S’installer au Pakistan en tant qu’expatrié : guide pratique complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Pakistan, c’est débarquer dans un pays immense au croisement de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et de l’Asie de l’Est, où cohabitent mégapoles bouillonnantes, vallées montagneuses spectaculaires et culture profondément marquée par l’islam. Le coût de la vie y est parmi les plus faibles au monde, l’hospitalité est proverbiale, mais la sécurité, la bureaucratie des visas et le choc culturel exigent une préparation très sérieuse.

Bon à savoir :

Ce guide couvre les aspects essentiels à anticiper : démarches administratives (visas, résidence), budget (coût de la vie, logement, fiscalité), vie pratique (travail, santé, scolarité), ainsi que la sécurité et les codes culturels à connaître pour une intégration réussie.

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Comprendre le pays avant de partir

Avec environ 230 à 250 millions d’habitants selon les sources, le Pakistan fait partie des pays les plus peuplés au monde (5ᵉ ou 6ᵉ rang). C’est un État en développement dont l’économie progresse, avec un PIB par habitant d’environ 1 485 USD et une croissance officielle de 6,5 % en 2021.

Le pays s’étend de la mer d’Arabie et du golfe d’Oman au sud jusqu’aux chaînes de l’Himalaya et du Karakorum au nord. Il partage des frontières avec l’Inde, la Chine, l’Afghanistan et l’Iran. Cette position géopolitique stratégique explique à la fois son importance régionale… et une partie de ses tensions internes et sécuritaires.

Langues, religion et vie quotidienne

L’anglais est langue officielle, très présent dans l’administration, les affaires, l’enseignement supérieur et les milieux aisés. La langue nationale est l’ourdou, tandis que des langues régionales sont largement pratiquées : pendjabi (langue maternelle de près de 44 % des habitants), pachto (plus de 15 %), sindhi, baloutchi, etc.

Astuce :

Dans les grandes villes et les milieux professionnels qualifiés du Pakistan, il est possible de vivre en anglais. Cependant, maîtriser quelques notions fondamentales d’ourdou facilite considérablement les interactions quotidiennes, telles que les négociations, les relations de voisinage et les échanges avec les commerçants.

Le Pakistan est une république islamique. La religion structure fortement les comportements publics, les fêtes, la façon de s’habiller et de manger. Respecter les pratiques musulmanes (prières, Ramadan, interdits alimentaires) est indispensable, même en tant qu’étranger non musulman.

Un pays bon marché, mais pas forcément “facile”

Les comparaisons internationales montrent un coût de la vie incroyablement bas : le Pakistan figure parmi les pays les moins chers du monde (environ 196ᵉ sur 197 pour le coût de la vie d’après certains indices). L’indice Numbeo place le pays à 19,6 sur 100 pour le coût général et 3,4 pour le loyer, très loin derrière les niveaux européens ou nord-américains.

122-270

Le salaire mensuel net moyen local, bien inférieur au coût d’un style de vie occidental pour un expatrié.

Où vivre : panorama des grandes villes d’expatriés

La plupart des étrangers s’installent à Islamabad, Lahore ou Karachi. D’autres villes comme Rawalpindi, Faisalabad, Multan, Peshawar, Sialkot ou Quetta accueillent des expatriés, mais avec moins de services internationaux et souvent un environnement plus conservateur.

Islamabad : capitale verte et planifiée

Islamabad est la capitale fédérale, construite ex nihilo, verte, aérée et relativement sûre. L’urbanisme y est strictement planifié, les avenues sont larges, les quartiers résidentiels sectorisés. La ville dispose d’une excellente offre d’écoles privées et internationales, d’hôpitaux réputés (Shifa International, PIMS, Maroof…), de centres commerciaux modernes (Centaurus Mall, F‑10 Markaz) et de restaurants bien installés comme The Monal, perché sur les collines de Margalla.

Exemple :

Les quartiers les plus appréciés des expatriés à Islamabad sont les secteurs F‑6 (Blue Area), F‑7 (Jinnah Super), F‑8 et F‑10, ainsi que le secteur E‑7 le long de Margalla Road. En périphérie, des développements sécurisés comme Bahria Town sont également très recherchés. Ces zones offrent un bon compromis entre sécurité, présence d’espaces verts et accès aux services.

Lahore : capitale culturelle et ville d’étudiants

Deuxième ville du pays, Lahore est le cœur culturel et artistique, connue pour sa vieille ville, ses jardins moghols et sa scène gastronomique. La vie y est plus dense et plus animée qu’à Islamabad, avec une forte identité locale.

Les expatriés se concentrent souvent à DHA (Defence Housing Authority), Gulberg, Model Town, Cavalry Ground, Lahore Cantonment ou Bahria Town Lahore. Ces zones proposent villas spacieuses, complexes résidentiels fermés, restaurants, cafés et centres commerciaux (Emporium Mall, Packages Mall, etc.) qui permettent un mode de vie assez confortable, dans un environnement sécurisé.

Karachi : mégalopole économique et portuaire

Karachi est la plus grande ville du pays et son poumon économique. Cosmopolite, portuaire et très dense, elle concentre sièges de banques, industrie, services financiers et logistiques. C’est aussi une ville réputée plus violente que les autres, même si la situation sécuritaire s’est améliorée ces dernières années.

Attention :

Pour les étrangers, les quartiers de prédilection à Karachi sont DHA, Clifton, PECHS, Boat Basin et Karachi Cantonment. Ces secteurs se caractérisent par la présence de grands immeubles modernes, de résidences fermées, de restaurants réputés comme BBQ Tonight, de centres commerciaux haut de gamme tels que Dolmen Mall, et d’une communauté expatriée plus large que dans le reste de la ville.

Coût de la vie par ville

Les grandes villes restent très abordables par rapport aux capitales occidentales, même si Islamabad est un peu plus chère. Le loyer d’un appartement confortable est souvent dix à vingt fois inférieur à celui d’une métropole européenne.

Voici un aperçu chiffré des budgets typiques pour une personne seule, hors loyer dans les trois principales villes, comparés à Londres pour les loyers :

VilleDépenses mensuelles hors loyer (approx.)Loyer vs Londres
Islamabad~355 USD–93,1 %
Lahore~350 USD–95,3 %
Karachi~332 USD–95,0 %

En pratique, un expatrié peut viser un budget global entre 1 000 et 2 000 USD par mois, loyer inclus, pour un bon niveau de vie, voire davantage en cas de scolarité internationale ou de logement très haut de gamme.

Visas, travail et résidence : franchir la barrière administrative

L’un des points les plus délicats pour un projet d’expatriation au Pakistan concerne les visas et la régularisation de la situation sur place. Les autorités restent prudentes à l’égard des étrangers et presque toutes les nationalités doivent obtenir un visa avant l’arrivée.

Les principaux types de visas

Le Pakistan a considérablement modernisé sa procédure, avec une plateforme d’e‑visa gérée en ligne. En fonction de votre projet, plusieurs catégories existent :

Visa de visite / tourisme (Visit/Tourist e‑Visa) : pour voyager, sans droit au travail.

Visa de travail (Work Visa / Work e‑Visa) : pour exercer un emploi avec un contrat local.

– Visa d’affaires (Business Visa) : pour des visites commerciales, participation à des réunions, prospection.

– Visas spécialisés : pour ONG/INGO, journalistes, missions religieuses (missionary), conférences, activités de Tabligh, etc.

– Visa familial (Family Visit e‑Visa) : pour les étrangers d’origine pakistanaise et leurs conjoints souhaitant rendre visite à leur famille.

Bon à savoir :

Les visas de travail sont délivrés conjointement par le ministère de l’Intérieur, le Board of Investment (BOI), les missions diplomatiques et la Direction de l’immigration et des passeports. Travailler sans visa valide expose le salarié à un risque de déportation et place également l’employeur en situation illégale.

Obtenir un visa de travail

Pour décrocher un visa de travail, vous devez impérativement disposer d’une offre d’emploi d’une entreprise enregistrée au Pakistan (inscrite à la Securities and Exchange Commission of Pakistan). En pratique, l’employeur joue un rôle central, puisqu’il sponsorise votre demande et fournit de nombreux documents.

Côté candidat, les pièces typiquement exigées incluent : les diplômes, les lettres de recommandation, et les justificatifs d’expérience professionnelle.

Documents requis pour la demande de visa

Liste des pièces justificatives nécessaires pour constituer un dossier de demande de visa complet et conforme.

Passeport

Valide au moins six mois après la date prévue de séjour, avec des pages vierges disponibles.

Formulaire de demande

Formulaire officiel à remplir en anglais.

CV et diplômes

CV détaillé et diplômes traduits le cas échéant.

Expérience professionnelle

Certificats d’expérience professionnelle.

Casier judiciaire et santé

Extrait de casier judiciaire du pays de résidence et certificat médical.

Photos et résidence

Photos aux normes (35 x 45 mm, fond blanc) et preuve de résidence légale si la demande n’est pas déposée depuis le pays d’origine.

L’employeur doit, de son côté, fournir certificat d’enregistrement SECP, lettre d’offre formelle, contrat de travail, profil d’entreprise, documents fiscaux (NTN), lettre de garantie et coordonnées complètes d’un référent.

Les demandes se déposent en ligne via le portail officiel (Pakistan Online Visa System) et peuvent être renvoyées pour complément. Les délais annoncés varient : souvent 3 à 4 mois pour un premier visa de travail, environ quatre semaines pour certaines extensions. Des procédures accélérées existent pour des projets spécifiques (par exemple certains visas liés à de grands projets comme Reko Diq).

Résidence, fiscalité et durée de séjour

Pour la fiscalité, la règle est simple : si vous passez 183 jours ou plus dans l’année fiscale au Pakistan, vous êtes considéré comme résident fiscal et imposé sur vos revenus mondiaux. En dessous de ce seuil, vous restez non‑résident et n’êtes soumis à l’impôt que sur le revenu de source pakistanaise.

Le barème d’imposition est progressif. Voici un résumé des tranches de l’impôt sur le revenu pour les personnes physiques résidentes (montants annuels) :

Tranche de revenu annuel (PKR)Taux marginal d’impôt
Jusqu’à 600 0000 %
600 001 – 1 200 0002,5 %
1 200 001 – 2 400 00012,5 %
2 400 001 – 3 600 00022,5 %
3 600 001 – 6 000 00027,5 %
Plus de 6 000 00035 %

Pour un expatrié salarié, ces règles se combinent avec d’éventuelles conventions de non‑double imposition signées par votre pays d’origine ; il est donc prudent de consulter un fiscaliste avant de s’installer durablement.

Investissement immobilier et droit de séjour

Depuis 2022, un programme d’investissement permet à des étrangers d’obtenir un droit de résidence en investissant dans l’immobilier au Pakistan. Le ticket d’entrée se situe entre 100 000 et 300 000 USD pour l’achat d’un bien, dans le cadre d’un vaste plan de construction de milliers de logements dans les grandes villes.

Ce mécanisme vise d’abord la diaspora pakistanaise et les voisins régionaux, mais il n’est pas limité par la nationalité. L’achat de biens via ce programme donne le droit de résider dans le pays et peut, sous certaines conditions, ouvrir la voie à la citoyenneté. Les lois évoluent régulièrement, d’où la nécessité d’un accompagnement juridique spécialisé pour éviter les mauvaises surprises.

Coût de la vie : combien prévoir vraiment ?

Les données de plusieurs bases (Numbeo, Expatistan) montrent que la vie au Pakistan coûte environ 2,9 fois moins cher que la moyenne mondiale. Par rapport aux États‑Unis, la vie quotidienne est environ 72,6 % moins chère hors loyer, et le logement 92,8 % moins cher en moyenne.

Budgets types : célibataire, couple, famille

Les estimations agrégées donnent des ordres de grandeur intéressants, exprimés en dollars :

ProfilBudget mensuel moyen (avec loyer)Budget mensuel “serré”Budget mensuel “confort/luxe”
Personne seule~391 USD~234 USD~1 416 USD
Couple~872 USD
Famille de quatre~1 616 USD~458 USD~2 715 USD

Ces chiffres expliquent pourquoi le Pakistan est classé parmi les pays les moins chers au monde. Pour autant, si vous souhaitez :

habiter dans une résidence sécurisée type DHA ou Bahria Town,

scolariser vos enfants dans une école internationale,

fréquenter des restaurants “expat friendly” et voyager régulièrement,

Bon à savoir :

Le coût réel grimpe rapidement et reste très élevé relativement au salaire moyen local.

Logement : loyers et prix d’achat

Les loyers restent le poste le plus sensible. Les fourchettes nationales, toutes villes confondues, donnent une bonne base :

Type de logementLoyer mensuel moyen (USD)
Studio en centre‑ville~99–113
Studio en périphérie~66–68
3 pièces en centre‑ville~217–270
3 pièces en périphérie~164
Appartement 1 chambre “confort expat”~200–300
Appartement 2 chambres “confort expat”~400–500

À Islamabad, les studios peuvent varier de 6 000 PKR à plus de 140 000 PKR par mois selon le quartier et le standing, tandis qu’à Bahria Town les appartements meublés de 2 chambres se louent fréquemment entre 30 000 et 100 000 PKR. Il faut aussi compter, en pratique, un dépôt de garantie équivalent à deux ou trois mois de loyer, plus parfois une commission d’agent (en général un mois de loyer).

Pour l’achat, les prix moyens au m² sont très variables, mais les données agrégées indiquent un ordre de grandeur :

Type de bienPrix au m² (approx. en PKR)
Achat centre‑ville~15 500 – 22 300 PKR
Achat hors centre~10 600 – 13 500 PKR
Taux d’intérêt moyen (20 ans)~13,6 % – 20,2 %

Dans les faits, les nouveaux développements comme Bahria Town ou Gulberg Greens tirent les prix à la hausse, notamment dans les quartiers les plus prisés des grandes villes.

Dépenses quotidiennes

Les produits alimentaires et les transports restent très abordables si vous consommez local. Plusieurs exemples permettent de se faire une idée :

0.2

Le prix d’un ticket de bus urbain est d’environ 0,2 USD, illustrant le faible coût de la vie quotidienne.

Les charges pour un appartement de taille moyenne (électricité, chauffage, eau, ordures) restent souvent entre 60 et 110 USD par mois, avec une facture qui s’envole en été à cause de la climatisation.

Travailler au Pakistan : secteurs porteurs et salaires

Malgré les difficultés macroéconomiques, le Pakistan présente un tissu économique diversifié, avec une croissance significative dans les services et l’industrie. Pour un expatrié, les opportunités se concentrent plutôt sur des postes qualifiés et dans des entreprises internationales.

Secteurs et employeurs clés

Les secteurs à fort potentiel pour des profils étrangers incluent :

technologies de l’information et télécommunications,

finance et banques,

industrie manufacturière et textile,

énergie, construction, ingénierie,

santé et hôpitaux privés,

éducation (enseignants, administrateurs d’écoles internationales),

ONG locales et internationales.

Les principaux pôles d’emploi sont logiquement Karachi, Lahore et Islamabad. Plusieurs multinationales sont implantées, notamment Allied Bank, GlaxoSmithKline, IBM, Procter & Gamble, Siemens, Shell, Unilever… Elles emploient en partie des expatriés, en particulier sur des fonctions de direction ou d’expertise.

Multinationales implantées au Pakistan

Le secteur éducatif, surtout les écoles internationales et les grands groupes privés (Beaconhouse, Roots, Lahore Grammar School…), recrute aussi régulièrement des enseignants étrangers, notamment anglophones.

Niveaux de salaires et conditions de travail

L’écart salarial est important entre les postes locaux et les packages expatriés négociés avec de grandes entreprises. Sur le marché global :

salaire annuel moyen tous secteurs confondus : ~983 100 PKR (environ 3 500 USD) ;

– fourchette courante : de ~247 800 PKR (~885 USD) à plus de 4,38 millions PKR (~15 600 USD) par an.

Des données plus fines permettent de voir les différences entre métiers et villes :

Métier / VilleSalaire annuel moyen (PKR)
Caissier – Islamabad~328 586
Enseignant – Islamabad~1 184 866
Ingénieur logiciel – Islamabad~1 968 496
Caissier – Karachi~306 484
Enseignant – Karachi~1 224 059
Ingénieur logiciel – Karachi~1 836 086

La durée hebdomadaire de travail standard tourne autour de 48 heures, avec souvent peu de congés (environ deux semaines par an, plus une dizaine de jours fériés religieux). Il est courant que les expatriés bénéficient de conditions plus favorables, négociées dans leur contrat (logement, transport, assurance, billets d’avion annuels, etc.).

Le marché de l’emploi fonctionnant beaucoup par réseau, les recommandations, les relations et le bouche‑à‑oreille jouent un rôle crucial, même pour les étrangers.

Santé et assurance : un point à ne pas sous‑estimer

Pour un expatrié, le système de santé pakistanais impose de solides précautions. Le pays dispose d’un réseau de soins public et privé, mais avec des niveaux de qualité très variables.

Offre de soins : public vs privé

Le secteur public, financé par l’État, est supposé offrir des soins gratuits aux citoyens pakistanais. Dans les faits, les hôpitaux publics sont souvent saturés, mal équipés et souffrent de défauts d’hygiène. Les étrangers n’ont en principe pas accès à ce système gratuit.

Le secteur privé, lui, est vaste et prend en charge la grande majorité des consultations. Les cliniques et hôpitaux privés de grande ville (Aga Khan à Karachi, Shifa International à Islamabad, Shalamar ou Doctors Hospital à Lahore…) disposent d’équipements modernes, de médecins anglophones, d’une meilleure hygiène et d’un niveau de soins que beaucoup d’expatriés jugent acceptable.

En revanche, l’accès à des soins de qualité est nettement plus limité hors des grands centres urbains, que ce soit en termes d’équipement ou de spécialistes. Les services d’urgence sont globalement insuffisants : peu d’ambulances, peu équipées, parfois sans personnel médical.

Assurance santé internationale

Les expatriés ne sont pas éligibles aux principaux programmes publics d’assurance santé (Sehat Sahulat Program, etc.). Avoir une couverture privée est donc indispensable.

Bon à savoir :

La plupart des spécialistes conseillent de souscrire une assurance santé internationale plutôt qu’un contrat local, car elle offre une couverture plus complète et adaptée aux besoins des expatriés ou des voyageurs fréquents.

accès garanti aux meilleurs établissements privés du Pakistan ;

prise en charge des évacuations médicales vers un autre pays en cas de besoin ;

couverture des dépenses en dehors du Pakistan lors de voyages ;

possibilité d’inclure maternité, soins dentaires, optique, pré‑existents, etc.

Le coût moyen d’une police internationale tourne autour de 4 300 USD par an, avec de grandes variations selon l’étendue de la couverture (entre ~3 600 et près de 10 000 USD pour un individu, jusqu’à plus de 28 000 USD pour une famille avec forfait haut de gamme). Des assureurs comme Cigna Global, AXA, Bupa, Allianz Care ou VUMI sont fréquemment cités, souvent via des courtiers spécialisés en mobilité internationale.

Des contrats locaux existent à des tarifs bien plus bas (parfois 50 à 200 USD par mois), mais ils couvrent généralement uniquement le Pakistan et offrent des plafonds et des garanties plus limités.

Risques sanitaires et vaccinations

Plusieurs risques sanitaires exigent une préparation avant le départ :

Attention :

Plusieurs risques sanitaires sont présents au Vietnam : maladies vectorielles (dengue, paludisme surtout dans les zones rurales et le sud), maladies hydriques (typhoïde, hépatites, choléra, diarrhées), tuberculose et polio (cas signalés). L’air est fortement pollué dans certaines grandes villes en hiver. L’eau du robinet n’est potable nulle part dans le pays.

Avant le départ, il est fortement recommandé de vérifier ses vaccinations de base (DTP, polio, rougeole‑oreillons‑rubéole) et de recevoir les vaccins conseillés pour la destination (hépatites A et B, typhoïde, éventuellement rage, prophylaxie antipaludique selon la zone et la durée du séjour). Une preuve de vaccination contre la poliomyélite peut être exigée lors de séjours prolongés (plus de quatre semaines).

Sur place, la règle d’or est simple : ne jamais boire l’eau du robinet, éviter les glaçons d’origine incertaine, privilégier les aliments bien cuits et les végétaux lavés à l’eau potable. Et toujours disposer d’une pharmacie personnelle, car les médicaments contrefaits ou de qualité variable sont un vrai problème.

Scolariser ses enfants : le rôle central des écoles internationales

Avec un taux d’alphabétisation légèrement inférieur à 50 % et un système public fragile, l’éducation est l’un des sujets majeurs pour les familles expatriées. La vaste majorité se tourne vers des écoles privées ou internationales, concentrées dans les grandes villes.

Paysage scolaire : programmes britanniques, américains et IB

Le Pakistan compte plusieurs dizaines d’écoles internationales, souvent liées à de grands groupes éducatifs privés. Beaucoup proposent des programmes étrangers (britanniques, américains) ou l’International Baccalaureate (IB). On recense 31 écoles IB, dont certaines offrent l’ensemble des trois programmes (PYP, MYP, DP).

Parmi les établissements de référence, on peut citer :

Établissements scolaires internationaux au Pakistan

Une sélection d’écoles internationales et privées réputées situées dans les principales villes du Pakistan, offrant divers programmes d’études.

Écoles américaines

International School of Islamabad ; Lahore American School (American International School de Lahore) ; Karachi American School ; The International School (Karachi).

Réseaux scolaires privés majeurs

TNS Beaconhouse ; Beaconhouse Newlands ; The City School ; Lahore Grammar School.

Groupes éducatifs Roots

Roots Millennium Schools ; Roots International Schools & Colleges.

Autres institutions notables

British Overseas School ; Learning Alliance International ; Bay View Academy ; Froebel’s International School ; Headstart School.

La plupart sont des écoles de jour, coéducatives, avec l’anglais comme langue de scolarisation principale. Beaucoup préparent au Cambridge IGCSE et aux A‑Levels ou au diplôme IB, ce qui facilite ensuite l’accès aux universités européennes, nord‑américaines ou australiennes.

Coût de la scolarité

Les frais varient fortement selon la notoriété de l’école et la ville, mais restent élevés pour les standards locaux. Quelques ordres de grandeur annuels :

Établissement (exemples)Frais annuels approximatifs (PKR)
International School of Islamabad~2 200 000 – 2 800 000
Karachi American School~2 500 000 – 3 000 000
Lahore American School~2 000 000 – 2 500 000
Beaconhouse / Lahore Grammar School~1 500 000 – 2 000 000
Roots Millennium, International School of Choueifat~1 200 000 – 2 400 000
British Overseas School~1 500 000 – 2 000 000
Écoles privées “moyenne gamme” localesquelques centaines de milliers de PKR

En complément, certaines données moyennes évoquent un coût annuel autour de 1 200–1 400 USD pour une école primaire internationale, sachant que les écoles les plus réputées se situent bien au‑dessus. La maternelle privée, elle, peut coûter 40 à 45 USD par mois, mais pour des standards plus locaux.

Astuce :

La scolarité représente souvent l’un des postes budgétaires les plus importants pour une famille expatriée, pouvant même dépasser le coût du loyer. Il est donc courant et conseillé de négocier, dans le cadre du contrat d’expatriation, une prise en charge partielle ou totale de ces frais par l’employeur.

Se loger : choisir son quartier et comprendre le marché

Le marché immobilier pakistanais est très segmenté. Entre la maison familiale traditionnelle, l’appartement en ville et les grandes “housing societies” privées, le choix est large, mais la qualité et la sécurité varient énormément.

Types de logements et plateformes utiles

Les expatriés privilégient généralement :

appartements modernes en centre‑ville ou quartiers commerciaux ;

maisons individuelles dans des secteurs résidentiels de type “Cantonment” ou DHA ;

villas ou appartements dans des lotissements privés sécurisés comme Bahria Town, Gulberg Greens, etc.

Pour trouver un bien, plusieurs options existent :

Exemple :

Pour trouver un logement à l’étranger, plusieurs canaux sont essentiels : les portails immobiliers nationaux comme Zameen.com ou OLX ; les plateformes internationales de location meublée telles qu’Airbnb ou Flatio ; le recours aux agences immobilières locales, souvent crucial pour accéder aux quartiers haut de gamme ; ainsi que la consultation des annonces dans la presse locale et, surtout, l’exploitation du réseau personnel (collègues, autres expatriés).

Des plateformes comme Flatio proposent des appartements entièrement meublés avec Internet, charges incluses et contrats en ligne, sans dépôt de garantie, idéal pour une installation temporaire. Les annonces locales classiques, elles, impliquent presque toujours un dépôt de deux ou trois mois de loyer et une commission d’agence.

Processus locatif et aspects juridiques

Pour louer, les documents généralement requis incluent copie de passeport, visa valide, preuve de revenus ou contrat de travail. Les baux standards durent un an, renouvelables, mais il est possible de négocier des durées plus courtes.

Bon à savoir :

La présence d’un avocat n’est pas obligatoire pour la location, mais un conseil juridique est très utile pour vérifier les titres de propriété et les clauses du bail. Le marché étant peu régulé et sans système MLS (Multiple Listing Service), il est essentiel de s’appuyer sur la réputation des agents et de faire preuve de vigilance en tant que locataire.

Pour l’achat par un étranger, plusieurs étapes administratives s’ajoutent : obtention d’un National Tax Number (NTN), No Objection Certificate (NOC) des autorités locales, paiement de droits d’enregistrement, de timbre et de transfert. Là encore, l’accompagnement par des professionnels expérimentés dans les transactions avec des non‑nationaux est presque indispensable.

Sécurité, politique et criminalité : un risque à gérer, pas à ignorer

Aucun projet d’expatriation au Pakistan ne peut faire l’impasse sur la question sécuritaire. Le pays a vécu une période de violence intense au début des années 2010, marquée par l’activisme des talibans pakistanais et d’autres groupes armés. La situation s’est nettement améliorée depuis une vaste campagne antiterroriste lancée en 2014, mais le niveau de menace reste élevé.

Terrorisme et zones à risque

Plusieurs provinces restent particulièrement instables, comme le Baloutchistan et Khyber Pakhtunkhwa (incluant les anciennes zones tribales FATA), où se concentrent beaucoup d’attaques d’insurgés et d’attentats. Des groupes comme Tehreek‑e‑Taliban Pakistan (TTP), Tehreek‑e‑Jihad Pakistan, des séparatistes baloutches, l’État islamique au Khorasan (ISKP) ou al‑Qaïda demeurent actifs.

Attention :

De nombreux pays occidentaux déconseillent formellement tout voyage dans les régions frontalières du Pakistan avec l’Afghanistan, l’Inde, l’Iran et la Chine (en dehors des points de passage officiels). Des restrictions particulières s’appliquent près de la ligne de contrôle (LoC) avec l’Inde, dans certaines parties de l’Azad Kashmir, ainsi que dans des districts montagneux comme Diamer.

Les grandes villes comme Islamabad, Lahore et Karachi sont mieux sécurisées, mais restent exposées ponctuellement à des attaques visant des lieux publics, services de sécurité, minorités ou intérêts étrangers. Des voyageurs et ressortissants chinois ont par exemple été spécifiquement visés ces dernières années.

Criminalité et précautions au quotidien

Au-delà du terrorisme, la criminalité ordinaire est présente, surtout dans les grandes villes :

pickpockets, vols de téléphones et sacs dans les marchés, gares, transports ;

agressions, vols à main armée, car‑jacking dans certains quartiers ;

enlèvements crapuleux, y compris parfois d’étrangers ou de binationaux ;

fraudes à la carte bancaire, escroqueries aux taxis, arnaques diverses.

Attention :

Karachi présente généralement un taux de criminalité plus élevé que le reste du Pakistan. Les ressortissants d’origine pakistanaise de retour de l’étranger peuvent être perçus comme plus riches et sont donc des cibles potentielles plus fréquentes.

Pour limiter les risques, les conseils classiques s’appliquent : éviter de se déplacer à pied la nuit, privilégier les taxis ou VTC d’entreprises réputées, ne pas exposer d’objets de valeur, surveiller ses effets en permanence, rester discret sur sa situation financière, se tenir à l’écart de toute manifestation ou rassemblement politique.

Instabilité politique et mouvements de rue

L’actualité politique pakistanaise est souvent agitée. La destitution de l’ancien Premier ministre Imran Khan, sa condamnation et les accusations de fraude électorale ont provoqué une série de manifestations parfois violentes, avec heurts entre partisans politiques et forces de l’ordre.

Lors de ces épisodes, les autorités peuvent couper l’Internet mobile, bloquer des axes routiers et renforcer drastiquement les contrôles de sécurité. Les étrangers présents sur place sont vivement incités à suivre de près les consignes de leurs ambassades, à éviter les rassemblements et à ne pas commenter publiquement la politique locale, y compris sur les réseaux sociaux.

Banques, argent et transferts : organiser ses finances

Le secteur bancaire pakistanais est l’un des plus solides de la région, avec un système bien supervisé par la State Bank of Pakistan. On y trouve des banques locales puissantes (HBL, UBL, MCB, Allied Bank, Meezan Bank, National Bank of Pakistan) et des banques étrangères (Standard Chartered, Citibank, Deutsche Bank, Bank of China…).

Ouvrir un compte bancaire

En tant qu’expatrié résident, vous pouvez ouvrir un compte dans la plupart des banques, souvent gratuitement. Les documents habituels sont :

passeport valable au moins six mois après la durée de séjour ;

visa ou permis de travail en cours de validité ;

– preuve d’adresse locale (facture, bail) ;

– seconde pièce d’identité (permis de conduire, carte d’identité nationale) ;

– preuve de revenus (contrat de travail, attestation d’employeur).

La procédure débute fréquemment en ligne, mais un passage en agence est nécessaire pour la vérification d’identité. Il faut prévoir un dépôt initial, parfois modeste (5 000 à 50 000 PKR selon les banques).

Bon à savoir :

Les Pakistanais résidant à l’étranger ou titulaires d’une Pakistan Origin Card peuvent ouvrir un compte à distance (RDA) sans se déplacer en agence. Ce compte peut être libellé en roupies pakistanaises (PKR) ou en devises (USD, EUR, GBP). Il facilite les transferts d’argent, les investissements (obligations d’État, immobilier, actions sur la bourse locale) et le rapatriement de fonds.

Gérer les transferts internationaux

Les transferts vers et depuis le Pakistan peuvent générer des frais élevés et des marges importantes sur le taux de change si vous passez par les banques classiques. De nombreux expatriés utilisent des services spécialisés comme Wise (anciennement TransferWise) ou similaires, qui appliquent un taux de change proche du taux médian du marché et des commissions plus transparentes.

Avant un transfert important, vérifier systématiquement le taux de change PKR / devise de référence via un convertisseur en ligne permet d’éviter les mauvaises surprises.

Culture, codes sociaux et étiquette : s’intégrer sans heurter

Au‑delà des aspects administratifs et financiers, la réussite d’une expatriation au Pakistan repose en grande partie sur la compréhension des normes sociales locales. La société pakistanaise est à la fois patriarcale, très communautaire et profondément marquée par la religion. Sans adopter forcément tous les codes, il est nécessaire de les connaître et de les respecter.

Structure sociale et place de la famille

La famille élargie est le cœur de l’organisation sociale. De nombreux foyers regroupent plusieurs générations, parfois avec oncles, tantes et cousins sous le même toit ou à proximité. Le concept de baradari (lignage paternel) reste très fort, influençant mariages, solidarité, réseaux professionnels.

Les aînés occupent une place prépondérante. On les salue en premier, on se lève lorsqu’ils entrent dans une pièce, on évite de les contredire frontalement en public. Les enfants sont valorisés, et ignorer un enfant lors d’une visite peut être jugé impoli.

Les mariages au sein de la parenté patrilinéaire (cousins du côté du père) restent fréquents. Les unions arrangées, négociées par les familles, coexistent avec des mariages “d’amour”, surtout dans les classes urbaines éduquées.

Rapports hommes‑femmes et tenue vestimentaire

Les rôles de genre sont encore largement traditionnels, même si les grandes villes voient de plus en plus de femmes actives dans l’enseignement, la santé, les médias ou la fonction publique. Dans les milieux conservateurs, le purdah (séparation des espaces masculins et féminins) peut rester marqué, avec des pièces distinctes pour les hommes (mardānah) et les femmes (zanānah) dans une même maison.

Bon à savoir :

Dans l’espace public, les interactions entre hommes et femmes sont strictement régies par la pudeur. Les démonstrations d’affection, même se tenir la main en couple, sont très mal perçues. Concernant les salutations, la poignée de main entre sexes opposés n’est pas automatique ; il est recommandé aux femmes d’attendre que l’homme initie le geste.

En revanche, il est courant de voir des hommes marcher main dans la main ou se tenir par l’épaule – un signe d’amitié qui n’a aucune connotation sexuelle.

Côté tenue vestimentaire, l’exigence de modestie s’applique à tous :

– pour les hommes : épaules et jambes couvertes, les shorts sont mal perçus hors contexte sportif ;

– pour les femmes : épaules, bras et jambes couverts, vêtements non moulants. Dans les quartiers libéraux d’Islamabad, Lahore ou de certaines zones de Karachi, un jean avec tunique longue est acceptable, mais mini‑jupes ou tops échancrés sont malvenus partout.

Bon à savoir :

Le shalwar kameez (pantalon ample et tunique) est la tenue la plus courante, confortable et culturellement appropriée pour tous. Dans les mosquées et lieux saints, les femmes doivent se couvrir la tête et les épaules, et les hommes doivent éviter les vêtements courts.

Communication, hospitalité et repas

La communication pakistanaise est souvent indirecte. Dire non frontalement peut être perçu comme brutal ; on contourne, on temporise, on dit parfois ce que l’on pense que l’autre souhaite entendre. Les conversations peuvent inclure des métaphores, de la poésie, des références religieuses ou littéraires, et les silences prolongés ne sont pas gênants.

Les sujets agréables pour briser la glace : famille (surtout les enfants), nourriture, cricket, paysages, artisanat. En revanche, il est prudent d’éviter les discussions sur la politique intérieure, l’armée, la religion, la sexualité, l’Inde, le Cachemire ou les groupes tribaux.

L’hospitalité (mehmanawazi en ourdou) est un pilier culturel. Invité chez quelqu’un, vous serez accueilli avec chaleur, souvent submergé de nourriture et de thé. Refuser catégoriquement de manger peut être interprété comme un refus de l’hospitalité ; la formule classique consiste à refuser une ou deux fois par politesse, puis à accepter une portion raisonnable.

Astuce :

Il est de coutume de retirer ses chaussures avant d’entrer chez son hôte. Il est apprécié d’apporter un petit cadeau, comme des chocolats, une spécialité de votre pays, des fruits secs ou des fleurs. En revanche, évitez d’offrir de l’alcool, du porc ou tout produit non halal. Notez que les cadeaux sont rarement ouverts en présence du donateur.

À table, on mange généralement de la main droite, même lorsqu’il y a des couverts, la main gauche étant associée à des tâches impures. Beaucoup de repas se partagent sur un grand plateau commun, avec des pains (naan, chapati) servant de support pour saisir les plats : biryani, karahi, korma, kebabs, haleem, nihari, sajji, etc.

Religion et comportements en public

L’islam imprègne la vie quotidienne : appels à la prière, fermetures partielles durant le Ramadan, fêtes de l’Aïd très suivies. Pendant le jeûne, manger, boire ou fumer ostensiblement dans la rue en journée est perçu comme irrespectueux, même pour un non‑musulman.

Les lois sur le blasphème sont extrêmement sévères, avec potentiellement la peine de mort pour outrage à l’islam ou au Prophète. Mais au‑delà de l’aspect légal, une simple rumeur peut suffire à déclencher des violences populaires. Il est donc crucial d’éviter toute plaisanterie ou critique sur la religion, de ne pas débattre de théologie en public, et de faire preuve d’une grande retenue sur les réseaux sociaux.

Les démonstrations de couple, les références explicites à la sexualité, l’homosexualité, la consommation d’alcool ou de drogue sont autant de sujets à manier avec une extrême prudence, voire à éviter complètement dans l’espace public.

Transports, déplacements et environnement

Le réseau routier pakistanais alterne autoroutes modernes (par exemple M‑1 et M‑2 vers le nord et Lahore) et routes secondaires très dégradées. La conduite locale est décrite comme agressive et peu respectueuse du code de la route, avec de fréquents accidents.

Pour un expatrié, surtout au début, l’option la plus prudente consiste souvent à : s’installer dans un logement temporaire afin de prendre le temps de découvrir le quartier et de rechercher un logement plus permanent.

louer une voiture avec chauffeur,

– ou utiliser des services de taxi ou VTC d’entreprises fiables recommandées par l’employeur ou d’autres expatriés.

Attention :

Les transports en commun comme les bus, minibus et trains sont peu recommandés. Cela est dû à des préoccupations de sécurité, incluant les risques d’attentat et de vol, ainsi qu’à un manque de confort, notamment en raison de la surcharge fréquente des véhicules.

Dans les zones montagneuses du nord, les routes sont souvent à flanc de falaise, sujettes aux glissements de terrain, aux avalanches et à des fermetures dues aux intempéries. Voyager par avion vers Gilgit, Skardu ou Chitral est courant, mais ces vols sont très dépendants des conditions météo et peuvent être régulièrement annulés ou retardés.

Le Pakistan étant aussi une zone sismique majeure, il faut être conscient du risque de tremblements de terre, notamment à l’ouest et au nord, ainsi que des inondations lors de la mousson (en général de fin juin à début octobre).

Bilan : pour qui le Pakistan est‑il une bonne destination d’expatriation ?

Le Pakistan n’est pas une destination “facile” : sécurité volatile, bureaucratie lourde pour les visas et la résidence, environnement parfois très conservateur, risques sanitaires à prendre au sérieux. Ce n’est pas non plus un pays où l’on vient improviser une installation de longue durée sans contrat solide ni plan de sortie.

En revanche, pour un expatrié bien préparé, bénéficiant d’un employeur sérieux, d’une assurance santé robuste et d’un logement adapté, le pays offre :

Bon à savoir :

Le Pakistan offre un coût de la vie particulièrement bas pour un bon confort matériel, une population chaleureuse et accueillante envers les étrangers, et une culture riche aux influences mogholes, persanes et indiennes. Le pays présente également des paysages spectaculaires et variés, ainsi qu’un environnement professionnel dynamique dans des secteurs comme les technologies, l’éducation, les ONG, l’industrie et la finance.

La clé réside dans la préparation : comprendre le contexte sécuritaire et politique, anticiper les démarches de visa, budgéter correctement logement et scolarité, souscrire une assurance santé internationale, se documenter sur les normes culturelles et développer un réseau local de confiance.

Avec ces précautions, s’installer au Pakistan peut devenir une expérience d’expatriation intense, exigeante, mais profondément enrichissante.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite s’expatrier au Pakistan pour optimiser sa fiscalité, diversifier ses investissements (notamment immobiliers et entrepreneuriaux locaux) et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités d’immigration, structuration patrimoniale et installation), sans vente forcée d’actifs européens.

Après comparaison de plusieurs destinations (Portugal, Maroc, Émirats, Pakistan), la stratégie retenue vise le Pakistan pour son coût de vie très bas (Karachi ou Lahore jusqu’à ~60% moins chers que Paris), une fiscalité attractive sur certains revenus étrangers structurés, et des opportunités de rendement locatif et d’investissement en roupies. La mission comprend : audit fiscal pré‑départ (exit tax, conventions fiscales FR‑PK, risques de double imposition), obtention du visa de résidence longue durée, ouverture de comptes bancaires locaux, plan de rupture de résidence fiscale française (183 jours/an hors de France, transfert du centre des intérêts économiques), ainsi que mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, agent immobilier, médecin) pour gérer les enjeux culturels, sécuritaires et successoraux dans une stratégie globale de diversification.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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