Les démarches administratives pour vivre au Sénégal

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Sénégal ne se résume pas à réserver un vol pour Dakar et trouver un appartement à Almadies ou au Plateau. Derrière l’image de pays chaleureux, au coût de la vie plus abordable que dans de nombreux pays occidentaux, se cache un ensemble de démarches administratives qu’il vaut mieux anticiper si l’on veut éviter les mauvaises surprises. Entre visa, carte de séjour, permis de travail, fiscalité, assurance santé, permis de conduire, banque et logement, le parcours peut sembler dense, mais il devient beaucoup plus clair dès lors qu’on en comprend la logique.

Bon à savoir :

Cet article détaille les démarches juridiques, pratiques et budgétaires nécessaires pour les étrangers qui envisagent une installation durable au Sénégal. Il fournit un guide complet couvrant tous les aspects essentiels de la vie sur place.

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Entrer au Sénégal : visas, durée de séjour et premières formalités

Pour beaucoup d’étrangers, la première bonne nouvelle est que l’entrée au Sénégal est relativement simple pour un séjour de courte durée. Les règles varient selon la nationalité, le type de passeport et l’objectif du voyage.

Séjour de moins de 90 jours : visa ou pas visa ?

Les ressortissants de nombreux pays – notamment des États membres de la CEDEAO, de la plupart des pays européens, des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, du Brésil, de la Chine ou du Japon – peuvent entrer au Sénégal sans visa pour des séjours n’excédant pas 90 jours. Cela concerne typiquement les séjours touristiques, les missions courtes ou les voyages d’affaires non rémunérés sur place.

Astuce :

Pour les voyageurs soumis à l’obligation de visa, plusieurs modalités existent : la demande d’e‑visa en ligne, le visa traditionnel délivré par un consulat sénégalais, ou, plus rarement, le visa à l’arrivée. Le visa biométrique d’une durée de 1 à 90 jours peut notamment être obtenu via des plateformes officielles en ligne. Les frais sont d’environ 50 euros, auxquels s’ajoute une commission bancaire modique et non remboursable en cas de refus de la demande.

À l’arrivée, les voyageurs doivent disposer d’un passeport valable au moins six mois après l’entrée sur le territoire. Les autorités peuvent aussi demander une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel, attestation d’accueil, bail), un billet retour ou de continuation, ainsi qu’une lettre d’invitation ou de prise en charge dans certains cas.

Un point important concerne la santé : un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les personnes arrivant d’un pays où la maladie circule, y compris en cas de simple transit. D’autres vaccinations (hépatite A, typhoïde, méningite, prophylaxie antipaludique) sont vivement recommandées.

Quand un simple visa ne suffit plus : franchir le cap des 90 jours

Dès lors que l’objectif est de vivre au Sénégal – c’est-à-dire rester plus de 90 jours – la logique change complètement. Le visa de court séjour ne suffit plus, même si l’on est dans un régime de dispense de visa pour l’entrée. On entre alors dans le domaine de l’immigration de long séjour, régi principalement par la loi n° 71‑10 du 25 janvier 1971 sur l’admission et le séjour des étrangers.

Attention :

Tout étranger souhaitant vivre au Sénégal pour une durée supérieure à trois mois doit obligatoirement entreprendre des démarches administratives spécifiques.

disposer d’un titre d’entrée approprié (visas spécifiques dans certains cas) ;

demander une carte d’identité d’étranger (souvent appelée carte de séjour) ;

– et, s’il travaille, obtenir un permis de travail.

Ces démarches se font essentiellement auprès des services de la Police des étrangers et de la Direction du Travail, avec l’appui d’un employeur ou d’un conseil local dans les cas les plus complexes.

S’installer légalement : carte d’identité d’étranger et permis de séjour

La pièce maîtresse du statut de résident au Sénégal est la Carte d’Identité d’Étranger (CIE). Elle sert à la fois de document d’identité local, de titre de séjour et, pour les personnes en situation régulière d’emploi, de support pour l’autorisation de travail.

À qui s’adresse la carte d’identité d’étranger ?

Tout étranger qui reste plus de 90 jours doit demander la CIE, qu’il soit initialement entré sans visa ou avec un visa de court séjour. Seuls les enfants de moins de 15 ans en sont dispensés. Pour les conjoints et enfants mineurs de titulaires de permis, des cartes de séjour de dépendants existent, mais elles ne donnent pas automatiquement droit au travail.

Cette carte vient en complément de l’empreinte laissée à l’entrée (tampon de passeport, visas) et du contrat de travail pour ceux qui sont employés au Sénégal.

Où et comment déposer sa demande ?

L’interlocuteur clé pour la CIE est la Police des Étrangers, située aux Allées Ababacar Sy, à côté du Commissariat de Dieuppeul à Dakar. C’est là que l’on dépose le dossier, que l’on récupère un numéro de dossier et que l’on suit l’avancement de sa demande. L’administration ne contacte généralement pas l’usager : c’est au demandeur de revenir régulièrement aux guichets pour s’enquérir de la suite.

Le cœur de la demande repose sur plusieurs pièces essentielles, toujours en français ou accompagnées de traductions certifiées :

Exemple :

Pour constituer un dossier de demande de carte de séjour au Sénégal, il faut notamment : une lettre formelle adressée au ministre de l’Intérieur, trois photos d’identité, une copie certifiée de l’acte de naissance, un extrait de casier judiciaire du pays d’origine, les copies des cinq premières pages du passeport (avec cachet d’entrée), un timbre fiscal de 15 000 F CFA, un justificatif de logement, un certificat médical sénégalais (environ 20 000 F CFA), une preuve de dépôt de garantie (caution de rapatriement). Pour les travailleurs, il faut ajouter un contrat de travail d’un an minimum légalisé, les statuts de la société ou une lettre d’embauche. Les commerçants peuvent fournir un numéro NINEA ou une carte de commerçant.

L’élément souvent méconnu est la caution de rapatriement. Après dépôt du dossier, le demandeur reçoit un formulaire appelé « État des Cautionnements » qui indique le montant à déposer. Pour un citoyen américain, ce montant peut tourner autour de 130 000 F CFA, tandis que pour certains Européens, des montants comme 75 000 F CFA sont cités. Cette somme n’est pas uniforme, elle varie selon la nationalité et les instructions de l’administration.

200

Montant en francs CFA du droit de timbre à payer lors du dépôt de la caution à la Caisse des Dépôts et Consignations.

Délais, récépissés et renouvellements

Une fois le dossier complet, un numéro de dossier est attribué et un récépissé de demande de carte peut être délivré. Ce document fait foi de séjour régulier pendant la phase d’instruction, même si le délai de traitement réel varie fortement.

En théorie, certaines sources évoquent un délai de 15 à 30 jours pour la production d’une carte d’identité d’étranger. En pratique, les témoignages montrent que la préparation de la carte physique peut prendre un an à un an et demi. Durant cette période, le récépissé doit être régulièrement renouvelé, en général tous les six mois, via un simple passage à la Police des Étrangers qui appose un visa de prolongation.

Cette contrainte influe directement sur la vie quotidienne : pour ouvrir un compte bancaire, signer un bail ou voyager, il faut souvent présenter ce récépissé accompagné du passeport.

Pour certains profils (investisseurs, résidents de longue durée, regroupement familial), des cartes de séjour plus longues – parfois jusqu’à dix ans pour les statuts d’investisseur – peuvent être envisagées après plusieurs années de résidence légale (souvent autour de cinq ans) et une bonne intégration.

Travailler au Sénégal : permis de travail, contrat et contrôles

Vivre au Sénégal sans travailler sur place est une chose. Y exercer une activité professionnelle en règle en est une autre. La clé, là encore, est d’articuler plusieurs éléments : contrat de travail, visa de long séjour, permis de travail, et, enfin, carte de séjour.

Qui a besoin d’un permis de travail ?

Tout étranger qui travaille au Sénégal plus de 90 jours a besoin d’un permis de travail. Seuls font exception :

les citoyens de la CEDEAO, qui bénéficient de régimes préférentiels, même si des règles de déclaration et d’enregistrement continuent à s’appliquer ;

– et, dans certains cas, les nations ayant des accords bilatéraux spécifiques (par exemple la France), qui bénéficient d’assouplissements, notamment sur les quotas de main-d’œuvre étrangère.

L’absence de permis de travail n’est pas une formalité anodine. Un étranger employé sans permis s’expose, tout comme son employeur, à des sanctions : refus ou retrait du permis, nullité du contrat, amendes, voire mesure d’éloignement.

Le rôle central de l’employeur

Au Sénégal, l’initiative de la demande de permis de travail revient à l’employeur. C’est l’entreprise installée au Sénégal qui constitue et dépose le dossier auprès de la Direction Générale du Travail et de la Sécurité Sociale. La procédure reste largement papier et nécessite souvent plusieurs exemplaires de chaque document.

Le Dossier Type

Les éléments essentiels à rassembler pour constituer un dossier complet et structuré.

Pièces d’identité

Une copie recto-verso d’une pièce d’identité officielle et valide (carte nationale d’identité, passeport ou permis de conduire).

Justificatif de domicile

Un justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture d’électricité, de gaz, d’eau ou de téléphone fixe, quittance de loyer).

Avis d’imposition

Le dernier avis d’imposition sur le revenu ou, à défaut, une attestation de non-imposition.

Rib ou Iban

Un relevé d’identité bancaire (RIB) ou international (IBAN) pour les éventuels prélèvements ou virements.

Photographie d’identité

Une photographie d’identité récente et conforme aux normes en vigueur (format 35×45 mm, visage découvert).

Documents spécifiques

Tout document complémentaire demandé en fonction de la nature précise de la démarche (contrat, attestation, diplôme, etc.).

le contrat de travail sénégalais, rédigé conformément au Code du travail ;

la copie du visa de long séjour ou du titre d’entrée pertinent ;

– le CV du salarié et ses diplômes ;

– un certificat médical ;

– un extrait de casier judiciaire ;

– un justificatif de logement au Sénégal ;

– les documents d’enregistrement de l’entreprise (registre de commerce, NINEA, attestations fiscales, etc.).

Depuis 2025, les entreprises doivent fournir un certificat de conformité fiscale récent pour déposer ou renouveler des demandes de permis de travail et de séjour. Dans les secteurs stratégiques comme les hydrocarbures ou les mines, elles doivent également présenter un plan de contenu local, détaillant comment elles formeront ou intégreront du personnel sénégalais, conformément aux lois adoptées en 2019 et 2022.

Réglementation sénégalaise pour les entreprises

Types de permis, durée et renouvellement

Le permis de travail « classique » (Permis de Travail) est généralement délivré pour une durée d’un à deux ans, souvent alignée sur celle du contrat de travail, et doit être renouvelé avant son expiration. Un type de permis spécifique existe également pour les salariés détachés par une maison mère étrangère (Assignment Work Permit), ce qui permet de maintenir tout ou partie de la relation salariale dans le pays d’origine.

Il n’existe pas de véritable permis de travail « court terme » : en dessous de 90 jours, les autorités tolèrent dans certains cas des missions ponctuelles non rémunérées sur place, mais dès qu’un salaire est versé depuis le Sénégal ou qu’une présence s’installe dans la durée, le permis devient incontournable.

Bon à savoir :

Les délais de traitement pour une décision de principe sont généralement de deux à quatre semaines. Il est toutefois prudent de prévoir un délai total de deux à trois mois entre la signature du contrat et la finalisation de l’ensemble des démarches, incluant l’obtention du visa long séjour, du permis de travail et le dépôt de la demande de carte de séjour.

Quotas, contenu local et marché du travail

Le cadre légal sénégalais garde la main sur la proportion de travailleurs étrangers dans certaines entreprises, notamment via des textes anciens comme le décret de 1956 sur les quotas de main-d’œuvre étrangère et les lois récentes de contenu local dans les secteurs pétrolier et minier. Dans la pratique, cela signifie que :

certaines entreprises doivent justifier que le recours à un expatrié est indispensable faute de compétences locales disponibles ;

la proportion d’étrangers ne doit pas dépasser des plafonds par catégorie de personnel.

Pour un candidat étranger, cela se traduit souvent par la nécessité de montrer une forte spécialisation (profil technique rare, encadrement supérieur, expertise pointue) et de se préparer à fournir diplômes, références et expériences détaillées.

Se déplacer : permis de conduire, voiture et règles de circulation

Vivre au Sénégal implique très vite de s’interroger sur la mobilité : se contenter des transports publics, utiliser taxis et VTC, ou conduire soi-même. Là encore, la réponse dépend de la durée du séjour et du pays d’origine du permis de conduire.

Conduire avec un permis étranger et un permis international

Pour un séjour de courte durée, les autorités acceptent l’usage du permis national, souvent accompagné d’un permis de conduire international. Ce dernier est une traduction standardisée, reconnue dans plus de 150 pays, régie par les conventions de 1926, 1949 et 1968. Il ne remplace pas le permis national mais en est le complément.

Au Sénégal, les permis internationaux des deux régimes (validité d’un an et de trois ans) sont reconnus, à condition qu’ils soient présentés en même temps que le permis d’origine. Ils sont surtout utiles pour les touristes qui louent un véhicule ou traversent le pays en voiture, notamment parce que les compagnies de location et les assureurs les exigent souvent.

Dès que l’on s’établit dans la durée, les règles se durcissent.

Proverbe

Changer son permis étranger en permis sénégalais

Les résidents étrangers ont l’obligation de convertir leur permis de conduire dans un délai d’un an à compter de leur demande de carte d’étranger, lorsque leur pays d’origine a signé un accord de réciprocité avec le Sénégal.

Cette possibilité de conversion, sans repasser l’examen, concerne notamment les ressortissants de pays comme la France, la Belgique, le Maroc, le Burkina Faso ou la Corée du Sud, parmi d’autres. Les diplomates en poste bénéficient également de cette faculté.

Les personnes dont le pays n’a pas conclu de convention avec le Sénégal doivent, elles, passer les épreuves théorique et pratique pour obtenir un permis sénégalais.

La conversion se fait auprès de la Division des Permis de Conduire, relevant du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et de l’Aménagement du territoire. Le dossier comprend typiquement :

Pièces requises pour l’échange de permis de conduire étranger au Sénégal

Pour convertir votre permis de conduire étranger en permis sénégalais, vous devez fournir l’ensemble des documents suivants.

Permis étranger original

Le permis de conduire original délivré par votre pays d’origine.

Certificat de résidence

Un justificatif attestant de votre résidence au Sénégal.

Photos d’identité

Trois photographies d’identité récentes et conformes.

Certificat d’authenticité

Relevé d’informations ou certificat d’authenticité du permis, délivré par les autorités de votre pays d’origine.

Copie certifiée de pièce d’identité

Une copie certifiée conforme d’un document d’identité officiel.

Certificats médicaux

Un ou plusieurs certificats médicaux attestant de l’aptitude à conduire, délivrés par des services médicaux habilités.

Preuve du groupe sanguin

Un document officiel indiquant votre groupe sanguin.

Timbre et droits fiscaux

Des timbres et droits fiscaux, d’un montant d’environ 10 000 F CFA.

Les délais annoncés pour la délivrance du nouveau permis se situent autour d’une semaine dans le cas des conversions simples, mais peuvent être plus longs selon l’affluence et la complétude du dossier.

Un permis désormais numérique et sécurisé

Depuis 2018, le Sénégal a progressivement remplacé le vieux permis en carton rose par une carte plastique numérique, dotée de dispositifs anti‑contrefaçon et d’une bande lisible par des lecteurs automatiques. Les données sont enregistrées dans une base nationale qui centralise les informations sur les conducteurs, les véhicules et les infractions.

Bon à savoir :

Pour les étrangers, le permis de conduire et le passeport doivent être présentés ensemble lors des contrôles. Cette mesure, issue de la modernisation du permis, a pour objectif de lutter contre la fraude documentaire et d’améliorer la sécurité routière.

Règles de conduite essentielles

Le Sénégal applique la circulation à droite, avec un âge minimum de conduite de 18 ans et généralement 21 ans pour louer un véhicule. La vitesse est limitée à 90 km/h en rase campagne, avec des limitations plus basses en ville.

Le port de la ceinture est obligatoire, l’usage du téléphone tenu en main est interdit, et la tolérance zéro s’applique pour l’alcool au volant (taux légal de 0,00 %). En cas d’infraction grave ou d’accident, la police peut confisquer permis ou pièces d’identité jusqu’au paiement de l’amende.

En cas d’accident, les véhicules ne doivent pas être déplacés, sauf danger pour la circulation. Beaucoup de conducteurs préfèrent régler à l’amiable les petits accrochages, les procédures pouvant être longues. La police centrale de Dakar dispose d’une unité mobile d’investigation des accidents, mobilisable en cas de sinistre plus sérieux.

Se soigner : couverture santé, assurance et coût des soins

L’un des pièges de l’expatriation au Sénégal est de sous‑estimer la question de la santé. Le système sanitaire existe, mais il est inégalement réparti et très contrasté entre Dakar et le reste du pays.

Un système à plusieurs niveaux et très concentré à Dakar

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale supervise un système structuré en trois niveaux :

des postes de santé de proximité ;

des centres de santé et structures régionales ;

des hôpitaux et centres hospitaliers universitaires.

Mais l’essentiel des ressources humaines qualifiées se concentre dans la capitale : environ 70 % des médecins et 80 % des dentistes et pharmaciens exercent à Dakar. Dans un pays où l’on compte moins d’un médecin pour 10 000 habitants, les files d’attente, le manque de lits et les ruptures de médicaments ne sont pas rares dans le secteur public.

La couverture maladie universelle… pour les Sénégalais

Depuis 2013, le Sénégal s’est lancé dans un programme ambitieux de Couverture Maladie Universelle (CMU), avec la création d’une agence dédiée et la multiplication de mutuelles communautaires. Les objectifs étaient de couvrir 75 % de la population, avec des résultats mitigés : environ 20 % de couverture en 2012, près de 50 % en 2018 selon les estimations, mais une adhésion encore très faible dans certains segments, notamment l’économie informelle.

Plusieurs dispositifs coexistent :

des assurances obligatoires pour les salariés formels via des « Instituts de prévoyance maladie » (IPM) dans les entreprises, couvrant typiquement 40 à 80 % des dépenses de santé ;

– des mutuelles communautaires subventionnées pour les travailleurs informels, avec une cotisation de l’ordre de 7 000 F CFA par an, partiellement ou totalement prise en charge par l’État pour les plus pauvres ;

– le Plan Sésame, qui offre la gratuité des soins pour les Sénégalais de plus de 60 ans ;

– la gratuité pour les enfants sénégalais de moins de cinq ans, dans certaines structures.

Les étrangers, sauf cas particuliers (salariés couverts par une IPM, résidents de longue date ayant adhéré à des mutuelles), ne bénéficient pas directement de ces régimes et doivent en général se tourner vers l’assurance privée.

Assurance santé pour expatriés : un passage obligé

Pour un expatrié en poste au Sénégal, la situation la plus favorable est celle où l’employeur local ou étranger lui fait bénéficier d’une assurance collective (IPM d’entreprise ou couverture internationale). Néanmoins, même dans ce cas, une période de carence de deux mois est souvent appliquée avant de pouvoir utiliser la couverture, ce qui oblige à prévoir une assurance transitoire.

Les compagnies d’assurance internationales présentes sur ce marché – Cigna, Allianz, AXA, Bupa Global, MSH, etc. – proposent des produits couvrant :

les consultations en cliniques privées ;

les examens et hospitalisations ;

– parfois l’évacuation sanitaire et le rapatriement.

Les frais peuvent grimper vite : une journée d’hospitalisation en chambre individuelle dans le public avoisine 28 000 F CFA, une chambre en clinique privée atteint facilement 50 000 F CFA, une consultation simple coûte 3 000 à 10 000 F CFA dans le public et 10 000 à 25 000 F CFA dans le privé, et une urgence lourde peut se chiffrer en centaines de milliers de francs CFA.

Le coût d’une évacuation médicale vers l’Europe ou un autre pays équipé peut dépasser 10 000 euros, voire 50 000 euros selon la gravité et la distance. C’est ce type de risque qui rend l’option « rapatriement sanitaire » quasi indispensable pour toute installation durable.

Quelques repères sur les coûts de santé

Le tableau ci‑dessous donne un ordre de grandeur de certains coûts médicaux courants au Sénégal, en francs CFA :

Type de prestationCoût approximatif (F CFA)
Consultation générale (public)3 000 à 10 000
Consultation spécialiste (public)1 500 à 10 000
Consultation en clinique privée10 000 à 25 000
Chambre individuelle (hôpital public, /jour)env. 28 000
Chambre individuelle (clinique privée, /jour)env. 50 000
Examens biologiques courants7 500 à 15 000
Médication pour maladie chronique (par mois)7 500 à 20 000
Consultation dentaire de baseenv. 6 000
Dépôt à l’admission (hospitalisation)50 000 à 300 000

Pour un expatrié, l’assurance internationale permet souvent de limiter ou d’annuler le reste à charge, mais elle a un coût mensuel significatif, surtout pour une famille.

Gérer son argent : banque, compte courant et contraintes de change

Le Sénégal reste une économie très largement fondée sur le cash, malgré la montée en puissance spectaculaire des solutions de paiement mobile comme Orange Money ou Wari. Pour autant, ouvrir un compte bancaire local est quasiment indispensable dès que l’on perçoit un salaire, que l’on souhaite louer un logement formel ou que l’on monte une activité.

Un cadre bancaire inspiré par l’UEMOA

Le pays appartient à l’Union économique et monétaire ouest‑africaine (UEMOA) et utilise le franc CFA (XOF), arrimé à l’euro. Le droit bancaire s’appuie sur une loi uniforme (loi n° 2008‑26) et un règlement communautaire régissant les opérations avec l’étranger. Toute opération de change ou de mouvement de capitaux entre le Sénégal et l’extérieur doit en principe transiter par un intermédiaire agréé (banque ou établissement financier autorisé).

Pour un résident, cela signifie que les virements internationaux importants, les emprunts en devises ou les garanties en faveur de prêteurs étrangers obéissent à des procédures de déclaration ou d’autorisation, notamment auprès de la Banque centrale (BCEAO) ou du ministère des Finances.

Ouvrir un compte bancaire : documents et délais

Pour un étranger souhaitant ouvrir un compte, la banque exigera un dossier relativement standard :

Bon à savoir :

Pour ouvrir un compte bancaire au Sénégal, il faut fournir trois photos d’identité, une copie légalisée du passeport, un justificatif de domicile local (bail, certificat de résidence ou facture), ainsi que les trois dernières fiches de paie pour un compte courant classique. Les non-résidents doivent également présenter un justificatif de résidence dans leur pays d’origine et une preuve de séjour légal au Sénégal (visa, carte de séjour ou récépissé).

L’ouverture se fait en agence, avec vérification d’identité et parfois un entretien. Certaines banques permettent de prendre rendez‑vous en ligne. Un dépôt initial est requis afin d’activer le compte, généralement entre 10 000 et 50 000 F CFA selon la politique de l’établissement. La validation du compte et la remise des moyens de paiement (carte, chéquier, accès internet) prennent en moyenne de trois à sept jours.

Pour les expatriés payés en devises, la banque peut proposer un compte en monnaie étrangère, en complément ou en alternative au compte en francs CFA.

Choisir sa banque : réseau, services et frais

Au Sénégal, le paysage bancaire est composé d’établissements nationaux, panafricains et internationaux :

Exemple :

Le paysage bancaire africain se compose de trois principaux types d’établissements : des banques nationales spécialisées (épargne, micro-crédit, logement), des réseaux panafricains (comme Ecobank, BOA, UBA, CBAO) et des filiales de groupes internationaux (telles que BICIS du groupe BNP Paribas ou Société Générale).

Les critères de choix sont à la fois pratiques et économiques : proximité des agences et distributeurs, possibilité de retirer avec des cartes internationales, qualité de la banque en ligne, frais de tenue de compte, coût des virements, accessibilité du service client… Certaines banques limitent l’utilisation de leurs distributeurs aux seules cartes maison, ce qui complique la vie des nouveaux arrivants.

Pour les indépendants ou les entrepreneurs, l’ouverture d’un compte professionnel suppose des pièces supplémentaires : statuts de société, registre de commerce, numéro NINEA, etc.

Contraintes de change et obligations déclaratives

Dès que l’on entre dans des montants importants (investissements, prêts, garanties), le droit des changes impose des déclarations spécifiques, voire des autorisations préalables du ministère des Finances, notamment pour les garanties émises au bénéfice de créanciers étrangers.

En parallèle, les résidents fiscaux d’autres pays, comme les citoyens américains, doivent garder à l’esprit leurs propres obligations déclaratives (formulaires spécifiques à l’IRS pour les comptes et sociétés étrangers), sous peine de pénalités élevées.

Fiscalité personnelle : quand devient‑on résident fiscal au Sénégal ?

Au‑delà du statut d’immigration, un autre seuil discret mais majeur doit être surveillé : celui de la résidence fiscale. On peut être encore en procédure de carte de séjour et déjà considéré comme résident fiscal aux yeux de l’administration sénégalaise.

Critères de résidence fiscale

Un individu est considéré comme résident fiscal au Sénégal dans plusieurs cas de figure :

s’il a au Sénégal son foyer permanent, le centre de ses intérêts économiques ou son activité principale ;

– ou s’il séjourne physiquement plus de 183 jours sur une période de douze mois glissants.

Les résidents sont imposables sur leurs revenus mondiaux, tandis que les non‑résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source sénégalaise.

Impôt sur le revenu : structure et taux

L’impôt sur le revenu est structuré de manière progressive et proportionnelle. Le barème progressif, en francs CFA, commence à 0 % jusqu’à 630 000 F CFA de revenu net annuel, puis monte par paliers à 20 %, 30 %, 35 %, 37 % et au‑delà de 13,5 millions de F CFA, à 40 %, certains textes évoquant un taux de 43 % pour les revenus très élevés.

Cependant, ce barème est combiné à une imposition proportionnelle selon la nature du revenu :

11 % sur les salaires et traitements ;

10 % sur les dividendes ;

20 % sur les revenus fonciers ;

25 % sur d’autres catégories de revenus.

Attention :

La somme des impôts progressif et proportionnel est plafonnée à 40% du revenu imposable. De plus, un abattement forfaitaire de 30% s’applique sur les revenus salariaux (limité à 900 000 F CFA), et la première tranche de 630 000 F CFA est exonérée d’impôt.

En complément, un impôt minimum personnel (Minimum Personal Income Tax) s’applique en fonction de tranches de revenus, avec des montants forfaitaires allant de 900 F CFA à 36 000 F CFA selon le niveau de revenu annuel.

Retenues à la source et autres taxes

De nombreuses retenues à la source complètent le paysage :

10 % sur les dividendes versés à des personnes physiques ;

16 % sur la plupart des intérêts, avec des taux spécifiques de 8 %, 6 % ou 20 % sur certaines catégories ;

– 20 % sur les royalties et les honoraires techniques ;

– 5 % sur les loyers versés aux particuliers, sauf pour les loyers inférieurs à 150 000 F CFA par mois ou lorsqu’ils sont versés à des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés ;

– 3 % de taxe sur la masse salariale, à la charge de l’employeur.

Astuce :

Les salaires sont généralement prélevés à la source par l’employeur. Si ce salaire constitue l’unique revenu du foyer, le dépôt d’une déclaration annuelle de revenus peut ne pas être obligatoire. Cependant, dès que d’autres types de revenus sont perçus (par exemple, des revenus d’activité indépendante, des loyers ou des dividendes), le dépôt d’une déclaration annuelle devient obligatoire.

Les non‑résidents sont imposés dès le début de leur activité professionnelle au Sénégal – emploi salarié, profession libérale, commerce – sur les revenus de source locale.

Charges sociales et retraite

Les cotisations sociales sont principalement à la charge de l’employeur, qui contribue à la Caisse de Sécurité Sociale (CSS) et à l’Institution de Prévoyance Retraite (IPRES). Les taux varient :

7 % pour les prestations familiales ;

– de 1 % à 5 % pour les accidents du travail selon le secteur d’activité ;

14 % pour le régime général de retraite (réparti entre employeur et salarié), avec un plafond annuel (quelques millions de F CFA) ;

6 % pour le régime des cadres, s’ajoutant au régime général, également avec un plafond.

Pour les Français, un accord de totalisation évite la double affiliation et permet parfois de rester temporairement affilié à la sécurité sociale française sur place, sous conditions.

Coût de la vie et conséquences budgétaires des démarches

Comprendre les démarches administratives ne suffit pas : il faut aussi mesurer comment elles s’insèrent dans un budget global de vie au Sénégal. Les données comparatives montrent que le coût de la vie y est sensiblement plus bas que dans des pays comme les États‑Unis, tout en restant non négligeable pour un expatrié.

Ordres de grandeur : une installation « type » d’expatrié

Les estimations pour un expatrié seul tournent entre 1 150 et 2 600 dollars par mois, répartis de la manière suivante :

logement : 500 à 1 000 dollars ;

alimentation : 300 à 500 dollars ;

transport : 50 à 100 dollars ;

santé : 100 à 500 dollars (en fonction de la couverture) ;

services (eau, électricité, internet, téléphonie) : 100 à 200 dollars ;

divers (loisirs, vêtements, imprévus) : 100 à 300 dollars.

Pour une famille de quatre personnes, le budget mensuel global oscille entre 2 350 et 5 300 dollars selon le niveau de vie, le quartier et le type d’école (locale ou internationale).

Logement : de Dakar aux villes secondaires

Les loyers varient fortement selon les villes et les quartiers. Dakar, en particulier les quartiers centraux et côtiers comme le Plateau, les Almadies ou Mermoz, est nettement plus chère que les villes régionales comme Saint‑Louis ou Ziguinchor.

Le tableau ci‑dessous donne quelques repères de loyers mensuels :

Type de logementLoyer moyen (F CFA / mois)
1 chambre centre‑ville (moyenne nationale)env. 488 000
1 chambre hors centre (moyenne nationale)env. 204 000
3 chambres centre‑ville (moyenne nationale)env. 1 036 800
3 chambres hors centre (moyenne nationale)env. 471 000
2 chambres, Almadies (Dakar)env. 1 031 800
2 chambres, Plateau (Dakar)env. 1 200 000
2 chambres, Yoff (Dakar)env. 225 000
2 chambres, Keur Massar (périphérie Dakar)env. 140 000

Pour un 85 m² meublé dans un quartier « cher », on peut dépasser 1,5 million de F CFA par mois, tandis qu’un studio de 45 m² meublé en zone plus abordable tourne autour de 330 000 F CFA.

80000-175000

Les charges de base (électricité, eau, déchets) coûtent typiquement entre 80 000 et 175 000 F CFA par mois à Abidjan.

Transports et carburant

Le coût des transports publics reste faible : un ticket de bus ou car rapide se paie quelques centaines de francs CFA, et un abonnement mensuel oscille autour de 45 000 F CFA dans certaines estimations, même si ce montant peut varier selon le type de transport et la fréquence d’usage. Un taxi urbain dans Dakar coûte en général quelques milliers de francs CFA par course, avec un prix de départ souvent autour de 1 000 à 1 500 F CFA.

Là où les choses se corsent, c’est sur le carburant : le litre d’essence dépasse volontiers 950 à 990 F CFA, un prix comparable voire supérieur à ceux pratiqués en Europe, ce qui renchérit considérablement l’usage quotidien d’un véhicule personnel, surtout pour les trajets pendulaires longs ou les escapades régulières hors de la capitale.

Alimentation : entre marché local et habitudes importées

L’alimentation offre de grandes possibilités d’arbitrage. En s’approvisionnant aux marchés locaux en fruits, légumes, riz et poisson, un célibataire peut se nourrir pour 200 à 400 dollars par mois, et une famille pour 500 à 800 dollars. En revanche, l’achat systématique de produits importés (fromages, charcuterie, marques internationales, céréales de petit déjeuner, etc.) fera grimper la facture.

Exemple :

Quelques prix illustrent ces écarts :

ProduitPrix approximatif (F CFA)
Pain pour 2 personnes (1 jour)env. 400 à 430
1 kg de riz700 à 800
12 œufs1 400 à 1 600
1 kg de pommesenv. 1 600
1 kg de tomatesenv. 1 700
1 L de lait entier1 300 à 1 800
0,5 L de bière locale (supermarché)600 à 650
Bouteille de vin rouge correctenv. 7 000

Au restaurant, un repas dans une gargote locale peut revenir à 2 000 à 5 000 F CFA, tandis qu’un dîner complet pour deux dans un restaurant de standing moyen s’échelonne entre 27 000 et 40 000 F CFA. Dans les zones expatriées et touristiques, les additions peuvent rejoindre ou dépasser les standards européens.

Salaire local et pouvoir d’achat

L’un des points de vigilance majeurs pour les candidats à l’expatriation est la grande différence entre les niveaux de revenus locaux et ceux des pays occidentaux. Le salaire mensuel net moyen après impôt au Sénégal se situe autour de 200 à 230 000 F CFA, avec des chiffres plus bas encore dans certains secteurs.

Cela signifie que, pour un expatrié payé au salaire local sans indemnité spécifique, la vie peut s’avérer tendue si l’on adopte un style de vie « international » (logement dans les quartiers huppés, restaurants fréquents, école internationale pour les enfants, etc.). Inversement, un expatrié rémunéré en devise avec des standards de rémunération occidentaux peut bénéficier d’un pouvoir d’achat très confortable.

Monter un projet ou créer une activité : éléments de base

Pour ceux qui envisagent non seulement de vivre, mais aussi d’entreprendre au Sénégal, les démarches administratives s’étoffent encore. Le cadre des affaires est régi par l’OHADA pour le droit des sociétés, avec des formes juridiques similaires à celles connues en Europe ou en Afrique francophone : SARL, SA, SAS, entreprise individuelle, succursale, GIE, etc.

L’enregistrement d’une société passe par :

Bon à savoir :

La création d’une entreprise au Sénégal implique plusieurs étapes obligatoires : définir la forme juridique, rédiger les statuts en français (souvent avec un notaire), déposer le capital social sur un compte bloqué, s’immatriculer au RCCM, obtenir un numéro NINEA, et enfin s’enregistrer à la sécurité sociale et à l’IPRES pour les futurs salariés.

Les délais annoncés tournent autour de dix jours pour une constitution simple, mais certains praticiens préfèrent annoncer plutôt quatre à six semaines selon la complexité, la saison et la charge des services administratifs. Les notaires facturent leurs actes en pourcentage du capital, avec des barèmes différents pour les SARL et les SA. Les entreprises susceptibles de recevoir des investissements importants peuvent être éligibles à des régimes incitatifs (zones économiques spéciales, code des investissements, etc.), avec des exonérations temporaires d’impôts ou de droits de douane.

Dernières étapes : s’enregistrer, se conformer, anticiper les sorties

Une fois en possession d’un visa de long séjour, d’un permis de travail, d’un récépissé de carte d’étranger, d’un compte bancaire, d’une assurance santé et, le cas échéant, d’un permis de conduire sénégalais, la vie au Sénégal peut enfin prendre un rythme plus normal. Reste néanmoins à garder un œil sur plusieurs fronts.

Sur le plan migratoire, le résident doit : respecter la législation en vigueur relative à l’immigration et au séjour.

renouveler en temps utile son permis de travail (souvent un mois ou deux avant son expiration) ;

faire proroger son récépissé de carte d’étranger tant que la carte définitive n’est pas disponible ;

– vérifier que tout changement de situation (adresse, état civil, employeur) est signalé aux autorités compétentes.

Sur le plan fiscal, il doit : s’assurer de respecter toutes les obligations fiscales en vigueur, y compris le paiement des impôts et la déclaration des revenus.

Astuce :

Pour une transition fiscale réussie à l’étranger, trois étapes sont essentielles : déterminer clairement son statut de résident fiscal, déposer sa déclaration annuelle si nécessaire (surtout en cas de revenus mixtes locaux et étrangers), et veiller à l’articulation avec la fiscalité du pays d’origine, notamment via les conventions de non-double imposition.

Au moment de quitter définitivement le pays, une formalité souvent oubliée consiste à « clôturer » son dossier auprès des autorités de l’immigration. C’est aussi à ce moment‑là que l’on récupère la caution de rapatriement déposée au moment de la demande de carte d’étranger, grâce à la quittance de la Caisse des Dépôts conservée depuis le début.

Bon à savoir :

Le Sénégal offre une qualité de vie riche avec sa culture, son hospitalité, ses paysages et un coût de vie maîtrisable, ainsi que des opportunités économiques dans certains secteurs. Cependant, cela nécessite une préparation administrative rigoureuse, car les règles d’entrée, de séjour, de travail, de santé, de fiscalité, de transport, de banque et de logement sont souvent complexes et évolutives.

En prenant le temps, avant de partir, de cartographier ces démarches, de rassembler les documents dans leur version originale, traduite et légalisée, de prévoir un budget réaliste et de s’entourer, si nécessaire, de conseils locaux, il devient beaucoup plus simple de franchir ces étapes. On passe alors de la démarche subie, faite dans l’urgence au guichet, à une installation choisie, maîtrisée, laissant enfin place à ce qui fait l’essentiel d’une vie au Sénégal : le quotidien, les rencontres et l’ancrage dans un pays qui, au‑delà de ses procédures, reste profondément accueillant.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Maroc, Île Maurice, Sénégal), la stratégie retenue a consisté à cibler le Sénégal pour son régime d’imposition compétitif sur les revenus étrangers, la facilité d’installation francophone, le coût de vie inférieur à la France (Dakar restant 30 à 40 % moins cher que Paris hors immobilier haut de gamme) et la présence d’une communauté française structurée. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec bail ou achat de résidence principale, couverture santé locale + maintien CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec réseau local (avocat, notaire, immigration, comptable francophone) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration). Ce type d’accompagnement permet de réduire fortement la fiscalité globale, tout en maîtrisant les risques (contrôle fiscal, double imposition FR‑SN, adaptation culturelle et successorale).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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