Posée dans les Antilles, Aruba attire chaque année touristes, nomades digitaux et nouveaux résidents séduits par son climat sec, ses plages de carte postale et sa réputation d’île sûre et moderne. Mais venir en vacances sur « One Happy Island » n’a rien à voir avec le fait d’y vivre, d’y travailler ou d’y passer plusieurs mois par an en tant qu’expatrié. C’est une expérience différente qui mérite d’être explorée.
Ce guide couvre tous les aspects essentiels pour une installation à Aruba : démarches administratives (visas, permis de séjour), coût de la vie, choix du quartier et logement, système de santé, fiscalité, procédure d’importation des biens, scolarité des enfants, ouverture de compte bancaire, permis de conduire, ainsi que les options spécifiques pour les investisseurs et les retraités. Il fournit une vision réaliste et chiffrée pour préparer votre projet en toute sérénité.
Comprendre Aruba : un petit territoire… très ouvert sur le monde
Aruba est un pays constitutif du Royaume des Pays-Bas, autonome pour ses affaires internes mais lié aux Pays-Bas pour la nationalité et certains aspects de la politique extérieure. Située à seulement 13 miles au large du Venezuela, l’île se trouve en dehors de la grande zone cyclonique, ce qui limite fortement le risque d’ouragans par rapport à d’autres îles caribéennes.
Taux de change fixe entre le florin arubais et le dollar américain, soit 1,79 AWG pour 1 USD.
Avec plus de 90 nationalités représentées et une communauté expatriée déjà bien installée, la société locale est habituée aux étrangers. Le rythme de vie « poco poco » – tranquille, sans se presser – s’accompagne d’un niveau de criminalité relativement bas, faisant d’Aruba l’une des îles les plus sûres des Caraïbes selon plusieurs classements.
Le climat est chaud, sec, venté, avec environ 300 jours de soleil par an et une température moyenne autour de 28 °C. L’humidité reste élevée mais l’alizé constant rend la chaleur plus supportable, même si le niveau d’UV oblige à se protéger sérieusement du soleil.
Où vivre à Aruba : panorama des quartiers et styles de vie
L’île est petite mais très contrastée. Votre quotidien ne sera pas le même si vous vous installez dans la capitale, dans un quartier résidentiel proche des plages, ou dans une petite ville plus locale. Chaque zone a son ambiance, ses atouts et ses limites pour un expatrié.
Oranjestad : vie urbaine, services et coût maîtrisé
Capitale administrative, économique et culturelle, Oranjestad concentre une grande partie des infrastructures : hôpital principal Dr. Horacio E. Oduber, université, musées, commerces, administration, coworking (comme Colab Aruba). Son front de mer animé, ses bâtiments coloniaux colorés et ses zones commerciales en font un lieu de vie dynamique pour ceux qui apprécient l’ambiance urbaine.
D’un point de vue financier, Oranjestad est globalement un peu moins chère que la moyenne de l’île, en particulier pour la nourriture, le logement et les loisirs.
Voici quelques écarts moyens entre Oranjestad et l’ensemble de l’île :
| Poste de dépense | Oranjestad vs moyenne Aruba |
|---|---|
| Restaurants | –5 % |
| Courses alimentaires | –17,5 % |
| Logement | –6,2 % |
| Garde d’enfants | –22 % |
| Loisirs / sports | –8,2 % |
| Transport | +3,4 % |
Les loyers y restent élevés à l’échelle régionale mais restent généralement inférieurs à ceux des zones balnéaires très touristiques comme Palm Beach. On y trouve des appartements modernes en centre-ville, de petites maisons de ville et quelques résidences plus haut de gamme en bord de mer.
Noord, Palm Beach et Eagle Beach : le cœur expatrié et touristique
Noord est souvent cité comme le meilleur compromis pour les expatriés, en particulier les familles. Cette zone résidentielle au nord-ouest, voisine des célèbres plages de Palm Beach et Eagle Beach, combine :
Un quartier typique attirant une importante communauté d’expatriés se distingue par son cadre de vie. Il offre des rues calmes, des maisons individuelles et des lotissements sécurisés (gated communities). Les résidents bénéficient également de la proximité d’équipements tels que des parcs, des installations sportives, des centres commerciaux, des supermarchés et une variété de restaurants.
Le revers de la médaille : c’est l’une des zones les plus chères de l’île, surtout à proximité immédiate des plages et de l’« Hotel Zone », qui englobe Palm Beach, Eagle Beach et Divi Beach.
Palm Beach est le secteur le plus onéreux, alignant resorts de luxe, bars de plage, boutiques et vie nocturne. Idéal si vous aimez l’animation permanente, moins si vous cherchez la tranquillité ou un budget maîtrisé.
Eagle Beach, régulièrement classée parmi les plus belles plages de la Caraïbe, offre une atmosphère plus calme, avec de grandes plages de sable blanc et une communauté plus résidentielle. C’est aussi un secteur prisé pour les locations saisonnières haut de gamme.
Malmok, Savaneta, San Nicolas, Santa Cruz et Paradera : autres options à considérer
Pour un expatrié, d’autres zones peuvent mieux correspondre à un style de vie plus local ou plus nature.
Aruba offre une diversité de quartiers, chacun avec son propre caractère, son ambiance et ses atouts immobiliers, pour correspondre à différents modes de vie et budgets.
Quartier résidentiel très haut de gamme au nord, avec villas et maisons de luxe en bord de mer. Accès direct à des spots de snorkeling et de sports nautiques. Ambiance exclusive et prix élevés.
Ancien village de pêcheurs, plus authentique et calme, avec des plages comme Mangel Halto. Logements généralement plus spacieux et moins chers que dans Noord, pour une bonne immersion dans la culture arubaine.
Deuxième grande ville de l’île, surnommée la « Sunrise City ». Moins touristique et davantage culturelle (street art, festivals). Comprend des plages familiales comme Baby Beach. Les prix de l’immobilier y sont parmi les plus abordables.
Zone centrale appréciée pour sa proximité avec le parc national Arikok et ses sentiers de randonnée. Habitat plus accessible, idéal pour un mode de vie « outdoor » et communautaire.
Le « cœur vert » d’Aruba, plus rural et paisible, à distance des grands flux touristiques mais relativement proche de tout en voiture. Quartier central et tranquille.
Ces zones offrent généralement des loyers et prix d’achat inférieurs à ceux de Noord ou Palm Beach, au prix de trajets plus longs vers certains services ou plages très touristiques. Comme la voiture est quasiment indispensable sur l’île, cette contrainte reste toutefois relative.
Visas, permis et statuts : tour d’horizon des options pour s’installer
Aruba fait partie du Royaume des Pays-Bas, mais ne se situe ni dans l’Union européenne ni dans l’espace Schengen. La politique migratoire est propre à l’île, même si le droit de la nationalité reste néerlandais. L’organisme clé pour tout projet d’installation est le DIMAS (Departamento di Integracion, Maneho y Admision di Stranhero) à Oranjestad.
Séjours courts et séjours touristiques prolongés
De nombreux ressortissants peuvent entrer sans visa pour un séjour touristique, notamment les citoyens des États-Unis, du Canada, de l’Union européenne, du Royaume-Uni, de l’Irlande et des pays Schengen.
En pratique :
– la durée standard d’admission est de 30 jours ;
– cette durée peut être portée jusqu’à 180 jours par an, sous conditions et sur demande ;
– les ressortissants américains peuvent rester jusqu’à 90 jours sans démarche particulière ;
– les citoyens néerlandais et des anciennes Antilles néerlandaises peuvent rester jusqu’à six mois.
Même sans visa, l’agent d’immigration à l’arrivée a toujours le dernier mot et peut refuser l’entrée. Au-delà de 30 jours, il faut prouver des ressources suffisantes et disposer d’une assurance santé couvrant la durée du séjour. Par ailleurs, tous les voyageurs aériens doivent s’acquitter d’un droit d’entrée d’environ 20 USD, valable pour l’année civile.
« One Happy Workation » : l’option pour nomades digitaux
Pour les travailleurs à distance, Aruba a lancé le programme « One Happy Workation », essentiellement ciblé sur les citoyens américains mais qui illustre bien la logique locale : accueillir les travailleurs remote sans les intégrer au marché du travail local.
Principales caractéristiques :
Le séjour est accordé pour une durée initiale de 90 jours, extensible jusqu’à 180 jours après approbation des autorités de l’immigration. Le travail à distance est autorisé exclusivement pour des employeurs ou clients étrangers ; aucune activité rémunérée pour des entités basées à Aruba n’est permise. Pour les voyageurs américains éligibles, aucune demande de visa n’est nécessaire. Il suffit d’indiquer « One Happy Workation » comme motif de séjour sur la carte électronique d’embarquement/débarquement (ED card), obligatoire avant le départ. Les exigences comprennent : un justificatif d’hébergement, un billet de retour ou de continuation, une assurance santé valide et une preuve de revenus suffisants.
Côté finances, plusieurs sources suggèrent un revenu :
– mensuel d’au moins 5 000 USD ; ou
– annuel d’au moins 30 000 USD.
Les bénéficiaires du programme ne sont pas considérés comme résidents fiscaux et ne paient pas d’impôt sur leurs revenus étrangers à Aruba. À noter toutefois : ce programme n’est pas un tremplin vers la résidence de long terme.
Résidence temporaire, travail et retraite : s’installer dans la durée
Dès que l’on souhaite résider plus longtemps ou travailler localement, le jeu change. En dehors du tourisme, toute personne doit être en possession d’une autorisation écrite prouvant sa présence légale sur l’île : permis de séjour, permis de travail, ou combinaison des deux.
Quelques règles structurantes :
– un permis de séjour temporaire n’autorise pas automatiquement à travailler : il faut un permis de travail séparé ;
– les permis de travail sont généralement accordés seulement si aucun candidat local n’est disponible ;
– un employeur local doit en principe sponsoriser la demande et assumer les responsabilités financières potentielles vis-à-vis de l’administration ;
– les investisseurs/actionnaires peuvent être dispensés du test de priorité au marché du travail local.
Pour les rentiers ou indépendants de moyens, une demande de permis de séjour sans permis de travail est possible. Elle nécessite de prouver une solide autonomie financière, de fournir des références bancaires, un extrait de casier judiciaire récent et une explication claire des motivations de résidence.
Programmes pour retraités et personnes disposant de revenus indépendants
Aruba a mis en place des dispositifs spécifiques pour les retraités et les personnes vivant de leurs revenus (investissements, pension) :
– un programme de résidence pour pensionnés à partir de 55 ans, exigeant :
– un revenu annuel minimal d’environ 56 200 USD de pension ou revenus garantis ;
– la preuve de propriété ou d’un bail de longue durée sur un logement à Aruba ;
– une couverture santé complète ;
– un autre régime mentionne un seuil plus bas autour de 28 000 USD de revenu annuel garanti pour certaines formes de résidence.
Ce type de titre doit être renouvelé chaque année et n’autorise pas à exercer un emploi ou une activité commerciale locale. Un dépôt peut être exigé avant la délivrance, son montant variant selon le pays d’origine.
Pour accéder à la résidence permanente, il faut avoir résidé légalement pendant cinq années consécutives avec un permis valide, sans dépasser :
– six mois consécutifs hors d’Aruba, ni
– huit mois d’absence totale sur une année donnée.
Il est également demandé de prouver des ressources stables, un logement adéquat, et de réussir un examen d’intégration civique en néerlandais.
Investir à Aruba pour obtenir la résidence
Aruba ne propose pas officiellement de « passeport contre investissement » comme certains États caribéens, mais a mis en place des parcours d’investisseur permettant d’obtenir un permis de séjour, souvent qualifiés à tort de « golden visa ».
Deux grands axes existent :
Investissement minimum en florins arubais (environ 28 000 USD) requis pour une prise de participation de 40 % dans une société locale dans le cadre du visa investisseur.
– 2. Investissement immobilier
– achat d’un bien d’une valeur minimale de 200 000 USD (maison, appartement, local commercial) ;
– maintien de la propriété pendant toute la durée de résidence ;
– présence physique limitée possible : une visite annuelle peut suffire pour renouveler le permis.
Ces investissements demandent de prévoir taxes de mutation (3 à 6 %), frais de notaire (1 à 4 %), impôt foncier annuel (0,4 % environ pour les résidents, 0,6 % pour les non-résidents), assurance et éventuellement gestion locative si vous louez votre bien.
L’ensemble de la procédure – investissement, obtention de la résidence, puis naturalisation néerlandaise – s’inscrit sur un horizon d’au moins cinq ans de résidence légale continue.
Vers le passeport néerlandais : naturalisation après cinq ans
Un point souvent méconnu mais central : la résidence légale à Aruba ouvre, à terme, l’accès à la nationalité néerlandaise, donc à la citoyenneté européenne. Après cinq ans de résidence légale continue (respectant les limites d’absence évoquées), il devient possible de demander la naturalisation, sous réserve de :
– réussir l’examen d’intégration (langue néerlandaise niveau A2 et connaissance de la société) ;
– présenter un casier judiciaire vierge ou quasi vierge ;
– accepter, en règle générale, de renoncer à sa nationalité d’origine, sauf exceptions prévues par le droit néerlandais.
La procédure est menée localement à Aruba, puis aboutit à une cérémonie de naturalisation et à la délivrance d’un passeport néerlandais, avec tous les droits liés à l’Union européenne (libre circulation, droit de résidence et de travail dans les 27 États membres, etc.).
Coût de la vie et budget : vivre à Aruba, combien ça coûte vraiment ?
Aruba est une île importatrice : la plupart des biens de consommation viennent de l’extérieur, ce qui renchérit le panier de courses. Le coût de la vie est sensible, surtout si l’on garde les habitudes de consommation du pays d’origine au lieu de s’adapter à l’offre locale.
Aperçu des loyers et du coût global
Plusieurs estimations donnent une idée :
– pour une personne seule, un budget « confortable » autour de 2 000 USD par mois, loyer inclus, est fréquemment avancé ;
– pour un expatrié à Oranjestad, certains calculs évoquent environ 1 846 USD par mois ;
– pour une famille, des estimations tournent autour de 1 885 USD (plutôt mode de vie local) à plus de 3 800 USD pour un niveau de confort supérieur.
Les fourchettes de loyers mensuels sont les suivantes :
| Type de logement | Fourchette indicatives (USD / mois) |
|---|---|
| 1 chambre centre-ville | 600 – 1 000 |
| 1 chambre hors centre | 500 – 665 |
| 3 chambres centre-ville | 1 111 – 1 665 |
| 3 chambres hors centre | 950 – 1 340 |
Dans la pratique, vivre dans la capitale ou dans des zones plus locales (San Nicolas, Santa Cruz, Paradera, Savaneta) permet de contenir le budget par rapport aux quartiers très touristiques de Noord, Palm Beach ou Eagle Beach.
Courses, sorties et services : quelques repères chiffrés
Sur la base des données relevées entre Oranjestad et la moyenne de l’île, on peut dresser un tableau indicatif pour certains postes de dépense :
| Poste / Produit | Oranjestad (USD) | Moyenne Aruba (USD) |
|---|---|---|
| Repas simple au restaurant | 19,00 | 16,63 |
| Menu fast-food | 10,27 | 10,00 |
| Bière pression locale (bar) | 3,00 | 4,25 |
| Cappuccino | 3,72 | 4,75 |
| Lait (gallon) | 7,04 | 7,11 |
| Pain blanc (un pain) | 2,69 | 2,68 |
| Œufs (douzaine) | 5,33 | 4,89 |
| Tomates (1 lb) | 1,59 | 2,98 |
| Potatoes (1 lb) | 1,01 | 1,78 |
| Vin milieu de gamme (bouteille) | 9,99 | 14,00 |
| Abonnement internet (≈60 Mbps) | 105,51 | 95,25 |
| Électricité + eau (85 m²) | 253,69 | 223,01 |
La facture d’électricité et d’eau peut grimper rapidement, notamment à cause de la climatisation, quasi indispensable. Il est donc utile de choisir un logement bien ventilé, bien isolé, et d’adopter quelques réflexes d’économie.
Pour réduire ses dépenses à l’étranger, il est conseillé d’adopter le mode de vie local en privilégiant les produits disponibles sur place plutôt que d’importer constamment des marques de son pays d’origine. À l’inverse, un style de vie permanent de type « resort » (complexe hôtelier) entraînera une explosion du budget.
Logement et immobilier : louer, acheter, investir
Pour un expatrié, la solution la plus simple à l’arrivée consiste à louer un logement, quitte à envisager un achat après quelques mois ou années, une fois le fonctionnement de l’île mieux compris.
Commencer par un logement temporaire
Il est généralement conseillé de réserver un hébergement temporaire (hôtel, appartement de vacances, location courte durée) pour les premières semaines ou mois. Cela permet :
– de visiter plusieurs quartiers ;
– de repérer les écoles, les services, les temps de trajet ;
– de rencontrer des agences immobilières et de comparer les offres.
À Noord, plusieurs établissements sont souvent recommandés pour un atterrissage en douceur, du petit budget aux villas familiales plus luxueuses.
Acheter un bien : cadre légal et types de propriété
À Aruba, les étrangers peuvent acheter librement des biens immobiliers, qu’ils soient résidents ou non. Deux grandes catégories de terrain existent :
Propriété foncière (pleine propriété) : vous possédez le terrain et le bâti ; Bail emphytéotique : le terrain appartient à l’État mais fait l’objet d’une concession de long terme (souvent 60 ans) renouvelable, très répandue dans des zones comme Palm Beach, Eagle Beach et certaines parties de Noord.
Types de propriété foncière à Aruba
Dans les deux cas, l’achat suit la même procédure que pour un citoyen arubais. Un notaire mandaté par l’État vérifie les titres, rédige les actes et sécurise la transaction. En général, l’acheteur verse un acompte d’environ 10 % à la signature du compromis, puis le solde à la signature de l’acte définitif, dans un délai de 8 à 12 semaines.
Les frais d’acquisition incluent :
– droits de mutation (3 % jusqu’à 250 000 AWG, 6 % au-delà) ;
– honoraires de notaire (1 à 4 % du prix) ;
– éventuellement commission d’agence (souvent payée par le vendeur, autour de 2 à 3 %).
Marché immobilier : niveaux de prix et tendances
Le marché résidentiel est considéré comme relativement stable et transparent à l’échelle caribéenne. Il n’existe pas de base de données publique type MLS, mais les grandes tendances sont connues :
– forte demande dans les zones côtières touristiques (Noord, Palm Beach, Eagle Beach, Malmok) ;
– prix compétitifs par rapport à d’autres îles voisines, mais en hausse régulière dans les secteurs premium ;
– absence de restriction pour les étrangers, ce qui favorise l’investissement international.
Les prix moyens observés pour l’ensemble de l’île se situent approximativement à zéro, selon des données consolidées.
| Type de bien | Prix moyen indicatif (USD) |
|---|---|
| 1 chambre | 355 000 |
| 2 chambres | 475 777 |
| 3 chambres | 545 000 |
| 4 chambres et + | 589 446 |
Les fourchettes de prix dans quelques zones illustrent les écarts internes :
| Zone | Type | Fourchette indicative (USD) |
|---|---|---|
| Noord | Appartements | 249 000 – 7 500 000 (front de mer) |
| Noord | Maisons | 330 000 – 5 500 000 |
| Oranjestad | Appartements | 230 000 – 5 500 000 |
| Oranjestad | Maisons | 135 955 – 1 999 500 |
| Savaneta | Maisons | 224 157 – 5 200 000 |
| San Nicolas | Maisons | 98 315 – 850 000 |
Pour les investisseurs, les rendements bruts moyens sur le long terme tournent autour de 4,5 à 5,5 % selon la taille du bien, avec des rendements nettement plus élevés en location courte durée dans les zones touristiques (jusqu’à près de 19 % brut sur certains scénarios de calcul).
Hypothèques et financement
Le secteur bancaire local offre des crédits immobiliers, mais avec des conditions plus strictes pour les non-résidents :
– taux d’intérêt moyens sur les prêts logement : autour de 5,3 % ;
– ratios prêt/valeur (LTV) généralement limités à 60 % pour les non-résidents, 70–80 % pour les résidents ;
– exigences de revenus et de garanties élevées.
Une part significative des acheteurs étrangers paie comptant, ce qui simplifie les démarches. Pour un expatrié souhaitant s’installer de longue durée, se faire accompagner par une banque locale et un conseiller fiscal permet de déterminer si l’emprunt local est pertinent ou s’il vaut mieux financer depuis le pays d’origine.
Santé, sécurité et système de soins : un point fort pour l’expatriation
Pour une installation durable, la qualité du système de santé est un critère majeur. Sur ce chapitre, Aruba se distingue positivement.
Un système de santé robuste, public et privé
L’île dispose d’un des systèmes de santé les mieux organisés de la région caribéenne. Le dispositif public est structuré autour d’une assurance maladie générale obligatoire, l’AZV (Algemene Ziektekosten Verzekering), financée par les cotisations des salariés, des employeurs et de l’État.
Pour les personnes qui vivent et travaillent légalement à Aruba (y compris les étrangers), l’AZV offre une couverture de base :
– consultations de médecin généraliste ;
– soins spécialisés sur prescription ;
– hospitalisation ;
– médicaments remboursables.
L’entrée dans le système suppose d’être inscrit au registre de la population (Censo) puis de s’affilier à l’AZV. En complément, certains choisissent une assurance privée, locale ou internationale, pour accéder plus rapidement au privé ou pour couvrir des soins non pris en charge.
Nombre de lits du Dr. Horacio E. Oduber Hospital, le principal hôpital général moderne d’Aruba.
– Centro Medico Rudy Engelbrecht à San Nicolas ;
– MedCare Clinic à Noord ;
– Urgent Care Aruba (Noord) pour les urgences non vitales ;
– divers centres médicaux et cabinets de généralistes.
La langue de travail dans les hôpitaux est majoritairement le néerlandais, mais le personnel parle aussi largement anglais, espagnol, papiamento, et parfois français ou allemand, ce qui facilite le dialogue pour les expatriés.
Pharmacies, matériel médical et urgences
Les pharmacies (« botikas ») sont bien approvisionnées et généralement ouvertes du lundi au samedi, avec un service de garde tournant 24 h/24 dans chaque district pour les urgences. Toutes les médications, même basiques (paracétamol, etc.), sont délivrées en pharmacie. Une ordonnance locale est nécessaire, les prescriptions de médecins étrangers ne pouvant pas être utilisées directement.
Le pays compte aussi plusieurs prestataires de matériel médical (fauteuils roulants, lits médicalisés, concentrateurs d’oxygène, etc.), avec livraison jusqu’au domicile ou à l’hôtel, et même des fauteuils roulants de plage adaptés.
En cas d’urgence extrême nécessitant des soins non disponibles localement, des évacuations sanitaires par avion médicalisé sont organisées vers Curaçao, les États-Unis, la Colombie ou les Pays-Bas.
Assurances santé pour expatriés et nomades
Pour les séjours temporaires (tourisme, nomadisme digital), une assurance voyage couvrant au minimum 15 000 USD de frais médicaux, hospitalisation et rapatriement est recommandée, voire exigée. De nombreuses compagnies internationales (Cigna, Allianz, SafetyWing, etc.) sont reconnues par les institutions de santé locales.
Pour les expatriés de long terme qui ne travaillent pas localement (rentiers, retraités, indépendants travaillant pour l’étranger), il est indispensable de souscrire une couverture internationale solide incluant éventuellement l’évacuation médicale vers un pays tiers.
Sécurité et santé publique
Aruba reste une île sûre, mais quelques précautions restent de mise :
– éviter d’exposer objets de valeur dans les voitures et à domicile ;
– limiter les déplacements sur des plages très isolées après la tombée de la nuit ;
– se protéger des moustiques (risques de dengue, chikungunya) ;
– bien s’hydrater et éviter les expositions prolongées au soleil en milieu de journée.
La qualité de l’eau potable est excellente grâce à un système de désalinisation performant, ce qui simplifie grandement le quotidien. En revanche, la chaleur et l’ensoleillement intense imposent d’adapter ses habitudes : chapeau, crème solaire, pauses à l’ombre.
Éducation : quelles options pour les enfants d’expatriés ?
Le système éducatif arubais s’inspire fortement du modèle néerlandais. L’île affiche un taux d’alphabétisation de 98 %, signe d’un niveau général d’éducation élevé, même si la scolarité n’est pas juridiquement obligatoire.
Pour les familles expatriées, plusieurs options existent :
– écoles publiques et privées locales, majoritairement en néerlandais ou en papiamento ;
– écoles internationales ou bilingues, en anglais et autres langues.
International School of Aruba et écoles bilingues
L’International School of Aruba (ISA) est l’établissement phare pour les familles internationales. École privée à but non lucratif, elle accueille des élèves de la maternelle à la terminale dans un cadre en langue anglaise, avec préparation aux études supérieures et curricula alignés sur les standards américains. Les frais de scolarité – de l’ordre de 13 600 à 30 100 AWG par an – restent élevés par rapport au niveau de vie local mais comparables à d’autres écoles internationales dans la région.
L’ISA propose des programmes de langue maternelle en espagnol et en néerlandais, une offre peu courante sur une île de cette taille. Cela est particulièrement précieux pour les familles souhaitant que leurs enfants maintiennent un niveau élevé dans ces langues.
D’autres structures, comme Beautiful Sun Monterossi School (première école Montessori de l’île, bilingue anglais-néerlandais pour les 3–6 ans), complètent l’offre pour les jeunes enfants.
Système local et préparation au retour
Pour les familles qui envisagent un retour ultérieur en Europe ou ailleurs, les écoles internationales ont l’avantage de proposer des programmes reconnus et transférables (programmes américains, voire baccalauréat international pour certaines écoles de la région). Les écoles locales peuvent cependant être un excellent choix pour les familles qui s’installent sur le long terme, avec une immersion linguistique et culturelle forte.
L’offre scolaire est foisonnante : écoles primaires, collèges, lycées, structures spécialisées. En revanche, l’université sur place étant limitée, beaucoup de jeunes poursuivent leurs études supérieures dans d’autres pays (Pays-Bas, États-Unis, etc.).
Banque, argent et fiscalité : organiser ses finances à Aruba
S’installer à Aruba suppose de repenser sa manière de gérer argent et impôts, surtout si vous conservez des attaches financières dans votre pays d’origine.
Ouvrir un compte bancaire local
Pour un séjour durable, disposer d’un compte arubais facilite la vie : encaissement du salaire local, paiement des factures (loyer, électricité, internet), virement vers le propriétaire ou l’école, etc. Utiliser uniquement une carte étrangère entraîne frais de change, plafonds de retrait et parfois des blocages de sécurité.
Plusieurs banques commerciales opèrent sur l’île :
– banques locales : Aruba Bank, Caribbean Mercantile Bank (CMB), Banco di Caribe ;
– banques internationales : RBC Royal Bank (Canada), CIBC FirstCaribbean, etc.
Les conditions d’ouverture varient selon les établissements, mais l’on retrouve généralement : les exigences légales, les normes de sécurité, et les attentes en matière de qualité.
– un passeport valide ;
– un justificatif d’adresse (contrat de location, facture récente) ;
– une preuve de revenus ou d’activité (contrat de travail, relevés bancaires, attestations fiscales) ;
– parfois une lettre de référence bancaire.
Pour les non-résidents, certaines banques exigent un ancrage local (comme une propriété, un contrat de travail ou un projet d’investissement) ainsi que des dépôts minimaux. Les frais mensuels de tenue de compte pour les produits de base sont généralement compris entre 4,5 et 5 florins arubais (AWG). Bien que les démarches puissent souvent être initiées en ligne, un déplacement en agence reste nécessaire pour finaliser l’ouverture du compte.
Pour ceux qui ne souhaitent pas aller aussi loin, des solutions de néobanque comme Wise, Revolut ou N26 (selon pays de résidence) permettent de conserver des multi-comptes en devises et de limiter les frais de change.
Fiscalité personnelle : principes de base
Le système fiscal arubais repose sur une imposition :
– des résidents, sur leurs revenus mondiaux ;
– des non-résidents, uniquement sur leurs revenus de source arubaise.
Les revenus imposables incluent salaires, bénéfices professionnels, dividendes, intérêts (avec certaines exonérations), loyers, plus-values spécifiques. La progressivité est marquée, avec des taux pouvant approcher 52 % sur les tranches les plus élevées selon certaines grilles.
Quelques points clés :
La plupart des plus-values (sauf participation substantielle de 25% ou plus) ne sont pas spécifiquement taxées. Les intérêts des comptes d’épargne dans des banques reconnues sont exonérés d’impôt sur le revenu. Les dividendes versés par des sociétés résidentes aux particuliers sont soumis à une retenue à la source de 10%.
Les résidents bénéficient de déductions plus larges que les non-résidents (intérêts d’emprunt, primes d’assurance-vie, dépenses médicales ou éducatives exceptionnelles, dons, etc.). Les pertes fiscales peuvent être reportées pendant plusieurs années.
À cela s’ajoute un système de sécurité sociale obligatoire (retraite, assurance survivant, assurance santé AZV), financé par des contributions partagées entre employeur et employé, pouvant représenter jusqu’à environ 26 % du salaire brut.
Les personnes présentes à Aruba sous des statuts temporaires de type « One Happy Workation » ne sont pas considérées comme résidentes et ne sont en principe pas imposées sur leurs revenus étrangers à Aruba.
Fiscalité immobilière et revenus locatifs
Pour les propriétaires, la fiscalité se structure autour :
Taux forfaitaire de l’impôt foncier annuel pour les non-résidents et les sociétés, tandis que les résidents sont soumis à un barème progressif de 0 à 0,6 %.
– d’une taxe de transfert (3 % jusqu’à 250 000 AWG, 6 % au-delà) lors de l’achat ou de la cession de parts d’une société immobilière ;
– de l’imposition des revenus locatifs éventuels (soumis aux règles générales de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés).
Il n’existe pas d’impôt spécifique sur les gains en capital, hormis le cas des participations substantielles. Les investisseurs doivent toutefois tenir compte des taxes de consommation (BBO, taxes santé, etc.) si leur activité locative est structurée comme une entreprise.
Pour les expatriés issus de pays à fiscalité mondiale (notamment États-Unis), la coordination entre fiscalité arubaise et obligations fiscales du pays d’origine nécessite un conseil spécialisé : exclusions pour revenu étranger, crédits d’impôt, déclarations de comptes à l’étranger, etc.
Venir avec ses biens, sa voiture, ses animaux : logistique d’un déménagement
Aruba offre un régime relativement favorable pour les personnes qui s’y installent avec l’intention d’y résider.
Importation des effets personnels et du mobilier
Les nouveaux résidents peuvent, sous conditions, importer leurs biens ménagers et effets personnels en franchise de droits de douane. Pour cela :
– il faut avoir résidé normalement hors d’Aruba pendant au moins 12 mois consécutifs avant le déménagement, en y ayant passé au moins 185 jours par an ;
– les biens doivent être d’occasion, en possession et en usage depuis au moins six mois (un an pour les véhicules) ;
– ils doivent être destinés au même usage privé à Aruba (pas de revente immédiate ou usage commercial) ;
– il n’est pas permis de vendre, prêter ou mettre en gage les biens importés en franchise.
L’exonération s’applique à un maximum de deux envois et les marchandises doivent être importées dans les 6 à 12 mois suivant l’arrivée (des prolongations peuvent être demandées). La demande de franchise se fait au département technique des douanes (Departamento di Aduana).
Le dossier d’importation doit être complet (certificat de résidence, inventaire détaillé des biens, factures, formulaire de douane, copie de passeport, etc.). La présence physique de l’intéressé à Aruba pendant le dédouanement est obligatoire. En cas de refus d’exonération, un double recours est possible : d’abord devant le Commissaire des Douanes, puis devant le Conseil des recours en matière fiscale.
Alcool, tabac, véhicules commerciaux, équipements professionnels (hors petits instruments portatifs) sont exclus de la franchise.
Importer une voiture
Il est possible d’importer une automobile ou une moto dans le cadre des effets personnels, en bénéficiant potentiellement de l’exonération si :
– le véhicule est en conduite à gauche (norme locale) ;
– il a été acquis et utilisé au moins six mois avant l’expédition (un an pour justifier la résidence précédente) ;
– il ne s’agit pas d’un véhicule de sport ou d’un véhicule destiné à des loisirs de course.
C’est le pourcentage des droits d’importation généralement appliqué, en l’absence d’exonération, sur la valeur CIF d’un véhicule.
Une fois sur place, le véhicule doit être inspecté et enregistré auprès des Douanes, dans le respect de normes environnementales (certaines voitures très anciennes ou fortement polluantes pouvant être refusées).
Transport d’animaux de compagnie
Les chiens et chats sont admis, mais la réglementation est stricte :
– passeport ou certificat sanitaire vétérinaire en néerlandais ou en anglais, détaillant la description de l’animal et son propriétaire ;
– vaccination antirabique valide, effectuée depuis moins d’un an et au moins 30 jours avant l’arrivée ;
– démarches à initier auprès du vétérinaire au moins 10 jours avant le départ.
Sans documents conformes, l’animal devra être vacciné à l’arrivée et placé en quarantaine pendant 30 jours. L’importation d’animaux depuis certains pays d’Amérique centrale et du Sud est généralement interdite, sauf déroger explicite du service vétérinaire d’Aruba.
Pour d’autres espèces domestiques ou animales protégées, il faut vérifier la réglementation CITES auprès des autorités vétérinaires locales.
Se déplacer : voiture quasi obligatoire, code de la route à intégrer
L’infrastructure routière d’Aruba est conçue pour la voiture. Les trottoirs et pistes cyclables sont rares, la chaleur peu compatible avec les longs trajets à pied ou à vélo. Pour un expatrié, avoir une voiture (achetée sur place ou importée) est très vite indispensable.
Les règles essentielles :
– conduite à droite, dépassement à gauche ;
– limitations de vitesse : 30 km/h en agglomération, 60 km/h hors agglomération, 80 km/h sur certaines artères rapides, sauf indication contraire ;
– priorité dans les ronds-points au trafic déjà engagé, priorité à droite aux intersections non signalées ;
– interdiction de tourner à droite au feu rouge ;
– secret bien gardé de nombreux conducteurs locaux : les panneaux et vitesses ne sont pas toujours respectés, d’où prudence renforcée, surtout la nuit.
En cas d’accident, ne déplacez pas les véhicules et appelez immédiatement la police. Le stationnement en ville est réglementé par des parcmètres (notamment à Oranjestad). Il est interdit de se garer le long des lignes jaunes ou sur les zones réservées. Un dépassement prolongé du temps de stationnement peut entraîner l’enlèvement du véhicule.
La location de voiture est possible avec un permis international ou un permis étranger valide. La plupart des loueurs exigent un âge minimum de 25 ans (parfois 21 avec conditions). Pour explorer les secteurs les plus sauvages (certains sentiers du parc Arikok, accès à certaines piscines naturelles), un 4×4 est nécessaire, mais son usage sur les dunes et les plages est strictement interdit. Les UTV et ATV sont bannis du parc national depuis 2020.
Qualité de vie : plages, nature, activités et quotidien
Au-delà de l’administratif et du budget, s’installer à Aruba, c’est surtout adopter une nouvelle qualité de vie.
Les plages – Eagle Beach, Palm Beach, Baby Beach, Arashi, Mangel Halto, Boca Catalina, Tres Trapi, Divi Beach, Manchebo, et bien d’autres – font partie du quotidien. Certaines sont idéales pour les familles (Baby Beach avec son eau peu profonde), d’autres pour le snorkeling (Mangel Halto, Boca Catalina), d’autres encore pour regarder atterrir les avions (Surfside Beach).
L’intérieur aride d’Aruba contraste avec ses plages, avec des cactus et des formations rocheuses. Le Parc National d’Arikok couvre près de 20% de l’île et abrite des grottes, des falaises, des dunes, des criques et des piscines naturelles. Pour une vue panoramique, l’ascension du Hooiberg (587 marches) offre un point de vue à 360°. Enfin, les dunes autour du phare California sont réputées pour leurs couchers de soleil spectaculaires.
La scène culturelle se concentre autour d’Oranjestad et de San Nicolas, avec musées, fort historique (Fort Zoutman), street art, festivals et événements musicaux. La vie nocturne se déploie surtout à Palm Beach et sur certaines plages avec bars, karaoké, concerts live.
Le confort moderne est globalement au rendez-vous : internet haut débit (avec des moyennes de 17 Mbps pour certains nomades, mais une infrastructure fixe pouvant monter plus haut), eau potable de qualité, électricité fiable, réseau de soins solide et commerces bien fournis.
L’île reste cependant un petit territoire isolé : pour certains profils, la routine peut s’installer, et il faut aimer l’ambiance insulaire, la lenteur administrative et parfois la dépendance à l’avion pour les grands déplacements.
En conclusion : préparer son expatriation à Aruba avec lucidité
Aruba réunit de nombreux atouts pour un projet d’expatriation : sécurité, climat exceptionnel, système de santé robuste, population accueillante, infrastructures modernes, statut politique stable dans le giron néerlandais, fiscalité raisonnable sur le patrimoine et les plus-values, et, pour ceux qui visent le long terme, un chemin clair vers la résidence permanente puis la nationalité néerlandaise.
En contrepartie, il faut composer avec :
– un coût de la vie élevé, surtout si l’on ne s’adapte pas aux habitudes locales ;
– la nécessité quasi obligatoire d’une voiture ;
– une fiscalité sur le revenu potentiellement lourde pour les hauts revenus résidents ;
– des démarches administratives exigeantes pour les permis de séjour, de travail ou d’investissement ;
– le caractère insulaire, qui peut être vécu comme un avantage ou une contrainte.
Pour réussir son installation, il est recommandé de :
Avant de vous installer définitivement à Aruba, il est crucial de : effectuer un long séjour exploratoire de plusieurs semaines ou mois pour vivre comme un local ; consulter le DIMAS et éventuellement un avocat spécialisé en immigration pour choisir le statut adapté (retraité, investisseur, travailleur, nomade digital) ; collaborer avec un agent immobilier local pour trouver un quartier correspondant à votre mode de vie et budget ; anticiper les questions de santé (assurance internationale, inscription à l’AZV si nécessaire) et de scolarité des enfants ; et, en cas de projet d’investissement, vous faire conseiller sur les implications fiscales dans votre pays d’origine et à Aruba.
Aruba n’est pas seulement un décor de vacances : c’est un territoire à part entière, avec ses règles, ses équilibres économiques et sociaux, et une identité forte. Approchée avec réalisme et préparation, « One Happy Island » peut cependant devenir un cadre de vie durable et heureux pour de nombreux expatriés.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Aruba, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Aruba, pour son environnement fiscal avantageux pour les retraités internationaux, l’absence d’impôt sur la fortune et un cadre sécurisé pour les investissements immobiliers et financiers, combinant coût de vie compétitif et accès facilité à l’espace caraïbe et nord-américain. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), en veillant à limiter double imposition et risques de contrôles.
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