S’installer au Fidji en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Archipel de 333 îles posé au cœur du Pacifique Sud, le Fidji fascine par ses lagons turquoise, sa culture chaleureuse et son rythme de vie décontracté. Mais au‑delà de la carte postale, s’y installer durablement en tant qu’expatrié demande de bien préparer son projet : visas, logement, coût de la vie, santé, scolarité, emploi, importation de ses biens… Ce guide s’appuie sur des données détaillées pour vous aider à passer du rêve à une installation réussie.

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Comprendre le Fidji avant de faire ses valises

Le Fidji est une république parlementaire composée d’environ 333 îles, dont une centaine seulement sont habitées. La majorité de la population vit sur les deux grandes îles de Viti Levu (où se trouvent Suva et Nadi) et Vanua Levu. Selon les sources, la population tourne entre 880 000 et plus de 930 000 habitants à l’horizon 2025.

La société est multiculturelle : population autochtone iTaukei, Indo‑Fidjiens, communautés chinoises et européennes cohabitent, avec trois langues officielles – anglais, fidjien et hindi. L’anglais est omniprésent dans l’administration, les affaires et l’enseignement, ce qui facilite la vie des expatriés.

Bon à savoir :

La monnaie officielle est le dollar fidjien (FJD). L’économie, classée parmi celles en développement, est un « hub du Pacifique » plus avancé que ses voisins insulaires. Elle est principalement portée par le tourisme (environ 40% du PIB), ainsi que par l’agriculture, les services financiers, les technologies de l’information et la fabrication légère.

Le climat est tropical marin : chaud, humide, avec une saison des pluies de novembre à avril (risque de cyclones, pluies intenses, chaleur lourde) et une saison plus sèche de mai à octobre, plus tempérée et agréable. Cette météo structure la vie quotidienne : mois propices aux travaux, au tourisme, aux déménagements, mais aussi contraintes (moisissures, coupures de courant, routes abîmées).

Enfin, la culture locale est à la fois conservatrice et très communautaire, fortement marquée par le christianisme et l’hindouisme. Le fameux « Fiji Time » traduit une approche souple de la ponctualité et des procédures : tout prend plus de temps que prévu, et il faut l’accepter si l’on souhaite s’intégrer.

Visas, permis et résidence : choisir le bon statut

La première étape pour s’installer au Fidji consiste à clarifier son statut migratoire. Le Département de l’Immigration, sous la houlette du Ministry of Immigration, gère toutes les demandes de visas et de permis. Le système tourne autour de quatre grandes catégories : visiter, étudier, travailler et vivre.

Séjour de courte durée et tourisme

Les ressortissants de plus de 110 pays – dont l’Union européenne, les États‑Unis, le Royaume‑Uni, l’Australie, la Nouvelle‑Zélande, le Canada, le Japon, l’Inde ou encore la Chine – n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de moins de quatre mois. À l’arrivée, un visitor’s permit (permis de visiteur) est apposé dans le passeport, valable jusqu’à 4 mois.

Pour tous, quelques conditions de base s’appliquent : passeport valable au moins six mois après la date prévue de départ, billet retour ou de continuation, preuve de moyens financiers suffisants et confirmation d’hébergement (hôtel, lettre d’invitation, bail…).

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C’est la durée maximale en mois pour laquelle un permis de visiteur peut être prolongé.

Il existe aussi deux types de visas visiteur « pré‑entrée » pour les nationalités non exemptées :

Single Entry Visa (SEV) : une seule entrée, valable 3 mois.

Multiple Entry Visa (MEV) : entrées multiples sur 12 mois, chaque séjour ne pouvant excéder 4 mois.

Le délai de traitement standard est d’environ 14 jours ouvrables, mais il est prudent de déposer sa demande plusieurs semaines, voire trois mois, avant le départ pour se prémunir de retards.

Travailler au Fidji : les permis de travail

Pour exercer une activité professionnelle, le passage par un Work Permit est obligatoire. Il est impossible de débarquer comme simple touriste et de « convertir » ensuite son visa : l’autorisation de travail se demande depuis l’étranger et doit être approuvée avant l’arrivée.

Les principaux schémas sont :

permis pour travailleurs qualifiés sous contrat (plus d’un an) ;

Short Term Work Permit (contrats d’un an ou moins) ;

permis pour hommes/femmes d’affaires et investisseurs ;

permis pour consultants.

Attention :

Pour obtenir un permis de travail, le candidat doit d’abord décrocher un contrat avec un employeur fidjien. Les autorités n’accordent le permis qu’aux compétences non facilement disponibles localement. L’employeur doit fournir une lettre de parrainage, un contrat formel et une demande officielle au Département de l’Immigration.

La demande comprend typiquement : passeport, photos, CV détaillé, extrait de casier judiciaire du pays d’origine, rapport médical, contrat signé, preuve que le poste ne peut être pourvu par un citoyen local. La procédure est réputée longue et exigeante, avec des décisions prises par un comité réunissant Immigration, Travail, Police et d’autres ministères.

Les permis temporaires couvrent en général jusqu’à un an, tandis que certaines autorisations de longue durée peuvent aller au‑delà de trois ans. Il est crucial de prévoir du temps et d’éviter toute prise de fonction avant obtention officielle du permis, au risque de se retrouver en situation irrégulière.

Investir, entreprendre, étudier, prendre sa retraite

Pour les entrepreneurs, un Business Permit s’adresse à ceux qui créent ou développent une entreprise. Il est couplé aux démarches d’investissement (enregistrement de société, obtention d’un Tax Identification Number, etc.). De nombreux investisseurs étrangers optent pour ce statut, parfois en amont d’une résidence de plus long terme.

Astuce :

Les étudiants étrangers inscrits dans un établissement d’enseignement local doivent impérativement demander un Student Permit. Bien que l’université ou l’école fournisse généralement une partie des documents requis, c’est à l’étudiant de rassembler et de prouver les éléments suivants : des moyens financiers suffisants, une assurance santé valide et un certificat attestant d’une bonne santé médicale.

Enfin, les retraités et personnes souhaitant vivre au Fidji sans y travailler peuvent solliciter un Residence Permit fondé sur des revenus ou actifs extérieurs. Une variante, le Residence Permit on Assured Income, cible les plus de 45 ou 60 ans selon les sources, capables de démontrer leur autosuffisance financière. On attend par exemple :

– soit la propriété d’un bien immobilier au Fidji ;

– soit le dépôt d’une somme substantielle sur un compte fidjien (ordre de grandeur : 100 000 FJD ou équivalent, avec contribution annuelle supplémentaire pour les ayants droit) ;

– une assurance santé ;

– des certificats médicaux et de police.

Là encore, mieux vaut anticiper : ces dossiers, examinés par un comité interministériel, prennent plusieurs mois.

Récapitulatif pratique des principaux statuts

Statut / PermisPublic cibléDurée typiqueDroit au travail
Visitor’s permit à l’arrivéeTouristes pays exemptés de visaJusqu’à 4 moisNon
SEV (Single Entry Visa)Touristes non exemptésEntrée unique, 3 moisNon
MEV (Multiple Entry Visa)Touristes fréquents12 mois, séjours ≤ 4 moisNon
Work Permit (long terme)Salariés qualifiés sous contrat≥ 3 ans possiblesOui
Short Term Work PermitMissions ≤ 12 mois≤ 12 moisOui
Business PermitEntrepreneurs / investisseursVariableOui (dans le cadre du business)
Student PermitÉtudiants internationauxDurée du cursusLimité / encadré
Residence Permit (assured income, etc.)Retraités, rentiers, personnes sans emploi1 à plusieurs annéesNon, sauf exception

Travailler, entreprendre et se repérer dans l’économie locale

L’économie fidjienne offre des opportunités, mais il ne s’agit pas d’un eldorado facile. L’accès au marché du travail est sélectif et la concurrence pour les bons postes est réelle.

Marché de l’emploi : secteurs porteurs pour expatriés

Le taux de chômage tourne autour de 4,2–4,3 %, avec un marché du travail dominé numériquement par l’agriculture, mais où le tourisme est le grand moteur en valeur. Les champs d’activité où les expatriés sont les plus présents sont :

tourisme et hôtellerie de haut niveau (management, marketing, plongée) ;

– organisations internationales, diplomatie, agences onusiennes ;

– développement international et ONG ;

– sciences marines, conservation, gestion de récifs coralliens ;

– services financiers, assurance, audit ;

– technologies de l’information ;

– enseignement (écoles internationales, universités) et santé.

Contrairement à une idée tenace, décrocher un job « facile » dans l’hôtellerie ou la restauration n’est pas si simple : ces postes sont largement pourvus par des locaux. L’expatriation professionnelle se joue plutôt sur des profils spécialisés.

Bon à savoir :

Pour chercher un emploi efficacement, privilégiez les plateformes d’offres régionales, les cabinets de recrutement, LinkedIn et votre réseau professionnel, notamment dans les cercles d’ONG, d’universités et de bailleurs de fonds. Notez que de nombreux contrats sont conclus avant l’arrivée sur place ; une fois sur le territoire en tant que touriste, vos chances diminuent fortement en raison de l’absence de permis de travail, qui constitue un frein majeur.

Salaires, fiscalité et protection sociale

Les données disponibles donnent un ordre de grandeur intéressant : le salaire moyen mensuel brut se situerait autour de 5 000 FJD, le médian à 4 500 FJD, tandis que des sources de coût de la vie indiquent un salaire net moyen entre 1 878 et 2 123 FJD. La dispersion est très forte : un enseignant ou infirmier gagnera nettement moins qu’un cadre du secteur touristique ou financier.

Le salaire minimum a été relevé à 5 FJD de l’heure au 1er avril 2025, ce qui reste modeste au regard du coût de la vie, en particulier pour les ménages urbains.

Côté impôt sur le revenu, le système est progressif pour les résidents. En 2025, l’échelle est :

Tranche de revenu annuel (FJD)Taux d’imposition
0 – 30 0000 %
30 001 – 50 00018 % sur la partie > 30k
> 50 0013 600 FJD + 20 % au‑delà

Les non‑résidents, eux, sont taxés à 20 % dès le premier dollar. L’impôt est prélevé à la source (PAYE), et plusieurs conventions fiscales lient le Fidji à des pays comme l’Australie, la Nouvelle‑Zélande, le Japon ou le Royaume‑Uni. Les contributions au Fonds de prévoyance national (FNPF) sont déductibles et les dividendes sont exonérés depuis plusieurs années.

Attention :

Les expatriés doivent examiner l’articulation entre la fiscalité fidjienne sur le revenu mondial et celle de leur pays d’origine, particulièrement pour les retraites et placements, car les règles applicables à certains dispositifs étrangers (comme les retraites privées) ne sont pas toujours claires.

Créer une entreprise

Pour ceux qui envisagent de monter leur activité, le Fidji offre une porte d’entrée relativement structurée, avec des incitations fiscales ciblées dans le tourisme, l’agro‑industrie, l’énergie renouvelable ou la fabrication.

Les grandes étapes :

1. Enregistrer la société auprès du Registrar of Companies (ROC). 2. Obtenir un Tax Identification Number (TIN) auprès du Fiji Revenue & Customs Service (FRCS). 3. S’enregistrer auprès du Fiji National Provident Fund (FNPF) en tant qu’employeur.

Les frais d’enregistrement démarrent autour de 250 FJD. Les activités considérées « low risk » peuvent être immatriculées en deux jours et commencer immédiatement, à charge d’atteindre la pleine conformité réglementaire dans les six mois.

Le droit des sociétés impose au moins deux actionnaires et au moins un administrateur résident ordinaire au Fidji pour une société privée. Le taux d’impôt sur les sociétés standard est de 25 %, ramené à 15 % pour les entreprises cotées à la South Pacific Stock Exchange.

La difficulté majeure n’est pas tant le montage juridique que la navigation dans la bureaucratie, les délais imprévisibles, l’accès au financement et la compréhension des dynamiques locales (dont la propriété foncière et les attentes des communautés).

Se loger : marchés tendus, sécurité et réalités du terrain

Le logement est de loin le poste de dépense le plus lourd pour les expatriés au Fidji, en particulier à Suva et Nadi. La demande y est entretenue par les organisations internationales, les ambassades, les ONG et les entreprises touristiques, qui tirent les prix vers le haut.

Types de logements et zones clés

Les expatriés ont le choix entre appartements, maisons avec jardin, villas, locations en resort ou colocation. Sur l’île principale Viti Levu, les zones les plus prisées sont :

– à Suva : Lami, Laucala Beach Estate, Tamavua‑i‑Wai, certains quartiers centraux et Nahina Apartments pour leur gestion et leur localisation ;

– à Nadi : l’île de Denarau, les quartiers proches des stations balnéaires ;

– sur la Coral Coast (entre Nadi et Suva) : villas et petites maisons en bord de mer, très demandées par les familles ;

– à Lautoka : une alternative plus locale et souvent plus abordable, attractif pour ceux qui veulent échapper au côté très touristique de Nadi.

Vivre hors de Viti Levu (Yasawa, Taveuni, Kadavu, Vanua Levu…) permet une immersion plus traditionnelle, mais avec des contraintes fortes : accès aux soins, coût des transports, ravitaillement, connexion internet.

Niveaux de loyer : ce qu’il faut prévoir

Les données issues de différentes sources dessinent une fourchette assez large selon le standing, la localisation et la taille :

Type de bien (mois)Zone centrale (FJD)Périphérie / zones « normales » (FJD)
Studio 45 m² meublé≈ 1 019≈ 1 116
1 chambre en centre‑ville600 – 2 500 (souvent ~ 1 500)400 – 2 000 (souvent ~ 800)
3 chambres en centre‑ville1 800 – 7 000 (souvent ~ 4 200)800 – 3 500 (souvent ~ 2 200)
2 chambres « executive »2 500 – 4 000
2 chambres moderne haut de gamme, central4 000 – 7 000
2 chambres ancien standard800 – 2 500

Pour Suva, un appartement de deux chambres se loue facilement autour de 3 000 FJD. Une maison de trois chambres avec petit jardin peut atteindre l’équivalent de 1 900 USD (environ 4 200 FJD). À Nadi, des estimations indiquent que les loyers peuvent être environ 30 % inférieurs à ceux de Suva pour des biens comparables.

1200

Le loyer mensuel maximum pour une maison de trois chambres en périphérie de la ville, en dollars américains.

Sécurité, coupures et réalités techniques

La sécurité domestique est un sujet sérieux. Les cambriolages de maisons et les vols opportunistes sont fréquents dans les grandes villes, surtout dans les quartiers moins aisés. En conséquence, nombre d’expatriés paient pour :

des clôtures hautes, parfois électrifiées ;

des gardiens de nuit ;

des systèmes d’alarme.

Les coupures de courant sont courantes, en particulier durant la saison des pluies. Les habitations haut de gamme disposent souvent de générateurs de secours; sinon, il faut compter avec la climatisation intermittente et protéger son matériel contre les surtensions.

Avant de signer un bail, il est donc indispensable de vérifier :

Exemple :

L’évaluation de la résilience d’une maison face aux aléas peut s’appuyer sur plusieurs critères concrets. Il s’agit notamment de vérifier la qualité des protections physiques comme les grilles et les clôtures, ainsi que l’éclairage extérieur pour la sécurité. La présence d’un équipement de secours, tel qu’un générateur ou un onduleur (UPS), est cruciale pour maintenir l’alimentation électrique. L’état du bâti, en particulier de la toiture et des menuiseries, doit être inspecté pour prévenir les dommages liés aux cyclones, aux infiltrations d’eau et au développement de moisissures. Enfin, la gestion des déchets et la garantie d’un accès fiable à l’eau potable sont des éléments essentiels pour assurer la salubrité et l’autonomie en cas de perturbation.

Acheter un bien : restrictions foncières et pièges à éviter

Le droit foncier fidjien repose sur trois grands types de terrain :

freehold land (pleine propriété) : accessible aux étrangers, mais pas à Suva pour les non‑citoyens ; les zones libres se trouvent surtout en secteurs ruraux ou touristiques ;

native lease : terres communautaires autochtones, uniquement louables ;

Crown lease : terres de l’État, également louables.

L’achat par un étranger est possible mais encadré, notamment en zone urbaine où une approbation ministérielle est requise. Les risques résident dans la complexité des titres de propriété, des baux à long terme (30 à 99 ans) et d’éventuels litiges. Une due diligence menée par un avocat local expérimenté est indispensable.

Les coûts annexes sont loin d’être négligeables : droits de timbre (3 à 10 %), frais juridiques (1 à 2 %), frais de transfert (2 à 5 %). Les banques fidjiennes accordent des prêts immobiliers aux étrangers mais avec des apports élevés (30 à 50 %).

En pratique, beaucoup d’expatriés choisissent de louer pendant au moins un an avant d’envisager d’acheter, pour bien comprendre le marché et identifier les zones qui leur conviennent.

Coût de la vie : un paradis pas si bon marché

Les classements internationaux placent le Fidji parmi les pays relativement abordables par rapport aux grandes économies occidentales, avec un coût de la vie environ 67 % inférieur à celui des États‑Unis. Mais cette moyenne masque une réalité plus nuancée pour les expatriés urbains.

Plusieurs estimations convergent vers une fourchette de 1 500 à 2 000 USD par mois pour un expatrié seul vivant confortablement, et 6 900 à 8 000 USD pour une famille de quatre avec logement correct, école internationale et assurance.

Budget mensuel type

Les données agrégées donnent les ordres de grandeur suivants :

ProfilDépenses mensuelles hors loyer (FJD)Coût total typique (USD)
Personne seule≈ 1 340≈ 1 800 – 2 100
Famille de quatre≈ 4 821≈ 6 900 – 8 000 (avec école et assurance)
Digital nomad (Suva)≈ 1 500

Les dépenses de base hors loyer incluent alimentation, transports, services, communication, loisirs courants. Le logement, surtout en zone expat, fait vite grimper la facture.

Alimentation : marché local vs produits importés

Les courses sont l’un des postes les plus sensibles. Les produits importés – fromages européens, tofu, laits végétaux, céréales spécifiques, chocolats de marque – sont nettement plus chers que dans les pays d’origine. À l’inverse, les fruits et légumes locaux, le poisson et certaines viandes peuvent être très abordables si l’on achète sur les marchés.

Quelques repères de prix (en FJD)

Un aperçu des coûts indicatifs pour différents biens et services aux Fidji, exprimés en dollars fidjiens (FJD).

Repas et Boissons

Un repas simple dans un restaurant local : 10-20 FJD. Un repas pour deux dans un restaurant milieu de gamme : 50-80 FJD. Une bouteille d’eau (1,5L) : 2-3 FJD. Une bière locale : 5-7 FJD.

Transport

Tarif de bus local (par trajet) : 1-3 FJD. Course en taxi pour 5 km en ville : 10-15 FJD. Location de voiture par jour : 80-150 FJD. Essence (par litre) : environ 2.50 FJD.

Hébergement

Auberge de jeunesse (par nuit) : 25-50 FJD. Hôtel 3 étoiles (par nuit) : 150-300 FJD. Resort de luxe (par nuit) : 500 FJD et plus.

Activités et Shopping

Excursion d’une journée (plongée, croisière) : 150-300 FJD. Souvenir artisanal typique : 10-30 FJD. Shorts ou T-shirt : 20-40 FJD.

repas simple dans un petit restaurant : 6–15 ;

menu trois plats pour deux dans un restaurant de gamme moyenne : 45–200 ;

– dîner dans un restaurant chic : 40–50 par personne ;

– café/cappuccino : 2,30–10, souvent autour de 5–7 ;

– bière locale (bar) : 3–10, environ 6 pour 500 ml ;

– bouteille de vin correct : 12–30 ;

– pain blanc (1 livre) : 0,64–2,27 ;

– riz (1 lb) : 0,81–1,59 ;

– douzaine d’œufs : 3,20–10,74 (≈ 7,95 pour des œufs plein air) ;

– 1 kg de pommes de terre : 2–2,54 ;

– 1 kg de tomates de saison : 5–17 selon la source ;

– lait (1 L) : ≈ 2,93 ;

– lait d’amande/soja (1 L) : ≈ 5,95.

Vivre « comme un local », en fréquentant les marchés et les cantines indiennes bon marché, permet de contenir le budget. Manger régulièrement dans les restaurants d’hôtels et acheter systématiquement des produits importés fait, à l’inverse, exploser les dépenses.

Logement et charges

Nous avons vu les loyers; il faut y ajouter :

301

Le coût mensuel maximum des services essentiels (électricité, eau, déchets) pour un appartement de 85 m² occupé par deux personnes aux Fidji.

Beaucoup d’expatriés choisissent de fonctionner principalement avec des hotspots 4G (Digicel ou Vodafone), jugés plus fiables que certains accès fixes. Un forfait 100 Go chez Digicel, par exemple, tourne autour de 50 FJD par mois.

Transports et déplacements

Sur Viti Levu, le bus est très économique : environ 0,50 FJD le trajet urbain, 15 FJD pour relier Suva à Nadi en 4 ou 4h30. Les taxis démarrent autour de 1,50–2 FJD et facturent quelques centimes par kilomètre; une course moyenne en ville à Suva coûte environ 7 FJD.

L’essence varie selon les périodes mais on trouve des chiffres tournant autour de 2 à 3 FJD le litre. La voiture reste le moyen de transport le plus confortable pour les familles et les expatriés en zone périurbaine, même si beaucoup s’en passent au profit des taxis.

Les liaisons inter‑îles en avion coûtent cher (200–600 FJD), de même que les hydravions privés (400–800 FJD). Les ferries touristiques vers les Yasawa (Yasawa Flyer) ou les croisières à la journée se situent fréquemment entre 160 et 400 FJD.

Système de santé : ce que doivent savoir les expatriés

Le Fidji dispose d’un système de santé mixte, avec un secteur public relativement structuré pour un pays insulaire en développement, et un secteur privé orienté vers les classes aisées et les étrangers.

Hôpitaux publics et privés

Le réseau public comprend environ 25 hôpitaux, 84 centres de santé et près d’une centaine de postes infirmiers. Les établissements clés :

Colonial War Memorial Hospital (CWMH) à Suva, plus grand hôpital public ;

– Lautoka Hospital et Labasa Hospital, hôpitaux de division ;

– Nadi District Hospital, Savusavu Hospital, et divers hôpitaux de sous‑division.

Le système public est financé par l’impôt et offre des soins gratuits ou très subventionnés aux citoyens et résidents permanents. Les expatriés peuvent y avoir accès mais devront souvent régler des frais pour certains services.

Les limites sont bien documentées : manque chronique de personnel médical, équipements vieillissants, pénuries ponctuelles de médicaments, délais d’attente importants, spécialités peu ou pas disponibles (neurochirurgie, certaines cardiologies complexes, oncologie avancée).

D’où l’essor d’un petit secteur privé mieux équipé, principalement à Suva et Nadi :

Oceania Hospital (Suva), principal hôpital privé ;

Pacific Specialist Healthcare (PSH) ;

MIOT Pacific Hospitals, ainsi que de nombreux cabinets de généralistes et spécialistes.

Bon à savoir :

Ces établissements disposent d’équipements récents (imagerie, laboratoire, certaines chirurgies), mais leur plateau technique ne permet pas de prendre en charge l’ensemble des pathologies, notamment les plus complexes ou lourdes.

Assurance santé et évacuations

Pour un expatrié, la recommandation est claire : souscrire une assurance santé internationale solide, incluant les frais de soins privés au Fidji et, surtout, la possibilité d’évacuation médicale vers l’Australie, la Nouvelle‑Zélande ou l’Inde.

Les assurances locales existent (BSP Life, Fijian Holdings, Pacific Insurance), mais les grandes compagnies internationales (Cigna Global, Allianz, GeoBlue, William Russell, etc.) proposent des contrats spécialement calibrés pour l’expatriation, avec options maternité, dentaire, optique, etc.

Pourquoi cette insistance sur l’évacuation ? Parce que de nombreux soins complexes ou d’urgence (certains cancers, neurochirurgie, cardiologie interventionnelle) ne peuvent pas être pris en charge localement dans de bonnes conditions. De plus, la chambre hyperbare fidjienne est actuellement hors service; tout accident de plongée grave nécessite un transfert à l’étranger.

Soins courants, pharmacies et prévention

Pour la médecine générale, la dentisterie courante et de nombreux problèmes de santé ordinaires, les cliniques privées de Suva, Nadi, Lautoka et Labasa offrent des prestations correctes. Une consultation chez un généraliste privé peut coûter autour de 70 FJD; les médicaments courants (antibiotiques, traitements pour rhumes ou troubles digestifs) sont disponibles dans les pharmacies des grandes villes et zones touristiques.

Astuce :

Les pharmacies ouvertes 24h/24 sont rares en France et certains médicaments spécifiques peuvent être difficiles à obtenir. Il est donc fortement conseillé d’arriver avec une réserve suffisante de ses traitements au long cours, dans leur emballage d’origine et accompagnés de l’ordonnance correspondante.

Côté urgences, le numéro à composer est le 911 (parfois aussi 910), mais la réactivité et le niveau d’équipement des ambulances restent aléatoires, en particulier hors des centres urbains. Dans la pratique, beaucoup de résidents préfèrent sauter dans un taxi pour rejoindre l’hôpital en cas de problème non vital.

Enfin, il faut garder à l’esprit les risques sanitaires du contexte tropical : moustiques (dengue, zika), leptospirose après fortes pluies, eau du robinet pas toujours potable, hygiène alimentaire variable. Les mesures de base – répulsif, eau filtrée ou embouteillée, prudence sur les crudités – restent les meilleurs alliés.

Éducation : écoles locales, établissements internationaux et études supérieures

Pour les familles, la scolarité est souvent un facteur décisif. Le système éducatif fidjien se compose d’un secteur public majoritaire et de nombreuses écoles privées ou confessionnelles, plus quelques établissements véritablement internationaux.

Écoles publiques et privées locales

L’enseignement public est gratuit et théoriquement obligatoire de 6 à 16 ans. Le pays compte plus de 700 écoles primaires et environ 150 lycées, sous la supervision du Ministry of Education.

Dans la réalité, les moyens varient énormément d’une école à l’autre : sous‑financement, classes chargées, infrastructures limitées. Quelques établissements publics historiques en ville (comme Suva Grammar School ou Marist Brothers High School) jouissent d’une certaine réputation, mais beaucoup d’expatriés hésitent à inscrire leurs enfants dans le public pour des raisons de qualité perçue et de langue.

Les écoles privées locales, souvent associées à une église, appliquent le programme fidjien mais avec des ressources un peu meilleures et des effectifs parfois plus réduits. Elles représentent une option intermédiaire pour certains expatriés à budget serré.

Écoles internationales

La grande majorité des familles expatriées se tournent vers les écoles internationales, concentrées à Suva et Nadi. Elles dispensent des programmes reconnus (International Baccalaureate, Cambridge, etc.) dans un environnement anglophone multiculturel.

Les plus connues

Découvrez les variétés de pommes les plus populaires et appréciées

Golden Delicious

Reconnaissable à sa peau jaune doré, elle est juteuse, sucrée et parfaite pour une consommation fraîche ou en pâtisserie.

Granny Smith

Originaire d’Australie, cette pomme verte est croquante, acidulée et excellente pour les tartes ou à croquer.

Gala

Pomme rouge et jaune striée, très sucrée et parfumée. Idéale pour les enfants et les collations.

Fuji

D’origine japonaise, elle est très croquante, sucrée et se conserve longtemps. Parfaite à tout moment de la journée.

International School Suva (ISS), à Laucala Beach Estate : propose l’intégralité du cursus IB, de la primaire au diplôme, avec une large diversité de nationalités (plus de 50). Une école réputée, avec des frais de scolarité pour expatriés compris, selon le niveau, entre environ 8 400 et 18 600 USD par an.

– International School Nadi (ISN) : seule école de l’ouest offrant le continuum complet IB, de la petite enfance au diplôme, autour de 280 élèves.

– Nadi International School (NIS) : suit le curriculum Cambridge, accueille des élèves de plusieurs dizaines de nationalités.

– International School of Lautoka (ISL) : autre option pour les familles vivant dans le Nord‑Ouest.

– Yat Sen School, Suva Christian Community High School, Suva Grammar School : écoles locales reconnues qui peuvent intéresser des familles prêtes à un compromis entre immersion et standards internationaux.

Attention :

En raison de la forte demande et du nombre limité de places, il est crucial de contacter les écoles longtemps à l’avance, de déposer rapidement les dossiers et les frais d’inscription, et, si possible, de négocier une prise en charge partielle ou totale des frais de scolarité dans son package d’expatriation.

Études supérieures

Pour les jeunes adultes, le Fidji possède un paysage universitaire intéressant à l’échelle régionale :

University of the South Pacific (USP), basée à Suva, avec campus régionaux : forte en sciences marines, droit, environnement, éducation. Université de référence dans le Pacifique.

– Fiji National University (FNU), université publique multi‑campus, couvrant médecine, ingénierie, agriculture, business…

University of Fiji, privée, plus petite, orientée vers la justice sociale et l’accès à l’enseignement.

Les frais annuels restent très inférieurs à ceux des pays occidentaux (par exemple 8 000–12 000 FJD pour une licence en business, 20 000–30 000 FJD pour certaines formations en santé). Les bourses existent, souvent financées par l’Australie, la Nouvelle‑Zélande, le Japon ou d’autres partenaires de développement.

Vie quotidienne, culture et sécurité

Au‑delà des aspects administratifs et matériels, la réussite d’une expatriation au Fidji repose sur la capacité à adopter un mode de vie très différent de celui des grandes métropoles.

Code culturel et vie sociale

Les Fidjiens sont généralement réputés pour leur chaleur humaine, leur hospitalité et leur sens de la communauté. Le salut « Bula ! » se lance partout, et il est relativement facile de nouer des relations, que ce soit avec des locaux ou d’autres expatriés.

Cependant, la société reste conservatrice. En ville, l’habillement est assez décontracté, mais dans les villages et lors de visites de sites religieux, il convient de couvrir épaules et genoux, de retirer chapeaux et lunettes de soleil, et de bannir le topless à la plage. Des gestes anodins ailleurs – pointer quelqu’un du doigt, toucher la tête – peuvent être perçus comme impolis.

Le fameux « Fiji Time » se traduit par une grande tolérance à la lenteur et aux retards : démarches administratives, artisans, réunions… Il est inutile d’espérer imposer des standards de ponctualité européens; mieux vaut cultiver patience et humour.

Bon à savoir :

La communauté expatriée à Suva est restreinte, offrant un fort soutien mais limitant l’anonymat. On retrouve souvent les mêmes personnes dans les cafés, clubs sportifs et soirées. Il est donc conseillé de faire preuve de discrétion pour préserver sa réputation.

Sécurité et délinquance

Le niveau de criminalité est considéré comme modéré. Les risques les plus fréquents pour les étrangers sont :

vols à la tire, sacs arrachés, effraction de voiture ;

cambriolages de maisons, surtout non sécurisées ;

arnaques mineures, tentatives de se faire offrir des boissons ou de l’argent.

Les agressions violentes contre des inconnus sont rares, même si les violences intrafamiliales et sexuelles dans la sphère domestique restent un problème sérieux dans la société. Les femmes expatriées rapportent se sentir globalement en sécurité, la drague agressive (catcalling) étant moins répandue que dans certaines grandes villes.

911

Numéro d’urgence pour contacter les services d’ambulance ou de pompiers en cas d’incident grave.

Loisirs, voyages et style de vie

C’est là que le Fidji brille réellement. Les possibilités de loisirs sont innombrables :

plongée et snorkeling sur des sites mondialement réputés (Rainbow Reef, Beqa Lagoon, Great Astrolabe Reef, Mamanuca, Yasawa) ;

surf, voile, kayak, pêche au gros ;

– randonnées vers chutes d’eau, forêts tropicales, villages de montagne (Bouma, Lavena Coastal Walk…) ;

– découverte de sites culturels comme le Fiji Museum à Suva ou Levuka, ancienne capitale classée à l’UNESCO.

L’eau oscille entre 26 et 28 °C toute l’année, avec une visibilité sous‑marine optimale entre juillet et décembre. La période mai‑octobre, plus sèche, est prisée des plongeurs et surfeurs; la saison humide (décembre‑mars) offre des tarifs plus bas mais plus de risques météorologiques.

Le coût de ces activités varie fortement : une plongée peut coûter 200 à 300 FJD, une croisière à la journée 160 à 300 FJD, une nuit en resort 200 à plus de 800 FJD. L’avantage de vivre sur place est de pouvoir privilégier les escapades hors saison et les offres locales.

Déménager au Fidji : douanes, importation de biens et de véhicules

S’installer au Fidji implique souvent d’expédier quelques effets personnels, voire un véhicule. Là encore, mieux vaut bien maîtriser les règles.

Importation de déménagements et effets personnels

Le Fiji Revenue & Customs Service (FRCS) encadre tous les imports. Pour bénéficier de l’exonération partielle ou totale de droits sur les effets ménagers, plusieurs conditions s’appliquent :

les biens doivent être destinés à un usage personnel (pas de revente) ;

– pour un nouvel arrivant, ils doivent parvenir au Fidji dans les 12 mois suivant son arrivée ;

– pour un résident de retour, il faut avoir résidé au moins 12 mois à l’étranger et posséder/utiliser les biens depuis au moins 12 mois.

Bon à savoir :

Le propriétaire doit être physiquement présent aux Fidji lors du dédouanement. Un inventaire détaillé en anglais est obligatoire (les termes vagues comme ‘divers’ ne sont pas acceptés). Il est également nécessaire de remplir un formulaire spécifique pour les effets personnels non accompagnés (C22/CE11) en présence d’un agent des douanes et de disposer d’un visa ou permis en règle.

Même avec un régime de faveur, la Biosecurity Authority of Fiji (BAF) inspecte systématiquement les chargements pour éviter l’introduction de parasites et maladies : aliments, plantes, bois non traité, terre, matériel de camping ou de jardin sont sous haute surveillance. Certains produits alimentaires et agricoles sont totalement interdits; d’autres, comme des denrées en conserve ou des racines cuites, sont admis en quantités limitées sous conditions strictes.

Lorsque les critères du régime de franchise ne sont pas remplis, les droits et la TVA (12,5 %) s’appliquent sur la valeur des biens, avec parfois une décote pour usage antérieur. Il est recommandé de transmettre tous les documents au transitaire bien avant l’arrivée du conteneur pour éviter les frais de stockage prolongé.

Véhicules et animaux de compagnie

Importer une voiture est possible mais coûte cher. Les véhicules de plus de cinq ans sont exclus; un nettoyage vapeur complet est exigé, ainsi qu’un permis d’importation. La taxation se fait au taux combiné de droits de douane, excise et TVA, ou par un barème spécifique selon la cylindrée, en retenant le montant le plus élevé.

Attention :

Seuls les chiens et chats en provenance directe d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Hawaï sont admis, avec une quarantaine obligatoire à la station gouvernementale de Koronivia. Les oiseaux sont interdits. Toute infraction peut entraîner l’euthanasie ou la réexpédition forcée de l’animal, ainsi que des poursuites contre le propriétaire.

Quelques bonnes pratiques

Pour simplifier son déménagement :

alléger au maximum ses biens, en particulier électroménager et meubles peu adaptés à l’humidité ;

– bien vérifier la compatibilité électrique (240 V, prises type I australiennes) ;

– consulter les listes de produits interdits ou réglementés (plantes, nourritures, équipements de jardinage) ;

– travailler avec un déménageur international familier du Pacifique ;

– anticiper le délai pour obtenir les certificats de franchise et d’agriculture.

Banque, argent et télécommunications

Ouvrir un compte local est indispensable pour percevoir son salaire, régler son loyer et bénéficier de tarifs raisonnables.

Les principales banques sont ANZ, Westpac, BSP, HFC Bank et Bank of Baroda. Toutes exigent un solide dossier de connaissance client :

formulaire d’ouverture signé ;

passeport valide avec visa / permis de travail ou résidence ;

preuve d’adresse locale (facture d’eau/électricité, bail, etc.) ;

Tax Identification Number (TIN), délivré par le FRCS, ou carte conjointe FRCS/FNPF ;

justificatif d’emploi ou inscription universitaire.

Astuce :

Les comptes bancaires courants et d’épargne aux Fidji sont libellés en dollars fidjiens (FJD) et offrent généralement une carte de débit et un accès en ligne. Cependant, les virements internationaux effectués directement par les banques locales peuvent s’avérer coûteux, notamment pour rapatrier son épargne. Pour réduire ces frais, il est recommandé d’utiliser des services spécialisés dans les transferts de fonds, comme OFX ou des plateformes similaires.

Les cartes internationales (Visa, MasterCard) fonctionnent dans les villes et stations balnéaires. Les distributeurs automatiques sont répandus dans les centres urbains et touristiques mais rares sur les îles isolées; il est prudent de prévoir des espèces en voyage.

Pour internet et mobile, Digicel et Vodafone dominent le marché, avec une large couverture 4G sur Viti Levu et dans les principaux pôles. La qualité de la connexion varie néanmoins, et les coupures sont fréquentes – un paramètre important pour les digital nomads.

Faut‑il s’expatrier au Fidji ? Bilan avantages / contraintes

Au terme de ce panorama, le Fidji apparaît comme une destination d’expatriation très séduisante pour qui recherche :

un cadre naturel spectaculaire (plages, récifs, forêt tropicale) ;

un climat chaud toute l’année ;

une culture accueillante, une vie sociale facile, un rythme apaisé ;

la possibilité de s’investir dans des secteurs porteurs (tourisme durable, conservation, développement, éducation, IT).

Mais cette qualité de vie a un prix :

Bon à savoir :

Le processus de visas et de permis de travail est lent et sélectif, limitant les projets improvisés. Le coût de la vie, notamment pour le logement et la scolarité internationale, est étonnamment élevé pour un pays en développement. Les infrastructures (électricité, internet, routes) peuvent être fragiles. Le système de santé nécessite une bonne assurance privée et une évacuation est à prévoir pour les cas graves. Le pays est exposé aux cyclones et autres risques climatiques. Enfin, le marché de l’emploi est étroit, malgré un dynamisme économique réel, surtout en dehors des niches spécialisées.

L’expatriation réussie au Fidji est souvent celle des personnes qui arrivent avec : une ouverture d’esprit et une capacité d’adaptation.

Bon à savoir :

Pour envisager sereinement une expatriation, il est recommandé d’avoir un projet professionnel défini ou un contrat de travail sécurisé, ainsi qu’une marge financière pour faire face aux imprévus. Il faut également être prêt à adapter ses attentes, notamment face à une administration parfois lente, des services aléatoires et un confort potentiellement moins standardisé. Enfin, une immersion authentique dans la culture locale, plutôt que la reproduction de son ancien mode de vie, est essentielle pour une intégration réussie.

En résumé, le Fidji est moins un eldorado de retraite low-cost qu’un pays singulier, attachant et complexe, où l’on construit une existence différente, faite de lagons irisés, de soirées kava, de coupures de courant inopinées et de longues conversations sous les manguiers. Pour ceux qui acceptent ce mélange, s’y installer en tant qu’expatrié peut être une aventure profondément enrichissante.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’expatrier aux Fidji, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités migratoires, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Fidji, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Fidji pour leur régime favorable aux retraités étrangers, niveau d’imposition modéré, absence d’impôt sur la fortune, coût de vie compétitif et cadre de vie insulaire stable hors UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, gestion de la convention fiscale FR–Fidji), obtention d’un permis de résidence par investissement immobilier, organisation de la couverture santé internationale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire anglophone) et restructuration patrimoniale internationale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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