Trouver un logement à Aruba : mode d’emploi complet, conseils et astuces

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer ou passer plusieurs semaines à Aruba fait rêver : plages de carte postale, climat ensoleillé, ambiance détendue et population accueillante. Mais une question très concrète s’impose très vite : comment trouver un logement à Aruba qui soit à la fois adapté à son budget, à son projet de séjour et… aux règles locales d’immigration et de location ?

Bon à savoir :

La location à Aruba est un processus technique qui nécessite de maîtriser plusieurs aspects : la preuve d’hébergement à l’entrée, le choix du quartier, le niveau des loyers, la distinction entre location saisonnière et bail longue durée, ainsi que les droits des locataires. Ce guide pratique, basé sur des sources officielles, est conçu pour les voyageurs de longue durée, expatriés, nomades digitaux et retraités.

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le contexte : vivre ou séjourner à Aruba implique de penser “logement” dès le départ

Aruba est un pays autonome au sein du Royaume des Pays‑Bas. L’île ne fait pas partie des Pays‑Bas européens, mais elle est étroitement liée au royaume pour tout ce qui touche à l’immigration et aux visas. Deux services sont centraux dans les démarches :

– le DIMAS (Directorate of Alien Integration, Policy and Admission), basé à Oranjestad

– le service d’immigration IASA (Aruban Immigration Service), également à Oranjestad

Attention :

Pour un séjour touristique à Aruba, la preuve d’hébergement (réservation hôtelière, location, attestation d’un résident ou titre de propriété) est un document capital. Elle peut être exigée à l’arrivée et est nécessaire pour toute demande de prolongation de séjour sur place.

Cette obligation d’hébergement n’est pas un simple détail administratif : elle conditionne la stratégie logement, que l’on vienne pour deux semaines ou avec l’idée de rester plusieurs mois.

Durée de séjour, visas et logement : comment tout s’emboîte

Les règles de séjour déterminent largement le type de logement réaliste.

Touristes et séjours de courte durée

Pour la plupart des ressortissants de l’Union européenne, du Canada, des États‑Unis, du Royaume‑Uni et de plusieurs autres pays, aucun visa n’est requis pour un court séjour. Par défaut, l’admission maximale initiale est de 30 jours, prolongeable jusqu’à 180 jours par an. Les ressortissants américains bénéficient d’emblée de 90 jours, et les ressortissants du Royaume des Pays‑Bas peuvent aller jusqu’à 180 jours sans permis spécifique.

Dans tous les cas, il faut pouvoir prouver un hébergement, typiquement via :

une réservation d’hôtel ou d’appartement

– ou un titre de propriété (résidence, condo, appartement, timeshare, yacht de plaisance d’au moins 14 m amarré à Aruba)

Astuce :

Pour toute demande d’extension de séjour au-delà de 30 jours à Aruba, vous devez fournir une preuve de logement. Celle-ci peut être soit un justificatif de propriété sur l’île, soit une déclaration de garantie (attestation d’hébergement) signée par un résident légal d’Aruba.

Long séjour : résidence, travail, retraite, nomadisme

Dès qu’un projet dépasse 180 jours par an, ou implique de travailler, d’étudier ou de prendre sa retraite à Aruba, il faut basculer dans le régime des permis de séjour. Là encore, le logement devient un dossier en soi :

le permis de résidence ne peut être demandé que par un sponsor local (employeur, conjoint, membre de famille) auprès des autorités arubaines

– une fois approuvé, il peut s’accompagner d’un visa long séjour pour récupérer le titre

– la preuve de logement fait partie des pièces exigées pour ce type de demande

28000-56000

Pour les retraités, le revenu annuel garanti requis pour une procédure spécifique varie de 28 000 à 56 000 USD selon la catégorie.

Pour les nomades digitaux et télétravailleurs, deux cadres sont à connaître :

– le programme « One Happy Workation » pour les citoyens américains, permettant de travailler à distance jusqu’à 90 jours (sans emploi local)

– un visa spécifique “digital nomad”, limité à trois mois, avec exigence de revenus (> 5 000 USD par mois) et, encore une fois, preuve d’hébergement

Enfin, la résidence permanente après cinq ans de présence continue sur permis implique aussi de démontrer un logement “approprié”.

En clair, que l’on soit simple touriste, investisseur ou futur résident, le logement n’est pas seulement une question de confort : c’est un pivot de la conformité administrative.

Où se loger à Aruba : panorama des quartiers et ambiances

Aruba peut paraître petite sur une carte, mais ses quartiers offrent des expériences de vie très contrastées. Bien choisir son secteur, c’est souvent la clé pour concilier budget, mode de vie et logistique.

Noord : le cœur social et l’épicentre des expatriés

Noord, au nord d’Oranjestad, est souvent décrit comme le cœur de la vie sociale de l’île. C’est l’un des endroits où l’on croise le plus d’expatriés, avec un mélange de résidences calmes et de zones très animées. L’accès aux plages les plus célèbres (Eagle Beach, Palm Beach) est rapide, tout comme l’accès à des restaurants tendance, boutiques et lieux de sortie.

Exemple :

Le secteur de Noord offre une vaste gamme de logements, incluant des condos modernes, des villas, des studios, de petites résidences gérées par des propriétaires, ainsi que des complexes comme Gold Coast ou les condos de la zone Palm Beach/Bakval. Pour une vie à l’année, on y trouve également des supermarchés, des pharmacies et divers services du quotidien. Ce secteur constitue un compromis fréquent pour les personnes travaillant sur l’île mais souhaitant rester proches de la mer et de la vie nocturne.

Oranjestad : centre culturel et urbain

La capitale Oranjestad propose un profil plus urbain : architecture coloniale néerlandaise colorée, front de mer animé, commerces haut de gamme, cafés et bars, et accès facile aux transports. Pour quelqu’un qui apprécie de pouvoir tout faire à pied ou presque, c’est un excellent choix.

Côté logement, on y trouve aussi bien des appartements en centre‑ville (par exemple des complexes comme Harbour House ou Aruba Surfside Apartments) que des maisons en périphérie immédiate. Pour un expatrié qui travaille en ville, ou un nomade digital qui aime l’animation et les coworkings (comme Colab Aruba), Oranjestad est particulièrement pratique.

Paradera et Santa Cruz : charme local et nature

Paradera, au centre de l’île, est davantage une “échappée” résidentielle : maisons colorées, rythme plus calme, fort sentiment de communauté. On y trouve des appartements comme “Casibari 87” avec une ambiance très locale, à mi‑chemin entre les zones touristiques et les plages tranquilles.

Vivre à Santa Cruz

Découvrez le charme authentique de Santa Cruz, une région au cœur de la nature et de la culture arubaine, idéale pour une vie paisible et traditionnelle.

Parc National d’Arikok

Adossée au parc national, la région est un paradis pour les randonneurs, avec ses grottes et ses vues panoramiques à couper le souffle.

Culture Authentique

Imprégnez-vous d’une ambiance traditionnelle, avec un fort ancrage dans la culture locale et des restaurants de quartier typiques.

Tranquillité Garantie

Idéal pour ceux qui recherchent une vie authentique et paisible, loin de l’agitation des zones hôtelières et touristiques.

San Nicolas : “Sunrise City” et scène artistique

Au sud, San Nicolas — surnommée la “Sunrise City” — s’est imposée comme le cœur artistique de l’île : street art, festivals de musique, ambiance créative, le tout à proximité de plages superbes et peu fréquentées comme Baby Beach ou Rodger’s Beach. L’atmosphère y est plus tranquille que dans la zone des grands resorts, avec une communauté soudée.

Pour quelqu’un qui souhaite un mode de vie décontracté, plus proche des habitants et moins axé sur le tourisme de masse, c’est une option très séduisante, souvent avec des loyers plus doux.

Savaneta et Malmok : authenticité ou luxe côtier

Savaneta, sur la côte sud‑ouest, est le plus ancien village de l’île, avec des maisons pittoresques le long d’une côte sereine. Mangel Halto, plage aux mangroves, est tout près. Ceux qui recherchent une immersion tranquille et un rapport plus intime à la mer se tournent volontiers vers ce secteur.

À l’opposé, Malmok, au nord, symbolise la côte chic : grandes villas, résidences comme Tierra del Sol ou Gold Coast, accès direct à des eaux peu profondes appréciées pour le snorkeling, le paddle ou le kitesurf. Pour un budget conséquent (achat ou location), Malmok combine nature préservée et proximité de la vie nocturne de Palm Beach.

Guide touristique d’Aruba

Eagle Beach et Palm Beach : vitrine balnéaire

Eagle Beach, souvent classée parmi les plus belles plages des Caraïbes, propose un cadre résidentiel relativement calme, même si l’on y trouve aussi de grands complexes. L’ambiance y est élégante et familiale, avec des condos vue mer et un accès très simple aux services modernes.

Palm Beach, juste à côté, est la carte postale des resorts : ligne de gratte‑ciel hôteliers, restaurants, boutiques, activités nautiques. Pour ceux qui veulent vivre littéralement au cœur de la zone la plus touristique, c’est l’endroit. On y trouve des condos, studios, appartements de standing, souvent en résidence avec piscines et services.

Combien coûte un logement à Aruba ? Niveau de vie, loyers et charges

Aruba est globalement perçue comme une destination chère, surtout pour les biens de consommation. Mais le logement réserve une surprise : les loyers sont, en moyenne, nettement plus bas que dans de nombreuses grandes villes nord‑américaines.

Vue d’ensemble : coût de la vie et du logement

Plusieurs comparateurs (Numbeo, Expatistan…) indiquent que :

le coût de la vie hors loyer est plus élevé qu’aux États‑Unis (de l’ordre de 5 à 15 % selon les estimations)

– en incluant le loyer, le coût global à Aruba devient légèrement inférieur à celui des États‑Unis (de l’ordre de 5 à 20 % moins cher selon les sources)

– les loyers, pris isolément, sont souvent de 48 à plus de 50 % inférieurs à ceux pratiqués aux États‑Unis

En revanche, les salaires locaux sont nettement plus bas : le salaire net mensuel moyen tourne autour de 1 400 à 2 100 USD, contre plus de 4 000 USD aux États‑Unis. Le pouvoir d’achat local est donc beaucoup plus faible. Pour un expatrié ou un nomade digital payé à distance en devise forte, cela peut en revanche représenter un avantage.

Ordres de grandeur des loyers mensuels

Les chiffres varient selon la zone et la taille du logement, mais on peut dégager quelques fourchettes réalistes :

Type de logementZoneFourchette mensuelle (USD)Commentaire synthétique
Studio / 1 chambre meubléCentre‑ville600 – 1 000Moyenne autour de 750 – 820 USD
Studio / 1 chambre meubléHors centre500 – 900Moyenne autour de 570 – 600 USD
Appartement 3 chambresCentre‑ville1 200 – 2 500Moyenne autour de 1 430 – 1 780 USD
Appartement 3 chambresHors centre830 – 2 000Moyenne autour de 1 080 – 1 620 USD
Appartement 85 m² meublé (quartier “cher”)≈ 2 500 AWGSoit environ 1 400 USD
Appartement 85 m² meublé (quartier “normal”)≈ 1 800 AWGEnviron 1 000 USD
Studio 45 m² meublé (quartier “cher”)≈ 1 850 AWGAutour de 1 000+ USD
Studio 45 m² meublé (quartier “normal”)≈ 1 250 AWGEnviron 700 USD

Des annonces concrètes confirment ces ordres de grandeur : un studio à Noord (Sabana Liber) peut se louer autour de 600 USD par mois, un T2 “Solito Apartments” à Oranjestad à 2 600 USD, une location longue durée de type “Boroncana luxury apartment” à Noord à 1 500 USD, etc.

Prix à la nuit : hôtels, Airbnb, condos

Pour des séjours plus courts, les prix à la nuit donnent un autre repère :

Type d’hébergement / gammeFourchette (USD/nuit)Remarques
Petits hôtels/boutiques (Oranjestad, Palm)≈ 50+Entrée de gamme, hors front de mer direct
Studios / appartements meublés (Airbnb)40 – 100Les mieux placés avec vue mer montent à 80 – 150
Coliving / appart’hôtel100 – 150Souvent avec services inclus (ménage, etc.)
Grands condos/villas (2+ chambres)180 – 900+Selon taille, piscine, vue mer, localisation
Gamme condos Eagle/Palm Beach405 – 990Segment très touristique, équipements haut de gamme

Sur une base mensuelle via les plateformes (Airbnb, Expedia), les prix moyens pour un mois d’appartement ou d’hôtel tournent autour de 3 000 à 3 700 USD, mais les remises long séjour sont fréquentes.

Charges et utilités : un poste à ne pas sous‑estimer

Le climat chaud et humide, l’usage intensif de la climatisation et la nature insulaire expliquent des factures d’énergie non négligeables.

85

C’est la surface moyenne en mètres carrés d’un appartement pour lequel on peut estimer les coûts.

300 AWG de charges mensuelles (électricité, gaz éventuel, eau) pour deux personnes, soit environ 165 USD

225 AWG pour un studio de 45 m² (≈ 125 USD)

– sur certaines estimations en dollars, 150 à 350 USD par mois pour un logement autour de 85‑90 m²

L’internet haut débit (60 Mbps et plus) coûte souvent entre 60 et 110 USD mensuels, et un petit forfait mobile avec data peut approcher les 85–95 USD. Le fournisseur local SETAR est l’un des acteurs principaux pour Internet et mobile.

À ces charges s’ajoutent parfois la collecte des déchets, la télévision, les frais de copropriété (dans un condo), voire des services annexes comme une sécurité privée ou un entretien de piscine/jardin dans le cas d’une villa.

Logement meublé ou non meublé : faire le bon choix selon la durée

Le marché d’Aruba offre aussi bien des locations saisonnières entièrement équipées que des logements longue durée pouvant être non meublés, semi‑meublés ou meublés. Comprendre ces nuances évite des surprises financières.

Ce que recouvre un meublé à Aruba

Un logement meublé comprend généralement : des meubles, des équipements de cuisine, un lit, une table, des chaises, des rangements et parfois de la vaisselle.

le mobilier de base (lit, table, chaises, canapé)

les appareils électroménagers essentiels (frigo, cuisinière, parfois micro‑ondes)

– un minimum de vaisselle et de linge de maison (variable selon les propriétaires)

– parfois même des “starter kits” (liquide vaisselle, papier toilette, savon) dans les locations gérées par des agences professionnelles

Certaines offres “fully furnished” vont plus loin, incluant petits équipements, décoration et tout le nécessaire pour emménager avec une simple valise.

Avantages et inconvénients

Pour un séjour de quelques semaines à un ou deux ans maximum, un meublé est presque toujours le choix le plus rationnel. Il évite :

Astuce :

Il est déconseillé d’investir dans des meubles et des électroménagers coûteux lors d’un séjour temporaire. Cela permet d’éviter les problèmes de revente ou de stockage en fin de séjour, ainsi que la perte de temps liée à l’équipement du logement.

En contrepartie, le loyer est en général plus élevé qu’un logement comparable non meublé. Dans de nombreux marchés, la prime peut aller de 15 à 40 % de plus. Les dépôts de garantie sont aussi souvent plus élevés, afin de couvrir d’éventuels dégâts sur le mobilier.

Bon à savoir :

Pour un séjour de plusieurs années, un logement non ou semi-meublé offre un loyer plus bas, une personnalisation totale et la possibilité d’investir progressivement dans des équipements de qualité. Il faut cependant prévoir un budget initial conséquent pour l’achat de meubles et d’électroménager.

Disponibilité sur le marché local

À Aruba, l’offre meublée prédomine pour les courts séjours et la location saisonnière, via des plateformes comme Airbnb, Expedia, ou des agences locales (Aruba Happy Rentals, Rentals in Aruba, Aruba Palms Realtors, etc.). Sur le marché longue durée, on trouve davantage de diversité : studios ou appartements meublés prêts à emménager, maisons semi‑meublées, villas non meublées destinées à des familles ou des résidents de longue durée.

Lors d’une recherche, il est donc important d’examiner attentivement les photos, la description et de demander un inventaire précis du mobilier inclus, ainsi que les modalités concernant la maintenance des appareils.

Trouver un logement : canaux, acteurs et types de biens

L’écosystème immobilier arubain est varié, mêlant propriétaires individuels, petites structures locales et agences établies.

Agences et plateformes

Parmi les acteurs spécialisés dans les locations et l’immobilier résidentiel, on retrouve notamment :

des sociétés de gestion et de location comme Aruba Happy Rentals ou Rentals in Aruba, qui proposent des villas, appartements, condos et studios, à la fois pour les vacances et pour la longue durée

des agences immobilières orientées achat/vente mais aussi location comme RES Realty, Aruba Palms Realtors ou des représentants de grands réseaux (via des agents basés à Aruba, notamment chez Keller Williams)

Bon à savoir :

Les agences locales offrent une expertise du marché, un accompagnement pour les démarches administratives et proposent une gamme variée de biens : appartements modernes en copropriété, villas de luxe et maisons familiales dans des quartiers résidentiels.

Les plateformes internationales (Airbnb, Expedia, VRBO…) complètent l’offre avec :

des studios et appartements indépendants

des condos en résidences touristiques (Eagle Beach, Palm Beach, Oranjestad)

des villas avec piscine et jardin

des formules coliving ou appart’hôtel

Types de biens et localisation

La palette de logements disponibles est large :

Types de logements à Aruba

Panorama des principales catégories de biens immobiliers disponibles sur l’île, des studios aux villas de luxe.

Studios et 1 chambre

Très répandus à Noord et Oranjestad, souvent en résidences de petite taille ou intégrés à une maison principale.

Appartements 2–3 chambres

En centre‑ville, en périphérie proche, ou dans des condos de plage.

Condos

Complexes modernes souvent dotés de piscines, salle de sport, parking, sécurité, parfois accès direct à la plage (Azure, Oceania, Blue Residences, etc.).

Maisons individuelles

Dans des quartiers résidentiels comme Paradera, Santa Cruz, Savaneta, ou certaines parties de Noord et Oranjestad.

Villas de luxe

Notamment à Malmok, Tierra del Sol, Gold Coast, Palm Beach, avec jardins, piscines et prestations haut de gamme.

Selon le projet — télétravailleur solo, couple, famille avec enfants, retraité — le choix du type de bien et du quartier ne sera pas le même.

Saisonnalité des prix

Les données de prix hôteliers et d’appartements à la nuit sur l’année montrent une forte saisonnalité :

Mois (indication)Prix moyen nuit (USD)Tendance approximative
Janvier≈ 214Période chère
Février≈ 188Haute saison
Mars≈ 202Haute saison
Avril–Juin≈ 164 – 174Légère accalmie
Août≈ 159Moins cher
Septembre≈ 142Un des mois les moins chers
Octobre–Novembre≈ 161 – 173Reprise progressive
Décembre≈ 196Haute saison (fin d’année)

Pour une installation à plus long terme, il est souvent judicieux d’arriver en basse saison afin de négocier plus facilement un bail longue durée, notamment en partant d’une location saisonnière de transition.

Droits des locataires et cadre légal : un environnement plutôt protecteur

Un aspect souvent méconnu : la législation locative d’Aruba protège fortement les locataires. Selon les analyses juridiques, la relation bailleur‑locataire y est globalement “pro‑locataire”.

Rôle du Comité des locataires et contrôle des loyers

Le système prévoit un Tenant Committee (Comité des locataires) qui intervient dans :

la régulation des biens soumis à contrôle des loyers

l’examen des hausses de loyer en cours de bail

– l’autorisation ou non de certaines procédures d’expulsion

Les parties restent généralement libres de fixer le loyer initial pour les locations privées, mais cette liberté peut être encadrée en fonction du type de bien et du niveau de loyer. Les augmentations en cours de contrat, elles, peuvent être soumises à la surveillance du Comité.

Dépôt de garantie : un vide juridique… à clarifier dans le contrat

Le Code civil arubain, ainsi que l’ancienne ordonnance sur les baux, ne prévoient aucune règle spécifique concernant les dépôts de garantie. Aucune distinction juridique n’est faite entre “caution” et “dépôt de loyer”. Cela signifie que le montant, les conditions de restitution et les motifs éventuels de retenue sont entièrement contractuels.

Astuce :

Pour un locataire étranger, il est donc essentiel de : se renseigner sur les spécificités du marché locatif local, comprendre les termes du contrat de location, constituer un dossier de location complet (incluant souvent un garant résidant dans le pays), et vérifier ses droits et obligations.

faire préciser noir sur blanc le montant du dépôt

encadrer précisément les conditions de restitution et les retenues possibles

exiger un inventaire détaillé pour les biens meublés

documenter l’état des lieux d’entrée avec photos et datation

Résiliation, renouvellement et expulsions

Les règles de fin de bail sont également très encadrées :

– pour un bail à durée indéterminée, le propriétaire doit obtenir l’autorisation du Comité des locataires pour résilier ; le locataire, lui, doit respecter le préavis prévu ou, à défaut, un “préavis raisonnable”

– pour un bail à durée déterminée, le propriétaire ne peut pas simplement mettre fin au contrat à l’échéance si le locataire souhaite rester ; il doit là aussi obtenir l’aval du Comité

– la résiliation avant terme n’est possible qu’avec l’accord mutuel des deux parties, sauf décision judiciaire

Bon à savoir :

Si un bail écrit arrive à échéance et que le locataire reste dans le logement avec l’accord tacite du propriétaire, un nouveau bail à durée indéterminée est automatiquement créé.

Pour qu’une expulsion soit validée, il faut en général :

au moins trois mois de loyers impayés

ou une mauvaise utilisation manifeste du bien

ou des circonstances exceptionnelles donnant un intérêt légitime au propriétaire

La procédure commence par une demande auprès du Comité, puis peut se poursuivre devant le tribunal de première instance. Une procédure accélérée d’expulsion existe, pouvant déboucher en 2 à 6 semaines sur une décision, mais la dissolution du bail lui‑même sur le fond peut prendre jusqu’à un an.

Pour un locataire, cela signifie : s’engager à respecter les termes du contrat de location, payer le loyer à temps, et entretenir le logement. De plus, il doit s’assurer de ne pas causer de nuisances aux voisins et respecter les règlements de l’immeuble.

une sécurité certaine contre les expulsions abusives

l’importance de régler même une partie du loyer en cas de difficulté, car les paiements partiels sont interprétés comme une volonté de régulariser

– la nécessité de respecter scrupuleusement les obligations du bail pour conserver cette protection

Négocier son loyer à Aruba : marge de manœuvre et bonnes pratiques

Dans la plupart des pays, le prix affiché d’un loyer n’est pas intangible, Aruba ne fait pas exception. La négociation est un exercice normal, surtout sur les segments moyen et long séjour.

Quand et comment négocier ?

Plusieurs leviers influencent votre capacité à négocier :

Bon à savoir :

Pour négocier un loyer, plusieurs éléments sont à prendre en compte. Privilégiez la basse saison touristique, où les propriétaires sont souvent plus ouverts aux baisses de prix ou aux remises pour les longs séjours. Proposer un bail de 12 mois ou plus rassure le propriétaire sur la stabilité de ses revenus. Présentez un dossier solide avec de bons revenus, des références d’anciens propriétaires et un historique de paiement irréprochable. Enfin, un logement vacant depuis longtemps est généralement plus facile à négocier.

Approche concrète :

Astuce :

Pour négocier efficacement un loyer à Aruba, commencez par vous renseigner sur les loyers moyens pour des biens comparables dans le même secteur (comme Noord ou Oranjestad). Visitez ensuite plusieurs logements sans afficher trop d’enthousiasme pour garder une marge de manœuvre. Lorsque vous faites une offre, proposez un montant légèrement inférieur au prix demandé en l’argumentant avec vos comparaisons de marché. Si le loyer ne baisse pas, négociez d’autres aspects : quelques semaines gratuites, l’inclusion de charges, des travaux de rafraîchissement ou l’ajout d’équipements comme un climatiseur supplémentaire ou une machine à laver.

Ce que l’on peut essayer d’obtenir

La négociation ne porte pas toujours uniquement sur le montant mensuel :

réduction de loyer contre engagement long terme

– prise en charge de certaines charges par le propriétaire (internet, entretien du jardin, piscine)

– aménagements supplémentaires (peinture, mobilier amélioré, électroménager)

– assouplissement de certaines clauses (conditions de sortie, possibilité de sous‑location avec accord préalable, acceptation d’un animal, etc.)

Une règle d’or : tout accord doit être rédigé et intégré au bail ou à un avenant, afin d’éviter les malentendus.

Installer ses services (eau, électricité, internet) : qui fait quoi ?

Selon le type de location, les charges peuvent être :

incluses dans le loyer (fréquent dans les locations saisonnières, certains meublés)

– ou à ouvrir au nom du locataire auprès des fournisseurs (plus courant pour les baux longue durée)

Avant de signer, il est crucial de vérifier précisément :

qui paie quoi (eau, électricité, gaz, internet, TV, collecte des ordures, charges de copropriété)

qui se charge de l’ouverture/fermeture des comptes

si des plafonds de consommation sont prévus dans le contrat pour les locations incluant les charges

Une fois le bail signé, le plus simple est de : s’assurer que toutes les conditions convenues soient respectées.

Astuce :

Pour une installation sans accroc, demandez à votre propriétaire ou agence la liste des fournisseurs locaux (comme SETAR pour Internet, et les opérateurs pour l’électricité et l’eau). Prévoyez un délai de quelques jours à deux semaines avant votre arrivée pour effectuer les demandes de mise en service. Une fois les services activés, conservez soigneusement tous les contrats et numéros de client, et optez pour la facturation électronique ou les prélèvements automatiques pour éviter tout retard de paiement.

En cas de dysfonctionnement dès l’entrée dans les lieux (climatisation en panne, absence d’eau chaude, internet non fonctionnel), il est recommandé de le signaler immédiatement par écrit (email, message écrit) au propriétaire/gestionnaire, photos à l’appui si nécessaire.

Budget mensuel réaliste : logement, charges et vie quotidienne

Les estimations de coût de la vie à Aruba varient selon les sources et le style de vie, mais elles permettent de se faire une idée.

Pour un expatrié ou un nomade digital vivant seul, un budget mensuel entre 1 200 et 2 000 USD est souvent cité comme raisonnable, logement compris, en restant modéré sur les sorties et la restauration touristique.

Pour une famille de quatre, un budget d’environ 7 900 florins arubains (AWG) est avancé par certaines sources, soit aux alentours de 4 400 USD au cours indiqué (1 AWG ≈ 0,555 USD), en fonction bien sûr du niveau de confort et de consommation.

Il faut garder en tête quelques réalités :

Bon à savoir :

Les loyers sont relativement abordables pour un revenu en devise forte. Cependant, les courses alimentaires, surtout pour les produits importés, sont sensiblement plus chères que dans beaucoup de pays. Les transports, notamment les taxis et l’essence, sont plutôt coûteux. Enfin, certains postes comme la santé privée ou les assurances internationales pour les nomades et expatriés représentent une dépense non négligeable.

Pour maîtriser le budget logement + vie quotidienne, des stratégies simples fonctionnent bien : privilégier un bail mensuel ou annuel plutôt que les locations à la nuit, cuisiner chez soi, utiliser les transports publics locaux quand c’est possible, choisir un quartier résidentiel un peu à l’écart des resorts.

Logement et projet de long terme : achat, investissement, résidence permanente

Si l’objectif n’est pas seulement de louer, mais potentiellement d’acheter un bien à Aruba, l’équation change encore.

Prix à l’achat et rendements locatifs

Les données disponibles indiquent :

un prix au pied carré en centre‑ville autour de 185–380 USD

en dehors du centre, de 155 à 315 USD environ

Les taux d’intérêt hypothécaires pour un prêt à 20 ans se situent souvent entre 5,75 et 7 %, avec un ratio prix/revenu autour de 5,6 et un poids des mensualités pouvant représenter près de 50 % du revenu.

Côté investissement locatif, les rendements bruts annoncés sont de l’ordre de :

Localisation du bienRendement locatif brut estimé
Centre‑ville≈ 7,3 %
Hors centre≈ 8,6 %

Ces niveaux peuvent séduire des investisseurs, d’autant que la possession d’un bien immobilier peut faciliter certaines démarches de résidence et les extensions de séjour.

Vers la résidence permanente

L’obtention de la résidence permanente suppose :

Attention :

Pour demander la nationalité, il faut justifier de cinq années de résidence continue avec un permis valide, avec des absences limitées (pas plus de six mois consécutifs ou huit mois cumulés hors d’Aruba). Le processus exige également la réussite d’un examen d’intégration civique en néerlandais, la preuve de revenus stables et suffisants, et la détention d’un logement adéquat, dûment documenté.

Pour un projet de vie à long terme, il est donc essentiel de penser le logement comme un fil rouge : location transitoire, éventuellement achat, puis stabilisation dans un quartier cohérent avec ses besoins (proximité des écoles, du travail, de la nature…).

En résumé : aborder le logement à Aruba comme un projet global

Trouver un logement à Aruba ne se résume ni à une simple recherche sur Airbnb, ni à une visite chez un agent immobilier. C’est un sujet qui touche :

Bon à savoir :

Avant de s’installer, il est essentiel de vérifier les conditions d’entrée sur le territoire (comme une preuve d’hébergement) et de définir le type de séjour (touristique, travail, retraite ou nomadisme). Le choix du quartier et du mode de vie (urbain, balnéaire, villageois ou proche de la nature) influence le quotidien. Une gestion rigoureuse du budget doit anticiper le loyer, les charges, le coût de la vie et la provenance des revenus. Il faut également connaître les droits et obligations des locataires et propriétaires, encadrés par une législation protectrice (procédures, dépôts de garantie, résiliation). Enfin, une stratégie d’investissement ou de résidence permanente peut être envisagée à long terme.

En prenant le temps de cartographier les quartiers, de comparer les loyers, de comprendre le cadre légal et d’anticiper les démarches administratives liées au logement, il devient beaucoup plus simple de transformer un rêve de vie à Aruba en projet concret, viable et serein.

Le climat y est chaud, la mer est turquoise et la vie insulaire a ses charmes, mais c’est en maîtrisant ces aspects très pratiques du logement que l’on peut réellement profiter, sur la durée, de tout ce que Aruba a à offrir.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Aruba pour rechercher du rendement locatif saisonnier et une exposition au florin arubais indexé sur le dollar. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs zones (Palm Beach, Eagle Beach, Oranjestad), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une villa proche des plages dans un secteur touristique en plein essor, combinant un rendement locatif brut cible de 8 à 10 % – plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + ameublement + éventuels travaux légers) d’environ 500 000 dollars. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste, gestionnaire de locations saisonnières), choix de la structure d’investissement (propriété directe ou société locale) et définition d’un plan de diversification internationale dans le temps.

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :