Le marché du travail en République Tchèque : un terrain d’opportunités pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

La République Tchèque s’est imposée en quelques années comme l’un des marchés du travail les plus dynamiques d’Europe centrale. Économie industrielle solide, essor des services, salaires en hausse réelle, chômage bas, infrastructures modernes et position géographique stratégique : le pays cumule les atouts. Pour les expatriés, le tableau est d’autant plus attractif que les entreprises manquent de main-d’œuvre qualifiée et que l’anglais suffit de plus en plus souvent pour démarrer une carrière, notamment dans l’IT, les services partagés et la finance.

Bon à savoir :

Les opportunités professionnelles en République tchèque diffèrent fortement selon la région, le secteur et le niveau de qualification. Un développeur ou un spécialiste data anglophone y trouve plus facilement un emploi qu’un serveur ou un employé d’hôtellerie sans compétences spécifiques et sans maîtrise du tchèque. Il est essentiel de bien comprendre la structure du marché local, les salaires pratiqués, le coût de la vie et les règles administratives avant de s’installer.

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Une économie robuste et en transformation

La République Tchèque est souvent présentée comme l’un des plus grands succès économiques post‑communistes. L’économie reste portée par l’industrie – en particulier l’automobile et l’ingénierie mécanique, électrique et électronique – mais les services prennent une place croissante. Déjà, environ 62 % des salariés travaillent dans le tertiaire, et cette part continue de progresser.

L’automobile (Škoda Auto en tête), la chimie, l’agroalimentaire, la construction et une métallurgie encore robuste constituent le socle industriel. Autour, un secteur des services en pleine expansion : IT, centres de services partagés, finance, e‑commerce, tourisme, business services… Cette diversification rend le marché du travail plus résilient. Même lorsque l’industrie ralentit, les salariés licenciés retrouvent souvent un emploi dans des segments en croissance.

2.9

Taux de chômage historiquement bas du pays, avant une prévision de remontée autour de 4.5% pour 2025.

Les projections sont claires : d’ici dix ans, l’expansion des entreprises devrait créer ou libérer environ 400 000 à 450 000 postes, essentiellement techniques, mais aussi des fonctions de management, d’ingénierie et des spécialistes de la santé ou de la foresterie. Sur un marché déjà tendu, cette vague de besoins supplémentaires constitue un appel d’air pour les talents étrangers.

Salaires : un rapport rémunération / niveau de vie très compétitif

Les salaires tchèques restent inférieurs à ceux d’Europe occidentale, mais ils ont fortement progressé. Le revenu moyen par habitant a été multiplié par 2,5 en une décennie. Le pays se situe désormais en tête des anciens pays du bloc de l’Est en termes de salaires et, surtout, de ratio salaire / niveau de vie.

Averages et médianes : où se situe le centre du marché ?

Les données issues du Bureau tchèque de la statistique (ČSÚ) et d’Eurostat permettent de dresser un tableau assez précis.

Indicateur (pays entier)Montant approx.
Salaire mensuel brut moyen (2023, ČSÚ)40 135 CZK (~1 610 €)
Salaire mensuel brut moyen (Q4 2023, autre mesure)46 013 CZK (~1 863 €)
Salaire mensuel net moyen~36 330 CZK
Salaire annuel brut moyen552 156 CZK (~22 358 €)
Salaire net moyen (toutes sources, $)~1 788 $
Salaire médian mensuel36 651 CZK (~1 520 $)
Plage où se situent 80 % des salariés17 221–65 753 CZK
Salaire moyen hommes36 792 CZK
Salaire moyen femmes31 720 CZK

La médiane (environ 36 000–37 000 CZK) est plus parlante que la moyenne : deux tiers des salariés ne l’atteignent pas. L’analyste Miroslav Novák (Citfin) souligne que la croissance des salaires profite davantage aux hauts revenus, ce qui limite l’augmentation globale de la consommation des ménages.

En 2025, les salaires continuent pourtant de progresser vite : +7,8 % en nominal au deuxième trimestre, pour +5,3 % en réel après inflation, puis +7,1 % (+4,5 % réel) au troisième trimestre. C’est la plus forte hausse réelle depuis le début de 2024, avec une accélération dans de nombreux secteurs.

Prague vs régions : un pays à deux vitesses salariales

Prague, capitale et cœur économique, affiche des rémunérations largement supérieures au reste du pays. Les chiffres disponibles montrent un écart net.

Région (exemples)Salaire brut moyen mensuel (CZK)Remarques
Prague (Q4 2023)55 039 CZK (~2 228 €)+ nettement au-dessus de la moyenne nationale
Prague (Q4 2024)59 870 CZK (≈ 46 500 CZK nets)2/3 des salariés sous cette moyenne
Prague (Q2 2025)62 307 CZK+5,7 % réel sur un an
Moyenne nationale (Q2 2025)49 402 CZKPrague : +12 905 CZK par rapport au pays
Bohême centrale (Q3 2024)45 600 CZKRégion relativement riche
Moravie du Sud (Q3 2024)44 800 CZKInclut Brno
Bohême du Sud (Q3 2024)41 600 CZK
Olomouc (Q3 2024)41 300 CZK
Karlovy Vary (Q3 2024)39 200 CZKRégion la moins bien payée

Vivre et travailler à Prague signifie en général toucher 20 à 50 % de plus qu’en zone rurale. Dans certains cas, la différence dépasse 30 % par rapport à la moyenne nationale. Karlovy Vary demeure la lanterne rouge, autour de 35 000–41 000 CZK selon les périodes.

Attention :

Pour un expatrié, le choix se résume à un arbitrage : les villes de Prague et Brno offrent des salaires nettement plus élevés et une plus grande offre d’emplois qualifiés en anglais, tandis que les régions proposent des loyers et un coût de la vie plus abordables, mais avec une offre d’emplois en anglais beaucoup plus limitée.

Salaires par secteur : où gagner quoi ?

Le niveau de rémunération dépend fortement du secteur, du métier, du niveau d’études et de l’expérience. Le pays se distingue par une prime significative aux diplômes : un bachelor ou un master apporte en moyenne 30 % de salaire en plus par rapport à un diplômé d’enseignement secondaire spécialisé. Les diplômés en mathématiques appliquées de l’Université Charles, par exemple, approchent parfois 50 000 CZK dès la sortie d’études.

Quelques ordres de grandeur sectoriels :

Secteur / profession (moyennes)Salaire brut moyen (CZK)Commentaire
Information & communication~87 500 CZKUn des secteurs les mieux payés
Finance & assurances~84 700 CZKForte demande en analystes, traders
Énergie~71 200 CZKSalaires supérieurs à la moyenne
IT (moyenne secteur)~48 637 CZKArchitecte IT ~80 843, programmeur ~78 136
Ingénieurs~56 853 CZKForte progression récente
Économistes~59 593 CZK
PR managers~62 361 CZK
Juristes~43 508 CZK
Métiers de la santé (exemples)Médecin 30–50k, spécialiste ~47k–57kTensions fortes sur l’offre
Enseignement (moyenne)~36 224 CZKProfesseurs d’université ~56 452 CZK
Hôtellerie‑restauration (global)~27 000–29 270 CZKSecteur parmi les plus mal payés
Support administratif~35 300 CZK
Tourisme, gastronomie, hôtellerie (sous‑secteur)~22 792 CZKTrès bas salaires

À l’autre extrémité, les rémunérations de top management peuvent atteindre des niveaux comparables à l’Ouest : un CEO peut gagner autour de 178 000 CZK brut mensuels, un directeur développement plus de 160 000 CZK, un directeur IT environ 140 000 CZK.

Astuce :

Pour les métiers techniques très recherchés, comme les développeurs, les spécialistes en cybersécurité et les data scientists, les salaires continuent de progresser significativement sur le marché du travail.

Profil IT/Tech (fourchettes indicatives)Salaire brut mensuel (CZK)
Développeur / Software Engineer60 000–120 000 CZK
Data scientist60 000–120 000 CZK
Ingénieur IA / Machine learningJusqu’à ~78 000 CZK et plus
Spécialiste cybersécurité>100 000 CZK possible
Cloud architectJusqu’à ~1,6 M CZK/an
Full‑stack senior80 000–100 000+ CZK

Dans Prague, certaines études en dollars pour 2025 illustrent aussi les niveaux de rémunération des postes cadre et ingénierie : un Sales Director ou Country Manager se situe entre 42 000 et près de 58 000 $ par an, un Software Development Engineer entre 36 750 et 52 500 $, un pré‑sales engineer ou Operations engineer dans des fourchettes comparables.

Minimum wage, fiscalité et revenu disponible

Depuis le 1er janvier 2024, le salaire minimum est de 18 900 CZK par mois (112,50 CZK de l’heure) pour 40 heures hebdomadaires, soit environ 765 € au taux de conversion utilisé dans les statistiques. Les prévisions évoquent un minimum autour de 20 800 CZK en 2025 (environ 825,89 €).

La fiscalité sur le revenu des particuliers repose sur : l’imposition des revenus perçus par les personnes physiques, comprenant les salaires, les revenus fonciers, les bénéfices industriels et commerciaux, ainsi que d’autres catégories de revenus.

un taux de 15 % sur la majorité des revenus,

un taux de 23 % au‑delà d’un plafond annuel (48 fois le salaire moyen, soit plus de 1,6 million CZK).

S’y ajoutent les cotisations sociales et d’assurance santé. En pratique, un salarié percevant 50 000 CZK brut par mois se retrouve à environ 39 270 CZK nets, soit une ponction de l’ordre de 21 %. Sur un salaire moyen, un travailleur consacre au minimum près de 20 % de son revenu brut à l’État.

À cela s’ajoutent des déductions fiscales possibles (intérêts d’emprunt immobilier, épargne‑retraite volontaire, dons, frais de crèche, enfants, conjoint à charge, etc.), qui peuvent améliorer le disponible.

Coût de la vie : ce que vaut vraiment un salaire en République Tchèque

Pour évaluer une opportunité d’expatriation, il ne suffit pas de regarder la fiche de paie. L’équation salaire / coût de la vie est essentielle, et sur ce terrain la République Tchèque est bien placée. Le pays est jugé environ 44 % moins cher que les États‑Unis en moyenne et se classe autour de la 43e place mondiale en coût de la vie, mais avec de fortes variations entre Prague et le reste du territoire.

Prague : des loyers qui creusent l’écart

Le logement est de loin le principal poste de dépense, surtout à Prague. Les fourchettes relevées donnent un bon aperçu :

Type de logement à Prague (loyer mensuel, charges incluses)Fourchette (CZK)
Chambre en colocation10 000 – 16 000
Studio17 000 – 22 000
T2 (1 chambre séparée)25 000 – 30 000
T3 (2 chambres)35 000 – 70 000
Grand appartement / maison45 000 – 100 000+

À cela s’ajoutent le dépôt de garantie (souvent 1 à 2 mois de loyer) et parfois une commission d’agence équivalente à un mois de loyer. Les expatriés, faute de réseau local, paient souvent un peu plus cher au départ que les Tchèques.

Exemple :

En République tchèque, les loyers sont nettement plus abordables en dehors de Prague. Par exemple, un T1 en centre-ville de Brno coûte entre 654 et 818 $ par mois. Dans des villes comme Ostrava, Olomouc ou Plzeň, il est possible de trouver un petit appartement pour environ 12 000 CZK, soit près de 500 $ mensuels.

Les autres grandes lignes de budget à Prague :

PosteFourchette indicative
Abonnement Internet (mensuel)400 – 700 CZK
Pass transport public (mensuel)~550 CZK
Assurances logement (an)1 000 – 3 000 CZK
Cinéma200 – 300 CZK la séance
Déjeuner simple en restaurant200 – 300 CZK

Pour l’alimentation, un budget de 6 000 CZK par mois suppose de cuisiner chez soi en permanence ; 15 000 CZK permettent de mixer cuisine maison et sorties à prix raisonnable. Au‑delà de 22 000–30 000 CZK, on ne se préoccupe plus beaucoup des dépenses de nourriture.

Les “personas” budgétaires souvent citées à Prague sont parlantes :

30 000 CZK nets (environ 38 000 bruts) : niveau de vie correct pour une personne seule en colocation, sans grands extras. Pour un couple où chacun gagne ce montant, cela devient confortable.

50 000 CZK nets (65 000 bruts) : début de confort réel, surtout si l’on reste en colocation ou en petit appartement. Un couple à ce niveau peut vivre très à l’aise et épargner.

– 100 000 CZK nets (135 000 bruts) : souvent des salaires de développeurs expérimentés ; permettent d’épargner beaucoup ou, à l’inverse, de vivre dans une certaine forme de luxe.

70000

En République tchèque, un revenu mensuel supérieur à 70 000 CZK pour une personne seule est considéré comme offrant un niveau de vie très confortable à Prague.

Coût de la vie global : un pays abordable, mais plus cher que ses voisins

Sur l’ensemble du territoire, l’estimation du coût de la vie reste favorable pour un expatrié bien rémunéré :

Environ 1 409 $ par mois pour une personne seule,

Autour de 3 267 $ pour une famille de quatre,

Des dépenses mensuelles de base (logement, nourriture, transport) qui représentent 60–70 % du revenu d’un travailleur moyen.

La République Tchèque est globalement plus chère que la Pologne ou la Hongrie, mais offre une infrastructure et des services de meilleure qualité (transport public, santé, éducation, internet haut débit). Pour un expatrié payé à l’échelle de l’Europe de l’Ouest – par exemple 2 500 € nets et plus – le niveau de vie est généralement très confortable, à condition de gérer le coût du logement, surtout à Prague.

Un marché de l’emploi en tension, structuré par les services et la technologie

Derrière la stabilité apparente du nombre d’emplois se cache une profonde mutation. Le pays glisse progressivement d’un modèle très industriel vers une économie davantage tournée vers les services, les technologies de l’information et les services aux entreprises.

En 2022, près de 31 % des salariés travaillaient encore dans l’industrie manufacturière, mais déjà près de 62 % dans les services début 2025. Les secteurs en plus forte croissance ou en forte demande sont :

Secteurs d’activité

Découvrez les principaux secteurs d’activité couverts par nos services et expertises.

Services financiers et d’assurance

Expertise dans les domaines bancaires, financiers et de l’assurance pour répondre à vos enjeux réglementaires et de performance.

Activités professionnelles, scientifiques et techniques

Accompagnement en conseil, ingénierie et recherche & développement pour l’innovation et l’excellence opérationnelle.

IT et technologies de l’information

Solutions et services en technologies de l’information pour la transformation digitale et la gestion des systèmes d’information.

Logistique et transport

Optimisation de votre chaîne logistique et de vos flux de transport pour une efficacité et une traçabilité accrues.

Santé et social

Soutien aux acteurs de la santé et du secteur social dans la gestion de leurs missions et l’amélioration de leurs services.

Services d’externalisation

Solutions de centres de services partagés (SSC), BPO et externalisation pour rationaliser vos processus supports.

Les entreprises tchèques et internationales installées dans le pays font face à un déficit de compétences marqué : 66 % d’entre elles déclarent des difficultés de recrutement. Les pénuries les plus sévères concernent les profils techniques, digitaux et plurilingues. À l’inverse, certaines professions (juristes, spécialistes sciences/ingénierie ou administration) peuvent se retrouver en situation de surplus relatif.

Démographie et pénurie structurelle de main‑d’œuvre

Le vieillissement de la population accentue ce déséquilibre. Le ratio de dépendance des personnes âgées – rapport entre la population âgée et la population en âge de travailler – était déjà de 35,7 en 2024, au‑dessus de la moyenne OCDE (31,8). D’ici 2060, la population active (20–64 ans) pourrait reculer de 23,9 %, tandis que le ratio de dépendance grimperait à près de 61.

Dans ce contexte, le pays ne pourra pas maintenir son niveau d’activité économique sans un recours accru :

– à l’automatisation (35 % des emplois sont jugés à haut risque d’automatisation, au‑dessus de la moyenne OCDE),

– à la montée en compétences (la demande en main‑d’œuvre très qualifiée devrait croître de 27 % entre 2022 et 2035),

– à la migration de travail : environ 823 900 étrangers étaient déjà employés en 2023, soit une progression de plus de 30 000 en un an, et les quotas de travailleurs étrangers ont été relevés.

Pour les expatriés, cela signifie que le pays cherche activement à attirer des talents internationaux, en particulier dans les métiers en tension.

Profils et secteurs porteurs pour les expatriés

La République Tchèque n’est plus seulement un pays où l’on vient enseigner l’anglais ou travailler comme serveur en saison. La palette de postes accessibles aux étrangers s’est largement diversifiée. On distingue toutefois deux grandes familles de profils :

les expatriés hautement qualifiés, souvent dans l’IT, l’ingénierie, la finance, les services partagés, le conseil,

les travailleurs peu ou moyennement qualifiés, notamment dans la logistique, la production, l’hôtellerie, les services et certains métiers manuels.

IT, services partagés et finance : l’eldorado des anglophones

Le secteur IT est emblématique de cette transformation. Le marché des services IT devrait atteindre plus de 6 milliards de dollars en 2025 et dépasser 8 milliards à l’horizon 2029, porté par une croissance annuelle de l’ordre de 8 %. L’écosystème regroupe :

plus de 125 000 développeurs,

environ 60 000 professionnels IT à Prague,

près de 5 700 diplômés ICT par an issus d’une vingtaine d’universités techniques.

La demande dépasse largement l’offre : environ 15 000 nouveaux postes IT seraient à pourvoir en 2025, alors que les inscriptions dans les filières techniques ont baissé de 11 000 étudiants depuis 2017.

Les profils les plus recherchés incluent :

Expertises IT

Découvrez notre gamme complète de compétences et de profils spécialisés pour répondre à tous vos besoins en technologies de l’information.

Développeurs

Full‑stack, back‑end et front‑end pour la conception et le développement d’applications.

Spécialistes Cloud

Expertise sur les plateformes AWS, Azure et Google Cloud Platform (GCP).

Ingénieurs & Analystes Data

Data scientists et professionnels des données pour l’analyse et la valorisation.

Experts Cybersécurité

Protection des systèmes et des données contre les menaces numériques.

Ingénieurs IA / Machine Learning

Conception et mise en œuvre de solutions d’intelligence artificielle.

DevOps & Ingénieurs Systèmes

Automatisation, déploiement, gestion infrastructure et spécialistes IoT.

Chefs de Projet IT

Pilotage et gestion de vos projets technologiques de A à Z.

À cela s’ajoutent les centres de services partagés (SSC/BPO) et les business services, qui recrutent massivement dans la finance, la comptabilité, le support client multilingue, l’analyse de données, la logistique ou le marketing digital. Une étude de l’Association of Business Service Leaders (ABSL) estime que ces centres auront besoin de 25 000 nouveaux collaborateurs dans les deux ans à venir, avec un critère clé : la maîtrise de l’anglais et souvent d’une seconde langue européenne (allemand, français, italien, néerlandais, langues nordiques…).

Dans ces environnements, l’anglais est fréquemment la langue de travail. Selon certaines études de recrutement, un langage autre que le tchèque est demandé dans 4 annonces sur 10, l’anglais étant de loin le plus recherché (présent dans 55 % des offres mentionnant une langue étrangère). Pour de nombreux postes en services partagés, l’anglais suffit ; le tchèque devient un atout, mais pas un prérequis absolu.

Santé, construction, transports : des besoins structurels

Au‑delà de la tech, plusieurs secteurs classiques ont un besoin chronique de main‑d’œuvre :

Bon à savoir :

La France connaît des pénuries de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs clés. Dans la santé, il existe un manque de médecins et d’infirmiers, avec un âge moyen élevé des praticiens (52 ans pour les médecins). Une partie des jeunes diplômés part exercer à l’étranger (Allemagne, Suisse, Irlande, Royaume-Uni) pour de meilleurs salaires. Les hôpitaux privés ou situés dans les grandes villes peuvent être plus attractifs pour les expatriés. Les secteurs de la construction et du bâtiment ont une forte demande en ouvriers qualifiés (maçons, charpentiers, électriciens, etc.), attirant déjà des travailleurs de pays tiers. En logistique et transport, des postes comme chauffeurs poids lourds ou caristes emploient déjà plusieurs centaines de milliers d’étrangers.

Ces métiers, souvent accessibles sans tchèque parfait ni diplôme universitaire, offrent cependant des salaires bien plus modestes que les fonctions IT ou financières.

Enseignement, services, hôtellerie : opportunités, mais salaires bas

L’enseignement de l’anglais reste une voie d’entrée classique pour des natifs anglophones ou des francophones très à l’aise en anglais. Les professeurs peuvent travailler dans des écoles de langues, des établissements privés ou des universités. Les salaires y sont toutefois moyens au regard du coût de la vie à Prague et demandent parfois un cumul d’heures.

Dans l’hôtellerie‑restauration, de nombreux emplois – serveurs, barmen, réceptionnistes, cuisiniers – sont accessibles, surtout dans les grandes chaînes hôtelières internationales où l’anglais est la langue de travail. Mais les salaires y sont parmi les plus bas du pays, autour de 22 000–29 000 CZK bruts en moyenne. Pour un expatrié, ces emplois exigent souvent de vivre en colocation et de surveiller chaque dépense.

Conditions de travail, contrats et protection des salariés

Pour qui arrive d’un autre pays, comprendre le cadre légal est primordial. La République Tchèque dispose d’un Code du travail assez protecteur, complété par des lois sur l’emploi, la négociation collective et l’inspection du travail.

Types de contrats et temps de travail

Le contrat de travail doit être écrit et préciser au minimum la fonction, le lieu de travail et la date de début. Il peut être conclu :

à durée indéterminée (la forme la plus protectrice),

– à durée déterminée (jusqu’à trois ans, renouvelable deux fois),

– ou sous forme d’accords de travail “légers” (accord pour l’exécution d’un travail jusqu’à 300 heures par an, ou accord de prestation de travail à temps partiel).

Depuis 2024, même ces accords “légers” peuvent ouvrir droit à des congés payés si un minimum de 80 heures de travail sur 4 semaines est atteint.

Bon à savoir :

La durée légale de travail est de 40 heures par semaine, avec des réductions possibles pour certains horaires spécifiques (posté, nuit, souterrain). Une journée ne peut dépasser 12 heures de travail. Une pause d’au moins 30 minutes est obligatoire après 6 heures de travail consécutives (4,5 heures pour les mineurs).

Les heures supplémentaires sont encadrées : en principe, pas plus de 150 heures par an, avec une moyenne hebdomadaire sur 26 semaines ne dépassant pas 8 heures. Elles donnent droit à une majoration d’au moins 25 % du salaire horaire moyen, ou à un repos compensateur.

Une réforme dite de “travail flexible” va encore modifier certains points à partir de 2025 : possibilité pour certains salariés de s’auto‑organiser (self‑scheduling) par écrit, allongement de la période d’essai (jusqu’à 4 mois pour les employés, 8 mois pour les cadres) et notice de licenciement courant à compter de la réception effective de la lettre (et non plus du premier jour du mois suivant).

Congés, parentalité et protection

Le droit aux congés annuels est d’au moins quatre semaines (20 jours ouvrés) par an, avec une semaine supplémentaire pour certaines professions particulièrement pénibles. Les salariés peuvent également bénéficier de congés payés pour divers événements personnels : examens médicaux, déménagement, mariage, funérailles, recherche d’emploi, etc.

La protection de la maternité et de la paternité est robuste :

350000

Montant total en couronnes tchèques de l’allocation de congé parental, pouvant être réparti sur une période allant jusqu’à trois ans.

Une nouvelle réforme renforce la garantie de retrouver son poste initial au retour de congé parental, au moins jusqu’aux deux ans de l’enfant.

Résiliation du contrat et garanties

La rupture du contrat peut intervenir :

par accord mutuel écrit,

par démission (l’employé n’a pas besoin de motiver sa décision),

par licenciement motivé par l’employeur (raisons économiques, inaptitude, manque de performance, faute grave, etc.),

par fin de CDD ou décès de l’employé.

La période de préavis minimale est de deux mois et commence désormais à compter de la réception de la lettre, selon les dernières modifications prévues. Dans certains cas (licenciement économique, inaptitude médicale, accident du travail entraînant une incapacité durable), des indemnités de licenciement sont dues, pouvant atteindre au moins trois mois de salaire, voire davantage en cas d’accident grave (financé par l’assurance responsabilité de l’employeur).

Les étrangers voient leur contrat automatiquement rompu en cas d’expiration ou de retrait de leur permis de séjour ou de travail.

Cadre migratoire : comment un expatrié peut travailler légalement

Le cadre migratoire a été nettement assoupli pour certaines nationalités, tandis que pour d’autres il reste exigeant en termes de démarches.

UE, Schengen et “libre accès au marché du travail”

Les citoyens de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse peuvent vivre et travailler en République Tchèque sans permis de travail. Ils doivent toutefois s’enregistrer auprès de la police des étrangers pour un séjour de plus de 30 jours et peuvent demander un certificat de résidence.

Depuis juillet 2024, les citoyens de plusieurs pays tiers “amis” – Australie, Nouvelle‑Zélande, États‑Unis, Canada, Royaume‑Uni, Israël, Japon, Corée du Sud, Singapour – bénéficient d’un accès libre au marché du travail tchèque : aucun permis de travail n’est requis, même si un titre de séjour reste nécessaire au‑delà de 90 jours. Ils peuvent travailler sous contrat standard ou comme indépendants (avec un “živnostenský list”).

Permis de travail pour les autres pays tiers

Pour les autres nationalités, les principaux titres sont :

Titres de séjour pour travailler en France

Plusieurs dispositifs existent pour les ressortissants extra-européens souhaitant exercer une activité professionnelle en France. Voici les principaux titres.

Carte employé

Combine permis de travail et titre de séjour de longue durée. Valable jusqu’à deux ans, renouvelable. Elle est liée à un employeur et un poste précis.

Carte bleue européenne (UE)

Destinée aux travailleurs hautement qualifiés. Exige un diplôme universitaire reconnu et un salaire d’au moins 1,5 fois le salaire moyen national. Valable jusqu’à deux ans avec mobilité intra‑UE facilitée.

Carte de transfert intra‑groupe

Pour les managers et spécialistes transférés au sein d’une entreprise internationale vers une filiale ou un établissement en France.

Visa de travail long séjour

Pour certaines catégories spécifiques comme les travailleurs saisonniers ou les professionnels intervenant sur des projets particuliers.

Les procédures impliquent généralement : l’établissement des étapes à suivre, la documentation des processus, et la vérification des résultats.

une offre de travail formelle (contrat ou promesse),

– un test du marché du travail (publication de l’offre au moins 30 jours auprès de l’Office du travail),

– la fourniture de diplômes, extraits de casier judiciaire, assurance santé, preuve de logement et moyens financiers,

– le dépôt de la demande au consulat ou à l’ambassade, souvent en tchèque,

– un délai de traitement de 60 à 90 jours (voire plus pour des dossiers complexes).

Bon à savoir :

Les employeurs sont tenus de déclarer toute embauche et tout changement de situation à l’Office du travail et au ministère de l’Intérieur. Pour faciliter ces démarches, les entreprises et les candidats peuvent être assistés par des agences Employer of Record (EOR) ou des sociétés d’immigration spécialisées, telles que Move To Prague ou SailGlobal.

Digital nomads, freelances et travailleurs à distance

La République Tchèque s’est aussi positionnée sur le créneau des travailleurs à distance. En plus d’un régime de freelance (via la licence commerciale “Živnostenské oprávnění”), le pays a lancé un visa spécifique pour digital nomads en 2023, accessible aux ressortissants de quelques pays (États‑Unis, Royaume‑Uni, Canada, Australie, Nouvelle‑Zélande, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Mexique, Brésil, Israël, Singapour…).

Ce visa, valable un an, cible prioritairement les professionnels de l’IT et du marketing :

diplôme dans un domaine STEM ou au moins 3 ans d’expérience IT,

preuve de revenus au moins 1,5 fois supérieurs au salaire moyen brut national,

– frais de dossier de 2 500 CZK,

– possibilité de travailler pour des clients tchèques ou étrangers, en conservant une grande flexibilité.

Pour les freelances classiques, la “Živno” permet des séjours jusqu’à 12 mois, renouvelables, à condition de s’enregistrer, de payer les contributions sociales et fiscales, et de tenir une comptabilité.

Langues et intégration : l’anglais suffit‑il ?

Pour un expatrié, la barrière linguistique est souvent la première inquiétude. La bonne nouvelle : environ 50 % des Tchèques déclarent parler anglais dans une certaine mesure, et dans les grandes villes comme Prague ou Brno la proportion est plus élevée, notamment chez les moins de 40 ans. Dans l’IT et les services partagés, l’anglais est très souvent la langue de travail.

Les études de marché montrent que : les tendances de consommation évoluent rapidement, et il est essentiel pour les entreprises de s’adapter à ces changements pour rester compétitives.

99

Dans de nombreux centres de services, 99 % des postes peuvent être pourvus sans maîtrise du tchèque, à condition de maîtriser l’anglais et une autre langue.

Cependant, le niveau d’anglais du grand public reste inégal : la République Tchèque figure parmi les pays de l’UE où la part de la population ayant une maîtrise professionnelle d’une langue étrangère est relativement faible. Dans les PME locales, les administrations, le commerce de détail ou la santé publique, le tchèque reste incontournable.

Pour qui envisage une carrière à long terme – au‑delà de cinq ans – investir dans l’apprentissage du tchèque devient un réel accélérateur de carrière : accès à des postes managériaux, possibilité de changer de secteur, meilleure compréhension du fonctionnement local, intégration sociale plus fluide.

Où vivent et travaillent les expatriés ?

Trois pôles concentrent l’essentiel des opportunités pour les étrangers :

Principaux pôles économiques en République tchèque

Panorama des villes clés pour l’emploi, l’industrie et la technologie, avec leurs spécificités économiques et linguistiques.

Prague

Capitale politique, économique et culturelle. Concentre la majorité des sièges sociaux, institutions financières, start-ups et grandes entreprises technologiques (Avast, Microsoft, Oracle, etc.), ainsi que les centres de services internationaux et les emplois anglophones.

Brno

Surnommée la ‘Silicon Valley morave’, attire les entreprises high-tech, la R&D et les éditeurs de logiciels (Kiwi.com, Mews, etc.). Abrite plusieurs grandes universités. Coût de la vie légèrement inférieur à Prague, avec des salaires élevés dans la tech.

Ostrava et villes régionales

Plzeň, Olomouc, České Budějovice et Liberec hébergent des sites de production, des centres logistiques et des services régionaux. L’anglais y est moins répandu en dehors des grandes entreprises, mais les loyers sont nettement plus bas.

Prague à elle seule compte plus de 1,3 million d’habitants (environ 12,5 % de la population nationale) et plus de 830 000 emplois salariés. Elle bénéficie d’un PIB par habitant équivalant à 167 % de la moyenne de l’UE à 27, un des niveaux les plus élevés d’Europe centrale.

Avantages et défis pour les expatriés

La République Tchèque figure régulièrement dans les classements des meilleurs pays où travailler pour les étrangers. Plusieurs études de satisfaction (par exemple Expat Insider) ont souligné :

une bonne conciliation vie professionnelle / vie personnelle,

un environnement de travail sûr,

des entreprises qui offrent des avantages attractifs (5 semaines de congés, télétravail, mutuelles, formation),

un sentiment global de stabilité et de sécurité.

Les principaux atouts

Pour un expatrié qualifié, les atouts se cumulent :

Bon à savoir :

Le rapport salaire/coût de la vie est favorable, avec un bon pouvoir d’achat pour les rémunérations supérieures à la moyenne. La ville offre une grande sécurité, une qualité de vie élevée avec des infrastructures modernes, des espaces verts et des transports publics efficaces et abordables. Sa position centrale en Europe permet un accès rapide à plusieurs pays voisins. L’écosystème technologique est dynamique, rythmé par de nombreux événements et lieux de collaboration. Enfin, le cadre légal est protecteur, avec un code du travail structuré, des droits sociaux solides et une assurance santé universelle.

Les principaux défis

Les difficultés ne manquent pas pour autant :

Attention :

Les principaux obstacles incluent le coût élevé de la vie à Prague, des inégalités salariales persistantes, une bureaucratie complexe pour les non-ressortissants de l’UE, une barrière linguistique significative en dehors des cercles internationaux, et la pression de l’automatisation sur de nombreux emplois, nécessitant une formation continue.

Comment maximiser ses chances en tant qu’expatrié

Pour les professionnels qui envisagent de s’installer sur le marché du travail de la République Tchèque, quelques axes stratégiques se dégagent des données disponibles.

D’abord, viser les secteurs réellement en tension : IT, cybersécurité, data, finance, services partagés, santé, ingénierie, construction, logistique. Sur ces segments, le déficit de talents est durable, et les entreprises sont prêtes à proposer des packages attractifs, incluant parfois aide au logement, prise en charge de certaines démarches administratives et cours de tchèque.

Astuce :

La maîtrise de l’anglais est essentielle, mais combiner l’anglais avec une langue européenne (allemand, français, néerlandais, italien, langues nordiques) constitue un avantage compétitif significatif, particulièrement dans les centres de services multilingues. Les entreprises recherchent également des profils maîtrisant des langues moins courantes (hébreu, chinois, japonais, coréen, etc.) pour répondre aux besoins de marchés spécifiques.

Enfin, anticiper le cadre légal et fiscal : comprendre la structure de la paie (impôt à 15/23 %, cotisations, assurance santé), se familiariser avec les types de permis de travail disponibles selon sa nationalité et son statut (salarié vs freelance), et intégrer dans sa négociation salariale le coût réel de la vie, notamment du logement et de l’éducation si l’on vient en famille (les écoles internationales peuvent coûter 300 000 à 800 000 CZK par an).

Pour les profils très qualifiés, une rémunération nette de 2 500 € et plus représente souvent une excellente base dans le pays, surtout si une partie du travail peut être effectuée à distance ou pour des clients internationaux payant aux standards occidentaux. Pour les autres, une réflexion fine sur la ville d’implantation, le secteur choisi et les perspectives d’évolution est indispensable.

Conclusion : un marché favorable, mais sélectif

Le marché du travail en République Tchèque offre un contraste intéressant : structurellement en tension, vieillissant, avide de main‑d’œuvre qualifiée, il multiplie les signaux d’ouverture envers les expatriés. Dans le même temps, il reste très segmenté, avec un fossé entre les métropoles globalisées (Prague, Brno) et les régions, entre les professions intellectuelles à forte valeur ajoutée et les métiers de services peu rémunérés.

Bon à savoir :

Pour les profils qualifiés (développeurs, spécialistes data, ingénieurs, financiers multilingues, experts en cybersécurité), le pays offre un excellent accélérateur de carrière avec un bon équilibre entre missions intéressantes, salaire et qualité de vie. Pour les métiers peu qualifiés (serveurs, employés d’hôtellerie), l’accès est possible, mais les conditions dépendent de la montée en compétences, de l’apprentissage du tchèque et de la saisie des opportunités de formation ou de reconversion.

À l’heure où les entreprises tchèques prévoient encore d’augmenter leurs effectifs, notamment dans la finance, les services professionnels, la construction et l’IT, et où les salaires réels repartent nettement à la hausse, la fenêtre d’opportunité est réelle pour les expatriés prêts à jouer la carte de la qualification, des langues et de l’adaptabilité. Dans ce jeu, la République Tchèque n’est plus seulement un “back‑office” bon marché de l’Europe : elle est devenue un véritable hub régional de talents, où les étrangers bien préparés ont toute leur place.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa charge d’impôt et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, etc.), la stratégie a ciblé la République Tchèque, combinant fiscalité modérée et stabilité (impôt sur le revenu proportionnel, absence d’impôt sur la fortune, environnement économique solide, coût de vie à Prague inférieur à Paris, accès complet au marché UE). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention de la résidence avec achat d’une résidence principale, organisation CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan structuré de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, francophones/anglophones) et intégration patrimoniale. Ce dispositif permet de capter les économies fiscales et opportunités d’investissement tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double imposition via convention FR–CZ, adaptation culturelle).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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