Expatriation en Slovénie avec des animaux de compagnie : démarches, règles et vie quotidienne

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Slovénie avec son chien, son chat ou même un furet, c’est combiner un cadre de vie spectaculaire – entre Alpes, lacs et mer Adriatique – avec un pays reconnu pour être plutôt “pet friendly”. Mais derrière les cartes postales se cache un vrai parcours administratif, très encadré par le droit européen.

Bon à savoir :

Ce guide détaille les règles d’entrée, les documents requis, les cas particuliers (chiots, pays à risque rabique, oiseaux, NAC), les précautions avec les compagnies aériennes et la vie quotidienne avec un animal en Slovénie.

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le cadre général : la Slovénie et les règles européennes

La Slovénie est un État membre de l’Union européenne. C’est donc le règlement (UE) n°576/2013 qui fixe l’essentiel des conditions pour voyager avec des animaux de compagnie, complété par plusieurs règlements d’application. Ces règles s’appliquent aux déplacements dits “non commerciaux” de chiens, chats et furets, y compris les chiens d’assistance.

En pratique, cela signifie que les conditions d’entrée de votre animal en Slovénie seront quasiment les mêmes que pour la France, l’Italie ou l’Espagne, avec quelques spécificités liées aux pays d’origine et aux espèces particulières (oiseaux, reptiles, rongeurs, etc.).

Animaux concernés par les règles standard

Le socle réglementaire couvre trois types d’animaux de compagnie :

chiens

chats

furets

Attention :

Pour les oiseaux, rongeurs, lapins, reptiles et amphibiens, les règles d’entrée sur le territoire sont nationales et spécifiques, souvent plus complexes, en particulier pour les voyageurs en provenance d’un pays hors de l’Union européenne.

Il existe aussi des restrictions sur certaines races hybrides : les loups hybrides, les Savannah et les Bengal ne peuvent entrer au titre des règles standard que s’ils sont à au moins cinq générations de leur ancêtre sauvage. En clair, un Bengal très proche d’un léopard d’Asie ne sera pas accepté sous ce régime “animaux de compagnie”.

Non-commercial ou commercial : un point clé à comprendre

Dès que vous préparez votre expatriation, il faut déterminer si vos animaux voyageront au titre d’un mouvement non commercial ou commercial. Ce n’est pas qu’une nuance juridique : les documents, les délais et les contrôles ne sont pas les mêmes.

Pour être considéré comme non commercial, il faut :

Astuce :

Pour qu’un animal de compagnie puisse voyager, trois conditions principales doivent être respectées : l’animal doit voyager soit avec son propriétaire, soit avec une personne autorisée, soit dans un délai de 5 jours avant ou après le voyage de son propriétaire. Il est impératif qu’il n’y ait aucun changement de propriétaire (interdiction de vente, d’adoption ou de transfert) durant ce processus. Enfin, un propriétaire ne peut faire voyager plus de 5 animaux au maximum.

Si l’une de ces conditions n’est pas remplie (par exemple 7 chiens qui déménagent ensemble, ou un chien qui voyage seul plusieurs semaines avant le maître), le mouvement est requalifié en commercial, avec :

– certificats sanitaires spécifiques,

– enregistrements dans le système européen TRACES,

– contrôles vétérinaires renforcés.

Dans le cadre d’une expatriation familiale “classique” avec un ou plusieurs animaux, on reste la plupart du temps dans le schéma non commercial. Mais il est crucial de vérifier ce point avant de réserver vos billets.

Les trois piliers indispensables : microchip, rage, documents

Quel que soit le pays de départ, trois éléments sont systématiquement exigés pour chiens, chats et furets : identification électronique, vaccination antirabique, et document officiel de voyage (passeport ou certificat de santé).

Identification : microchip aux normes ISO

La Slovénie, comme l’ensemble de l’UE, impose une identification par puce électronique répondant aux normes ISO 11784/11785. Il doit s’agir :

– d’une puce non cryptée,

– à 15 chiffres,

– lisible par les lecteurs standards (fréquence 134,2 kHz).

Si votre animal a déjà une puce qui ne respecte pas ces standards, il vous faudra soit :

– apporter votre propre lecteur compatible,

– soit faire implanter une seconde puce ISO ; dans ce cas, les deux numéros doivent figurer sur tous les documents (certificats, passeport).

Un tatouage est toléré uniquement s’il a été réalisé avant le 3 juillet 2011, s’il est parfaitement lisible, et si la vaccination contre la rage a été faite et maintenue à jour après ce tatouage.

Point essentiel : la puce doit être posée avant ou au plus tard le même jour que la vaccination antirabique. Si ce n’est pas le cas, la vaccination est juridiquement considérée comme invalide pour l’UE et le processus doit être recommencé.

Vaccination antirabique : âge, délais et rappels

En Slovénie, aucun pays n’est considéré comme “indemne de rage”. L’UE ne reconnaît pas de territoire complètement exempt de risque rabique et impose donc la vaccination à l’entrée.

Les grandes lignes sont les suivantes :

– l’animal doit avoir au moins 12 semaines (3 mois) pour recevoir sa première vaccination antirabique ;

– la puce doit être scannée avant l’injection ;

– la première vaccination dite “primaire” nécessite un délai d’attente d’au moins 21 jours avant tout voyage vers la Slovénie depuis :

– un autre État membre de l’UE,

– un pays tiers “liste Part 1” ou “Part 2” (États-Unis, Canada, Royaume-Uni hors Irlande du Nord, Japon, Australie, etc.) ;

– si vous arrivez d’un pays non listé (groupe 3), un délai de 30 jours après cette vaccination est requis avant de faire la sérologie rabique (voir plus bas).

Une fois ce premier vaccin effectué :

– il est considéré comme valable un an dans le cadre des règles européennes, même si le vaccin commercial est annoncé pour 3 ans ;

– un rappel (booster) doit être réalisé avant la date d’expiration de la vaccination précédente pour garder la couverture continue ;

– si le rappel est fait ne serait-ce qu’un jour en retard, il sera traité comme une nouvelle primaire, ce qui réactive le délai de 21 jours avant déplacement.

Pour une expatriation préparée à l’avance, anticiper la vaccination plusieurs mois avant le départ évite beaucoup de stress.

Passeport européen ou certificat de santé : selon votre pays de départ

Deux catégories de documents existent pour accompagner votre animal :

– le passeport européen pour animaux de compagnie,

– le certificat sanitaire (certificat de santé / EU Animal Health Certificate).

Bon à savoir :

Le choix de la solution adaptée dépend principalement de deux critères : votre statut de résident (par exemple, résident permanent, temporaire, etc.) et votre pays de départ. Il est essentiel de vérifier ces informations au préalable pour sélectionner l’option correcte.

Si vous vivez déjà dans l’UE ou dans certains pays associés

Si vous êtes résident dans un pays de l’UE (ou dans un territoire appliquant le passeport comme la Norvège ou la Suisse), votre vétérinaire habilité peut délivrer un passeport européen pour votre chien, chat ou furet. Ce document contient :

description de l’animal,

numéro de puce ou de tatouage,

historique de la vaccination antirabique,

coordonnées du propriétaire et du vétérinaire.

Ce passeport est valable à vie tant que les vaccins contre la rage restent à jour. Avec ce seul document, vous pouvez entrer en Slovénie sans certificat supplémentaire, dans le cadre d’un mouvement non commercial.

Attention :

– Les passeports émis en Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse, Pays de Galles) ne sont plus reconnus pour entrer dans l’UE depuis 2021. Depuis ce pays, il faut un certificat de santé européen.

– Les vétérinaires hors UE (États-Unis par exemple) n’ont pas le droit de remplir les rubriques réservées aux “vétérinaires autorisés” dans un passeport. Le faire rendrait le document invalide.

Si vous arrivez d’un pays hors UE (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, etc.)

Dans ce cas, aucun passeport européen ne peut être émis dans votre pays d’origine. Vous devez obtenir un certificat de santé pour l’UE :

Exemple :

Pour être valide à l’exportation, un certificat de santé animale doit d’abord être délivré par un vétérinaire officiel reconnu par l’autorité compétente, comme un vétérinaire accrédité par l’USDA aux États‑Unis. Il doit ensuite être visé ou endossé par le service vétérinaire d’État du pays exportateur, tel que l’USDA APHIS aux États‑Unis ou son équivalent dans d’autres pays.

Pour un mouvement non commercial :

– le vétérinaire remplit le certificat,

– l’instance étatique l’endosse,

– il doit être émis au plus tôt 10 jours avant l’arrivée dans l’UE,

– une déclaration écrite du propriétaire confirmant le caractère non commercial du déplacement doit être jointe,

– une fois utilisé pour entrer dans l’UE, ce certificat reste valable pour circuler dans l’UE pendant 4 mois ou jusqu’à l’expiration de la vaccination antirabique.

Pour un mouvement commercial :

– un certificat sanitaire commercial spécifique doit être utilisé,

– il doit être émis et endossé généralement dans les 48 heures précédant le départ,

– le transport doit être pré-enregistré dans TRACES, le système européen de contrôle des échanges d’animaux.

Après l’arrivée en Slovénie, vous pourrez faire délivrer un passeport européen par un vétérinaire slovène pour les futurs voyages.

Synthèse des exigences de base

Voici, sous forme de tableau, les conditions de base pour chiens, chats et furets entrant en Slovénie :

ÉlémentExigence principale
IdentificationPuce électronique ISO 11784/11785 (15 chiffres), posée avant ou le jour de la vaccination
Alternative tatouageUniquement tatouage lisible avant le 03/07/2011, avec vaccins rage à jour après tatouage
Vaccination antirabiqueÀ partir de 12 semaines, vaccin fait après la pose de la puce
Délai après 1er vaccin21 jours minimum (UE / pays listés) avant entrée ; +30 jours avant sérologie pour pays non listés
Document de voyage UEPasseport européen (résidents UE) ou certificat sanitaire (pays tiers)
Nombre maximum d’animaux5 par propriétaire pour rester en mouvement non commercial
Quarantaine en SlovénieAucune si toutes les règles sont respectées

Cas particuliers : pays “non listés” et test de sérologie rabique

Si vous arrivez en Slovénie depuis un pays non listé par l’UE (dit “groupe 3”), la procédure est plus lourde. C’est aussi le cas si, en venant d’un pays listé, vous avez séjourné ou transité physiquement dans un pays non listé dans les 4 mois précédant l’entrée dans l’UE sans respecter certaines garanties.

Sérologie rabique (test de titrage des anticorps)

La sérologie de la rage est alors obligatoire pour chiens, chats et furets. Le principe :

1. Vacciner l’animal contre la rage (primaire ou rappel valide). 2. Attendre au moins 30 jours après cette vaccination. 3. Faire prélever un échantillon de sang. 4. Envoyer le sérum à un laboratoire agréé par l’UE. 5. Obtenir un résultat d’anticorps ≥ 0,5 UI/ml.

Une fois le résultat positif obtenu :

3

Un délai incompressible de 3 mois doit s’écouler après la vaccination avant l’entrée d’un animal dans l’UE, puis le résultat est reconnu à vie pour les voyages ultérieurs.

En d’autres termes, si vous savez que vous partirez un jour avec votre animal d’un pays à risque vers la Slovénie (ou que vous traverserez un pays non listé en voiture), anticiper cette sérologie plusieurs mois avant est une excellente stratégie.

Exemple de chronologie

Supposons un départ prévu de votre pays non listé vers la Slovénie le 1er novembre :

1er juin : vaccination antirabique (primaire ou rappel encore valide).

– 2 juillet : prise de sang (≥30 jours après).

– mi-juillet : réception du résultat de sérologie positif.

– 2 octobre : fin du délai de 3 mois après le prélèvement.

– À partir du 3 octobre : l’animal est éligible pour entrer dans l’UE, Slovénie comprise.

Bon à savoir :

Le calendrier peut sembler long, mais c’est une exigence de sécurité sanitaire que les autorités slovènes appliquent strictement.

Laboratoires agréés et coûts

La sérologie doit être réalisée dans un laboratoire officiellement désigné. Par exemple :

– en Slovénie :

Faculté vétérinaire de l’Université de Ljubljana, Institut vétérinaire national (laboratoire agréé pour la rage) ;

– en Autriche (laboratoire souvent utilisé par les Européens) :

AGES Institut für Veterinärmedizinische Untersuchungen Mödling, laboratoire national de référence pour la rage, accrédité EN ISO 17025.

Les tarifs de laboratoire de référence autrichien tournent autour de :

Type de clientPrix approximatif par échantillon*
Résident de l’UEEnviron 97 € TTC
Résident hors UEEnviron 81 € (paiement anticipé)
Service express (optionnel)+100 % de surcharge

Hors honoraires vétérinaires pour la prise de sang et frais d’envoi.

À ces coûts de laboratoire s’ajoutent :

la consultation et le prélèvement chez le vétérinaire,

le conditionnement et l’expédition du prélèvement (transport réfrigéré, formalités douanières si envoi international).

Pour un budget réaliste, comptez souvent autour de 150 à 250 € tout compris par animal, selon le pays et les frais de vétérinaire.

Chiots, chatons et jeunes animaux : règles très strictes

De nombreux expatriés souhaitent partir avec un chiot ou un chaton. C’est possible, mais les marges de manœuvre sont très limitées.

Seuil d’âge pour la vaccination

La règle de base reste : la clarté et la cohérence sont essentielles dans toute communication.

– vaccination antirabique impossible avant 12 semaines,

– délai minimum de 21 jours après cette vaccination,

– ce qui fait un âge minimal théorique de 15 semaines pour voyager en règle depuis un pays listé.

Entrée en Slovénie avec un animal non ou pas encore entièrement vacciné

Les textes européens distinguent deux cas :

– moins de 12 semaines et non vacciné contre la rage ;

– entre 12 et 16 semaines, vacciné mais avant la fin du délai d’immunisation de 21 jours.

Dans ces cas, une clause permet théoriquement l’entrée dans certains pays, y compris la Slovénie, si :

– l’animal n’a eu aucun contact avec des animaux sauvages susceptibles d’être enragés depuis sa naissance (certificat sur l’honneur du propriétaire), ou

– il voyage avec sa mère, dont le passeport prouve qu’elle était vaccinée contre la rage avant la gestation.

Toutefois, la Slovénie figure aussi parmi les pays qui interdisent d’une manière générale l’entrée des jeunes animaux non ou pas encore totalement immunisés, sauf dans des cas strictement encadrés et uniquement depuis un autre État membre de l’UE. En pratique :

Attention :

Un chiot de 10 semaines en provenance des États‑Unis ou d’un pays tiers ne peut légalement entrer en Slovénie. Un chiot venant d’un autre pays de l’UE peut potentiellement entrer sous conditions (passeport UE, micropuce, déclaration ‘sans contact avec la faune sauvage’ ou mère vaccinée accompagnante), mais cela doit impérativement être validé avec l’autorité vétérinaire slovène avant tout voyage.

Si vous envisagez d’adopter un très jeune animal avant l’expatriation, la solution la plus simple reste souvent :

– soit de décaler le départ,

– soit de faire garder l’animal dans le pays d’origine jusqu’à ce qu’il remplisse toutes les conditions (âge, vaccin, délai de 21 jours).

Points d’entrée en Slovénie et contrôles frontaliers

La Slovénie n’applique pas de quarantaine automatique pour les animaux de compagnie qui respectent toutes les règles. En revanche, les contrôles sont sérieux, surtout pour les arrivées en provenance de pays hors UE.

Aéroports, ports et posts frontières

Les animaux venant de pays tiers doivent arriver via des Postes de Contrôle Frontaliers (BCP/BIP) agréés. En Slovénie, sont notamment habilités :

aéroports :

Ljubljana Jože Pučnik,

Maribor,

Portorož ;

ports maritimes :

Koper,

Piran.

Pour ces points d’entrée :

Importation d’un animal de compagnie en France

Les principales étapes et vérifications administratives et sanitaires requises pour l’entrée d’un animal de compagnie sur le territoire français.

Notification préalable

Une déclaration doit être effectuée auprès des autorités, généralement au moins 24 heures avant l’arrivée de l’animal.

Contrôles à l’arrivée

Les autorités vérifient systématiquement la puce électronique (microchip), les documents (certificat, attestations, titrage sérique si nécessaire) et l’état de santé apparent de l’animal.

Mouvements commerciaux

Pour les importations à caractère commercial, le passage par le système TRACES et la présentation d’un certificat sanitaire CHED-A sont obligatoires.

Si l’animal ne respecte pas les conditions, les autorités peuvent :

– ordonner un retour vers le pays d’origine,

– imposer une mise en quarantaine (si une structure est disponible),

– et, en dernier recours, faire euthanasier l’animal. Tous les frais sont alors à la charge de l’importateur.

D’où l’importance vitale de vérifier chaque exigence en amont avec votre vétérinaire et, si nécessaire, avec l’Administration slovène pour la sécurité alimentaire, le secteur vétérinaire et la protection des végétaux.

Voyager en avion avec un animal à destination de la Slovénie

L’UE définit le cadre sanitaire, mais chaque compagnie aérienne impose ses propres règles de transport : poids maximum en cabine, dimensions de la caisse, races interdites en soute, etc. Ces politiques changent régulièrement, ce qui impose une double vérification : règlementation sanitaire + conditions de la compagnie.

Transport en cabine : le modèle dominant en Europe

La plupart des compagnies européennes autorisent les petits animaux en cabine, à condition que :

– poids animal + sac ≤ 8 kg ou 10 kg selon la compagnie,

– sac souple, étanche, bien aéré et pouvant se glisser sous le siège.

Quelques exemples de limites et de tarifs (extraits de politiques générales, à toujours re-vérifier au moment de réserver) :

Compagnie (exemple)Poids max cabine (animal + sac)Remarques synthétiques
Air France8 kgFrais variables selon destination (Europe vs long-courrier)
Lufthansa / SWISS8 kgDéclaration préalable obligatoire, formulaire à remplir
Iberia / Vueling8 kgBudget “pet-friendly”, réservation à l’avance indispensable
Air Europa, Neos Air10 kgCertaines autorisent jusqu’à 10 kg en cabine
KM Malta Airlines10 kgAttention : traitement antiparasitaire obligatoire pour entrer à Malte, pas pour la Slovénie
Norwegian8 kgAutorisé sur vols intra-Schengen, hors Islande

Des low cost comme Ryanair, Wizz Air ou easyJet n’acceptent pas souvent les animaux en cabine (hors chiens d’assistance), ce qui limite les options sur certains itinéraires.

Bon à savoir :

De nombreuses compagnies aériennes interdisent les animaux en cabine dans certaines classes, comme la classe affaires sur les vols long-courrier, ou sur des types de sièges spécifiques, tels que les sièges-lits et les rangées situées aux issues de secours.

Soute ou fret : prévoir une caisse IATA

Si votre animal dépasse le poids autorisé en cabine ou si la compagnie ne permet pas les animaux en cabine, il devra voyager :

– soit en soute (bagage accompagné),

– soit en fret (cargo, via le service marchandises).

Dans les deux cas, la caisse de transport doit répondre aux normes IATA :

dimensions adaptées permettant à l’animal de se lever, se retourner, se coucher confortablement,

matériaux solides, système de fermeture sécurisé, ventilation sur plusieurs faces,

gamelles fixées, possibilité de rajouter de l’eau.

Bon à savoir :

Certaines compagnies aériennes interdisent le transport en soute des races brachycéphales (comme les bouledogues, carlins) dites ‘à nez écrasé’, ainsi que de certaines races considérées comme ‘de combat’. Ces restrictions sont imposées pour des raisons de sécurité liées à la santé de l’animal ou à sa catégorisation.

Réserver le billet de l’animal : quelques réflexes

Pour éviter les mauvaises surprises :

réservez la place de l’animal dès l’achat du billet : le nombre d’animaux par vol est souvent limité ;

– vérifiez les pays de transit : une simple escale dans un pays non listé peut déclencher l’obligation de sérologie rabique pour le trajet suivant ;

– privilégiez les vols directs vers la Slovénie ou via d’autres pays de l’UE ou “listés” ;

– prévoyez d’arriver tôt à l’aéroport : l’enregistrement avec animal se fait presque toujours au comptoir, pas en ligne.

En cas de trajet complexe ou d’animaux nombreux, faire appel à une entreprise spécialisée en relocalisation animale peut faire gagner beaucoup de temps (gestion de la paperasse, choix des routes, coordination avec les autorités).

Et les autres animaux : oiseaux, NAC, espèces protégées

Si vous déménagez avec autre chose qu’un chien, un chat ou un furet, la prudence est encore plus de mise.

Oiseaux de compagnie (non de basse-cour)

Pour les oiseaux venant de pays hors UE, les règles sont strictes :

– au maximum 5 oiseaux par propriétaire en mouvement non commercial,

– identification individuelle (bague, microchip, ou description en cas de quarantaine),

– certificat sanitaire émis dans les 48 heures avant le départ,

mesures sanitaires supplémentaires obligatoires :

– soit 30 jours d’isolement sous contrôle officiel avant l’export,

– soit deux vaccinations contre l’influenza aviaire H5, espacées et réalisées entre 60 jours et 6 mois avant l’import,

– soit 14 jours d’isolement avec un test PCR négatif H5/H7 entre le 7e et le 14e jour.

Bon à savoir :

La Slovénie ne disposant pas de centres de quarantaine homologués, une option est d’effectuer une quarantaine de 30 jours dans un tel centre situé dans un autre État membre de l’UE. L’entrée se fait alors par ce pays européen, qui prend en charge la quarantaine, avant un transfert ultérieur vers la Slovénie.

Après l’entrée en UE/Slovénie, les oiseaux doivent :

– aller directement dans un logement privé,

– rester isolés des autres oiseaux pendant 30 jours.

Si les conditions ne sont pas remplies, l’entrée est refusée.

Rongeurs, lapins, reptiles, amphibiens

Pour ces espèces, la Slovénie impose en général, pour un mouvement non commercial depuis l’UE ou un pays listé :

– accompagnement par le propriétaire,

– maximum 5 animaux,

– certificat de santé décrivant l’animal, attestant son bon état clinique,

– preuve de propriété (facture, certificat de cession),

– transport dans des contenants conformes (standards IATA pour le fret aérien),

– notification préalable et enregistrement dans TRACES si applicable.

Des règles supplémentaires peuvent s’appliquer si l’espèce est considérée comme potentiellement invasive ou porteuse de maladies.

CITES : espèces protégées

Si vous possédez :

– un perroquet d’espèce rare,

– une tortue exotique,

– un reptile ou un mammifère inscrit aux annexes de la CITES,

des autorisations CITES sont nécessaires pour sortir l’animal de votre pays d’origine et l’introduire en Slovénie. Plus de 180 pays appliquent cette convention internationale.

Dans ce cas :

– identifiez la classification CITES de votre animal,

– obtenez les permis d’export (pays d’origine) et d’import (Slovénie/UE),

– prévoyez des délais administratifs parfois longs.

Sans ces documents, les autorités douanières peuvent saisir l’animal et, dans certains cas, engager des poursuites.

Une fois installé : vivre au quotidien avec son animal en Slovénie

Au-delà des formalités sanitaires, l’intérêt de déménager avec un animal en Slovénie, c’est aussi la qualité de vie qui vous attend sur place. Le pays jouit d’une réputation de destination très accueillante pour les chiens.

Ambiance “dog friendly”

De nombreux témoignages concordent :

– les chiens sont souvent acceptés en terrasse de bars et de restaurants, où l’on vous propose spontanément une gamelle d’eau ;

– à Ljubljana, beaucoup de cafés, snacks et boutiques tolèrent les chiens (hors magasins alimentaires) ;

– dans les zones touristiques comme le lac de Bled, le lac de Bohinj ou la vallée de la Soča, les chiens sont généralement bien accueillis sur les sentiers, dans de nombreux hébergements, voire sur certains bateaux touristiques.

Certaines règles restent toutefois strictes :

Attention :

Les chiens sont interdits dans les supermarchés et commerces alimentaires, ainsi que dans les parcs avec aires de jeux pour enfants et sur certaines plages balisées. De plus, dans les gorges (comme Vintgar ou Tolmin) et dans de nombreuses zones naturelles, ils doivent obligatoirement être tenus en laisse.

À Ljubljana, Tivoli, vaste parc urbain, est un lieu privilégié pour les promenades. Les abords du château de Ljubljana offrent aussi de jolies balades, mais le funiculaire impose le port de muselière pour les chiens.

Hébergements et locations

L’offre d’hébergement “pet friendly” est très large : hôtels, appartements, chalets, maisons de campagne, glamping, campings. De nombreuses annonces précisent l’acceptation des animaux, parfois avec :

– un supplément ménage ou une caution,

– des conditions de taille ou de nombre (un seul animal, poids limité…),

– des espaces clôturés appréciables pour les chiens.

Un point d’attention : il peut être un peu plus difficile de trouver des locations longue durée acceptant les animaux dans les grandes villes. Mais les plateformes de réservation permettent aujourd’hui de filtrer facilement sur le critère “animaux admis”.

Conseils pratiques sur place

Quelques conseils issus d’expériences de voyageurs avec chiens :

Astuce :

Pour un séjour réussi avec votre chien en Slovénie, respectez ces points essentiels : emportez toujours des sacs à déjections, car la propreté est primordiale et les infractions sont sanctionnées. En été, équipez votre chien de chaussons pour protéger ses coussinets du goudron brûlant en ville ou des rochers chauds au bord des lacs. En montagne (Triglav, vallée de la Soča, Bohinj…), respectez scrupuleusement la signalisation : la laisse est souvent obligatoire, surtout en présence de vaches, moutons ou faune sauvage. La baignade canine est généralement tolérée dans les rivières et lacs, mais vérifiez les panneaux, car certaines zones comme des sections du lac Bohinj ou du littoral adriatique peuvent l’interdire. Enfin, dans les grottes très fréquentées comme Postojna, les chiens ne sont pas admis à l’intérieur ; un chenil gratuit et surveillé est toutefois disponible à l’entrée.

Pour les transports en commun :

Bon à savoir :

Les règles varient selon le mode de transport : les bus urbains refusent souvent les chiens, même muselés. Les trains les acceptent généralement, à condition qu’ils soient muselés ou dans une caisse de transport, avec parfois un petit supplément. Certains bateaux touristiques (comme à Ljubljana ou sur le lac de Bohinj) les autorisent, mais il est préférable de se renseigner à l’avance.

Vétérinaires et services de santé animale

Une fois installé, l’une des premières démarches à effectuer est de :

– choisir un vétérinaire de confiance près de votre domicile,

– faire enregistrer officiellement votre animal si cela est requis localement,

– vérifier les conditions pour l’obtention d’un passeport européen si votre animal n’en a pas encore.

La Slovénie dispose :

– d’un réseau de cliniques vétérinaires modernes (par exemple le réseau Dr.Vet),

– de structures spécialisées comme un hôpital vétérinaire à Postojna (AHP) orienté oncologie et imagerie avancée,

– d’un service d’hygiène vétérinaire chargé de l’enlèvement et de l’élimination des cadavres d’animaux (utile en cas de décès d’un animal de grande taille en zone rurale).

Pour les soins courants (vaccins, traitements antiparasitaires, petits bobos), le niveau de service est comparable à celui d’autres pays d’Europe centrale ou occidentale.

Repartir de Slovénie avec son animal

L’expatriation ne se fait pas toujours à sens unique. Avant même de partir en Slovénie, il est judicieux de penser au retour ou à un futur déménagement dans un autre pays.

Voyages vers d’autres pays de l’UE ou pays listés

Depuis la Slovénie vers les autres pays de l’UE (ou vers la Suisse, la Norvège, etc.), les règles sont simples si vous avez :

– un passeport européen à jour,

– une puce ISO,

– une vaccination antirabique valide respectant les dates.

Il faut toutefois vérifier les exigences spécifiques de chaque pays. Par exemple :

Bon à savoir :

La Finlande, l’Irlande, Malte, la Norvège et l’Irlande du Nord exigent un traitement contre Echinococcus multilocularis pour les chiens, à effectuer 1 à 5 jours avant l’entrée. Cette obligation ne s’applique pas pour la Slovénie, mais peut être requise au retour d’un séjour en Slovénie ou lors d’un voyage depuis la Slovénie vers ces pays.

Voyages vers des pays hors UE

Pour des destinations comme le Royaume‑Uni, les États‑Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, etc., il faut se référer :

aux exigences du pays de destination,

aux exigences de transit (escales).

Cela peut impliquer :

– de nouveaux certificats de santé,

– parfois une nouvelle sérologie rabique si exigée par un pays tiers (Singapour, Australie, etc.),

– ou même des quarantaines longues (cas de l’Australie).

Il est généralement recommandé de :

– vérifier les exigences au moins 6 mois avant un départ annoncé,

– consulter à la fois votre vétérinaire slovène et les sites officiels (ambassades, services vétérinaires d’État).

Check-list pratique pour une expatriation réussie avec animal en Slovénie

Pour conclure, voici une synthèse opérationnelle des grandes étapes à anticiper (hors détails nationaux spécifiques) :

Étapes pour importer votre animal en Slovénie

Un guide complet des démarches à suivre pour faire voyager votre chien, chat ou furet en Slovénie depuis l’étranger, en conformité avec la réglementation.

Vérifier la classification de votre pays

Déterminez si votre pays d’origine est membre de l’UE, listé (Partie 1 ou 2), ou non listé (Groupe 3). Cette classification détermine les exigences sanitaires.

Identifier votre animal

Vérifiez la présence d’une puce électronique ISO 11784/11785. Pour les tatouages antérieurs à juillet 2011, assurez-vous qu’ils sont parfaitement lisibles.

Mettre à jour la vaccination antirabique

Première injection à partir de 12 semaines. Respectez un délai d’attente de 21 jours minimum après le vaccin pour les pays UE/listés. Pour les pays non listés, planifiez ensuite la sérologie.

Effectuer la sérologie rabique si nécessaire

Pour les pays non listés, un test sanguin (titer test) dans un labo agréé est obligatoire. L’entrée n’est possible que 3 mois après le prélèvement sanguin.

Obtenir le document de voyage adapté

Passeport européen si vous résidez déjà dans l’UE. Certificat sanitaire (non commercial ou commercial) si vous arrivez d’un pays tiers.

Réserver le trajet en anticipant

Vérifiez les règles de la compagnie de transport, les exigences des pays de transit et les points d’entrée autorisés en Slovénie.

Préparer l’animal au voyage

Familiarisez-le avec sa caisse, faites un contrôle vétérinaire, constituez une trousse de premiers soins et scannez tous vos documents.

Procédures à l’arrivée en Slovénie

Présentez-vous au poste de contrôle frontalier pour la vérification des documents et de la puce. Contactez un vétérinaire local et aidez votre animal à s’adapter.

En respectant rigoureusement ces étapes, l’expatriation avec un chien, un chat ou un furet en Slovénie reste certes administrative, mais elle devient largement maîtrisable. Une fois ces formalités derrière vous, vous et votre compagnon pourrez profiter pleinement d’un pays qui combine montagnes, lacs, forêts, mer, et une culture globalement bienveillante envers les animaux de compagnie.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Slovénie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Slovénie, pays de la zone euro, membre de l’UE, avec une fiscalité modérée sur les revenus et les plus-values, et un coût de vie inférieur à Paris (Ljubljana ~30–35 % moins cher). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat d’une résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, intégration) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration ciblée si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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