S’installer à Anguilla en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Anguilla attire une nouvelle génération d’expatriés : retraités en quête de soleil, entrepreneurs mobiles, investisseurs à la recherche d’un environnement fiscal léger, mais aussi familles et télétravailleurs lassés des grandes métropoles. Cette petite île britannique de la Caraïbe cultive un mélange rare de tranquillité, de sécurité, de stabilité politique et de services financiers sophistiqués, le tout sur 35 miles carrés de sable blanc et d’eau turquoise.

Bon à savoir :

S’installer durablement à Anguilla nécessite une préparation minutieuse. Il faut prendre en compte les règles d’immigration, le coût de la vie, le système de santé insulaire, la scolarité des enfants et les options de résidence par investissement. Ce guide, basé sur des sources officielles, aide à construire un projet réaliste et sécurisé.

Comprendre Anguilla : cadre de vie, population, économie

Anguilla est un Territoire britannique d’outre‑mer situé dans les Petites Antilles, dans l’Est de la Caraïbe. Le territoire comprend l’île principale et quelques îlots. La capitale, The Valley, concentre l’essentiel des services publics, des commerces et des établissements scolaires.

L’anglais est la langue officielle et de loin la plus utilisée. Un créole anguillais circule dans la vie quotidienne, mais tout l’écosystème administratif, scolaire, bancaire et médical fonctionne en anglais. Pour un francophone, un minimum d’anglais opérationnel est quasiment indispensable pour s’installer.

Attention :

L’économie de l’île repose sur trois secteurs clés : le tourisme haut de gamme (33 plages de sable blanc), un centre financier offshore et la pêche (homard), complétés par la construction et un important secteur public. Son climat tropical chaud (environ 27°C) est tempéré par sa localisation en zone cyclonique, ce qui rend la prise en compte du risque ouragan indispensable pour tout projet d’immobilier ou d’installation.

La population locale est majoritairement d’ascendance africaine, avec une part d’expatriés estimée à près de 28 % de la population totale selon certaines sources. Les ressortissants des États‑Unis, du Royaume‑Uni, du Canada, d’autres îles caribéennes et d’Europe forment l’essentiel de cette communauté étrangère. L’ambiance reste très différente des grands pôles touristiques sur-développés : ni gratte‑ciel ni mégacomplexes hôteliers, mais une île à taille humaine, calme, où l’on croise plus facilement ses voisins que des hordes de croisiéristes.

Bon à savoir :

Anguilla applique le droit de Common Law britannique, sous la juridiction de la Cour suprême des Caraïbes orientales. Ce cadre légal, associé à une fiscalité très avantageuse, a fait de l’île un centre international réputé pour la création de sociétés, les trusts, la gestion de patrimoine et, plus récemment, pour certains projets dans le secteur des crypto-actifs.

Entrer à Anguilla : visas, eVisa et formalités de base

Avant de penser résidence permanente, il faut d’abord venir. Anguilla dispose de son propre régime migratoire, distinct de celui du Royaume‑Uni, même si le statut de Territoire britannique d’outre‑mer implique certains liens en matière de citoyenneté.

Pour tout voyageur, un passeport valable pour toute la durée du séjour est requis. Les autorités demandent également un billet de retour ou de continuation, une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel, contrat de location, lettre d’invitation) et la démonstration de moyens financiers suffisants pour subvenir à ses besoins.

Bon à savoir :

Les ressortissants britanniques peuvent séjourner sans visa jusqu’à 90 jours pour tourisme ou affaires. Les citoyens américains bénéficient du même régime, sous présentation d’un billet retour, d’une preuve d’hébergement et de ressources suffisantes. Les titulaires d’une Green Card américaine, d’un visa britannique, américain ou canadien valide, ainsi que les détenteurs de passeports diplomatiques, sont également exemptés de l’obligation de visa pour entrer à Anguilla.

Pour les nationalités soumises à visa, la règle générale veut que la demande soit déposée avant le voyage auprès de l’ambassade ou du Haut‑commissariat britannique le plus proche. Une liste des pays soumis à visa est disponible en ligne, et le site officiel permet de vérifier si votre nationalité nécessite un visa spécifique.

Le système d’eVisa

Anguilla a mis en place un système d’eVisa pour les séjours de courte durée tourisme ou business. La procédure se déroule en trois étapes : formulaire en ligne à remplir, paiement sur une plateforme sécurisée, puis réception d’un eVisa au format PDF à imprimer. La demande s’effectue via le portail officiel evisa.gov.ai.

Astuce :

Le traitement d’une demande de permis de séjour à Anguilla prend généralement 8 à 10 jours ouvrables, avec des délais potentiellement plus longs en période de forte demande. Pour faciliter le processus, envoyez toutes les pièces justificatives par e‑mail à l’adresse dédiée, en indiquant impérativement votre numéro de dossier dans l’objet du message. Le dossier complet doit inclure : une photo d’identité type passeport, une copie de votre passeport (valide au moins six mois), une adresse e‑mail active et une preuve d’hébergement. Si vous êtes hébergé par un proche, celui-ci doit obligatoirement être titulaire du statut ‘Anguillian Status Holder’ ou être un résident légal. Prévoyez également de fournir des documents complémentaires spécifiques à votre situation professionnelle ou à votre âge, notamment pour les demandeurs mineurs de moins de 18 ans.

Deux formules principales existent :

Type d’eVisaEntrées autoriséesDurée maximale par séjourValidité généraleTarif indicatif
eVisa entrée simple190 jours consécutifsÀ utiliser dans les 90 jours suivant l’émission, expire à l’entrée140 USD
eVisa entrées multiplesIllimitées90 jours par visite1 an140 USD

Pour prolonger une présence au‑delà des 90 jours d’un séjour touristique, il faut prendre contact, une fois sur place, avec le Département de l’immigration. C’est ce service qui gère les demandes de prolongation de séjour et les premières démarches vers un statut plus durable.

Tous les voyageurs doivent passer par la douane et l’immigration soit à l’aéroport international Clayton J. Lloyd, soit au terminal ferry de Blowing Point. Les plaisanciers privés doivent se présenter à Sandy Ground. À la sortie du territoire, une taxe de départ est due – son montant dépend de l’âge, de la destination et de la durée du séjour.

Travailler, étudier, télétravailler : visas de long séjour

S’installer à Anguilla ne signifie pas forcément y prendre une retraite dorée. L’île commence à attirer un public plus large : nomades digitaux, salariés en télétravail, étudiants de passage dans des écoles de médecine caribéennes, salariés détachés dans la finance ou l’hôtellerie.

Bon à savoir :

Pour travailler à Anguilla, un permis de travail parrainé par un employeur local est obligatoire. Sa validité peut atteindre quatre ans selon la catégorie, et il est soumis à des frais annuels importants. Pour les détails sur les règles et types de permis, il faut contacter le Department of Labour, notamment à l’adresse labour.mailbox@gov.ai.

Des catégories de visa spécifiques existent par ailleurs pour les étudiants et, dans certains programmes, pour les télétravailleurs temporaires via un Digital Nomad Visa. Ces dispositifs encadrent la possibilité de résider sur l’île tout en travaillant pour un employeur étranger ou en poursuivant des études dans un établissement local (écoles de médecine, campus de l’Université des West Indies, etc.).

Pour un projet d’expatriation professionnelle, mieux vaut engager très tôt le dialogue avec un employeur potentiel, un avocat local spécialisé en immigration et, si besoin, le Département de l’immigration qui reste l’autorité décisionnelle pour toute prolongation de séjour et tout changement de statut.

Résidence par investissement et résidence fiscale : les « Golden Visa » d’Anguilla

Anguilla s’est dotée d’une panoplie de dispositifs de résidence très attractifs pour les investisseurs et les grands contribuables. Deux programmes se détachent pour les expatriés qui envisagent une installation patrimoniale ou fiscale.

Le programme de résidence par investissement (RBI / Golden Visa)

Le premier programme, souvent appelé Residence by Investment (RBI), ou programme de résidence permanente, offre un accès direct à la résidence permanente en échange d’un investissement significatif. Il est géré par une agence gouvernementale dédiée, Select Anguilla, créée par une loi spécifique en 2019.

Le principe : un investisseur d’au moins 18 ans, au casier judiciaire vierge, en bonne santé et ne présentant pas de risque pour la sécurité nationale ou la réputation du territoire, peut déposer un dossier via un agent ou un avocat agréé. Les demandes directes ne sont pas acceptées, le recours à un intermédiaire habilité est obligatoire. Après une phase d’examen et de due diligence (enquête d’intégrité), l’administration peut délivrer une Lettre d’approbation de principe, qui autorise le candidat à finaliser l’investissement. Une fois toutes les conditions réunies, la résidence permanente est accordée, matérialisée par une carte de résident.

Bon à savoir :

Le programme permet d’inclure le conjoint et les enfants à charge. Ces derniers peuvent être considérés comme dépendants jusqu’à 26 ans s’ils sont étudiants à temps plein et financièrement dépendants. Un avantage majeur est l’absence d’obligation de présence physique pour conserver le statut de résident permanent : aucun nombre minimum de jours de présence n’est requis.

Trois voies d’investissement coexistent :

1. Contribution au Capital Development Fund (CDF), fonds public destiné à financer des projets de développement. 2. Investissement immobilier résidentiel approuvé (hôtels, villas, résidences, condos). 3. Formule mixte combinant investissement d’entreprise et immobilier.

Pour les expatriés qui visent surtout un pied‑à‑terre et un statut sécurisé, les deux premières options sont les plus utilisées.

Option CDF : contribution non remboursable

L’option la plus simple à gérer est la contribution au Capital Development Fund. La donation minimale est de 150 000 USD pour un demandeur seul, avec un supplément de 50 000 USD pour chaque conjoint ou enfant ajouté au dossier. Cette somme n’est pas récupérable, il s’agit d’un don au budget de développement de l’île.

Option immobilière : investir dans la pierre caribéenne

La voie immobilière séduit ceux qui cherchent à combiner résidence et investissement. Le ticket d’entrée affiché est de 750 000 USD pour une famille de quatre personnes, avec 100 000 USD supplémentaires par dépendant au‑delà. Le bien doit être situé à Anguilla, atteindre au minimum la valeur exigée au moment de la demande et être conservé au moins cinq ans. L’achat doit intervenir dans les six mois suivant l’approbation, avec production de la preuve de propriété.

Attention :

Pour les investisseurs, l’acquisition peut générer des revenus locatifs intéressants dans un marché touristique haut de gamme et offrir une plus-value à long terme. Cependant, l’obtention du permis immobilier spécifique (Real Estate Permit) entraîne des frais administratifs distincts.

Les frais annexes (dossier, due diligence, permis immobilier le cas échéant) viennent s’ajouter à l’investissement :

Type de fraisMontant indicatif
Due diligence (≥ 18 ans)7 500 USD par adulte
Due diligence (12–17/18 ans)2 500 USD par enfant
Frais de traitement (famille ≤ 4)3 000 USD, +500 USD par dépendant en plus
Permis immobilier (option immo)10 000 USD (demandeur seul) / 20 000 USD (famille ≤ 4) + 5 000 USD par dépendant supplémentaire

L’ensemble est traité en moyenne en trois à quatre mois pour un dossier sans difficulté.

Programme High Value Resident (HVR) : résidence fiscale sans impôt sur le revenu

À côté du RBI, Anguilla a lancé un programme distinct orienté vers les très hauts revenus internationaux : le High Value Resident (HVR), parfois appelé Tax Residency Program. L’idée est d’offrir un cadre fiscal stable et très léger en échange d’une contribution forfaitaire connue à l’avance, pour des personnes prêtes à renoncer à la résidence fiscale dans leur pays d’origine.

Contrairement au RBI, le HVR ne repose pas sur une donation ou un investissement immobilier massif, mais sur un engagement fiscal à moyen terme. Pour être éligible, l’expatrié doit :

Avoir au moins 18 ans.

Passer les contrôles de due diligence (casier, réputation, solvabilité).

– S’engager à devenir non‑résident fiscal dans son pays d’origine.

– Payer un forfait d’impôt annuel à Anguilla pendant au moins cinq ans.

– Posséder un logement à Anguilla d’une valeur minimale définie.

– Passer un minimum de jours sur l’île chaque année, tout en restant en‑deçà d’un certain nombre de jours dans tout autre pays.

– Créer des « liens réels » avec l’île (compte bancaire local, adhésions, permis de conduire, etc.).

Les paramètres essentiels sont les suivants :

Condition clé du HVRExigence indicative
Contribution fiscale annuelle75 000 USD par an pendant au moins 5 ans (375 000 USD au total)
Logement à AnguillaValeur ≥ 400 000 USD (dont > 100 000 USD de valeur foncière)
Présence minimale sur l’île≥ 45 jours par an
Présence maximale dans un autre pays< 183 jours/an (voire < 90 jours dans une même juridiction selon certaines sources)
Lien de rattachement (« centre d’intérêt vital »)Comptes locaux, clubs, permis, etc.

En échange, l’expatrié obtient un statut de résident fiscal dans un territoire qui n’applique ni impôt sur le revenu, ni impôt sur la fortune, ni taxe sur les plus‑values, ni droits de succession. Les revenus de source étrangère ne sont pas taxés à Anguilla et n’ont pas à y être déclarés.

500000

Le coût total estimé pour une famille de quatre personnes sur la période minimale du programme.

De la résidence à la citoyenneté

Les deux grands programmes de résidence – RBI et HVR – ouvrent tous deux une voie vers la citoyenneté des Territoires britanniques d’outre‑mer (BOTC). Après cinq ans de résidence légale, un expatrié peut, sous conditions (test d’anglais, examen de citoyenneté, stabilité financière, casier judiciaire, entretien devant les autorités juridiques), présenter une demande de naturalisation en tant que British Overseas Territory Citizen.

Ce statut permet l’obtention d’un passeport spécifique, donnant accès sans visa à environ 95 pays. Dans un second temps, et sous réserve de remplir les critères britanniques, il devient possible de solliciter la pleine citoyenneté britannique, avec à la clé un passeport permettant des voyages sans visa ou avec visa à l’arrivée dans approximativement 180 pays.

Aucune obligation de renoncer à sa nationalité d’origine n’est imposée : la double nationalité est admise.

Fiscalité à Anguilla : un environnement presque sans impôts

Pour beaucoup d’expatriés, la fiscalité est l’un des grands arguments en faveur d’Anguilla. Le territoire applique un système très atypique : il n’existe pratiquement aucun impôt direct sur les personnes ou les sociétés.

Concrètement, il n’y a pas :

d’impôt sur le revenu,

d’impôt sur les sociétés,

d’impôt sur les plus‑values,

d’impôt sur la fortune,

– ni de droits de succession ou de donation généralisés.

Les revenus de source étrangère ne sont pas taxés et n’ont pas à être déclarés aux autorités locales. Il n’y a pas non plus de règles de type CFC (sociétés étrangères contrôlées), ni de taxes de sortie, ni de contrôle des capitaux.

Bon à savoir :

Pour financer les services publics, la Dominique a réformé son ancienne taxe générale de 13% sur les biens et services. Le nouveau système comprend une taxe de 9% sur les biens importés et une taxe de 13% sur les services, avec une exonération pour certains produits de base non sucrés. Les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 300 000 XCD doivent s’enregistrer et déclarer ces taxes mensuellement.

Sur le plan immobilier, une taxe foncière annuelle s’applique, autour de 0,75 % de la valeur des terrains résidentiels ou non bâtis et 0,9 % pour les biens commerciaux, souvent avec des aménagements pour la résidence principale. Les transactions immobilières sont grevées de droits de timbre (0,01 % à 5 %), d’une taxe de transfert foncier de 5 %, et, pour les étrangers, d’une surtaxe Alien Land Holding d’environ 12,5 % sur la valeur d’achat. Les locations touristiques (hôtels, appartements de vacances) supportent en outre une taxe d’hébergement d’environ 10 %.

Exemple :

À Sainte-Lucie, les salariés résidents financent la protection sociale via une cotisation de sécurité sociale de 5% de leur salaire mensuel, avec un plafond de 7 000 XCD. Une « Stabilization Levy » supplémentaire de 3% s’applique au-delà d’un certain seuil de revenus. L’employeur contribue également à hauteur de 5% pour la sécurité sociale et jusqu’à 3% pour la Stabilization Levy, cette dernière étant également soumise à une limite.

Anguilla ne dispose pas de conventions fiscales classiques de non‑double imposition. En revanche, le territoire a signé des accords d’échange d’informations fiscales (TIEA) et participe aux mécanismes internationaux comme le standard CRS de l’OCDE et FATCA. Pour un expatrié, il est donc indispensable de se coordonner avec un fiscaliste dans son pays d’origine pour éviter les mauvaises surprises liées à la résidence fiscale, notamment pour les citoyens de pays taxant leurs ressortissants sur la base de la citoyenneté (comme les États‑Unis).

Coût de la vie : un paradis… à prix élevé

La beauté des plages et l’absence d’impôts directs ne doivent pas faire oublier un autre aspect majeur : la vie à Anguilla est chère, parfois nettement plus que dans de grandes métropoles nord‑américaines. L’essentiel de la nourriture, de l’équipement domestique et d’une partie des matériaux de construction est importé, avec des droits à l’importation qui se répercutent sur le consommateur final.

Pour un expatrié, il est utile de raisonner en budget mensuel global. Les estimations disponibles suggèrent qu’un individu vivant confortablement dépense autour de 4 500 à 5 000 USD par mois, tandis qu’une famille de quatre se situe plutôt autour de 9 000 à 10 000 USD, selon le standing recherché. Un mode de vie plus frugal est possible, mais l’alimentation, le logement et le transport restent des postes lourds.

Un exemple de budget mensuel « type » pour une personne seule peut se résumer ainsi :

Poste de dépenseMontant approximatif (USD / mois)
Loyer1 500
Utilités (élec., eau, internet)300
Courses alimentaires800
Transport600
Assurance santé400
Loisirs/divers400
Total indicatif4 000–5 000

Pour une famille de quatre, une structure souvent citée est : le modèle nucléaire, qui comprend généralement deux parents et deux enfants.

Poste de dépenseMontant approximatif (USD / mois)
Loyer3 000
Utilités500
Courses alimentaires1 500
Transport800
Assurance santé (4 pers.)1 200
Scolarité (2 enfants, privé)2 000
Loisirs/divers800
Total indicatif9 000–10 000

Les montants varient fortement selon le type de logement (appartement vs villa de luxe), les habitudes alimentaires (cuisine maison vs restaurants de plage), l’usage ou non d’une voiture personnelle et le niveau de couverture santé choisi.

10000

Le loyer mensuel d’une villa de qualité à Anguilla peut dépasser ce montant en dollars américains.

Les factures d’eau et d’électricité sont significatives, d’autant que la climatisation est gourmande. Comptez en moyenne 200 à 500 USD de charges mensuelles. Internet haut débit, désormais disponible en fibre optique via des fournisseurs comme Digicel ou Flow, ajoute 80 à 250 USD mensuels selon les débits choisis, les offres professionnelles pour télétravailleurs ou entreprises étant plus onéreuses.

30-50

Les produits alimentaires importés coûtent 30 à 50 % plus cher qu’en Amérique du Nord ou en Europe.

Les transports complètent le tableau. Il n’existe pas de véritable transport en commun, les déplacements se font en taxi ou en véhicule privé. Le litre d’essence est cher, les taxis facturent des trajets courts entre 20 et 50 USD, et la location de voiture sur le long terme tourne autour de 1 200 à 1 800 USD par mois. L’achat d’un véhicule d’occasion représente souvent un investissement de l’ordre de 15 000 USD au minimum, auquel s’ajoutent les formalités douanières d’importation le cas échéant.

Se loger : marché locatif, achat immobilier, zones résidentielles

Pour un nouvel arrivant, la première étape consiste presque toujours à louer. Le marché propose une grande variété de biens : appartements meublés, maisons familiales, duplex, villas indépendantes, bungalows, parfois des logements intégrés à des résidences hôtelières. L’offre est particulièrement abondante dans certains secteurs à la suite de projets immobiliers restés partiellement inoccupés, ce qui crée un environnement plutôt favorable aux locataires.

Astuce :

De nombreux expatriés recommandent de séjourner d’abord quelques semaines dans un hébergement temporaire (comme un hôtel de milieu de gamme, un appartement Airbnb ou une résidence de plage). Cette période permet de visiter l’île, de repérer les quartiers et de négocier sereinement un bail de longue durée. Opter pour un contrat d’un an permet souvent d’obtenir de meilleurs tarifs. Le dépôt de garantie standard équivaut à un ou deux mois de loyer. Certaines locations incluent internet et la télévision, mais l’électricité est rarement comprise.

Parmi les secteurs résidentiels appréciés :

Exemple :

Pour illustrer la diversité des zones d’habitation à Anguilla : The Valley est appréciée pour la proximité des services, des écoles et des administrations. Sandy Ground est également connue pour ses bars de plage et sa petite vie nocturne. Blowing Point est pratique pour les allers-retours vers Saint-Martin grâce à sa proximité avec le terminal ferry. Island Harbour et East End offrent une ambiance plus authentique, paisible et villageoise. Enfin, Meads Bay et d’autres baies de la côte nord sont davantage orientées vers le tourisme haut de gamme et balnéaire.

Pour l’achat immobilier, les étrangers doivent obtenir une Alien Land Holding License et s’acquitter des diverses taxes (dont la surtaxe de 12,5 % sur le prix d’achat). Le recours à un avocat local spécialisé en transactions immobilières est vivement conseillé pour sécuriser le processus, vérifier les titres de propriété et anticiper les droits et frais annexes.

Santé : un système correct mais limité, évacuation indispensable

Vivre sur une petite île implique une réalité incontournable : les infrastructures de santé sont limitées. Anguilla dispose d’un système de soins mixte, associant un hôpital public et plusieurs cliniques privées, mais pour les pathologies lourdes ou très spécialisées, il faut se tourner vers des établissements hors de l’île.

L’hôpital public Princess Alexandra Hospital, situé à The Valley, est la principale structure médicale, avec une capacité d’une trentaine de lits et un service d’urgence ouvert 24 h/24. Il assure la prise en charge des urgences courantes, des accouchements, d’une partie de la chirurgie de base et des soins pédiatriques. Des investissements importants ont permis la restauration de l’établissement après les dégâts causés par un ouragan majeur, avec l’ajout notamment d’un service de maternité et d’un scanner. Plusieurs dispensaires publics complètent le maillage, offrant des soins de premier recours dans différents quartiers.

Bon à savoir :

Plusieurs cliniques privées opèrent à The Valley et dans ses environs. Elles proposent des services de médecine générale, le suivi des maladies chroniques, la gynécologie, la petite chirurgie, des analyses de laboratoire et un accès ponctuel à certains spécialistes de passage. Des structures comme le Hughes Medical Center ou l’Atlantic Star Center of Medical Excellence bénéficient d’une bonne réputation pour la qualité de leurs soins en médecine de ville.

Mais les limites apparaissent vite : pas d’hôpital privé, peu de lits de soins intensifs, pas de chambre de recompression pour les accidents de plongée, diagnostics avancés (IRM, certaines explorations spécialisées) et chirurgies complexes à réaliser à l’étranger. Les évacuations sanitaires sont fréquentes, particulièrement vers Saint‑Martin, Porto Rico ou les États‑Unis (Miami), avec des coûts pouvant dépasser aisément plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Dans ce contexte, l’assurance santé est un volet crucial d’un projet d’expatriation à Anguilla. Les autorités américaines recommandent clairement une assurance incluant l’évacuation médicale, puisqu’aucun dispositif comme Medicare ou Medicaid ne s’applique à l’étranger. Les médecins et hôpitaux attendent un règlement rapide, souvent immédiat, en espèces ou via une garantie d’assurance solide.

Pour un expatrié, la solution la plus réaliste est une assurance santé internationale couvrant au minimum :

Couvertures médicales internationales

Les garanties essentielles pour une protection santé complète à l’étranger, incluant les situations d’urgence et les soins spécialisés.

Soins hospitaliers

Prise en charge des frais liés aux traitements et à l’hospitalisation dans un établissement médical à l’étranger.

Interventions lourdes

Couverture des actes chirurgicaux complexes et des traitements médicaux spécialisés nécessitant des équipements spécifiques.

Évacuation médicale

Organisation et financement du rapatriement sanitaire vers un plateau technique adapté en cas d’urgence vitale.

Aggravation aiguë

Prise en charge des complications soudaines et sévères de pathologies préexistantes, souscrites de manière idéale.

Les primes varient selon l’âge et le niveau de couverture, mais il n’est pas rare de voir des familles débourser plusieurs milliers de dollars par an pour une couverture mondiale de qualité. Un couple d’une soixantaine d’années peut ainsi payer autour de 7 000 USD par an, tandis que des adultes plus jeunes verront leur facture divisée par deux.

Les pharmacies sont bien présentes, notamment à The Valley, mais certains médicaments doivent être importés, ce qui en renchérit le coût et suppose parfois des délais. Les soins dentaires et la santé mentale existent, mais les cas complexes sont orientés hors de l’île.

Les risques sanitaires locaux restent modérés : pas de malaria, pas de rage, peu de fièvres tropicales même si des cas de dengue ou de chikungunya peuvent survenir. Des intoxications alimentaires comme la ciguatera sont signalées ponctuellement. L’eau du robinet est généralement potable dans les hôtels et villas. En revanche, comme partout sous les tropiques, la protection contre les moustiques, le soleil intense et la déshydratation est à prendre au sérieux.

Éducation : écoles publiques, options privées et internationales

Pour les familles, la question scolaire est déterminante. Le système éducatif anguillais suit de près le modèle britannique. L’école publique est gratuite et obligatoire de 5 à au moins 15 ans (certains textes mentionnent 17 ans). La scolarité est structurée en primaire, secondaire inférieur et supérieur, avec des examens régionaux du Caribbean Examinations Council à la fin du secondaire.

Astuce :

Le territoire est doté de six écoles primaires publiques et d’un grand lycée public, l’Albena Lake-Hodge Comprehensive School. L’enseignement est dispensé en anglais, suivant des programmes adaptés aux standards caribéens et britanniques. Bien que les classes puissent être relativement chargées et les ressources parfois limitées, le cadre académique reste solide. Des aides publiques, telles que des bourses et une prise en charge partielle des uniformes et du transport, sont disponibles pour les familles à faible revenu.

Les expatriés privilégient toutefois souvent des structures privées ou internationales, plus petites et plus flexibles. Deux écoles privées se distinguent :

Écoles primaires à The Valley, Anguilla

Deux établissements proposant un enseignement primaire avec des approches pédagogiques et des programmes distincts.

Omololu International School

Programme de la maternelle au primaire aligné sur les standards nationaux et le Baccalauréat International (IB). Accueille des enfants de plus de 25 nationalités. Langue principale : anglais, avec français et espagnol en langues étrangères. Pédagogie active et forte implication des parents. Frais annuels : entre 5 850 et 7 350 USD (hors uniformes, fournitures et activités).

Central Christian School

École pour la petite enfance et le primaire combinant le programme gouvernemental et un cursus biblique (Abeka). Les tarifs ne sont pas toujours publiés et nécessitent une prise de contact directe avec l’établissement.

Pour le secondaire international, certaines familles optent pour un schéma transfrontalier : scolarisation dans des établissements privés de Sint Maarten / Saint‑Martin (par exemple Caribbean International Academy ou Learning Unlimited), avec trajets quotidiens en bateau scolaire. Cette solution implique une organisation logistique précise, mais ouvre l’accès à des programmes canadiens ou américains complets jusqu’au baccalauréat.

À l’enseignement supérieur, Anguilla dispose de quelques options locales (campus de l’University of the West Indies, Anguilla Community College, écoles de médecine comme Saint James School of Medicine), mais la plupart des étudiants se tournent vers le Royaume‑Uni, l’Amérique du Nord ou d’autres îles caribéennes pour l’université.

Ouvrir un compte, gérer ses finances et son activité

Anguilla abrite un secteur financier robuste, encadré par la banque centrale des Caraïbes orientales (ECCB) et la Financial Services Commission pour tout ce qui relève des sociétés, des assurances, des fonds et des services de paiement. La monnaie locale, le dollar des Caraïbes orientales (XCD), est solidement arrimée au dollar américain à un taux fixe d’environ 2,7 XCD pour 1 USD, ce qui facilite les transactions et réduit le risque de change. Le dollar américain est par ailleurs largement accepté dans le commerce de détail.

Attention :

Pour un expatrié, l’ouverture d’un compte bancaire local est possible, que ce soit en tant que résident ou non‑résident, à condition de satisfaire aux exigences de conformité (KYC, lutte anti‑blanchiment). La plupart des banques proposent des comptes courants individuels et d’entreprise, avec cartes de débit, services en ligne et comptes en devises multiples. L’ouverture peut parfois se faire à distance, sans déplacement physique, mais les banques demandent généralement des documents spécifiques.

formulaire de demande,

pièces d’identité officielles (passeport, éventuellement permis de conduire),

justificatif de domicile,

références bancaires,

– et, pour les sociétés, l’ensemble des documents d’incorporation et les preuves d’activité.

Bon à savoir :

Les conditions d’ouverture et de gestion d’un compte bancaire, comme le dépôt minimum et les frais mensuels, varient selon les établissements et le type de compte. Par exemple, certains comptes courants exigent un solde initial (comme 200 USD) et un solde minimum plus élevé (entre 300 et 500 USD) pour éviter des frais. Les comptes rémunérés, comme les comptes NOW, nécessitent souvent un solde encore plus important pour générer des intérêts.

Au‑delà de la simple banque, Anguilla se positionne comme une juridiction favorable à la création de sociétés (surtout les IBC et LLC), de trusts et de fondations, avec un enregistrement rapide (souvent en quelques jours) et une absence d’impôt sur les bénéfices et les plus‑values. Pour un entrepreneur ou un investisseur, cela ouvre des perspectives intéressantes de structuration patrimoniale. Cependant, toute planification doit impérativement tenir compte des lois anti‑évasion du pays d’origine, des normes CRS et des obligations déclaratives.

Infrastructures, connectivité, utilities : ce que l’on trouve… et ce qui manque

Anguilla est reliée au monde par l’aéroport international Clayton J. Lloyd, desservi principalement via des correspondances par Saint‑Martin, Porto Rico ou Antigua, et par un système de ferries fréquents reliant Blowing Point à Saint‑Martin/Sint Maarten en une vingtaine de minutes. Il n’y a pas, à ce jour, de vols directs depuis l’Europe ou l’Amérique du Nord continentale, ce qui rend souvent nécessaire une escale.

Attention :

L’île ne dispose pas de transport collectif structuré et la voiture est le moyen de déplacement dominant. Il faut rouler à gauche sur des routes souvent étroites et inégales, avec une signalisation parfois sommaire. Une extrême prudence est requise au volant, certaines voitures étant mal équipées et les conducteurs pouvant s’arrêter soudainement. L’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est médiocre, avec des trottoirs irréguliers et peu de rampes.

Sur le plan énergétique, l’électricité est fournie par Anguilla Electricity Company (ANGLEC). Obtenir un nouveau branchement peut prendre de 30 à 90 jours, avec des démarches assez formelles : plan cadastral, permis de construire, certificat de conformité électrique, coordonnées de l’électricien, paiement des frais de connexion. Les locataires ouvrent généralement un compte à leur nom moyennant un dépôt, qui porte intérêt si les factures sont réglées correctement jusqu’à la fermeture du compte. La facture peut être payée en ligne, et des pénalités de retard sont appliquées en cas de non‑paiement.

Bon à savoir :

Le déploiement de la fibre par des opérateurs comme Digicel et Flow a permis d’offrir des connexions allant jusqu’à 500 Mbps en téléchargement. Les abonnements incluent généralement un modem et parfois des systèmes WiFi maillés pour une couverture complète. Bien qu’idéal pour le télétravail, des coupures peuvent survenir lors d’intempéries ou d’incidents réseau.

La fourniture d’eau repose sur un mix d’adduction publique et de citernes privées alimentées par la pluie ou des camions, selon les quartiers et les types de logement. Les villas et maisons individuelles sont souvent équipées de cuves de collecte, ce qui amortit mieux les interruptions de service.

Sécurité, droit local, vie quotidienne

Anguilla bénéficie de l’image d’une île sûre, avec l’un des taux de criminalité les plus bas de la région. Cela ne signifie pas l’absence totale de délinquance : comme partout, les opportunités de vol (sacs à la plage, voitures non verrouillées, domiciles laissés ouverts) peuvent être saisies. Des faits plus graves (agressions, vols à main armée, voire homicides) existent, même s’ils restent rares. Les autorités, comme les chancelleries étrangères, recommandent des précautions de bon sens : ne pas exposer des objets de valeur, verrouiller portes et fenêtres, faire preuve de vigilance dans les endroits isolés de nuit et éviter l’alcool excessif avant les activités nautiques.

Attention :

Les infractions liées aux stupéfiants ou aux armes à feu sont sévèrement punies. Le port ou l’importation d’armes nécessite un accord préalable du gouvernement britannique. En cas d’arrestation, les voyageurs relèvent intégralement du droit local, sans application du droit étranger sur place, avec une possible notification à leur ambassade.

Les règles douanières sont précises : toute marchandise susceptible d’être interdite ou taxée doit être déclarée. Les objets dangereux (explosifs, produits corrosifs, certains gaz) sont interdits d’importation. Des quotas existent pour les cigarettes, l’alcool, les parfums, les denrées alimentaires. Les résidents revenus d’un séjour à l’étranger peuvent ramener une valeur déterminée de cadeaux en franchise, au‑delà de laquelle des droits sont dus. La fraude douanière est lourdement sanctionnée, avec des amendes pouvant atteindre trois fois la valeur des biens.

Bon à savoir :

La législation locale n’impose aucune restriction spécifique aux voyageurs et résidents LGB : les relations entre personnes de même sexe sont légales, et l’organisation d’événements communautaires ne pose pas de problème juridique connu.

Style de vie : plage, gastronomie, culture caribéenne

Au‑delà des chiffres et des formulaires, s’installer à Anguilla, c’est aussi choisir un certain style de vie. L’île revendique le surnom de « capitale culinaire de la Caraïbe », avec une densité étonnante de restaurants de plage de haut niveau, de tables gastronomiques signées par des chefs renommés, et de petites échoppes où l’on déguste homards, ribs grillés, poissons entiers et accras à quelques mètres de l’eau.

Exemple :

Les activités de loisirs à Anguilla sont principalement axées sur la mer et incluent le snorkeling sur les récifs, la plongée bouteille avec des centres certifiés, le kayak, le paddle, la voile, le kitesurf, ainsi que des excursions en bateau vers des îlots comme Sandy Island ou Prickly Pear Cays. L’observation de la faune, notamment des tortues marines en saison et des baleines à bosse durant leur migration hivernale, est également possible. À terre, on trouve un parcours de golf signé Greg Norman, des courts de tennis, des randonnées modérées et des séances de yoga au lever du soleil pour les amateurs d’activités plus douces.

La vie nocturne reste limitée en comparaison d’autres îles plus festives, mais quelques poches d’animation existent, notamment à Sandy Ground, où bars de plage et petits concerts live créent une ambiance détendue, surtout en haute saison. Les grands événements calendaires – Festival del Mar, Anguilla Summer Festival, Moonsplash reggae festival – ponctuent l’année de fêtes, parades, compétitions nautiques et concerts, offrant autant d’occasions de s’immerger dans la culture locale.

Astuce :

La communauté expatriée à Anguilla, bien que numériquement modeste, est très soudée. Pour faciliter votre intégration, utilisez les forums, groupes en ligne et réseaux informels. Ils sont précieux pour partager des bons plans pratiques (santé, scolarité, logement, importation de véhicules) et pour construire un cercle social. Accepter le rythme ralenti de « l’heure des îles » et la petitesse relative du territoire est clé pour profiter pleinement du cadre de vie étonnamment complet qu’offre l’île.

En conclusion : un projet d’expatriation à mûrir avec rigueur

S’installer à Anguilla en tant qu’expatrié, c’est miser sur un environnement à la fois simple et sophistiqué : simple par la taille, le rythme de vie, la proximité des habitants et des autorités ; sophistiqué par le niveau des services financiers, la complexité des programmes de résidence, le coût élevé de la vie et les contraintes logistiques d’une petite île.

Bon à savoir :

Les principaux atouts sont une fiscalité très faible, une stabilité politique, la sécurité, un climat agréable, de magnifiques plages et un statut britannique offrant des perspectives de citoyenneté. Les principaux inconvénients à anticiper sont un budget élevé, la dépendance aux évacuations sanitaires pour soins graves, un certain isolement, des formalités administratives complexes et la nécessité absolue de respecter un cadre légal strict (visas, résidence par investissement ou fiscale).

Pour un retraité fortuné, un entrepreneur mondial ou un télétravailleur disposant de revenus internationaux, Anguilla peut être un choix extrêmement intéressant, à condition de travailler avec des conseils financiers, fiscaux et juridiques compétents. Pour une famille avec enfants, la réflexion doit intégrer finement la scolarité, la santé et le coût de la vie réelle. Pour tous, l’étape préalable d’un séjour d’exploration de quelques semaines ou mois, sur place, reste l’outil le plus précieux pour vérifier que le rêve caribéen correspond bien à la réalité quotidienne que l’on cherche.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Maurice, Grèce, Chypre), la stratégie retenue a consisté à cibler Anguilla, territoire britannique d’outre-mer, pour son absence d’impôt local sur le revenu, sur la fortune et sur les plus-values, combinée à un environnement stable de common law, à l’utilisation de l’anglais et à un cadre reconnu pour la gestion internationale de patrimoine. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques…), structuration via véhicules locaux adaptés et intégration patrimoniale. Le client bénéficie ainsi de fortes économies fiscales et d’une diversification internationale de son patrimoine, tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, double imposition, adaptation culturelle insulaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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