Rester proche de sa famille quand on vit ou voyage au Sénégal n’a jamais été aussi simple… à condition de bien s’y prendre. Entre cartes SIM locales, applications d’appels internationaux, Wi‑Fi gratuit, eSIM et services postaux, l’offre est vaste mais parfois déroutante. Or, dans un pays où la famille est au cœur de la vie sociale et où la « Teranga » – l’hospitalité sénégalaise – est une véritable culture, garder le lien ne relève pas du luxe mais du besoin essentiel.
Cet article détaille les différentes options pour communiquer avec vos proches depuis le Sénégal. Il s’appuie sur les données les plus récentes du marché sénégalais des télécoms et des services numériques pour fournir un guide complet et concret.
Comprendre le terrain : le Sénégal ultra connecté mais inégal
Avant de choisir vos outils, il est utile de savoir sur quel type de réseau vous allez vous appuyer. Le Sénégal est aujourd’hui l’un des marchés télécoms les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest.
Nombre de connexions mobiles actives dans le pays, dépassant sa population de 19 millions d’habitants.
En parallèle, un peu plus de 11,5 millions de personnes utilisent Internet, soit environ 60 % de la population. Cela signifie aussi que près de 4 personnes sur 10 restent encore hors ligne. Les écarts sont importants selon les régions : Dakar et les grandes villes comme Thiès ou Diourbel sont bien couvertes, alors que certaines zones rurales restent moins bien desservies.
Pour communiquer efficacement depuis le Sénégal, il faut donc combiner plusieurs solutions : le mobile (SIM ou eSIM), le Wi‑Fi public ou privé, les apps de messagerie, les services d’appels internationaux… et parfois le bon vieux courrier.
Téléphonie mobile : la base pour rester joignable
La carte SIM ou eSIM locale est souvent le premier levier pour garder le contact, que ce soit via des appels traditionnels ou des applications comme WhatsApp.
Les grands opérateurs locaux et leurs forces
Le marché mobile sénégalais est dominé par trois acteurs principaux : Orange, Free/YAS et Expresso. Un quatrième, Promobile, progresse doucement.
| Opérateur | Part de marché mobile (approx.) | Points forts principaux |
|---|---|---|
| Orange | 56–59 % | Couverture nationale, 4G très rapide, 5G à Dakar |
| Free / YAS | 20–24 % | Forfaits agressifs, 5G licenciée, data compétitive |
| Expresso | 15–17 % | Offres data généreuses, pionnier de la 3G |
| Promobile | ~3 % | Nouvel entrant, services mobiles & financiers |
Orange, via Sonatel, reste la référence pour la fiabilité, surtout si vous bougez beaucoup entre villes et campagnes. L’opérateur a lancé la 5G à Dakar en 2024 et bénéficie aussi de l’arrivée de gros câbles sous-marins (2Africa, SHARE), ce qui améliore la capacité internationale.
Free/YAS, anciennement Tigo, mise sur des enveloppes data importantes à prix serrés, très appréciées pour les appels vidéo et les réseaux sociaux. Expresso, plus discret, propose des volumes de data intéressants pour les gros consommateurs.
Quel type de SIM choisir : physique ou eSIM ?
Deux grandes options s’offrent à vous pour obtenir un numéro ou au moins une connexion locale : la carte SIM physique classique et l’eSIM.
Une carte SIM physique s’achète facilement dans les boutiques des opérateurs ou chez des revendeurs à Dakar, Saint‑Louis, Saly, Ziguinchor, ainsi qu’à l’aéroport international Blaise Diagne (notamment dans les boutiques Orange). Les prix des forfaits prépayés varient généralement entre 500 et 15 000 F CFA, en fonction des packs et des bonus inclus. L’achat nécessite de présenter un passeport et de disposer d’un téléphone désimlocké.
Les eSIM, elles, sont purement numériques. Vous achetez un forfait en ligne auprès d’un fournisseur (Airalo, Holafly, GoMoWorld, Ubigi, Simpackers, Nomad, GigSky, etc.), vous recevez un QR code, et vous l’activez dans les réglages de votre smartphone compatible. L’avantage principal est de ne pas avoir à changer physiquement de carte, et de pouvoir conserver votre SIM d’origine en parallèle. En revanche, la plupart de ces eSIM pour le Sénégal sont data-only : pas de numéro sénégalais pour les appels et SMS classiques.
Exemples concrets de tarifs data locaux
Les forfaits prépayés Sénégal sont très compétitifs comparés aux standards européens ou nord-américains. Voici quelques ordres de grandeur pour les offres data des principaux acteurs (hors promos ponctuelles) :
| Opérateur & offre (prépayé) | Volume data / validité | Prix indicatif (F CFA) |
|---|---|---|
| Orange – Pass 3 Go / 1 jour | 3 Go / 24 h | 1 000 |
| Orange – Pass 7 Go / 30 j | 7 Go / 30 jours | 5 000 |
| Orange – Pass 25 Go / 30 j | 25 Go / 30 jours | 15 000 |
| Free/YAS – 1,25 Go / 1 jour | 1,25 Go / 24 h | 500 |
| Free/YAS – 17 Go / 30 j | 17 Go / 30 jours | 5 000 |
| Free/YAS – 35 Go / 30 j | 35 Go / 30 jours | 10 000 |
| Expresso – 1 Go / 1 jour | 1 Go / 24 h | 700 |
| Expresso – 20 Go / 30 j | 20 Go / 30 jours | 5 000 |
| Expresso – 50 Go / 30 j | 50 Go / 30 jours | 10 000 |
À titre de repère, le coût moyen d’1 Go de data mobile est tombé autour de 1,60 dollar, contre plus du double quelques années plus tôt. Pour qui a besoin de rester connecté en continu (visio, réseaux sociaux, travail à distance), ces niveaux de prix rendent très accessibles les usages intensifs.
Avantages pratiques pour la communication
Disposer d’une SIM ou eSIM locale vous permet de :
Découvrez les principaux bénéfices à utiliser une carte SIM locale lors de vos déplacements à l’étranger pour rester connecté efficacement et économiquement.
Utiliser WhatsApp, Messenger, Signal, etc. à moindre coût pour vos appels et messages vers l’étranger.
Rester joignable localement pour les services (Uber/Yango, banques, administrations) et vos amis sur place.
Bénéficier d’un Internet suffisamment rapide pour la visioconférence, avec des débits médians mobiles autour de 27 Mb/s.
Dans la pratique, pour garder le lien avec vos proches, un combo fonctionne très bien : un forfait data local pour la connectivité, et des apps de messagerie ou d’appels VoIP pour parler et voir votre famille sans exploser votre budget.
Appels internationaux depuis le Sénégal : maîtriser la facture
Utiliser directement votre forfait téléphonique pour appeler l’étranger peut vite coûter cher, surtout si votre opérateur d’origine facture le roaming hors de prix. Plusieurs solutions existent pour réduire drastiquement la note.
Apps spécialisées d’appels internationaux
Un large écosystème d’applications permet de passer des appels vers des numéros fixes ou mobiles, partout dans le monde, sans que vos proches aient besoin d’Internet ni de smartphone. Le principe est simple : vous rechargez un crédit dans l’app, qui utilise Internet (Wi‑Fi, 3G, 4G, 5G) pour acheminer l’appel jusqu’au réseau téléphonique classique.
Parmi les services les plus présents sur le marché pour appeler depuis ou vers le Sénégal :
– BOSS Revolution (groupe IDT)
– Talk360
– Yolla
– ZippCall
– mytello
– eFon
– Rebtel
– KeepCalling
– CallingCards.com
– DialAnyone
Ces services fonctionnent sans abonnement, sur la base d’un paiement à la consommation. Les recharges démarrent souvent à partir de 5 dollars. Ils mettent en avant l’absence de frais cachés, une facturation à la minute (arrondie à la minute supérieure), et peuvent proposer des crédits bonus pour les nouveaux utilisateurs ou via le parrainage.
Combien coûte un appel vers le Sénégal ?
Même si l’objectif principal de cet article est de communiquer depuis le Sénégal, il est utile de comprendre ce que paieront vos proches s’ils veulent vous appeler avec ce type de services. Les tarifs donnent aussi une idée des ordres de grandeur si vous utilisez la même appli pour joindre d’autres pays.
Voici quelques exemples de prix annoncés pour des appels vers le Sénégal :
| Service | Destination au Sénégal | Tarif annoncé (USD/min) | Minutes pour 10 USD (approx.) |
|---|---|---|---|
| BOSS Revolution | Fixe | 0,225 | 44 min |
| BOSS Revolution | Mobile – général | 0,312 | 32 min |
| BOSS Revolution | Mobile – Orange | 0,20 | 50 min |
| BOSS Revolution | Mobile – Tigo/YAS | 0,387 | 26 min |
| Rebtel | Fixe & Orange mobile | 0,20 | 50 min |
| Rebtel | Autres mobiles | 0,33 | 30 min |
| Yolla | Mobile | ≈ 0,215 | variable selon crédit |
| Yolla | Fixe | ≈ 0,275 | variable |
| KeepCalling | Tout réseau | ≈ 0,339 | ~29 min |
| CallingCards.com | Plans Sénégal (Top Value) | 0,288 | ~34 min |
Ces niveaux restent bien inférieurs aux tarifs classiques des opérateurs occidentaux en roaming. Certaines offres affichent même des économies pouvant aller jusqu’à 90 % par rapport aux appels directs.
Pourquoi ces apps restent pertinentes au Sénégal
On pourrait se dire qu’avec WhatsApp et consorts, plus personne n’a besoin d’appels payants. En réalité, ces services gardent tout leur intérêt dans trois cas fréquents :
Plusieurs cas concrets justifient le maintien d’un téléphone fixe traditionnel : lorsque vos proches, comme des personnes âgées ou vivant en zones rurales ou dans des pays où la data est chère, n’ont pas d’accès fiable à un smartphone ou à Internet ; lorsque vous devez contacter des services (banques, compagnies aériennes, administrations) qui ne sont joignables que par numéro de téléphone classique ; ou encore lorsque vous recherchez une qualité vocale plus stable pour certaines destinations mal desservies par les solutions VoIP gratuites.
L’un des atouts majeurs de ces apps est que seul l’appelant a besoin d’Internet. Le correspondant, lui, décroche sur sa ligne fixe ou mobile habituelle.
WhatsApp et la messagerie : le nerf de la guerre
Difficile de parler de communication depuis le Sénégal sans évoquer WhatsApp, omniprésente dans le pays et dans la région. En 2021, on y comptait déjà 3,1 millions d’utilisateurs, alors que l’usage d’Internet et des smartphones ne cesse de progresser.
Pourquoi WhatsApp est incontournable au Sénégal
WhatsApp coche quasiment toutes les cases pour garder le contact :
L’application est entièrement gratuite et permet les appels vocaux, vidéo, l’envoi de messages texte, de notes vocales, de photos, de vidéos, de documents et de localisation. Toutes les communications sont chiffrées de bout en bout. Elle est utilisable partout dans le monde avec une connexion Internet (Wi-Fi ou données mobiles), sans aucun surcoût pour les appels internationaux. Seule la consommation de données est facturée par votre opérateur.
Dans un pays où la plupart accèdent à Internet via un téléphone (76 % des connexions en 2021 se faisaient par smartphone), WhatsApp est devenue l’interface naturelle pour les conversations familiales, les groupes de quartier, les échanges professionnels et les nœuds de solidarité.
Combien de data consomme WhatsApp ?
Pour anticiper votre budget data, il est utile de connaître les ordres de grandeur de la consommation de WhatsApp :
| Usage WhatsApp | Consommation moyenne |
|---|---|
| Message texte | ~1 Ko |
| Image | 100–300 Ko |
| Message vocal | ~1 Mo par minute |
| Appel vocal | 0,3–0,5 Mo par minute |
| Appel vidéo (résolution standard) | 5–6 Mo par minute |
| Appel vocal de 10 minutes | ≈ 4 Mo |
| Appel vidéo de 10 minutes | ≈ 50 Mo |
Concrètement, un forfait de 5 Go permet des dizaines d’heures d’appels vocaux, ou plusieurs heures de vidéo. Pour un usage intensif (appels vidéos fréquents, envoi massif de médias), un volume compris entre 15 et 35 Go par mois, facilement trouvable chez Orange ou Free/YAS, est très confortable.
WhatsApp propose un mode ‘Utiliser moins de données pour les appels’ dans les réglages (section Stockage et données). Il compresse davantage les appels, réduisant sensiblement la consommation de données, mais peut entraîner une légère baisse de la qualité audio.
Bonne pratique : lier WhatsApp à votre numéro principal
Un point clé à garder en tête quand vous basculez sur une SIM ou eSIM sénégalaise : votre compte WhatsApp reste lié à votre numéro de départ, même si vous utilisez une autre carte pour la data.
En pratique :
– Vous gardez WhatsApp associé à votre numéro d’origine (par exemple français ou canadien).
– Vous insérez une SIM locale ou activez une eSIM uniquement pour avoir de la data.
– Vos proches continuent à vous écrire et vous appeler sur le même numéro WhatsApp que d’habitude, sans même savoir que vous êtes au Sénégal.
Cette solution évite de perdre vos historiques de conversation et de forcer tout le monde à mettre à jour vos coordonnées.
Wi‑Fi, espaces publics et coworking : se connecter sans exploser son forfait
Même avec de bons forfaits mobiles, le Wi‑Fi reste précieux pour les gros consommateurs de data, notamment en vidéo. Dakar et les grandes villes du pays multiplient les points d’accès gratuits ou semi-gratuits.
Où trouver du Wi‑Fi gratuit ou fiable à Dakar
De nombreux cafés et restaurants à Dakar offrent le Wi‑Fi à leurs clients, en particulier dans le quartier du Plateau, aux Almadies ou dans les zones fréquentées par les voyageurs d’affaires et les étudiants. Des établissements comme Le Layu, Le Viking ou Le Lycee (au Plateau) sont souvent cités pour la qualité de leur connexion.
L’aéroport international Blaise Diagne propose aussi un accès Wi‑Fi, pratique pour envoyer un dernier message ou faire un appel vidéo en attendant votre vol. Certains lieux emblématiques, comme le Monument de la Renaissance africaine ou la Grande Mosquée de Dakar, disposent ponctuellement de Wi‑Fi public.
Les vitesses moyennes à Dakar oscillent généralement entre 12 et 20 Mb/s, suffisantes pour des appels vidéo de bonne qualité. La stabilité dépend cependant des heures de pointe et de la météo : la saison des pluies peut occasionner quelques perturbations.
Initiative Smart Sénégal et Wi‑Fi public
Le programme gouvernemental « Smart Sénégal », piloté par Senegal Numérique SA, ambitionne de faire du pays un véritable hub digital. Dans ce cadre, un réseau d’environ 120 points de Wi‑Fi public gratuit, dits « konnectel », a été déployé dans tout le territoire.
On trouve ces hotspots dans des lieux clés : l’aéroport Blaise Diagne, la place de l’Indépendance à Dakar, la Dakar Arena de Diamniadio, des hôpitaux régionaux ou encore lors de grands événements. Ce réseau servirait déjà plus d’un million d’utilisateurs par jour.
Si vous habitez ou vous déplacez régulièrement près de zones disposant d’un accès Wi-Fi public, privilégiez ces connexions pour vos appels vidéo de longue durée. Cela vous permet de préserver l’enveloppe de données de votre forfait mobile.
Coworking et espaces de travail connectés
Pour ceux qui travaillent à distance depuis le Sénégal, mais aussi pour qui veut un environnement calme et bien connecté pour appeler sa famille, Dakar dispose d’une offre croissante de coworkings : Jokkolabs, CTIC Dakar, Work and Co (au Plateau), entre autres.
La plupart offrent :
– Une connexion haut débit plus stable que le Wi‑Fi domestique de base.
– Des espaces silencieux, idéaux pour les visios.
– Des salles de réunion pour organiser un appel de groupe avec plusieurs membres de la famille répartis dans le monde.
Des cafés comme le Café de Rome sont également appréciés des télétravailleurs et des nomades digitaux pour le bon compromis entre ambiance conviviale et connexion correcte.
Rester en contact via les réseaux sociaux
Le Sénégal est un pays très « social » par nature… et par les réseaux également. En janvier 2025, on y comptait environ 5 millions d’identités actives sur les plateformes sociales, soit près de 27 à 29 % de la population totale, mais plus de 44 % des internautes.
Le poids des plateformes
Facebook reste ultra dominant : en août 2025, on y recensait près de 4,9 millions d’utilisateurs, soit environ un quart de la population. En octobre 2025, la plateforme captait plus de 93 % de parts de marché des réseaux sociaux au Sénégal. Les 25–34 ans constituent le plus gros contingent.
YouTube progresse très vite, avec plus de 5 millions d’utilisateurs en 2025, soit près de 27 % de la population, largement porté par la consommation de vidéos sur mobile.
Instagram compte environ 1,3 million d’utilisateurs au Sénégal, un chiffre comparable à celui de LinkedIn.
Comment exploiter ces réseaux pour la famille
Pour garder un lien vivant, notamment avec les plus jeunes, les réseaux sociaux deviennent un complément précieux aux appels individuels :
– Groupes privés de famille sur Facebook pour partager des photos, vidéos, nouvelles du quotidien.
– Live vidéo pour faire visiter en direct un événement au Sénégal.
– Stories Instagram pour donner des « miettes » de votre quotidien à vos proches.
– Chaînes YouTube familiales (même non publiques) pour archiver des moments importants (mariages, baptêmes, fêtes religieuses).
Comme toujours, il faut garder un œil critique sur les questions de confidentialité, mais correctement paramétrés, ces outils renforcent le sentiment de proximité malgré la distance.
Envoyer de l’argent et des colis : un autre visage de la communication
Rester en contact, ce n’est pas seulement se parler ; c’est aussi se soutenir. Au Sénégal, où une part significative de la population dépend des transferts de la diaspora, l’envoi d’argent ou de colis fait partie intégrante du lien familial.
Transferts d’argent vers le Sénégal
Une multitude de services facilitent aujourd’hui l’envoi d’argent vers le pays : Remitly, WorldRemit, MoneyGram, Western Union, Ria, Sendwave, BOSS Money, Taptap Send, Xe, TransferGo, OFX, Afriex, etc.
Les fonds peuvent être reçus de plusieurs façons :
– Retrait d’espèces dans des agences partenaires (Ria dispose de plus de 13 000 points de retrait dans le pays).
– Dépôt sur compte bancaire.
– Crédit sur portefeuille mobile (Orange Money, Free Money, Wave, très populaires au Sénégal).
– Dans certains cas, dépôt sur carte de débit.
Les banques sénégalaises partenaires sont nombreuses : Orange Money, CBAO, Ecobank, Bank of Africa, Coris Bank, BICIS, Orabank, La Poste Finance, etc.
La plupart des services en ligne mettent en avant des frais réduits et des promotions pour les premiers envois (transfert sans frais à hauteur d’un certain montant, taux de change préférentiel, etc.). L’intérêt pour la communication familiale est double : ces transferts donnent des nouvelles implicites (« j’ai bien reçu », « merci ») et offrent une sécurité financière qui rassure les deux côtés.
La Poste du Sénégal et les colis
Pour l’envoi de courrier et colis physiques, La Poste du Sénégal reste l’acteur historique. Elle couvre l’ensemble du territoire, gère lettres, colis, documents officiels, mais aussi des services financiers (épargne, transferts) et des solutions de paiement électronique.
Pour des envois rapides depuis ou vers l’Europe et l’Amérique du Nord, il est courant d’utiliser des services privés comme DHL, FedEx ou des courriers spécialisés (Express Post Services, GPS International Courier) en complément des services postaux traditionnels.
Les délais et la fiabilité varient :
– Un colis international peut mettre de 3 semaines à plusieurs mois en fonction du service choisi, des formalités douanières et de la période.
– Les services express privés annoncent plutôt 2 à 7 jours ouvrables, mais à des coûts nettement plus élevés.
– Les petits colis non suivis sont plus exposés au risque de perte ou de vol.
Pour rester en contact de manière tangible (photos imprimées, cadeaux, lettres manuscrites), mieux vaut privilégier les solutions avec suivi, assurer les envois si possible et éviter les objets fragiles ou trop précieux. Une alternative de plus en plus utilisée consiste à passer par des services locaux de livraison de cadeaux au Sénégal, qui achètent sur place (chocolats, fleurs, paniers garnis) et livrent directement en 1 à 3 jours, contournant ainsi la douane.
Bien gérer l’axe Sénégal – reste du monde
Rester en contact depuis le Sénégal implique aussi de bien orchestrer votre relation avec votre opérateur d’origine, surtout si vous revenez régulièrement dans votre pays de départ.
Roaming et forfaits internationaux des opérateurs étrangers
Si vous venez d’Amérique du Nord ou d’Europe et souhaitez conserver votre carte SIM principale pour rester joignable, renseignez-vous sur les options internationales proposées par votre opérateur :
Plusieurs opérateurs américains, dont Google Fi, T‑Mobile, AT&T, Verizon, Mint Mobile, Visible et US Mobile, proposent des options pour utiliser son mobile à l’étranger. Les appels sont généralement facturés à la minute (souvent entre 20 et 25 cents) ou via des forfaits journaliers (coûtant entre 5 et 12 dollars par jour). Des forfaits spécifiques, comme le Google Fi Flexible (20 $ + 10 $/Go) ou l’Unlimited Premium (65 $), incluent un forfait de données utilisable à l’international, avec des appels internationaux tarifés autour de 20 cents la minute.
Ces offres sont intéressantes pour des séjours courts ou pour les personnes qui se déplacent tout le temps sur différents continents. Mais pour un séjour prolongé au Sénégal, une SIM ou eSIM locale reste quasiment toujours plus économique, l’opérateur d’origine ne servant que de « ceinture de sécurité » pour les SMS bancaires ou quelques appels d’urgence.
Stratégie gagnante : double SIM, double usage
La configuration la plus commode pour rester en contact avec tout le monde, dans les deux sens, consiste souvent à : utiliser des applications de messagerie instantanées.
Gardez votre SIM d’origine active (en désactivant les données mobiles pour éviter les frais hors-forfait) pour recevoir les messages importants et rester joignable sur votre numéro habituel. Ajoutez une SIM ou eSIM sénégalaise pour toute votre consommation de données locales, vos appels domestiques et vos applications de messagerie.
Les smartphones récents acceptent bien ce fonctionnement double (physique + eSIM ou double SIM physique selon les modèles). Cela permet de parler normalement avec votre famille restée au pays, tout en communiquant sans surcoût avec vos proches au Sénégal.
Penser aussi aux moins à l’aise avec le numérique
Dans de nombreuses familles, des parents ou grands-parents n’ont pas les mêmes réflexes numériques que les plus jeunes. Le défi ne se limite alors pas à avoir une bonne connexion, mais à leur mettre un outil en main qu’ils puissent vraiment utiliser.
Adapter les appareils et les outils
Pour des aînés peu à l’aise avec les smartphones, plusieurs pistes existent :
Des appareils et configurations simples pour faciliter la communication à distance avec les seniors.
Utiliser une tablette grand écran, plus confortable pour la visio, avec icônes agrandies et raccourcis directs vers les contacts essentiels.
Configurer un smartphone avec WhatsApp ou Messenger déjà paramétré, les numéros importants enregistrés et des réglages d’accessibilité adaptés (texte agrandi, volume fort, contraste, etc.).
Installer un écran connecté de type « smart display » (par exemple un appareil spécialement pensé pour les seniors), relié au Wi‑Fi de la maison, pour qu’ils puissent répondre à un appel vidéo sans manipulations complexes.
L’enjeu est de réduire au maximum le nombre d’actions nécessaires pour décrocher ou lancer un appel, quitte à tout automatiser au départ grâce à l’aide d’un proche plus à l’aise.
Structurer la communication
Les études menées en Europe ou en Amérique du Nord sur les personnes âgées montrent que les appels vidéo réguliers réduisent les sentiments de solitude, améliorent le moral et peuvent même participer à la prévention du déclin cognitif.
Dans le contexte sénégalais, le respect des aînés et la place centrale de la famille élargie donnent un sens particulier aux relations. Adopter quelques bonnes habitudes pratiques peut significativement améliorer et transformer ces relations.
– Fixer des rendez‑vous vidéo hebdomadaires à heure fixe, en tenant compte du décalage horaire (le Sénégal est sur GMT, sans changement saisonnier).
– Prévenir à l’avance pour que la personne soit installée dans un endroit calme, avec une bonne lumière.
– Accepter les aléas techniques (coupure réseau, micro trop bas, etc.) et prendre le temps d’expliquer calmement ce qui ne va pas.
Cette dimension humaine reste au cœur de toutes les solutions techniques évoquées : les outils ne sont que des moyens au service de ce lien.
En résumé : bâtir sa propre “boîte à outils” pour rester proche
Les chiffres le montrent : le Sénégal est largement entré dans l’ère numérique, avec un taux de pénétration mobile supérieur à 120 % et plus de 11 millions d’internautes. Les infrastructures s’améliorent (câbles sous‑marins, 4G généralisée, démarrage du 5G, Wi‑Fi public Smart Sénégal), les coûts de la data baissent, et l’offre de services pour communiquer n’a jamais été aussi variée.
Pour rester en contact avec vos proches depuis le Sénégal, l’approche la plus efficace consiste à combiner plusieurs briques complémentaires :
Découvrez les solutions essentielles pour maintenir le lien familial et offrir un soutien concret, même à distance.
Optez pour une SIM ou eSIM locale pour bénéficier d’un volume de data confortable à un prix raisonnable lors de vos séjours.
Utilisez WhatsApp et les principales messageries pour les appels, visioconférences et partage de moments de vie au jour le jour.
Profitez d’applications comme BOSS Revolution, Rebtel ou Yolla pour joindre les personnes sans Internet ou certains services spécifiques.
Maintenez un fil continu d’échanges via Facebook, YouTube et Instagram pour partager petites nouvelles et contenus.
Utilisez les services de transfert d’argent et d’envoi de colis pour matérialiser votre soutien, en veillant à la fiabilité et aux délais.
Mettez en place des dispositifs adaptés pour les membres de la famille moins à l’aise avec la technologie, afin de ne laisser personne de côté.
En prenant le temps de paramétrer correctement vos outils, d’anticiper vos besoins en data et de vous adapter au niveau technologique de chacun, vous pouvez transformer la distance géographique en simple détail logistique. Les kilomètres entre Dakar, Thiès, Saint‑Louis ou Touba et le reste du monde ne pèsent plus très lourd face à un appel vidéo où l’on voit sourire ceux qu’on aime.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer au Sénégal, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Maroc, Maurice, Sénégal), la stratégie retenue a consisté à cibler le Sénégal pour sa fiscalité compétitive sur les revenus, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie significativement inférieur à la France (Dakar restant plus abordable que Paris) et un environnement francophone facilitant les démarches. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du titre de séjour, choix et achat d’une résidence principale, affiliation au régime local de santé en complément de la CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, notaire, accompagnement bilingue) et intégration patrimoniale globale, afin de sécuriser les économies fiscales et la transmission.
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