Obtenir le passeport du pays en Slovénie, ce n’est pas seulement décrocher un simple document de voyage. C’est accéder à l’un des passeports les plus puissants au monde, à tous les droits liés à la citoyenneté de l’Union européenne, et à une grande liberté de mobilité professionnelle, familiale et financière. Mais avant de penser au passeport, il faut d’abord comprendre comment obtenir – ou confirmer – la citoyenneté slovène, puisque ce document n’est délivré qu’aux citoyens.
Ce guide explique les différentes voies d’accès à la citoyenneté slovène. Il détaille ensuite la procédure pour demander un passeport, que ce soit depuis la Slovénie ou depuis l’étranger, en précisant les coûts, les documents nécessaires et les règles à respecter pour conserver ce document valide.
Comprendre la base : citoyenneté slovène avant passeport
En Slovénie, le passeport est strictement réservé aux citoyens. Le point de départ est donc toujours le même : déterminer si vous êtes déjà citoyen, si vous pouvez le devenir automatiquement par filiation, ou si vous devez passer par une procédure de naturalisation.
Le droit slovène repose sur le principe du jus sanguinis, c’est-à-dire le droit du sang. Contrairement aux pays qui appliquent largement le jus soli, le fait de naître sur le territoire ne suffit pratiquement jamais à devenir citoyen si les parents sont étrangers. Ce sont donc les liens de filiation qui priment.
Citoyenneté automatique par la naissance
Un enfant devient citoyen slovène automatiquement dans plusieurs situations bien précises. Lorsque les deux parents sont déjà citoyens au moment de la naissance, l’enfant obtient la citoyenneté d’office, quel que soit le pays de naissance. Si un seul des parents est slovène mais que l’enfant naît en Slovénie, la citoyenneté est également transmise sans démarche particulière.
Les cas sont un peu plus subtils pour les naissances à l’étranger. Si un parent est slovène et que l’autre est inconnu, apatrid ou de nationalité inconnue, l’enfant obtient la citoyenneté slovène, même en dehors du territoire. En revanche, si l’enfant naît à l’étranger d’un parent slovène et d’un parent étranger clairement identifié, la citoyenneté n’est pas toujours enregistrée automatiquement : dans la pratique, les parents doivent souvent demander l’inscription de la nationalité pour l’enfant auprès d’un consulat ou d’une unité administrative.
Pour les naissances à l’étranger, l’enregistrement automatique de la nationalité slovène n’a lieu que si un accord de transmission des données existe avec le pays de naissance. Sinon, les parents doivent initier la démarche. Aucun délai strict n’est imposé, mais une limite d’âge pour l’enfant est prévue par la loi si les démarches ne sont pas effectuées à temps.
Un enfant né à l’étranger d’un parent slovène et d’un parent étranger peut ainsi voir ses parents déposer une demande de reconnaissance de citoyenneté jusqu’à sa majorité. S’ils ne se sont pas manifestés, l’intéressé conserve la possibilité de déposer lui-même une déclaration pour être reconnu citoyen jusqu’à 36 ans. Cette demande peut se faire auprès d’une représentation diplomatique slovène, d’une unité administrative sur place ou directement auprès du ministère de l’Intérieur.
Naturalisation standard : vivre longtemps en Slovénie
Pour ceux qui ne peuvent pas se réclamer d’un parent ou d’un grand-parent slovène, la voie classique est la naturalisation après résidence prolongée. La règle la plus fréquente exige dix années de résidence légale au total, dont cinq années ininterrompues immédiatement avant la demande. Ce critère de durée s’ajoute à plusieurs conditions de fond : avoir au moins 18 ans, ne pas avoir de casier judiciaire problématique, ne pas représenter une menace pour l’ordre public ou la sécurité, être à jour de ses obligations fiscales et disposer de ressources financières suffisantes.
La maîtrise de la langue slovène est un élément clef. Le candidat doit démontrer une connaissance suffisante, en général par un certificat attestant la réussite d’un examen de langue à un niveau élémentaire ou intermédiaire. Cette exigence va de pair avec la nécessité de montrer une réelle intégration : emploi, études, participation à la vie sociale, respect de l’ordre constitutionnel.
La naturalisation classique implique en principe de renoncer à la nationalité antérieure, sauf si le candidat se trouve dans une des situations expressément exemptées (apatrides, personnes qui perdent automatiquement leur nationalité d’origine en acquérant la slovène, États qui refusent la renonciation, etc.). Cette question de la double nationalité est un point sensible : la Slovénie l’accepte dans certains cas, mais la restreint dans la procédure standard.
Voies accélérées : mariage, études, réfugiés, anciens citoyens
Le droit slovène prévoit plusieurs variantes qui assouplissent la durée de résidence ou certaines conditions pour des catégories spécifiques. Un conjoint étranger marié à un citoyen slovène peut demander la naturalisation après trois ans de mariage, à condition d’avoir vécu au moins un an de manière continue en Slovénie avant le dépôt de la demande. Les exigences de langue et d’intégration demeurent, mais la renonciation à la nationalité d’origine n’est pas systématiquement exigée, surtout si cela mettrait la personne en danger ou lui ferait perdre des droits importants.
Les anciens citoyens slovènes ayant volontairement quitté la nationalité par libération ou renonciation peuvent demander sa réintégration après seulement six mois de résidence continue en Slovénie, à condition de constituer un dossier conforme.
Les personnes reconnues apatrides ou bénéficiant du statut de réfugié en Slovénie se voient offrir un régime plus favorable : cinq années de résidence continue suffisent en principe pour déposer une demande, avec une certaine souplesse sur la question de la nationalité d’origine, puisqu’il n’est pas logique d’exiger une renonciation à une nationalité inexistante ou dangereuse.
Un autre raccourci existe pour ceux qui ont fait tout ou partie de leurs études supérieures en Slovénie. Un étranger diplômé d’un établissement d’enseignement supérieur slovène peut prétendre à la naturalisation après sept ans de séjour au total, dont une année continue immédiatement avant la demande.
Descendants et diaspora : le lien avec la Slovénie comme critère central
La Slovénie accorde une attention particulière à sa diaspora et à ses descendants, parfois jusqu’à la quatrième génération. Les expatriés slovènes et leurs descendants directs bénéficient d’un traitement plus souple, notamment sur les conditions de ressources, de résidence et parfois de langue. Le principe est de tenir compte de la filiation et de la continuité des liens avec le pays.
Pour certains candidats à la naturalisation slovène, la durée de résidence requise peut être réduite à une année continue en Slovénie. Cette dérogation est conditionnée à la preuve d’un lien personnel actif avec le pays sur plusieurs années, comme une participation régulière à des associations slovènes à l’étranger depuis au moins cinq ans. Les attestations d’implication fournies par des organismes culturels ou communautaires, ainsi que des documents officiels étrangers prouvant l’origine slovène (anciens passeports, actes d’état civil, certificats de citoyenneté), sont des pièces essentielles pour constituer ce type de dossier.
Naturalisation extraordinaire : l’intérêt national
En marge des parcours classiques, la loi slovène autorise une naturalisation dite « extraordinaire » pour les personnes dont l’acquisition de la citoyenneté est jugée conforme à l’intérêt national. Il peut s’agir de chercheurs de haut niveau, d’artistes de renommée internationale, de sportifs, d’investisseurs clés ou de personnalités qui renforcent le rayonnement du pays.
Dans ce cadre, la résidence minimale est d’un an, mais ce critère peut même être abandonné dans des cas exceptionnels lorsque la contribution de l’intéressé au développement de la Slovénie ou à son image internationale est particulièrement notable. La décision appartient alors au gouvernement, qui se fonde sur l’avis des autorités compétentes dans le domaine concerné. Un avantage non négligeable de cette voie est la possibilité de conserver sa nationalité antérieure.
Investissement et résidence : pas de passeport « à vendre »
Contrairement à certains pays, la Slovénie ne propose pas de programme de citoyenneté directe par investissement. Il est possible d’obtenir un titre de séjour sur la base d’un investissement – typiquement à partir de 50 000 euros dans une entreprise, avec création d’activité et d’emplois –, mais cette étape n’est qu’un point de départ. L’investisseur obtient un permis de séjour temporaire, à renouveler régulièrement. Après cinq ans de séjour légal, un permis de séjour permanent devient envisageable. Ce n’est qu’après une décennie de résidence, en remplissant les critères classiques, qu’une demande de naturalisation peut être envisagée. Aucun « raccourci » automatique vers le passeport n’existe donc via l’investissement seul.
Règles de double nationalité et perte de citoyenneté
La Slovénie tolère la double citoyenneté dans certains cas, mais ne la généralise pas. Les citoyens de l’Union européenne peuvent en principe conserver leur nationalité d’origine lors de la naturalisation slovène, à condition qu’il existe une forme de réciprocité. Les mineurs naturalisés n’ont pas à renoncer à leur autre nationalité. Les expatriés slovènes et leurs descendants, les réfugiés, les apatrides, les conjoints de citoyens ou encore les personnes naturalisées à titre extraordinaire font aussi partie des catégories pour lesquelles la conservation de la nationalité antérieure est possible.
Pour une naturalisation standard en Slovénie, la renonciation à la nationalité d’origine est généralement requise. Des exceptions existent en cas d’impossibilité, de délais déraisonnables imposés par l’État d’origine, ou si cette renonciation est considérée comme un acte de déloyauté ou entraîne des conséquences graves. La Slovénie, quant à elle, ne retire pas automatiquement sa citoyenneté lorsqu’un de ses ressortissants acquiert un autre passeport. Cependant, le pays d’origine peut parfois exiger l’abandon de la nationalité slovène.
La citoyenneté slovène peut disparaître de manière volontaire, par libération ou renonciation, mais aussi dans certains cas par décision des autorités, par exemple lorsque des activités contraires aux intérêts de l’État, des liens avec des services de renseignement étrangers ou une délinquance persistante sont établis. Les personnes qui ont perdu la citoyenneté, volontairement ou après sanction, peuvent parfois la recouvrer, souvent après une période d’au moins six mois de résidence en Slovénie et dépôt d’un nouveau dossier.
Démarches de citoyenneté : autorités compétentes et documents
Toutes les demandes liées à la citoyenneté slovène – acquisition, enregistrement, renonciation, libération, réintégration – sont pilotées par le ministère de l’Intérieur. Sur le terrain, ce sont principalement les unités administratives (upravne enote) qui instruisent les dossiers, en lien avec les représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger.
Liste exhaustive des pièces à fournir pour une demande de citoyenneté slovène.
Formulaire de demande, acte de naissance, acte de mariage pour les conjoints, et documents prouvant l’origine slovène pour les descendants.
Certificats d’enregistrement de séjour attestant d’une résidence continue en Slovénie.
Casier judiciaire slovène et de tous les pays de résidence depuis l’adolescence, ainsi qu’une attestation fiscale prouvant l’absence de dettes.
Documents prouvant des moyens d’existence stables (justificatifs de revenus) et une police d’assurance maladie valide.
Certificat de réussite à l’examen de langue slovène et, si applicable, preuves de renonciation ou de perte de la citoyenneté antérieure.
Les documents étrangers doivent en principe être accompagnés d’une traduction certifiée en slovène, réalisée par un traducteur assermenté, et porter l’apostille ou une légalisation consulaire selon le pays d’émission. L’administration n’accepte que les originaux ou des copies certifiées conformes, et les extraits d’état civil ou extraits de casier judiciaire ne doivent pas être trop anciens.
Pour donner un aperçu des principaux frais liés à la citoyenneté et aux documents connexes, le tableau suivant résume quelques montants indicatifs.
| Type de procédure ou document | Montant approximatif |
|---|---|
| Enregistrement de la citoyenneté | 13 € |
| Admission ou libération de la citoyenneté | 354 € |
| Décision déclaratoire (citoyenneté / renonciation) | 181 € |
| Permis de séjour temporaire | ~50 € |
| Permis de séjour permanent | ~90 € |
Une fois la citoyenneté confirmée ou acquise et inscrite dans les registres slovènes, la voie est libre pour solliciter le passeport du pays en Slovénie.
Qui peut demander le passeport du pays en Slovénie
Seuls les citoyens slovènes peuvent demander ce document. La citoyenneté peut découler de la naissance, de la filiation, d’une adoption, de la naturalisation ou de dispositions transitoires depuis l’indépendance (par exemple pour les anciens citoyens de la Yougoslavie ayant détenu la citoyenneté interne de la République de Slovénie en 1991). Toute personne d’ascendance slovène qui fait reconnaître cette filiation et s’enregistre comme citoyen entre aussi dans le champ des bénéficiaires.
Une fois la citoyenneté slovène acquise, vous pouvez demander un passeport que vous résidiez en Slovénie ou à l’étranger. Les demandes se font auprès des unités administratives en Slovénie ou des ambassades et consulats slovènes à l’étranger.
Les grandes lignes sont les suivantes : l’intéressé doit se présenter en personne, fournir une photo biométrique conforme, présenter une pièce d’identité ou l’ancien passeport, régler les frais, et subir une prise d’empreintes digitales à partir d’un certain âge. Les mineurs ont besoin de la présence de leur représentant légal.
Où et comment déposer une demande de passeport
En Slovénie, ce sont les 58 unités administratives réparties sur le territoire qui reçoivent les demandes de passeport. À l’étranger, les ambassades et consulats généraux slovènes jouent ce rôle. Les consulats honoraires, en revanche, ne sont pas habilités à traiter ces dossiers.
Le dépôt peut être fait physiquement au guichet de l’unité administrative compétente, sur rendez-vous, ou dans une mission diplomatique si vous résidez ou séjournez à l’étranger. Dans certains pays comme les États‑Unis, l’ambassade et le consulat général organisent périodiquement des « permanences consulaires » dans des grandes villes de leur circonscription, permettant aux citoyens de déposer une demande sans se rendre au siège de la mission.
La présence personnelle est obligatoire pour l’identification et la collecte des données biométriques. Pour un adulte, aucune exception n’est permise. Pour un mineur, la demande doit être déposée par un parent ou un tuteur, et l’enfant doit être présent s’il a plus de huit ans.
Les documents typiquement demandés sont l’ancien passeport si vous en avez un, ou sinon une autre pièce d’identité avec photo, ainsi qu’une photographie biométrique répondant aux spécifications officielles. Selon votre situation, des documents supplémentaires peuvent être requis, par exemple un acte de naissance électronique ou des justificatifs d’état civil à jour, notamment si vous avez changé de nom ou d’adresse.
Préparation du dossier : données à jour et rendez-vous
Avant d’éditer un nouveau passeport, les autorités slovènes s’assurent que vos données personnelles inscrites dans les registres sont correctes. Si vous avez modifié votre nom de famille, notamment par mariage, la modification doit d’abord avoir été actée dans le registre de l’état civil slovène. De même, votre adresse de résidence permanente doit être à jour dans les fichiers officiels.
Lorsque vous sollicitez un rendez-vous auprès d’une ambassade ou d’un consulat, il est souvent demandé de remplir au préalable un questionnaire. Ce document permet aux services consulaires de vérifier les données déjà enregistrées (nom, date de naissance, numéro d’identification, adresse, état civil) et d’anticiper d’éventuels compléments à vous demander.
Dans certains postes, le paiement des frais doit être effectué à l’avance par virement bancaire, et le justificatif présenté lors du rendez-vous. Ailleurs, le règlement s’effectue sur place par carte bancaire ou en espèces, selon les règles de la mission concernée.
Validité, âge et coûts du passeport
La durée de validité du passeport du pays en Slovénie varie en fonction de l’âge du titulaire. L’objectif est d’adapter la périodicité des renouvellements à l’évolution rapide du visage chez les enfants et à la stabilité plus grande des traits chez les adultes.
Les principaux paramètres sont regroupés dans le tableau suivant.
| Catégorie de titulaire | Durée de validité du passeport | Frais indicatifs* |
|---|---|---|
| Adulte (à partir de 18 ans) | 10 ans | 115 € |
| Enfant de 3 à 18 ans | 5 ans | 76 € |
| Enfant de moins de 3 ans | 3 ans | 57 € |
| Passeport d’1 an (cas exceptionnels) | 1 an | 47 € |
– Les montants peuvent varier légèrement selon qu’il s’agit d’une demande en Slovénie ou à l’étranger, et selon l’actualisation des barèmes.
C’est la durée de validité en années du passeport délivré aux tout-petits.
Certaines sources mentionnent des montants plus faibles pour des passeports demandés directement en Slovénie (par exemple 43 € pour un passeport adulte), ce qui reflète des barèmes tarifaires différents entre les services internes et les services consulaires, ainsi que d’éventuels ajustements au fil du temps. Les citoyens doivent donc vérifier le tarif applicable au moment de leur demande sur les sites officiels.
Données biométriques : photo et empreintes digitales
Le passeport slovène est un document biométrique conforme aux normes de l’Union européenne. Il contient une puce électronique qui stocke les données d’identification de base, la photographie du titulaire et, sauf exception médicale, les empreintes digitales.
Les empreintes digitales sont collectées électroniquement, généralement sur les deux index, pour les demandeurs âgés de 12 ans et plus. Si les index sont inutilisables pour des raisons de santé, d’autres doigts peuvent être scannés. En cas d’empêchement temporaire (blessure, brûlure), un passeport d’un an sans empreintes, mais avec photo, peut être délivré. Pour un empêchement permanent (amputation, handicap), un passeport de durée standard sans empreintes est possible.
Point important sur la protection des données : une fois le passeport délivré et sa remise enregistrée, les empreintes digitales ne sont pas conservées dans le système administratif au-delà de ce qui est nécessaire au traitement du dossier. Elles ne sont pas associées à une base de données biométrique centrale indépendante du document.
Exigences sur la photo
La photo d’identité est un élément clé et répond à des spécifications précises. Elle doit être récente, en couleur, sur fond uni clair ou gris selon les indications, sans ombre ni motif. Le visage doit occuper la majeure partie de l’image, être centré, les yeux ouverts et tournés vers l’objectif, avec une expression neutre et la bouche fermée. Les couvre‑chefs sont interdits, sauf pour motifs religieux ou médicaux, sous réserve que le visage reste entièrement visible du menton au front. Les lunettes sont en principe déconseillées, mais tolérées pour raisons médicales, à condition qu’il n’y ait ni reflets ni montures couvrant les yeux. Pour les enfants, les règles sont légèrement assouplies, notamment pour les nouveau‑nés dont les yeux peuvent être partiellement fermés.
Des photos non conformes aux standards officiels slovènes peuvent entraîner le rejet du dossier. Il est recommandé de faire appel à un photographe professionnel habitué à ces normes ou d’utiliser des outils en ligne spécialisés dans les photos d’identité.
Déroulement de la demande et réception du passeport
Une fois le dossier constitué, la demande déposée et les frais acquittés, l’administration traite le dossier. Les délais exacts ne sont pas toujours détaillés dans les informations officielles, mais il est indiqué de manière générale qu’il faut compter plusieurs semaines pour la production d’un passeport. En période de pointe (vacances d’été par exemple), le volume de demandes peut allonger ce délai. Il est donc conseillé de ne pas attendre la dernière minute, d’autant que certains pays exigent un passeport valable au moins six mois à l’entrée sur leur territoire.
Une fois le passeport prêt, il est remis en main propre au titulaire ou à son représentant légal. Pour les demandeurs à l’étranger, deux options sont généralement possibles : la réception par courrier sécurisé (nécessitant une enveloppe prépayée avec suivi et une autorisation signée) ou le retrait direct au guichet de l’ambassade ou du consulat compétent.
Les mineurs de plus de huit ans doivent signer leur demande eux‑mêmes, et la remise du passeport se fait via le représentant légal. Les enfants à partir de douze ans fournissent également leurs empreintes lors du dépôt de la demande.
Perte, vol, détérioration et remplacement
Perdre son passeport du pays en Slovénie, le faire voler ou le détériorer ne sont pas des situations anodines. La loi encadre strictement les démarches à suivre et prévoit des sanctions financières en cas de négligence répétée.
En cas de perte ou de vol d’un document, le détenteur doit le signaler sans délai à une unité administrative en Slovénie ou à une mission diplomatique à l’étranger. Il doit également déposer une déclaration auprès de la police ou de l’autorité compétente pour obtenir un certificat de disparition, à remettre à la représentation slovène avec une déclaration sur les circonstances. Cette démarche est gratuite, mais toute fausse déclaration peut entraîner des poursuites pénales et des sanctions financières.
Dans de telles situations à l’étranger, la représentation consulaire peut délivrer un « passeport de retour », un document de voyage temporaire valable généralement jusqu’à 30 jours, limité au retour dans le pays de résidence, sans permettre de poursuivre le voyage vers d’autres destinations. Sa délivrance nécessite une photo récente, le certificat de la police et le paiement de frais spécifiques.
En cas de perte ou de vol d’un passeport, des frais de remplacement majorés s’appliquent. Un premier remplacement peut coûter jusqu’au double du tarif normal. Si plusieurs remplacements sont nécessaires dans un délai de cinq ans, le coût peut être multiplié par quatre. Cette politique a pour objectif d’encourager la responsabilité des détenteurs et de prévenir les abus.
Un passeport peut aussi devenir inutilisable en raison de dommages physiques (pages arrachées, couverture endommagée, puce défectueuse) ou de l’obsolescence de la photo qui ne représente plus fidèlement le titulaire. Dans ces cas, le document doit être présenté pour destruction dans un délai de 30 jours et un nouveau passeport peut être demandé.
Mise à jour des données : nom, adresse, photo
Les titulaires d’un passeport du pays en Slovénie ont l’obligation de le présenter aux autorités dans certains cas pour mise à jour ou destruction. Un changement de nom ou de prénom (par exemple après un mariage ou un divorce) sur la page biographique impose soit l’émission d’un nouveau passeport, soit son annulation si les données ne peuvent pas être adaptées. De même, si la résidence permanente change et qu’il n’est pas possible d’inscrire la nouvelle adresse dans le document faute d’espace, le passeport doit être remis pour destruction dans les 30 jours.
Pour une simple modification d’adresse, l’inscription du nouveau domicile est possible dans les pages prévues du passeport, si sa structure le permet et qu’un emplacement est disponible. Cette opération est gratuite, sous réserve de fournir un certificat d’enregistrement de résidence.
La photo doit aussi être à jour : si l’apparence de la personne a fortement changé (chirurgie lourde, transformation majeure du visage, changement de genre), la photo peut être considérée comme ne représentant plus fidèlement le titulaire. Dans ce cas, un nouveau passeport doit être demandé. Les changements plus ordinaires comme la pousse d’une barbe ou une teinture de cheveux ne justifient pas, à eux seuls, un renouvellement anticipé.
Avantages concrets du passeport du pays en Slovénie
Au‑delà de l’aspect technique, le passeport slovène offre un large éventail d’avantages. Sur le plan des déplacements, il figure parmi les documents les plus puissants au monde, donnant accès sans visa ou avec visa à l’arrivée à plus de 160, voire plus de 180 pays et territoires selon les classements : États‑Unis, Canada, Royaume‑Uni, Australie, Japon, de nombreux pays d’Asie, du Moyen‑Orient, d’Amérique latine et d’Afrique.
En tant que document d’un État membre de l’UE et de l’espace Schengen, il confère automatiquement tous les droits de la citoyenneté européenne. Le titulaire peut s’installer, travailler, créer une entreprise ou étudier dans tout autre État membre de l’UE, ainsi que dans plusieurs pays de l’Espace économique européen et en Suisse, avec un minimum de formalités administratives.
L’accès aux systèmes de santé et d’éducation européens est également facilité. Les citoyens slovènes peuvent bénéficier de la protection consulaire non seulement auprès des ambassades slovènes, mais aussi auprès des représentations des autres États membres de l’UE lorsqu’aucune mission slovène n’est présente dans un pays tiers.
Sur le plan financier, détenir un passeport slovène facilite l’ouverture de comptes bancaires, l’accès aux produits de crédit et d’investissement et la participation au marché unique européen. Ajouté à cela, la Slovénie elle‑même offre un niveau de vie élevé, un environnement relativement sûr et propre, ainsi qu’un système de protection sociale aligné sur les standards européens.
Passeport et autres documents de voyage
Dans certains cas, le passeport n’est pas indispensable pour voyager. La carte d’identité slovène permet de circuler et de franchir les frontières dans une partie de l’Europe et des Balkans, notamment au sein de l’Union et de l’espace Schengen, ainsi que dans plusieurs États voisins comme la Croatie, la Bosnie‑Herzégovine, la Macédoine du Nord, le Monténégro ou la Serbie, en vertu d’accords bilatéraux ou de décisions unilatérales.
Pour la majorité des voyages intercontinentaux ou vers des pays hors des accords européens, le passeport demeure le document de référence obligatoire. Il est donc prudent de maintenir sa validité, même si vous utilisez régulièrement votre carte d’identité pour vos déplacements régionaux en Europe.
Coûts complémentaires : carte d’identité et autres services
En parallèle du passeport, de nombreux citoyens demandent une carte d’identité. Les frais varient eux aussi selon l’âge et la durée de validité, comme le montre le tableau suivant.
| Document d’identité slovène | Âge / validité | Frais indicatifs |
|---|---|---|
| Carte d’identité adulte | 18–70 ans / 10 ans | 76 € |
| Carte d’identité enfant | 3–18 ans / 5 ans | 60 € |
| Carte d’identité enfant | < 3 ans / 3 ans | 44 € |
| Carte d’identité permanente | > 70 ans / durée illimitée | 76 € |
S’ajoutent d’autres frais pour les extraits d’état civil, certificats de nationalité, attestations de célibat, certificats de vie, etc., qui interviennent parfois dans la constitution d’un dossier de citoyenneté ou de passeport.
Conclusion : une démarche exigeante mais structurée
Obtenir le passeport du pays en Slovénie suppose, en amont, de clarifier sa situation au regard de la citoyenneté. Pour les enfants de citoyens slovènes, les descendants de la diaspora ou les personnes nées pendant la période yougoslave, il s’agit parfois de reconnaître et d’enregistrer un droit déjà acquis. Pour les autres, la voie passe par la résidence de long terme, l’intégration, la maîtrise de la langue et le respect des règles fiscales et pénales.
Une fois la citoyenneté obtenue, le passeport s’obtient sur présentation personnelle des documents requis, en respectant les normes biométriques et après paiement des frais. Le délai de délivrance est de quelques semaines. Il est essentiel de maintenir le document en bon état, de le renouveler à temps et de déclarer sans délai toute perte ou vol.
En échange de ces efforts, les citoyens slovènes disposent d’un instrument de mobilité et de sécurité particulièrement puissant, qui s’accompagne de l’ensemble des droits attachés à la citoyenneté européenne. Pour les familles d’origine slovène dispersées dans le monde, pour les professionnels mobiles et pour ceux qui souhaitent s’ancrer durablement dans l’Union européenne, ce passeport représente bien plus qu’un livret bordeaux : c’est une clé d’accès à un espace de vie, de travail et de protection étendu.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Slovénie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Slovénie pour son cadre fiscal compétitif au sein de l’UE, son environnement économique stable, sa sécurité juridique et son coût de vie modéré (Ljubljana sensiblement moins chère que Paris) avec un accès rapide aux grands hubs européens. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat de résidence principale, coordination couverture santé, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec réseau local (avocat, immigration, interlocuteurs francophones) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).
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