durée prévue de votre séjour.
Courts séjours et voyages d’affaires
Pour des séjours n’excédant pas 90 jours sur toute période de 180 jours, la règle Schengen s’applique. De nombreux pays sont exemptés de visa pour ce type de visite (États‑Unis, Canada, Australie, Japon, etc.), mais devront bientôt demander une autorisation électronique (ETIAS).
| Type de séjour court | Durée maximale | Formalités principales |
|---|---|---|
| Tourisme / visite | 90 jours | Visa Schengen si pays soumis, sinon ETIAS (à venir) |
| Voyage d’affaires ponctuel | 90 jours | Même régime que tourisme, invitation parfois demandée |
| Transit aéroportuaire | — | Pas d’ETIAS si on reste en zone internationale |
L’ETIAS, qui doit progressivement entrer en vigueur pour les ressortissants de pays dispensés de visa, sera valable trois ans et coûtera 7 €, avec exemptions pour les moins de 18 ans et les plus de 70 ans.
S’installer plus de 90 jours : le cœur du sujet
Pour un projet d’expatriation, on dépasse presque toujours 90 jours. Il faut alors entrer dans la logique du permis de séjour.
Les citoyens de l’UE/EEE et de la Suisse peuvent s’installer, travailler et étudier en Suède sans permis de séjour. Cependant, pour un séjour supérieur à un an, ils doivent s’enregistrer auprès des autorités suédoises pour obtenir un *personnummer* (numéro d’identité personnel). Les ressortissants de pays tiers, quant à eux, ont généralement besoin d’obtenir un permis de séjour avant leur arrivée en Suède, que ce soit pour le travail, les études, le regroupement familial ou d’autres motifs.
Les principaux types de permis visant les expatriés sont les suivants :
| Type de permis / statut | Public concerné | Particularités |
|---|---|---|
| Permis de travail classique | Non‑UE recrutés par une entreprise suédoise | Contrat signé préalable, conditions salariales conformes |
| Carte bleue européenne | Hautement qualifiés | Seuil de salaire élevé, plus grande mobilité en UE |
| Permis de chercheur | Chercheurs séjournant > 3 mois | Institution d’accueil agréée |
| Permis pour études doctorales | Doctorants | Lien avec le programme doctoral suédois |
| Permis de visite > 90 jours | Visites longues (ne permet pas de travailler) | Statut de visiteur prolongé |
| Permis pour recherche d’emploi | Diplômés et chercheurs après leur séjour | Jusqu’à 12 mois pour chercher un travail ou créer une entreprise |
Les règles évoluent régulièrement : par exemple, le revenu minimum exigé pour obtenir la résidence permanente a été renforcé (il faut désormais démontrer un revenu net mensuel d’environ 29 680 SEK sur les 12 derniers mois), et des projets prévoient d’ajouter à terme des exigences de langue suédoise et de connaissances civiques.
Pour les profils très qualifiés dans les secteurs en tension (santé, IT, ingénierie, énergies vertes), les autorités peuvent être plus souples sur certains critères. Cependant, le principe fondamental reste inchangé : l’obtention d’un permis de travail est conditionnée par la priorité de trouver un emploi solide.
Trois grands profils d’arrivants
Un ancien ministre suédois de l’Immigration rappelait que, dans la pratique, la Suède reçoit surtout trois grandes catégories d’immigrés :
– les travailleurs migrants (arbetskraftsinvandrare), comme beaucoup d’expatriés qualifiés ;
– les réfugiés et demandeurs d’asile (flyktingsinvandrare) ;
– ceux qui viennent « par plaisir » ou pour la qualité de vie (nöjesinvandrare).
Les démarches, les droits et les perspectives d’intégration ne sont pas les mêmes pour chacun de ces groupes, même si tous finissent dans la même société.
Le sésame du quotidien : obtenir son personnummer
En Suède, presque tout repose sur un numéro : le personnummer, c’est‑à‑dire le numéro d’identité personnel. Sans lui, ouvrir un compte bancaire, signer certains contrats ou même prendre un abonnement téléphonique devient rapidement compliqué.
À quoi sert le personnummer ?
Ce numéro à douze chiffres, basé notamment sur votre date de naissance, vous suit à vie. Il figure dans le Registre de la population et sert de clé d’accès à :
– la sécurité sociale et au système de santé public ;
– l’ouverture d’un compte bancaire, l’obtention d’un BankID (identité numérique) et de l’appli de paiement Swish ;
– la signature de presque tous les contrats (téléphone, Internet, salle de sport, assurance, etc.) ;
– la location d’un logement dans le parc régulé ou la mise en place de l’électricité ;
– l’inscription à de nombreux services municipaux, y compris les cours de langue gratuits (SFI).
Arriver en Suède avec un permis de séjour valide mais sans avoir encore obtenu de personnummer (numéro d’identification personnel) limite considérablement les interactions avec les services administratifs et sociaux. Cela peut être comparé à fonctionner en mode « invité » dans le système : bien que l’accès de base soit possible, de nombreuses fonctionnalités essentielles, comme l’ouverture d’un compte bancaire complet ou l’accès aux soins de santé au tarif subventionné, restent inaccessibles jusqu’à l’obtention de ce numéro.
Qui peut obtenir un personnummer ?
Le critère central est la durée de séjour : il faut avoir l’intention de vivre en Suède au moins un an. Ce principe vaut pour :
– les expatriés avec contrat de travail d’au moins un an ;
– les étudiants non‑européens avec permis d’études de 12 mois ou plus et programme universitaire d’au moins 13 mois ;
– les citoyens de l’UE/EEE qui s’installent durablement (même si leur droit de séjour ne dépend pas du permis).
Les séjours plus courts donnent droit non pas à un personnummer, mais à un numéro de coordination (samordningsnummer), bien moins pratique et ne donnant pas automatiquement accès au système de santé subventionné.
La procédure pas à pas
L’autorité compétente est l’Agence suédoise des impôts (Skatteverket). La démarche se déroule en deux actes :
Procédure à suivre pour signaler votre arrivée en Suède aux autorités.
Remplissez le formulaire ‘Flytta till Sverige’, disponible en suédois, anglais et arabe.
La déclaration se fait au plus tôt 14 jours avant votre date d’arrivée en Suède.
Chaque membre de la famille, y compris les enfants, doit remplir un formulaire individuel.
2. Contrôle d’identité en personne Après la demande en ligne, il faut prendre rendez‑vous dans un bureau de Skatteverket pour présenter les originaux des documents : passeport, carte de séjour pour les non‑UE, contrat de travail ou lettre d’admission d’université, justificatifs d’état civil (acte de mariage, de naissance des enfants), preuve de ressources et d’assurance pour certains profils européens, etc.
Les délais peuvent être longs : quatre semaines pour qu’un agent soit affecté à votre dossier, puis jusqu’à plusieurs mois avant de recevoir par courrier votre numéro définitif. Pendant ce temps, certaines universités émettent un numéro temporaire interne, mais il ne remplace pas le personnummer dans la « vraie vie ».
Une fois le numéro reçu, il est fortement conseillé de demander une carte d’identité suédoise officielle. Elle sera exigée par de nombreuses banques, pharmacies, bureaux de poste et magasins quand il s’agit de prouver votre identité ou votre âge.
Trouver un logement dans un marché sous tension
Le logement est rarement le point fort d’un projet d’expatriation en Suède. Le pays, en particulier les grandes villes, connaît une pénurie chronique de logements. Les files d’attente pour un bail réglementé peuvent atteindre des années, voire une décennie dans certains quartiers de Stockholm.
Comprendre le marché : förstahandskontrakt et andrahandsuthyrning
Le système est très encadré et repose sur deux grands types de contrats :
– le contrat de première main (förstahandskontrakt), signé directement avec le bailleur ou la société de logement. Il est stable, les loyers sont plafonnés par la réglementation et souvent négociés avec les associations de locataires. Mais il est extrêmement difficile d’en obtenir un lorsqu’on arrive de l’étranger.
– le contrat de seconde main (andrahandsuthyrning), c’est‑à‑dire la sous‑location du logement d’un locataire principal. C’est la solution la plus courante pour les expatriés au début, mais elle est limitée dans le temps, plus chère (jusqu’à 65 % de plus que le loyer régulé) et parfois abusive si le locataire principal cherche à faire du profit, ce qui est illégal.
Âge auquel de nombreux Suédois s’inscrivent sur les listes d’attente pour le logement, bien avant de quitter le domicile familial.
Ordres de grandeur des loyers
Les loyers varient nettement selon la ville et la localisation (centre ou périphérie). Sur l’ensemble du pays, les moyennes suivantes donnent une bonne idée :
| Type de logement (moyenne nationale) | Loyer mensuel moyen (SEK) |
|---|---|
| 1 pièce / T1 centre-ville | ≈ 9 900 SEK |
| 1 pièce hors centre | ≈ 7 100 SEK |
| 3 pièces centre-ville | ≈ 15 600 SEK |
| 3 pièces hors centre | ≈ 11 900 SEK |
Dans les grandes villes, ces montants montent sensiblement :
| Ville / type de logement | Fourchette typique (SEK / mois) |
|---|---|
| Stockholm – studio / 1 pièce | 8 000 – 13 000 (souvent plus) |
| Stockholm – 1 chambre centre | 9 000 – 20 000 |
| Stockholm – 3 chambres centre | 18 000 – 50 000 |
| Göteborg – studio / 1 pièce | 6 500 – 10 000 |
| Malmö – studio / 1 pièce | 5 500 – 9 000 |
| Villes moyennes (Uppsala, Lund, etc.) – 1 pièce | 5 000 – 8 000 |
Les standards de qualité sont généralement élevés : cuisine équipée, chauffage central performant, très bon Internet. Dans beaucoup d’immeubles, chauffage et eau sont inclus dans le loyer, mais l’électricité reste à votre charge.
Plateformes utiles et précautions contre les arnaques
Quelques sites incontournables apparaissent dans les témoignages de nouveaux arrivants :
Un aperçu des principaux sites et services en ligne pour trouver un logement en Suède, de la location à l’achat, en passant par les logements étudiants.
Le grand site de petites annonces généralistes. Offre de bonnes opportunités mais nécessite de la vigilance face aux risques de fraudes.
Qasa, Samtrygg et BostadDirekt : plates-formes dédiées à la location, proposant parfois des garanties comme une assurance ou la gestion des paiements.
Hemnet est la plateforme de référence pour la recherche et l’achat de biens immobiliers en Suède.
Le SSSB (Stockholms Studentbostäder) gère les logements étudiants à Stockholm. Inscription et file d’attente requises.
Systèmes de files d’attente pour les logements publics, comme Boplats Syd pour la région de Malmö. Inscription souvent nécessaire.
Dans un marché tendu, les arnaques sont fréquentes : propriétaires soi‑disant à l’étranger qui exigent un virement avant la visite, absence de contrat écrit, refus de donner un nom complet et un personnummer. La règle d’or : ne jamais verser d’argent avant d’avoir vu le logement, signé un contrat en bonne et due forme et vérifié que le bailleur a bien le droit de sous‑louer.
Acheter un bien immobilier : possible mais pas une voie d’accès au séjour
Il n’existe pas de restriction à l’achat pour les étrangers : vous pouvez acquérir un appartement (lägenhet), une maison individuelle (villa), une maison de ville (radhus) ou une résidence secondaire (fritidshus). Le prix moyen national avoisine 40 000 SEK/m², mais peut approcher les 75 000 SEK/m² à Stockholm.
Les banques peuvent financer jusqu’à 85 % du prix, le reste devant être apporté sous forme d’épargne personnelle. En contrepartie, 30 % des intérêts d’emprunt sont déductibles de l’impôt. En revanche, acheter un bien ne donne aucun droit particulier en matière de permis de séjour ou de citoyenneté.
Gérer son budget : alimentation, transports, loisirs
Une fois installé, la grande partie du budget se joue sur quatre postes : logement, alimentation, transports et impôts. Les autres dépenses (santé, garde d’enfants, scolarité publique) sont largement amorties par le modèle social, surtout pour les familles.
Manger en Suède : cuisiner ou sortir ?
Les Suédois fréquentent beaucoup les cafés et apprécient les pauses fika, mais manger régulièrement au restaurant pèse vite sur le budget.
| Type de repas / produit | Prix moyen (SEK) |
|---|---|
| Repas simple au restaurant | 130 – 160 |
| Menu fast‑food | 100 – 110 |
| Dîner pour deux, restaurant moyen (3 plats) | 800 – 1 000 |
| Bière pression locale (0,5 L) | 75 – 79 |
| Cappuccino | 43 – 49 |
En cuisinant chez soi, une personne seule peut s’en tirer avec 2 500 à 4 000 SEK de courses par mois, un couple avec 5 500 à 7 000 SEK, et une famille avec 8 000 à 10 000 SEK.
Quelques repères sur des produits courants :
| Produit | Prix moyen (SEK) |
|---|---|
| Lait (1 L) | 12 – 17 |
| Pain de mie (500 g) | 25 – 30 |
| Œufs (12) | 30 – 45 |
| Blanc de poulet (1 kg) | 100 – 110 |
| Pommes (1 kg) | 30 – 33 |
L’alcool, vendu majoritairement dans la chaîne publique Systembolaget, est fortement taxé et soumis à des horaires restreints. Les soirées très arrosées coûtent cher.
Transports : un réseau efficace qui incite à se passer de voiture
Les grandes villes suédoises disposent de réseaux de transport public complets et bien coordonnés (métro, trains de banlieue, tramways, bus, ferries dans certains cas). Les abonnements mensuels coûtent généralement entre 835 et 1 060 SEK dans les métropoles, un peu moins dans les villes moyennes (500–700 SEK).
| Type de transport / coût | Prix moyen (SEK) |
|---|---|
| Ticket simple | 36 – 43 |
| Abonnement mensuel grandes villes | 835 – 1 060 |
| Essence (1 L) | 17,3 – 18,3 |
| Course de taxi (prise en charge) | ≈ 60 |
Posséder une voiture reste possible mais très coûteux, en particulier à cause du carburant, des assurances et du stationnement. Beaucoup d’expatriés choisissent de ne pas acheter de véhicule dans un premier temps, surtout dans les zones urbaines bien desservies.
Loisirs, sport, sorties
Une fois les dépenses fixes payées, il reste à profiter de ce que le pays offre : nature omniprésente, culture riche, vie associative développée.
Quelques repères de prix :
| Activité / produit | Prix moyen (SEK) |
|---|---|
| Abonnement salle de sport | 390 – 470 |
| Place de cinéma | 150 – 180 |
| Bouteille de vin moyen de gamme | 100 – 137 |
Les activités de plein air (randonnée, kayak, ski de fond, baignades dans les lacs) restent très accessibles une fois équipé, et souvent gratuites d’accès.
Travailler en Suède : marché de l’emploi, salaires et culture d’entreprise
La Suède affiche régulièrement un emploi élevé et une économie solide, mais certains segments du marché restent tendus, notamment pour les jeunes. Pour un expatrié, le véritable enjeu est moins le taux de chômage global que l’adéquation entre son profil et les pénuries de compétences.
Secteurs porteurs pour les expatriés
Plusieurs domaines connaissent une forte demande, parfois difficile à couvrir avec la main‑d’œuvre locale :
– Santé : pénurie chronique d’infirmiers et de médecins spécialistes, surtout dans les régions rurales et vieillissantes ;
– IT et numérique : besoin massif de développeurs, experts en cybersécurité, data scientists, ingénieurs cloud, etc. Le pays abrite des entreprises comme Spotify, Ericsson, Klarna ou King ;
– Ingénierie et construction : électriciens, plombiers, charpentiers, soudeurs, ingénieurs civils sont recherchés, notamment pour les grands projets d’infrastructures ;
– Énergies renouvelables et technologies vertes : dans le nord du pays en particulier, où s’implantent des usines de batteries et des parcs éoliens, on cherche des techniciens et ingénieurs spécialisés ;
– Recherche et universités : dans des villes comme Uppsala, Lund, Göteborg ou Stockholm, des postes sont ouverts dans les sciences de l’environnement, la biotechnologie, etc.
Dans certains secteurs confrontés à une importante pénurie de profils, les employeurs peuvent être plus disposés à faciliter et à accompagner les démarches administratives, notamment pour l’obtention du permis de travail et l’intégration des nouveaux arrivants.
Niveaux de salaires et pouvoir d’achat
Le salaire moyen net se situe autour de 30 000 à 31 000 SEK par mois, un peu plus à Stockholm (environ 34 000 SEK). Cela permettrait de couvrir environ 1,9 mois de dépenses moyennes, ce qui signifie qu’un salaire « dans la moyenne » couvre généralement les besoins d’une personne seule, mais pas nécessairement ceux d’une famille dans les quartiers les plus chers de la capitale.
Pour certains métiers qualifiés, les salaires annuels bruts illustrent le niveau de rémunération :
| Profession | Salaire annuel brut (SEK) |
|---|---|
| Ingénieur logiciel | 550 000 – 700 000 |
| Médecin spécialiste | 800 000 – 1 500 000 |
| Ingénieur civil | 450 000 – 600 000 |
| Infirmier | 350 000 – 450 000 |
| Enseignant | 250 000 – 450 000 |
Il n’existe pas de salaire minimum légal uniforme : ce sont les conventions collectives, très répandues, qui fixent des planchers de rémunération et de conditions de travail. Dans la tech, les start‑ups offrent souvent des packages combinant salaire, bonus et actions.
Culture de travail : égalité, consensus et équilibre vie privée
Le monde du travail suédois est souvent décrit comme : flexible, égalitaire et axé sur le bien-être des employés. Les travailleurs suédois bénéficient d’une grande liberté dans leur travail, avec des horaires souvent modulables. De plus, l’accent est mis sur la collaboration et la participation des employés dans les prises de décision.
La culture professionnelle en Suède se caractérise par une structure peu hiérarchique, où les organisations sont plates, les managers gardent leurs portes ouvertes et il est courant d’appeler ses supérieurs par leur prénom. Elle est également orientée consensus : les décisions sont prises après discussion, ce qui peut parfois entraîner des lenteurs, mais garantit une forte adhésion des équipes. Cette culture est très respectueuse de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, avec des horaires raisonnables, des congés parentaux généreux et une importance accordée au temps en famille. Elle est enfin marquée par la culture du *fika*, une pause café institutionnalisée, souvent considérée comme un véritable outil de cohésion d’équipe.
Pour les expatriés, cette culture peut demander un temps d’adaptation. Les codes implicites, influencés par la fameuse Jantelagen (norme sociale qui valorise l’humilité et condamne la vantardise), peuvent rendre délicate la promotion de soi lors d’entretiens d’embauche : il faut trouver un juste milieu entre confiance et modestie.
Trouver un emploi : où et comment chercher ?
Les canaux classiques existent, mais le réseau compte beaucoup :
– le Service public de l’emploi (Arbetsförmedlingen), utile mais souvent jugé bureaucratique ;
– les grands sites d’offres (LinkedIn, Indeed, The Local Sweden, etc.) ;
– les agences de recrutement spécialisées ;
– les candidatures directes auprès des entreprises ;
– les réseaux professionnels et sociaux, très utilisés en Suède.
Un CV adapté au format suédois et une lettre de motivation (personligt brev) personnalisée sont attendus. Pour beaucoup de postes en contact avec le public ou dans la fonction publique, la maîtrise du suédois est indispensable, même si les niveaux d’anglais sont très élevés dans le pays.
Santé : un système public performant et largement accessible
Le système de santé suédois, financé par l’impôt et géré par les régions, figure parmi les mieux classés au monde en termes de résultats et d’efficience. Pour un expatrié, il offre un bon compromis entre qualité des soins et coûts raisonnables, à condition d’être correctement enregistré.
Accès et coûts pour les résidents
Une fois inscrit au registre de la population et détenteur d’un personnummer, vous bénéficiez des mêmes règles que les citoyens suédois. Le fonctionnement repose sur un principe de plafonnement des dépenses de santé :
| Type de dépense | Coût / plafond indicatif (SEK) |
|---|---|
| Consultation médecin généraliste | 110 – 350 |
| Consultation spécialiste | ≈ 400 |
| Journée d’hospitalisation | ≈ 120 / jour (au début du séjour) |
| Plafond annuel soins de santé | ≈ 1 100 – 1 200 |
| Plafond annuel médicaments | ≈ 2 200 – 2 400 (selon période) |
Au‑delà du plafond annuel, les consultations ou médicaments deviennent gratuits. Les soins pour les enfants et adolescents sont pris en charge à 100 % dans la plupart des régions, tout comme la majorité des examens de dépistage et le suivi de grossesse.
Visiteurs, étudiants de court séjour et non‑résidents
Sans personnummer, les choses se compliquent : les tarifs appliqués sont ceux pour patients non assurés, nettement plus élevés. Les touristes, étudiants en programme court et autres visiteurs ont donc intérêt à disposer d’une assurance santé privée couvrant l’intégralité de leur séjour.
Les citoyens de l’UE/EEE peuvent utiliser leur CEAM pour accéder aux soins médicalement nécessaires au tarif des résidents. Cependant, cette carte ne constitue pas une assurance voyage complète et ne couvre pas certaines dépenses comme le rapatriement sanitaire.
Compléter par une assurance privée ?
Environ 10 à 13 % des adultes actifs disposent d’une couverture santé privée en complément du système public. Ces contrats, souvent souscrits via l’employeur, visent moins à rembourser des soins qu’à réduire les délais d’attente pour certains spécialistes ou actes programmés. Ils peuvent également inclure des services comme la physiothérapie étendue, la chiropractie ou des bilans médicaux réguliers.
Pour les expatriés recrutés par une entreprise internationale, il est possible de bénéficier d’un contrat d’assurance santé internationale. Cette couverture est valable en Suède et pendant les déplacements à l’étranger.
Éducation, crèches et écoles internationales
La Suède investit massivement dans l’éducation et se distingue par son système largement gratuit. Pour les familles expatriées, la question se pose toutefois entre école publique locale et établissement international.
Petite enfance : crèches et préscolaire (förskola)
La garde des jeunes enfants est fortement subventionnée. Les crèches publiques et privées sous contrat appliquent des tarifs indexés sur le revenu, avec un plafond autour de 1 600–1 700 SEK par mois et par enfant. Ce coût largement maîtrisé fait de la Suède un pays particulièrement attractif pour les familles.
À Göteborg, en Suède, les démarches d’inscription en crèche se font auprès de la mairie. Il est possible de postuler jusqu’à six mois à l’avance et d’indiquer plusieurs établissements par ordre de préférence. Les parents doivent souvent fournir une preuve qu’ils travaillent, étudient ou sont en recherche d’emploi.
École publique suédoise : gratuite et de qualité
L’école obligatoire (grundskola) couvre les classes de 1 à 9 (enfants de 7 à 16 ans), précédée d’une année de classe préparatoire à 6 ans. La grande majorité des élèves sont scolarisés dans des écoles publiques ou des écoles indépendantes (fristående skolor) financées par l’État et gratuites pour les familles.
Les familles expatriées durables inscrivent fréquemment leurs enfants dans ce système, qui met l’accent sur l’égalité, l’autonomie et la créativité. Les repas du midi sont très souvent fournis gratuitement à l’école, ce qui réduit d’autant le budget familial.
Pourquoi choisir (ou non) une école internationale ?
Pour les familles en mobilité fréquente, dont les enfants ont déjà commencé un cursus étranger (britannique, américain, baccalauréat international, etc.), une école internationale permet de conserver une continuité éducative et linguistique.
| Raison de choisir une école internationale | Avantage principal |
|---|---|
| Continuité de programme (IB, britannique, US) | Facilite une future expatriation ou un retour |
| Langue d’enseignement anglaise ou autre | Transition plus douce pour l’enfant |
| Environnement multiculturel | Socialisation avec d’autres familles expatriées |
| Classe de taille réduite | Suivi potentiellement plus individualisé |
En contrepartie, ces écoles sont payantes. Les frais annuels peuvent aller d’environ 40 000 SEK à plus de 100 000 SEK selon la ville et le niveau. À Stockholm, certaines écoles internationales facturent jusqu’à 146 000 SEK par an. Il est donc crucial de comparer ces coûts aux écoles publiques gratuites, d’autant que beaucoup d’écoles internationales intègrent des cours de suédois et certains éléments du programme national, facilitant une éventuelle transition vers l’école suédoise classique.
Les écoles internationales sont principalement concentrées dans les grandes villes comme Stockholm, Göteborg et Malmö. Elles sont également présentes dans des villes universitaires telles que Lund, Uppsala et Helsingborg.
La Suède est l’un des pays les plus avancés vers une économie sans espèces : le cash est rarement accepté, les chèques ont quasiment disparu et même les marchés de Noël fonctionnent souvent par paiement mobile.
Ouvrir un compte bancaire
Avoir un compte local est indispensable pour :
– recevoir son salaire ;
– payer facilement ses factures ;
– utiliser les services en ligne et l’ID numérique (BankID).
Dans l’idéal, il vaut mieux obtenir son personnummer avant d’ouvrir un compte : la plupart des banques l’exigent pour proposer un compte complet, avec carte bancaire, BankID et accès aux applications mobiles.
Les principaux établissements sont Swedbank, SEB, Nordea, Handelsbanken, auxquels s’ajoutent quelques banques en ligne et néobanques. Du fait des règles strictes contre le blanchiment, l’ouverture d’un compte exige généralement une visite en agence, avec passeport, justificatif d’adresse, contrat de travail ou attestation d’études, et permis de séjour le cas échéant.
Les ressortissants de l’UE/EEE peuvent théoriquement ouvrir un compte de paiement de base sans personnummer, mais ses fonctionnalités sont souvent limitées (pas d’accès à BankID ou Swish). Des solutions alternatives, comme les comptes multidevises en ligne, peuvent être utiles pour les premiers temps, notamment pour effectuer des transferts d’argent à moindres frais.
Frais bancaires et paiements
Les frais de tenue de compte restent modérés : autour de 250 SEK par an pour un compte courant de base, même si certaines offres sont gratuites pour les étudiants. Les retraits dans les distributeurs du réseau national sont généralement sans frais, mais les retraits internationaux et paiements en devises étrangères peuvent être facturés.
Une fois votre compte ouvert, vous pourrez demander un BankID puis installer Swish, l’application de paiement instantané via mobile, omniprésente dans le pays. Il est courant de partager une addition au restaurant ou de rembourser un ami via Swish plutôt que par virement bancaire.
Comprendre la fiscalité de base
La Suède a la réputation d’être un pays à forte fiscalité, ce qui est vrai, mais compensé par un haut niveau de services. Les impôts sur le revenu combinent :
Le taux de l’impôt municipal et régional, qui représente environ 30 % du revenu imposable.
À cela s’ajoutent des cotisations sociales élevées versées par l’employeur (plus de 30 % du salaire), qui ne sont pas déduites du salaire net affiché. Des accords de non‑double imposition existent avec de nombreux pays, ce qui évite d’être imposé deux fois sur le même revenu.
Les personnes restant moins de six mois peuvent, dans certains cas, relever d’un régime fiscal spécifique pour non‑résidents (SINK), appliquant un taux forfaitaire sur le revenu suédois. Pour les profils très qualifiés et certains chercheurs, un allègement fiscal partiel est envisageable, sous réserve de déposer une demande spéciale auprès des autorités concernées avant l’arrivée.
Apprendre le suédois et s’intégrer dans la société
Même s’il est possible de « survivre » en anglais – plus de 85 % de la population le parle bien –, la langue suédoise reste la clé d’une intégration réelle, surtout sur le long terme.
Langue : un effort payant
Pour un anglophone, le suédois est classé parmi les langues relativement abordables : grammaire assez régulière, vocabulaire germanique parfois familier, structure proche de l’anglais. Les estimations les plus courantes évoquent environ 600 à 1 100 heures d’étude pour atteindre un bon niveau de conversation.
La difficulté principale réside souvent dans la prononciation (voyelles longues et brèves, mélodie de la phrase) et la mémorisation des genres grammaticaux (deux genres, commun et neutre).
L’État propose des cours gratuits (SFI) via les communes, accessibles après l’obtention du personnummer, mais avec des délais d’attente variables. De nombreuses alternatives privées et en ligne existent également : universités populaires, associations, applications, plateformes et podcasts.
Le décalage culturel est souvent plus subtil qu’on ne l’imagine. Quelques caractéristiques fréquemment citées :
Les Suédois accordent une grande importance à la vie privée et à l’espace personnel, en évitant les effusions en public et en parlant à voix basse. La ponctualité est une marque de respect essentielle. Les amitiés se construisent lentement, les Suédois pouvant paraître réservés au début, mais elles deviennent solides une fois la confiance établie. La culture du ‘lagom’ (ni trop, ni trop peu) promeut la modération et la modestie, en accord avec la Jantelagen. Enfin, la conscience écologique est très développée, avec des comportements attendus comme le tri des déchets, la réduction du gaspillage et l’usage des transports en commun ou du vélo.
Les petites règles implicites comptent : retirer ses chaussures en entrant chez quelqu’un, respecter la quiétude des transports publics, prendre un ticket dans les files d’attente équipées de distributeurs, payer exclusivement par carte ou Swish plutôt qu’en liquide, se contenter d’un bref signe de tête pour saluer une connaissance de loin, etc.
Participer aux grandes fêtes traditionnelles – Midsommar, Lucia, Noël, fêtes de l’écrevisse – ou aux rituels du quotidien comme le fika au travail aide beaucoup à se sentir partie prenante de la société.
Défis réels : climat, logement, intégration sur la durée
Derrière les classements flatteurs sur la qualité de vie, la Suède n’est pas un paradis sans ombre. Les expatriés évoquent plusieurs difficultés récurrentes.
Hiver long et lumière rare
Selon la région, l’hiver peut être rigoureux : neige, températures négatives persistantes, journées très courtes. Dans le nord, le soleil à peine levé redescend dès le début d’après‑midi en plein cœur de l’hiver. Cela demande une adaptation mentale et matérielle : vêtements techniques, bonnes chaussures, lampes de luminothérapie, routines qui favorisent l’activité physique et les sorties à la lumière du jour.
Marché du logement et disparités urbaines
La pénurie de logements, surtout dans les grandes villes, peut générer un sentiment d’instabilité, notamment lorsqu’on enchaîne les sous‑locations de courte durée. Certains quartiers des grandes agglomérations se sont également dégradés avec le temps, avec une montée d’actes violents liés aux gangs et une insécurité ressentie plus forte. Choisir soigneusement son quartier, écouter les retours des locaux et des autres expatriés est essentiel.
Les études sociologiques montrent que les différences culturelles entre immigrants et Suédois s’estompent largement chez la deuxième génération. Mais pour un adulte qui arrive, la perspective de se sentir totalement « suédois » est peu réaliste ; un ancien ministre parlait d’un processus qui peut prendre jusqu’à quatre générations.
L’objectif raisonnable consiste plutôt à :
Pour bien s’intégrer dans un nouveau pays, il est important de se sentir à l’aise, de comprendre suffisamment les codes sociaux pour éviter un décalage constant, et de maintenir des liens avec sa culture d’origine tout en participant activement à la vie locale.
Les réseaux d’expatriés, les associations internationales, les cafés de conversation linguistique, les clubs sportifs locaux et les activités autour de la famille (école, crèche, associations de parents) sont autant de portes d’entrée vers une vie sociale équilibrée.
En résumé : construire un projet réaliste et durable
S’installer en Suède en tant qu’expatrié, c’est accepter un certain nombre de contraintes initiales : procédures de permis de séjour, attente du personnummer, marché du logement sous tension, coût de la vie élevé, climat exigeant. Mais en contrepartie, le pays offre :
Le pays offre un haut niveau de sécurité sociale et des services publics efficaces. Son système de santé est performant et accessible à un coût maîtrisé pour les résidents. L’éducation est de qualité, largement gratuite, et propose des options internationales crédibles pour les familles. L’environnement professionnel est dynamique dans plusieurs secteurs, avec des conditions de travail attractives. La société est globalement sûre, égalitaire et très attentive à la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.
La clé d’une expatriation réussie réside dans une préparation minutieuse : comprendre ses droits de séjour, anticiper les délais administratifs, budgétiser honnêtement son coût de vie (logement en tête), évaluer ses perspectives professionnelles et s’engager sérieusement dans l’apprentissage du suédois.
En prenant ces paramètres en compte, la Suède peut devenir bien plus qu’une simple parenthèse professionnelle : un cadre de vie durable, à la fois exigeant et extrêmement riche pour qui accepte d’en apprivoiser les codes.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers la Suède pour optimiser sa charge imposable sur ses revenus de retraite internationaux et mieux diversifier ses investissements durables, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Portugal, Danemark, Pays-Bas, Suède), la stratégie retenue a consisté à cibler la Suède pour sa stabilité juridique, son cadre fiscal clair, sa forte protection sociale et la qualité de vie nordique (sécurité, santé, environnement), tout en restant dans l’UE/EEE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR‑SE), obtention de la résidence avec location longue durée dans une grande ville (Stockholm, Göteborg), inscription au Folkbokföring et au système de santé, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocats, comptables, conseillers parlant français/anglais) et intégration patrimoniale (analyse, éventuelle restructuration, plan de transmission transfrontalière).
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